- Speaker #0
Depuis 2017, j'accompagne et côtoie des entrepreneurs à succès. Chaque rencontre est unique et permet d'identifier ce qui crée la réussite. Je suis Alec Henry, l'initiateur du mouvement Entrepreneurs.com et dans ce podcast, j'ai l'opportunité d'échanger avec des personnalités inspirantes qui ont su créer la différence. Avec Le Déclic,
- Speaker #1
je vous offre une perspective unique afin que vous puissiez à votre tour faire la différence.
- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Le Déclic. Encore une fois, bien accompagné, je suis avec Eric Moller. Comment tu vas ?
- Speaker #1
Très bien !
- Speaker #0
Merci Alec pour l'invitation. Tu as vécu une explosion brutale, on peut dire. Tu as réalisé en trois mois le chiffre d'affaires d'une année complète, passant de 700 000 de chiffre d'affaires à 1,2 million. Aujourd'hui, tu vises 1,6 million avec un défi de taille, transformer un cabinet d'experts artisanaux en une machine automatisée sans perdre ton âme de leader empathique. Tu es en train de pivoter, d'intégrer aussi des associés et de prouver que même le secteur très traditionnel entre guillemets du génie civil peut être disrupté grâce à l'intelligence artificielle pour ne citer que ça on en reparlera et puis aussi fier de rappeler que tu fais partie des entrepreneurs accompagnés par entrepreneurs.com et que bon nombre de tous ces changements qu'on va évoquer eh bien on en est la cause parce que tu nous as rejoint il y a de ça environ une année pour structurer déléguer sortir totalement de l'opérationnel et redevenir un dirigeant serein dans cet épisode on va chercher à comprendre comment on passe du statut d'expert technique artisanal à celui d'un dirigeant visionnaire et comment on utilise l'intelligence artificielle pour devancer les concurrents historiques. Bienvenue Eric sur le Déclic.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Avant qu'on démarre, j'aimerais justement revenir un peu sur ton parcours. Après 20 ans dans le même bureau à être salarié, tu as décidé de tout quitter, tout relancer de zéro il y a 8 ans. Qu'est-ce qui t'a poussé à quitter ce confort ? pour l'incertitude de l'entrepreneuriat à 43 ans ?
- Speaker #1
J'ai eu la chance de faire poursuivre le bureau d'ingénieur dans lequel j'ai débuté. Donc, j'ai pu reprendre la suite du bureau de mon ancien patron. On l'a repris à deux associés. Donc, j'ai eu l'opportunité de pouvoir reprendre ce bureau. Puis, à partir de 7-8 ans… j'ai commencé à m'affirmer, à faire un travail sur moi, à souligner mes valeurs, à commencer à les vivre. Et puis c'est trouvé qu'avec mon ex associé, le déséquilibre s'est créé. Notre façon de travailler avant ne fonctionnait plus avec la même façon de qui je devenais. Donc on a dû se dissocier en fait. Donc c'est un peu comme un divorce, surtout quand Si on est deux associés à 50-50, ce n'est pas toujours facile. Au final, on a réussi. On a réussi à garder la communication et puis à réussir cette séparation concrète.
- Speaker #0
Ok, clair. Et les premières années après cette reprise et ce lancement finalement dans cette aventure entrepreneuriale, c'est quoi qui a été le plus dur pour toi personnellement ? Est-ce que c'est le doute, la charge mentale, la responsabilité ou la solitude même après cette séparation ? Comment ça s'est passé ?
- Speaker #1
Je pense que le plus dur pour moi, ça a été de recommencer à zéro. Bien sûr, j'avais un réseau. Je me suis délocalisé. Donc je suis parti à une quarantaine de kilomètres. Je suis revenu dans mon canton, donc dans mon pays, dans ma zone où j'ai grandi. Et le plus dur, ça a été de recommencer à zéro. Je pensais que c'était une continuation, que les projets allaient arriver facilement, comme c'était le cas avant. Et puis non, j'ai dû tout recommencer, tout reconstruire depuis le départ. J'ai recommencé seul alors qu'avant, j'avais à rôle une position beaucoup plus confortable. Donc c'est ça, c'est l'énergie qu'il a fallu mettre pour tout recommencer, tout en gardant mes valeurs et mon alignement qui est de base très humain en fait.
- Speaker #0
Très clair. Et pour beaucoup de personnes qui nous écoutent, l'ingénierie civile reste assez floue. Si tu devais expliquer ton métier à quelqu'un qui n'y connaît rien du tout, comment est-ce que tu le vulgariserais ?
- Speaker #1
Donc mon métier, c'est un métier assez généraliste. Quand on parle de génie civil, c'est ce qui est conçoit les routes, les canalisations, tout ce qui sert à faire écouler l'eau, à diriger l'eau, les eaux usées. C'est aussi les bâtiments. Moi, ma spécialité, c'est dans les bâtiments. C'est conçoir des structures de bâtiments pour que ça tienne, dit très simplement pour que ça soit économiquement viable. que ça tienne dans le budget et que ça corresponde au vœu de l'architecte qui, lui, définit la construction d'elle-même, le gabarit et toute la texture du bâtiment. Donc je dois faire en sorte que ça tienne dans un budget.
- Speaker #0
Très clair. Et justement, il y a des règles, c'est cadré, c'est structuré. Aujourd'hui, tu utilises l'IA pour analyser certains sujets ? Comment ça marche ? Comment on peut utiliser l'intelligence artificielle ou certains outils clés dans une industrie qui parfois est un peu laissée, j'ai envie de dire, au dépourvu ou presque archaïque, d'autant plus qu'on ne l'a pas spécifié, mais tu es en Suisse. Si on l'a spécifié, il me semble plutôt, mais je veux dire, je suis suisse. Donc, j'ai grandi en Suisse, je vois comment fonctionne le marché suisse. J'aime à dire parfois, et c'est avec un peu de... tristesse presque, que si on estime que la France a 5 ans de retard sur les Etats-Unis, la Suisse en a 20. Que ce soit sur l'adoption de certains outils technologiques, le digital, la publicité, les réseaux sociaux, l'outsourcing, le remote, mais aussi l'intelligence artificielle. Or, on le voit, et tu le vois même côtoyant bon nombre d'entrepreneurs que l'on a dans l'écosystème, en Suisse, en France, en Belgique, partout en francophonie, dans plusieurs industries, très traditionnel qui plus est, lorsque l'on met en place des bons outils ou de l'IA, tout change. Dans ton cas, dans quelle mesure ça a changé les choses et qu'est-ce que tu as mis en place concrètement ?
- Speaker #1
Alors déjà je vois qu'on est dans un monde qui serait très basé sur les rituels, sur la façon de faire qui met beaucoup de temps à changer et évoluer, à se développer. Il se passe beaucoup de choses quand même dans ce domaine par rapport aux matériaux mais les habitudes ont la vie dure. Donc le premier réflexe que je vois de mon entourage... c'est la peur. La peur des gens qui ne connaissent pas exactement ce qu'il y a derrière l'IA, ça, c'est vraiment le premier réflexe. Maintenant, concrètement, moi, j'ai commencé simplement à apprivoiser, à intégrer, par exemple, Chabjupiti, petit à petit, en l'utilisant pour faire des processus, pour m'aider à l'édition de rapports, de textes, Et puis dès que j'ai commencé à faire ça, moi également à prendre confiance et à voir l'outil extraordinaire que c'est, tout de suite il y a des extensions qui se mettent en place. Je fais beaucoup d'essais, je me dois de faire des essais par rapport à, par exemple, à des notes de calcul ou des premiers calculs qui sont faits, je le fais en parallèle pour être sûr que ça fonctionne bien. Quand je connais les résultats, je sais les... Point de vigilance et les choses qu'il faut recontrôler ou amener une valeur ajoutée du technicien, de l'humain derrière ou du contrôle qu'il faut faire. Ça devient juste assez infini en fait. Donc concrètement c'est beaucoup de process. Il y a l'IA et l'automatisation. Pour moi c'est les tâches répétitives qui peuvent être automatisées. Avec l'IA ou avec d'autres systèmes ou procédures d'automatisation, c'est extrêmement important. Éviter les redondances, simplifier l'administratif. Par exemple, aujourd'hui, je suis en train d'essayer des éléments de design pour faire des comptes rendus en images, en 3D, de nos concepts et du projet de l'architecte. Vraiment, l'idée, c'est d'être... en mode collaboratif, support de l'architecte et ou de l'ouvrage pour aller tous dans la même direction, c'est-à-dire le projet et vers sa réussite.
- Speaker #0
Oui, et justement tu dis tous dans la même direction. Aujourd'hui ton objectif c'est d'automatiser beaucoup de tâches, je pense 80% des tâches, en tout cas de les simplifier, de les rendre meilleures, plus simples, plus rapides, plus rentables aussi grâce à l'IA ou certains outils. pose à tes collaborateurs ? Si oui, comment est-ce qu'on impose cette nouvelle vision ? à nos collaborateurs, dans le sens où assurément certains qui nous écoutent, qui ont des métiers plutôt traditionnels ou métiers artisanals, qui ont des méthodes ancrées depuis des années, ce qui était ton cas et ce qui est le cas aussi de certains de tes collaborateurs, on peut avoir un petit peu peur et quelques a priori à imposer un nouveau mode de fonctionnement. Toi, comment tu le vis ? Comment tu l'as vécu avec tes équipes ?
- Speaker #1
Je le vis au jour le jour, en permanence. J'ai essayé pas mal de choses durant cette année. Une année qui s'écoule, c'est court mais c'est long. C'est en tout cas très riche en expérience. Ma stratégie ou ma politique jusqu'à aujourd'hui, c'est si je veux imposer une méthodologie, un système qui fonctionne, je dois l'expérimenter moi-même pour connaître ces... C'est limite en fait. Donc je suis beaucoup dans la preuve par l'expérience jusqu'à aujourd'hui. Maintenant, ce qui fait que je suis le plus avancé dans la maîtrise de l'IA dans mon bureau, ça me dérange un peu parce que je deviens à nouveau incontournable. Donc maintenant, j'ai mis en place des cours de formation interne avec Oussangua pour que sur les bases que j'ai transmises, il y ait un rebond qui puisse se faire et finalement la flamme s'allume pour aller, pour justement pas s'arrêter à mes limites d'apprentissage qui sont somme toute assez restreintes par rapport à ce qui existe aujourd'hui finalement et que je leur permette à mes collaborateurs et tous les gens qui contribuent au projet donc nos partenaires de développer ce que moi-même je sais même pas que ça existe aujourd'hui
- Speaker #0
Complètement, oui. Tout de suite, on est rentré dans le vif du sujet de l'IA, d'outils, de process, etc. Parce qu'effectivement, je pense qu'aujourd'hui en 2026, ne pas adopter l'intelligence artificielle, ce qui a aussi été la cause, entre guillemets, même sans guillemets, de cette croissance. Plus de 70% de chiffre d'affaires en 3 mois, plus tout ce que tu es en train de mettre en place et structurer pour cette nouvelle année. Il faut le mettre en avant et puis Surtout, ton modèle, comme beaucoup de modèles en termes d'acquisition client, fonctionne sur des biais d'acquisition client traditionnels, type B2C, B2B, mais aussi via des concours de marché public. Et ce genre d'outil permet, par exemple, à un bureau de 8 personnes de devenir plus agile, plus pertinent et plus compétitif que des multinationales bien ancrées grâce à certains outils modernes. Est-ce que typiquement... Tu as une anecdote où il y a un cas en particulier que tu peux nous partager qui ont permis d'être plus ou autant compétitifs, voire même de gagner un mandat grâce à ça ?
- Speaker #1
J'ai beaucoup de projets ou d'idées qui sont en train d'être expérimentés. Sur l'année passée, donc sur une année, il y a peut-être trois mois que je travaille le design avec IA. Là, j'ai un exemple que je vais présenter ces prochains jours, c'est un appel d'offres. privé qui passe par le biais d'un architecte, ou dans l'offre de prestations qu'on va soumettre, notre offre irrésistible, on va leur présenter le projet déshabillé, donc uniquement avec la structure, mais dessinée en 3D avec les éléments dont on s'occupe, mises en évidence. Et c'est une villa avec un charpent de bois, c'est superbe. Elle est dessinée avec l'IA, ont très peu de temps et elle permet de mettre en évidence, montrer qu'on a bien compris ce qu'on allait apporter, quel est le brave levier qu'on va amener. Et finalement, on magnifie le projet. Pour moi, c'est assez important de pouvoir montrer qu'on y met déjà tout ce qu'on a dans ce projet, même si on ne l'a pas encore, en fait. Parce qu'on y croit, on le veut. Et puis après, je fais attention, c'est de ne pas froisser l'ego de l'architecte. de ne pas arriver avec un document qui soit mieux que ces plans qui sont bien faits et qui ne sont pas en 3D. Donc, je fais exprès de faire un projet qui soit schématique, que je puisse le présenter à l'architecte pour lui montrer qu'on est ensemble dans ce projet. Ce projet, on va le faire ensemble parce que je suis déjà à fond de temps.
- Speaker #0
Ok. C'est aussi un autre point de rupture que beaucoup de chefs d'entreprise ont. peuvent imaginer avoir et puis j'aimerais bien qu'on puisse casser peut-être cet a priori avec ton propre retour d'expérience. Aujourd'hui, ton parcours client est de plus en plus automatisé. 60% contredis moi si je me trompe ou j'exagère mais 50-60% de ta production elle est déléguée comment est-ce que tu fais pour que tes clients continuent à voir, à percevoir, à apprécier la touche Eric Moller parce que il y a quand même un point à spécifier c'est que pendant des années, des années, des années t'es comme beaucoup ancré dans l'opérationnel tu closes les deals, tu fais la relation client mais aussi tu délivres ou tu micro-manages certains éléments de livraison. Et là, pendant une année, il y a eu énormément de structures, de process, d'outils comme on vient de l'évoquer qui fait que tu as pu sortir progressivement de cet opérationnel et donc mieux gérer et avoir une vraie posture de dirigeant, une vraie posture d'entrepreneur. Est-ce que c'est a priori s'est avéré vrai ou est-ce que finalement… Tu n'as pas vu d'impact réel sur la satisfaction et la relation établie avec tes clients ? Qu'est-ce que tu dirais à un entrepreneur qui peut être assez a priori ?
- Speaker #1
Déjà, de sortir de l'opérationnel, le chiffre est juste de l'ordre de 60 %, donc je suis encore à 40 %. Et ça, c'est vraiment le travail d'une année. Pour moi, ça a été ma grande difficulté, c'est de sortir de ce micromanagement. Parce que moi, le lien que je créais dans ce micromanagement, c'est aussi mes collaborateurs qui en avaient… besoin en tout cas selon ma croyance donc le fait d'y arriver c'est quelque chose de super important une crainte que j'avais c'est mais si je sors de l'opérationnel qu'est ce que va dire les clients ça va exactement dans le sens de ta question et puis ben pour moi c'est la posture de dirigeant c'est que le client se sentent soutenus par moi au départ que ce qui m'a dit lors de de l'offre ce que je lui ai dit ce que je lui ai promis qui sentent que ça soit exactement ça et en réalité, et puis un jour il dit que ce n'est pas moi qui suis dans l'opérationnel. Et c'est impressionnant comme ça se met naturellement en place en fait. Une posture de dirigeant qui cadre, qui promet, qui met en place l'élément, et puis un client qui s'est senti écouté de A à Z. C'est-à-dire que chaque promesse, chaque élément échangé n'est pas perdu, il est retenu et mis en place. Donc à un certain moment, il n'y a plus besoin que je sois là. Ma crainte, ce qui faisait que j'étais tout le temps dans l'opérationnel, c'était une croyance ou une peur de ma part. Le fait de remplacer dans le processus la personne qui s'occupe de l'opérationnel, Si elle a le même discours, si les infos ne sont pas perdues, et là aussi l'IA intervient en gardant une trace de toutes les discussions, les choses promises et les concepts établis, tout roule.
- Speaker #0
Je vois. Et est-ce qu'il y a un moment donné où… Enfin, comment tu as mis en place ces process ? Ce que je veux dire par là, c'est que là, peut-être, il y a des entrepreneurs qui nous écoutent et qui se disent « Bon, c'est super, franchement, Eric, bravo. » Il y a plein de choses qui ont été mises en place. C'est aussi ce qui va te permettre… de réellement scaler à un autre niveau et surtout gérer une entreprise et pas juste gérer un atelier qui est différent. Mais est-ce qu'à un moment donné, tu vois, les process, tout de suite, tu les as mis en place correctement ou est-ce qu'il y a eu des erreurs ? Comment tu as géré ça ? Comment on crée des process de toutes pièces quand on découvre ça et qu'on n'a jamais vraiment fait ça finalement parce qu'on a toujours été un peu le pompier de service dans sa boîte.
- Speaker #1
Oui, et puis rien qu'il y a l'idée de faire un process, ça me donnait le verticaire. Je pense qu'il faut commencer par un endroit. Moi, j'ai commencé par le client, les offres. Les offres au client et le suivi, le process de comment je suis une offre de prestation. Donc du coup, c'est beaucoup moins large, c'est beaucoup plus spécifique. On dit voilà, j'ai une offre à suivre, comment ça se passe ? Est-ce que j'appelle le client ? Est-ce que je lui envoie l'offre ? Comment je lui la présente ? Est-ce que je négocie ? Etc. Finalement, en prenant un process pas trop compliqué, on le déroule. On l'applique une fois, deux fois, trois fois. Puis moi, j'ai tout de suite vu que ça fonctionnait. Donc, j'ai dit « Waouh ! » Ah, mais c'est ça un process finalement. C'est simple. C'est justement écrire ce que je fais ou faire ce que je dis, dire ce que je fais et je l'améliore. Et puis après, ça ouvre sur un chantier qui est assez important. monumental même où il y a beaucoup de thèmes différents là on parle de l'acquisition des offres Après, il y a l'opérationnel, c'est blindé de process, il y a le recrutement, il y a la prospection. Mais il faut y aller au fur et à mesure. Moi, j'ai vraiment... À un certain moment, durant une année, il s'est passé beaucoup de choses. À un certain moment, je me suis dit « Ok, je trouve ce livre-là, je m'y mets à fond » . Je m'y suis mis à fond. Ça m'a pris beaucoup de temps. Et je pense que je suis à la moitié de mon travail, ce à quoi je pense arriver jusqu'à la prochaine étape. Oui. Mais à la fin, il faut s'y mettre en fait. Mais ça en vaut la peine parce que je pense que quand on regarde sur les pots et on se dit « voilà, mais qu'est-ce que j'ai fait ces trois derniers mois ou ces six derniers mois ? » C'est là qu'on se rend compte de la satisfaction du pont, de l'étape qui est faite dans trois mois, six mois, neuf mois. C'est juste incroyable.
- Speaker #0
Et avant qu'on vienne à ces résultats et ce boom qui a été fait, le premier point que tu as évoqué à l'égard des process, tu as parlé de l'offre. Oui. Dans ton domaine, mais dans beaucoup de domaines, dès lors qu'il y a un domaine concurrentiel bien établi, les prix sont souvent tirés vers le bas. Comment est-ce que toi, tu as réussi à imposer des offres orientées plutôt valeur, c'est-à-dire des offres qui ne vont pas se différencier que par leur prix, qui est tiré par le bas, vu que ton élément de différenciation, c'est le prix. Là, l'élément différenciant, c'est la valeur perçue par le client final qui te permet de viser 20% de marge nette. 20% de marge nette qui plus est... dans une phase de croissance et de structuration, c'est plutôt une entreprise relativement saine. Je ne sais pas historiquement où tu en étais ou par rapport au marché, à des concurrents, si tu as les chiffres globaux du marché dans une phase de croissance, quel est l'élément comparatif ? Mais au-delà de cette comparaison potentielle qu'on peut s'autoriser à faire à titre informatif, comment est-ce que tu as réussi à imposer ce truc des... des offres orientées valeur à tes clients parce que là aussi beaucoup d'entrepreneurs peut-être écoutent que ce soit ce genre de podcast d'autres épisodes mais peut-être même certains ont participé à nos lives ou autres où on délivre de la valeur gratuitement pour expliquer aux entrepreneurs concrètement comment mettre en place ces leviers du nouveau monde entre guillemets mais n'osent pas le faire toi tu as osé le mettre en place comment tu as fait ?
- Speaker #1
Pour moi, je pense que j'ai mis une partie d'un de ces leviers en place. J'ai encore un autre problème de trésorerie à régler ou de revenus face aux montagnes russes que je n'ai encore pas réussi à craquer. J'y travaille sérieusement dessus. Mais par rapport aux offres, donc en mettant le principe des offres irrésistibles que j'ai appris à éditer grâce et avec Entrepreneurs où ce ne sont plus des offres d'honoraires ou où on offre des sous de la technique et des solutions, c'est plutôt une offre de prestations où on offre une réponse aux problèmes principaux des clients. Le résultat sur le fond, c'est la même chose, mais c'est comment on présente. Et là, moi, ça m'a ouvert un nouveau monde d'argumentaires, d'explications et finalement de respect envers le travail que je fournis. Donc, j'ai simplement arrêté à la place de faire deux pages d'explications techniques de comment je vais résoudre ce problème. C'est devenu une à deux pages maximum de pourquoi et qu'est-ce que je vais faire réellement pour répondre aux besoins du client ou aux points de douleur des clients. Alors, ça m'a permis… d'augmenter mes honoraires, c'est-à-dire pas de les augmenter, de venir à un chiffre correct qui corresponde encore au prix du marché, mais pour lequel je peux m'en sortir. Et une chose qui est claire sur durant toute l'année, il n'y a plus eu de négociation d'honoraires, de demande de rabais. C'est-à-dire que s'il y avait un rabattage à faire, simplement j'ai dit voilà, il y a un rabattage, donc on va enlever des prestations. et puis on va arriver à un niveau, et je vous explique à quoi on va arriver. »
- Speaker #0
Ça c'est intéressant parce que typiquement je suis persuadé qu'il y a beaucoup d'entrepreneurs, surtout des artisans etc., qui malheureusement à chaque fois qu'ils envoient un devis, bon déjà tu sais à quel point on a challengé la façon dont on envoie des devis et autres, parce qu'on en parlait de ce qu'on a mis en place ensemble avec entrepreneurs.com, On envoie des devis, tu attends un retour, le retour ça négocie, on diminue le prix, etc. Tu envoies ta facture, tu n'es pas payé, tu attends des retours, tu relances, etc. Qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, tu as pris la décision de te dire qu'il n'y a plus de négociation ? Et si on diminue le prix, c'est OK. Peut-être parce qu'il y a un enjeu de budget du client, etc. Mais dans ce cas, on diminue la prestation.
- Speaker #1
Finalement, le point de départ, c'est aussi une question envers mon travail et envers moi-même. Et puis, comme on est capable de faire des prestations à la carte, donc il y a un certain nombre de choses qu'on peut faire, il y a le minimum qui doit être faisable et puis il y a tout le reste. Donc, une fois que j'ai bien entendu ce qui apporte au client, à l'architecte et qu'est-ce qui est nécessaire pour le succès du projet, je vois très bien ce qui peut être fait ou pas fait en fait. Et puis, ces éléments, ça c'est le contenu de l'offre. Maintenant, le lien avec le client ou le représentant du client est extrêmement important. Première chose, ça a été mon premier déclic avec Entrepreneur, c'est qu'on ne transmet pas l'offre par e-mail.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
on la présente et depuis que j'ai commencé mais dès le premier jour j'ai commencé à présenter, à expliquer, à y mettre tout mon esprit dans ces offres ça a passé mais d'une façon magistrale et puis c'est même pas le fait d'expliquer l'offre, c'est tout ce qui se passe toute la communication qui se passe entre ce client et moi à ce moment là. À un certain moment je peux comprendre tous les enjeux qu'il y a dans le projet. Je peux savoir si j'ai des concurrents ou pas, quel type de concurrent. Et je ne peux pas me défendre, mais promouvoir tout ce que je vais mettre en place pour le succès du projet. Et puis cette relation, ce lien qui se passe à ce moment-là, pour moi c'est l'acto de ce jour en fait.
- Speaker #0
Très clair. Et justement, à quel moment tu as cet élément déclencheur qui fait que tu te dis... je dois me faire accompagner avec entrepreneurs.com par entrepreneurs.com qui t'a effectivement fait changer de posture entrepreneuriale en passant d'une entreprise très humaine mais assez floue et là aujourd'hui quelque chose de structuré,
- Speaker #1
de cadré où il y a une vision claire ? où ma façon de faire, j'ai un bureau quand même qui était très structuré à ma façon de l'époque, donc plein de tableurs Excel dans tous les sens. Réellement, je pensais que j'avais une machine de guerre entre les mains. Et puis, je voyais que je ne m'en sortais pas, je ne m'en sortais plus d'un point de vue prix de revient, d'un point de vue qualité des offres, enfin offre d'honneuraire à tout va, on a travaillé comme des fous en 2024. Et puis, à certains moments, je me dis mais je ne peux plus continuer comme ça, je ne Je ne pouvais pas refaire une année comme celle-ci encore. Je n'ose pas imaginer ce qui va se passer, je ne pouvais plus continuer. Ce n'est pas possible. Donc, je me suis retrouvé au pied du mur. Il fallait que je fasse quelque chose. Maintenant, je suis arrivé chez entrepreneurs.com. Je ne suivais pas entrepreneurs.com sur les réseaux sociaux, avec les podcasts et tout ça. Très peu de connaissances, juste quelques capsules sur Instagram. Et je dis tiens, il y a quelque chose qui m'a titillé dans l'approche, dans l'impression d'une qualité de service et une vision très élargie, presque à 360 degrés. L'élément qui m'a déclenché en fait c'est de voir le feedback d'un architecte de Genève qui a fait part de son expérience.
- Speaker #0
Ah, Mehdi ?
- Speaker #1
oui c'était Mehdi et puis cet élément là me dit ah ça marche aussi pour les Suisses de plus un bureau d'architecte donc ça doit aussi le faire on a les mêmes problèmes ça
- Speaker #0
c'est très suisse quand même je me permets de te couper c'est très suisse d'attendre de voir que ça marche pour quelqu'un pour oser le mettre en place pour soi quand même c'est terriblement suisse oui j'avoue
- Speaker #1
Mais je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, en tout cas, ça a été mon déclencheur. Et puis après, j'ai dit « Ok, je ne risque rien. Je vais faire le premier rendez-vous. » Et puis ça, ça a été la qualité du rendez-vous, de l'écoute et du retour que j'ai eu. J'ai dit « Wow ! » Enfin, pour moi, c'est assez important un niveau d'exigence qui soit élevé. L'exigence appelle l'exigence. L'élévation appelle l'élévation. Donc, je me suis lancé sur ces bases. Puis après, j'ai découvert le monde d'entrepreneurs.com et tous les outils. Toutes les documentations, d'un point de vue marketing, médias, c'est énorme.
- Speaker #0
J'ai vu le haut de l'iceberg et j'ai découvert à l'entier que je me suis lancé.
- Speaker #1
Est-ce que tu avais des a priori avant de te lancer à nos côtés ? Est-ce que tu te disais, bon, ça a l'air sympa visuellement, ils ont des témoignages, ok. Niveau marketing, ils ont l'air de savoir faire, niveau com, ils ont l'air de savoir faire. Mais est-ce que derrière, ça va être aussi solide ? Parce que des fois, on a eu ce feedback. Est-ce que c'était le tien ?
- Speaker #0
Alors, je dois te l'avouer. C'est peut-être aussi suisse, je n'en sais rien. Mais en tout cas, c'est propre à moi. Je dis, ils ont l'air très forts d'un point de vue marketing. Presque, selon moi, un peu pushy.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ça, c'est mon impression de l'époque. J'ai bien changé parce que j'ai mis mon nez dans le marketing. Je commence à adorer ce monde, ce domaine. Et ce côté pushy ne m'inquiète plus du tout. Mais à l'époque, je trouvais un peu trop… trop bon dehors, trop à l'aise, trop sûr. Je me dis « Ah ! Est-ce qu'ils font tout ce qu'ils disent réellement ? Est-ce que c'est pas une façade ? » Donc ça, c'était clairement mon frein personnel.
- Speaker #1
Ok, je vois. Et t'as réalisé en trois mois le chiffre d'une année complète. Comment t'as fait concrètement ? C'était quoi les premières étapes aussi qui ont été mises en place dans le cadre de l'accompagnement ? Parce que L'idée de ton intervention est pour tout le monde. Ce n'est pas juste de dire c'est génial entrepreneurs.com, déjà ce serait très déplacé de ma part, c'est mon entreprise, mais je laisse plutôt ceux qui l'ont expérimenté en témoigner, en parler d'eux-mêmes. Mais c'est plus que pour tous ceux qui n'ont pas encore eu l'opportunité de vivre l'expérience entrepreneurs.com, de comprendre concrètement ce qu'ils pourraient mettre en place et à quel point ça pourrait changer leur quotidien d'entrepreneur. Toi, dans les premières étapes, qu'est-ce que tu as mis en place et qu'est-ce qui a expliqué ces résultats ?
- Speaker #0
Alors, moi, je suis parti avec un programme de trois mois au départ. Je dois dire que comme je vous ai dépeint le tableau fin 2024, donc je suis arrivé, j'étais épuisé, j'étais sur les genoux. Donc sur les trois mois, j'ai quasi perdu un mois et demi. Après, ceux qui me connaissent, ils savent que je suis assez dur envers moi-même. Je ne me juge pas tout le temps de la façon la plus cool, mais... Pour moi, j'ai perdu un mois et demi. C'était le période de Noël et c'était le temps que j'avais besoin pour me ressourcer et finalement pour brasser le terreau et planter les graines.
- Speaker #1
Excuse-moi de t'avoir coupé. Quand tu dis « j'ai perdu un mois et demi » , c'est quoi ? On t'a donné des éléments, des informations, des tâches et tu ne les as pas faits ? Comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
Justement, je me juge durement parce que je ne les ai pas vraiment perdus. J'ai commencé à travailler Mais je n'ai estimé pas suffisamment. Mon premier mois, il s'est écoulé, je n'ai rien vu du tout. J'ai été invité à une première immersion où, au tout début, je les zappais parce que j'avais mieux à faire, parce que je n'avais pas idée de l'importance de cette immersion. Et là, c'est un peu dommage parce que ça m'aurait fait partir au quart de tour le fait de se... D'avoir cette rencontre où pendant un jour, deux jours ou trois jours, on travaille à fond. On est baigné, on nous explique les bases de comment ça se passe et concrètement on travaille. J'ai eu une inertie, mon inertie pour gentiment commencer à travailler mais pas en mode... performance ou au mode stimulation intense que j'ai eu en début d'année. Donc voilà, finalement c'est mon rythme. Au final, c'est ce que j'avais besoin à l'époque parce que le contexte était là. Bien sûr, je ne serais pas allé plus vite, mais à la fin, je ne pense pas que je serais allé plus vite. Donc c'était mon rythme. Plus vite on démarre, autant que tout soit aligné, mieux c'est, c'est sûr. Je me suis peut-être un peu perdu. J'ai commencé à faire pas mal de choses. Ça, c'était moi, c'est de faire des concepts, d'intégrer la matière, en tout cas de prendre des notes à tout va et de remplir ma bibliothèque. Ça, je sais bien faire. Quand je dis que j'ai perdu du temps, c'est que c'est le passage à l'action. C'est que quand on passe à l'action, c'est-à-dire que… Mon premier passage à l'action, c'était de mettre en place un CRM, faire un processus d'acquisition, de suivi des offres et refaire mes offres. Donc dès que j'ai mis en place ça, j'ai refait une offre, je l'ai présentée, c'est devenu concret. Et c'est à partir d'un mois et demi, après le début, que j'ai réellement passé à l'action. Et puis là, le vrai voyage commence avec toute son intensité.
- Speaker #1
Alors, c'est quoi ce voyage justement ? Parce que qu'est-ce qui s'est passé ? On en est où là en termes de résultats ? C'est quoi ta vision 2026 aussi ? Parce qu'on est première semaine de janvier au moment où on enregistre cet épisode. C'était mon premier épisode du déclic. de 2026 et je suis super content de le faire avec toi parce qu'ensuite, on t'a vu à différentes immersions. Tu as pu aussi témoigner à plusieurs reprises dans le cadre de certaines conférences en ligne. Il y a aussi beaucoup d'entrepreneurs qui nous ont rejoints en écoutant ton parcours. Donc, tu as inspiré énormément d'entrepreneurs en Suisse, mais pas que. On en est où aujourd'hui ? Et puis, c'est quoi les projections 2026 ?
- Speaker #0
Alors, je suis très content parce que je l'ai fait durant le dernier week-end ça fait un bien fou. Donc, contrairement à mes projections de l'année passée où je commençais à 1,2 million, je voulais finir à 3 millions fin 2025, j'ai revu mes ambitions à la baisse. C'est assez intéressant. Pourquoi ? Parce que je me suis dit, mais plutôt que de tout de suite vouloir agrandir mon chiffre d'affaires, j'ai besoin d'améliorer ma marge. Donc, mon objectif 2026, c'est de passer de 1,2 million à 1,5 million. d'augmenter ma marge, d'arriver à mes 20%, de ne plus avoir de problème de trésorerie, donc d'arrêter le yo-yo. Et quand je dis ça, je sais ce que ça implique derrière, c'est assez énorme par rapport au marketing notamment. Et simplement, ce que je viens de dire là, je l'ai mis en place, je l'ai décortiqué, donc je l'ai analysé à l'année, au trimestre, au premier mois de l'année du premier trimestre et ensuite à chaque semaine, j'ai fait un travail cohérent basé sur les sept niveaux de scaling. Tout est aligné en fait. Et le fait d'avoir une feuille de route, un planning directionnel comme je l'ai fait ces derniers jours, ça me permet de lever la tête, de voir clair, de respirer, d'avoir un discours qui soit... structuré aussi clair et aligné et puis c'est pas un objectif de fou parce que l'année passée je m'étais mis 3 millions et cet objectif je n'ai pas atteint et pour moi il était inatteignable compte tenu de mon contexte de mon environnement et ça m'a épuisé donc j'ai revu à la baisse j'ai revu à la quelque chose qui soit réaliste autant t réaliste, authentique d'aujourd'hui avec mes connaissances.
- Speaker #1
Oui. Et puis aussi avec ta capacité d'absorption, avec les délais de conversion. Et là, tu mets le doigt vraiment et c'est pour ça que je voulais te poser cette question connaissant ton parcours et ton sujet. Tu mets le doigt sur une vraie problématique qu'ont les entrepreneurs et notamment en ce début d'année. C'est parfois l'incapacité à déterminer correctement les objectifs que l'on se donne. Et derrière, on se met une pression parfois mal saine, tu as utilisé ce terme je crois sain alors qu'en soit c'est presque impossible d'y arriver ou alors c'est possible mais à quel prix ? Est-ce que c'est au prix de sa liberté ? Est-ce que c'est au prix d'erreur ? Est-ce que c'est au prix de se cramer sur un marché ? Est-ce que c'est au prix de perdre des collaborateurs clés ? Est-ce que c'est au prix de dégrader sa marge ? Est-ce que c'est au prix de sa santé ou de ses proches. C'est hyper important d'avoir conscience de ça en tant que chef d'entreprise pour piloter réellement sa croissance, raison pour laquelle effectivement aujourd'hui, tu vas chercher plus de chiffre d'affaires que l'année dernière, adossé quand même à un chiffre d'affaires d'1,2 million, 1,5, c'est 300 000 de plus, on le remet dans le contexte, plus de 20% de croissance. Donc, c'est une belle croissance pour une entreprise comme la tienne dans un domaine comme le tien sur un marché stable comme le marché suisse en Suisse romande qui plus est, mais avec de la stabilité sur sa capacité à délivrer de la qualité et une vraie maîtrise sur sa marge. Et ça, c'est hyper important quand même de le spécifier. Je pense que c'est une bonne prise de conscience à partager aux entrepreneurs.
- Speaker #0
Oui, et puis la connaissance de soi, tout l'environnement qu'on a, pour moi c'est l'élément premier, le mindset de l'entrepreneur pour permettre d'avoir du recul et puis pour pouvoir prendre des décisions, faire des choix cohérents.
- Speaker #1
Et également, tu parles de mindset, tu parles de posture. Tu te définis aujourd'hui comme un dirigeant convaincu. Qu'est-ce que tu ne fais plus du tout aujourd'hui que tu faisais encore il y a de ça six mois ?
- Speaker #0
Alors, je peux dire sur la majorité des projets qu'on a, c'est de sortir des soumissions, de suivre le chantier, les chantiers et ça, je ne le fais plus.
- Speaker #1
Et à quel point ça a changé ton quotidien d'entrepreneur ? Est-ce que ça t'a fait gagner du temps ? Finalement, si ce n'est plus toi qui le fais, qui est-ce qui le fait ? Est-ce que quand tu l'as délégué ou supprimé, tu avais des a priori à l'égard de ta capacité à faire en sorte qu'un tiers le fasse ?
- Speaker #0
Alors oui, je n'arrivais pas à me sortir de ces responsabilités ou de ce micro-management. Au début de l'année passée, j'étais sur 60 projets en cours. J'étais chef de projet sur une cinquantaine. Maintenant, aujourd'hui, sur une soixantaine de projets en cours, je suis chef de projet sur deux. Donc, l'implication est complètement différente en fait. Et puis moi, ça me permet de dégager du temps pour travailler sur mon bureau, de me poser des questions. Plus que me poser des questions, c'est d'appliquer les différents raisonnements, choix stratégiques et structures dans ma boîte et sur ma boîte.
- Speaker #1
Alors tu dis que tu es passé de chef de projet sur une soixantaine à deux pour plus de chiffre d'affaires. C'est déjà assez dingue, c'est une belle réussite. Du coup, les 58 autres ou les X autres, tu as vu une dépréciation de la qualité ou au contraire, qualité stable voire même amélioration de la qualité ?
- Speaker #0
Alors déjà, j'ai la chance d'être bien entouré. J'ai deux collaborateurs qui ont les épaules et qui sont totalement partie prenante pour reprendre ces rôles. Et puis il faut savoir que ce n'est pas parce que je ne suis plus chef de projet que je ne touche plus le projet. C'est-à-dire qu'ils savent qu'en cas de problème, de doute, de besoin d'avis, je suis là. Et horizontalement, on travaille beaucoup comme ça. La formation passe bien. Mais ils savent aussi que je ne suis plus dans le projet. C'est-à-dire qu'il va falloir qu'ils trouvent la solution, qu'ils se débrouillent et s'ils ne trouvent pas ou s'ils ont besoin d'échanger, je suis là. Mais je ne suis plus là pour réaliser en fait. Et ça marche bien parce que c'est stimulant pour eux. Maintenant, je le vois, c'est même eux qui font ce qu'il faut faire pour ne pas m'engager sur certains problèmes qui ne sont plus les miens en fait.
- Speaker #1
Clairement. Merci Eric et surtout bravo pour ce parcours, bravo pour ces prises de conscience. J'ai vraiment hâte de voir ce que 2026 mais aussi 2027, 2028, 2029 nous réservent parce que là on est sortis d'un palier de stagnation qui n'était pas forcément lié à un chiffre d'affaires mais plus lié à une posture et un état d'esprit d'entrepreneur. D'ailleurs j'espère que vous avez apprécié cet épisode autant que je n'en ai eu de plaisir à l'animer comme à chaque fois. toutes et tous à partager cet épisode, à mettre 5 étoiles sur votre plateforme de streaming préférée. Eric, je ne te demande pas si tu l'as déjà fait. Je sais que tu es un auditeur du podcast Le Déclic depuis un certain temps maintenant et je suis hyper content de t'avoir ici avec nous encore une fois. Est-ce que tu peux nous partager, pour ma toute dernière question que je pose à chacun de nos invités, le déclic qui a fait toute la différence dans ta vie, professionnelle comme personnelle, que tu n'as pas partagé dans cet échange ? peut-être que tu n'as partagé nulle part, ça peut être une simple phrase, une frustration, quelque chose de positif, quelque chose de moins positif, une anecdote, peu importe, tu as carte blanche pour le mot de la fin.
- Speaker #0
Ben, mon équipe, j'ai pris conscience ces derniers mois, je me suis toujours cru être un visionnaire ou quelqu'un qui allait vers l'objectif. Donc, une image bien polissée qui me plaisait bien jusqu'à ce que je me rende compte que... finalement je réagis au coup de bâton sur Wallon qui avance avec la carotte ou bien au coup de bâton. Finalement, c'est dans la difficulté, quand la situation est délicate, c'est là que j'avance, que c'est ça qui me fait démarrer. Et puis, ayant pris conscience de ça, j'ai vu que d'aller dans les zones où je procrastine l'exemple de l'acquisition client, c'était prendre le téléphone pour aller vers le client. J'aimais pas faire ça. L'exemple des réseaux sociaux, je n'aimais pas les réseaux sociaux et depuis que j'ai mis mon nez dedans, que j'ai mis mes mains dans la matière et que je suis passé à l'action, j'adore ça et ma force est décuplée. Donc tout ça pour dire mon déclic, c'était de me rendre compte que ma façon d'avancer, mon moteur était plus d'aller vers les choses que j'aime moins faire et c'est là que je crée le plus de valeur en fait. C'est le plus intéressant de travailler. pas dans la difficulté, ce n'est pas du masochisme. C'est vraiment d'aller chercher dans les zones qu'on a tendance à cacher, à procrastiner. C'est d'aller travailler là-dedans, c'est de passer à l'action dans la matière.
- Speaker #1
Merci Eric.
- Speaker #0
Merci à toi Alex.