Speaker #0Les vacances reposantes, ce mythe magnifique, la plage, les enfants qui jouent sagement, et toi, allongé, détendu, bronzé, ressourcé, tu prévois toujours 2-3 livres parce que tu dis je vais avoir trop le temps de lire. La réalité, c'est que t'as préparé les valises de tout le monde, t'as géré la voiture, la crème solaire qui déborde, les crises de larmes au bord de la piscine, les menus, la lessive de vacances étaient peut-être plus claquées. Au retour, qu'au départ. Azo l'azo, bienvenue au Café des Burnies, le podcast qui prend soin des nanas en burn-out. Je m'appelle Sarah, infirmière de formation, aujourd'hui dealeuse de peps pour nanas épuisées. Je vais te parler dévalorisation, fatigue, stress, harcèlement, mais aussi résilience, confiance en soi, bien-être, reconversion, et tout ça sans filtre, sans jugement, ni culpabilisation. Pour sortir de ton mal-être et être épanoui, réserve ton appel au fer pour qu'on fasse le point ensemble. Tu trouveras le lien dans le descriptif. Maintenant, détends les épaules, cohérence cardiaque, et profite pleinement de cet épisode. Donc voilà, j'imagine un peu, t'es en vacances, ça fait trois jours, et tu réalises que depuis que vous êtes arrivés, t'as géré les repas, t'as géré les humeurs de tout le monde, t'as appliqué la crème solaire à tous, et en plus fallait pas l'oublier en fait, il fallait surtout ça, veiller à ne rien oublier, à ce que tout soit dans les sacs, jusqu'au petit pansement s'étant jamais. Mais aussi répondre à des mails peut-être, des mails urgents du boulot, planifier les activités pour que personne ne s'ennuie, planifier des sorties, vérifier que tout le monde est bien là où il doit être, que tout le monde s'amuse, et puis être constamment dans la réflexion, la programmation, l'anticipation, la prévention. et toi t'as envie d'y aller parce que t'as pas encore trouvé vraiment le temps de te poser, de te reposer de lire quelques pages de ton livre, de voir le temps passer. Après tout, c'est un peu le but des vacances. Et tu ne te plains pas parce que genre tu es ingrate ou quoi. Mais voilà, les vacances, pour toi, c'est souvent le même boulot dans un autre décor. Avec moins de confort en plus parce que tu n'es pas chez toi, tu n'as pas tous tes ustensiles, tu n'as pas toutes tes affaires, tu as du tout te trimballer sur place, tu dois t'adapter. Donc voilà la définition des vacances reposantes. Et je ne dis pas ça juste comme ça. Il y a quand même les chiffres de l'IFOP qui sont là pour appuyer mes dires, à savoir 2 femmes en couple sur 3 font plus que leurs partenaires dans l'organisation des vacances. 78% des françaises préparent les valises des enfants. 75% gèrent le linge. 54% s'occupent des repas en vacances contre 24% des hommes. Et ces chiffres, ils racontent quelque chose de très précis. La charge mentale des femmes ne prend pas de vacances. Elles changent de lieu, elles changent de domaine, de sujet, voilà. Elles changent de lieu, elles se reconfigurent, mais elles restent toujours là. Il y a quelque chose d'encore plus insidieux là-dedans. C'est l'injonction sociale, c'est-à-dire que les vacances devraient être reposantes. C'est dans l'air du temps, dans les conversations. Les questions qu'on te pose au retour, alors c'était bien, alors tu t'es reposé, alors t'as pu te poser, surtout quand ils savent que t'es déjà pas au top, que tu t'es certainement déjà mis en arrêt pour fatigue chronique, donc ils savent que t'as besoin de prendre soin de toi, donc quand tu reviens des vacances, ils sont persuadés que c'était miraculeux, et ben toi tu sais que c'est pas le cas du tout. Tu te dis, ben merde, attends, j'étais censée donc me ressourcer, on est d'accord, j'étais censée me reposer, mais j'ai pas pu, ça veut dire que moi j'ai raté mes vacances. Ou encore une fois, je fais mal les choses. Ce qui crée une double pression, d'un côté tu portes toute la logistique, de l'autre t'es censée trouver sa reposant, et si c'est pas le cas, ben t'as l'impression d'avoir mal fait les choses, de pas être comme tout le monde, tu vois. Ah, on revient toujours à cette comparaison qui est toxique. Alors, tout d'abord, d'où vient ce mythe ? le midi. des vacances reposantes a été construit sur un modèle qui n'a jamais inclus les femmes telles qu'elles sont vraiment. C'est-à-dire, historiquement, les vacances reposantes, l'idée de partir et de ne rien faire, c'était le modèle de l'homme qui travaillait toute l'année et qui avait une femme à la maison pour s'occuper de tout le reste. En vacances, lui se reposait, elle continuait de s'occuper de la maison, des enfants, de la logistique, mais dans un autre lieu. Et même aujourd'hui, même dans les familles les plus équilibrées, la charge mentale reste majoritairement portée par les femmes. C'est systémique, voilà. Et les vacances n'y font pas exception. Donc, on est toujours dans cette idée de les vacances égales repos, mais pour une seule personne. Alors, je ne dis pas que les papas ne font rien, attention, je ne dis pas que les partenaires ne font rien. Beaucoup aujourd'hui s'impliquent et partagent et font même beaucoup. Donc quand on parle, on revient toujours aux chiffres. Ce n'est pas de ma faute, c'est les chiffres, c'est comme ça. Ça ne veut pas dire, je ne suis pas toujours là à taper sur les hommes, attention. Mais c'est les chiffres. C'est les chiffres qui disent que la femme, la maman, porte les vacances comme elle porte le reste de l'année. Donc en réalité, elles ne sont pas reposantes, ces vacances malheur là, pas du tout. le souci. C'est que pour une femme qui arrive en vacances déjà épuisée, en pré-burnout, voire en burn-out, forcément ça va avoir un impact catastrophique sur elle. Parce qu'il crée une attente qui est irréaliste. C'est-à-dire que t'attends que les vacances te guérissent, que ça ira beaucoup mieux, que tu vas prendre du recul, changer d'air, que tu vas te recharger, te ressourcer, etc. Et du coup, quand c'est pas le cas, parce que ce sera pas le cas, je peux te le signer dès maintenant t'as beau partir en vacances tu reviendras toujours avec ton burn out, il n'y aura aucun souci là dessus donc toi t'en conclus que quelque chose ne va pas chez toi pour moi c'est comment s'achever au sol clairement déjà que t'es pas très confiante mais alors là tu reviens en disant merde y'a rien qui fonctionne en fait donc c'est moi qui ai un truc qui cloche quoi parce que t'es même pas capable de te reposer, que t'es trop tendu trop stressé, trop machin trop truc mûche Alors que le problème, c'est pas toi, c'est mathématique, quoi. C'est l'équation. Du coup, cette culpabilité qui vient après, pendant les vacances, après les vacances, de ne pas profiter assez, de rentrer fatiguée, d'avoir raté ses vacances, elle ajoute une couche d'épuisement émotionnel sur un corps et un mental qui est déjà à bout. Et là, je vais être directe. Ce que je vais dire est simple à comprendre, mais difficile à mettre en place. Ceci dit, ça vaut la peine d'essayer. Étape 1, poser la question avant de partir. De quoi ai-je vraiment besoin pendant mes vacances ? Pas ce que la famille attend, pas ce qui se fait. Toi, est-ce que c'est du temps seul chaque matin ? Est-ce que t'as pas envie de cuisiner, t'as pas envie d'organiser ? Tu veux une journée sans activité, planifiée comme ça ? Tu sais que tel jour tu fais absolument rien. Il faut savoir ce que tu souhaites. Même si on peut pas tout avoir. on ne peut pas satisfaire tout le monde mais c'est déjà commencé à exister dans tes propres vacances que de te dire et que de leur dire habituellement ça se passe comme ça jusqu'ici j'arrivais à gérer et encore ça pourrait être une des raisons de ton épuisement parce qu'il est multifactoriel, on va toujours le répéter mais voilà, jusqu'ici tu gérais ça tranquillement, t'arrivais à profiter de tes vacances et des gens qui partagent tes vacances mais écoutez, cette fois-ci J'ai plus les mêmes moyens physiques et émotionnels et cognitifs, donc je dois prendre soin de moi, les vacances vont prendre une autre forme. Et tu dis de quoi tu as besoin, et en fait, la personne en face, elle se doit de t'aider à y parvenir, à y arriver, parce qu'elle veut ton bien-être. Mais il faut verbaliser. Quand on est fatigué, on pense pas à le faire, et on croit que les autres... ressentent notre fatigue et notre mal-être, mais ils ne sont pas dans notre tête, ils ne sont pas dans notre corps, donc il faut dire les choses. Deuxième étape, ça va être de négocier une redistribution, donc ce que je dis, pas juste demander de l'aide, mais aller plus loin et dire clairement de quoi tu peux t'occuper, parce que tu t'en sens capable, et ce que tu ne peux pas gérer, et tu demandes à l'autre de le gérer. Et troisième étape, t'accorder au moins une plage horaire par jour qui t'appartient, même 30 minutes. Une marche seule, un café en silence, une petite sieste, un moment où t'es pas maman, t'es pas copine, t'es pas conjointe, t'es pas organisatrice, t'es toi pour toi, et c'est tout. Et j'ajouterais même, étape 4, si c'est pas faisable, la manière, là où vous partez en vacances jusqu'ici, si ça ne s'adapte pas à tes besoins, eh bien changez de lieu. Et des fois, honnêtement, mieux vaut rester chez soi. Sur, je ne sais pas moi, 15 jours, organiser 3-4 sorties avec les enfants et pouvoir se reposer le reste du temps. Parce qu'en étant chez toi, tu as quand même ton confort, ta machine à laver, ton lave-vaisselle, tes affaires, tes repères, tes certains automatismes. Et donc, organiser avec le conjoint quelques journées pour quand même sortir, prendre l'air, pouvoir aller à la piscine ou à la plage si c'est possible et compagnie. Et le reste du temps, être quand même chez soi et pouvoir profiter réellement du calme. Parce que des fois, le déplacement, surtout si vous partez en voiture, voiture, quoi que, bateau, il y a peut-être l'avion un peu moins pénible et encore, mais des fois, l'aller-retour, rien que ça, ça peut te... manger la moitié de ton énergie. Donc malheureusement, par moment, peut-être que vaut mieux rester chez soi. Tout ça, bien évidemment, se fait en discussion. Pour parler, dirais-je, avec tout le monde, expliquer en quoi c'est différent cette année pour toi. C'est trop pénible, c'est trop lourd que d'organiser des vacances, avec des déplacements et compagnie, une gestion sur place, faire les repas et tout ça. Autant rester chez soi. Maintenant, pour ceux qui peuvent se permettre les 4 étoiles, 5 étoiles, all inclusive, Vous n'aurez que l'aller-retour et sur place vous dites je gère un jour sur deux. C'est magnifique. Mais clairement déjà qu'il y a un tiers des français qui ne partent pas en vacances. Donc ceux qui peuvent se permettre du all-inclusif, je ne sais pas, il n'y en a pas beaucoup. En tout cas je n'ai pas le chiffre mais je sais qu'il n'y en a pas beaucoup. Enfin voilà. Donc les femmes qui rentrent de vacances sans jamais avoir eu un moment à elles, sans jamais avoir questionné la répartition de la tâche, elles rentrent forcément plus fatiguées qu'avant. C'est mathématique. Et du coup, si ça se répète plusieurs fois par an, forcément l'épuisement ne peut que s'accumuler, surtout si tu ne suis pas à côté d'un programme qui te permet de te recharger progressivement jour après jour. Là, clairement, pour une personne qui veut s'en sortir toute seule avec mon podcast ou tout ce qu'il peut y avoir sur Internet, je l'ai toujours dit, on ne sort pas du burn-out toute seule. donc si en plus t'es pas accompagné à côté et qu'à chaque fois que tu pars Voir la famille ou en vacances, tu dépenses autant d'énergie, la reconstruction va être très très très difficile. Mais encore une fois, ce n'est pas une fatalité, mais ça demande de changer quelque chose. Et souvent, ce quelque chose, c'est oser mettre tes propres besoins sur la table et de dire que franchement, cette fois-ci, mes besoins sont prioritaires, ce qui est souvent plus difficile qu'il n'y paraît, parce que tu es habitué à passer en dernier après tout le monde. Et d'ailleurs, une des actions que tu pourrais mettre en place pour commencer à te prioriser, clairement ce serait de réserver ton appel au fer, parce que ça va être un moment, un espace pour toi, pour parler de tes difficultés, parler de tes besoins, donc tu vas vraiment parler de toi, et le but c'est qu'on trouve ensemble le meilleur plan d'action qui va te permettre d'en finir avec cet épuisement, d'en sortir une fois pour toutes, et d'éviter toute rechute, tu ne vas pas y passer non plus des années et des années dans cette fatigue chronique et dans ce mal-être. Donc si tu te reconnais dans ce que je raconte, et que tu essaies encore de t'en sortir toute seule, ou après les vacances, ou attends ça ira mieux quand ils vont reprendre les cours, non, clairement ça ira mieux lorsque tu suivras un programme, que tu seras coaché, que tu seras challengé, que tu utiliseras des outils qui ont fait leur preuve, c'est là où ça ira mieux. En tout cas, des vacances reposantes, ça existe, vraiment. Mais ça demande de renoncer au mythe pour construire quelque chose qui te ressemble à toi. Pas aux vacances des autres, aux vacances instagrammables. Voilà, comprendre que tu fais partie de la famille, tu fais partie des vacances. Il n'y a pas de raison de penser au confort de tout le monde et de t'oublier. C'est très difficile, surtout pour les mamans. Mais c'est faisable. C'est vraiment faisable. Tu peux prendre soin de toi sans négliger tes enfants. Clairement, c'est plus que faisable. Voilà, merci plus plus pour ton écoute. Si tu veux soutenir le Café des Burnies, tu peux me laisser un avis, me mettre 5 étoiles sur la plateforme d'Appel Podcast. Tu peux partager ce podcast autour de toi. On ne sait jamais à qui il pourrait faire du bien, qui pourrait en avoir besoin. Et pour échanger sur cet épisode ou une problématique en particulier en lien avec ton épuisement, je te donne rendez-vous sur les réseaux sociaux. Encore une fois, réserve ton appel offert. Sinon, on se capte la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et d'ici là, booste ton feeling good.