- Manu
Bonjour et bienvenue sur Le Dernier Clic, votre podcast tech, IA et No-Code. On se retrouve comme chaque semaine avec Lulu, qui va bien ?
- Lulu
Oui, ça va.
- Manu
Et cette semaine, c'est notre dernier épisode avant le Forum PHP et nous avons à nouveau... une invitée qui va participer au forum. Donc, Charlotte, toi aussi, tu vas bien, tu es prête pour la session ?
- Charlotte
Oui, très bien, merci de me recevoir.
- Manu
Et alors voilà, on vous l'avait dit dans un autre épisode, dans l'épisode précédent, on va faire un peu court aujourd'hui puisqu'en fait, Charlotte avait déjà enregistré un épisode avec nous. On a eu des pépins techniques, on n'a pas pu vous le diffuser, mais on a justement le plaisir de la recevoir à nouveau pour qu'elle puisse vous parler des sujets de la neurodiversité. Et voilà, c'était important pour nous qu'elle puisse à nouveau s'exprimer et que vous l'entendiez avant le Forum PHP. Donc aujourd'hui, on ne va pas perdre de temps et on va rentrer dans le vif du sujet. Charlotte, s'il te plaît, est-ce que tu peux te présenter ?
- Charlotte
Oui, alors, je m'appelle Charlotte, je suis créatrice de contenu sur les réseaux sociaux. Je parle de l'autisme et du TDAH, qui sont deux troubles qui me concernent. Donc je sensibilise à ces troubles. là, j'ai également écrit un livre sur le TDAH qui s'appelle « Vous avez un TDAH, moi aussi » qui est sorti il y a six mois aux éditions de Boxe Supérieure. Et puis, à côté de ça, j'ai aussi une entreprise où je fais de la sensibilisation à la neurodiversité en entreprise.
- Manu
Super, trop bien. Et justement, on va aller directement sur cette question du TDAH et du TSA. À quel moment de ton parcours professionnel tu as réalisé que tu étais TDAH et que tu avais un TSA ? Et qu'est-ce que... Qu'est-ce que ça a débloqué ?
- Lulu
Même le parcours un peu de diagnostic, les questions que tu t'es posées, les phases par lesquelles tu es passée. Peut-être parce que ça fera écho aussi à d'autres personnes.
- Charlotte
Le premier diagnostic, c'était d'abord le TDAH. Il est arrivé complètement par hasard. Je ne savais pas ce que c'était que le TDAH quand on m'a diagnostiqué. Au début, j'ai consulté mon généraliste parce que j'avais des problématiques qui étaient liées au TDAH, mais sans le savoir. Même pas les symptômes les plus connus, c'était plutôt des difficultés avec la mémoire de travail, ce genre de choses, la fatigue en permanente, des difficultés d'élocution aussi, parce que parfois je mettais des mots dans le mauvais ordre, qui étaient en fait juste liés à l'impossibilité, mais pas du tout un problème particulier d'élocution. Mais bref, et du coup, on a creusé un peu au début, d'un point de vue neurologique, j'ai fait un IRM, etc., pour voir ce à quoi ça pouvait être dû. On n'était pas du tout sur la piste. du TDAH et en fait quand on a vu que neurologiquement j'avais rien qui expliquait ces petites problématiques là je ne sais plus qui m'a parlé de ça, d'aller voir un psychiatre et c'est là que j'ai fait mon bilan et quelques semaines après j'ai eu le résultat et donc j'avais bel et bien un TDAH donc je ne savais pas du tout ce que c'était, ce que ça impliquait etc et ensuite ça répondait quand même à une partie de mes difficultés mais Il y avait beaucoup de choses, on va dire, qui n'étaient pas, je ne sais pas, je n'étais pas convaincue à 100%. Et puis, au bout d'un an et demi à peu près, je connaissais déjà l'autisme, je connaissais pas mal, mais j'avais, je pense, la vision que beaucoup ont, une vision peut-être un peu caricaturale, on va dire, de l'autisme.
- Lulu
La partie stéréotypée, enfin vraiment aussi le petit garçon qui est soit très très intelligent mais socialement qui s'en sort pas très bien, ou l'autiste non-verbal et il n'y avait pas trop de place au milieu, c'est ça ?
- Charlotte
Exactement, exactement. Et du coup je ne me reconnaissais pas dedans. Et en fait à force de créer du contenu, parce qu'au début sur les réseaux sociaux je ne parlais que du TH, puisque c'est ce qui me concerne. À force de créer du contenu là-dessus, je voyais d'autres créateurs de contenu parler de l'autisme. Et j'ai commencé un peu plus à me reconnaître dans certaines choses. J'ai notamment lu une bande dessinée qui s'appelle La différence invisible de Julie Lachaise, qui est absolument extraordinaire.
- Lulu
Elle est incroyable.
- Charlotte
Elle est vraiment très bien, cette bande dessinée. Et quand je l'ai lue, j'ai fondu en larmes. En fait, c'était de la pièce du puzzle manquante. C'était une évidence et je savais que c'était ça. Et là, à l'inverse du diagnostic TDAH qui est un peu arrivé par hasard, le diagnostic d'autisme, c'est vraiment moi qui l'ai cherché et qui ai fait ce qu'il fallait pour que ce diagnostic soit posé. Ça n'a pas été un parcours qui était facile parce que forcément, ça faisait deux ans qu'avec mon psychiatre, à chaque fois qu'on se voyait, on ne parlait que du TDAH, on avait une visière là-dessus. Donc forcément, quand j'ai commencé à lui parler de l'autisme, lui, il ne voyait pas trop le rapport puisqu'on ne regardait pas du tout les symptômes. En plus, je suis tombée sur des professionnels qui n'étaient pas très éduqués sur ce sujet-là. Un psychologue m'a dit que je ne pouvais pas être autiste parce que je regardais dans les yeux et que j'étais souriante, et que j'avais quelques amis. Mais je restais malgré ça, plus le temps passait, plus je me connaissais, et j'arrivais à comprendre que c'était bel et bien ça. Après, je suis tombée sur une professionnelle qui était formée à l'autisme, notamment chez la femme, qui plus elle était en TDAH, etc. Et ça m'a permis d'obtenir mon diagnostic. Et je pense qu'avec le temps aussi, mon psychiatre a vu qu'en effet, on avait un peu une visière sur le TDAH depuis le début, mais que l'autisme était bel et bien présent. Et voilà, c'est comme ça en gros que j'ai obtenu mon diagnostic. Du coup, le TDAH est arrivé très facilement. Et l'autisme, ça a été 8 mois à peu près de parcours de diagnostic.
- Lulu
Sachant que 8 mois, ça reste assez court pour un diagnostic d'autisme. Parce que moi aussi, j'ai d'abord eu le diagnostic de TDAH parce que pareil, des problématiques un peu de grosse fatigue aussi. Des tâches simples qui me fatiguaient énormément et que je n'arrivais pas forcément à faire au boulot. La mémoire de travail, tout ce qui était consigne orale et TSA, retenir, c'était catastrophique. Toute la partie organisation, priorisation aussi. Donc là, il y a la partie-là qui est arrivée. Toi, je ne sais pas, mais moi, je sais que je suis sous traitement. Enfin, je prends du méthylphénil date. Et quand j'ai commencé à en prendre, j'ai eu l'impression que les symptômes, on va dire tout le côté masquage autistique, je ne savais pas encore à l'époque, ça a été exacerbé par la prise de traitement. Et je n'arrivais plus du tout à compenser. Et c'est là que justement, avec ma psychiatre, on s'est dit bon, il y a peut-être autre chose. Mais moi, pareil, l'autisme, c'était non, ça ne peut pas être moi parce que je m'en sors bien. Socialement, je sais que ça a toujours été un peu galère, mais bon. Je pensais que c'était le cas pour tout le monde. Et après, moi, j'avais essayé d'appeler le CRA, qui est le Centre de Ressources Autisme. Déjà, je n'avais même pas réussi à les avoir au téléphone, mais sinon, c'est trois ans de délai pour essayer d'avoir un rendez-vous et un diagnostic en passant par la voie publique. Sinon, c'est de passer par du privé, mais ça peut coûter cher et ça peut vite être le parcours du combattant, comme tu disais, des fois, de tomber sur des professionnels qui ne sont juste pas formés. Ou alors, le côté autisme chez la femme qui a été assez peu étudié. Ou alors, ah bah oui, mais si tu as un TDAH, tu ne peux pas avoir d'autisme. Ce qui n'était encore pas possible jusqu'en 2013.
- Charlotte
Alors qu'une personne autiste sur deux a un TDAH.
- Lulu
Et je crois que dans l'autre sens aussi, ça marche. C'est une comorbidité qui est assez présente. Pareil avec les troubles dys et même d'autres maladies. Ça, je m'en suis rendue compte après.
- Charlotte
Complètement.
- Manu
Et du coup, Charlotte ? Justement, une fois que tu découvres ça, comment ça s'est passé concrètement dans ton taf ? Puisque tu nous as parlé de tout le travail que tu fais justement côté neurodiversité, mais tu as aussi une activité salariée en tant que product owner. Je ne sais pas si c'était le cas d'ailleurs à ce moment-là, au moment de ta diagnostic. Et du coup, qu'est-ce qui se passe à ce moment-là concrètement ? Et genre ?
- Lulu
Est-ce que tu as choisi d'en parler déjà ? Est-ce que tu es passée même par la médecine du travail pour voir comment on pouvait adapter ton poste ? Est-ce que l'entreprise l'a bien reçue ou pas si tu as décidé d'en parler ? Comment ça s'est passé ?
- Charlotte
J'ai tellement de choses à dire là-dessus, plein de choses différentes. Déjà, je pense que le diagnostic m'a permis d'expliquer beaucoup de difficultés que je pouvais avoir au travail, le fait notamment que je suis très instable professionnellement parlant. Ça fait 7 ans que je suis dans le monde du travail et j'ai changé 7 fois d'entreprise. J'ai même fait déjà une reconversion, enfin j'ai fait de la communication. Là j'ai du Product Owner mais avant j'ai travaillé dans la communication, dans l'événementiel, donc des secteurs qui sont quand même assez différents de l'informatique. Et quand je l'ai su, en fait ça a été très dur parce qu'il y avait un peu ce syndrome de l'imposteur et je n'osais pas demander des aménagements parce que j'avais toujours fait sans. Et j'avais l'impression que... Le fait de demander des aménagements comme par exemple du télétravail, c'était un peu un signe que... comment dire... En fait j'ai toujours été éduquée avec ce... Ah il faut prendre sur soi, il faut faire des efforts et voilà. Et le fait de demander du télétravail par exemple, ça voulait un petit peu dire que je ne faisais plus d'efforts. Moi je le prenais comme ça en fait.
- Lulu
T'y arrivais avant, mais là t'y arrivais plus, et puis t'as l'impression de demander un peu une faveur parce que tu te compares à d'autres personnes qui n'ont pas les mêmes difficultés que toi. Et c'est vrai que ça peut...
- Charlotte
Ouais, c'est pas forcément que j'y arrivais avant et que maintenant j'y arrive plus. Je le voyais pas comme ça, je le voyais vraiment comme justement j'y arrive autant qu'avant, j'ai les mêmes difficultés qu'avant, elles ont pas forcément changé. Donc du coup, pourquoi est-ce que maintenant, j'aurais un aménagement alors qu'avant, je n'en avais pas ? Ce n'est pas forcément qu'elles ont empiré, c'est juste qu'elles étaient déjà là avant. Mais avant, en fait, je faisais avec. Pourquoi est-ce que maintenant, je ne continuerais pas de faire avec ? Donc en fait, il y avait un peu ce truc, et encore maintenant. Mais c'est difficile de demander du détravaille et tout, parce que pendant des années, je me suis forcée et je faisais avec. Et je me suis dit, et c'est comme ça pour plein d'autres choses, si j'ai réussi à me forcer et à faire avec, je suis censée pouvoir continuer. à faire avec. Donc déjà, moi, vis-à-vis de moi-même, il y a tout un parcours un peu d'acceptation et de savoir demander des aménagements et qui est un peu difficile à trouver une place là-dedans. Ça,
- Lulu
de se coller l'étiquette de personne handicapée ou en situation d'handicap, je sais que c'est quelque chose qui est très très difficile. Parce que, voilà, réussir jusqu'avant, en plus, je pense que... Il y a un peu ce type de profil de s'adapter très vite aux nouveaux environnements, de comprendre assez vite les choses, de faire les liens. Souvent, en plus, si c'est détecté assez tard, c'est qu'il peut y avoir un HPI en plus qui vient un peu aider à masquer et à compenser et trouver d'autres moyens de faire. Mais jusqu'à un moment, soit ça finit en burn-out, soit on change de taf tout le temps et c'est instable, ou on se met dans des situations de précarité. À un moment, l'énergie n'est pas infinie.
- Charlotte
Oui, complètement. C'est pour ça qu'il faut savoir accepter ces aménagements. Mais c'est dur d'oser les demander quand on a fait toute notre vie sans. Et après, ce qui a été difficile aussi, c'est que même quand j'arrivais à les demander, la réaction en face n'était pas toujours très bienveillante. Alors parfois, ce n'était pas volontaire. Mais ça m'est arrivé, et de plusieurs managers différents, d'entendre... des avantages, des faveurs. Récemment, on m'a dit que le télétravail devait rester exceptionnel parce que ce n'était pas hors de question que j'ai des faveurs. On m'a dit aussi, si tu prends un jour de télétravail, dans ce cas-là, peut-être qu'il faudra rattraper. Sauf que les aménagements, ça ne sert pas à être rattrapé sinon. Mais du coup, forcément, ce n'est pas facile parce que quand on a déjà du mal à soi-même, vis-à-vis de soi-même, à se sentir légitime, à demander ses aménagements, etc. En fait, moi-même, je me trouve, je me justifie auprès de moi-même déjà à me dire peut-être que tu n'en as pas besoin parce que tu as toujours fait 100. Et quand bien même j'arrive enfin à me dire bon, allez, je vais en demander un, on se retrouve à devoir se justifier de nouveau, cette fois devant des supérieurs, des managers, etc. Et ce n'est pas hyper évident. Et je pense que c'est pour ça aussi que j'ai développé en parallèle mon activité pour sensibiliser les entreprises. que... En vrai, il y a énormément de personnes neuro-atypiques quand même dans les entreprises, surtout dans le monde de la tech. Et je pense qu'il y a plein de gens qui sont confrontés à ces difficultés-là, alors qu'honnêtement, on ne demande pas la lune. Je peux comprendre que, par exemple, une personne à mobilité réduite en fauteuil roulant, ça peut être compliqué de mettre en place une rampe d'accès parce que c'est coûteux, parce que ça demande des moyens, etc. Par contre, une personne qui demande de rester en télétravail un jour de plus par semaine, c'est... voilà. Je pense que ce n'est pas la lune et il y a beaucoup d'entreprises qui manquent un petit peu de sensibilisation envers ça.
- Lulu
Là, surtout, même des entreprises qui veulent être plus inclusives, elles vont être là à dire « ouais, mais si l'employé ne nous dit pas qu'il est neurotypique, comment est-ce qu'on fait pour savoir ? » En fait, comme tu dis, les pratiques à mettre en place, elles vont bénéficier à tout le monde. Parce que ça peut être, oui, du télétravail. Bon, après, normalement... Il y a un peu un sentiment aussi de confiance, on donne, donc l'employé va aussi donner, il y a ce côté un peu plus fidélité, mais je veux dire des jeunes parents, des familles, des personnes qui habitent loin, ça sera tout aussi bénéfique. Tout ce qui va être aussi consigne écrite, passer plutôt par l'écrit pour les communications, essayer de ne pas mettre de sous-entendus et de choses qui sont subjectives ou qui peuvent être sujettes à interprétation, c'est bénéfique pour tout le monde. Et ce n'est pas juste pour les personnes neuroatypiques et puis on leur fait des faveurs. Oui, totalement.
- Manu
Justement, est-ce que tu peux nous en dire plus sur ton activité pour aller sensibiliser les boîtes et comment tu animes ça ? Parce que justement, tu fais des conférences sur le sujet. Tu as écrit un bouquin également. Et comment tu t'y prends et comment ça se passe vis-à-vis des boîtes ? Oui,
- Lulu
c'est quelle typologie d'entreprise aussi ? Est-ce qu'on vient de voir parce qu'il y a un employé justement et on a envie de l'aider ? Est-ce qu'il y a des similitudes entre les entreprises ? Ou alors c'est... Un peu de tout.
- Charlotte
Honnêtement, c'est un petit peu de tout. Et même au niveau du format, il y en a qui cherchent à sensibiliser de manière générale, mais souvent, c'est quand même des entreprises qui... ont repéré un ou plusieurs collaborateurs qui sont concernés et qui, du coup, ont envie de mettre en place une action globale. J'avais échangé notamment avec une entreprise qui, justement, je leur ai demandé est-ce qu'ils veulent faire une sensibilisation globale ? Et ils me disaient, en fait, le problème, c'est qu'on est 1500 managers et ce serait compliqué de sensibiliser individuellement tout le monde. Mais du coup, qui était intéressé plus en se disant, peut-être on va cibler une équipe et on va accompagner une personne en particulier. échanger avec son manager, etc. Donc en fait, les besoins dépendent un petit peu, mais je pense que quel que soit l'apport d'entrée, que ce soit une sensibilisation très globale ou juste une personne qui est accompagnée de manière individuelle, c'est déjà bien, c'est déjà un premier pas et ça montre quand même que l'entreprise, elle est à l'écoute et qu'il y a des choses qui se mettent en place, en fait.
- Manu
Et justement, pour illustrer ça, dans la conférence que tu vas animer au Forum PHP, tu vas mettre en lumière à ce... Des situations qui peuvent sembler banales et des situations du quotidien pro sur différents cas. Est-ce que, sans nous faire la conférence maintenant, mais nous parler un petit peu et nous citer peut-être un ou deux exemples de ce que tu vas présenter, que ce soit parlant pour des gens qui ne sont pas du tout au fait sur ces sujets ?
- Charlotte
Oui, complètement. La conférence parle du handicap invisible de manière plus globale, pas que de l'autisme et du TDAH. Mais l'idée, c'était vraiment de montrer qu'une seule et même situation peut être vécue de plein de manières différentes selon les personnes. Et en effet, du coup, je reprends un peu dix exemples de choses banales qu'on vit au quotidien, comme une pause café, travailler en OpenAI space, une réunion un peu longue, etc. En montrant qu'est-ce qui peut être difficile pour une personne avec un handicap invisible. Je vais te donner un exemple. À un moment, je parlais du flex office. Donc le flex office, c'est-à-dire le fait de devoir faire place nette sur son bureau chaque soir parce que potentiellement, demain, il y a quelqu'un d'autre qui va prendre votre bureau. Une personne qui peut être malvoyante, par exemple, en fait, chaque jour, elle va mettre des stratégies, des systèmes de compensation en place pour pouvoir un petit peu se repérer dans l'espace, voir repérer où est assis tel collègue, où est assis son manager, où est la cafette ou son nettoyeur, etc. Et en fait, si tous les jours, son bureau, il change de place et que tout le monde dans l'open space 80 personnes qui changent de place chaque jour, en fait, tous les jours, elle doit remettre en place un système de compensation pour se repérer. C'est des petites choses comme ça, en fait, qu'on ne voit pas forcément. Et du coup, on peut juste interpréter activement des comportements comme « Ah ouais, lui, il ne veut jamais changer de place » ou « Elle a une chaise ergonomique, elle a des privilèges » ou « Elle est capricieuse, il lui faut sa petite chaise » . Mais en fait, peut-être que la personne, elle a besoin d'une chaise très particulière parce qu'elle a une sclérose en plaques et qu'elle a des douleurs. Enfin, voilà. En fait, l'idée, c'est un peu de montrer Merci. qu'est-ce qu'il y a derrière les interprétations ? Ou pareil, un collègue qui ne viendrait pas souvent en pause café ou qui ne mange jamais avec ses collègues, on peut juger ça et se dire qu'il ne veut pas s'intégrer alors que ça se trouve que la personne, c'est une personne autiste et qu'en fait, elle a besoin de temps de récupération pendant la pause déjeuner et qu'elle préfère être seule. L'idée, c'était vraiment de montrer un petit peu qu'est-ce qui peut se jouer au-delà des jugements qu'on peut avoir.
- Manu
Très bien. Et alors, par extension, parce que là, c'est vrai qu'on a parlé plutôt du cadre Hello. professionnelle, mais dans les contenus que tu crées, justement, tu t'animes aussi une communauté et tu crées des contenus qui sont orientés aussi dans une vision plus personnelle et pas dans le cadre du travail. Est-ce que tu peux nous en dire aussi quelques mots ?
- Charlotte
Oui, sur les contenus que je crée sur les réseaux sociaux ?
- Manu
Oui.
- Charlotte
Le but, c'était vraiment, en fait, c'est parti du constat, j'en avais marre un petit peu que les gens ne voient pas la réalité de ce qu'on vive. et que les gens avaient l'impression que... Alors, à l'époque, c'était le TDAH seulement, mais que les gens avaient l'impression qu'on les toussait un peu TDAH ou que c'est juste un trait de caractère. Et j'avais envie de montrer...
- Lulu
On est tous un peu autistes. Oui, c'est ça.
- Charlotte
Voilà. Et j'avais envie de montrer à quoi ça ressemble, en fait, quand on est chez soi, quand on ne masque pas, etc. Et c'est un petit peu ça que j'essaye de faire sur mes réseaux. Là, notamment, il n'y a pas très longtemps, j'étais en pleine, ce qu'on appelle, une paralysie du TDAH. C'est-à-dire une paralysie exécutive, en gros. Des moments où on n'arrive pas à passer à l'action, on n'arrive pas à organiser, prioriser. Et en fait, on est complètement bloqué. Et ça, c'est difficile à expliquer. Et si on dit à quelqu'un, j'arrive pas à me mettre, on peut passer pour quelqu'un de flemmard ou ce genre de choses. Typiquement,
- Lulu
on procrastine tout le temps aussi, alors que c'est pas...
- Charlotte
Et du coup, typiquement, je me suis filmée pour montrer un petit peu à quoi ça ressemble. Et c'est des choses que moi, quand j'ai des paradis du CDH, parfois ça peut durer plusieurs heures chez moi, mais personne ne le voit. Pourquoi ? Parce que quand quelqu'un vient chez moi, du coup, ça va me motiver et ça va... Je vais m'activer. C'est vrai que ça arrive quand je suis seule. Donc forcément, quand je suis seule, personne ne le voit et personne ne peut comprendre ce que je vis. Et l'idée, c'est de faire un peu des petites vidéos comme ça qui permettent vraiment de montrer ce qu'on vit. Parfois, c'est un peu humoristique. Mais voilà. Et puis, il y avait l'idée aussi de... Je fais aussi beaucoup de contenu où j'explique des choses qui ne sont pas assez expliquées, on va dire, par les psychiatres lors du diagnostic. Typiquement, par exemple, il y a des liens. qui ont été très documentés entre l'autisme et les ballonnements. Ce n'est pas très glamour, mais il y a des vrais liens. Et en fait, il y a beaucoup de personnes autistes qui ont des problèmes digestifs, de ballonnements, etc.
- Lulu
Est-ce qu'il y a le syndrome du côlon irritable aussi ? Il me semble que c'est une comorbidité au même titre que le syndrome des lèvres dans l'os. J'ai vu que c'était fibromyalgie aussi. C'est des choses où les signaux sont traités un peu différemment aussi par le cerveau. on ne se rend pas compte de tous les liens qu'il peut y avoir.
- Charlotte
Oui, mais il y a plein de choses. On dit toujours que le ventre, c'est le deuxième cerveau. Et à partir du moment où on a un cerveau qui est formé un peu différemment, forcément, ce qui se passe dans le système digestif est aussi impacté. J'ai vu une stage où 90% de la sérotonine est produite dans le ventre. Donc, c'est pour ça qu'il y a des choses comme ça, où quand on a un diagnostic, on est un petit peu lâché dans la nature. Et moi, j'ai à cœur d'expliquer aux gens, en fait, Au-delà de qu'est-ce que c'est que l'autisme et le TDAH, qu'est-ce que ça implique derrière ? Tout à l'heure, on parlait du syndrome de l'imposteur. On va faire comprendre aux gens que c'est normal de passer par cette étape-là et qu'il y a plein de gens aussi qui sont comme ça et qui passent par cette case de j'ai un syndrome de l'imposteur parce que j'ai été diagnostiqué tardivement. Voilà, toutes ces petites choses un peu qu'on peut vivre, qu'on ne comprend pas forcément et qui peuvent être liées à l'autisme ou au TDAH.
- Manu
Trop bien. Et après, pour... J'aimerais aussi, pour remettre un peu dans le contexte technologique, parce que c'est vrai que dans les épisodes précédents avec nos autres invités, on a abordé le cas de l'IA et le sujet de l'IA et justement comment ça implique des changements dans la vie des gens et des équipes. Et toi, tu nous avais partagé du coup, dans l'épisode qui ne se fera jamais de jour malheureusement, comment toi, tu t'en étais saisi aussi pour te faciliter la vie. Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu comment tu te l'as approprié ?
- Charlotte
Alors déjà, moi, la première chose qui m'a beaucoup aidée, c'est pendant tout mon parcours du diagnostic, là où je me suis beaucoup servie de l'IA, c'était pour un petit peu m'aider à réfléchir et à comprendre quelles étaient mes difficultés, qu'est-ce qui était normal, entre guillemets, ou pas. Faire un petit peu, en gros, tout le travail que j'aurais dû faire avec un psy. Mais en fait, c'est dur de savoir qu'est-ce qui est normal ou pas, parce qu'on n'est pas toujours dans la tête des autres et qu'il y a des choses aussi... Quand on les vit depuis toute petite et que c'est notre normalité à nous, on ne se rend pas forcément compte. Et l'intelligence artificielle m'a énormément aidée là-dessus parce qu'elle me permettait de comprendre. En fait, pour t'expliquer, en gros, les symptômes de l'autisme et du TDAH, là où c'est compliqué, c'est qu'ils peuvent être liés à plein d'autres choses. Ils peuvent être liés à du stress, de l'anxiété, à un burn-out, parfois de la fatigue, etc.
- Lulu
Une dépression. Bon, après, là, on n'empêche pas l'autre aussi.
- Charlotte
Voilà. Et du coup, par exemple, mes difficultés relationnelles avec les autres, j'avais besoin de comprendre, pour avoir un diagnostic le plus juste possible, à quoi elles étaient dues. Parce que si j'arrive chez le psychiatre en disant juste « j'ai des difficultés dans les relations sociales » , ça ne va pas aller. Ce qui est intéressant, c'est de comprendre le mécanisme derrière. Et justement, en fonction du mécanisme derrière, on va pouvoir voir si cette anxiété est due à un manque de confiance en moi. Est-ce qu'elle est due à un traumatisme ? Est-ce qu'elle est due à une dépression ? Est-ce qu'elle est due à l'impulsivité liée à mon TDAH ? Ou est-ce qu'elle est due à vraiment une difficulté à comprendre l'implicite liée à l'autisme, par exemple ? En fait, il peut y avoir plein de mécanismes derrière une seule et même difficulté. Et c'est là que justement l'intelligence artificielle m'a été hyper utile, c'est qu'elle m'a posé un petit peu toutes les questions. Donc quand je vais lui dire, moi je lui décris juste le gros symptôme, ce que je vois, la partie émergée de l'iceberg, je vais lui dire, ben voilà, j'ai du mal avec les autres. Et l'intelligence artificielle, elle m'aide à me dire, pourquoi, qu'est ce qui se passe, comment tu te sens, en fait elle me pose plein de questions qui m'aident à creuser et en fait je me suis rendu compte que ce que pendant des années j'ai pris pour du manque de confiance en moi, en fait le manque de confiance en soi il a bon dos et que à 30 ans non maintenant j'ai confiance en moi et que mes difficultés par contre elles persistent donc c'est pas juste du manque de confiance en moi donc voilà ça m'a vraiment été hyper utile et encore maintenant quand il y a des choses que je comprends pas pour on va dire alimenter ma réflexion après aussi ça m'est très utile dans des petites tâches du quotidien comme Par exemple, notamment la rédaction de pas forcément de mails, mais même parfois de petits messages tout simples, etc. Ou des choses où, en tant que personne autiste, je peux avoir un peu du mal à comprendre certaines nuances. l'implicite, les sous-entendus, etc. C'est pas naturel pour moi de savoir ce qui se dit, ce qui se fait, etc. Je peux demander à l'IA et ça va beaucoup m'aider, que ce soit à reformuler, à comprendre certaines choses, etc.
- Lulu
Ouais, non, ça c'est... Moi, c'est vrai que c'est quelque chose qui m'a beaucoup aidée et puis je te rejoins aussi beaucoup sur le côté est-ce que ça c'est normal ou pas ? Parce qu'il y a aussi, pas forcément, il y a les questionnaires où t'as des questions mais il y a le côté aussi très littéral du TSA. Et moi, j'étais en mode, mais en fait, non, je ne prends pas les choses littéralement. Mais du coup, à chaque question, j'étais, ouais, mais non, mais ce n'est pas exactement moi, ça. Du coup, je ne me reconnaissais pas dedans. Et là, l'IA pouvait aider justement à reformuler et expliquer et à prendre moins littéralement tout, même après des situations sociales qui sont des fois un peu complexes, de juste expliquer et puis de juste demander d'analyser un peu objectivement parce que... des fois, il n'y a pas forcément de sous-entendu à aller chercher. Des fois, il y en a peut-être, mais dans ce cas-là, on peut demander à clarifier. C'est une grosse aide du Côté outils. Et je trouve qu'en termes de donner un petit peu d'indépendance, parce que c'est des choses qui peuvent être vite assez rabaissantes à demander à quelqu'un d'autre, de devoir toujours demander son avis sur telle ou telle chose ou d'être assuré aussi.
- Charlotte
Oui, complètement.
- Manu
Alors, le temps défile. Je sais que tu as un autre rendez-vous après. Du coup, j'aimerais qu'on aille sur deux dernières questions. La première étant, pour aller dans la continuité de ce qu'on vient de se dire, quel conseil tu pourrais donner ou vers quoi tu pourrais orienter toutes les personnes qui se sentent Zapier, soit avec leur contexte professionnel, soit suite à tout ce que tu as expliqué pendant cet épisode et tout ce qu'on a évoqué. Tu vois, qui s'interrogent typiquement et qui n'ont pas forcément encore pu poser les mots, su se reconnaître, mais qui savent qu'il y a quelque chose d'atypique.
- Lulu
Qui est un décalage qui est souvent ressenti aussi dans plusieurs contextes.
- Manu
Par où elles peuvent commencer.
- Charlotte
Je pense que déjà la première chose, c'est de... poser la question sur ces difficultés-là, quand est-ce qu'elles surviennent ? Est-ce qu'en effet, c'est lié au contexte professionnel ou est-ce que c'est dans tous les domaines de la vie ? Et depuis combien de temps ? Parce qu'en effet, pour qu'on parle d'un trouble du neurodéveloppement, en tout cas, il faut que ce soit dans plusieurs contextes et depuis l'enfance. Donc déjà, se poser la question, est-ce que je me sens en décalage juste au travail ou vraiment partout ? Et après, si vous voyez que ce sont des difficultés qui sont persistantes, je pense que Il ne faut pas hésiter à en parler. Il y a beaucoup de personnes qui peuvent se dire « Ah, mais j'ose pas ! » Des personnes, notamment l'autisme, on est beaucoup, je pense, à avoir une vision peut-être un peu stéréotypée de se dire « Mais non, mais je ne suis quand même pas à ce point-là ! » Du coup, des personnes qui ne se sentiraient pas forcément légitimes d'en parler. Mais il faut se rappeler que déjà, il y a de la place pour tout le monde. Ce n'est pas en ayant des difficultés que vous allez minimiser celles des autres. Et que le but, c'est de savoir ce que vous avez. Donc, même si ce n'est pas ça, eh bien, tant pis. Ou même, tant mieux, justement. Au moins, on écarte une piste. À partir du moment où vous avez des difficultés, vous êtes totalement légitime d'en parler, quelle que soit la raison de ces difficultés derrière. Et voilà, donc, je pense que c'est le plus important, c'est d'en parler autour de soi. Alors, idéalement, si on peut trouver un psychologue ou un psychiatre, c'est top. Mais si on commence déjà à en parler à d'autres personnes, c'est déjà un premier pas parce que ça peut nous permettre, justement, de... d'avoir un échange avec ne SaaS qu'un ami qui puisse nous rendre compte que non, en effet, ce n'est pas normal, entre guillemets, d'avoir, je ne sais pas moi, de réfléchir autant ou ce genre de choses. Mais voilà, en parler, c'est un premier pas et surtout se dire qu'être indulgent avec soi-même et se dire qu'à partir du moment où on recense besoin, c'est qu'en fait, on est légitime et qu'au final, quel que soit le mot qu'on mette derrière, qu'on appelle ça TDAH, autisme, burn-out, dépression, anxiété, au final, ça, c'est juste quelque chose qui vous permettra ensuite de trouver la solution, mais ce qui compte, c'est que vous avez des difficultés et que vous avez le droit d'en parler.
- Lulu
Ça, et puis généralement, on peut se tourner vers des listes communautaires de spécialistes ou professionnels de santé qui sont bienveillants, bienveillantes, parce que ça, c'est... Il y a beaucoup de violence aussi autour de ça, et des fois, des personnes vont essayer d'aller voir quelqu'un, ça va très très mal se passer, ça va être presque traumatisant, et de... pu vouloir du tout et de se couper à un potentiel diagnostic ou à une aide. Et du coup, voilà, il ne faut pas hésiter à rejoindre potentiellement des communautés, discuter avec d'autres personnes qui peuvent recommander.
- Manu
des professionnels de santé ou des personnes qui sont formées ou qui connaissent. Je pense qu'il y a des groupes de parole, il y a des associations. Voilà, il ne faut pas hésiter à se tourner vers là et ne pas s'arrêter non plus à une mauvaise expérience.
- Lulu
Oui, c'est vraiment très important. Moi, j'en ai eu des mauvaises expériences. Il ne faut pas s'arrêter là parce que, comme je disais tout à l'heure, déjà, peut-être que le professionnel, ça arrive, peut se tromper. Il peut se tromper sur votre diagnostic. Et l'autre chose, c'est que même si c'est vraiment pas ça, pas un TSA ni un TDAH, au moins vous avancez dans votre parcours et vous éliminez des pistes, etc. Donc je pense qu'il ne faut pas s'arrêter à une mauvaise expérience. Et tant que vous avez le sentiment que les choses ne sont pas alignées, que vous n'avez toujours pas trouvé vos réponses, vous avez le droit de continuer de chercher. Vous avez le droit de demander un second avis médical. La parole du psy n'est pas non plus la parole d'évangile. où vous avez totalement le droit de... de remettre en question si ça vous paraît... Moi, j'ai beaucoup de personnes qui me disent, sur ma réseau, qui me disent « Ah, mais le psychologue, il ne pense pas trop. » Mais moi, j'ai l'impression que c'est ça quand même. Vous avez totalement le droit de creuser.
- Manu
À partir du moment où il y a des difficultés, le professionnel en face n'a pas à les minimiser. Là, on peut arriver avec des hypothèses, mais pas à tout de suite tout mettre de côté, les hypothèses et le ressenti de la personne, en se disant « Non, ce n'est pas ça. » Du coup, il n'y a pas de difficultés et on n'écoute pas.
- Charlotte
pas quoi super merci beaucoup est ce que tu aurais une recommandation culturelle à nous partager et tu peux effectivement aussi nous parler de livres et ben oui et ben allez je vais du coup je vais vous recommander mon livre donc s'appelle vous avez un TDAH moi aussi et il est disponible à la fnac sur amazon etc c'est
- Lulu
un livre qui allie à une première partie assez un peu plus théorique qui explique ce que c'est que le TDAH et la deuxième partie qui est beaucoup plus... plus pratiques, comment on vit avec, qu'est-ce que ça fait de vivre avec, avec des petits conseils, des petites astuces. Il y a également pas mal de témoignages personnels, mais aussi de la communauté, des personnes qui vivent avec ça et qui en parlent. J'ai fait en sorte qu'il soit assez simple à lire, parce que je sais que quand on a un TDAH, ça peut être difficile. Et c'est un retour qu'on m'a beaucoup fait, qu'il est facile à lire. Donc voilà, c'est pas un gros pavé. Et j'espère qu'il vous plaira.
- Charlotte
Super, on mettra le lien dans l'épisode. dans les sources de l'épisode et justement où est-ce qu'on peut suivre ton travail et ton contenu ?
- Lulu
Sur Instagram et sur TikTok le compte Petite Raspberry Pi Raspberry Pi Parfait,
- Charlotte
merci beaucoup Charlotte d'avoir accepté notre invitation deux fois et d'avoir pu partager TSA avec nous on te libère tout de suite Merci à toutes celles et ceux qui nous ont écoutés. Et voilà, si vous avez la possibilité et le temps, vous aurez cet épisode qui sortira le mercredi 7, juste avant le Forum PHP. Donc, on vous invite vivement à vous rendre au Forum si vous en avez la possibilité. Donc, c'est à Disneyland Paris, les 8 et 9, donc jeudi, vendredi de cette semaine. Et vous pourrez y retrouver tous nos précédents invités qui font une conférence et également, du coup, Charlotte qui vient de vous parler à l'instant.
- Lulu
Merci beaucoup d'avoir reçu.
- Charlotte
Avec plaisir. Merci à toutes et à tous. Et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Non, on se retrouve cette semaine pour un autre épisode. Ce sera un cas particulier. On a deux épisodes cette semaine. Voilà. Merci encore et à très vite.
- Lulu
À bientôt.