Speaker #0Le problème, c'est qu'ils en ont dit d'allemand. Dans la vraie vie, tu es celle qui aurait pu faire, qui aurait dû faire, qui aurait dû commencer. Le conditionnel te protège. L'hésitation a un coût. Sauf que tu ne vois pas la facture de l'hésitation tout de suite. Décider vient du latin decidere. Et decidere, ça veut littéralement dire trancher, couper. Parce que le ça que je veux là, il risque de me coûter ma femme, il risque de me coûter mes enfants. Une vision, c'est plutôt une liste qui est très courte. Une liste de ce que tu acceptes de ne pas revul. Qu'est-ce que tu arrêtes de faire pendant cette saison pour que le reste puisse vraiment exister ? Si tu regardes ou bien si tu écoutes cet épisode de podcast, je sais une chose sur toi, c'est que tu es ambitieux, tu es ambitieuse. Tu as des projets, tu en as certainement plusieurs, pas qu'un seul. Et tu veux vivre à la hauteur de ce que tu sens à l'intérieur de toi. Donc tu es une personne qui veut vivre à la hauteur de tes ambitions. Mais aujourd'hui, peut-être que tu as l'impression de vivre en dessous de ces ambitions que tu t'es fixé. Tu sais ce que tu veux et tu le sais très bien, mais les choses n'avancent pas comme tu l'aurais aimé. Dans cet épisode, je vais te montrer quatre choses qui te bloquent lorsque tu es une personne qui a des ambitions et qui veut vivre à la hauteur de ses ambitions. Pour chacune, je te dirai ce que tu peux faire à la place. Et à la fin, je te poserai une seule question qui va pouvoir t'aider dans ta réflexion et dans le travail que tu auras à faire sur toi-même. Une seule question à laquelle tu pourras répondre dès ce soir. Donc bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast du Feu Intérieur, c'est parti. Pourquoi je partage ce sujet maintenant ? Et dans un mois exactement, je vais parler devant des centaines d'entrepreneurs au salon des visionnaires. Et dans ce mot, le mot vision m'a fait réfléchir et m'a amené à travailler sur cet épisode de podcast. On te répète tout le temps qu'il faut avoir une vision, il faut faire un visual board, il faut viser plus haut, écrire des objectifs, tout ça. Mais la plupart des gens que j'accompagne, que j'ai eu à accompagner et que je vais continuer à accompagner, ne manquent pas de vision réalité. Le problème, c'est qu'ils en ont 10. Et ils vivent quand même en dessous de ces différentes visions-là. Donc, pour comprendre pourquoi, je vais m'appuyer sur deux choses. Je vais m'appuyer sur les réponses des gens qui ont fait mon bilan du feu intérieur. Donc, c'est la plupart des gens qui suivent ce podcast. D'ailleurs, si tu veux le faire, le lien est dans la description de cet épisode. Et je vais me baser aussi sur des études sérieuses et les limites que ces études peuvent avoir également. Et ensuite, je vais te proposer une idée qui risque de te déranger un peu. Tu vas comprendre dans ma réflexion, tu vas comprendre dans cet épisode-là. Donc tu n'as pas besoin d'une ambition de plus, tu as besoin de clarté et on va travailler sur la clarté dans cet épisode. Donc avant de commencer, j'aimerais que tu fasses un exercice avec moi. Pense à tout ce que tu veux accomplir cette année, ou alors depuis le début de l'année, ou alors si tu te projettes en 2027, tu fais le même exercice. Le projet que tu veux lancer, les kilos que tu vas perdre, l'argent que tu vas mettre de côté, l'anglais, la langue que tu as dit que tu allais apprendre, plus de temps avec tes enfants, avec ta femme, ton mari, avec Dieu. Bref, tout ce qui te tient à cœur. Garde cette liste-là en tête parce qu'on va s'en servir pendant cet épisode. Donc, depuis que j'ai lancé le bilan du feu intérieur, il y a 162 personnes qui ont fait ce bilan. Peut-être qu'il y en aura beaucoup plus après cet épisode, je l'espère. C'est un questionnaire sur ton feu intérieur. Ton feu intérieur, ce sont les choses qui t'animent, ce sont les choses qui te donnent envie de bouger, de passer à l'action. Et ça tient en une vingtaine de questions. Donc, pour préparer cet épisode, tu vas aller relire toutes les réponses. Bien sûr, je ne vais pas te partager les noms. J'ai pris les chiffres et les phrases qui sont revenues dans ce bilan. Une des questions dans le bilan du feu intérieur, c'est dans quelle partie de ta vie sens-tu que ton feu s'est le plus affaibli ? C'est une question du diagnostic qui est totalement gratuite. Et la réponse numéro 1 à cette question, c'était dans mes rêves ou mes ambitions. Donc tu comprends la raison d'être de cet épisode. Et si on ajoute une autre réponse à cette question, c'est dans mon travail ou dans mes prouves. 56 personnes sur 162, c'est ce que ça représente, l'endroit où le feu s'est le plus éteint. Pour cette audience en particulier, c'est un sujet que je veux vraiment aborder aujourd'hui. Maintenant, on va regarder autre chose. Le bilan du feu intérieur, il mesure cinq choses, dont la clarté. La clarté, c'est est-ce que tu sais ce que tu veux ? Et l'action, c'est est-ce que tu fais des choses par rapport à ce que tu veux ? En moyenne, 75% des gens, ou bien 75% des personnes qui ont fait le formulaire, sont à 75 sur 100 au niveau de la clarté. Et à 54 sur 100 au niveau de l'action. Donc, il y a un décalage. entre ce qu'on sait qu'on veut faire et les actions qu'on doit faire par rapport à ce qu'on sait qu'on veut faire. Donc il y a environ 20 points d'écart entre ces deux données-là. Donc c'est le cas d'une personne sur deux globalement dans ce formulaire. Donc tu peux savoir ce que tu veux, mais tu ne fais pas les choses par rapport à ce que tu veux. Et ça, ce sont les réponses des gens du feu intérieur. Et si j'extrapole, si on doit faire des sondages, etc., on peut retrouver à peu près cette même moyenne-là. Donc, chez les personnes qui ont choisi... L'ambition ou le projet, la peur la plus citée, c'est la peur de ne pas être à la hauteur. Plus de 4 personnes sur 10 avaient cette peur-là. Cette peur vient avant la peur de l'échec. Après, moi, je dirais que les deux sont liés. Mais cette peur vient avant la peur de l'échec. Et en numéro 1, qu'est-ce que les gens font quand ils ressentent cette peur ? Tu l'as peut-être déjà deviné, ils procrastinent. Ils remettent à demain ce qu'ils savent, qu'ils devraient faire, qu'ils pourraient faire, qu'ils veulent faire, etc. Donc, peur de ne pas être à la hauteur. Et comme on a peur de ne pas être à la hauteur, ou deuxième raison, on a peur de l'échec. naturellement, on va faire quoi ? On va procrastiner. Donc, la conclusion facile qu'on peut avoir, c'est qu'il te manque de la discipline. En réalité, moi, je ne fais pas cette lecture. Parce que la dernière question du bilan du feu intérieur, c'est quoi ? C'est quelle chose aimerais-tu arrêter de repousser ? Une chose en particulier. Et la majorité des gens ont écrit quoi ? Ils ont écrit mes projets, ma perte de poids. Une autre personne a écrit me discipliner, écrit mes projets, apprendre l'anglais, rédiger mes rapports. améliorer mes compétences. Une autre personne a écrit tellement de choses que j'ignore par où commencer. Une autre personne a juste écrit, je veux tout changer, tout. Donc tu vois, j'ai demandé une chose, mais très souvent, la plupart des gens qui font le bilan du feu intérieur m'ont répondu plusieurs éléments. 5, 10, 15 choses, etc. Donc ce n'est pas de la paresse. Ce sont des listes trop longues où tout est prioritaire. Et quand tout est prioritaire sur une liste, dans ce cas, rien ne va se faire. Et rien n'est prioritaire à la fin. Est-ce que tu sais d'où vient le mot décider ? Décider, duquel on a le mot décision, etc. Décider vient du latin decidere. Et decidere, ça veut littéralement dire trancher, couper. Décider, c'est couper quelque chose. Et c'est exactement ce que tu évites de faire. C'est pour ça que tu te sens piégé dans une prison qui t'empêche d'avancer. Tu as peur de décider. Et si on rallie, on lit ça avec le fait de la peur de ne pas être à la hauteur. Et la peur de décider, la peur de choisir parce que tu as l'impression que si tu décides, fear of missing out, tu es en train de rater quelque chose, c'est ce qui t'empêche réellement d'avancer. Parce que tant que tu n'as pas tranché, il n'y a pas d'échec. Toutes les vies restent possibles et ce sont des vies possibles et parfaites dans ta tête. C'est au conditionnel. Je pourrais lancer ma marque, je pourrais reprendre mes études, je pourrais partir de mon pays, je pourrais apprendre l'anglais, je pourrais créer du contenu, je pourrais lancer mon business. Le conditionnel te protège. Parce que dans ta tête, tu gardes toujours l'image de quelqu'un qui pourrait. Sauf que dans ta tête, c'est autre chose. Mais dans la vraie vie, c'est une autre chose également. Dans la vraie vie, tu es celle qui aurait pu faire, qui aurait dû faire, qui aurait dû commencer, qui a tellement de potentiel. Tu es la personne qui a tellement de potentiel. Il y a une précision. Parce que souvent, on entend les vers « trop de choix paralysent » . Ça, c'est une phrase qu'on entend souvent dans le développement personnel. C'est vrai. Mais ce n'est pas totalement vrai. Il y a des chercheurs qui ont regroupé 50 expériences sur le sujet, sur plus de 5000 personnes, et en moyenne, l'effet est proche de zéro. Parfois, le choix peut bloquer, parfois non. Donc, ton problème, ce n'est pas forcément le nombre d'options que tu as à ta disposition. Ton problème, c'est que le fait de choisir a un prix, et que ce prix, tu refuses de le payer. Le nombre d'options n'est pas un problème. Le problème, c'est que devant le nombre d'options que j'ai à ma disposition, je refuse de décider, décider. Je refuse de trancher, je refuse de couper. Et quand je refuse de trancher, je refuse de couper, je reste avec toutes les options qui sont possibles, toutes les options qui sont accessibles. Mais vu que je ne fais rien, dans ce cas, je n'aurai rien. Je n'irai nulle part, je ne deviendrai rien. Moi, je te donne mon exemple parce qu'aujourd'hui, tu me vois. J'arrive à faire un épisode de podcast régulièrement. J'arrive à créer du contenu. J'ai plus de 850 000 personnes qui me suivent sur les réseaux sociaux parce que j'ai décidé. Décider ne veut pas dire que tout sera parfait. Décider veut dire que je me mets en mouvement, dans une direction précise, et que je vais m'y tenir. Si jamais au bout, je vois que je vais changer de direction, quand je suis en voiture par exemple, je veux prendre la sortie 28 au lieu de la sortie 29, c'est moi qui décide à ce moment-là. Mais j'ai décidé. J'ai décidé. Décider c'est quoi ? C'est aussi vous renoncer à certaines choses parce que tu ne peux pas tout faire. Moi je prends mon exemple, je suis père de famille, je suis mari, etc. Ce podcast je le tourne à 21h45. J'en ai enregistré deux autres hier qui vont sortir aussi, mais je m'organise pour pouvoir maintenir le rythme du podcast. Et même en toute honnêteté, le podcast aujourd'hui, ce n'est pas une vraie source de revenus pour moi. C'est un endroit où je partage. C'est un endroit où j'apporte de la profondeur, de la richesse, parce que j'ai envie d'avoir ce côté légal. Mais pour faire le podcast, je dois décider d'abandonner certaines choses. Là, tu vois, en ce moment, le dimanche, généralement, il y a une émission sur M6 qui s'appelle Capital. Mais là, je ne regarde pas Capital. Je pourrais jouer à la console parce que ça fait longtemps que je n'ai pas joué à la console. Mais là, je ne joue pas à la console. J'ai décidé que vu que l'épisode doit sortir tous les lundis à 6h du matin, je dois trouver un moment, m'organiser pour que cet épisode sorte. Même quand ma femme, elle revient de Côte d'Ivoire bientôt, mais quand ma femme était, elle est là. Des fois, à 22h, 23h, je dis à ma chérie, je dois aller enregistrer l'épisode du podcast. On se dit à tout à l'heure ou à demain. C'est décider. Lorsque tu refuses de décider de faire des choix, ça te coûte cher. Donc, tu te souviens de la fameuse liste dont je t'ai parlé ? Reprends la fameuse liste des objectifs, des choses que tu veux faire, de l'ambition que tu as. Et pose-toi une seule question. Dans tout ce que tu dis que tu veux faire, tout ce que tu dis que tu vas faire, quelle est la chose que tu ne pourrais pas abandonner même pendant un an ? C'est celle-là ta priorité. Les autres, soit elles attendent, soit elles vont découler de cette priorité principale, initiale. Quelle est la chose que tu ne pourrais pas abandonner même pendant un an, si tu la commences aujourd'hui ? Si trancher, décider te fait peur, c'est parce que tu crois qu'une porte ouverte nous protège. Ça, c'est le deuxième blocage. OK ? Mais on va revenir dessus avant ça, petite parenthèse. Donc, petite parenthèse, ce podcast est sponsorisé par Vision Féminine Média. Vision Féminine Média organise ce qu'on appelle le Salon des Visionnaires qui aura lieu le jeudi 12 novembre à Créteil, à l'espace Grand Paris. Donc, le Salon des Visionnaires, c'est quoi ? C'est une journée pour des femmes qui créent, qui développent une activité. Il y aura des tables rondes sur le financement, la structuration, trois masterclass, le prix des visionnaires et une soirée networking. La bonne nouvelle, et pourquoi c'est sponsorisé ? Parce que j'y serai. Je vais animer une masterclass qui s'appelle Savoir Vendre. sans avoir l'impression de se vendre. Elle aura lieu de 16h45 à 17h45. Dans cette masterclass, on va voir comment parler de ce que vit ton client ou ta cliente, comment répondre quand tu demandes le prix, comment transformer tes vues en client, etc. Donc avec mon code promo WILLIAM1, le masterclass plus cocktail passe de 49 euros à 39 euros. Le lien et le code pour t'inscrire sont dans la description de cet épisode de podcast. Et si tu es présent ou présente, viens me dire bonjour. Donc, c'est majoritairement pour les femmes. Il y a plus de 500 femmes qui sont attendues pour cet événement. Donc, si tu es à Paris, tu es en Ile-de-France, tu peux te rendre à l'espace Grand Paris. Je t'attends parce qu'on va passer un excellent moment. Il y aura une très grande masterclass qui va se faire à ce moment-là et on pourra échanger, réseauter, connecter ensemble. Ensuite, je reviens dans mon Toulouse natal pour continuer à vivre tranquillement. Donc, c'est la fin de la parenthèse. Maintenant, on reprend et on continue l'épisode de podcast. À l'université d'Harvard, il y a un piscic... À l'université d'Harvard, il y a un psychologue qui s'appelle Daniel Gilbert qui a fait une expérience très simple. Donc, il a pris des étudiants qui font des photos, ok ? Et dans les photos qu'ils prennent, ils vont en tirer deux et ils ne doivent en garder qu'une. Donc, à une partie de ces étudiants, on dit « Quel est ton choix définitif ? » Et aux autres étudiants, on leur laisse quelques jours pour changer d'avis. Donc, quelques jours plus tard, on demande à ces étudiants « Est-ce qu'ils aiment la photo qu'ils ont gardée ? » Ceux qui ne pouvaient pas changer d'avis. aimait davantage la photo et ceux qui pouvaient encore changer d'avis aimaient moins la photo. Bon déjà, si tu aimes te faire des photos, tu sais exactement ce que tu ressens. Mais ce qui est intéressant, c'est ce qui vient après, à la suite de ça. Quand on leur demande ce qu'ils préfèrent, la plupart veulent pouvoir changer d'avis. Ok, ça c'est la plupart. Donc, c'est ce qu'on appelle la porte ouverte. Et la porte ouverte t'empêche d'aimer réellement ce que tu as. C'est ce que j'ai dit tout à l'heure avant de transitionner à la parenthèse et revenir ici. Pourquoi ? Parce que quand un choix est fait pour de bon, tu te mets à être habité par ce choix-là. Tu te mets à accepter pleinement ce choix. Tu trouves des qualités à ce choix et ce choix s'installe. C'est par exemple le cas dans un mariage, dans un couple, dans l'amour, même dans certaines relations amicales, dans un business, dans une maison, etc. Quand un choix reste provisoire, tu continues de comparer chaque jour et tu te dis si l'autre avait été mieux, mais j'aurais pu faire ci, mais j'aurais pu faire ça, etc. Encore une fois. En toute honnêteté, c'est une expérience qui a été faite avec le choix d'une photo. Mais on peut extrapoler ça sur le mariage, sur la carrière, etc. C'est moi qui fais la transition entre la photo et puis la vie. Mais tu connais peut-être ce mécanisme. Deuxième étude étonnante aussi, c'est un économiste américain qui s'appelle Stephen Levitt qui a mis en ligne un site. Rien de particulier jusqu'ici. Et quand tu es en face d'une décision, une grande décision, et que tu hésites depuis des mois, je pense que tu te reconnais dedans. Qu'est-ce que tu fais ? Tu lances une pièce sur le site. Pile, tu changes, face, tu ne changes rien. Donc, son site consistait à ça. Donc, quitter son travail, quitter une relation, reprendre ses études, etc. Des milliers de personnes ont fait ce test. Donc, beaucoup ont suivi ce que la pièce disait de faire. Et six mois plus tard, ceux qui avaient changé se disaient en moyenne plus heureux que ceux qui n'avaient rien changé. Donc, sa conclusion, c'est quoi ? C'est que nous sommes probablement trop prudents face aux grands changements. Donc c'est un site qui l'a mis en ligne pile ou face, tu as une décision, tu viens, tu fais pile ou face, etc. Et ceux qui avaient changé de décision, c'est-à-dire imaginons la décision, si je dois quitter mon travail, tu vas sur le site, la pièce te dit non, tu ne quittes pas. Après, encore une fois, c'est une expérience. Mais ceux qui avaient changé se retrouvaient plus heureux que ceux qui n'avaient pas changé. Ça, c'est puissant. Donc, je mets des limites encore une fois parce que je ne veux pas que tu considères ta vie ou bien tu prennes des décisions pour ta vie simplement avec une pièce de monnaie. Après, ça peut se faire aussi. Les participants étaient des volontaires. Ils ont raconté eux-mêmes s'ils étaient heureux, etc. Et Lévite lui-même, il parle de résultats subjectifs. OK ? Ça ne veut pas dire que tu dois tout quitter aujourd'hui. Ça veut dire rester des années à... hésiter, c'est un problème. L'hésitation a un coût. Sauf que tu ne vois pas la facture de l'hésitation tout de suite. Tu la vois dans l'accumulation des choses que tu reportes, des choses que tu décales, des choses que tu n'oses pas lancer, des choses que tu n'oses pas faire. Il faut penser à une personne qui garde son emploi au cas où, tu vois. Depuis 3 ans, depuis 5 ans, depuis 6 ans, depuis 10 ans. Mais elle a toujours un projet en tête. Garder son emploi, on en a besoin pour payer son loyer, pour payer ses factures, tout ça, ça c'est normal. Ce qui bloque, c'est la notion de au cas où. Quand tu as toujours Okazu dans ta tête par rapport à tes projets, tes grandes ambitions que tu as, le Okazu devient la raison de ne jamais commencer ton projet, de ne jamais te lancer dans ce que tu veux faire. Encore une fois, je n'ai pas dit de quitter ton emploi, je n'ai pas dit de quitter ta ville, je n'ai pas dit de quitter ton couple, tout ça. Le Okazu en question est une porte de sortie quelque part pour toi et à cause du Okazu, je ne te lance jamais. Donc qu'est-ce que tu dois faire à la place ? Il faut repérer les portes ouvertes dans ta vie depuis trop longtemps, les fameux Okazu. Et puis tu te donnes une date à laquelle tu vas te lancer, pas un jour, une date précise. Et à cette date précise, tu te lances. Malheureusement, ça, tu l'as peut-être déjà fait plusieurs fois. Voilà pourquoi moi, généralement, je te recommande de payer quelqu'un qui va t'aider à le faire. Ou bien tu t'engages devant des personnes, tu signes une reconnaissance de dette et tu dis, si à cette date, je ne m'engage pas sur ce que j'ai dit que j'allais faire, dans ce cas-là, je vous dois de l'argent. Et la personne doit être en mesure de pouvoir te mettre en prison parce que tu t'es engagé sur ça. Au grand mot, les grands moyens. D'accord ? Et je vais te poser une question qui est un peu plus inconfortable parce que j'ai besoin et je veux que tu ailles creuser dans la réflexion. Avant de trancher sur les choses que tu vas faire, parce que tu vas le faire, je sais que tu vas le faire, les fameuses ambitions que tu as sur ta liste, elles appartiennent à qui ? Est-ce qu'elles t'appartiennent à toi ou elles ont été imposées par quelqu'un autour de toi qui t'a dit que tu devrais faire ci, tu devrais faire ça ? Très grande question à avoir. Donc pour répondre à la fameuse question que je viens de te poser tout à l'heure, revenons au bilan, au bilan du feu intérieur. J'ai les personnes qui ont choisi les ambitions ou le projet comme priorité. Quand le doute arrive, une personne sur cinq dit faire ceci. Je cherche l'avis des autres. Et dans les différentes phrases que j'ai pu lire, j'ai vu cet élément-là. Il y a une autre personne qui a dit arrêter de prioriser les projets des autres et mettre autant d'ardeur dans mes propres projets. Très bien. Une autre personne a dit on veut m'imposer une vie que je ne veux pas. Quand on dit être à la hauteur de ses ambitions, tu veux être à la hauteur... Mais de qui ? Ou de quoi ? Il y a des chercheurs qui ont suivi plus de 700 personnes pendant des décennies. Donc, il y a des enfants qui ont été repérés comme étant très doués, qui ont été suivis jusqu'à la fin de leur vie. Et ils ont regardé ce que l'ambition leur avait apporté. Le résultat, il est flagrant et il est très intéressant. L'ambition aide à réussir. Bravo, merci beaucoup, on peut s'arrêter là. Plus de diplômes, plus de métiers prestigieux, plus d'argent. Mais maintenant, quand on creuse sur la satisfaction de vie, elle n'est pas plus haute que ça. Donc, il y a une limite. Ce sont des Américains surdoués, nés au début du siècle dernier. Ce n'est pas toi. Mais je veux que tu retiennes la direction. Réussir dans la vie et être satisfait, heureux de sa vie sont deux choses parfois totalement différentes. Donc, il y a d'autres chercheurs, Tim Kasser et Richard Ryan, qui ont regardé ce que les gens veulent dans la vie. Ce qui compte le plus pour la plupart, c'est l'argent, l'image. être reconnu, etc. Donc pour ceux pour qui l'argent, l'image, être reconnu, célèbre, tout ça est le plus important, ils ont moins d'énergie et moins de vitalité au quotidien. Ceux pour qui ce qui compte c'est le lien avec les proches, progresser, apporter quelque chose aux autres vont beaucoup mieux. Voilà pourquoi il y a des jours où je peux me considérer comme étant quelqu'un d'ambitieux, mais vu que je connais le prix que l'ambition demande, que la fameuse réussite, selon les gens, demande, j'arrive toujours à tempérer les choses. J'arrive toujours à me dire, ok, je veux ça, mais jusqu'à quel niveau je suis prêt à aller pour avoir ça ? Parce que le ça que je veux là, il risque de me coûter ma femme, il risque de me coûter mes enfants, si je suis honnête avec moi-même. Et le William que je suis est capable de payer ce prix-là. Mais est-ce que j'ai vraiment envie de payer ce prix par rapport au coût que ça va me coûter ? Par rapport au prix que ça va me coûter ? Et j'ai très souvent ces réflexions avec moi-même. Est-ce que je vais être le multi, multi, multimillionnaire que je sais que je suis en capacité d'être parce que j'ai le potentiel pour le devenir ? Ou je préfère être celui qui a une vie stable, une vie très bien, pas multi, multi, multi, mais qui peut avancer avec sa femme, avec ses enfants, etc. Et avant, je n'avais pas cette réflexion. Avant, pour moi, c'était l'ambition, rien. Mais il y a tellement de choses qui t'arrivent dans la vie. Moi, le fait d'avoir perdu mes parents, quand ma femme aussi a perdu sa mère et tout, ça te remet les choses en perspective. Et tu te dis, OK, il faut faire des choix un peu plus différents. Et il y a une troisième équipe, donc au niveau des études, encore une fois. qui a regardé comment on tient un objectif dans le temps. Un objectif qui compte réellement pour toi, tu le tiens. Mais un objectif que tu poursuis par culpabilité ou parce que tu veux qu'on change la perception qu'on a de toi, tu t'épuises. Je répète, un objectif qui compte vraiment pour toi, et c'est toi-même qui as décidé cet objectif, c'est vraiment important pour toi, tu vas tenir cet objectif. Mais un objectif que tu poursuis à cause de la culpabilité, à cause du regard des autres, À cause de ce que quelqu'un pourrait penser, croire ou dire de toi, tu t'épuises sur cet objectif-là. Attention, je n'ai pas dit que l'argent rend malheureux. L'argent paye ton loyer, l'école, la santé, de toi-même, de tes parents, etc. Je dis juste autre chose. Une ambition qui sert à prouver quelque chose de vide, une ambition qui compte pour toi, tu peux tenir pendant des années, pendant des décennies sans aucun problème. Je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire. Donc, encore une fois, on reprend ta fameuse liste que je t'ai demandé au début de cet épisode de podcast. Et passe chaque ligne à l'épreuve de ce test. Si personne ne voyait jamais le résultat de ce que tu fais, est-ce que tu garderais cette ambition ou pas ? Quand je dis personne, c'est ni ta famille, ni tes abonnés, ni ton ex, ni ton mari, ni ta femme, ni tes enfants. Si personne ne voyait jamais le résultat de ce que tu es en train de faire, de cette fameuse ambition que tu as, est-ce que tu garderais cette ambition ou pas ? En faisant cet exercice, tu vas voir que dans tes fameuses ambitions que tu as, il y a des lignes qui vont sauter. Et ce sont les choses que tu acceptes de perdre. Et là, on arrive à la vraie définition de la vision. Petit à petit, on arrive à cette définition vraie de la vision. Une vision, globalement, c'est quoi ? Une vision, on peut la représenter comme une image, un tableau de tout ce que tu veux. Une maison, un corps, un physique, une entreprise, un voyage, une relation, etc. Moi, je vais te proposer une autre perception. Une vision, c'est plutôt une liste qui est très courte. Une liste de ce que tu acceptes de ne pas avoir. Dans la vision, il y a ce que tu veux. Il y a déjà plein de gens qui en parlent. Moi, je veux rajouter le côté, dans ta vision, il y a aussi les éléments que tu acceptes de ne pas avoir pendant un temps, temporairement. Il y a un auteur anglais qui s'appelle Oliver Berkman qui a écrit un livre sur ce sujet qui s'appelle 4000 semaines. 4000 semaines, c'est à peu près une vie humaine d'environ 80 ans. Donc, ce n'est pas une étude, c'est une réflexion, mais moi, personnellement, elle m'a marqué. En gros, qu'est-ce qu'il dit dans 4000 semaines ? En gros, ce qu'il dit, c'est qu'avec si peu de temps dans une vie, Choisir, c'est accepter de rater presque tout le reste. Et tant qu'on refuse ça, on ne choisit rien. Tant qu'on refuse que choisir, c'est accepter de rater presque tout le reste des choses, tu ne vas jamais rien choisir. Donc chaque ligne que tu gardes sur ta liste te coûte quelque chose. Du temps, de l'énergie, une soirée, un week-end, etc. Une vision, c'est le moment où tu acceptes de passer à la caisse. C'est le moment où tu acceptes de payer. Bonne nouvelle, quand tu renonces à quelque chose, ça ne veut pas dire que tu y renonces pour toujours. Ça peut être pas cette année, pas cette semaine, pas ce mois-ci, pas dans cette saison de ma vie. L'anglais, c'est peut-être en 2026, ça sera en 2027. Peut-être que la priorité là pour le moment, c'est le corps, c'est la santé, c'est le physique, c'est le sport, c'est la relation. Tu peux tout vouloir, mais tu ne peux pas tout vouloir en même temps. Je sais que tu penses peut-être, William, c'est facile, mais moi j'ai un loyer à payer, j'ai des enfants, j'ai des parents à aider. Je n'ai pas le luxe de choisir. Tu as raison sur un point. Tout le monde n'a pas la même marge. Tout le monde n'a pas la même possibilité de faire des choix comme toi ou moi, on pourrait les faire. L'argent, la santé, la famille, ce n'est pas pareil pour tout le monde et je ne veux pas faire semblant, je suis totalement d'accord. Mais même quand la marge reste petite, la marge existe. Où va l'énergie qui te reste le soir ? Je ne sais pas à quel moment tu écoutes cet épisode de podcast, mais où va l'énergie qui te reste le soir ? Qu'est-ce que tu fais de ton dimanche ? Le renoncement, c'est parfois une porte, une porte qui est toute petite et c'est parfois une petite chose. Et c'est déjà une décision, c'est déjà un choix. Et dernier piège, si on veut être honnête jusqu'au bout, renoncer, c'est peut-être aussi une excuse. Tu vois, je n'en avais pas vraiment envie. Parfois, c'est vrai et parfois, c'est la peur qui parle comme la sagesse. La différence, tu la connais et tu sens. Tu sens même quand tu te mens à toi-même, tu le sens et tu le sais. OK ? Moi, ce que j'ai accepté de perdre, par exemple, j'ai accepté de perdre une carrière exceptionnelle, incroyable. Aujourd'hui, je ne te dirai pas que j'ai un rêve de carrière de fou. Le travail que j'ai, il me suffit largement. Il me permet d'aller à quelque part. C'est-à-dire, aujourd'hui, même si je n'ai pas aucun véhicule, à pied, tu vois, mon travail, il est à 20 minutes. À pied. 20 minutes à pied et 10 minutes à pied de l'école de mes enfants. Si je voulais vraiment avoir la carrière que je veux, j'aurais dû quitter déjà Toulouse. Parce que Toulouse, c'est une chose, mais tout se trouve à Paris, tu vois. Ça, ce sont des éléments de réflexion que je te donne. Si je voulais avoir une vie peut-être un peu plus différente, etc., j'aurais peut-être même dû quitter la France, aller au Stade, etc. Mais ça ne veut pas dire que je ne vais peut-être jamais y aller. Ça veut dire que ce n'est pas encore la saison, ce n'est pas encore le moment. J'ai accepté de perdre des choses parce qu'en fait... Qu'est-ce qui est prioritaire pour moi ? Dans ma vision de vie, ma famille, mon couple sont des choses essentielles et prioritaires. Ça ne veut pas dire que j'arrive à les gérer parfaitement. Mais vu que c'est prioritaire, toute ma remise en question va souvent tourner autour de ça. Un jour, on en parlera peut-être avec ma femme, mais on a eu une épreuve très difficile cette année. Et ça demande aussi de faire des choix, tu vois. Donc, la fameuse liste en question, je veux que tu écrives tous tes objectifs. Normalement, il y en a plusieurs, tes ambitions, il y en a plusieurs qui sont tombées. Et je veux que tu fasses une autre liste. La liste va s'appeler « Pas cette saison » . Et dans cette liste, tu vas mettre tout ce qui attend, tout ce qui passe de côté, tout ce qui n'est pas dans cette saison en ce moment. Ça ne veut pas dire que tu abandonnes, ça veut simplement dire que tu ranges tes ambitions et que tu les classes en fonction des saisons où tu peux y toucher au fur et à mesure. Sans culpabilité, tu le fais tranquillement. Pour récapituler, tout ce qu'on est en train de faire dans ces exercices-là, c'est que tu veux tout en même temps. Donc, je te recommande de choisir une ambition, un objectif que tu ne vas pas lâcher pendant un an. Si tu gardes les portes ouvertes, il faut te donner des dates butoirs pour commencer quelque chose. Si tu cours après des ambitions qui ne sont pas les tiennes, fais le test de si personne ne me voyait, est-ce que je garderais cette ambition ou pas ? Si tu crois qu'une vision, c'est simplement ajouter des choses sur une liste, tu peux écrire une liste, pas cette saison. C'est-à-dire que tu ne perds pas ce rêve en question, mais ce n'est pas dans cette saison. Et maintenant, je te laisse avec une question que je t'ai promise au début, une seule. Qu'est-ce que tu arrêtes de faire pendant cette saison pour que le reste puisse vraiment exister ? Parce que vu qu'au début... On vient du fait que tu n'as pas pu choisir. Là, on arrive au stade où tu es capable maintenant de choisir. Tu es capable de faire des choix. Qu'est-ce que tu arrêtes de faire pour que le reste puisse exister dans cette saison actuelle ? C'est la réflexion que je veux que tu aies. Une seule chose. Une seule chose. Qu'est-ce que tu arrêtes de faire pour cette saison ? Pour que le reste puisse exister. Une seule chose que tu arrêtes. Tu vas barrer cette chose-là. Et puis tu vas avancer tranquillement. Ok ? Si tu es sur YouTube ou Spotify, écris en commentaire ce que tu as décidé d'arrêter dans cette saison. Une ligne suffit, une phrase suffit. Et l'écrire devant les autres va te permettre de t'engager aussi. Je vais lire ces commentaires-là, je pourrais y répondre. Et j'espère te retrouver au Salon des Visionnaires, le lien est dans la description. Le bilan du feu intérieur, le lien est dans la description également. Et on se dit à très vite. J'espère que cet épisode t'a aidé à décider, à faire des choix et à aller de l'avant. Prends soin de toi. Et encore une fois... C'est l'exécution qui battra toujours l'information uniquement. Passe à l'action après avoir écouté cet épisode. Ciao !