Speaker #0T'as déjà regardé ton téléphone, un appel a passé, pas compliqué, tu l'as fait des centaines de fois, mais là t'as pas pu. T'as reposé le téléphone, t'es passé à autre chose en te disant que tu le ferais plus tard. Ou t'as un mail à envoyer, trois lignes, et t'as ouvert le brouillon genre six fois sans jamais appuyer sur envoyer. Ou t'as une décision à prendre, même petite, et ben voilà t'es paralysé. Comme si choisir était devenu la chose la plus terrifiante du monde. Et toi tu te demandes, mais... Qu'est-ce qui m'arrive ? Avant, je gérais ça les doigts dans le nez. Qu'est-ce que je suis devenue ? Je vais te répondre dans cet épisode. Azoul Azoul, bienvenue au Café des Burnies, le podcast qui prend soin des nanas en burn-out. Je m'appelle Sarah, ancienne infirmière, aujourd'hui dealeuse de peps pour nanas épuisées. Je vais te parler dévalorisation, fatigue, stress, harcèlement, mais aussi résilience, confiance en soi, bien-être, reconversion pro. Tout ça sans filtre, sans jugement, ni culpabilisation. Et pour sortir de ton mal-être et en finir pour de bon avec ton burn-out, réserve ton appel offert avec moi pour qu'on puisse faire le point ensemble. Tu trouveras le lien dans le descriptif. Maintenant, détends les épaules, cohérence cardiaque. et profite pleinement de cet épisode. Alors, il y a une version de toi, pas si lointaine, qui était quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui prenait des décisions rapidement, qui osait, qui gérait les imprévus sans vaciller, qui avait une répartie en réunion, qui proposait des idées, qui n'avait pas besoin de répéter dix fois la même chose dans sa tête avant de le dire à voix haute. Et aujourd'hui, cette femme-là, tu la cherches. parce que ce que tu vis c'est tout à fait l'inverse presque tout te semble lourd, potentiellement risqué, potentiellement catastrophique un rendez-vous professionnel te stresse une semaine à l'avance, une conversation difficile que tu repousses depuis des jours une opportunité qui se présente et que tu laisses passer parce que tu ne te sens pas prête, pas assez bien, pas assez forte, pas assez il y a cette petite voix, celle qui commente tout T'es pas capable, tu vas te planter, les autres vont voir que t'es à bout, tu vas décevoir, tu vas pas y arriver. Et la pire partie, c'est vraiment ta honte de cette peur, parce que t'as toujours été quelqu'un de fort. Ou du moins, c'est comme ça que les autres te voient, c'est même comme ça que toi tu te vois. Donc admettre que t'as peur, peur de trucs basiques que tu gérais avant sans même y penser, ça peut te sembler être une preuve définitive que t'es cassé. que vraiment cet épuisement t'a brisé en mille morceaux et que c'est définitif. Mais heureusement, tu ne l'es pas. Et je vais t'expliquer pourquoi. Alors, voilà ce qui se passe réellement dans ton cerveau quand tu es épuisé. Tu as le cortisol, c'est l'hormone du stress. En situation de stress chronique, celui que le burnout installe en toi depuis des semaines et des mois, c'est ton taux de cortisol qui est constamment élevé. Un taux de cortisol chroniquement élevé, ça fait quoi ? Ça met ton système nerveux en état d'alerte permanent, hypervigilance tout le temps. Donc il scanne l'environnement en permanence à la recherche de menaces et quand tu es épuisé, le seuil de déclenchement de cette alarme est tellement bas que n'importe quoi en fait le déclencherait. En gros, ton cerveau ne distingue plus entre un vrai danger et un mail un peu sec de ton chef. Pour lui, tout est prédateur. Allez ! Tout est danger et tout est survie. En parallèle, et c'est là que ça devient cruel, c'est que la zone qui relativise, la zone qui résonne, elle est épuisée. Elle n'a plus les ressources pour contrebalancer la partie hyper vigilante. Résultat, tu as un système d'alarme hypersensible et plus personne pour le calmer. Alors la peur prend tout l'espace. Pas parce que tu es fragile, mais parce que ton cerveau est en surcharge. et qu'il faut vraiment prendre soin. C'est de la neurologie, c'est tout. En fait, la peur dans l'épuisement, elle va se déguiser. Elle se présente rarement comme de la peur franche, celle qu'on reconnaît tout de suite et qu'on pourrait nommer, je ne sais pas, il y a un chien qui passe, il t'aboie dessus, tu as peur, tu sais que tu as peur du chien, tu as peur qu'il te saute dessus, clair, net et précis. Mais quand tu es en burn-out, la peur, elle prend plusieurs visages. Ça peut être la procrastination, qui va être déguisée même en perfectionnisme. Tu as un truc à faire, important, Et t'arrêtes pas de le repousser encore et encore. Et quand on te demande pourquoi, tu dis, je veux bien le faire, je veux être sûre que ce soit parfait, j'ai envie de revoir, de corriger des trucs, de le relire, de machin. Mais si on gratte un peu, c'est pas le perfectionnisme, c'est la peur de décevoir. La peur que le résultat révèle que t'es pas à la hauteur. La peur que tu te lances et que ça ne plaira pas. Et que les gens... On voit que tu essaies de cacher ton épuisement, ta fatigue, ton incapacité et compagnie. Et est-ce que tu repousses des choses en ce moment sous prétexte qu'elles ne sont pas encore assez bien ? Sinon ça peut être de l'évitement, habillé genre en sagesse quoi. C'est pas le bon moment, j'attends d'aller mieux pour m'y mettre, je ne vais pas rajouter la pression, je ne vais pas me rajouter du travail. Ces phrases semblent raisonnables comme ça, sauf que quand ces phrases deviennent un mode de vie, Quand elles justifient d'éviter non seulement les grandes choses, mais aussi les petites, les conversations, les décisions anodines, même des décisions qui sont extrêmement importantes, c'est-à-dire que des femmes, elles ont pleurs, elles sont au bout de leur vie, elles ont besoin d'aide, elles ne pourront pas sortir du burn-out toutes seules, ni avec ce qu'elles trouvent sur Internet, elles ont besoin de coach, elles ont besoin de psy. Et pourtant elles vont te dire, oui mais je suis fatiguée, je ne vais pas savoir travailler sur moi, au J'attends, je verrai bien après l'arrêt de travail, je vais me reposer un peu. Elles sont juste là à éviter. Éviter de se lancer dans quelque chose et ne pas réussir. Éviter de faire quelque chose et de perdre leur temps. Éviter de ne pas être à la hauteur et éviter de perdre de l'énergie. Et le problème avec l'évitement, c'est que... A court terme, il peut soulager quand il est bien indiqué, mais à long terme et quand c'est dû à une peur, à des peurs même, il ne fait que rétrécir ton cercle de contrôle, de ce que tu t'autorises à faire, de ce que tu sais faire même. Et en plus, ça fait vraiment un cercle vicieux parce que plus le cercle rétrécit, plus la peur grandit, plus la peur grandit, plus tu évites et plus le cercle rétrécit encore et encore. La peur, elle peut être aussi déguisée en hyper contrôle sous prétexte d'être super organisée. Alors ça, c'est très répandu chez les femmes qui ont des responsabilités professionnelles, familiales, voire les deux, et donc elles doivent jongler avec plusieurs choses. Et quand leur corps ne répond plus comme avant, quand elles ne se comprennent plus parce qu'elles réagissent différemment, donc elles perdent finalement ce contrôle intérieur, et bien la réponse la plus fréquente, c'est d'essayer de tout contrôler extérieurement. Les plannings, les listes, les process, les activités, les courses, absolument tout ce qu'elles peuvent. Sûrorganiser. sur-anticipé. T'as des plans B, des plans C, des plans D, des plans X, des plans Z, c'est épuisant. Et c'est de la peur. La peur que si tu lâches prise, même une seconde, tout s'effondre. Que si c'est pas toi qui tiens tout, rien ne tiendra. Donc je vais te partager quelques stratégies pour y remédier. Parce que certes, t'as besoin d'un coaching, je le dirai jamais assez, mais en attendant, tu peux toujours faire 2-3 petits trucs. Ça ne fera jamais le travail, je ne vais pas te mentir, ça ne fera jamais le travail à 100%, mais ça peut t'aider à te mettre en action en attendant à ce que tu intègres le programme. Donc la première stratégie c'est de renommer la peur pour en gros lui dire tu ne m'auras pas quoi, je sais que c'est de la peur, que ce n'est pas autre chose. Et du coup il faut être précis, parce que juste dire ouais là c'est de la peur c'est un peu vague. Là j'ai peur de décevoir ma responsable. Là j'ai peur que si je dis non, on m'appréciera moins. Là j'ai peur que si j'essaie et que ça ne marche pas, j'aurai prouvé que je n'en suis plus capable. Vraiment la précision, ça change tout. Parce qu'une peur précise, elle se travaille. On sait sur quoi il faut travailler. Donc le fait de la préciser déjà te pousse à te questionner, à relativiser. Alors qu'une peur vague, ça n'avance pas. La deuxième stratégie, c'est l'action minimale, mais qui dure. Quand la peur te paralyse, tu auras tendance à attendre qu'elle disparaisse, pour commencer à travailler. Tu vois, quand je n'aurai plus peur, je ferai tel truc. Mais la peur disparaît avec l'action. Elle ne disparaît pas avant ou... Elle disparaît pendant l'action et après l'action, du coup. Parce que le cerveau, il apprend par l'expérience, pas par la réflexion. Tant que tu ne fais pas l'action en question, ton cerveau n'a pas de preuve que c'est gérable finalement. Donc imaginons que tu procrastines via le perfectionnisme et là tu dis tant pis je vais quand même présenter le dossier même si dans ma tête il n'est pas fini, il n'est pas parfait. Tu le présentes, c'est seulement en le présentant que tu sauras si vraiment tu as été à la hauteur ou non. Donc le cerveau ne peut pas savoir si tu es à la hauteur ou non tant que tu ne passes pas à l'action. Donc la peur ne peut pas disparaître tant que tu ne passes pas à l'action. et si tu n'as pas été à la hauteur. Ben la hauteur de quoi s'te plaît ? Comme je dis tout le temps, c'est pas l'entreprise de ton père et quand bien même. Des fois y'en a qui m'écoutent et elles sont dans des entreprises familiales. C'est qu'un travail, franchement, et tout. Les enfants grandissent, le boulot ça passe, les problèmes financiers ça va, ça vient. Il n'y a que la mort qui soit fatale et définitive. Tout le reste, on peut trouver des solutions, on peut réajuster, on peut améliorer. Donc il n'y a que l'action qui peut faire disparaître une peur. Et du coup, c'est quoi l'action minimale viable ? C'est la version la plus petite, la plus réduite, la moins intimidante pour toi. C'est ce que tu peux faire. Ce qui te permet de te mettre quand même en action sans que tu commences à éviter, sans que tu commences à procrastiner. Imaginons que tu dois passer un appel, tu ne te sens pas de passer un appel, tu ne te sens pas assez forte entre guillemets de passer l'appel. C'est tout, tu envoies un texte, tu envoies un mail. Mais que tu fais quand même, tu fais ce que tu es capable de faire, ce que tu te sens de faire, mais tu le fais. Tu dois envoyer un mail difficile, tu demandes conseil à une ou deux personnes et puis tu l'envoies. De toute façon, ce mail, il sera difficile. Quoi qu'il arrive, il sera difficile. Nous, notre contrôle, c'est la manière dont on va écrire ce mail difficile. Maintenant, comment il va être perçu, c'est hors de ton contrôle. Donc tu peux demander, est-ce que ça te paraît sec ? Est-ce que ça te paraît juste ? Si les deux personnes que tu as consultées te disent, écoute, ça a l'air cool, tu envoies. Si en face, il est très mal vécu ce mail, écoute, tu n'as pas de contrôle dessus. Si toi, tu as fait ton mieux pour qu'il soit le moins difficile possible. Donc voilà, des micro-actions. Encore une fois, toujours des micro-actions pour se mettre en mouvement et pour aller arnaquer le cerveau. Il ne faut pas trop lui faire peur. Le cerveau, il ne faut pas le mettre en panique. Il ne faut pas lui dire que j'ai un gros projet super compliqué à faire. Non, non, non. Tu lui annonces les nouvelles petit à petit. Donc tu fais des actions petit à petit pour ne pas lui faire peur. La troisième stratégie, ça va être d'emprunter la confiance de ton moi passé. Quand tu es en épuisement, tu as l'impression que tu as toujours été comme ça. Que la peur a toujours été là. que tu n'as jamais été vraiment capable. Parce que la fatigue cognitive, elle déforme la mémoire, elle efface les preuves de ta compétence et elle amplifie les preuves de tes échecs. On revient toujours à cette notion de survie du cerveau. Alors voilà, ce que je te propose, c'est faire l'inventaire de tes preuves. Prends un moment et puis liste, je ne sais pas, ne serait-ce que trois situations dans ta vie où tu as eu peur, où tu y es allé quand même, où tu as quand même réussi, tu as surpassé... L'événement, t'as trouvé une solution, t'as même réussi et vraiment c'est une conversation avec toi du passé pour venir te rappeler que t'es capable, que t'as déjà traversé des moments difficiles et que t'as su t'en sortir donc tu t'en sortiras aujourd'hui aussi. En tout cas, il faut vraiment prendre conscience de tes peurs parce que la peur laissée sans réponse, qui n'est pas combattue, qui n'est pas niée, qui est juste ignorée, voire qui est dans le déni total, elle ne peut que s'étendre. Et ce qui était gérable la semaine dernière ne le sera plus la semaine prochaine. Ce qui faisait légèrement peur avant, il pourrait être paralysé demain. C'est vraiment le mécanisme de l'évitement. Chaque fois qu'on évite quelque chose par peur, on envoie un message à notre cerveau. Tu avais raison, c'était dangereux. Et le cerveau enregistre. Et la prochaine fois, il est encore plus prudent, plus alarmiste. Franchement, j'ai déjà accompagné des femmes qui arrivaient à la moitié du programme. Elle me disait Si j'avais su que je trouverais tout ça, si j'avais su que je m'améliorerais aussi vite, je l'aurais fait bien avant. C'est vraiment pas du marketing, de toute façon je suis pas du style, je vous partage vraiment les témoignages que je reçois. La peur paralyse, mais elle t'empêche juste de te prendre en main, de corriger ce qui ne va pas, d'améliorer ce qui ne va pas. Elle t'empêche de sortir de ton mal-être, elle t'empêche de sortir de ce burn-out. Et la vie, elle avance. Le temps avance, les événements passent, les enfants grandissent, les opportunités te passent sous le nez. Voilà, le temps, il avance, lui. C'est du gâchis. Un gâchis à cause d'une peur qui est en plus irrationnelle. Donc vraiment, si tu te reconnais dans ce que je raconte, eh bien écoute, réserve ton appel offert avec moi pour qu'on puisse voir quel est le meilleur plan d'action pour toi parce que forcément, mes accompagnements sont personnalisés. Parce que voilà. Il faut bien que tu retrouves une vie épanouissante, il faut bien que tu t'aimes, il faut bien que tu sois bien dans ta tête et dans ton corps à un moment donné. Tu ne peux pas continuer comme ça, dans cette fatigue chronique, tu ne peux pas continuer dans ce mal-être indéfiniment. Tu vois bien que pour l'instant, ça tourne encore en rond. Donc clairement, à un moment donné, il faut passer aux choses sérieuses. On arrive à la fin de cet épisode, et j'espère qu'une chose au moins a changé pour toi entre le début et maintenant. Pas la peur. La peur est peut-être encore là, c'est normal. Elle met du temps à partir, mais peut-être que tu la regardes un peu différemment. Peut-être que tu te sens moins impuissante face à elle et que tu la vois moins définitive. Parce que la peur, ce n'est pas ton identité. C'est ton cerveau épuisé qui fait son job de protection. Et ce job-là, on peut lui apprendre à calibrer autrement. 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