- Speaker #0
En fait, ma vie, c'est toujours se battre, Et c'est la première fois, je pense, que j'ai senti mon cœur se briser. Et là, de te dire que tu n'as pas le contrôle sur ta vie, c'est horrible. Mais on s'est quand même fait rejeter d'abord d'une trentaine de banques avant de pouvoir ouvrir un compte. Mais quand tu n'as pas de papier, dis-toi que tu en envoies 300 pour avoir des noms, C'est au moment de travailler, parce que sans carte d'identité, sans numéro de sécurité sociale, normalement, tu n'es pas censé. c'est pouvoir travailler. Pourtant, moi, j'ai pu travailler. Donc, voilà, c'est tu crées toi-même ton propre système pour pouvoir avancer dans la vie. Donc, je passe de gestion de fortune à je vais aller rouler des sushis sur Instagram. Toute ma vie, dis-toi, William, je n'ai jamais été payée au SONIC.
- Speaker #1
Jamais. Et là, pour la première fois. Et là,
- Speaker #0
pour la première fois de ma vie, je me retrouvais payasse. Il y a plein de jours aussi où tu te dis, c'est mon dernier jour sur Terre et je l'ai pensé à de nombreuses reprises.
- Speaker #1
Comment tu as tenu 26 ans ? Je veux dire,
- Speaker #0
mais je n'ai pas tenu 26 ans. Mon histoire a duré 26 ans. J'ai tenu parce que je suis vivante au bout de ces 26 ans.
- Speaker #1
Bonjour Charlène.
- Speaker #0
Bonjour William.
- Speaker #1
On va commencer de manière très intense. Tu as vécu 26 ans sans papier d'identité.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et tu as dit une phrase qui est très marquante, tu as dit que ta seule preuve sociale, c'était toi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc je veux qu'on commence par ça. Ça veut dire quoi 26 ans sans identité ? Surtout qu'hier, à Viva Connect, tu nous as dit un point important, que les apatrides avaient plus de droits que toi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais comment ça se fait que des apatrides ont plus de droits que toi ? Et aujourd'hui, j'étais en face de moi. Tu as été à la Commission européenne. Tu as travaillé avec... Je ne vais pas tout citer parce que sinon, on ne va pas finir l'épisode de podcast. Comment est-ce qu'on en arrive là ?
- Speaker #0
Comment on en arrive là ? Eh bien, on en arrive là quand nos parents, malheureusement, viennent en France. Ils sont français. Mon père a adopté français.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Mais qu'au moment de donner les documents d'identité, comme beaucoup de personnes vont certainement se reconnaître... vous avez des faux actes de naissance qui sont donnés par des personnes de votre pays d'origine. Moi, en l'occurrence, je suis camerounaise. Je pense aussi, malheureusement, qu'il y a beaucoup de Camerounais et d'autres nationalités, je ne citerai pas, qui se reconnaîtront. Mais moi, c'est comme ça que ça s'est passé. Je suis arrivée en France à l'âge de 5 ans, inscrite dans le passeport français de ma mère. normalement, j'aurais dû immédiatement moi-même obtenir mes documents d'identité, puisque mon père adoptif, donc M. Cazenave, qui est le père biologique de mon petit frère, a dit à ma mère, il faut rapidement faire les documents d'identité aux enfants. Ma mère, je pense, peut-être que c'était de la nonchalance ou peut-être de la méconnaissance, peut-être quelque chose de se dire, bon, on a le temps, voilà, ça ne prise pas. Elle a pris son temps. Et le moment où elle décide enfin de le faire, donc elle demande ses documents, cousine donne. parce qu'il faut aux actes de naissance. Et l'administration française après, s'enraye, on va dire. Et on reste comme ça 26 ans, malheureusement.
- Speaker #1
26 ans.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et pour la petite histoire, aujourd'hui, on est le 4 octobre. Ça fait bientôt du coup un an que tu as tes papiers de manière officielle.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc, tu as le passeport, carte d'identité, extrait naissance, tout est bon.
- Speaker #0
Carte vitale. Ah, carte vitale. J'ai tout, j'ai vraiment tout. Parce qu'il faut aussi préciser, pendant 26 ans, du coup, je n'avais pas de numéro de sécurité sociale. J'en avais qu'un provisoire. OK. Donc, c'est depuis le 10 juin, date de mon anniversaire. C'est hyper drôle. Tout s'est aligné. Mon entreprise, je l'ai créée, elle est datée du 10 juin. Je ne l'ai pas du tout fait exprès. Ma carte vitale est mise le 10 juin. Mon numéro de sécurité sociale aussi. Et voilà, je suis toute neuve.
- Speaker #1
Non, mais c'est incroyable parce que justement, aujourd'hui, pour ceux qui ne le savent pas, je vous le dis, Charlène est conseillère en images. Mais en fait, tu ne fais pas du conseil en images juste pour se vêtir.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Pour toi, qu'est-ce qui t'a aidé ? Et qu'est-ce qui a mené à cette transition-là de conseillère en images ?
- Speaker #0
En fait, ça s'est fait petit à petit. Je ne pense pas que quand je suis née, je ne me suis pas dit « je veux être conseillère en images » . Depuis toute petite, j'ai toujours eu une appétence pour la mode, ça c'est sûr et certain. Je me suis toujours bien habillée. Ma mère a toujours laissé place à notre créativité propre, on va dire. Tant qu'on restait élégant, tant que ce n'était pas vulgaire. Si j'avais envie de mettre du bleu, du vert, du rouge, même mes cheveux, les fards de toutes les couleurs, long, blond, elles s'en fichaient. Donc, ça fait que très jeune, déjà, j'ai appris à jouer avec mon image et à comprendre déjà au collège et au lycée que ça t'apportait une certaine forme de respect.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Je n'avais pas l'impression d'avoir fait quoi que ce soit de plus que mes camarades au lycée, mais on disait toujours au collège même, elle est trop stylée, elle est trop machin. Je viens du Pays Basque, Bayonne plus précisément, petite ville considérée comme raciste. Je dis bien comme ça parce qu'au final, du racisme, on en trouve partout. Bien sûr. Mais j'ai été hyper respectée malgré le fait que je sois la seule personne noire du collège ou du lycée. Et tout ça, en fait, c'était par mon apparence. On va dire dans la vie adulte, j'ai aussi compris que ça faisait que les gens étaient plus gentils avec toi, t'aidaient beaucoup plus, te traitaient avec plus de respect. Et là où j'ai vraiment compris que l'image avait un poids énorme ici, c'est au moment où on m'embête de travailler, parce que sans carte d'identité, sans numéro de sécurité sociale, normalement, tu n'es pas censé pouvoir travailler. Pourtant, moi, j'ai pu travailler pour de grands groupes comme Carrefour, j'ai travaillé dans le vin, j'ai travaillé pour AG2R La Mondiale, pour des mutuelles, des assurances. Et ce qui me rend le plus fier dans tout ce parcours, en banque privée, en gestion de fortune, ce n'est pas possible normalement pour une personne. Après, je l'ai fait par le biais d'agences intérimes la plupart du temps. Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, il y a mon livre. Je vous le présenterai un peu plus tard, je ne vais pas rentrer trop dans les détails. Mais en tout cas, même si c'est une agence intérime, ça reste quand même une agence de travail. Je me place dans une entreprise d'une certaine stature, d'une certaine renommée. Et tout ça, ça a passé par le fait que quand je vais en entretien, je soigne toujours mon apparence. faire en sorte de coller, on va dire, au milieu qui est attendu. Quand c'est les assurances, je me présente comme une personne qui est propre, entre guillemets, au monde des assurances. De la banque, c'est pareil. Du vin, c'est pareil. Et je fais toujours en sorte quand même d'avoir des connaissances, des compétences sur tout ça. Moi, je ne viens pas du tout de ces univers-là à la base. Donc, je me renseigne toujours quand même un tout petit peu. Et donc, en entretien, la manière dont je vais communiquer, la manière dont je vais être fluide sur la délivrance des informations, ils vont se dire, oh, mais c'est la candidate parfaite. Donc, en fait, j'allie toujours l'image avec les connaissances de savoir. Et c'est là où je me suis dit, mais en fait, il y a vraiment quelque chose à faire. Au début, je faisais du conseil en images parce que les gens me disaient, tu t'habilles bien, tu pourrais me donner des conseils pour m'habiller. Donc, bien évidemment, je faisais les trucs classiques de la conseil en images. Bien sûr,
- Speaker #1
la colorimétrie. La colorimétrie,
- Speaker #0
ta morphologie. Et en fait, je me suis dit, non, pour moi, l'image, c'est bien plus que ça. Et je déteste les gens qui disent que l'image, c'est superficiel. alors qu'au final... On fait tous attention à notre image tous les jours, pour une raison ou pour une autre. Le travail, un entretien d'embauche, un date, juste se sentir bien. Et donc, c'est là où je me suis dit que moi, mes accompagnements, je veux vraiment que les gens se servent de leur image pour pouvoir ouvrir des portes ou pour pouvoir se sentir mieux ou autre. C'est pour ça que le slogan de mon entreprise, de toute façon, c'est votre image au service de votre ambition. L'ambition, ça peut être, je veux être le prochain. PDG d'une entreprise CAC 40, mais ça peut très bien être. Comme j'ai dit, je veux juste me sentir bien dans ma peau. Je veux juste retrouver la femme en moi qui s'est éteinte. Je veux juste retrouver l'homme en moi qui avait complètement confiance en lui. C'est vraiment ça, pour moi, l'ambition.
- Speaker #1
Il y a beaucoup de choses à dire et on reviendra sur ce parcours. De toute façon, vous allez voir les liens de Charlène dans la description. Il y a un élément qui est intéressant. Dans ton article sur Médiabasque. Je pense qu'ils vont titrer ça comme ça, mais ce n'est pas forcément ce que tu as dit. Tu as dit qu'il faut bidouiller pour vivre.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je me souviens d'une des conversations qu'on avait eues, tu disais que ta seule carte d'identité, c'est ta carte de bus. 26 ans, quand même, c'est long. Moi, je connais des personnes qui vont à la préfecture, etc. Donc, un an, deux ans, pas de titre de séjour, c'est compliqué. Comment tu as tenu 26 ans ?
- Speaker #0
Alors, avec le recul, comment tu as tenu 26 ans ? Je vois ce que la question veut dire, mais je n'ai pas tenu 26 ans. Mon histoire a duré 26 ans et j'ai tenu parce que je suis vivante au bout de ces 26 ans. Mais quand j'étais dedans, je ne savais pas que j'allais rester 26 ans. Déjà, j'ai appris que j'étais dans cette situation à l'âge de 14 ans lors d'un voyage scolaire.
- Speaker #1
Donc, 9 ans plus tard, après tes 5 ans.
- Speaker #0
Exactement. Donc, en fait, quand j'étais en classe de 4e, il y avait le voyage scolaire qu'on avait à faire Ausha. Soit l'Angleterre-Londres, soit l'Espagne-Barcelone. Et moi, j'ai toujours adoré l'anglais. J'ai appris l'anglais toute seule. Donc, c'était logique que ce soit l'Angleterre pour moi. En plus, je viens du Pays Basque. Je me suis dit, oh, mais Barcelone, c'est la maison. C'est bon, c'est à côté. Je vais à Dancharia. Je vais en Espagne tout le temps, à la frontière avec ma mère. Donc, non. Je voulais à tout prix partir là-bas. Et en fait, ce sera ma professeure principale qui m'apprendra qu'en fait, je n'ai pas de carte d'identité. Je pense peut-être trois mois avant le départ. C'est comme ça que je l'apprends. Mais au début, moi, je me dis bon. C'est pas grave, ma mère est allée à la mairie ou je ne sais pas où est-ce qu'on fait. Et ce sera fait, parce qu'à 14 ans, tu ne sais pas encore exactement si c'est la mairie. Et ce sera fait. Et en fait, pas du tout. Donc là, tu ne pars pas en voyage. C'est la première fois, je pense, que j'ai senti mon cœur se briser, en tout cas par rapport à cette histoire. Et après, j'ai commencé les démarches avec les assistantes sociales, etc. J'ai été suivie par l'aide sociale à l'enfance et tout ça. Mais là où ça commence vraiment à faire mal, c'est à 18 ans. à 18 ans ça fait extrêmement mal parce que tu commences à avoir tous tes amis, à avoir le permis moi j'ai toujours adoré conduire mon manège préféré c'est les autos tamponades moi j'aime pas qu'on me fonce de l'eau,
- Speaker #1
moi j'aime juste tourner le volant la playstation,
- Speaker #0
mes frères pourront témoigner j'adorais les jeux de voiture et tout ça et donc voilà à 18 ans tu peux pas passer le permis, donc tu commences à te sentir un peu différent des gens, je déteste la frustration, c'est vraiment quelqu'un qui aime prendre sa vie en main m Et là, de te dire que tu n'as pas le contrôle sur ta vie, c'est horrible. Donc ça, tu ne peux pas ouvrir de compte bancaire. J'ai pu en avoir un parce qu'une personne, c'est là où le bidouillage commence à arriver. Où en fait, tu tombes sur une personne qui a accepté d'ouvrir un compte à ton frère. Parce que ton frère est allé malheureusement pleurer un jour, mais pas pleurer au sens, voilà, en larmes. Parce qu'au bout d'un moment, t'en peux plus. Devant une femme de la sous-préfecture qui appelle quelqu'un d'un directeur de banque qu'elle connaît dans une ville. Voilà, il y a un jeune homme qui me présente sa situation. Apparemment, ils n'ont pas de carte d'identité. Ils sont une fratrie de trois. Donc, il ouvre le compte bancaire à mon frère. Mon frère, du coup, dit, j'ai un frère et une sœur aussi. Du coup, il nous ouvre un compte. Mais c'est un bidouillage pour moi dans le sens où c'est officiel. On a fait de voilà. Mais on s'est quand même fait rejeter d'abord d'une trentaine de banques avant de pouvoir ouvrir un compte. Donc, en fait, pour moi, quand j'appelle du bidouillage, c'est donner des documents qui, de base, ne sont pas des documents. Une carte de bus, ce n'est pas un document pour ouvrir un compte. Et moi, j'ai dû donner la carte d'identité de ma mère pour faire. foi pour dire que non, on est bien français. C'est juste qu'on est en cours de procédure. Et par chance, j'avais aussi un certificat de nationalité française de 2009 qui nous avait été donné par le tribunal mais sous des identités qui n'étaient pas complètes. C'est pour ça qu'on n'a pas pu avoir de document. Donc voilà, c'est tu crées toi-même ton propre système pour pouvoir avancer dans la vie. Et si je dois donc finir pour les 26 ans, tu avances comme ça petit à petit chaque année en te disant c'est la dernière année, c'est bientôt fini. Les avocats te font compte, te disent dans 6 mois c'est fini. Donc en fait, tu tiens par des mini délais comme ça. Il y a plein de jours aussi où tu te dis c'est mon dernier jour sur Terre et je l'ai pensé à de nombreuses reprises. Et au final, tu tiens comme ça 26 ans, mais ce n'est pas une chose facile.
- Speaker #1
Et tu as écrit un livre sur le sujet ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Qui s'appelle ?
- Speaker #0
26 ans dans une prison sans barreau. Et le sous-titre, c'est sans papier, sans identité, mon combat pour exister.
- Speaker #1
Pour ne pas faire de jeu de mot avec le barreau, tu as parlé de barreau, donc tu as dû rencontrer aussi des procureurs, des avocats, des juges.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu en as rencontré combien en tout ?
- Speaker #0
Alors, d'avocats, j'ai eu deux avocats au total. J'ai eu notre premier avocat qui était Maître Henri Moura, au barreau de Pau, puisque j'étais du Pays Basque. Et que tout ce qui se plaide vraiment de gros au Pays Basque, ça a Pau. Et ensuite, j'ai eu Maître Fatou Babou, elle est au barreau de Bordeaux, puisque j'habite à Bordeaux depuis 11 ans. Et c'est avec elle, finalement, qu'on terminera l'histoire. Parce qu'aujourd'hui, je donne tous les mérites à Maître Fatou Babou. qui a terminé le dossier. Maître Henri Moura a quand même fait le début du travail. C'est lui qui nous a permis d'avoir notamment les certificats de nationalité française qui certes ne servaient à rien, mais ont quand même servi à tout. C'est ceux, accompagnés de ma carte de bus, qui me permettaient quand même d'avancer, d'être crédible d'une certaine manière. Donc j'ai rencontré ça. Et du côté, par contre, judiciaire, j'ai rencontré quatre procureurs.
- Speaker #1
On dirait les 4 fantastiques quand tu me dis ça.
- Speaker #0
Oui, mais là, ce n'est pas les 4 fantastiques dans le bon sens. Les 4 maléfiques. Les 4 maléfiques, je pense que c'était plutôt ça. Des femmes qui se sont acharnées, c'est vraiment le mot de l'acharnement sur moi, pendant plus de 8 ans. C'est-à-dire que mes documents, j'aurais peut-être dû les avoir déjà depuis 8 ans au moins, puisque le dossier était béton, terminé, fini, tout était vrai. En fait, mon vrai acte de naissance a été découvert par la France elle-même, par l'ambassade de France au Cameroun, depuis 2011. Et moi, il faut savoir que j'ai été majeure en juin 2011. Ça a été retrouvé quelques mois avant ma majorité. Avant ta majorité. Vous savez qu'officiellement, à ma majorité, j'ai toujours fourni des documents qui étaient légaux, authentiques et authentifiés par la France. Mais cette procureure s'est quand même acharnée. Elles étaient quatre parce qu'elles se sont succédées ensuite à dire que l'État français ne devait pas donner la nationalité française à une personne qui avait essayé de frauder l'État alors que j'avais cinq ans.
- Speaker #1
Mais t'avais cinq ans, comment tu vas frauder l'État à cinq ans ?
- Speaker #0
Oui, mais ce qui est drôle, c'est que... Ma mère non plus n'a pas essayé de frauder l'État. C'est juste une erreur. C'est juste le fait de ne pas avoir été assez prudente. Mais est-ce que c'était même de la prudence ? C'était de la méconnaissance pour moi. Mais je veux dire, même si ce n'était pas de la faute de ma mère non plus, ma mère n'a jamais été inquiétée. On n'a jamais demandé à ma mère de s'expliquer. C'est moi qui, depuis mes 18 ans, suis confrontée à la justice, me débat, explique avec des avocats, avec des associations qui m'ont soutenue. On a dû faire des manifestations. justice pour Charlie. Ah oui,
- Speaker #1
j'ai vu des vidéos et tout. Je me suis dit, mais attends, en fait, t'es une star.
- Speaker #0
Je ne voyais pas ça comme une star. Je ne voyais pas ça comme être une star. Et quand je dis la honte, je suis désolée s'il y a des gens qui traversent ça. Mais je pense qu'en termes de dignité, un être humain ne devrait pas avoir à passer par là, à faire des manifestations pour avoir le droit de juste obtenir des documents d'identité qui lui sont dus. Voilà, je ne demandais pas quelque chose. Je ne demandais pas en plus donner moi la nationalité française. Bien sûr, tu l'avais. En fait, je l'avais. Je demandais juste... donnez-moi mes documents d'identité, les erreurs ont été rectifiées, avançons. Mais ces femmes-là, c'était non. Elles, elles voulaient vivre dans le passé, alors que pourtant, on est toujours avançons, vivons dans le futur. Les politiques adorent nous le dire, voilà, la justice et tout. Mais quand ça les arrange, on reste dans le passé, on reste à mes cinq ans de faussaire.
- Speaker #1
Ah oui, d'accord.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et donc, c'est un parcours de 26 ans, on va dire, toi, tu as découvert à 14 ans et tu parles d'identité. Donc, il y a le papier d'identité. Mais toi, pendant tout ce temps-là, avec un peu de recul, parce que je pense que le livre permet de cristalliser un peu toute ton histoire et de mettre dans un document ce que tu as traversé.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Comment tu juges les différentes phases de ces 26 années-là ? Comment tu t'es bâtie ? Comment tu t'es construite ? Qu'est-ce qui fait que la charalène que j'ai devant moi est la charalène que j'ai devant moi ?
- Speaker #0
Ah, ça, c'est une excellente question. Je dirais que c'est forcément ces 26 ans. Et qu'avec le recul... La chose que je voudrais vraiment dire aux gens, et ce n'est pas phrase de développement personnel toute faite, c'est vraiment du coup de mon vécu. En fait, quand on vit des choses négatives dans la vie, sur l'instant, ce n'est absolument pas agréable à vivre. Mais avec le recul, on se rend compte que c'est peut-être la plus belle chose qui va t'arriver si tu y survis.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, ça va tellement bâtir une forme de résilience, de recul sur la vie. Tu prends les choses beaucoup moins... de manière grave. Il y a des choses qui sont plus graves. Pour moi, aujourd'hui, les choses les plus graves dans la vie, c'est la famine et la guerre, par exemple. Après tout ce qu'il y a de futile et tout autour, j'ai beau être une personne hypersensible, par exemple, j'aime pas la trahison, j'aime pas la déception, mais j'aime tellement pas tout ça que je coupe. Parce qu'en fait, pour moi, si t'es une personne qui a plutôt envie de fonctionner comme ça, d'être malveillante et tout, sur le côté. Aujourd'hui, moi, en fait, la vie m'a tellement appris que tu vis des choses dures, tu peux pas te concentrer sur... sur des petites choses qui t'affaiblissent, qui te prennent de l'énergie pour rien. Donc la Charlène d'aujourd'hui, je dirais que c'est cette femme qui est beaucoup plus stable, en tout cas, qui est beaucoup plus consciente des choses, qui voit vite les choses, qui a une intuition qui est très développée. Et je pense que quand tu dois constamment prouver qui tu es, faire face à des humains, etc., tu développes des capacités que tu n'aurais peut-être pas développées si la vie n'avait pas été aussi dure avec toi.
- Speaker #1
Ok. Et qu'est-ce que tu te dirais à la Charlène de 14 ou 18 ans ? Tu lui dirais quoi aujourd'hui ?
- Speaker #0
Je lui dirais, ma belle, ça va être dur, on va s'en sortir. On va s'en sortir et tu vas voir que la version de nous qu'on va créer, elle est plus extraordinaire que ce que tu pensais qu'on allait être. Parce que pour la petite anecdote, et ça, je le raconte dans le livre, par exemple, pour moi, il n'y a vraiment pas de sous-métier, comme on dit. Il y en a qui disent sous-métier, mais la vraie expression, c'est sous-métier. Donc, il n'y a pas de métier qui est au-dessus d'un autre, d'un dessous d'un autre. Mais en gros... On va quand même se dire que dans la société, quand tu as fait des études, quand tu gagnes beaucoup d'argent dans un monde capitaliste, c'est ça, la version de la réussite. Mais en tout cas, moi, à 14 ans, je me disais, je vais être vendeuse chez Zara. Je n'avais pas d'exemple de réussite augurante, on va dire, autour de moi. Et j'étais persuadée qu'en étant vendeuse chez Zara, j'avais gagné 100 000 euros. Mais j'étais sûrement déconnectée de la réalité et tout. Et en fait, au final, je dirais à cette Charlène que tu vois, on pensait. être vendeuse et gagner 5000 euros. Aujourd'hui, on fait des trucs tellement plus fous. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on aide des gens, on impacte des gens, on fait des conférences, on habille des gens pour aller à la Commission européenne à Bruxelles, au Parlement européen à Bruxelles. La Charlène 14 ans, elle ne pouvait pas. Elle n'avait même pas de document d'identité. La Charlène d'aujourd'hui, elle voyage. Elle va même dans des pays qui n'étaient même pas sur sa to-do list, tu vois. Donc, en lui disant, non, tu vas voir, l'avenir, il va être brillant et c'est que le début.
- Speaker #1
Donc, si je reprends un peu le parcours professionnel, là, je fais de tête, j'ai rien noté. Donc, banque de fortune. Non, c'est ça, banque de fortune, ça s'appelle. Banque privée. Banque privée, OK. Gestion de fortune, pardon. Ouais, donc il y a ça. Tu as bossé dans le vin. Oui. En plus, bon, à Bordeaux, le vin, c'est…
- Speaker #0
Capital mondial du vin, quand même. Voilà,
- Speaker #1
on ne va pas aller chercher bien loin. Tu as bossé à l'AG2R, la mondiale, donc en assurance. Oui. Tu as bossé… Mutuelle, ouais. Mutuelle, ouais.
- Speaker #0
Mutuelle assurance. Mutuelle assurance. Presque la même chose.
- Speaker #1
Presque la même chose, OK. Et tu as même bossé, je ne sais pas si tu avais bossé, mais en 2025, tu as parlé de stand de sushi.
- Speaker #0
Seigneur Jésus,
- Speaker #1
je n'y attendais pas. J'ai fait mes recherches. Stand de sushi, et après, en janvier 2026, c'est un nouveau départ pour toi. Raconte-moi un peu le stand de sushi, ça s'est passé quoi là-bas ?
- Speaker #0
En vrai, tu fais très bien de l'aborder parce que tu as vu, depuis tout à l'heure, je fais la Mali, je suis là, je suis en queue de fierté. Ouais, moi, je suis là avant que tu ne le fais. Du coup, non, j'ai travaillé sur un stand de sushi, malheureusement. En fait, quand je dis malheureusement, c'est qu'encore une fois, quand tu as commencé à arriver dans des milieux et des niveaux que la petite toi n'aurait même pas espéré. Il faut savoir que moi, comme j'ai dit, je suis quelqu'un, j'ai été suivi par l'aide sociale à l'enfance. J'ai mangé au resto du cœur. vieille chez Emmaüs, c'est réel parce qu'aujourd'hui, il y en a plein qui me disent, mais toi, ça se voit que t'es fille de chef d'entreprise, ça se voit. Alors oui, ma mère est une chef d'entreprise parce qu'elle a son propre salon de coiffure, mais c'est pas Bill Gates. Dans la tête des gens, chef d'entreprise, c'est forcément, voilà. Et donc, en fait, quand tu pars de là, et quand tu pars de, comme je te dis, ton ambition, c'est quand même d'être vendeuse chez Zara, tu fais ça, tous les jours, tu te dis, mais waouh, mais comment j'ai pu faire ça, tu vois. Et au final, Sans papier, en plus, il faut quand même toujours le repréciser. Là, maintenant, tu es en mode, tu as fait tout ça. Et la banque privée voulait me garder en plus. Parce qu'il faut savoir que je n'ai pas fait d'études dans la banque. Je n'ai pas de plus 5, mais en gestion de projets innovants, en communication digitale. La banque te donne ta chance, tu te retrouves là. Tu n'y crois même pas, tu te pinces tous les jours en te disant, mais voilà. Et là, tu fais tellement du bon travail que ton manager, même humainement, il te kiffe. Au niveau de ton travail, il est satisfait, il veut te garder. Mais moi, je savais déjà que ça allait poser un problème parce que je n'avais pas de numéro de sécurité sociale. Je n'avais toujours pas mes documents. J'étais sur la fin du processus judiciaire, mais ce n'était toujours pas terminé. Donc, lui, il s'est battu de son côté avec les N plus 2, 3, 5, 10, N5 pour dire, gardons-la. Ils ont fait tout ce qu'ils pouvaient. Mais les juristes de la banque ont dit, non, on ne peut pas prendre de risque. Aujourd'hui, elle n'a pas de documents. Puis, ils ne comprenaient rien parce qu'ils étaient en train de dire... il faut contacter la sous-préfecture. Mais moi, je n'ai pas de rapport avec la sous-préfecture. Je ne suis pas considérée comme étant étrangère, en tout cas en termes de documents. Donc, moi, c'était vraiment le tribunal, puisque je suis française par filiation, par le droit du sang, par mes parents. Donc, ils n'allaient même pas chercher du côté du tribunal. Donc, de ce fait, ils ont dit non, la sous-préfecture ne nous répond pas. Elle est inconnue de ce côté-là, mais c'est normal que je sois inconnue, ce n'est pas là-bas que je suis. Et donc, on ne veut pas prendre de risques et ils ne m'ont pas gardée. Donc, à cause de ça, énorme choc émotionnel. Je vous le dis bien. Tu te dis, putain, en fait, ma vie, c'est toujours se battre, Et même quand je me bats bien, ces histoires de documents me mettent toujours une épine dans le pied. Et donc là, je me suis dit, comme d'habitude, on va se relever, on va avancer. On va essayer de trouver du travail. J'avais beau envoyer des CV, comme d'habitude. Déjà, envoyer des CV, c'est très compliqué parce qu'une personne normale t'envoie des CV. Est-ce qu'on te répond ? Voilà, t'en envoies 150, t'as une réponse pour te dire non. Mais quand t'as pas de papier, dis-toi que t'en envoies 300. pour avoir des noms, Comme je t'ai dit, si tu n'as pas une personne à un moment donné qui se dit que humainement, j'accroche avec cette personne, j'ai envie de lui faire confiance, tu ne vas pas avoir ta chance. Donc en gros, c'était mon agence d'intérim avec laquelle je travaillais, Kelly Service, merci beaucoup, qui maintenant s'appelle Grafton Recruitment, parce qu'il a été racheté par des Américains, qui me donnaient toujours des missions. Et là, on se retrouve sur une période, ils n'ont plus de mission. Parce que les missions qu'ils avaient, il fallait avoir le permis. Je n'avais pas le permis parce que je ne pouvais pas le passer. Je suis en cours de le passer. Donc, avant 2026, je l'aurais. Ou alors, c'était des trucs pour être chauffeur routier. Encore une fois, je n'ai pas le permis. Ce n'est pas poids lourd. En fait, ce n'était que des métiers dans lesquels je ne pouvais pas être concrètement. Donc là, je me suis dit, oulala, comment on va faire ? Comment on va faire ? Donc, ils m'ont trouvé une admission horrible. Je l'ai détesté. J'ai quand même pris parce que dans ce genre de vie, tu n'as pas le choix. Sauf que ça s'est tellement mal passé dans cette entreprise. que je me suis dit, ce n'est pas possible, je ne peux pas y retourner. De toute façon, eux-mêmes ne voulaient plus me garder parce que mon attitude vis-à-vis de ce qu'ils m'avaient fait, moi, je ne suis pas quelqu'un qui me laisse faire, je ne suis pas quelqu'un de la hiérarchie, tu vas m'écraser. Et ils n'ont pas aimé ça. Donc au final, tous les deux, d'un commun accord, voilà. Et donc là, je ne pouvais plus trouver de travail. Mais mes papiers étaient en cours. Donc je me disais, allez, ça va arriver, c'est l'heure, Ausha. Ils ne sont pas arrivés. J'ai besoin de payer mon loyer, j'ai besoin de manger.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Comment je fais ? Et bien, je demande à une personne proche de moi que je considère comme un mentor, qui est un homme d'affaires multimillionnaire, qui est parti de rien, qui s'est fait dans l'immobilier et tout ça, le BTP. Je lui explique, je dis, écoute, là, je vais vraiment avoir besoin de toi. Je déteste demander de l'aide de base, mais j'ai appris qu'il faut savoir demander de l'aide. Oui, oui, ça, on le sait, ça,
- Speaker #1
on le sait.
- Speaker #0
Et là, il me dit, mais tu sais que t'es bête. Il me dit, tu sais que ça fait plus d'un an que je suis au courant de ton histoire de papier. Parce que quand on s'est rencontrés, je lui ai dit que je travaille en gestion de fortune et je travaille encore. Lui, il est multimillionnaire, forcément, ça l'intéresse. Donc là, du coup, il m'a googlisé. Il a vu le truc. Il a dit, mais je me suis dit, quand elle sera prête à m'en parler, si elle veut m'en parler ou peut-être même que c'est terminé, elle m'en parlera. Et donc, là, il me dit, écoute, je vais t'embaucher. On va ouvrir notre stand de sushi à Bordeaux-Lac. D'accord. Bordeaux-Lac, en plus, c'est un peu le bank.
- Speaker #1
Exactement. Tu vois,
- Speaker #0
chez nous. Et là, je dis, OK, d'accord, donc je passe de gestion de fortune à je vais aller rouler des sushis sur un stand. OK, donc là, psychologiquement, tu dois te remettre dans le truc. Et ça a été une expérience à la fois catastrophique. Mais une fois que tu termines, encore comme je dis, quand tu vis quelque chose de négatif, à temps que ce soit terminé, tu vas forcément tirer des leçons. Donc, j'ai détesté travailler dessus parce qu'il y a le manque de respect des gens, vraiment. Des gens qui arrivent, qui ne te disent pas bonjour. Des gens qui te jettent la boîte de sushis parce que... Ils ne sont pas d'accord parce qu'il y a 40 centimes d'écart. Il y a même une dame avec laquelle ça en est vraiment venu en main, pour de vrai, parce qu'elle m'avait insultée. Alors que c'est une femme métisse, sale noire, machin, truc. Moi, je suis mieux que toi. Mon père est de tel pays. Je sais ce que c'est les Noirs comme toi. Donc, c'est parti aux mains. Des choses qui, moi, dans les univers que je côtoie, ce n'était pas ma réalité. Ce n'était pas des choses, tu vois, auxquelles je devais avoir affaire. Donc, c'est pour ça qu'en termes d'égo, pour moi, de passer de là où j'étais en gestion de fortune à retourner sur un stand. En plus, j'étais payée au CIMIC. Il faut savoir. Donc voilà, je suis retournée à un salaire. Toute ma vie, dis-toi William, je n'ai jamais été payée au SMIC.
- Speaker #1
Jamais. Et là, pour la première fois. Et là,
- Speaker #0
pour la première fois de ma vie, je me retrouvais payée à ça. Donc tu vois, psychologiquement, c'était dur. C'était aussi tout ce que je vivais au quotidien qui amplifiait la chose. Mais quand ça s'est terminé, je me suis dit... Tu as quand même appris, finalement, comment fonctionner un stand. Aujourd'hui, je n'ai pas nécessairement l'ambition d'ouvrir quelque chose dans la restauration. Mais j'ai fait que si un jour j'ai envie, j'ai déjà les bases de certaines choses. La base de la gestion d'équipe. Parce que vu que c'était mon ami qui était propriétaire de ce stand, je n'étais pas manager officiellement dessus. Mais j'avais un peu quelques tâches qui étaient un peu tout comme. Parce que d'ailleurs, il y en a une à un moment donné qui est partie en arrêt maladie. Toutes ces missions, finalement, m'étaient presque confiées. Donc voilà.
- Speaker #1
C'est riche comme histoire. Normalement, tu dois faire un deuxième livre.
- Speaker #0
Je pense.
- Speaker #1
Il faut, il faut. Il y a beaucoup de choses à dire. Et dans ce processus, du coup, tu as eu un mentor. J'aimerais qu'on en parle tout à l'heure. Tu ne vas pas dire son nom, mais le processus, on le rencontre. Et surtout, tu parles souvent des codes de la réussite dans tes vidéos, dans tes contenus, etc. Et c'est quelque chose sur lequel tu mèles l'emphase aussi, je pense, dans tes coachings, tes accompagnements. Donc, on va en parler. Déjà, deux questions que tu as choisies.
- Speaker #0
Quelles circonstances te permettent de rencontrer ce mentor ou comment est-ce que ce mentor te permet d'évoluer dans ce parcours-là ? Parce que je pense que ça a été une rencontre importante dans ton processus. Et ensuite, dans les différents milieux où tu as évolué, comment tu arrives à décoder ces codes, à les apprendre et surtout à les transmettre ? Donc, on commence par le mentor, si tu veux.
- Speaker #1
Ok, où je le rencontre ? Donc, le mentor, je le rencontre tout simplement dans un bar à Bordeaux. Ça s'appelle le Oui Madame. qui est sur une de nos plus belles avenues à Bordeaux, qui s'appelle les Allées Tournies.
- Speaker #0
Ah, les Allées Tournies.
- Speaker #1
C'est pas loin de la rue Sainte-Catherine. D'accord. Les Allées Tournies, en fait, c'est un peu comme nos Champs-Élysées à nous, en beaucoup plus petit, en beaucoup moins, entre guillemets, prestigieux. Mais c'est un très chic quartier. C'est dans le triangle d'or bord de l'Écran. D'accord. Donc, c'est un bar où j'adore aller parce que quand je suis arrivée à Bordeaux à l'époque, ça ne s'appelait même pas comme ça s'appelait le 5. J'avais déjà mes habitudes là-bas. Et ensuite, j'aime bien les belles choses et tout. Donc, je suis souvent dans cet endroit-là. Et la vie est drôle parce que malgré que ce soit mon bar préféré, le soir où je rencontre mon mentor, je n'aurais même pas dû y aller.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Parce qu'en gros, il y avait une fille que j'avais rencontrée dans un vide dressing quelques mois avant qui avait vraiment accroché avec ma personnalité. Et moi, maintenant, tu vois, je suis un peu méchante des gens. Donc, j'étais là. Elle m'a dit, on va aller se prendre un verre. J'ai dit oui, oui, oui, on va y aller. Mais je n'étais pas plus pressée que ça. Je n'ai pas de mentir. Sauf qu'elle mettait tout le temps la pression. Quand est-ce qu'on se voit ? Quand est-ce qu'on va ? Quand est-ce qu'on se voit ? Et là, je me suis dit, bon, il faut y aller, il faut y aller. Donc là, je lui ai dit, écoute, tel jour, telle heure. Donc, je donne toujours rendez-vous aux gens, très souvent au Grand Théâtre.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
on s'est rejoints au Grand Théâtre. Et là, vu que souvent, moi, quand j'amène les gens dans de beaux établissements, on me traite tout le temps de gardée, de ci, je n'aime pas les choses simples. Je lui dis, choisis où tu veux qu'on aille. Parce qu'on n'était pas du tout du même univers. Elle, elle était plus un peu d'un univers un peu plus... Je ne dirais pas route, mais un peu. D'accord. Donc, voilà. Donc, je lui dis, là où tu veux. Elle me dit, non, non, non, non, choisis. Je lui dis, non, choisis. Non, bon, mais OK, je choisis. Voilà. Et je lui dis, vu qu'on est au Grand Théâtre, le Oui Madame, c'est littéralement à 150 mètres. D'accord. Donc, viens, on va au Oui Madame.
- Speaker #0
Oui Madame.
- Speaker #1
Et là, au Oui Madame, on s'assoit au comptoir. On prend notre verre tranquillement. On prend notre planche de charcuterie. On dit, et là, je vois un monsieur qui me fixe et qui me fait des sourires. Mais pas le genre de sourire bizarre que certaines femmes pourraient imaginer. Oui, bien sûr. Vraiment juste ça. un sourire amical parce que il y a des gens qui croient aux énergies qui croient aux belles rencontres et tout et il est aussi de ce type de personne et moi aussi je crois ça et je pense que quand t'es connecté ou que tu es amené à rencontrer quelqu'un vous vous savez quand vous arrivez dans la pièce donc c'était un peu ça et là en fait après je suis sortie à un moment donné sur une blague qui a démarré la blague s'est poursuivie et en fait de là il m'a dit vous travaillez dans quoi ? et là du coup j'ai dit en gestion de fortune il m'a dit écoutez ça m'intéresse vous avez une carte je lui ai dit j'ai pas de carte par contre voilà j'avais LinkedIn et donc du coup on s'est suivi sur LinkedIn il m'a dit je vais prendre votre numéro aussi voilà on connait les gens qui ont de l'argent ils aiment bien toujours avoir une relation privilégiée ils veulent pas passer par ton numéro et donc en fait on a échangé le numéro et de là après j'étais à l'event est-ce que ça vous dit de venir et tout ça et c'est très courant quand on travaille dans ce genre d'univers que vous soyez invité dans des choses parce qu'en fait, ils veulent développer, on va dire, une relation un peu privilégiée avec vous, même s'ils ne sont pas encore clients, c'est parce qu'ils y sont. Et moi, notamment, on pensait à des choses. On me disait, vu que tu fais de l'assurance-vie, du placement, j'ai des amis qui pourraient peut-être être intéressés. C'est quoi les taux ? Donc, on parlait vraiment de business. Et du coup, de là, en fait, on s'est rendu compte qu'on avait plein de similitudes dans la vie. C'est aussi une personne qui est arrivée en France et qui a eu des problèmes avec l'administration, avec ses papiers et tout ça. Et donc, en fait, tout simplement, on est passé de cette relation. Et aujourd'hui... On n'est même plus tellement, moi je dis que c'est mon mentor, mais lui carrément il dit que je suis sa sœur.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Il me présente comme ça aux gens. Donc voilà, la relation a vraiment bien évolué.
- Speaker #0
Et du coup, bon, on va laisser le mentor tranquille, vous ne saurez pas qui c'est.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Du coup, dans le processus des différentes entreprises où tu as travaillé, est-ce que c'est là que tu as appris ces fameux codes de la réussite ? Mais c'est plus, par exemple, la banque privée qui t'a permis de découvrir des choses incroyables ? Ou alors tu avais déjà cette appétence-là pour les environnements où on évolue, où il y a des personnes qui accomplissent des choses, etc.
- Speaker #1
je pense que c'est un mix d'un peu tout ok mais je pense que ça vient d'abord moi-même de moi de ma mère de ce qu'elle nous a transmis d'accord ma mère nous a toujours transmis l'amour des belles choses ok ma mère même si elle avait pas d'argent faut savoir que ma mère porte du luxe tout le temps non soit c'était des cadeaux d'accord soit c'était à l'économiser on peut juger ou pas mais peu importe en tout cas ça lui a servi et ça me sert à moi aussi aujourd'hui ce goût d'aimer les belles choses elle nous a toujours appris même à manger du saumon comme j'aime le dire dans mon livre mais c'est du saumon de Leader Price ça a resté du saumon mais c'est du saumon voilà Le champagne, même s'il coûtait 15 euros et que c'était celui que tu avais acheté dans les fins de ce temps de nouveau, ça restait du champagne. Et ma mère, toujours dans son attitude, je bois du champagne. Elle est comme ça. Donc, en fait, très, très...
- Speaker #0
Ça me rappelle une dame sur TikTok. Je ne sais pas si tu la vois qui parle souvent des bulles qui pétillent. Non,
- Speaker #1
je ne connais pas.
- Speaker #0
Elle a une vidéo. Elle finit toujours par ça.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Donc, buvons le champagne. Elle finit toujours par ça.
- Speaker #1
Oui, OK.
- Speaker #0
Je vais retrouver quand je vais retrouver et te montrer. OK.
- Speaker #1
Et du coup, ma mère, vu qu'elle a cette attitude, elle nous a toujours transmis ça. Donc, en fait... malgré que le luxe ne faisait pas fondamentalement partie de mes codes, il en a toujours fait partie d'une certaine manière, et pareil aussi dans ses rencontres, je pense que de par sa lumière et de la bonté d'âme qu'elle a, ma mère a toujours rencontré des gens qui roulaient en Ferrari et même moi, à mes 19 ans j'ai un ami qui paraît un asiatique parti de rien, il a fait la légion étrangère à la base il a économisé, pendant tant d'années jusqu'à avoir un petit apport il achète un studio, ainsi de suite ça se multiplie, il fait des bonnes rencontres aussi et du coup Il finit par avoir cinq sociétés dans l'immobilier, millionnaire, et je le rends compte, moi j'ai 19 ans, mais lui, il en a déjà une trentaine parce que j'ai toujours traîné avec des gens plus âgés. Et donc, je voyais déjà des Maseratis, je voyais déjà des villas à Biarritz, toutes vitrées. Donc en fait, je pense que d'une certaine manière, la vie m'a toujours mis dans ce genre de choses. Tu étais plus conditionné. Exactement. Donc, j'ai toujours été conditionnée à aller chercher plus. Je pensais que Zara, 5 000 euros. Oui, mais oui. Il y avait quand même 5 000 euros. Mais tu vois, Zara, 5 000. Tu ne disais pas Zara juste. Tu disais Zara, 5 000. Zara, 5 000, exactement. Parce qu'en fait, j'ai associé Zara aux vêtements.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et aux lits, etc. Voilà. Et donc, en gros... De par là, j'ai donc toujours aimé aller dans les beaux endroits. Par exemple, moi, bizarrement, les soirées étudiantes, ça ne m'intéressait pas. On boit jusqu'à tomber par terre, ça ne m'intéressait pas. J'ai toujours aimé plus être posé dans un restaurant. Même si c'était le chinois gourmand à l'époque, le truc à volonté. J'ai toujours aimé être attablé. J'ai toujours aimé manger doucement au lycée. Même on me critiquait. Tu manges trop lentement, tu prends trop ton temps. Mais au final, j'ai toujours eu ce truc un peu des bonnes manières, de l'art de vivre et tout ça. Et donc, quand j'arrive à Bordeaux, qui est une sublime ville pour ça, j'ai été très tôt dans le vin. Ça, c'était par mon alternance. C'est mon école qui me l'a trouvé en plus. Donc, je suis rentrée dans le vin. Du coup, tu commences à apprendre certains codes, certaines manières. Tu continues d'aller dans de beaux endroits. Tu rencontres des gens qui aiment aussi ce genre de choses. Et je pense qu'en fait, c'est comme ça que tout doucement, ton univers, il se crée. Et après, les différents milieux que j'ai intégrés professionnellement. Je me disais, ok, d'accord, eux, ils se comportent comme ça. Mais je ne sais même pas si c'était véritablement conscient. Oui,
- Speaker #0
bien sûr.
- Speaker #1
Je pense que c'est juste par mimétisme. L'observation, oui, exactement. L'être humain fonctionne par mimétisme. Tu sais, un bébé, il apprend à marcher et à parler parce qu'il voit ses parents le faire et les autres êtres humains adultes autour de lui le faire. Et je pense qu'en fait, mon cerveau d'adulte captait juste des informations comme ça. Et c'est comme ça qu'au fur et à mesure, je sais que, par exemple, quand on va dans un milieu bourgeois, je dis n'importe quoi, c'est peut-être plus apprécié de mettre... des mocassins que de mettre des nighteens. C'est peut-être plus apprécié de mettre des petites perles que de mettre d'énormes boucles d'oreilles rosses, c'est tout simplement comme ça.
- Speaker #0
Et donc aujourd'hui, tout ce que tu as appris, ça te sert toi et ça te sert à accompagner aussi tes clients. C'est quoi tes clients généralement ? C'est quoi ta cible, ton cœur des cibles, ceux avec qui tu travailles le plus ? Et quelles sont les principales problématiques qu'ils rencontrent au-delà juste du style vestimentaire ? Quand tu cruises un peu plus, c'est quoi les principales problématiques ?
- Speaker #1
Ok. Alors moi, il faut savoir que j'ai fait un shift. Forcément, je pense que dans le business d'entrepreneur, tu démarres avec une idée. C'est peut-être pas sur celle-là que tu vas terminer. Et heureusement d'aller. Et heureusement, parce que j'allais te le dire, j'adore l'idée sur laquelle je suis en train d'aller. Donc au début, moi, très sociale, je sais, je viens d'un milieu modeste, plus que modeste. Je voulais aider Madame Tout-le-Monde. Je voulais que Madame Tout-le-Monde ait confiance en elle, soit belle, etc. Et malheureusement, ce n'est pas Madame Tout-le-Monde qui va réussir à te faire vivre, parce que mon conseil en images, Et le stylisme et tout ce que je fais aujourd'hui, c'est plus un besoin de confort. Ce n'est pas un besoin premier. Ce n'est pas vital. Ce n'est pas un besoin de première nécessité. Donc, quand tu dois d'abord penser, jauger entre me nourrir ou m'habiller, tu vas forcément te nourrir. Et c'est ça, tu ne choisis que de te nourrir. Moi, je ne me nourris pas, parce que j'ai besoin que tu aies envie de t'habiller pour que moi, je puisse gagner de l'argent et manger. Et donc, c'est là qu'à partir de là, je me suis dit, il faut que j'aille sur une autre cible. Et là, c'est comme ça que petit en petit, petit, et je pense aussi de par ce que je véhiculais sur les réseaux sociaux, j'attirais de plus en plus de femmes entrepreneurs. Donc, j'ai beaucoup de femmes qui étaient soit entrepreneurs ou alors des dirigeantes d'entreprises qui, par exemple, atteignaient la quarantaine et se disaient que leur image, leur stature, elles incarnaient pas cette femme de pouvoir ou en tout cas cette femme qui commençait à prendre de hautes fonctions. La première que j'ai eue, par exemple, une des premières en tout cas, c'était une juriste qui, du coup, faisait de la formation dans de la beauté et tout ça. Ensuite, j'en ai eu une autre. Elle était dans un milieu assez masculin, dans la formatique. Et elle avait besoin de retrouver cette féminité. Parce qu'elle disait, je m'habille toujours un peu pour me masquer, pour me sombre dans la masse masculine et je n'ai plus envie de ça en fait. Donc, elle avait déjà commencé tout un processus pour se tenir droite. Donc, elle avait un coach parce qu'elle se tenait vraiment à côté. Et en fait, elle a dit, mais ça fait des années que je savais que j'allais faire appel à une coach en image. Donc, souvent, les gens qui viennent vers moi, c'est un processus. C'est des gens qui ont déjà... penser à se dire que mon image va avoir une importance dans mon bien-être et dans la personne que j'ai envie d'être, dans les fonctions que j'ai envie d'occuper. Donc aujourd'hui, j'accompagne beaucoup d'entrepreneurs, femmes, ou alors si c'est des particuliers, ça va être des personnes qui ont ce besoin d'être de confiance en eux et tout ça. Et là, je suis en train de me diriger un peu doucement vers tout ce qui va être un peu plus institutionnel parce que j'ai eu à accompagner une cliente, c'était où ? C'était à la Cité Universitaire. de Paris. Donc, c'était aussi pareil pour une espèce de conférence où elle, elle était modératrice. Donc, c'est passé à la télé et tout. Et j'en ai accompagné une autre récemment, il y a 3-4 jours. 3-4 jours. Au Parlement européen et à la Commission européenne. Et je me suis dit, mais j'adore tout ce que j'aime. L'énergie,
- Speaker #0
les personnes qui sont présentes. Oui,
- Speaker #1
l'énergie, le côté élitiste, le côté réussite, l'ascension. le côté, ouais, tu vois, un peu... Ouais, voilà quoi. Tu te corriges bien sûr. Même, tu vois, moi, je suis très souvent en blazer. Genre le blazer, c'est vraiment la pièce qui me définit, la pièce signature. J'ai regardé mes vidéos d'ailleurs sur les signatures visuelles. Et moi, c'est vraiment ma pièce signature. Et là, je me retrouve dans un environnement, il n'y a que des blazers, mais les blazers, ils sont travaillés. Il y a des rayures, il y a du bleu, il y a du rouge. La texture, la matière, etc. Tu vois que la matière, tu sens que ce blazer-là, il peut t'acheter, je pense. tranquille, un petit MacBook. Oui, un petit MacBook. Donc voilà, c'est un peu ça la clientèle aujourd'hui.
- Speaker #0
Et si tu dois donner trois choses qui te font kiffer dans ton métier, c'est quoi ?
- Speaker #1
Ce qui me fait vraiment kiffer, c'est de voir le changement dans l'état d'une personne. C'est-à-dire que même si la personne a la confiance en elle, déjà de base, elle se tient d'une manière. Par exemple, tu vois, elle s'en fiche un peu comme ça. Et dès que tu lui mets le vêtement dans lequel elle s'incarne pleinement, Tu vois comment la personne, elle se redresse. Tu vois son regard qui devient plus franc. Tu vois, même moi, j'ai une cliente vraie, vraie. Elle a fait des concours de mise. Je l'ai accompagnée d'ailleurs dans le processus. Elle a fini deuxième quand même. Bravo, bravo. Et elle a une élégance naturelle.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais quand je l'ai stylisée, je vous assure, vous irez voir sur mon Instagram, il y a même une dame, pendant qu'on faisait le shopping, qui lui a dit, mais qu'est-ce que vous êtes élégante. Elle a été subjuguée parce que tout d'un coup, naturellement, tu vois, elle redevenait hyper gracieuse, hyper... Donc ça, c'est la première chose. J'adore voir le changement dans les gens. J'adore voir les gens beaux aussi. Quand je dis beaux, ce n'est pas une beauté des traits du visage. C'est ce que la personne dégage. Le cariste,
- Speaker #0
toute l'apparence, etc. Exact.
- Speaker #1
Vraiment, j'adore. J'adore voir les gens s'incarner, je pense. Et j'adore me dire que grâce à ça, les gens accomplissent des choses. Tu vois, comme celle que j'ai habillée pour le Parlement, celle pour la cité universitaire. Et bien dans ce vêtement, elles ont tenu leur discours. dans ce vêtement elles ont marché droite tu vois dans ce vêtement elles ont posé pour leur future photo LinkedIn ça j'adore voilà et donc comment tu te vois tu te projettes sur cette activité là aujourd'hui tu as un chiffre de ce que tu es en train de faire mais te connaissant tu ne vas pas t'arrêter là non ton rêve Charlène c'est quoi ? bah normalement on ne doit pas trop parler des rêves parce que le mauvais oeil non non je n'y crois pas trop je n'y crois pas en fait j'y crois mais je n'y crois pas trop on est déjà né on est déjà né voilà c'est ça non mais je veux dire Non, j'y crois, mais je n'y crois pas trop. Donc, je vais donner une partie. Il n'y a évidemment pas le total. Mais oui, mon objectif, ce serait que Chaznava Image, ce soit une agence, ce soit vraiment quelque chose de physique avec mes salariés, mes employés, mes stagiaires. En fait, j'ai trop hâte d'avoir des stagiaires et des apprentis, mais pas pour ce que les gens pensent. Vraiment, je ne le dis pas pour faire genre je suis une bonne Samaritaine et je suis parfaite et tout. Mais j'aime tellement transmettre. Par exemple, en ce moment, je vois que je donne pas mal de conférences, de masterclass, on m'invite dans des panels et tout, même que ce soit pour mon livre ou pour d'autres choses. Et j'adore la transmission. Donc, je pense que l'objectif, c'est vraiment d'avoir cette agence avec ma petite équipe et de continuer de diffuser mon savoir, que ce soit sur l'image, la résilience, la confiance en soi. Donc voilà, les conférences, tout ça, c'est ça que je veux faire.
- Speaker #0
Bon, on va terminer par quelque chose parce que les gens vont dire, oui, vous avez parlé de tout ça. Quelles sont les astuces que vous nous donnez ? Achetez des blazers, mesdames. Voilà, c'est tout ça en fait. On va prendre deux cas de figure. On va prendre une personne qui est une femme dans ton cœur de cible.
- Speaker #1
J'accompagne aussi les hommes.
- Speaker #0
Oui, elle va m'accompagner d'ailleurs. Je suis un cobaye. Enfin, pas un cobaye parce qu'à ce stade, tu n'es plus un cobaye. Je ne suis pas un cobaye. Je suis une expérience réussie en devenir. Voilà. Donc, on va commencer par moi. C'est plus simple parce que les gens vont dire, non, tu parles trop des autres. Comme je t'ai dit, moi, j'ai perdu. 47 kilos maintenant.
- Speaker #1
Oui, bravo. Donc,
- Speaker #0
je continue de perdre. Merci beaucoup. Et là, c'est du double XL et tout. Mais déjà, quand j'ai acheté ce truc-là chez Jules, mes collègues m'ont dit, ta veste est incroyable, etc. Ça m'a fait sourire parce que moi, je suis quelqu'un, j'aime le beau aussi. Oui. Tu vois, j'aime les finitions, les détails, etc. Oui, oui. Et dans ma tête, je me dis, mais vous, vous ne savez pas. J'attendais ce moment pour pouvoir me révéler. Oui, oui. Mais surtout, depuis quoi ? Deux, trois ans, j'ai vraiment pris conscience de tout ce qui est images. Et moi, aujourd'hui, par exemple, un détail que j'aime bien, c'est les finitions. Oui, bien sûr. Ma femme me le dit, même sur des... plein de... C'est pour ça que je dis qu'il y a des endroits où je ne peux pas aller. Quand je vois qu'il y a un truc de peinture qui dépasse là, je me sens un peu tendu, mais ce n'est pas grave. Ok ?
- Speaker #1
C'est ton côté taureau.
- Speaker #0
Ouais, peut-être. Non, c'est sûr. Mais pour un homme, par exemple, qui veut se vêtir, on va dire pour tout ce que tu as vu de moi, parce que je sais que tu as déjà vu, c'est quoi que tu recommanderais, par exemple, dans mon cas ? En termes de... Allez, je te dirais peut-être en termes de pièces, de colorimétrie aussi. Moi, je suis d'Altonie. Moi, je te dis, tu me donneras le code hexadécimal. Je vais aller voir. Mais en termes d'images, ce que la personne veut incarner, prenons... une conférence, une journée classique et puis vous créez du contenu. Tu recommandes quoi en termes de... Je ne sais pas moi, pièces ou en termes de textures, des trucs comme ça.
- Speaker #1
Ou en termes peut-être d'énergie, de ce que tu veux dire. D'énergie, exactement. Je pense que pour une personne comme toi, en fait, tu as plusieurs facettes. Déjà, tu as ce côté coach, mais il me semble que tu travailles aussi. Exactement. Tu es dans une entreprise. C'est ça,
- Speaker #0
je travaille chez Stella et Suzy.
- Speaker #1
Et c'est quoi ton poste ?
- Speaker #0
Traffic manager. Voilà. Je me quitte des données, des chiffres, de la publicité en ligne, c'est mon taf.
- Speaker #1
D'accord. Donc, je pense que malgré tout, tu vois, tu es dans une entreprise, donc dans un côté corporate, business. Bien sûr. Mais tu n'es pas dans un truc non plus hyper rigide. Exactement. Parce que ceux qui sont dans la data, je ne sais pas si c'est comme ça. Alors, moi,
- Speaker #0
je suis le seul en data. En fait, c'est une entreprise de mode féminine. Oui,
- Speaker #1
mais je veux dire, ceux qui sont dans la data, ils ne sont pas aussi riches. Oui. Par exemple, si je prends la data, la tech, moi, c'est désolé, j'associe un peu ces deux univers. Ça va ensemble. Pour moi, par exemple, tu vois, l'incarnation sur les six jobs, par exemple. Exactement. C'est-à-dire que très simple, c'est un col roulé, c'est un pantalon dans lequel tu te sens bien. Ça peut être un jean. Ça peut être un chino, ça peut être un pantalon en linge en été. Ça, c'est plus quand tu es dans ton entreprise et tu es en mode chile. Maintenant, tu as une réunion, tu vas présenter, tu dois être un peu plus carré. Si tu as besoin d'avoir plus de structure, moi, je te dirais effectivement d'ajouter peut-être dessus un blazer qui ne serait pas nécessairement fermé. Tu peux peut-être juste avec un pull colorant, une jolie maille. Bien sûr. Voilà, un peu crème. Tu vois, on pourrait très bien partir sur quelque chose de bleu dessus. Avec ce blazer.
- Speaker #0
La photographe me l'a dit. Elle m'a dit que le bleu me va bien.
- Speaker #1
Mais bien sûr. Et attends, on va te dire après sur les couleurs.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Donc, après, je partirai sur ce pull-là, dans des tons crèmes, avec de la maille comme ça.
- Speaker #0
Oui, je vois exactement ce que tu veux dire.
- Speaker #1
Et là, je partirai sur un petit chino, pareil, qui serait dans des teintes gris ou noires, même. On pourrait être là-dessus. D'accord. Et finir par une belle petite paire de chaussures de ville, en croûte dedans, comme ça. Voilà. Marron. Parfait. Parce que c'est un look. que tu pourrais me dire ?
- Speaker #0
Bien sûr. Là, quand tu me dis les mots cassés, regarde, j'ai pris des pieds de biche. On ne voit pas. On ne voit pas. Je regarde. La chaussure, elle parle. L'animal n'a pas souffert, comme dirait quelqu'un. Voilà. Et du coup, pour une femme, généralement, pour une femme, j'aimerais même que tu expliques plutôt le processus. Je pense qu'elle va me comprendre. Une personne qui vient te voir, Charalaine, je veux que tu m'accompagnes dans... On prend ta plus grosse offre parce que c'est ce qu'il faut prendre. On prend ta meilleure offre. Métamorphose, c'est ça que ça s'appelle ?
- Speaker #1
Métamorphose. Métamorphose.
- Speaker #0
C'est quoi le processus dans Métamorphose ? Une femme qui vient te voir le 10 octobre, « Charlène, je besonne toi. » Ou travailler un mois ensemble, ce n'est pas le process.
- Speaker #1
Alors, pour travailler avec moi, en fait, il y a toujours dans la base de mes accompagnements colorimétrie, morphologie, parce que c'est quand même essentiel de les connaître. Après, j'aime bien insister sur le fait que ce sont juste des outils qu'on donne, il n'y a aucune obligation de s'habiller selon sa morphologie et sa colorimétrie. J'explique bien pour ne pas que vous compreniez mal. La colorimétrie, c'est ce qui vise en fait à trouver les bonnes couleurs qui te vont. parfaitement. C'est-à-dire que ce sont des couleurs qui sont étudiées par rapport à ta couleur de peau, la couleur de tes yeux, la couleur de tes cheveux et les sous-tons de ta peau. Donc, quand tu vas porter ces couleurs, en fait, il va y avoir une lumière naturelle qui va se dégager de toi. Par exemple, pour les femmes, si vous n'êtes pas maquillée, vous n'êtes pas coiffée, en mettant juste la bonne couleur, on a l'impression qu'elle a rajouté une petite couche de blush ou un peu de gloss. En fait, elle a le teint qui est illuminé alors qu'elle n'a rien fait. Donc, c'est pour ça que c'est essentiel de les connaître. Donc, par exemple, si on découvre dans la colorimétrie que là. c'est le rose qui te va super bien. Le jour où tu as vraiment envie de te sentir en bombe, mets du rose. Mais par contre, si tu as un événement business hyper sérieux, genre dans un endroit hyper rigide, tu ne vas peut-être pas mettre du rose. Donc à ce moment-là, tu ne vas pas pouvoir porter une couleur de ta colorimétrie. Tu vas devoir partir sur quelque chose qui correspond plus à un univers corporel. Le noir, ce sera peut-être trop dur. Donc on partira peut-être sur du marron. Donc voilà, c'est ça un peu la colorimétrie. Et la morphologie. C'est en fait, du coup, ta silhouette, ce qu'on met en valeur. Mais encore une fois, pourquoi je dis que tu n'es pas obligé de t'habiller comme ça ? Parce que, par exemple, moi, là, typiquement, je n'ai pas nécessairement mis ma morphologie en valeur. J'ai voulu m'habiller plutôt pour, on va dire, plus pour ce que j'ai envie de renvoyer. Tu vois, en termes de style, je n'ai pas, par exemple, particulièrement mis ma taille en valeur. Je t'en recommanderais beaucoup aux femmes. Tu peux t'habiller soit selon le message que tu as envie d'envoyer, soit selon l'impact que tu as envie de dégager. Ou soit par rapport au fait de « oui, j'ai juste envie d'être super belle et là, je veux que ce soit mon corps qui soit mis en avant » . Donc ça, c'est vraiment la base de l'accompagnement. Regarde ce que tu veux renvoyer. Ensuite, une fois qu'on a fait ça, là, du coup, je me rends chez toi pour regarder tes placards. Pour les vider. Ah là, les vider, on jette tout. Non, je rigole. Non, on conserve ce qu'il y a à conserver, qui peut aller. dans la nouvelle version de toi que tu as envie que l'on crée. Donc, des fois, il y a des gens qui ont des pièces magnifiques dans leur placard, mais qui ne savent juste pas comment les assembler en traîne. Donc, on regarde ça. Par rapport à ça, moi, je fais donc un espèce de diagnostic en disant, on a regardé, parfait, tu avais des chemises bleues, blanches, oranges, ce truc, c'est parfait. Il manque peut-être la marron, la verte. Et les pantalons, il manque un jean, un short, une jupe. Enfin, voilà, il manque telle paire de chaussures. Et une fois qu'on a fait ça... On va ensuite en séance de shopping. Là, il peut y en avoir une, deux ou trois en fonction du client. D'accord. Donc là aussi, il y a un supplément à payer si vous en prenez beaucoup. Et donc là, on va en shopping. Et l'objectif, c'est vraiment de faire des essayages par rapport à ce qu'on a dit de ta vision. D'accord. C'est-à-dire, si toi, tu me dis, là, moi, mon objectif, c'est vraiment plus de m'incarner dans mon rôle professionnel. On va essayer donc de te trouver tous les trucs qui correspondent à ton univers professionnel. Maintenant, si tu me dis, moi, je veux aller les deux, parce que moi, j'estime que les deux sont... pas tellement dissociables des fois donc on va aller te chercher des trucs où je te dirais ça William ou Madame ça ça irait plus pour un dîner entre amis ça ça irait plus pour un dîner corporate ça ça irait plus pour le jour où t'as vraiment une réunion où tu dois tout déchirer et là on crée vraiment tout ceci et à la fin je te remets un dossier où tu as toute ta colorimétrie ta morphologie tous les styles que l'on a composé ensemble et toutes tes inspirations et tout plein d'autres conseils ok super
- Speaker #0
J'ai une question peut-être qui va, je trouve pertinente. Ça, c'est pour la personne qui fait, on va dire, son rebranding, etc. Et à quelle étape tu interviens quand la personne veut encore changer de style ? C'est quoi le process à ce niveau ? Est-ce que c'est plus de travail ? Est-ce que c'est autre chose ?
- Speaker #1
C'est moins de travail pour moi. Après, ça dépend. Si la personne, elle veut juste dire, tu vois, on avait vu cette partie-là, mais moi, maintenant, je voudrais juste vraiment plus m'appuyer sur le côté matière ou couleur ou autre, c'est moins de travail. Parce qu'on ne change pas l'image. On a juste des petits détails. Après, si la personne, elle me dit, je veux passer de femme d'affaires à punk. Il y a peut-être un rebrand de l'affaire. Peut-être qu'il y aura deux, trois pièces de la femme d'affaires qu'on pourra conserver. Après, ça peut être une femme d'affaires punk. Je peux mixer les deux. Mais si elle me dit vraiment, je veux passer, je te donne en termes d'images, de Kate Middleton à qui est punk en ce moment, Pink, par exemple. Je ne sais pas l'image, si les gens n'ont pas.
- Speaker #0
Ça n'a rien à voir. C'est un univers différent. Donc,
- Speaker #1
tu vois le travail qu'il va y avoir pour que je t'amène de là à là ou de là à là. Oui, bien sûr.
- Speaker #0
OK, d'accord. Un dernier mot pour les personnes qui t'écoutent aujourd'hui. Déjà, je tiens à préciser que c'est ma première invitée physique de mon podcast. Il y en aura d'autres parce que j'ai rencontré plein de gens à Toulouse pour arriver à Connect et tout. Moi, c'était un plaisir de te recevoir.
- Speaker #1
Merci beaucoup pour l'invitation.
- Speaker #0
C'est bien qu'on ait tenu le temps aussi. C'est bien aussi. On a tenu. On est très bien. On est très bien. qu'est-ce que tu aimerais dire par rapport à tout ton message, tout ce que tu fais à une personne qui t'écoute ou qui te découvre aujourd'hui ? Un dernier mot que tu veux laisser aujourd'hui de qui est Charlène et quel est son message pour les gens qui l'écoutent ?
- Speaker #1
Que je suis une personne géniale. Ça,
- Speaker #0
c'est sûr. Je ne vous le fais pas dire.
- Speaker #1
Non, on va faire un peu de modestie parce que dans ce monde... Tu viens du Cameroun, c'est même comment. La modestie, je ne connais même pas. Oh, pardon. On n'est pas humbles. Non, plus sérieusement, de dire aux gens de croire en eux. Je pense que c'est hyper important. Croyez en vous parce qu'il n'y aura jamais personne qui croira plus en vous. Même si vos parents, ils vous aiment, ils vous adorent. Des fois, ils peuvent croire en vous, mais des fois, ils peuvent vouloir pour vous ce qu'ils auraient voulu pour eux. Donc, l'essentiel, c'est de savoir qui veux-tu vraiment être. Croire en toi. Te dire qu'en fait, vraiment, le ciel est la limite. Parce que ce n'est pas des histoires de contes de fées. La vie, ce n'est pas facile. Tous les jours, il faut se battre pour ses rêves. Mais en tout cas... aucune porte n'est fermée la bonne rencontre la bonne personne peut des fois te faire gagner tellement d'années ou même te faire accéder à des milieux que tu n'aurais pas pensé mais vraiment toujours voilà croyez en vous donnez-vous le respect que vous aimeriez que l'on vous donne donnez-en aux autres aussi parce que dans la vie il y a beaucoup de gens qui sont égoïstes ils veulent mais ils ne donnent pas et voilà et ne cessez jamais de vous battre et pour moi comme je dis tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir donc go guys super je mettrai toutes les infos de Charalene dans la description quand elle aura son site bientôt Euh Fait par qui ?
- Speaker #0
Je ne sais pas, mais en tout cas, quel aura son site bientôt ? Il sera en ligne aussi. Et en tout cas, merci Charlène. Là, on va faire une autre vidéo. Vous ne pourrez pas la suivre ici, malheureusement. Il fallait être abonné. On va faire ton analyse de compte en direct. Je vais te donner des outils dans ta stratégie que tu as déjà audité, mais moi, je te donnerai mon regard et savoir comment tu vas être justement cette Charlène qui répond à tes ambitions et qui répond aux ambitions également des autres.
- Speaker #1
J'ai trop hâte.
- Speaker #0
Et voilà, je vais préparer tout ça. donc abonnez-vous à ce podcast abonnez-vous à Charlène si vous avez besoin vous pouvez lui écrire etc et normalement tu tapes chez Aznava tu la trouves c'est assez facile sur internet donc voilà à bientôt Charlène à bientôt William merci beaucoup on doit bosser donc ciao ciao