Speaker #0247 onglets ouverts, c'est l'image qui me vient quand les femmes que j'accompagne essaient de décrire ce qui se passe dans leur tête. Pas métaphoriquement, vraiment 247 onglets, tous actifs, tous qui réclament de l'attention, tous qui consomment de la mémoire, les dossiers du boulot pas fini, la conversation difficile à avoir, la liste de courses, le rendez-vous à déplacer, la copine à rappeler, la facture à payer, la décision à prendre, la question existentielle sur l'avenir, sur est-ce que je vais à un autre enfant ou pas. ou pas, la culpabilité de ce matin, est-ce que j'ai bien fait ou non, l'inquiétude sur ce soir, est-ce que je vais arriver ou non, et toi au milieu de tout ça, qui essaie de penser clairement, de prendre de bonnes décisions, d'avoir de la perspective. Avec 247 onglets ouverts, aujourd'hui on enferme quelques anges. Azoul Azoul, bienvenue au Café des Burnies, le podcast qui prend soin des nanas en burn-out. Je m'appelle Sarah, ancienne infirmière, aujourd'hui dealeuse de peps pour nanas épuisées. Je vais te parler dévalorisation, fatigue, stress, harcèlement, mais aussi résilience, confiance en soi, bien-être, reconversion, tout ça sans filtre, sans jugement, ni culpabilisation. Et pour sortir de ton mal-être, pour en finir avec ton épuisement et être enfin épanoui, réserve ton appel offert avec moi, pour qu'on puisse faire le point ensemble et on trouvera quel est le meilleur plan d'action pour toi. Tu trouveras le lien dans le descriptif. Maintenant, détends les épaules, cohérence cardiaque, et profite pleinement de cet épisode. Alors, je vais commencer par décrire un truc. Donc imagine, tu t'assis pour faire une tâche. Une seule. Et avant d'avoir commencé, t'as déjà pensé à trois autres trucs à faire. T'as déjà commencé à te dire, ah ouais zut, j'ai un truc à faire, faut pas que j'oublie ce truc-là, il y a déjà une notification, t'as déjà cliqué dessus, et là tu regardes ton écran, et t'as oublié même pourquoi tu l'as ouvert, et qu'est-ce que t'étais venu faire à la base. Ou tu essaies de prendre une décision, une vraie, pas juste quoi manger ce soir, et t'arrives pas à trancher, pas parce que t'es pas capable de savoir ce que tu vas manger ce soir, mais parce que ton cerveau est tellement encombré, Qu'il n'arrive plus à isoler les informations pertinentes, du bruit de fond. Tout semble également urgent, également prioritaire et également flou. Ou alors t'essaies de voir clair sur ta situation, genre ton boulot, ta vie, ce que tu veux, ce que tu ne veux plus, tes besoins, tes envies. Et t'as l'impression de regarder à travers, enfin tu vois quoi, du brouillard. Tu sais qu'il y a quelque chose de l'autre côté mais t'arrives pas à distinguer ce que c'est. Donc ce brouillard mental, cette saturation cognitive, c'est l'un des symptômes les plus invalidants du burn-out et de la surcharge chronique. Et c'est aussi l'un des plus méconnus. Parce qu'on l'attribue à la fatigue, au stress, au manque de sommeil. Voilà, on attend que ça passe après un week-end, ou je vais me reposer pendant une semaine de vacances, ou on minimise. On se dit que c'est pas très grave, c'est juste que je suis fatiguée en ce moment, ça va passer. Mais ça passe pas. Parce que le problème, c'est pas juste la fatigue. C'est un ensemble, un ensemble de toute ton hygiène de vie actuelle qui crée cet encombrement-là. Et l'encombrement demande du désencombrement, pas juste du repos. Il y a un concept en neurosciences qu'on appelle la mémoire du travail, c'est la capacité du cerveau à maintenir et manipuler des informations, plusieurs informations en même temps. Ça veut dire tout ce que tu peux garder en tête pendant que tu réfléchis, tu planifies, tu décides. Et cette mémoire de travail, elle a une capacité limitée, comme tout chez nous, très limitée même. Les recherches du psychologue George Miller dans les années 50, confirmées et affinées depuis, suggèrent qu'on peut maintenir activement en mémoire de travail environ 7 éléments simultanément. Certaines études plus récentes disent qu'on ne peut pas aller au-delà de 4. Et dans une vie de femme active en surcharge chronique, imagine combien d'éléments sont en attente d'attention. Combien de tâches n'ont fini, de conversations en suspens, de décisions reportées, de soucis en attente de résolution ? On est bien au-delà des 7. Et encore une fois, si on peut être monotage, c'est encore mieux. Mais ce qui est clair, c'est que tu te demandes plus que ce que tu es capable de faire là-dessus, c'est une certitude. Et quand la mémoire de travail est saturée, le cerveau entre dans ce qu'on appelle un état de fragmentation cognitive. Donc la concentration se dégrade. La prise de décision devient difficile, voire impossible. La créativité s'assèche. Et la perspective, cette capacité à voir au-delà du moment présent, à évaluer les situations avec recul et compagnie, mais quasiment elle disparaît. Le cerveau est fait pour avoir des idées, mais pas pour les stocker. Quand on lui demande de stocker, il ne peut plus avoir d'idées. Parce qu'il ne peut plus... voire clair. Et d'ailleurs, on revient un peu à la notion de repos, de sommeil. Pendant le sommeil, on trie et on jette pas mal de choses. On est censé faire le ménage pour laisser de la place pour la journée qui arrive. Donc la solution n'est pas de forcer la clarté, mais c'est de décharger, de créer de l'espace dans ta tête pour que la clarté puisse venir d'elle-même, émerger naturellement. En tout cas, cette saturation, clairement, elle vient de l'accumulation de tâches. Tout ce qui flotte dans ta tête, sans être écrit quelque part, les choses à faire, à ne pas oublier, à traiter plus tard, le cerveau les maintient actives en mémoire pour ne pas les perdre. Mais sauf qu'elles consomment énormément de ressources et en permanence. On a aussi la surcharge informationnelle, les notifications, les mails, les réseaux sociaux, les actualités, les podcasts, les newsletters, les flux d'infos qu'on a aujourd'hui en continu et qui arrivent plus vite que le cerveau ne peut les traiter. Et tout ça, ça cumule, ça cumule, ça cumule, parce que le cerveau, il reçoit tant qu'il reçoit, il doit traiter. Et s'il n'a pas le temps, l'espace, le machin, il met de côté. Mais sauf que ça rentre, n'empêche, dans la mémoire active de travail. Après, on a toutes les décisions en suspens. Chaque décision non prise, elle reste active en mémoire de travail, petite ou grande. La décision sur le dossier, la décision sur la réponse à ce message, la décision sur la conversation à avoir, la décision sur la direction professionnelle. Je te dis, 247 onglets ouverts. Ensuite, on a les émotions non traitées. Les émotions non nommées, non exprimées, non intégrées, elles ne disparaissent pas. Elles occupent de l'espace, silencieusement certes, mais elles occupent de l'espace et elles consomment de l'énergie cognitive en arrière-plan. Donc alors aujourd'hui, qu'est-ce que tu peux faire ? Tu as bien compris, le premier truc, c'est faire une vidange. Donc vider le cerveau, pour ça, je te recommande de sortir tout ce qui est dans ta tête. tout, sans filtre, sans organisation, sans jugement, alors de préférence vraiment dans un cahier avec un stylo. Mais voilà, tout ce qui traîne en mémoire de travail, en tout cas, on n'a pas non plus un accès direct, mais tout ce qui te vient à l'idée, les tâches, les inquiétudes, les idées, les trucs à ne pas oublier, les questions sans réponse, les émotions flottantes, tout, tout, tout, tout, tu notes ça. Pour en faire une to-do list, mais c'est pas genre la to-do list à suivre et à cocher absolument, c'est vraiment histoire d'externaliser. sortir de ton cerveau, ce qui est un rappel, en faire un rappel, voilà, limite tu blindes ton agenda, avec plein de rappels pour tout et n'importe quoi, juste pour ne pas devoir y penser. Et compter du coup à 100% sur ton agenda, t'inquiète, il va te le rappeler. Et en fait, ça apaise ton cerveau parce que, voilà, il n'est pas débile ce cerveau, c'est qu'il voit que tu as bien stocké ton information quelque part, et donc elle est en sécurité, il n'a plus besoin de la maintenir active. Ensuite, c'est bien d'avoir Une méthode de travail. Tu dois prendre une décision, tu pars sur la décision des trois niveaux. Au lieu de tourner les trucs en boucle dans ta tête pour trouver une réponse, la solution encore une fois c'est de sortir chaque décision en suspens et la classer dans un des trois niveaux. Le premier c'est décider maintenant. La décision peut être prise maintenant, elle a suffisamment d'infos, elle n'a pas besoin d'attendre, tu la prends, tu la notes, hop et on ferme l'onglet. Le deuxième niveau c'est décider une date précise. Ta décision, elle nécessite plus d'infos, un meilleur timing ou encore plus de réflexion. Donc voilà, tu notes la date à laquelle tu y reviendras. Tu n'as pas besoin d'y penser en attendant. Tu y reviendras à cette date-là. Et tu fermes l'onglet jusqu'à ce que ton agent de date le rappelle. Le troisième niveau, c'est non pertinente maintenant. C'est une décision qui n'est pas urgente. Voilà, elle occupe de la place sans raison valable pour l'instant. Tu la notes dans un... dans un agenda, dans un cahier, bref, un système de capture, et tu fermes l'onglet. Encore une fois, ça te permet de trier, de prioriser, et de fermer les onglets que tu peux fermer. Après, on a la troisième possibilité, c'est la fenêtre de perspective forcée. Alors celle-là travaille directement sur cette capacité qu'on perd quand on est en burn-out, cette fameuse perspective. On a du mal un peu à voir au-delà du moment présent, parce que tout est flou, tout est brouillard, tout est urgent. Donc en fait, on perd cette capacité à évaluer les situations dans leur contexte pour distinguer ce qui est important, ce qui est urgent. D'où l'intérêt d'un accompagnement, parce que forcément, moi, je n'ai pas ta saturation et je vois plus clair que toi, c'est comme ça, et je t'aide du coup à marcher dans le brouillard, en gros, si je devais donner une image. La fenêtre de perspective forcée, c'est trois questions à te poser. Dans six mois, est-ce que cette chose qui me préoccupe sera encore aussi importante ? Quelle est la vraie priorité dans ma vie en ce moment ? Qu'est-ce que je conseille à une amie qui serait dans ma situation ? Rien que cette dernière question, en fait, elle est assez sympa parce qu'elle crée de la distance avec toi et t'as l'impression... de conseiller quelqu'un d'autre. Donc tu as l'impression de voir un peu plus clair. C'est vraiment de l'arnaque, mais ça peut aider. Non mais c'est vrai, quand on se met dans une position de conseil, même si on est au bout de notre vie, on accède quand même à une logique, à une rationalité qu'on n'arrive pas à mobiliser pour nous-mêmes. Quatrième solution, la coupure sensorielle intentionnelle. Tu as besoin de silence. Vraiment, tu as besoin de silence, de réduire tous tes stimuli. Un espace où aucune nouvelle information ne rentre, aucune notification, aucun contenu à traiter, aucune demande à absorber. Dans notre monde hyper connecté, c'est compliqué de se créer cet espace-là, mais c'est faisable. Une coupure sensorielle pas longue, quelques minutes par jour pour commencer, c'est déjà très bien. Tu mets le téléphone en mode avion, pas d'écran, pas de podcast, pas de musique, juste le silence et les sons naturels. En ce moment, les journées sont longues. On allait grillant la nuit, on allait cigale de l'aprèm, vraiment juste tendre l'oreille. La nature, elle a sa propre musique. Et s'éloigner, je suis à des écrans et des stimuli informationnels, ça se dit ça ? On ne demande pas à méditer, juste tu te poses et tu te connectes à autre chose que ce qu'il y a sur ton téléphone. On se rapproche un peu du sommeil. Et donc, pendant ces moments où le cerveau n'a pas vraiment d'informations à traiter, Il en profite pour consolider, intégrer, il fait des connexions entre les informations existantes, il crée de l'espace. Et je terminerai par la solution d'ancrage, le fait d'être ancré au moment présent, parce que cette saturation mentale vit dans le temps, elle vit dans le passé, que tu vas ruminer, elle vit dans le futur, que tu vas essayer d'anticiper, avec inquiétude bien évidemment, elle ne vit jamais au moment présent. Donc on revient finalement à cette pleine conscience. qui te permet de sortir des cogitations du passé, des appréhensions du futur, et juste de profiter du moment présent, ça fait toujours moins d'informations à traiter pour ton cerveau. Parce qu'il n'est pas en train de les faire défiler en boucle. J'insisterai quand même sur les conséquences de cette saturation mentale. Si le cerveau reste comme ça surchargé de manière chronique, il va prendre de très mauvaises décisions. Il deviendra moins créatif, moins empathique, moins capable de perspective. C'est-à-dire que tu seras de plus en plus dans le brouillard, de plus en plus dans le flou, de plus en plus débordé et de plus en plus de 147 anglais ouverts. Alors que si tu décides de sortir tout ce qu'il y a dans ta tête, de t'organiser autrement, de te mettre des rappels pour ne plus devoir y penser, tu vas fermer les anglais intentionnellement, de manière régulière, avec les bons outils. C'est comme de la maintenance au final. Et c'est comme ça que tu retrouveras tes idées claires. En tout cas, tout ce travail se fait à deux. Clairement, toute seule, tu ne sauras pas. Le fait d'écrire, il n'y a pas de souci. Mais les premiers temps, tu seras quand même invalidé par cette saturation. Tu prendras quand même des conseils inadaptés à ta situation. Et c'est pourquoi je te recommande de réserver ton appel offert avec moi pour qu'on puisse faire le point ensemble. Et voilà, voir par où commencer. Et puis petit à petit, c'est ce qui se passe dans les programmes, c'est que petit à petit, les filles, elles clarifient leurs idées, elles se reconnectent à leurs besoins, à leurs envies, elles arrivent à répondre aux questions de manière de plus en plus objective. Ça demande des semaines et des semaines de travail. Sincèrement, quand de la fatigue chronique passe sur un corps, elle fait beaucoup de dégâts. Et du coup, pour réparer, ça nécessite du temps. et de l'accompagnement et les bons outils et quelqu'un qui motive et un programme construit pour. Donc vraiment, je ne peux que t'encourager à réserver ton appel offert avec moi. En tout cas, merci beaucoup pour ton écoute. Si tu veux soutenir le Café des Burnies, tu peux me laisser un avis, me mettre 5 étoiles sur la plateforme d'Apple Podcast. Tu peux partager cet épisode à quelqu'un qui pourrait en avoir besoin. Et si tu veux qu'on échange ensemble, tu sais où me trouver. Sinon, on se capte à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.