Speaker #0Je ne sais pas si tu as déjà remarqué ce phénomène, il y a quelque temps tu voulais absolument quelque chose. Tu voulais un meilleur salaire, tu voulais plus d'abonnés, tu voulais une nouvelle voiture, tu voulais peut-être même un nouveau téléphone, tu voulais une nouvelle maison, un nouvel appartement, une promotion, plus de reconnaissance, perdre du poids, atteindre un certain chiffre d'affaires dans ton business, etc. Et en fait dans ta tête tu te dis toujours, quand j'aurai vraiment ça, ça sera vraiment bien. Quand je serai à ce niveau, ça sera vraiment bien. Et puis, souvent tu obtiens la chose que tu désires. Pendant des jours, tu es heureux. Dans les jours qui suivent, tu es heureux, tu es content. Oh, ma nouvelle maison, ma nouvelle voiture, mon nouveau mari, ma nouvelle femme, peu importe. Et à un moment donné, ce que tu as obtenu devient normal. Ok ? Ça devient normal pour toi d'avoir ce que tu as. Donc ça, ça s'appelle l'adaptation hédonique. C'est que ton cerveau a une capacité impressionnante à s'habituer au changement de ta vie. même aux changements positifs. Dans le négatif, il peut le faire, dans le positif aussi. Par exemple, tu peux devenir habitué aux relations toxiques. Tu peux devenir habitué aux choses qui ne sont pas bien pour toi. Donc tout ça, c'est l'adaptation hédonique ou en anglais de Hedonic Treadmill. Ce qui te semblait extraordinaire hier devient progressivement ton quotidien. Et c'est là que commence parfois une course qui peut devenir sans fin. Donc on va voir aujourd'hui dans cet épisode de podcast quelles sont les solutions qui sont à ta disposition, quelles sont les choses que tu peux faire. Et surtout, c'est un épisode de réflexion. Ce n'est pas un épisode pour te juger, ce n'est pas un épisode pour te condamner. C'est un épisode pour te permettre d'avoir une certaine réflexion par rapport aux choses que tu désires. Je ne suis pas contre l'ambition. Je ne suis pas contre le fait de vouloir plus. Je veux juste que tu aies, de temps en temps, ce niveau où tu reviens un peu dans ton monde, où tu reviens un peu dans les choses qui comptent vraiment, afin de réfléchir en profondeur sur les choses dont tu as besoin et les choses que tu désires. Donc partage déjà avec quelqu'un qui en a besoin. Et surtout, je veux que tu prennes le temps de réfléchir. Ok, alors c'est parti. En psychologie, l'adaptation hédonique désigne notre tendance à revenir vers un niveau relativement stable de bien-être après des événements positifs ou des événements négatifs. Donc, en résumé, on s'habitue à tout dans la vie. Quand tu passes par exemple de 2000 à 3000 euros, que ce soit de revenus, de chiffre d'affaires, peu importe, au début, tu sens la différence. Et quelques mois après, le fait d'avoir 3000 euros ou de gagner 3000 euros devient quelque chose de normal. Imaginons que tu atteignes les 10 000 abonnés, tu es content. Et puis bon, tu tombes sur le compte de William Angora, tu aimes bien ma tête, tu aimes bien ce que je fais, mais tu te dis, ah, il a quand même 600 000 abonnés, ce serait pas mal d'avoir 600 000. Et donc, le fait de voir 600 000, fait que les 10 000 que tu as eus, tu les mets de côté. Donc, tu es heureux au début quand tu as les 10 000. Ensuite, tu regardes celui qui a 100 000, celui qui a 200 000, celui qui a 1 million, celui qui a 10 millions, celui qui a 20 millions. Et en fait, le mécanisme, il recommence tout le temps. Voilà pourquoi on dit toujours que l'humain n'est jamais satisfait. Et donc, ce n'est pas forcément de l'ingratitude de vouloir plus, c'est juste que ton cerveau s'adapte. et cette notion de hedonic treadmill. Ce sont les psychologues Philip Brickman et Donald Campbell qui l'ont popularisé dans les années 1970. Donc le hedonic treadmill ou encore le tapis roulant hedonique, c'est que tu avances, tu obtiens davantage, mais tes attentes aussi, elles augmentent avec le temps. Donc parfois, tu cours beaucoup sans réellement avoir l'impression d'être arrivé quelque part. Je ne sais pas si ça te parle, mais cette sensation de travailler beaucoup, mais tu as l'impression de ne toujours pas être arrivé au niveau où tu dois arriver. Et tu verras pourquoi tu penses comme ça. Tu verras que ce n'est pas simplement de ta faute ou ce n'est pas un manque d'ambition, etc. Donc, si tu as des enfants, tu sais que la rentrée, c'est bientôt. Au moment où j'enregistre cet épisode, ce n'est pas encore la rentrée. Un exemple pour les enfants. Au début, tu en as un, tu veux un deuxième. Ou quand tu as des garçons, tu veux des filles. Quand tu as des filles, tu veux des garçons, etc. Et tu peux appliquer ça vraiment dans tous les domaines de ta vie, cette notion de hedonic treadmill, parce que tu constates que, en fait, tu es en train de courir tout le temps. Et dernièrement, ma femme me disait ça. qu'elle veut avoir une vie simple. Et je la rejoins sur ce point-là. Encore une fois, je ne suis pas contre l'ambition. Tu verras dans cet épisode que je ne veux pas que tu arrêtes de désirer plus, que tu arrêtes de vouloir plus. Mais je veux que dans ta notion de plus, tu puisses arriver à avoir un certain cadre. Parce que si tu n'as pas de cadre, tu vas courir sans cesse. Tu vas courir sans jamais atteindre une forme de but et tu vas t'épuiser. Et l'épuisement, il peut être émotionnel, il peut surtout être physique. Et moi, je te donne un exemple. Lorsque, par exemple, tu cours juste après l'argent, moi j'ai découvert qu'il y a différents types de richesses. Il y a un livre, le livre de Saïd Blum, 5 formes de richesses. Et en fait, dans les 5 formes de richesses, il y a le temps, il y a les relations, il y a le mental, il y a le physique, il y a les finances. Et souvent, on va s'attarder juste sur la partie finance. Parce que c'est normal, on vit dans un monde capitaliste, on a besoin de payer les factures, on a besoin de faire les chiffres d'affaires, on a besoin de payer les impôts. Et oui ! C'est très agréable de dormir au Mandarin Oriental, d'aller manger là-bas, d'aller au Ritz, etc. Mais à quel moment, assis c'est assis. Sachant que dans ce monde dans lequel on est, rien ne sera jamais assez tant que tu continues de courir encore et encore. Donc il est important pour toi d'avoir cette forme de régulation personnelle ou émotionnelle, j'ai envie de le dire, par rapport aux choses que tu désires dans ta vie. Et tu verras que ça te fait énormément de bien. Donc comme je disais, en réalité le problème ce n'est pas l'ambition. Le problème ce n'est pas le désir ou bien l'envie de vouloir plus, parce que ça c'est totalement légitime pour toi. Tu as le droit de vouloir plus. Tu as le droit de vouloir évoluer. D'ailleurs, je préfère que tu évolues dans la vie plutôt que tu ne restes au même niveau. Et en fait, la réalité, c'est qu'il ne faut pas tomber dans l'extrême inverse où tu te dis, je ne veux rien du tout, comme ça, je ne vais pas avoir l'adaptation étonnique. Non. Vouloir évoluer, ce n'est pas mauvais. Vouloir gagner plus d'argent, ce n'est pas mauvais. Vouloir une belle maison, ce n'est pas mauvais. Moi-même, aujourd'hui, moi, je rêve d'une maison. Je rêve d'une maison où j'ai un espace vraiment pour mon bureau. Tu vois, là, j'ai un set-up aujourd'hui. C'est pour ça que tu veux me voir filmer. dans cet environnement-là. Je crée du contenu depuis 2016. J'ai toujours rêvé d'avoir un setup. Un setup, c'est quoi ? C'est où tout est installé. Tu vois là, la caméra installée, j'ai mon prompteur devant, j'ai mes lumières, etc. J'ai juste besoin d'allumer ma caméra et puis je peux commencer à filmer. Ça, c'est un rêve parce qu'avant, je branchais, je débranchais, je rangeais, je branchais, je débranchais, je rangeais. Aujourd'hui, je viens, je m'assois, l'ordi est allumé, j'allume la caméra, je lance mon logiciel et c'est bon, je peux commencer à filmer. Donc moi, dans la maison, j'aurais besoin d'un espace où je peux mettre un bureau de 1m70, mettre ma chaise, tout ça, etc. Mais ça viendra avec le temps, parce que je connais aussi les principes que ça nécessite ou bien que ça demande pour pouvoir avoir le style de vie que tu vas avoir. Donc, vouloir développer ton entreprise non plus, ce n'est pas mauvais. Vouloir améliorer ta vie, ce n'est pas mauvais. Je crois même personnellement, en tant qu'individu, que nous sommes faits pour progresser, pour créer, pour apprendre et pour construire. Pour moi, un individu qui n'évolue pas, c'est un individu qui a déjà commencé à mourir. Maintenant, le problème vient lorsque tu donnes à tes objectifs une mission qu'ils sont incapables de remplir. Je veux que tu retiennes cette phrase-là. Le problème arrive, le problème survient lorsque tu donnes à tes objectifs une mission qu'ils sont incapables de remplir. Et la mission que tu attends souvent de ces objectifs, de ces choses, de ce matériel, c'est de te rendre définitivement heureux ou heureuse. C'est là où on tombe dans l'adaptation hédonique qui va te créer du tort. C'est là où l'ambition devient un piège. C'est là où le fait de vouloir plus devient une prison. Lorsque tu penses que ce que tu auras... viendra combler un vide que tu as à l'intérieur, viendra vraiment te rendre heureux, heureuse, ou viendra définitivement te faire prendre conscience que tu as de la valeur. Tu verras que très souvent ce n'est pas le cas. Et je te souhaite de réussir dans tous tes objectifs. Je te souhaite de grandir. Je te souhaite d'avoir le business que tu veux. Mais à la fin, tu verras que beaucoup de personnes qui ont par exemple gagné beaucoup d'argent, elles vont changer de carrière par exemple. Elles vont faire autre chose qui n'a rien à voir avec ce pour quoi on les a connues sans devenir riches. Parce qu'elles ont besoin d'un sens plus profond à la vie. Moi, en tout cas, personnellement, j'ai beaucoup de réflexions sur la vie parce que mon père a été ministre. Mon père a connu une certaine gloire, on va le dire ainsi. Il a fait beaucoup de choses. J'ai connu des gens qui ont beaucoup d'argent. J'ai eu des gens en coaching aussi qui ont beaucoup d'argent. Et tu te rends compte que l'argent seul ne fait pas tout. Je ne te dis pas de ne pas chercher d'argent. Les gens courent après l'argent, il n'y a pas de souci. Moi, je te partage simplement ma réflexion qui peut potentiellement t'aider dans ton quotidien. Donc, une réussite peut te donner de la satisfaction. Elle peut améliorer ta vie. Mais elle ne peut pas te maintenir. éternellement dans l'émotion que tu as ressentie lorsque tu as réussi. Lorsque tu réussis, tu ressens de la fierté, tu ressens de la joie. Mais ça, ça ne peut pas rester éternellement. Voilà pourquoi, après la prochaine réussite, après la réussite, tu es encore en train de chercher la prochaine, et la prochaine, et la prochaine, et la prochaine. Donc, ce qui était extraordinaire devient progressivement ordinaire. Au début, si tu n'as jamais gagné, par exemple, 1000 euros avec ton business, le jour où tu gagnes 1000 euros, tu es comme un gosse. Tu es content, tu es heureux, tu es heureuse. Mais, quand tu as gagné 1000, tu envoies une information à ton cerveau qui te dit « Ah, c'est possible pour nous de gagner 1000 » . Et le cerveau, lui, il est bête et méchant. Il sait que la sensation que tu as ressentie lorsque tu as gagné les 1000, tu veux la ressentir encore. Mais c'est le même circuit. Si on doit prendre, par exemple, les paris sportifs, si on doit prendre tout ce qui est addiction, c'est la même chose. Donc maintenant, tu deviens addict à la réussite. Addict au fait de gagner de l'argent. Mais tu t'en rends compte que tu cours souvent derrière le vent, parce qu'en fait, dans ce monde-là, il y a toujours quelqu'un qui aura plus d'argent que toi. On va en parler tout à l'heure de la comparaison. Donc, c'est hyper important pour toi de savoir à quel niveau est-ce que tu veux t'arrêter, à quel niveau est-ce que tu veux être. Qu'est-ce qui va être suffisant pour toi à un moment donné ? Et on va voir tout à l'heure comment on définit le suffisant. C'est propre à chacun, mais si tu ne te définis pas de suffisant, c'est compliqué. Cette guerre-là, cette bataille-là, tu ne pourras jamais la gagner. Et donc, il y a un piège qui t'attend et ce piège, on peut le résumer en quatre mots. Encore un peu plus. Encore un peu plus d'argent, encore un peu plus de visibilité, encore un peu plus de réussite, encore une nouvelle promotion, encore une nouvelle acquisition, encore un nouveau bien, etc. Et en fait, le problème c'est quoi ? C'est que, imaginons que ça ce soit ta ligne d'arrivée, la ligne d'arrivée tu la déplaces de plus en plus à chaque nouvel objectif. Quand tu gagnes 1000 euros, tu veux 2000. Quand tu gagnes 2000, tu veux 5000. Quand tu gagnes 5000, tu veux 10000. Quand tu gagnes 10000, tu veux 20000. Et 50000, et 100000, et 1 million, et 10 millions, etc. Mais si tu n'apprends jamais à apprécier chaque chose que tu as, il y a une forte possibilité que tu n'apprécies jamais le surplus que tu vas avoir. Et le problème n'est pas forcément le chiffre. Le problème, ce n'est pas forcément la quantité. Le problème, c'est ta capacité à accepter ou à comprendre que ce que j'ai aujourd'hui compte déjà et je suis reconnaissant, reconnaissante pour ce que j'ai aujourd'hui et je vais apprécier ce que j'ai aujourd'hui. Je te pose une question. C'est quand la dernière fois que tu as vraiment apprécié ce que tu avais ? Moi, depuis que j'ai perdu, là, je crois que j'ai perdu 34, 35 kilos maintenant, j'apprécie la santé, en fait. Parce que quand je faisais 165 kilos, c'était difficile d'apprécier ma santé, tu vois. J'apprécie la santé. Depuis que j'ai perdu mes parents, je relativise sur des choses qui sont beaucoup plus importantes. J'ai deux enfants aujourd'hui, j'apprécie le fait d'être un parent. Et, encore une fois, le problème, je pense qu'aussi... On court juste derrière le matériel et l'argent. En soi, c'est très bien d'avoir de l'argent. Quand tu dors en mandarin oriental, quand tu vas dans une première classe ou un business, quand tu dors dans un confort royal, quand tu manges des plats de qualité, quand tu manges de la bonne viande, des différentes de la viande surgelée, tu sens la différence. Tu sens la différence. Et tu es content de pouvoir vivre de telles expériences. Mais à quel moment ces expériences-là... ne vont pas devenir un problème pour toi. Donc le plus important, ce n'est pas juste l'ambition. L'ambition, elle est très utile. Il ne faut juste pas que l'ambition te consomme au point où tu ne sais plus apprécier ce que tu as. Parce que malheureusement, dans cette quête de toujours plus, tu sais, dans la vie, on dit la nature horreur du vide. Dans cette quête de toujours plus, tu vas sacrifier des choses. C'est complexe de courir derrière ce plus-là. et de maintenir les choses que tu as déjà. Je pense en particulier à la famille, si tu en as une. Je pense en particulier au couple, si tu en as un. Parfois, on sacrifie plein de choses, alors que ces choses-là restent les plus importantes. Parce que quand tu n'auras plus d'argent demain, ta famille sera là. Même quand tu auras tout l'argent du monde aussi, ta famille sera là. Ta femme sera là. Ton mari sera là. Peut-être que tes parents sont encore vivants. Est-ce qu'il n'y a pas des choses plus importantes ou bien tout aussi importantes que les choses derrière lesquelles tu cours ? Moi, je ne sais pas pour toi, mais je pense qu'on arrive à une saison de nos vies où le plus devient puissant pour beaucoup. Moi, en tout cas, je l'ai constaté un peu. Quand tu demandes aux gens quels sont leurs rêves, etc., les gens te disent, je veux une famille, une belle maison, un jardin, un chien, faire des barbecues de temps en temps, voyager de temps en temps, etc. Et malheureusement, souvent, quand tu dis ça, on va te dire que tu manques d'ambition. Tout le monde n'a pas la même vie rêvée, tu vois. Moi, par exemple, malgré le fait que j'ai de la visibilité, malgré le fait que les gens m'écoutent et tout, Mon rêve, ce n'est pas d'être le plus connu au monde. Ma mission quand je me lève chaque matin, c'est que est-ce que mon podcast serait-il pour quelqu'un ? Est-ce que mon contenu serait-il pour quelqu'un ? Est-ce que les livres que je vais écrire seront-ils pour quelqu'un ? C'est la seule question que je me pose. Et tant que ce que je fais reste utile, ça me permet d'avoir cet équilibre, cette stabilité. Parce que quand tu cours derrière le plus, quand tu cours derrière tout le temps, avoir plus, faire plus, vouloir plus, etc., c'est épuisant à un moment donné. Et lorsque tu te sens épuisé comme ça, Tu verras que c'est très compliqué après. Donc, je t'invite dans cet épisode de podcast à une réflexion un peu plus profonde. Très bien, tu as tes objectifs. Très bien, tu as les choses que tu vas accomplir. Et c'est bien d'avoir des objectifs. C'est bien d'avoir une vision. C'est bien d'avoir une direction. Maintenant, dans le processus, dans l'atteinte de cette vision, dans le chemin pour arriver là où tu veux arriver, est-ce que ça ne va pas te coûter trop cher ? C'est la question qu'il faut se poser. Et ça, il faut un peu de recul. Il faut un peu de mental même, je dirais. Pour pouvoir se poser ces questions-là, il ne faut pas avoir peur de la réponse à ces questions. Il faut pouvoir te les poser et pouvoir réfléchir sur ce sujet. Maintenant, là où les choses deviennent plus compliquées, et tu l'as peut-être constaté, ce sont les réseaux sociaux. En soi, ton téléphone, les réseaux sociaux n'ont rien de nocif. En soi, c'est-à-dire que ce sont juste des outils. Maintenant, un outil, tout comme l'argent par exemple, a un impact en fonction de comment tu l'utilises. Aujourd'hui, sur les réseaux sociaux, je vais te prendre un exemple. Ok ? Imaginons là j'ai deux livres en main, d'accord ? J'ai deux livres en main, donc mon livre et puis le livre de Saïd Blum par exemple. Mais maintenant, que disent réellement les statistiques ? Parce que les statistiques, en réalité, elles sont là pour te cadrer un peu dans ta réflexion. Tu penses que gagner 10 000 euros, c'est peu, parce que tu te compares à des gens qui gagnent des centaines de milliers, des millions d'euros tous les mois. Mais quand tu prends les statistiques, quand tu gagnes 10 000 euros, tu fais partie du top 0,1% je crois en France. Tu es très riche en termes de chiffre d'affaires générés ou bien même de revenus générés. Les réseaux sociaux font que tu compares les coulisses de ta vie Donc toi, tu connais tes coulisses, tu connais ta vie à la vitrine de la vie de quelqu'un d'autre. Sauf que ces 250 livres, je les ai accumulés sur quoi ? Sur 6 ans, 7 ans peut-être. C'est petit à petit. J'en ai acheté sur Kindle, j'en ai acheté en physique, etc. Et je lis en fonction de mes besoins, de ma saison, etc. Et même, il y a des livres que j'ai achetés que je n'ai pas encore lus. Les réseaux sociaux font que tu peux obtenir tout ce dont tu rêvais il y a 3 ans, il y a 5 ans. Et en quelques secondes, tu peux te sentir pauvre. Tu peux te sentir ridicule, tu peux te sentir nul parce que tu as vu la vie de quelqu'un d'autre sur Internet. Et comme je dis souvent, aujourd'hui sur les réseaux sociaux, c'est facile de te faire croire que quelqu'un d'autre a réussi et que toi tu es nul. C'est très simple, on va appuyer sur des points de douleur. On va te parler de l'argent, on va te parler du poids, du physique, on va te parler du business, on va te parler des relations amoureuses, on va te dire oui, tu te sens nul parce qu'aucune fille ne veut de toi, etc. Et on appuie sur des éléments où tu as réellement mal. Parce qu'en réalité, les êtres humains... ont parfois les mêmes difficultés, les mêmes frustrations, les mêmes douleurs. Donc s'il suffit d'appuyer juste à l'endroit où tu as mal, tu peux te sentir totalement nul. Pourtant, tu rêvais d'un CDI il y a quelques années. Tu rêvais d'avoir un emploi stable qui te rapporte 1500, 2000, 3000, 4000 euros tous les mois. Tu as cet emploi-là. Mais quand tu te connectes sur Internet, tu vois quelqu'un d'autre qui est dans un... Je prends l'exemple des voitures pour ceux qui aiment bien les voitures. Tu vois quelqu'un qui est dans une Maybach, quelqu'un qui est dans un Range Rover, quelqu'un qui est dans une Tesla, quelqu'un qui est dans telle ou telle chose. Et toi, tu n'as pas encore ce style de voiture, tu n'as pas encore le style de maison dont tu rêves, etc. Mais pourtant, tu es bien, tu vis dans un bon quartier, tu as un bel appartement. Mais parce que tu as vu ce que d'autres personnes ont fait, tu te sens ridicule. En réalité, la comparaison ne peut pas disparaître, parce que c'est humain de se comparer. Ça permet de se « voir » dans le cercle où on est. Le problème, c'est lorsque la comparaison vient balayer d'un revers de la main tout ce que tu as bâti, tout ce que tu as construit, tout ce après quoi tu as rêvé. Tout le monde se compare, c'est humain, encore une fois. Maintenant, avec le temps, tu apprends à voir comment est-ce que la comparaison t'impacte ou pas. Et le problème, c'est que... C'est ce qu'on appelle la comparaison sociale. C'est le psychologue Léon Festinger qui l'a développé. La théorie de la comparaison sociale. On évalue notre situation en nous comparant aux autres. Mais aujourd'hui, avant, tu te comparais aux gens de ton quartier, tu te comparais éventuellement aux gens de ta famille, en tout cas à ceux que tu connais. Aujourd'hui, rien qu'avec quelques clics... Rien qu'en scrollant 2-3 postes, tu arrives à te comparer à des gens du monde entier. C'est-à-dire que tu oublies même ta réalité actuelle, tu oublies même ton contexte socio-économique. Tu vois quelqu'un aux Etats-Unis qui fait 100 millions à l'année, etc. Tu dis, ouais, lui il fait 100 millions, pourquoi pas moi ? Alors que toi, tu oublies que tu as un contexte aussi dans lequel tu évolues. Ça ne veut pas dire que tu ne vas pas faire les 100 millions, ça ne veut pas dire que tu ne vas pas arriver à faire ce que tu as besoin de faire. Mais c'est juste que les possibilités de comparaison sont multipliées par des centaines et des milliers, tous les jours. Imagine que tu consommes 1000 contenus par jour. Et crois-moi que c'est largement possible lorsque tu scrolles toute la journée, au lieu de publier ton contenu Wissens statut visé. Mais lorsque tu consommes 1000 contenus dans la journée, tu imagines le nombre de fois que tu as pu te comparer dans la journée à quelqu'un. Donc peut-être dans une journée, tu vas te comparer 100 fois à d'autres personnes, ou 15 fois, ou 20 fois. Donc aujourd'hui, ton appartement n'est plus comparé à l'appartement du voisin. Ta maison n'est plus comparée à la maison du voisin. C'est comparé au village de Los Angeles, de Dubaï, de Monaco. de Portofino, de Hong Kong, de Singapour. Tu es dans toutes sortes de comparaisons à gauche et à droite. Ton chiffre d'affaires n'est plus comparé à ton chiffre d'affaires d'il y a 5 ans. Il est comparé à celui de l'entrepreneur qui te dit qu'il fait des millions chaque mois sur TikTok, sur Instagram. Donc, tu peux progresser de manière objective, c'est-à-dire lorsqu'on prend ta vie, lorsqu'on prend là où tu es en ce moment, on voit que tu progresses. Mais à cause de l'adaptation édonique, à cause de la comparaison sur les réseaux sociaux, toi, tu as l'impression que tu régresses. Parce que ce n'est jamais assez. Maintenant, une question que je vais te poser, à quel moment ça sera assez ? À quel moment tu vas pouvoir prendre l'énergie que tu as, avec laquelle tu te comparais, pour pouvoir prendre ça pour bâtir les choses que tu as besoin de bâtir ? Et moi, personnellement, ce qui m'a le plus aidé, ce sont les livres. Parce qu'en fait, dans les livres, je peux lire des personnes qui ont réussi. Saïd Boum, c'est un entrepreneur qui a bien réussi, qui continue de réussir. Mais je me souviens, dans un de ses mails, parce que je suis emmené à sa newsletter, il a dit qu'il fait une crise de la quarantaine. Et qu'il était épuisé de courir derrière le plus, Je me suis dit, si des entrepreneurs comme ça, qui sont des exemples pour nous, arrivent à ce stade, il y a de quoi creuser. Tu verras qu'à un moment donné de sa vie, il y a des périodes de rééquilibrage en fait, où ça lui demande de revenir sur les choses les plus essentielles. C'est là où tu les vois, ils commencent à faire du yoga, ils commencent à aller dans la prière, aller dans certaines pratiques qui leur permettent de se recentrer sur des choses beaucoup plus essentielles et pragmatiques. C'est là où ils apprennent que faire plus de chiffres d'affaires n'est pas ce qui va forcément changer ma vie, tout de suite, tu vois. Mais encore une fois, ça dépend de la personnalité de chacun, ça dépend de l'ambition, des objectifs de chacun, et il y a aussi le poids des traumas et des blessures. Parce que souvent, cette course que tu fais là, c'est une course pour remplir un vide. Mais un vide qui ne peut être rempli par des choses matérielles, qui ne peut être rempli uniquement par des accomplissements, qui ne peut être rempli uniquement par un compte en banque garni. Et quand tu comprends ça, tu verras qu'après, tu auras la possibilité vraiment de mieux avancer, de mieux évoluer. Donc, bien avant la psychologie moderne, il y a certains philosophes qui s'étaient posé exactement la même question par rapport à l'hédonisme. Je ne sais pas si tu connais Épicure. Épicure faisait partie des philosophes anciens. qui disait, qui distinguait les différents types de désirs. Donc, il parlait notamment des désirs naturels, manger, boire, avoir un toit, avoir des relations humaines. Mais il mettait également en garde contre certains désirs illimités. Ces désirs illimités, c'était la gloire, le prestige, l'accumulation infinie. Maintenant, je peux te demander pourquoi est-ce qu'il mettait en garde contre ces désirs-là. Parce qu'un désir sans limite possède une caractéristique très dangereuse. Un désir sans limite ne peut être satisfait. Ça, c'est Epicure qui nous disait ça. Pourtant, on entend le mot aujourd'hui. Ah, c'est un Epicurien. Mais Epicure, dans sa réflexion, disait que si tu as des désirs illimités, comme la gloire, le prestige, l'accumulation infinie, ces désirs-là, tu ne pourras pas les satisfaire. Maintenant, une question qu'on peut se poser, quel est le chiffre qui signifie « maintenant j'ai assez » ? Ça, c'est très compliqué à te donner comme hors d'idée. Quel est le nombre exact, par exemple, d'abonnés, de chiffres d'affaires qui te disent « maintenant tout va bien » ? Quel patrimoine signifie maintenant ça va, j'ai plus besoin de me comparer ? En réalité, il n'existe souvent aucun chiffre. Voici pourquoi c'est toi-même qui dois définir ce qui est assez pour toi. J'ai dépassé les 100 000 abonnés. Pour moi, chaque abonné en plus au-delà des 100 000, c'est juste du bonus. Donc ça fait que je n'ai pas la pression de me dire il faut que j'atteigne le million. Je n'ai pas la pression de me dire oui, il faut que j'atteigne 700 000, 800 000, etc. Pour moi, c'est du bonus. Déjà pour deux raisons, même 100 000 abonnés en réalité, ce n'est pas une priorité. Première raison. c'est que les abonnés ne déterminent pas ma valeur. Deuxième raison, avoir juste des abonnés ne paye pas directement tes factures, peut-être indirectement à cause de la neutralité que tu vas avoir, etc. Et troisième raison, elle est plus psychologique on va dire, les gens peuvent être abonnés à ton compte aujourd'hui, t'aimer comme pas possible, et puis demain te rejeter parce que c'est la nature humaine. Donc je ne suis pas attaché au fait que les gens soient abonnés à mon compte, etc. C'est-à-dire, quand je dors et que je me réveille, je ne suis pas stressé par ce que mes abonnés pensent. Ça ne fait pas partie de mes préoccupations quotidiennes. Donc, la notion de « assez » , elle va être définie par toi. Et je pense que cette notion de « assez » évolue avec le temps et évolue aussi avec ta perception de la vie. Personnellement, pour moi, le fait d'avoir une femme, d'avoir deux enfants, d'avoir un travail, d'avoir une entreprise, de pouvoir prendre soin de tout le monde, d'être en très bonne santé, de continuer à perdre du poids, de pouvoir envoyer mes enfants en vacances. L'heure de payer des activités extrascolaires, m'occuper de ma femme, lui faire des cadeaux, travailler sur notre couple. Je ne rêve pas de 800 000 trucs en plus. Oui, tu veux une maison plus grande, tu veux un véhicule plus confortable, tu veux aller voyager en business ou aller dans des belles destinations, etc. Ça, ça fait partie de la vie. Mais je n'ai pas une pression, ma pression n'est pas sur le matériel. Une pression que j'ai, c'est de me dire, est-ce que je peux être utile à quelqu'un chaque jour ? C'est ma pression à moi. Donc, tant que j'arrive à créer tous les jours que c'est utile pour quelqu'un, c'est suffisant. Voilà pourquoi je kiffe faire ce podcast. Voilà pourquoi je kiffe travailler sur tous ces sujets-là. Parce que c'est hyper utile pour moi de me sentir utile pour d'autres personnes. Et ça, c'est venu avec le temps. Parce que bon, comme tu le sais, j'ai perdu mon père et ma mère. J'ai eu d'autres événements aussi, d'autres situations qui m'ont permis de relativiser par rapport à cette quête du plus, etc. Je ne me considère pas comme quelqu'un qui a une ambition en mode, ouais, le drive, etc. Ma mission, elle est surtout... d'avoir de l'impact sur la vie d'autres personnes. Et je sais que par ricochet, la fortune, les finances, ça, ça suivra. Tu vois ? Mais ma pression, ce n'est pas de dire, oui, je dois gagner tous les prix au monde, être le coach numéro 1, 2, 3, je m'en fous. Je veux juste être utile. Et ça me permet de garder les pieds sur terre. Parce que pour être utile, tu dois te mettre dans les chaussures, tu dois te mettre dans les bottes des gens envers qui tu veux être utile, vis-à-vis de qui tu veux être utile. Et ça demande de la remise en question, ça demande plein de choses pour pouvoir être utile pour quelqu'un. Donc ça déjà, ça me permet d'avoir une notion du assez qui est très claire pour moi. Continuer de rêver, bien évidemment, continuer de progresser, continuer de grandir, de ne pas sombrer juste dans la comparaison permanente parce que tu vois que d'autres font plus, font mieux, etc. Et après, les philosophes modernes aussi, on a eu les stoïciens. Les stoïciens, ils ont une pratique intéressante qu'on appelle le Prémeditatio Malorum. Donc, l'idée n'est pas de devenir pessimiste, mais de se rappeler que les choses auxquelles nous sommes habitués ne sont pas garanties. C'est pour ça que j'aime beaucoup le stoïcisme. Le stoïcisme, à la base, les gens pensent que c'est devenu froid. être insensible. Non. Quand tu lis Marc Orel, quand tu lis les personnes qui ont écrit sur le stoïcisme, en réalité c'est un moyen de survivre dans les mondes ou bien dans les domaines difficiles dans lesquels ces personnes ont évolué. Ce n'était pas d'abord être froid en oreille et ressentir bien au contraire. Quand tu étudies bien l'histoire du stoïcisme et des stoïciens, c'est plutôt un mode de vie pour pouvoir bien traverser la vie et ses difficultés. Donc le primé d'état Thio Malorum, c'est quoi ? C'est de comprendre que les choses auxquelles tu es habitué ne sont pas garanties. Ta santé, ton conjoint, tes enfants, ton travail, ta maison, ta capacité à marcher, tes amis, ton audience, ton entreprise. Rien n'est garanti dans cette vie. Donc lorsque quelque chose fait partie de ton quotidien, ton cerveau arrête parfois de le remarquer. Voilà pourquoi par exemple dans les conseils de couple, on te dira, c'est bien de temps en temps de prendre du temps loin de l'autre. Parce que quand tu vois ta femme, tu vois ton mari tout le temps, tu peux commencer à banaliser la personne en face. Tu peux commencer à croire que bon, la personne est prise pour acquise. Donc le stoïcisme nous invite à regarder volontairement. Ce que nous considérons comme normal et nous rappeler que cela aussi est précieux. Parce que c'est tragique de devoir perdre une chose avant de comprendre sa valeur. Le vrai bonheur, on ne l'apprécie que lorsqu'on l'a perdue. Et le but du stressif justement est de te permettre d'apprécier ce que tu as avant de le perdre. Parce que tu peux le perdre par négligence, tu peux le perdre par inadvertance et tu peux le perdre aussi parce que simplement la personne n'est plus là. Ou la chose n'est plus là, tu vois. Donc encore une fois, c'est la santé, c'est le conjoint, toutes ces choses qu'on peut prendre pour acquis. Et surtout... Même ton salaire, même tes revenus, toutes ces choses-là que tu peux prendre pour acquises aujourd'hui, elles peuvent disparaître du jour au lendemain. Donc c'est ça le primeditatio malorum. Et c'est ce que j'aime bien aussi dans le mouvement des stoïciens, c'est qu'ils te façonnent, ils t'aident, ils t'amènent à voir la vie sous un angle beaucoup plus profond que juste c'est la vie. Le stoïcien, c'est beaucoup de réflexion personnelle. Voilà pourquoi si tu aimes beaucoup réfléchir, lis les lettres. de Marc Aurel. Donc, il y a ce livre de Sénèque, De la colère. Il y a Pensée pour moi-même de Marc Aurel. Ok. Ça, j'ai acheté sur Amazon. Et il y a Épictète. Donc, le manuel d'Épictète, L'Anchiridion, Le chemin vers le stoïcisme. Et bien sûr, il y a Ryan Holiday, qui est un auteur très connu, qui a écrit L'ego et l'ennemi. Ryan Holiday, c'est un passionné de stoïcisme. J'ai plusieurs de ses livres. Donc, ses livres sur le stoïcisme vont également t'aider. Et c'est des petits livres, tu vois, le livre de Sénèque, c'est moins de 100 pages. Lettre à moi-même de Marc Aurel, c'est 127 pages. L'égo et l'ennemi, c'est 221 pages. Ce sont des livres qui sont très bien écrits. Et tous les livres de Ryan Holiday, honnêtement, je te les recommande parce que lui, c'est un passionné de stoïcisme. Il vit, il pense au stoïcisme et il transmet ça au travers de ses livres également. Donc ça aussi, ce sont des éléments qui te permettent de contrecarrer, entre guillemets, cette notion de d'hédonisme. Et pour les croyants également, il y a un passage qui est extrêmement puissant dans le livre de l'Ecclésiaste. Dans le livre de l'Ecclésiaste, on te dit quoi ? Celui qui aime l'argent n'est pas rassasé par l'argent. Donc l'idée est simple. Le problème du désir illimité, c'est ce qu'on a dit tout à l'heure, c'est ce qu'Épicure disait, c'est qu'il déplace continuellement la définition du suffisamment. Plus tu possèdes, plus ton nouveau niveau devient normal. Jésus également. Lorsque tu prends le livre de Luc 12, verset 15, Il te dit, la vie d'un homme ne dépend pas de ses biens, même s'il est dans l'abondance. Ça, c'est très intéressant. Ça te permet de réfléchir. Parce qu'aujourd'hui, quand tu prends ce passage, par exemple, comment je peux l'analyser ? Et c'est un passage qui introduit la parabole de l'homme riche, qui accumule toujours davantage. C'est que l'homme riche, il a des récoltes qui deviennent importantes, et plus ces récoltes deviennent importantes, plus il doit construire de grands greniers, encore et Donc le problème n'est pas de réussir, le problème n'est pas d'être riche. Le problème, c'est que... Quand ce que tu possèdes vient maintenant donner un sens à ton existence, c'est là où le problème se crée. Donc encore une fois, tu as le droit de posséder, tu as le droit d'être riche, tu as le droit de kiffer et je t'encourage. Sauf que tu vas, je pense que tout le monde passe par là, tu vas forcément arriver à un stade où ce que tu possèdes est maintenant ce qui donne un sens à ton existence. Et là, ça devient dangereux. Donc tu peux construire, tu peux gagner plus, tu peux réussir, mais ta valeur ne doit jamais dépendre entièrement de ce que tu arrives à créer ou ce que tu arrives à accumuler. Voilà pourquoi il y a des gens, lorsque tu es tellement attaché à ce que tu as, à ce que tu crées, à ce que tu fais, le jour où tu perds une pratique, bien tout ce que tu as créé, tu peux péter les plombs. Donc c'est hyper important de se rendre compte que... C'est un processus en fait, d'accepter, de comprendre que oui, je peux vouloir plus. Mais jusqu'à quel niveau ? Comment je limite ce cadre du plus là ? Parce qu'en théorie, comme on dit en anglais, sky is the limit. Le ciel est la limite, ok. Mais est-ce que je suis obligé d'arriver au ciel est la limite ? Ou est-ce que je dois trouver une forme de balance pour me dire, ok, ça c'est bon, ça je peux réduire, ça je peux passer à autre chose. Donc tu vois que c'est un exercice qui est complexe. Mais il faut quand même que tu te poses la question, sinon si tu ne te poses jamais la question, ça peut devenir compliqué pour la suite. Et là, bien évidemment, on arrive à une forme de paradoxe. Depuis que je suis en train de parler, tu dois te dire, William, mais moi j'ai une question quand même. Donc ça veut dire quoi ? Je dois choisir entre être content de ma vie et ne plus avoir d'ambition ? Non, la vraie maturité, ce n'est pas de choisir entre je suis satisfait de ma vie et je veux plus. Les deux peuvent coexister. C'est là où justement la maturité émotionnelle, spirituelle, tout ce que tu veux, etc. Tu peux vouloir plus, mais avoir toujours une partie où tu te dis, ce plus-là, je vais le limiter. Ou alors, je peux vouloir plus et être profondément reconnaissant de là où je suis en ce moment. Donc, tu peux te dire, j'aime profondément ma vie actuelle, mais je veux continuer de construire, je veux continuer de bâtir. Moi, ce qui m'aide, par exemple, c'est le fait de construire pour mes enfants, le fait de construire pour l'héritage. Là, ça me donne un sens beaucoup plus profond. Tu vois, le mot que je vais utiliser, c'est le sens. En fait, quand le plus que tu désires n'est pas connecté à une forme de sens, ce plus-là peut te détruire. Et le plus pour mes enfants, pour moi, entre guillemets... Il n'y a pas beaucoup de limites parce qu'en fait, ce sont des enfants pour le moment. Et quand je ne serai plus là, ce que j'aurais fait à ce stade de ma vie, ça sera largement suffisant. Tu vois ? Donc, ce n'est pas en mode, j'ai plus pour aller montrer aux gens que j'ai plus, m'acheter des Rolex, etc. Non, c'est le plus que j'ai là. Il sert à bâtir, il sert à construire. Après, c'est ma personnalité. Voilà, si tu crois en l'astrologie, je suis taureau. Les taureaux sont faits pour bâtir. Mais, par exemple, moi, dans ma compréhension de qui je suis, d'un point de vue profond, mon identité, c'est le fait de bâtir. Astrologie, numérologie, tout ça, ça se rejoint au même niveau, c'est de construire et de bâtir. C'est un truc que j'aime bien. Il y en a qui ne veulent pas faire ça. Donc tu peux vouloir gagner plus sans mépriser ce que tu gagnes aujourd'hui. Moi, je me souviens de mon premier CD. Je me souviens quand on a passé 6-7 ans avec un seul salaire. Tu vois, ces saisons de vie-là, je m'en souviens. Mais ça ne m'empêche pas de vouloir plus. Et je ne rejette pas ces saisons de ma vie qui, finalement, m'ont bâti, m'ont construit. Donc tu peux viser un million d'abonnés. sans oublier que les 10 personnes qui t'écoutaient quand tu as commencé sont toujours là, elles sont toutes aussi importantes. Voilà pourquoi j'ai sorti par exemple mon slogan « Les vies avant les vues » pour ne pas que tu oublies que ce sont les gens derrière leur téléphone, les gens derrière leurs écouteurs, les gens qui t'écoutent, qui te regardent, ce sont ces personnes qui ont de la valeur. Bien sûr, tu ne peux pas répondre à tout le monde, tu ne peux pas permettre que tout le monde t'écoute, etc. Mais quand tu crées, quand tu penses à ces personnes que tu veux aider, là c'est très important. Donc l'équilibre le plus difficile à atteindre en réalité, C'est l'ambition sans ingratitude. Et ça, c'est un exercice quotidien, c'est un travail de tous les jours. Est-ce que c'est possible ? Oui. Donc c'est comme ça qu'on doit continuer aussi à réfléchir et à penser. Maintenant, tu me connais, si tu écoutes ce podcast depuis longtemps, tu sais que je suis quelqu'un qui aime apporter des solutions, pas juste de la réflexion. Donc, on va se poser quelques questions ou se donner un petit cadre pour savoir comment faire en sorte de ne pas tomber dans l'adaptation hedonique. Même si tu vas tomber dedans, c'est inévitable. Mais comment faire pour en sortir, bien pour ne pas... Se laisser dominer par ça. Donc, la première question à laquelle tu dois répondre concrètement, c'est à partir de quand je considère que j'ai suffisamment. Pas suffisamment pour arrêter de progresser, suffisamment pour ne plus croire que ton bonheur dépend du prochain niveau. Parce qu'en fait, c'est quand le prochain niveau devient ta source de bonheur, ça devient un problème. C'est quand tu arrives au stade pour te dire, c'est comme je t'ai dit tout à l'heure, moi quand j'ai eu 100 000 abonnés, je me suis dit c'est bon, mission accomplie. Tout le reste est du surplus. Donc ça c'était pour moi. Pour moi, 100 000 abonnés sur TikTok c'était suffisant. Parce que voilà, j'avais je crois 60 000 sur Facebook, j'avais 20 000 ou une trentaine de milliers sur Instagram et j'avais 30 000 sur YouTube. Je me suis dit ouais, 100 000 sur TikTok ça allait, faisable. Donc tu peux te poser la question, quelle maison est suffisante ? Quel bien immobilier est suffisant pour moi ? Quel revenu permet réellement de vivre la vie que je veux vivre ? Combien de vêtements sont suffisants ? Quel est le rythme de travail qui est suffisant ? Sinon ton cerveau va continuellement déplacer la ligne d'arrivée et le cerveau il est bête et méchant, c'est comme un ordinateur, c'est comme une IA même j'ai envie de te dire. Tu dois lui donner des instructions précises. Sans ces instructions-là, lui, il va toujours chercher plus, faire plus, etc. Donc ça déjà, c'est la première étape. La deuxième étape, et c'est celle-là qui m'a aidé, peut-être même le plus aidé personnellement, c'est de regarder tout le chemin que tu as parcouru. On regarde énormément la distance qui nous sépare du prochain objectif. Ça, c'est humain. Et tu regardes 100 000 abonnés, tu te dis « Waouh, ça allait tellement loin ! » Mais tu oublies que tu as déjà eu 10 000 abonnés. Tu oublies que tu as déjà fait un chemin de 0 à 10 000 abonnés. On regarde très peu. La distance qui nous sépare de notre ancien point de départ. Donc pose-toi souvent cette question, de quoi ma version d'il y a 5 ans serait-elle fière aujourd'hui ? Le William d'il y a 5 ans serait tellement fier de tout ce que je suis en train de faire aujourd'hui. C'est pour ça que ça me donne du courage. Le William d'il y a 5 ans n'aurait jamais pu croire qu'il allait écrire deux livres. J'ai ce livre-là. et puis le créateur authentique. Le William d'il y a 5 ans n'aurait jamais pu croire qu'il allait avoir 600 000 abonnés. Le William d'il y a 5 ans n'aurait jamais pu croire qu'il allait être cette personne à qui tu écoutes. J'étais touché par le témoignage d'une dame qui était dans mon challenge qui disait qu'elle écoutait mes podcasts avec ses enfants et que ses enfants lui disaient « Ah maman, tu peux remettre le podcast du tonton au milieu du coach des enfants, des adolescents de 14, 15, 16 ans qui se mettent à écouter mes podcasts. » Mais le William d'il y a 5 ans serait trop fier de ça. Cette question remet les choses en perspective. Le but n'est pas de te dire que oui, tu arrêtes tes objectifs, c'est de te demander, ok, d'où est-ce que je viens ? En réalité, tu dois te souvenir d'où est-ce que tu viens, pas parce que tu veux retourner là-bas. Pour te permettre de garder, un, les pieds sur terre et de te donner aussi l'énergie de continuer vers là où tu veux aller. Parce qu'en réalité aussi, d'où est-ce que tu viens, je ne suis pas sûr que tu aies envie de repartir là-bas. Donc vu que tu ne veux pas repartir, souviens-toi de temps en temps pour que ça te donne un peu d'énergie, un peu de boost. Parce que certaines choses que tu considères comme ordinaires aujourd'hui, était à l'époque des prières pour toi. Donc, prends le temps parfois de te souvenir des choses que tu as pu accomplir, des choses que tu as pu faire, de ces choses passées-là. Tu verras que ça te donner une meilleure perspective, même dans la thème de tes objectifs. Donc, ça, c'est la deuxième des choses que je te recommande de faire dans ton... La troisième chose, c'est faire durer le plaisir. C'est-à-dire que quand quelque chose de bien t'arrive, ne passe pas immédiatement au prochain objectif. Célèbre ce que tu as eu comme victoire. Raconte-le à tes proches ou aux personnes à qui tu as décidé de raconter. Remercie Dieu, remercie les gens qui ont participé. Observe les sensations que tu ressens, les émotions que tu as et profite simplement de l'instant présent. Profite simplement de ta victoire. Profite simplement de ta réussite. Profite simplement de ton accomplissement. Quand tu achètes ta nouvelle voiture, ne cours pas juste pour dire « Oui, il me faut la prochaine Lamborghini. » Calme-toi. Mets la clim, mets la sono. Mets un peu de Didi B, une louange, une adoration, peu importe ce que tu écoutes. Mets un peu de Imra, mets un peu tous les artistes que tu aimes, mets les basses à fond, kiffe. Quand il fait un peu chaud, mets la clim, laisse l'air frais de la clim à te toucher. Alors qu'avant tu te souviens quand tu étais piéton que tu transpirais sous le chaud soleil. Là maintenant tu as la clim, c'est agréable. Prends le temps de dire à ton cerveau quelque chose de beau, quelque chose de bien, vient de ce produit. Enregistre-moi ces sensations-là. Enregistre-moi cette douceur, enregistre-moi éventuellement cette paix que je ressens parce que j'ai atteint cet objectif. Tu vois, je sais qu'en m'écoutant tu te dis mais c'est vrai William, je ne prends pas le temps de me célébrer suffisamment. Je ne prends pas le temps de célébrer suffisamment ce que je fais. Je suis toujours en train de courir, je suis toujours en train d'aller vers la prochaine chose à faire, vers le prochain but à atteindre. Tu le sais pendant que tu m'écoutes là, tu sais que William ce que tu dis là, c'est exactement ça. Prends ce temps là pour toi s'il te plaît. Sinon tu vas passer ta vie à accomplir des objectifs sans vraiment vivre ces accomplissements. Oui, tu vas tout le temps être en train de courir, jamais en train d'apprécier, jamais en train de prendre, bon je ne peux plus le faire, mais de tâcher une petite bouteille de champomis, une petite bouteille de ruina, une petite bouteille de veuve clico, même si c'est une demi-bouteille, d'ouvrir un peu un champagne et puis de te célébrer, d'ouvrir une belle bouteille de vin et puis de célébrer, d'ouvrir de jus et puis de te célébrer. Prends le temps de célébrer tes accomplissements parce que personne ne le fera à ta place. Si tu attends les applaudissements, les acclamations des gens, souvent tu risques, tu vas en manquer. Ensuite, prochain élément, très simple. Il faut apprendre à être reconnaissant, à exprimer de la gratitude. Si tu crois en Dieu ou en Allah, peu importe sur quoi tu crois, reconnaissant. Souvent on aime dire je suis reconnaissant pour ma vie. Non, sois reconnaissant avec précision. Je suis reconnaissant de pouvoir déjeuner avec mes enfants aujourd'hui. Je suis reconnaissant pour cette personne qui m'a envoyé tel message. Je suis reconnaissant d'avoir un travail dans lequel je gagne très bien ma vie, dans lequel mes patrons me respectent, dans lequel je n'ai pas de problème avec mes collègues. Je suis reconnaissant d'avoir un corps qui me permet de marcher. Je suis reconnaissant, moi, William, d'avoir perdu ces 30 kilos et de continuer à perdre 500 grammes, 200 grammes par jour, etc. Je suis reconnaissant d'avoir une femme qui m'aime, d'avoir une femme qui me respecte, mais une femme qui me soutient, une femme qui me booste, qui me propulse. Je suis reconnaissant. Plus ta gratitude est précise, plus tu donnes des signaux à ton cerveau que... Tu dois être reconnaissant pour toutes ces petites choses. Je suis reconnaissant d'avoir une montre qui me plaît, de pouvoir me permettre de m'acheter une montre. Alors que je me souviens que quand j'avais un salaire, je ne pouvais pas me permettre d'acheter des montres. Je suis reconnaissant de pouvoir vivre de la création de contenu, d'avoir un emploi, de pouvoir impacter des gens, permettre à des gens d'avoir des déblocages précis. Je suis reconnaissant pour ce podcast que je suis en train de faire, qui a été écouté plus de 100 000 fois. Il y a des milliers, des dizaines de milliers de personnes qui m'écoutent, qui enregistrent, qui partagent. qui reviennent semaine après semaine sur mon podcast. Même quand je ne publie pas pendant quelques semaines, les gens reviennent, ils écoutent, qui m'écrivent, qui me disent merci William parce que ce podcast m'a transformé. Je suis reconnaissant d'avoir pu écrire deux livres et je vais en écrire encore, de pouvoir créer quelque chose pour la postérité. Je suis reconnaissant de pouvoir exister à cette saison de l'humanité où on a l'intelligence artificielle, où on a des choses qui nous permettent de devenir encore plus intelligents, de devenir des humains, en guillemets, augmentés, de créer plus de valeur, plus d'impact. Souvent lorsque tu vas à l'église, pour ceux qui sont croyants, on te parle souvent de la reconnaissance, mais en fait, tu peux passer toute une journée à être reconnaissant pour plein de choses. Prends le temps d'être reconnaissant pour tout le parcours, même soit reconnaissant pour les personnes qui t'ont fait du mal. Parce que dans les personnes qui t'ont fait du mal, ça t'a permis de guérir, ça t'a permis de grandir, ça t'a permis de faire face à tes démons, ça t'a permis de faire face à tes zones d'ombre, ça t'a permis de faire face à la colère, à ces émotions qui étaient sous-jacentes, que tu n'osais pas exprimer. Mais ça c'est les personnes aussi qui t'ont fait du bien. qui t'ont ouvert des portes, etc. Sois reconnaissant pour là où tu es. Sois reconnaissant pour là où tu es en train d'aller. Sois reconnaissant pour le peu que tu as. Il y a toujours une raison d'être reconnaissant de quelque chose. Je suis reconnaissant de ce que le fait d'avoir perdu mon père et ma mère ne m'a pas rendu fou, ne m'a pas fait tomber dans des choses compliquées. Tout ça, ça te permet de pouvoir ne pas tomber dans cette notion de hedonique treadmill, ce plateau hedonique sans cesse-là. Ensuite, ce que tu peux faire, c'est réduire les comparaisons. Comment réduire les comparaisons ? Il faut changer le sens de la question. Souvent, tu te demandes, est-ce que j'ai autant que lui ? Il faut te poser plutôt cette question. Est-ce que ce que j'ai correspond à la vie que je veux avoir ou à la personne que je veux devenir ? Parce que souvent, tu veux comme la personne. Mais en fait, en réalité, si tu as comme la personne, est-ce que ça correspond réellement à la vie que tu veux avoir ? Parce que c'est deux compétitions totalement différentes. Si tu te compares à l'autre, il y a toujours quelqu'un qui aura plus que toi, tu ne seras jamais satisfait. Mais si tu t'es posé la question sur la vie que tu vas avoir et la personne que tu veux devenir, tu sais à quel moment ce que tu as peut entrer dans ce cadre-là. La deuxième question, lorsque tu te la poses, ça dépend réellement de toi. Ça dépend de tes objectifs, ça dépend de ta vision, ça dépend de ce que tu vas accomplir. Donc le sens de la question te permet d'avoir une réponse totalement différente et qui va te faire du bien. Tu l'auras compris avec tous ces éléments. Le but n'est pas d'arrêter de vouloir plus. Le but est de continuer à construire beaucoup de choses. Moi, je veux construire encore beaucoup de choses. J'ai encore de l'ambition. Même si je ne me considère pas comme ambitieux, force est de reconnaître que quand je parle à mes proches, je dis William, tu es trop ambitieux, tu fais trop de choses. Donc j'accepte, j'ai de l'ambition. Mais j'ai appris une chose, il faut savoir profiter d'un niveau auquel tu es avant de vouloir immédiatement passer au prochain niveau. Alors peut-être aujourd'hui, tu n'as pas besoin de supprimer tes prochains objectifs. Tu les gardes, tu travailles, tu construis, tu évolues. Mais regarde aussi autour de toi, parce qu'il existe probablement dans ta vie quelque chose que ton ancien toi aurait considéré comme un miracle. Et ce serait dommage de ne plus le voir simplement parce que tu t'es habitué. Vouloir plus n'est pas le problème. Le problème c'est lorsque tu deviens incapable d'apprécier ce que tu as déjà et lorsque ce que tu as vient définir le sens de ta vie. Donc partage ce épisode de podcast avec quelqu'un qui en a besoin. Voilà. Et puis bon, oui, je remets de la couleur maintenant parce que vu que j'ai perdu du poids, je peux repartir me vêtir beaucoup plus correctement. Et encore une fois, il y a le bilan du feu intérieur dans la description de cet épisode de podcast. C'est un bilan pour faire un petit point sur ta vie. Il te prendra 10-15 minutes à faire. Il est totalement gratuit. Et le lien dans la description de cet épisode de podcast. J'espère qu'en tout cas, ce podcast a été utile. Et on se dit à très bientôt. Ciao.