- Lulu
Bonjour et bienvenue dans le Dernier Clic, le podcast où on prend le temps d'avoir des conversations pour comprendre la tech d'aujourd'hui et imaginer demain. On se retrouve comme chaque semaine avec Manu. Ça va Manu ?
- Manu
Oui, c'est bizarre, c'est pas mal quand tu fasses l'intro, ça me va.
- Lulu
Il fallait au moins arriver au 34e épisode.
- Manu
Au 34e, c'est ça, cette saison 2.
- Lulu
Voilà, donc je ne sais pas si je retenterai la fois d'après, mais voilà, c'est marrant.
- Manu
Oui, mais en tout cas, tu as pris cette nouvelle habitude d'introduction puisque tu étais au Forum PHP fin de semaine dernière.
- Lulu
Oui, déjà.
- Manu
Et aussi, tu as participé au salon. SME qui a eu lieu aussi à Paris quelques jours après. Et bon, alors, déjà, tu as pu interviewer différentes personnes là-bas et on vous diffusera ces interviews petit à petit au fur et à mesure des semaines. Là, on voulait prendre le temps après pour remettre dans l'ordre. Si jamais vous nous écoutiez déjà depuis un moment ou que vous nous écoutiez pour la première fois, on a eu un début de saison 2 un petit peu particulier puisque l'an dernier, sur notre première saison avec Lulu, On enregistrait que tous les deux et on alternait des épisodes thématiques et des épisodes Côté outils. On parlait de logiciels, de nos outils numériques, etc. Et là, sur cette saison 2, on a eu la chance de supporter ou de soutenir le Forum PHP, donc un gros événement tech sur Paris. On a reçu plein d'invités, trop bien pendant ce mois et demi.
- Lulu
On remercie énormément d'ailleurs d'avoir pris le temps d'avoir des conversations trop cool avec nous.
- Manu
Oui. et qu'on remercie encore effectivement chaleureusement parce que tous les épisodes étaient trop bien. Et on a aussi eu d'ailleurs Thomas Berbitch qui n'était pas au Forum PHP mais qui était aussi dans cette thématique un peu qu'on a abordée tout le mois de septembre et jusqu'à mi-octobre là à parler vraiment de l'évolution de la tech et du rapport entre l'IA et l'humain aujourd'hui et des enjeux.
- Lulu
Il était au salon SME d'ailleurs puis il fait un petit coucou. Ouais.
- Manu
Pas et de pas, tu nous en reparleras un petit peu après. Mais là, voilà, TSA pour dire qu'aujourd'hui, on se retrouve pour un épisode un peu plus détente avec Lulu, où elle va venir nous raconter un petit peu, justement, ces deux événements, ces deux salons, et qu'on voit un petit peu les tendances de la tech en ce moment, l'impact de l'IA et le ressenti des gens sur ces salons. Voilà, on va dérouler un petit peu ça tranquillement, et la semaine prochaine, vous aurez donc un épisode avec un ou une invitée du Forum PHP pour quelque chose d'aussi un petit peu plus thématique comme on l'a eu sur ce mois et demi. Voilà pour cette intro un petit peu longue. Et ce que je te propose, Lulu, c'est qu'on rentre dans le vif du sujet et on va peut-être commencer dans l'ordre par le Forum PHP.
- Lulu
Oui.
- Manu
Est-ce que, alors déjà, avant qu'on rentre un petit peu dans le détail, tu vois, des différents points, des sujets qui ont été abordés et TSA, est-ce que tu peux nous faire déjà un petit peu ton bilan ? En deux minutes, comment tu l'as trouvé ce salon ? Est-ce que tu as passé un bon moment ? Et qu'est-ce que tu en as retenu en très concis avant qu'on déroule ?
- Lulu
Déjà, l'événement était un peu comme une No-Code Week condensée. Clairement, c'est la même ambiance. Et énormément d'attention aux détails pour que les personnes qui sont présentes se sentent bien. Donc ça, c'était vraiment très cool. Je savais que SaaS être le cas, mais j'avais un petit peu aussi peur que ça soit quand même le côté salon tech. Sauf qu'en fait, c'était très fluide. C'était assez calme aussi.
- Manu
Ce qui, juste pour dire que ça peut rester une surprise, parce que je crois que l'an dernier, il y avait 700 personnes. Alors, je ne sais pas combien vous étiez cette année, mais ça reste un gros événement tech en France quand même.
- Lulu
C'est ça, mais ce n'était pas le côté bruyant avec plein de stands, on n'arrive pas à marcher, on n'arrive pas à se déplacer, on se sent vite surstimulé. Non, non, c'était très calme. Moi d'ailleurs, j'ai pu enregistrer des podcasts tranquillement, de pouvoir aborder les gens. On avait même des petites étiquettes qu'on pouvait coller sur la fiche où il y a nos noms. pour dire, ah ok, je suis ok pour parler, ok je suis timide mais on peut venir me parler, ou non bon là, venez pas me parler, je suis pas d'humeur. Ça je trouve ça... trop bien comme initiative et ça fait du bien. Il y avait même des étiquettes si on voulait mettre nos pronoms. Donc ça, c'est... C'est des attentions qu'on ne remarque pas forcément sur des événements, même des événements qui sont peut-être plus généralistes. Là, c'est vrai que le milieu de la tech reste quand même un milieu où il y a beaucoup à faire en termes de sexisme et TSA. Et je sais que justement, on avait eu l'occasion d'en parler en off avec que... Amélie, qui coordonne en grande partie l'événement et qu'elle, c'était super important. Les personnes se sentent bien, que les codes de conduite, voilà, c'est tolérance zéro s'il y a le moindre débordement. Donc c'est vrai que moi, en tant que femme, je me suis très bien sentie dans l'événement. En plus, il y avait de la moquette donc ça ne faisait pas de bruit quand les gens marchaient. Les lumières étaient tamisées et TSA, c'était trop bien.
- Manu
Et la nourriture était bonne.
- Lulu
Et la nourriture était bonne, en plus. Là, on n'a pas du tout parlé de tech, mais c'est vrai qu'on peut se dire Disneyland, machin, mais en fait, non, pas du tout. Le cadre était... Ça faisait un petit truc quand même. C'était cool.
- Manu
Et alors, justement, est-ce que tu penses que c'est un salon qui pourrait être intéressant et pertinent pour des gens qui ne viennent pas de la tech ? ou qui travaillent dans un milieu peut-être un peu tech, mais qui ne sont pas du tout des profils techniques, et qui pourraient avoir un petit peu peur d'aller dans un coin comme ça, avec des développeurs et des développeuses partout ?
- Lulu
Justement, c'est un peu ce que je disais dans les retours, c'est que moi, si je n'avais pas connu la AFUP par un meet-up qui était organisé à Metz, je n'aurais jamais connu le Forum PHP. Alors que c'est des thématiques qui m'intéressent forcément, n'étant pas développeuse et encore moins développeuse PHP. Mais j'ai l'impression que là, notamment, encore plus avec l'arrivée de l'IA, il y a de moins en moins de séparation entre les langages. Et là, les thématiques étaient vraiment intéressantes. Alors, il y avait trois tracks en parallèle et il y avait vraiment de tout. même si on faisait un marathon de conférences, on pouvait trouver à chaque fois des sujets qui nous intéressaient, nous, même en tant que personnes, si on se pose des questions sur l'IA, ou sur des sujets de gestion de projets, de soft skills. Par exemple, Charlotte qui a fait une conférence sur la neurodiversité et le handicap invisible. Donc ça, c'est des choses qui peuvent concerner toutes les équipes, tech ou pas. D'ailleurs, il n'y avait pas que des développeurs et développeuses, il y avait aussi des PO, des chefs de projet. ou alors des personnes qui ont été devs au début, mais qui sont maintenant plus côté management. Il y avait vraiment de tout, en tout cas. Ou même des personnes qui ne sont pas, qui ne devent pas, mais qui doivent manager des équipes tech ou des projets tech. Et là, c'est quelque chose que j'avais plutôt déjà remarqué côté à la No-Code Week, en tout cas, les sujets qui sont proposés, vu que tout bouge très vite. On est peut-être... un peu moins concentré sur la techno, mais plus sur des compétences qui peuvent être transversales et des choses qui seront encore vraies dans 3-6 mois. Et il y avait le barillat aussi. Alors, moi, j'ai interviewé quelques personnes en parallèle, mais j'ai vu qu'il y avait des discussions, des gens qui étaient curieux aussi. Oui, alors,
- Manu
pour remettre en contexte le barillat, c'est qu'il y avait littéralement un coin où les gens pouvaient aller venir poser toutes leurs questions sur l'IA à des experts et expertes qui étaient là sur place, c'est ça ?
- Lulu
Oui, c'est ça. C'était dans une salle, il y avait des tables hautes, et puis il y avait trois îlots, et les personnes pouvaient venir discuter soit des problématiques qu'ils rencontraient dans leur entreprise, ou alors plus en tant que citoyen, citoyenne aussi, sur qu'est-ce que va devenir le métier, comment ça impacte. même nos sociétés en général. Donc voilà, c'était des discussions qui étaient très larges et pas concentrées sur le code, le code. Donc même des personnes qui s'intéressent à la tech, enfin après on parle de la tech, mais on vit avec, tout le monde est concerné, ça serait clairement le type d'événement qui pourrait convenir.
- Manu
Ok, trop bien. Et sur les sujets abordés, je ne sais pas si tu as eu l'occasion de voir beaucoup de conférences ou pas. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu des confs que tu as vus ? D'ailleurs, je ne sais pas s'il y avait d'autres formats de mémoire que les conférences pour les différents sujets.
- Lulu
Il y avait des ateliers aussi. Atelier, il y a eu des retours d'expérience. Donc ça, je trouve que c'est des choses qui sont peut-être un peu plus difficiles à trouver juste en ligne. Et je crois qu'il y avait en mode... En tout cas, une des conférences que j'ai pu voir, c'était en retour d'expérience avec une personne de chez Jolicoad qui accompagnait. Il y avait en gros le consultant et le client qui étaient sur scène pour parler d'un retour projet et de comment la dette technique avait été gérée, comment est-ce que le regard extérieur a permis de débloquer un projet qui semblait un peu coincé. et au final, peu importe la situation, Alors oui, il y a des stacks qui sont énoncés, mais c'est qu'une petite partie si des personnes veulent creuser en disant « Ah bah regardez, il y a ça qui existe, ça a débloqué tel projet » , mais ce qui a surtout compté, c'est la conduite du changement et l'humain, tout simplement. Donc là, c'est vrai qu'on s'est plus reconcentrés sur ça. Et même au Barilla, ça me fait penser à une des personnes que j'ai pu interviewer, c'est de dire Aujourd'hui, on a cette thématique d'amener l'IA dans notre boîte, mais on ne sait pas trop comment l'aborder, comment est-ce qu'on ne va pas juste générer plus de dettes techniques aussi en l'amenant. Donc c'était vraiment un mode retour d'expérience et de demander un peu des conseils qui sont plus au cas par cas.
- Manu
Un petit rappel d'ailleurs pour celles et ceux qui nous écoutent et qui ne sont pas forcément techniques ou qui n'ont pas écouté nos épisodes où on parlait de développement logiciel. La dette technique, c'est le fait d'aller construire des choses pour atteindre un objectif à court ou moyen terme, et en étant conscient qu'il y a des lacunes qu'on va avoir dans la partie logicielle. Et ces lacunes ou ces failles peuvent s'accumuler. Au bout d'un moment, on appelle ça de la dette technique, puisqu'en fait, c'est des choses qu'il faut reprendre de zéro et reconstruire et repenser. Et c'est quelque chose qu'on a un petit peu dans tous les logiciels de la Terre, avec plus ou moins d'importance, mais qui fait partie des sujets importants maintenant à l'ère de l'IA. Ou si on développe un peu trop vite avec de l'IA, on peut se retrouver rapidement avec de la dette technique à devoir gérer par la suite.
- Lulu
Oui, c'est ça. Et après, il y a eu beaucoup aussi, là où je pense qu'il y a eu énormément de valeur, c'est effectivement, il y a les conférences qui servent à apporter un sujet et des connaissances communes à tout le monde. Et après, de se répartir et de discuter autour de ça, des retours d'expérience, notamment. autour du métier de développeur ou tout simplement, et développeuse, et tout simplement, comment est-ce qu'on se sert, par exemple, de l'IA ? C'est quoi les pratiques ? C'est quoi... Bon, il y avait toutes les questions de « Ah bah oui, mais toi, ton harnais, machin... » C'est... Comment est-ce que tu construis tout le système autour ? Comment est-ce que tu fais pour développer aujourd'hui ? Est-ce que tu écris encore du code ? Est-ce que... Comment... Est-ce que tu... C'est quoi les... les interactions que tu as avec tes clients aussi, comment ça se passe, comment est-ce que tu vends les projets. Donc, c'est très, très large. Et tout le monde était plutôt dans la bienveillance et l'écoute. Et il n'y a pas eu de... Enfin, même moi qui ne développe pas, j'ai pu discuter avec les devs et c'était trop, trop bien. Moi, j'ai appris beaucoup de choses, sans apprendre des choses très techniques. C'était plus un peu de voir comment ça se passe sur le terrain, dans des grosses boîtes, des plus petites boîtes, comment ça se passe à l'échelle des agences, et voilà.
- Manu
Est-ce que tu as vu justement des questions ou des problématiques ou des sujets comme ça qui revenaient tout le temps ?
- Lulu
Le côté de ne pas savoir où est-ce qu'on va avec l'IA, en fait, parce que ça va très vite, et de où est-ce que va le métier. de savoir aussi que c'est potentiellement le domaine qui a impacté en premier mais comment est-ce que ça va impacter le reste ensuite et que là il y a quand même un tournant mais de tester des choses mais sans trop savoir ce qui se passe de savoir qu'on ne peut pas non plus dépendre que d'un seul fournisseur que ce soit pour l'hébergement, pour un modèle donc il y a aussi les questions de souveraineté, de gouvernance qui sont là, clairement, parce qu'il y a des inquiétudes du Côté outils, même si c'est compliqué de faire autrement. Beaucoup de Claude Code, tout simplement. Mais en sachant que c'est pas sûr que ça sera accessible tout le temps, ou de garantir que dans un an, ça sera toujours la même chose. Et qu'il n'y aura pas... Peut-être de perte de confort ou d'être conscient que ça ne va pas forcément aller quand s'améliorons. Et beaucoup de... le côté aussi, pas perte de sens, mais de la fatigue aussi, le côté un peu FOMO, d'avoir peur de louper, de ne pas assez monter en compétence, d'être dépassé en fait. C'est juste que les choses vont tellement vite, le cerveau n'a pas le temps de prendre... TSA en compte, les organisations sont pas prêtes non plus, et chacun essaye un peu de suivre comme il peut.
- Manu
Ça c'est vrai qu'on le voit beaucoup, nous on avait déjà parlé en off, en dehors des épisodes, mais là en faisant de la veille régulièrement, toutes les semaines la quantité de contenu qui sort sur comment interagir avec l'IA, construire son harnais, changer ses méthodes de développement, et des techniques, des moyennes boîtes, grosses boîtes, les nouveaux modèles, les machins, enfin... il y aurait moyen de juste passer littéralement tout son temps à améliorer la manière dont on bosse au lieu de bosser.
- Lulu
C'est ça, mais d'un côté, de ne pas forcément trop investir parce qu'autant ça va être built-in après dans les services qui sont fournis. De se dire, on ne peut pas non plus tout investir et tout miser là-dessus parce que la techno est tellement nouvelle. On ne sait pas si c'est celle-là telle qu'elle est aujourd'hui qui sera encore là dans un an. des choses qui sont déjà perceptibles à l'échelle individuelle, c'est amplifié à l'échelle d'une boîte, parce que d'un côté, il faut quand même avancer, mais sans tout miser là-dessus. C'est sûr que ça amène beaucoup de questionnements. Après, je pense que j'en reparlerai, mais après que j'ai fait ma conf, il y a des personnes qui sont venues me voir. pour me remercier que le sujet était abordé, donc ça, ça m'a vraiment touchée. Mais aussi de se dire, ouais, ben moi j'y vais, et d'un côté j'aime bien ce que ça me permet de faire, mais en même temps je suis consciente qu'il y a des choses qui vont pas et que ça va pas durer en fait. Mais comment est-ce qu'on gère ça ? Comment est-ce qu'on gère un peu cette dualité de oui, c'est bien, et en même temps on n'a pas le choix que d'y aller ? Ce qui ressortait beaucoup, c'était aujourd'hui, c'est impossible de dire Rue. qu'on n'utilise pas DIA en tant que développeur et développeuse, et juste de se dire, ben non, moi je fais un peu de l'artisanat, j'écris mes lignes de code à la main et TSA, et que là aujourd'hui, ce discours ne passait plus, dans tous les cas. Et que beaucoup de personnes qui étaient encore réfractaires il y a un an, ont fait un switch et sont revenues sur leur discours. Il y a un an, oui, mais on ne peut pas, enfin, ça ne marche pas encore très bien, on a encore... on doit encore écrire le code, relire. Là, aujourd'hui, c'est un petit peu moins nuancé quand même. Certaines personnes qui étaient vraiment opposées ou qui étaient les plus critiques, le discours a un peu changé. Donc là, même en un an, apparemment, c'est quelque chose qui a été remarqué.
- Manu
C'est difficile de contester sur ce sujet-là. C'est vrai qu'il y a sur plein de domaines, plein de métiers, plein d'autres choses. peut être mise en cause sur la partie retour sur un lassissement, etc. Mais en tout cas, sur le code en lui-même, même si, d'ailleurs, on renvoie à l'épisode, enfin aux deux épisodes, celui avec Xavier et celui avec Gaël, où les deux parlent justement de l'adoption de l'IA côté développeur et comment on s'en saisit pour développer bien avec. Mais ça n'empêche pas d'avoir des pratiques, de la méthode et plein de choses autour. Mais en tout cas, l'IA tant que exécutantes pour créer du code, c'est assez incontestable qu'elle peut être dans des bonnes pratiques, elle peut être très pertinente. Oui,
- Lulu
mais en tout cas, c'est pas mal redécalé, comme on disait, sur la définition des besoins, de plus passer de temps à discuter avec les autres personnes et qu'aujourd'hui, c'était aussi impossible. C'était impossible de tenir le discours de dire « Non, on n'a pas le temps de faire des tests, on ne peut pas produire, on fait un peu une croix sur la qualité. » Là, on ne peut plus se le permettre. C'était un peu le discours des boîtes, c'est « Non, maintenant, on est obligé de faire ça. »
- Manu
Si tu ne le fais pas, c'est...
- Lulu
Il n'y a plus aucune excuse, en fait, pour ne pas le faire.
- Manu
Avant, c'était déjà une mauvaise pratique de ne pas accorder du temps à la qualité. Mais maintenant, c'est que c'est vraiment une mauvaise pratique volontaire. de ne pas faire les choses bien.
- Lulu
C'est ça. Et que, en tout cas, les boîtes qui ne le font pas, c'est une erreur. Et ça va peut-être amplifier. Là, ce n'est juste pas possible de ne pas sortir de la qualité. Voilà. Et il y avait eu la conf, la dernière conf, qui avait été très cool aussi avec le photographe, sur l'impact de l'IA sur le métier de reporter. Et lui, il avait un peu suivi la génération d'images et TSA. Et il a commencé en demandant un peu à l'Assemblée ce qu'il pensait que telle image était générée ou pas. quasiment tous fait avoir, en fait, je pense. Et de dire que là, d'autant plus aujourd'hui, les individus veulent du vrai ou en tout cas de la qualité. Et parce qu'en fait, la production de faux, enfin, même la production devient tellement peu chère et facile qu'on revient à ce qui fait que quelque chose est, enfin, pas humain, mais... qui permet de se démarquer et qu'il faut d'autant plus se démarquer aujourd'hui et que c'est presque simple vu que tout est nivelé à un niveau moyen, il faut se questionner sur qu'est-ce qui fait que ma prestation est unique, qu'est-ce qui fait que l'IA ne peut pas forcément reproduire ce que je fais ou alors se servir de l'IA pour aller plus loin que ce qu'on aurait été au départ et pas juste produire plus en fait, mais produire du plus qualitatif, plus humain ou en tout cas qui convient plus aux besoins.
- Manu
Trop bien. Enfin, trop bien, justement. Justement, c'est la tendance, entre guillemets, générale de se dire, maintenant, il faut qu'on revienne aux besoins métiers, aux besoins des gens et à l'importance de délivrer des solutions de qualité qui sont adaptées aux problèmes des boîtes. C'est le monite de technique pour la technique.
- Lulu
D'ailleurs, ça, c'est un autre truc que j'ai fait parce que, bon, apparemment, le salon PHP, le Forum PHP, le salon SME, ce n'était pas suffisant. Mais en gros, samedi matin, j'ai fait un atelier de design. post-capitaliste. Enfin, c'était...
- Manu
D'accord. Ça consiste en quoi ?
- Lulu
Réfléchir déjà avec des... Parce qu'on a des réflexes, on a du capitalisme qui est plus ou moins intériorisé dans la manière dont on produit les choses, de se dire si je produis une solution, il faut que je maximise la rétention, il faut qu'un maximum de personnes l'utilisent, alors que... Post-capitalisme, ce n'est pas forcément anticapitaliste, mais c'est plus de se dire, OK, on voit qu'on est un système qui a bout de souffle. Comment est-ce qu'on peut construire des solutions pour l'après ? Et une des choses, après, c'était beaucoup de l'idéation, de comment est-ce qu'on fait sortir des idées, comment est-ce qu'on lance des projets aussi. C'était vachement cool. Et le truc, c'était de tomber amoureux du problème et pas de la solution. Et parce que ça peut du coup empêcher de jeter une solution qui ne répond pas complètement au problème parce qu'on y a passé du temps, alors que si on tombe amoureux du problème, on pourrait être agile et faire en sorte de proposer d'autres solutions. Et il n'y a pas qu'une manière d'y répondre. Il ne faut pas s'enfermer dans cette manière de répondre et de vouloir absolument créer du besoin en fonction de la solution qu'on apporte. Et justement, un des objectifs, c'est de faire en sorte que les personnes qui avaient besoin de la solution qu'on a proposée s'en passent. Parce que ça veut dire qu'on a réussi à résoudre le besoin et qu'on a rendu les personnes autonomes. Donc c'est des choses où si, par exemple, on veut faire en sorte que, je ne sais pas, notre groupe était parti sur du troc de compétences à l'échelle d'un village. de se dire « moi je sais faire ça, telle personne sait faire ça, donc on les met en relation » . Et à la fin, c'est presque de se dire qu'il n'y a plus besoin de ça, parce qu'on a permis de recréer le lien et que ça se fasse tout seul. Et que la solution, en soi, elle est jetée, elle n'est pas nécessaire pour faire de l'argent, il n'y a pas vraiment ça, mais qu'on a répondu au problème. C'est un autre truc de se dire « je construis des applications, mais dont le but c'est de faire s'émanciper les gens » . de faire en sorte qu'ils n'en aient plus besoin. Et voilà. Et plutôt que d'essayer de mettre des dark patterns, de faire en sorte qu'ils y soient tout le temps, machin. Voilà, c'est...
- Manu
Oui, et pour clarifier les dark patterns, c'est des techniques où on va utiliser un petit peu les failles du fonctionnement humain et du cerveau humain. Les biais et TSA, oui. Voilà, tous les biais pour ce que font les réseaux sociaux. pour vous garder captif et le fameux scroll infini et plein de techniques justement de capter de l'attention de refaire de la stimulation et tout et qui rend addict les gens Le plus crière, c'est les réseaux sociaux, mais il y en a effectivement dans d'autres outils. Oui,
- Lulu
parce que leur modèle économique repose sur la publicité. Donc forcément, plus les gens restent sur les réseaux sociaux, plus ils voient de la pub, plus ils sont rémunérés. Après, par exemple, les réseaux sociaux dans un design post-capitaliste, comment est-ce qu'on peut imaginer un réseau social sans TSA, mais qu'il faut quand même... Et de se dire, ah bah oui, les gens, après, ils arrivent à s'en passer parce qu'on a réussi à recréer le lien et TSA. Enfin, c'est d'autres manières d'imaginer.
- Manu
J'ai envie de dire Tandem. Je ne sais plus si c'est Mastodon ou Blue Sky. Mastodon. Si les deux le font. Blue Sky aussi, je crois qu'il n'a pas non plus d'algorithme de contenu. Tu peux le choisir en tout cas.
- Lulu
Enfin, il est ouvert. Tu peux le choisir. Mastodon, c'est un peu différent parce que tu peux payer. C'est un peu plus démocratique. je dirais il y a plus de choix avec les utilisateurs enfin c'est en tout cas les deux sont bien mais je pense que enfin voilà il y a des choses encore à explorer mais c'est vrai que ça reste pas grand public non plus et ça peut être un peu compliqué à aborder aussi bah
- Manu
Mastodon peut-être un peu plus parce que tu dois choisir ton serveur et tout c'est ça Blue Sky bon au final je n'utilise plus qu'un réseau social aujourd'hui à part LinkedIn 20 minutes par semaine mais j'avais créé un compte de Skype que j'avais laissé vite fait et c'est vrai que c'était quand même aussi simple je dirais de faire un compte à utiliser qu'un Twitter du coup un X ou ce type de plateforme sauf que ouais comme tu n'as pas d'algorithme en soi tu ne te fais pas bombarder de tout et n'importe quoi en fait tu ne vois que du contenu de gens auxquels tu es inscrit Je crois qu'il y avait deux modes. Tu avais le fil où il te mettait des trucs random en fonction des sujets, si tu le souhaitais, et après, ton fil qu'avec les gens abonnés. Mais il me semblait que ton fil random était quand même choisi.
- Lulu
Il me semble que tu peux avoir la main dessus et tu peux toi-même te créer ton algorithme. Il me semblait qu'il y avait ça aussi. Après, je passe presque plus de temps sur les réseaux sociaux pour ma santé mentale.
- Manu
Très bien. Juste pour finir sur le Forum PHP après on fera quand même un petit débrief rapide aussi du salon SMA qu'est-ce qui t'a le plus marqué au Forum PHP ? Est-ce qu'il y a vraiment un truc coup de cœur ? Un sujet, une discussion une personne, un détail
- Lulu
J'ai discuté avec tellement de monde c'était ouais fatiguant dans le bon sens du terme mais le côté web partage où on est tous un peu dans la posture de se dire « Ok, chaque personne peut apporter quelque chose » . Il y avait des discussions, il y avait du débat, mais ça restait très courtois et ça fait du bien, justement. Mais après, c'est vraiment le côté bienveillance aussi général. Les bénévoles étaient vraiment au top et aux petits soins. C'était trop cool, même moi en tant que conférencière, d'avoir pu avoir un peu les essais avant, d'être venue me chercher pour me dire « tiens, est-ce que tu as besoin de quelque chose pour la conférence ? » Tout était super bien préparé. D'ailleurs,
- Manu
ton ressenti à toi sur ta conférence ? À froid maintenant que c'est redescendu, que c'est passé ?
- Lulu
J'ai passé beaucoup de slides. Mais j'ai réussi, je pense, à montrer des choses. Le but, ce n'était pas de convaincre, c'était surtout de montrer un peu les projets qui s'étaient montés, notamment Comparia, les comparatifs, de montrer aussi qu'il y a du physique derrière l'IA, qu'il y a tous les signaux qui montrent que ça ne peut pas continuer. tel que c'est aujourd'hui. Pardon,
- Manu
on ne l'a pas précisé, mais ta conférence, c'était sur IA frugale. Et on vous renvoie à l'épisode avec Lelu, il y a deux semaines, à peu près.
- Lulu
Oui, c'est ça. On sent qu'il y a des préoccupations, notamment avec ce qui s'est passé cet été avec la coupure de Fable aux Européens. De se dire, ah, ok, c'est possible. Du jour au lendemain... Peut-être les process que j'ai construits autour d'un certain modèle, on dépend d'un président d'un autre pays. Et ce n'est pas que l'aspect impact environnemental, mais ça vient rejoindre l'aspect souveraineté, de savoir aussi de qui on dépend, de se poser un peu plus de questions sur... Qu'est-ce qu'on est prêt à laisser ? Est-ce que c'est des choses qui sont critiques pour notre boîte, pour nous ? Enfin, le côté autonomie cognitive. Donc, c'est un peu toutes les... question là et je pense que ma conf était peut-être dense mais en discutant après avec les différentes personnes il ya chaque personne avait un peu un chiffre ou un fait qui les a marqués et qui les leur a parlé en tout cas donc je me suis dit bon bah j'ai peut-être abordé de manière suffisamment large pour que ça touche peut-être différemment certaines personnes et Aussi, qu'on soit venu me dire, je me sentais un peu seule là-dedans, de me dire, oui, il faut aller à fond dans l'IA, mais en même temps, on voit bien qu'il y a plein de choses qui se passent autour. Et à un moment, ça ne va pas marcher. Et de se dire, ok, là, on n'est pas encore totalement au pied du mur, c'est peut-être le moment de réfléchir de manière un peu posée, pas dans l'urgence, à des plans B. qui vont, je pense, très bientôt devenir des plans A, parce qu'il n'y aura pas le choix, et que ça va finir aussi par toucher au portefeuille. Enfin, je sais très bien qu'on ne peut pas sensibiliser juste avec l'impact écologique, parce que si SaaS été le cas, on n'en serait pas là aujourd'hui. Et voilà, ça va toucher au portefeuille, ça va toucher à la dépendance, et c'est tout.
- Manu
C'est ce qu'il y a déjà, en tout cas pour les bots qui ont le plus adopté l'IA. Côté Etats-Unis, en tout cas, il y en a beaucoup qui ont déjà fait, enfin, ont déjà un pied dans la bascule, notamment en allant taper dans les modèles OpenAI source, dans des modèles plus légers, pour des raisons purement économiques à la base. Mais il n'empêche que du coup, ça leur a imposé de retravailler le fameux harnais, donc l'écosystème dans lequel ils travaillent, d'aller privilégier des modèles qui sont plus abordables. C'est vrai qu'on ne nous le rappelle pas forcément, mais aujourd'hui, en tant que... particuliers ou entreprises par exemple chez Cloud, jusqu'à une boîte de 250 employés, a accès aux abonnements à 20 euros et 100 euros, qui sont encore les abonnements subventionnés, vous utilisez beaucoup plus d'IA que si vous payez directement à l'usage. Enfin, en termes d'échelle. Pour dire que, je vais dire une bêtise au niveau du chiffre, mais un abonnement à 100 balles, ça représente 2000 euros de paiement à l'usage presque. Alors qu'en fait, du coup, sur les abonnements déjà entreprises, Les boîtes, je crois que c'est 20 balles par tête et après on est directement à l'usage. Donc en fait, toutes les grosses boîtes qui utilisent du cloud et TSA sont déjà sur des coûts qui sont beaucoup plus violents que ce que nous on peut avoir en tant qu'indépendant ou que petite entreprise, petite, jusqu'à 250 personnes. Et à ce titre-là, toutes ces TSA ont déjà fait des bascules vers des modèles ouverts pour pouvoir en changer, pour pouvoir payer beaucoup moins cher. Il y a plein d'autres enjeux. On a déjà pas mal parlé dans les épisodes concernés. On ne va pas tout redire maintenant, mais oui, l'impact financier va faire partie d'un des gros leviers pour la bascule. Ça,
- Lulu
puis la dépendance. Après, oui, ça inclut du financier dans tous les cas. Parce que si on... Alors oui, les modèles peuvent être coupés, mais si à un moment, par exemple, Trump choisit de mettre des taxes sur les modèles... pour les autres pays, les boîtes vont être obligées de subir ou alors de couper du jour au lendemain, alors que c'est peut-être des process sur lesquels ils dépendent, des automatisations, des modèles, sans avoir le temps de trop se retourner ou de faire des trucs en urgence. Et ça impacte forcément les projets en cours, le service qui est délivré, et la santé mentale des employés aussi sur place. Donc on sent que c'est... Ouais, on est un petit peu émerveillé par l'IA et ce que ça permet de faire, notamment même des side projects qui étaient mis de côté, ou alors des choses qui pouvaient être faites pour des assos ou des causes qui tenaient à cœur aux personnes, qui ont enfin pu être concrétisées. Mais en même temps, en sachant que le modèle dans lequel se construit l'IA, il n'est pas viable, il n'est pas durable dans le temps. il y a vraiment cette dualité.
- Manu
Super. Merci pour le débrief de tout ce salon. On va peut-être faire un peu plus court sur le salon SME, mais est-ce que tu peux nous présenter déjà vite fait ce qu'est le salon SME ? Ça, c'était sur une journée ?
- Lulu
C'est sur deux, mais moi, j'en ai fait qu'une. Et c'est assez.
- Manu
Je ne sais même plus ce que c'est l'acronyme de SME et à quoi ça correspond.
- Lulu
C'est un salon pour les indépendants. TPE, PME, où les personnes qui veulent se lancer à leur compte, donc il y a des conférences, il y a des accompagnements, il y a beaucoup. de boîtes qui viennent présenter leurs services. Donc ça va être après tout ce qui va être assurance mutuelle pour les indépendants. Enfin voilà, il y a vraiment de tout. C'est beaucoup plus généraliste. Il y a beaucoup plus de monde. C'est beaucoup plus bruyant. Oui, donc assez fatigant. En fait, là, c'était plus en mode j'y vais, mais je sais les personnes que je vais voir. Je fais vite mon tour et voilà quoi.
- Manu
Justement, t'as été voir qui ?
- Lulu
Thomas, pour dire bonjour. J'ai rencontré quelques personnes de la commu aussi du club Claude Code et c'était trop cool parce qu'il y a des bons retours justement sur l'épisode qu'on a fait avec lui. Donc ça vient... En tout cas, c'est des questions que les personnes se posent et que je pense qu'il faut plus de discours dans ce sens ou en tout cas... proposer des choses qui se font dans cette direction là et d'ailleurs il ya même des personnes qui m'ont reconnu enfin c'était bizarre quand ça commence à arriver genre ah mais c'est toi Lucille ah oui mais j'écoute ton podcast TSA et oh bizarre mais du coup ouais ça fait plaisir enfin toujours un peu bizarre de me dire ouais il y a vraiment des personnes qui nous écoutent tout le temps enfin toutes les semaines et tout en plus les épisodes sont clairement pas courts Donc voilà, et sinon... En vrai, c'était un peu marrant parce qu'il y a pas mal de boîtes qui lancent un peu des services IA, alors indépendants ou petites boîtes qui ne s'en sont pas encore saisies. Du coup, avec la personne qui m'accompagnait, Alex de Silex, on a été un peu... questionner sur « Ah, mais qu'est-ce que vous utilisez derrière ? » « Il est donné, elle part où ? » TSA, c'était sympa. Claude, chat GPT. Il n'y a que ça qui est fait. Mais par contre, ce qui a l'air de se passer dans les entreprises, c'est « Ok, on a commencé comme ça, mais on sait qu'il y a moyen de mieux faire, mais on ne sait pas forcément ce qui est possible. Et comment est-ce qu'on peut tester toute la partie un peu technique ? » de se dire ah ouais mais effectivement il y a peut-être des modèles qui sont hébergés en Europe ça peut marcher enfin voilà il y a une volonté de faire mieux enfin même il y a des obligations de faire mieux parce qu'on ne peut pas partager les données comme on veut il y a énormément de questions de RSE aussi qui reviennent qui ont été un peu mis de côté et qui maintenant reviennent sur la table et il faut un peu justifier son utilisation de l'IA.
- Manu
D'ailleurs, je me demande si ce n'est pas dans l'IA Act, le point RSE.
- Lulu
Voilà, donc ça, c'est des problématiques qui apparaissent, c'est là, on va dire, que dans les entreprises, ils en sont au stade de début de projet, à réfléchir à qu'est-ce qui peut être mis en place, qu'est-ce qui existe, et voilà. Donc ça, c'est un peu ceux qui fournissent des solutions IA, mais donc ce n'est pas leur cœur de métier de base.
- Manu
Oui, parce que c'est vrai qu'il y a un truc qui fait que justement, on a du chat GPT ou du cloud partout, ou du Gemini dans les boîtes qui avaient du Google, ou du Copilot dans les boîtes qui avaient déjà du Microsoft, ce qui représente quand même beaucoup de boîtes au final. C'est aussi le fait que les écosystèmes sont plus facilement et mieux pensés pour les entreprises et l'adoption du fait de gérer à qui tu donnes de l'IA, quel forfait tu lui accordes, comment tu vas connecter les données, etc. C'est vrai que dans la partie IA frugale et même dans les solutions, dont nous, on a pas mal parlé et qu'on préconise. Voilà, il faut quand même mettre les mains davantage dans la technique. C'est pas forcément adapté à tous et à toutes. Et en tout cas, à l'échelle d'entreprise, c'est plus difficile de faire de la gouvernance là-dessus et de mettre en place. Et aussi,
- Lulu
tout simplement, de savoir comment l'IA peut s'insérer dans leur travail. Parce que c'est en mode, bah oui, on voit des trucs. passer sur Internet, on voit des choses, mais ce n'est pas adapté à notre travail. Donc, il y a vraiment cette envie de vouloir y aller, parce qu'il y a toutes les injonctions aussi à y aller, et de savoir que ça pourrait améliorer la qualité de travail, la qualité de simplifier le travail de certaines personnes dans ces équipes et tout, mais de juste ne pas savoir les cas d'usage pour lesquels l'IA serait intéressante. Mais là, le problème, c'est que... Il y a ce Côté outils on aborde le problème un peu à l'envers, on arrive par la solution et de se demander « Ah, où est-ce que je peux mettre de l'IA ? » plutôt que de repenser toute la partie avec ses process, ses besoins, et seulement après se demander si l'IA est oui ou non une des solutions pour y répondre. Mais ça vient un peu rechambouler TSA. notamment dans les entreprises où les process sont pas forcément bien définis, bien écrits, c'est beaucoup dans la tête des personnes. Là c'est sûr que mettre de l'IA là-dedans ça va pas très bien se passer et souvent ça se passe pas bien et c'est abandonné après un peu derrière.
- Manu
Après avec une limite à ça parce que... enfin limite à ça. Dans le sens où on dit toujours justement qu'il faut d'abord comprendre ces process et les définir pour ensuite pouvoir les... les adapter correctement de l'IA, mais sur le fait que, justement, le coup de la solution qui cherche un problème, il y a aussi une part du truc qui est de se dire, ouais, mais en fait, à la base, s'il n'y avait pas de moyens techniques d'y répondre, tu ne te penserais pas la question, tu vois. C'est juste que l'IA, du coup, aujourd'hui, potentiellement, c'est un outil technique qui permettrait de faire des choses, qui induit le fait de se poser la question, tu vois, sans même se dire, est-ce que le processus est défini, pas défini, machin, TSA, tu vois.
- Lulu
Non, bien sûr, mais c'est sûr que ça... Ça a permis en fait l'adoption massive à sensibiliser aussi beaucoup de personnes à « Ah oui, c'est vrai que peut-être l'informatique ou une solution informatique pourrait m'aider dans mon travail. » Même si c'était possible avant par l'automatisation, ça restait trop technique. Alors que là, oui, par exemple, le GPT peut déjà m'aider à rédiger mes mails. Mais il y a beaucoup d'entreprises... où c'est un peu chaque personne qui fait son truc dans son coin, ou que ce soit une solution IA qui est fournie par la boîte et tout, mais il manque un peu ce côté vision de comment est-ce qu'on implémente, comment est-ce qu'on cadre un peu le tout. Donc là, c'est vrai que les gens sont en mode, alors oui, on me dit qu'il faut que je me forme à l'IA, on me fait regarder des webinaires, mais en attendant, je ne sais pas mieux. Enfin, il y a ces injonctions à le faire, mais à l'échelle individuelle. dans l'entreprise et de pas vraiment se saisir du problème. Enfin, c'est tout en sachant pas forcément... Ouais, on demande de se former sur la technique, mais en même temps, il n'y a pas trop de moyens ou de temps qui est alloué à ça et c'est potentiellement des personnes dont c'est pas le métier. Alors oui, les personnes curieuses, elles se seront déjà saisies de l'IA, je pense, aujourd'hui. Mais qu'est-ce qu'on fait ? toutes les autres personnes à qui on dit bah en fait si tu t'en saisis pas l'IA va te remplacer ou alors tu vas te faire remplacer par quelqu'un qui utilise mieux l'IA que toi voilà oui mais en fait ouais disons que ça ramène des enfin ça fait partie des enjeux de transformation digitale mais
- Manu
bah oui en tout cas tu confirmes enfin des choses qu'on avait déjà assez observées mais Même les parties formation ou accompagnement peuvent être assez légères et orientées sur la partie technique. Vous allez avoir tant d'heures pour apprendre à faire un skill, pour savoir comment naviguer dans votre interface et apprendre à faire une compétence avec le aussi. Mais s'il n'y a pas le travail en allemand qui est fait pour dire quoi ça sert de...
- Lulu
Il y a tellement de contenu, tellement de formation. Comment est-ce qu'on se retrouve là-dedans ? Et tellement de vendeurs de rêves. de marketing. Là, ce qui était assez cool, c'est que j'ai pu discuter aussi avec France Nume, qui était sur place, qui fait notamment le baromètre. Tu m'avais partagé.
- Manu
Oui.
- Lulu
Donc, eux, ils...
- Manu
Le baromètre, d'ailleurs, qu'on mettra en source de l'épisode parce qu'il est assez récent, celui de 2026, là, il est sorti il y a un mois, un truc comme ça. Et en gros, ils ont fait une étude sur les TPE-PME françaises et leur adoption vis-à-vis du numérique. Et il y a l'IA dedans. Oui, il y avait des chiffres assez intéressants puisqu'en gros, il y avait quand même 40% d'utilisation de l'IA dans les boîtes. Mais sur ces 40%, il y en a que... Non, attends, je crois que j'ai mis une bêtise. Je mélange mon 40%. Je vais te laisser continuer, j'essaie de retrouver le chiffre. Mais en gros, il n'y a qu'une part qui utilise l'IA. Et dans cette part-là, il n'y en a pas beaucoup qui payent, globalement.
- Lulu
Oui. Non, mais c'est... J'ai l'impression que ça vient encore plus... creuser l'écart qu'il y a entre les... Ça vient creuser la Manu numérique. Alors oui, ceux qui ont déjà tout un système qui est bien dedans, comme tu disais, avec toute la suite Microsoft, bah oui, tu rajoutes du Gemini par-dessus. Enfin non, c'est Google. Ouais, Microsoft. Oui,
- Manu
Gemini, c'est Google.
- Lulu
Ouais, j'ai toute la suite Google. Voilà, Copilot. Oui, mais c'est vrai que Copilot, bon... Il n'existe plus trop Copilot.
- Manu
Sur YouTube, mais... Si, mais d'ailleurs, je ne sais plus où est-ce que j'ai lu dernièrement qu'ils essaient d'en refaire une alternative viable.
- Lulu
Oui.
- Manu
Mais je ne sais pas quels modèles sont... tournent derrière, et vu qu'ils ont les partenariats avec Anthropic, parce qu'il y a eu Cloud, Cloud Power, Cloud Access, tous les connecteurs et TSA, c'est pas impossible qu'il y ait certains modèles Anthropic qui tournent derrière Copilot.
- Lulu
C'est vrai qu'ils en hébergent aussi, je crois. Sur Azure,
- Manu
ils peuvent héberger grands modèles.
- Lulu
Mais là, ça vient d'autant plus creuser. J'avais pu discuter un peu des chiffres aussi qui montraient que ça reculait, même à tout ce qui était numérisation, enfin digitalisation, transformation numérique, mais que ça s'inscrit dans une crise qui est plus globale. Donc, ce n'est pas que la partie informatique. Il y a les retombées du Covid, il y a tout simplement aussi les élections présidentielles qui arrivent l'année prochaine. Donc, il y a un peu tout qui est gelé. Enfin, pas gelé, mais c'est plus de savoir, OK, on ne sait pas encore dans quel budget ça va être investi. Il y a eu pas mal de changements apparemment côté Betagouv aussi. Et qu'il y a des choses qui avancent, on ne sait pas trop. Enfin voilà, c'est un peu une période de transition en ce moment. Il y a une envie de se saisir de cette technologie, en passant par l'IA et d'en profiter peut-être pour mettre en place, pour digitaliser, numériser des usages, de se former. mais c'est que c'est Il y a énormément de bruit. Mais justement, France Nume est là aussi pour fournir des ressources et essayer de se sensibiliser là-dessus. Et toute la partie, même gouvernance, souveraineté, en tout cas, ils essayent d'aller dans le sens là. Oui, vas-y.
- Manu
J'ai retrouvé le rapport et l'infographie. Donc c'est bien ça. Sur le panel de boîtes qu'ils ont audité, enfin audité, interrogé, il y a 40% des boîtes qui utilisent des solutions d'IA. Et sur ces 40%, il n'y en a que 19 qui utilisent des solutions d'IA payantes. Et un peu plus dans les PME, on a 32%.
- Lulu
Et surtout, quand on sait que les solutions gratuites, quand on sait ce qu'elles font avec les données.
- Manu
Oui. Enfin, avec les données et même en termes de qualité d'usage, tu vas...
- Lulu
Oui, c'est ça.
- Manu
Entre guillemets, tu ne vas pas très loin non plus. Enfin, dans un contexte professionnel, tu ne vas pas très loin. Et en plus, tes données, elles partent sans restriction, comme ça.
- Lulu
ouais mais c'est sûr que si des personnes qui veulent se former à l'IA et mettre en place de l'IA si la seule expérience qu'ils ont c'est ce qui est disponible en gratuit bah forcément c'est compliqué de voir ce qui est possible de faire aussi avec parce que c'est pas forcément oui pour de l'assistance pour édiger des mails pour après
- Manu
Il y a une part de, je ne sais plus si c'est dans le baromètre ou pas, mais il y a une part de ça aussi. Là, c'est sur les chiffres officiels de ce qui est mis à disposition par les boîtes. Mais après, il y a toute la part de ce qu'on appelle le fameux Shadow. Shadow IT, c'est l'informatique que les gens utilisent en douce pour répondre à leurs problèmes. Les gens qui font beaucoup d'Excel, notamment pour avoir quelque chose qui tourne pour leurs besoins, vu que le service informatique n'a pas forcément les ressources de le refaire. Et du coup, on a le même principe sur l'IA. On a beaucoup de gens qui utilisent leur abonnement chat GPT ou cloud ou en gratuit aussi, mais qui utilisent ça de leur côté plutôt qu'utiliser Copilot ou Gemini. Et ce qui amène plein d'autres problématiques sur la confidentialité de données, sur les gouvernances, sur ce qui peut être fait ou pas. Et voilà, qu'il reste aussi un vrai pépin. Parce que 40%, ça me semble un peu trop léger au vu de l'usage réel, on va dire.
- Lulu
Oui, après, c'est ce qui est vraiment déclaré ou pas aussi.
- Manu
Je crois qu'ils en parlent dans le baromètre, j'ai plus le truc en tête, mais ils sont qui en parlent. Ok, très bien. Et après, est-ce qu'il y a quelque chose qui t'a marqué vraiment au SME, en mode coup de cœur, j'entends ?
- Lulu
Coup de cœur, c'est toujours trop cool de voir Thomas. Il est trop cool. Sa présentation était vraiment bien. J'ai vu sa première conf sur comment... Trouver des clients sans les réseaux sociaux, et ça repart pas mal sur tout ce qui est prospection, consentie, l'idée de s'intéresser aux problèmes et de créer des relations. Et qu'à un moment... Ouais, il y a vraiment ce truc où j'ai l'impression que les gens se raccrochent à l'humain quand même en ce moment. Que là, les réseaux sociaux, il y a une grosse saturation. On voit qu'on ne peut pas dépendre uniquement de ça. Et là, j'ai... Bon, après, peut-être que c'est moi aussi qui ai envie de voir ça, ou qui vais voir un peu les signaux là, mais qu'il y a des changements, et il y a un peu un rejet de... se trouent des réseaux sociaux, de l'IA de tous les côtés, du slope, tout le contenu qui est généré par l'IA. D'ailleurs, ça c'est quelque chose qui avait été dit dans la conférence avec le photographe, et c'est un peu contre-intuitif, mais la jeune génération rejette assez fortement tout ce qui va être marketing ou contenu généré par l'IA. Et justement, il dit, si vous regardez toutes les marques tech ou qui fournissent de l'IA, les pubs et leur marketing, ce n'est pas fait avec de l'IA. On montre les backstage, on montre le côté craft, artisanat, on montre les gens derrière. Et voilà, ça vient un peu... Enfin, ils ont compris que ce n'était pas en générant du contenu avec de l'IA qu'on allait... notamment les jeunes générations où il commence à y avoir de plus en plus de rejets là-dessus. Alors qu'on pourrait se dire à tort, ah ouais, mais du coup, ils vont grandir juste avec l'IA, ils vont juste utiliser ça, ils voient que par ça, alors que dans les chiffres, c'est pas le cas. Donc ça me donne un peu d'espoir quand même, peut-être que de revenir à plus de vrai, plus de discussion, plus de... Ouais, en fait, on est TSA pas forcément savoir où est-ce qu'on va et que c'est peut-être le moment de... de réfléchir ensemble à quel futur on veut, ou en tout cas, qu'est-ce qu'on a envie de faire émerger. C'est quelque chose que j'ai bien envie de faire aussi avec le podcast, de donner un peu la parole, même que ce soit nous, de montrer qu'on essaye des choses. Alors, ça ne veut pas dire qu'on aura les bonnes réponses, mais au moins qu'on essaye d'aller dans la direction qui nous semble juste, sans imposer.
- Manu
Oui, d'ailleurs, justement, on en parlait un petit peu en début d'épisode. Et là, sur ce qui va suivre jusqu'à les prochains mois, on va encore changer un petit peu de format. On va se faire un épisode une semaine sur deux où vous aurez un épisode avec un invité. Une semaine sur deux, ce sera un épisode juste Lulu et moi. Je ne sais pas encore quelle forme ça va prendre. D'ailleurs, si on fera aussi du thématique du Côté outils ou quoi, on verra. Mais oui, tu fais bien de le dire, puisque notre volonté quand on a lancé le podcast, c'était d'aider tout le monde à se saisir des enjeux de la technologie et de l'IA, à une époque où ça nous semble juste indispensable de comprendre un peu ce qui se passe pour ne pas se faire avaler et pour garder un petit peu la main sur notre quotidien. Et on va continuer à faire ça. et c'est vrai que sur les épisodes que vous avez entendus là en tout cas sur le mois et demi qui viennent passer. On a eu des épisodes et des passages peut-être un peu trop techniques si vous n'étiez justement pas des profils techniques. Et on va essayer de faire attention davantage à ça pour pouvoir parler à tout le monde et que vous puissiez toutes et tous bien nous comprendre et continuer nos fermes de retour. Et on entend ton chat qui crie à la gagne.
- Lulu
J'étais pas à la maison, là ça y est c'est « Ah maman ! »
- Manu
Il veut s'impliquer lui aussi dans le podcast.
- Lulu
Ouais, peut-être. Et je pense qu'il a peut-être des choses à dire sur l'IA, je ne sais pas.
- Manu
Je ne sais pas si vous l'entendrez après le traitement audio, mais il y avait juste le petit chaton qui était en train de crier très fort.
- Lulu
Le chaton qui a un peu grandi quand même. Non,
- Manu
c'est un petit chat. Merci beaucoup Lulu en tout cas pour ce retour sur tous ces salons et sur ce que tu as vu et échangé avec les participants. Maintenant qu'on arrive à faire des épisodes de moins d'une heure, même s'il va faire une heure une fois qu'on aura fini on a le droit à notre question rituelle qu'est-ce que tu as comme recours culturel à nous faire cette semaine culturel ou pas d'ailleurs justement quand tu ne vas pas à des salons et des événements tech que fais-tu ?
- Lulu
et que je ne vais pas à des ateliers de design post-capitalistes.
- Manu
Oui,
- Lulu
c'est ça. Alors, si jamais c'était à l'Académie du climat à Paris, si vous avez l'occasion d'y passer, c'est un lieu qui est incroyable où il y a énormément de participatives dedans. Il y a une super bibliothèque avec des bouquins qui ont l'air trop bien. J'en aurais emprunté, je pense, si je restais plus longtemps. Il y a un Fab Lab, on peut imprimer des choses en 3D. Justement, c'est là où on se pose un peu des questions de comment est-ce qu'on fait société demain. Donc ça peut être une petite bulle d'air si vous passez par Paris. Il y a toujours des choses, il y a un éco-working. Les gens sont trop sympas dedans. Il y a des assos, il y a des personnes qui vont proposer leur temps. Et sinon, un endroit où j'ai beaucoup squatté, là, c'est surtout des lieux. Entre, justement, les parties salon, c'était près de Saint-Lazare, c'est Climbing District, je crois. En fait, c'est une ancienne chapelle qui a été rénovée en salle d'escalade, mais aussi co-working. Donc, on est dans des coins. C'est un endroit dans des ogives et TSA. Et puis, on regarde les gens grimper. Le lieu est vraiment cool et vraiment beau. Et les gens sont encore une fois trop sympas dedans. Enfin, voilà, c'est très chill. Et j'ai grimpé 12 mètres. Je suis contente. Alors que je pensais encore que j'avais le vertige en août. Voilà.
- Manu
Trop bien. C'est vrai que pour avoir vu des photos, ça a l'air quand même très chouette comme spot.
- Lulu
Ah ouais, c'est trop bien de se poser là, même pour bosser un peu. Et puis, oh bah tiens, allez, là j'ai... Un peu moins mal au bras, je retente. Je reviens et je répare. Et voilà, je ne sais pas si toi, tu as une recours au signe ? Pas que ce soit juste moi.
- Manu
J'ai quoi en ce moment ? Si, d'ailleurs, il me reste juste un épisode que je vais voir juste après. Je me suis attaqué à la saison de Carrie. Du coup, sur Prime, ils ont sorti une saison de Carrie basée sur le... sur Book and Stephen King. Je ne sais pas en quelle mesure c'est une adaptation, mais il y avait déjà eu un Book and Stephen King et un film, ou deux films. Et là, ils en ont fait une série qui est très cool. En tout cas, j'ai carrément bien aimé. Et voilà, j'attends le... Il me reste le dernier épisode qui devrait s'annoncer assez sanglant. Mais non, en tout cas, la réalisation était vraiment bien pensée. J'ai grave kiffé la mise en scène, la rythmique et tout. peut-être quelques longueurs au fur et à mesure de la saison par moment, mais c'était vraiment plaisant. Je passe un bon moment dessus. J'espère que la conclusion des moments sera à hauteur du reste. Si vous avez pris un, en tout cas, je pense que ça vaut le coup.
- Lulu
Je note avec tout le reste qui a fini.
- Manu
Après, ça s'est court. Tu as eu huit épisodes. Je ne vais pas terminer, mais je ne pense pas que ça appelle à une suite. Encore que je crois qu'il y avait eu deux films. Il y a peut-être moyen de... Je ne parle ni lu, ni vu les œuvres originales. Mais en tout cas, en tant qu'adaptation, je pense que c'est assez bien foutu.
- Lulu
OK.
- Manu
Voilà. Merci Lulu de m'avoir accompagné sur cet épisode.
- Lulu
Merci à toi de m'avoir accompagné. C'est moi qui ai fait l'intro ce coup-ci.
- Manu
C'est vrai. Et d'ailleurs, semaine prochaine, ce sera un épisode avec juste un ou une invitée. et toi, puisque ce sera un épisode enregistré au Forum PHP. Et n'hésitez pas, comme toujours, si vous avez des questions, des retours à nous faire, vous pouvez nous contacter sur LinkedIn directement par mail. On vous met les sources de ce dont on a parlé dans l'épisode, juste en description de cet épisode. Et on vous souhaite une très bonne semaine. A toutes et à tous.
- Lulu
Salut.