- Speaker #0
Le Grand Sourire, une émission présentée par Geoffroy Regoubi.
- Speaker #1
Bonjour à tous et à toutes, bienvenue dans cette nouvelle émission du Grand Sourire sur Modiolus Radio en live au Dental Forum 2026, congrès essentiel de toute la profession. de prothésistes dentaires. Le Dental Forum qui se tient tous les deux ans au cœur du Parc floral de Paris. Parc floral, il faut le savoir les amis, inauguré en 1969 pour accueillir les Floralie Internationales de Paris. Ce jardin botanique est aménagé sur d'anciens terrains militaires de l'époque napoléonienne. Et on en apprend des choses sur Modulus quand même. Nous sommes ensemble pour 50 minutes d'échange, de débat, avec des invités qui ont fait de leur profession une voie d'épanouissement et de développement personnel. Et en plus de ça, ils sont sympas. Également présent avec nous notre chroniqueur dentaire Mathieu Lemoyne, salut Mathieu Salut Geoffroy,
- Speaker #2
comment ça va ?
- Speaker #1
Ça va et toi ?
- Speaker #2
Royal, très heureux d'être là,
- Speaker #1
d'avoir des invités formidables autour de la table Et plaisir de te retrouver pour cette douzième émission du Grand Sourire Et tu n'es pas tout seul évidemment Parce que comme à chaque fois, de l'autre côté du plateau Nous retrouvons celui qui clôture nos émissions Toujours avec fougue et brio, l'œil qui frise Le sourire en coin, l'humoriste Mathieu Polo, bonjour Mathieu Salut Geoffroy,
- Speaker #3
bonjour tout le monde Ça va ?
- Speaker #1
Mais ça va très bien toi Depuis notre dernière, c'était quoi la dernière émission ? C'était les experts du sourire T'avais fait une... L'année dernière,
- Speaker #3
tu parles de quelle chronologie ?
- Speaker #2
Ah oui, c'est ça.
- Speaker #1
C'était celle de mars. Celle de mars, oui. Ta chronique avait été vraiment... Elle a fait le buzz. Ensemble, nous allons aborder un sujet passionnant qui concerne tous les professionnels que nous sommes. Le dépassement de soi, source de motivation et de sens. Et c'est donc avec nos quatre invités d'exception que nous allons aborder cela. Tout d'abord, Nathalie, Nathalie Laham, prothésiste dentaire, patronne du labo LV Dental Lab à Metz. Bonjour Nathalie.
- Speaker #4
Bonjour.
- Speaker #1
Nous avons aussi avec nous la chance d'avoir Pierre Andrieux, meilleur ouvrier de France en prothèse dentaire. Bonjour Pierre. Bonjour Geoffroy, bonjour tout le monde. François, François Lelievre, président de Dentorum Ceramics, seule et unique céramique dentaire française. Bonjour François. Bonsoir à tous. Merci d'être avec nous. Et enfin, quelqu'un que l'on connaît... très bien chez Modulus puisqu'il est déjà fait en tant qu'invité une émission du Grand Sourire mais surtout il co-anime j'ai le plaisir qu'il co-anime avec moi les experts du sourire sur Modulus TV Sébastien Millasso meilleur ouvrier de France en prothèse dentaire président d'Osmanian Reference l'association des meilleurs ouvriers de France en prothèse dentaire président de l'association Je Choisisse Remain in France tout ça à chaque fois je suis obligé de prendre mon Ma respiration pour le dire, quand même. Bonjour Sébastien.
- Speaker #5
Bonjour à tous.
- Speaker #1
Plaisir de t'avoir avec nous. Alors, c'est la seule fois que je vais te tutoyer dans l'émission, je te préviens. Plaisir de t'avoir avec nous. Nous allons débuter cette émission en vous présentant, chers invités, c'est la rubrique « À pleines dents » . Alors, votre point commun aujourd'hui est que vous êtes tous les quatre des éminents membres du jury des Olympiades de la céramique dentaire Dentorum, au Dental Forum, la deuxième édition. Merci d'être là, c'est une bonne occasion de parler de notre sujet. On va commencer par Nathalie. Nathalie Laham, Nathalie, vous êtes née en 1974, élection de Giscard d'Estaing et démission de Nixon. Voilà, vous faites ce que vous voulez de cette info. À Vitry, d'un père chirurgien, vous entrez en fac de médecine que vous ratez de très peu et comme vous vouliez faire un métier manuel, du coup, égale prothèse dentaire à Metz. Premier labo chez Jean-Marc Etienne, un grand d'oral design, puis par la suite un labo dans les Vosges. Vous avez fait de la céramique et vous êtes installé à votre compte avec votre conjoint, puis messe toujours à votre compte en 2014 et vous y êtes toujours élevé dans Tal Lab, on le rappelle. Vos hobbies, photos, ciné, la plongée, l'art sur toutes ses formes, le culinaire et bien d'autres choses encore. Énormément d'activités Nathalie. Merci à vous chère Nathalie d'être avec nous aujourd'hui. Pierre, Pierre Andrieux, Pierre Aveyronnet, vous êtes né en 1966 à Rodez. Alors 1966, il faut savoir que c'est l'année du tout dernier concert des Beatles. Vous le saviez ça ?
- Speaker #6
Non.
- Speaker #1
C'est pas rien quand même.
- Speaker #6
J'ai bien fait de venir.
- Speaker #1
Quand même. En recherche de soleil, vous déménagez à Aix-en-Provence et sortez diplômé d'une école de prothèse dentaire en 1984. Dès lors, vous embrassez la profession à pleines dents. Premier labo chez Jean-Marc Thomas à Marseille pendant trois ans, puis à votre compte à partir de 1990, toujours aujourd'hui. Talentueux artisan, reconnu, vous devenez moffe en 1997, meilleur ouvrier de France. Et avec votre épouse, Nathalie, qui n'est jamais bien loin, puisque vous faites un duo formidable. Vous avez deux enfants, dont Laura, qui est prothésiste dentaire de talent, diplômée de l'Académie d'art dentaire, il faut le préciser quand même, et qui a fait carrière aux États-Unis. Voilà, parce que nos talents traversent les frontières. N'oublions pas aussi vos deux petits-enfants. Bravo, bravo. Côté hobby, ça tombe toujours autour de l'art quand même. Ferronnerie, le travail de la pierre, la peinture. Et on m'a soufflé à l'oreille que c'était quand même avec talent, comme tout prothésiste dentaire de talent, évidemment, avec vos mains. Vous savez, vous avez fait de l'art. Merci de votre présence, Pierre. François, François Lelievre. Alors, vous, vous n'êtes pas prothésiste. Vous êtes le seul autour de cette table, avec moi évidemment, et nos deux chroniqueurs aussi, Mathieu Polo et Mathieu Lemoyne. Mais vous êtes indispensable au prothésiste. Vous êtes né en 1966 également. Savez-vous ce qui s'est passé en 1966 ?
- Speaker #7
Ah, ben, je l'ai entendu tout à l'heure. Pour Pierre, on a déjà ce point commun. Ah, voilà, merci.
- Speaker #1
J'ai eu peur que vous me disiez, non, je ne sais pas, et obligé de vous dire, le dernier concert des Beatles, je viens de le dire quand même. Ben non, vous avez suivi, merci. Vous êtes né à Côte d'Ivoire. Cours-sur-Loire, souvent abrégé en Cône-sur-Loire, dans la Nièvre. 9 700 habitants, c'est-à-dire la quasi-totalité des habitants de la Nièvre. Nous plaisantons évidemment. Ne vous ruyez pas sur vos claviers Facebook et Insta pour faire des haters. La Nièvre est un magnifique département de la région Bourgogne-Franche-Comté. La Nièvre est également, François, une jolie rivière. Et saviez-vous que nous parlons des Nièvres ? En effet, il existe plusieurs rivières du même nom dans ce département, selon d'où elles partent, où elles arrivent. Il y a la Nièvre de Champlemy, la Nièvre d'Arzambois, la Nièvre de Saint-Franchy. Vous saviez ça ?
- Speaker #7
Non, décidément, on apprend beaucoup de choses. Ah bah voilà,
- Speaker #1
c'est une émission culturelle. Titulaire d'un doctorat de sciences des matériaux et pour être précis, sur les matériaux de comblement osseux à base de céramique hydroxyapatique. Vous devenez tout d'abord céramiste orthopédique et c'est en 92 que vous passez à la céramique dentaire en arrivant à Angers, chez la magnifique entreprise Tantorum. parcours d'un ingénieur de recherche qui devint président de Dentorum Ceramics aujourd'hui félicitations, vous oubliez ce qui course à pied équitation et l'art contemporain merci d'être avec nous François et nous terminons, last but not least avec Sébastien, mi-assaut, prothésisantaire depuis plus de 20 ans, on vieillit un peu Sébastien quand même, hein votre premier labo, le laboratoire Riant dans les Yvelines les Yvelines, département français de la Grande Couronne Parisienne couronne, prothèse, bon, vous l'avez Pendant quatre ans, impatient, vous vouliez aller vite sur un conseil d'un ami qui vous a dit « Si tu étais cuisinier, tu irais taper à la porte de Ducasse. » Et là, tilt, vous frappez à la porte de Jean-Marc Etienne. Tiens, encore lui. Qui vous écoute et vous oriente chez un de ses amis, Alain Pinault. À l'époque, un grand nom de la céramique parisienne. C'est bien de rendre hommage à ceux qui ont compté quand même. Chez qui vous commencez à travailler. Par la suite, vous rencontrez Dominique Olivier, un grand de la profession également, lors d'un stage. Et là, vous décidez de prendre une semaine de congé que vous passez dans son labo. Là, on est vraiment dans l'ambition, le déplacement de soi. Voilà. Et de fil dans terre en aiguille, vous faites la connaissance d'un certain Arthur Zaracolu. Et aujourd'hui, vous êtes son associé pour le meilleur. Et c'est déjà pas mal. Vous décrochez le MOF en 2015, que vous convoitiez depuis 2008. Là aussi, en dépassement de soi, on va en parler. À cette époque, vous avez cherché à rencontrer des MOF. Vous rencontrez Isabelle Dutel, meilleure envoyée de France également, qu'on connaît bien, à Modulus. En frappant à la porte, discussion, conseils et motivation s'en suivent. Il n'en faut pas plus pour créer l'évidence. Et quatre ans plus tard, vous décrochez le MOF du 25e concours. Félicitations Sébastien. Vous êtes ceinture noire de judo, vous aimez les rencontres et la découverte. Vous avez fait la Route 66 en 2017 en Harley Davidson, mais c'est incroyable. Destin Noël, quel talent. Et vous êtes photographe quasi professionnel. Voilà pour la présentation de nos invités. Maintenant qu'on vous connaît un petit peu mieux, nous allons passer à la chronique. On parle de quoi ?
- Speaker #2
Allez, on commence un petit peu avec de la philosophie les amis aujourd'hui. Alors, vous savez, le dépassement de soi est souvent associé au sport, à la performance ou encore à l'image du podium. Alors pourtant, c'est un moteur beaucoup plus profond, beaucoup plus silencieux que l'on retrouve dans tous les métiers où il existe une véritable quête de sens. Alors, se dépasser, ce n'est pas en faire plus que les autres. C'est faire mieux que soi-même, jour après jour. C'est une exigence personnelle qui s'installe dans la durée, une discipline... intérieure qui pousse à se remettre en question, à apprendre, à progresser sans jamais considérer que l'on est arrivé. Alors dans les métiers techniques et manuels, cette logique est encore plus radicale parce que l'on ne peut pas tricher avec le réel. Le geste doit être juste, il doit être précis, il doit être aussi maîtrisé et cette maîtrise ne s'improvise pas. Elle se construit avec le temps mais aussi avec l'expérience et par-dessus tout avec l'erreur. Il faut savoir bien évidemment l'accepter. Cette exigence ne n'est pas toujours là où on l'attend. On a un exemple aujourd'hui sur le plateau. Prenez Sébastien par exemple, son entrée dans la prothèse dentaire se fait presque par accident. Et pour tout vous dire, à l'issue d'un échec au bac scientifique au contact d'amis dentistes. Rien ne le prédestinait à devenir meilleur ouvrier de France. Et pourtant, c'est précisément dans cette bifurcation que quelque chose se joue. Parce que parfois, ce ne sont pas les trajectoires parfaites qui créent l'excellence, ce sont les détours. Les moments où l'on décide presque par surprise de s'engager pleinement dans ce que l'on fait. Une fois cet engagement pris, la logique change, chaque geste devient une question. Est-ce suffisamment précis ? Est-ce que la hauteur de ce que je suis capable de faire ? On entre en fait dans un rapport différent à son propre travail, un rapport où le compromis n'est plus acceptable. C'est ce qu'on retrouve aussi dans des parcours comme celui de Pierre Andrieux, installé à Aix-en-Provence depuis 1990, qui dirige son laboratoire depuis plus de 30 ans. Alors pas de rupture spectaculaire. Ici Pierre, pas de rebondissement dramatique mais une autre forme de dépassement tout aussi exigeante. C'est la fidélité du geste, l'approfondissement constant, la construction patiente d'une maîtrise qui ne se décrète pas mais qui s'accumule année après année. Alors il y a quelque chose de presque philosophique dedans parce qu'au fond le dépassement de soi n'est pas une quête de performance, c'est une vraie quête de cohérence, une cohérence entre ce que l'on fait et le niveau d'exigence que l'on impose. Alors dans le dentaire, vous le savez tous, c'est... Probablement mieux que moi, cette cohérence est radicale. Évolution de précision millimétrique, de matériaux complexes, d'un environnement en constante évolution. La matière ne ment jamais. Le résultat non plus, on apprend, on se forme encore et encore, jusqu'à atteindre des niveaux où le geste devient presque une petite signature. Le titre de meilleur ouvrier de France dans ce contexte n'est pas une finalité. C'est la reconnaissance d'un chemin, un chemin fait de discipline, d'obsession, de détails, de remise en question permanente. Et c'est exactement cet esprit que l'on retrouve dans les Olympiades de la céramique dentaire, créée par Dentorum Ceramics, on a la chance d'avoir son président aujourd'hui, mettre des professionnels face à une exigence élevée, les confronter à eux-mêmes plus que les autres, parce que le dépassement de soi ne se joue jamais contre quelqu'un, il se joue toujours face à soi-même. Finalement, dans les métiers comme la prothèse dentaire, c'est précisément ce qui fait toute la différence entre faire et maîtriser.
- Speaker #1
Un grand merci Mathieu pour ce positionnement de notre sujet. Avec plaisir. Tout à fait passionnant. On va commencer notre premier temps d'échange maintenant avec nos invités. Et je vais me tourner vers vous Sébastien. Sébastien, on en a parlé un petit peu. Mathieu l'a dit, il a abordé. Rien ne vous prédestinait d'être prothésiste dentaire. Vous êtes devenu prothésiste dentaire. Mais au-delà de ça, vous avez décidé à un moment donné de vous dépasser. Vous aviez déjà un quotidien qui était dense. Et vous avez dit que depuis 2008, pendant déjà quatre années, vous vous êtes posé la question et vous avez cherché à savoir comment faire pour être mof. Vous avez dû comprendre très rapidement que ça allait être compliqué. Qu'est-ce qui fait alors que déjà votre quotidien était dense ? Vous vous dites, eh bien, je vais en rajouter encore. Ça va être compliqué, c'est pas grave et je vais y aller. Pourquoi ?
- Speaker #5
Je ne le trouvais pas si dense que ça parce que j'ai été éduqué dans ce genre de choses et du coup, c'est une norme. Et à vrai dire, vous avez beaucoup d'infos. Je suis surpris. On a fait des recherches. C'est très fort. Mais il y a une info que peut-être vous n'aviez pas. C'est qu'avant de chercher le concours de MOF, je voulais être compagnon. J'ai cherché des compagnons et je n'ai pas trouvé un lien avec notre profession.
- Speaker #1
Mais alors pourquoi ? Qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, vous êtes dans un métier, vous avez du talent, ça fonctionne bien. Pourquoi ? Un, vous vous mettez en danger. Deux, vous allez arrêter. Pas arrêter parce que vous continuez à produire en même temps, mais vous allez prendre du temps complémentaire. au détriment même parfois de la vie privée. Qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, vous avez ce besoin-là ? Ça vous apporte quoi ?
- Speaker #5
J'ai 45 ans et j'ai vraiment l'impression qu'il y a toute la vie à découvrir. Alors, quand j'en avais 30, si je ne ressentais pas déjà ça, c'est qu'il y avait un problème. C'est-à-dire que si je m'installe dans un confort et que je ne cherche pas des nouvelles choses, elles servent à quoi les années qui restent ? Et c'est exactement ça, en fait. La vie est tellement riche de tout, est tellement belle, est tellement incroyable. Alors, bien sûr, des fois, on est fatigué, des fois, on se pose. Mais pour moi, il paraît inconcevable de rester dans un rocking chair et de regarder les heures défiler. J'ai besoin d'aller plus loin. Mais là,
- Speaker #1
Sébastien, vous n'étiez pas dans un rocking chair. C'est-à-dire que vous étiez déjà en laboratoire, vous bossiez à la cheville.
- Speaker #5
Oui, mais j'avais déjà atteint un stade où je me disais c'est bon, c'est validé. Qu'est-ce qu'il y a après ? Il faut toujours un truc après. Alors il y en a, ils vont dire éternel insatisfait. Non, moi, je vois juste que la vie est riche de tout. Il faut y aller. Après, le dépassement de soi, j'ai été éduqué dedans. J'ai un papa comme Andomarine, Légion d'honneur. J'ai un frère qui suit cette route-là. Je n'ai vu que des gens brillants autour de moi. Donc, j'ai été éduqué dans le fait de toujours aller chercher un petit peu ce qui se passe au-dessus.
- Speaker #1
Et à partir du moment que vous vous lancez, on n'a vu pas le compagnonnage en l'occurrence, mais donc le MOF, il y a un temps donné. Ça dure combien de temps ? C'est un an ? Un an de travail ?
- Speaker #5
Le travail effectif, c'est un an ferme.
- Speaker #1
Et là, tout de suite, il y a du sens qui arrive. c'est-à-dire que ou c'est au moment où vous décrochez le titre ?
- Speaker #5
Alors, ça va faire un lien entre cette question et celle d'avant. On y va, je pense, en tout cas pour moi, parce qu'on a quelque chose à se prouver, parce qu'on a besoin de savoir ce qu'il y a au fond de nous. Et ces choses-là, pendant l'épreuve, qui va durer donc un an, on se révèle être un autre homme. Il se passe des choses au fond de nous, mais des choses profondes. J'ai été à genoux, physiquement, et les larmes aux yeux, deux, trois fois. Et ça, ça ne m'était jamais arrivé dans ma vie.
- Speaker #1
Ça vous a renforcé ?
- Speaker #5
Mais c'est magnifique. Et c'est dans des moments aussi difficiles. J'ai vécu d'autres choses après, encore plus dures. Ça vous a aidé ? Le dépassement vous renforce ? Sans vivant, mais oui.
- Speaker #1
Pierre, vous vous êtes mis à votre compte, on l'a vu, en 90. Vous êtes devenu mof en 97. C'est-à-dire que vous l'avez tenté en 96, de fait, si je ne me trompe pas. Mais j'imagine qu'à partir du moment qu'on commence à le tenter, il y a déjà une réflexion préalable, peut-être 95, 94. Donc finalement, très vite, à partir du moment où vous vous êtes mis à votre compte, Vous avez... décidé de tenter ce titre ? Il y a un lien entre le fait d'être à son compte et le fait d'essayer de se mettre en danger un petit peu comme ça ?
- Speaker #6
Alors moi, tout simplement, c'est que je voulais savoir me situer par rapport à mes pairs. Je sentais bien que j'étais doué, mais je ne savais pas à quel niveau. Donc je me suis dit, je vais tenter ce concours et je vais être jugé par des gens qui sont reconnus de la profession et qui vont me dire, oui, ça c'est bien ou ça c'est moins bien. Ça,
- Speaker #1
c'était votre moteur ?
- Speaker #6
Ça, c'était mon moteur.
- Speaker #1
Et finalement, plus que de l'avoir ?
- Speaker #6
Je n'avais pas du tout pensé aux conséquences que ça pouvait avoir.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #6
Moi, je voulais, comme dit, ça c'est bien, ça il faut que tu travailles un peu.
- Speaker #1
Donc vous auriez échoué pour vous ? Ça vous aurait apporté quand même ?
- Speaker #6
Oui, bien sûr. Et j'aurais recommencé.
- Speaker #1
Ah, vous auriez recommencé ?
- Speaker #6
Bien sûr. C'est une expérience extraordinaire. Comme dit Sébastien, on sort grandi de cette expérience. On sort meilleur.
- Speaker #1
François, vous êtes, on l'a dit, le président de Dentalorm Ceramics, qui est fondateur aujourd'hui des Olympiades de la céramique dentaire. On le rappelle, c'est la deuxième édition là au Dental Forum. Il y en a même eu une autre sur les Olympiades de la céramique dentaire étudiante. Vous êtes celui qui va donner la possibilité à des membres d'une profession de se dépasser. Pour quelles raisons vous avez décidé, justement, pourquoi c'est important pour vous de donner la possibilité à un moment donné à une profession ? Je crois qu'ils étaient 80 ou 90 à tenter, là. Ils sont cinq finalistes. Pourquoi c'est important pour vous ?
- Speaker #7
Oui, alors effectivement, la première année, on a même été obligé d'arrêter les inscriptions avant la fin parce qu'on avait trop de candidats. c'est important de mettre une... profession en avant, de faire un focus parce que souvent ce sont des gens de l'ombre ça a été dit dans certaines conférences cet après-midi au Dental Forum et à la fois ce sont des gens pleins de talent ce sont des gens qu'on a envie d'aider, ce sont des gens qui ne sortent pas forcément beaucoup de leur laboratoire et donc en mettant en avant au travers des Olympiades tous ces prothésistes dentaires, c'est une façon de leur rendre hommage et puis de leur dire vous pouvez oser parce qu'en fait je crois que la confiance en soi c'est d'abord oser, d'abord passer devant et Peace ! qu'ils se prouvent à eux-mêmes aussi qu'ils peuvent faire des grandes choses avec des produits qui aujourd'hui sont de plus en plus simples à utiliser aussi. Donc en fait, autrefois, on avait des techniques très complexes. Aujourd'hui, on peut faire de très belles choses aussi avec des technologies peut-être plus faciles et aussi avec tout le digital qui rend la profession beaucoup plus attractive pour les jeunes. Donc c'est une façon de dire aux jeunes, mettez-vous en avant, essayez de nouveaux produits et vous allez y arriver.
- Speaker #1
Mais alors François, vous parlez de la confiance en soi, alors c'est l'œuf ou la poule, c'est parce qu'on a confiance en soi qu'on... tente de se dépasser par l'intermédiaire, par exemple, de concours comme celui des Olympiades ? Ou c'est parce qu'on fait ce concours qu'on génère à un moment donné une confiance en soi ?
- Speaker #7
Je crois que c'est parce qu'on fait le concours qu'on va générer à un moment donné une confiance en soi, parce qu'on va oser se dépasser et puis on va se comparer aux autres. Puis finalement, on va se dire, pour moi, c'est possible. Je pensais que ce n'était pas possible, mais je l'ai fait. Donc, à partir de ce moment-là, je pense que les gens changent. La compétition, on en a parlé avec plusieurs d'entre eux, les a changés, les a fait grandir, les a fait aimer à nouveau ce métier, parce que parfois, certains aussi, s'ennuyer un petit peu dans leur quotidien, dans leur routine. Donc on est vraiment dans la recherche de sens. Voilà. Et le fait de tenter le concours, c'est un booster, c'est une nouvelle énergie, c'est on repart avec des nouvelles bases, on rencontre des gens, on se confronte aux autres, et puis on se dit que finalement ce métier, il est merveilleux, il y a plein de choses à faire, et c'est juste extraordinaire.
- Speaker #1
Nathalie, vous êtes, on l'a dit, vous faites partie du jury, comme nos trois invités aussi présents. Comment vous expliquez qu'il y ait un tel succès ? pour justement ces Olympiades. À un moment donné, on propose, l'entourage propose des Olympiades de la céramique et tout d'un coup, ça rencontre un public véritablement et des prothéistes dentaires se disent jusqu'à devoir même stopper les inscriptions. Et je crois que sur les Olympiades, je parle sous votre contrôle, François, des Olympiades étudiantes, c'est à peu près la même chose. Qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, il y a une telle attirance pour aller se confronter, se faire juger justement par d'autres professionnels ?
- Speaker #8
Ce qui est très paradoxal, c'est que... L'environnement de notre métier nous amène à penser que la céramique est finie, qu'on n'aura plus notre rôle à jouer dans ce secteur-là. Et je pense que ça, ça contrarie énormément de prothésistes parce que c'est aussi la partie qui est quand même assez intéressante. Et donc, je pense que c'est ça qui a suscité l'engouement, c'est défendre notre métier. et je pense que ces gens-là ont envie. de le défendre, de montrer ce qu'ils savent faire pour dire que le métier existe, qu'ils sont là. Et donc, c'est un vrai challenge pour eux.
- Speaker #1
Ça veut dire que c'est le dépassement de soi, mais même au service, au-delà de son propre sens qu'on peut avoir, mais au service du sens de toute une profession. Je pense que je me dépasse et en même temps, je le fais pour apporter à une profession. Vous, vous voyez comme ça.
- Speaker #8
Oui. Et puis moi, j'étais moi-même étonnée. Je me suis dit, avec tout ce qu'on raconte sur la mort de notre métier, c'est incroyable. Il y a tellement de gens qui s'inscrivent et qui sont motivés. J'ai trouvé ça vraiment génial.
- Speaker #2
Ça ne fait pas peur aux jeunes. Je me permets justement la future génération de prothésistes, ça ne leur fait pas peur aux jeunes de 20, 25 ans ? Ils veulent découvrir aussi ce métier-là. Après, ça revient aussi à la question du dépassement de soi. Il n'y a pas une crainte de cette nouvelle génération par rapport aux nouvelles technologies qui arrestent, en disant quand même que la base de la prothèse, c'est le manuel. Ça ne fait pas peur au futur.
- Speaker #1
D'abord sur la pièce d'étudiant, François. Non,
- Speaker #7
je crois que justement, le métier, il est quand même beaucoup moins manuel qu'avant. Et on sait qu'on a une génération de jeunes qui est plutôt digitale et le métier est en train de tourner vers le digital. On a enlevé le plâtre, le grattage du métal, etc. Toutes ces étapes qui étaient peut-être les moins sexy du métier. Maintenant, on les met aussi devant un ordinateur. On les met à faire des choses extrêmement esthétiques très rapidement. Et puis, ils savent communiquer aussi. C'est-à-dire qu'il y a toute une génération qui aime transmettre ce savoir au travers des réseaux sociaux, etc. parce qu'on ne travaille pas moi je le dis souvent à nos ingénieurs c'est que parce qu'ils pourraient travailler dans des domaines de l'aéronautique, de la mécanique, etc. Mais ça ne serait pas aussi fun, ils ne verraient pas le résultat de leur travail comme en voyant un sourire sur une belle photo sur Instagram. Donc cette génération peut aussi avoir son métier qui l'emmène jusqu'à présenter des cas et on peut en parler avec tout le monde dans la rue parce que c'est un métier de communication et de sourire.
- Speaker #1
Nous terminons ce premier temps d'échange, merci à vous. On va faire une petite pause et on se retrouve juste après ça.
- Speaker #4
conçoit des solutions de céramique dentaire haut de gamme. Avec Ceramotion, notre gamme développée depuis plus de 30 ans, nous plaçons l'excellence au cœur de chaque sourire. Une matière pensée pour la précision, la stabilité des teintes et une esthétique naturelle incomparable. Grâce à une granulométrie ultra fine, en poudre ou en pâte 2 et 3D, Ceramotion offre une mise en œuvre fluide et un rendu lumineux, fidèle à la dent naturelle. Installé près d'Angers, nos équipes... conçoivent et fabriquent avec passion la seule céramique dentaire au monde 100% française. Un savoir-faire unique, transmis et perfectionné au fil des décennies. Avec Ceramotion, choisissez l'excellence française. Tout simplement.
- Speaker #1
Suivez-nous sur nos réseaux sociaux ou visitez notre site internet www.dentorum.fr Et nous voilà de retour sur le plateau du Grand Sourire au cœur du Dental Forum 2026 au Parc Floral 2. Paris, et c'est maintenant le moment de la deuxième chronique de Mathieu Lemoyne. C'est la chronique Sourire en coin.
- Speaker #2
Alors on ouvre une chronique un petit peu plus légère au sein du Dental Forum. Alors il y a une idée reçue, tenace sur les métiers de la santé et de la technique. Ce seraient des métiers sérieux. linéaire et balisé surtout. Alors des métiers où l'on entre par vocation et où l'on reste dans le rang. Des métiers qui n'auraient finalement en apparence rien à voir avec l'aventure. Alors là, je vais vous rassurer, c'est complètement faux et on en a eu l'exemple il y a quelques minutes. Et pourtant, certains parcours racontent exactement l'inverse parce qu'ils les prolongent là où on ne les attend pas. Je vous donne un premier exemple, celui d'Alice Modolo, chirurgien dentiste spécialisé en pédodontie. Elle passe ses journées à apprivoiser la peur des enfants, à transformer l'angoisse en confiance.
- Speaker #1
Elle est incroyable.
- Speaker #2
Alors vous allez voir sur la suite de la chronique, si vous ne la connaissez pas, vous allez voir son histoire, c'est assez fou. Elle a travaillé aussi dans un environnement où la maîtrise émotionnelle est centrale. Sur la prothèse, Sébastien, vous l'avez très bien dit. Et en 2019, sachez qu'elle a décidé de plonger au sens propre du terme. Pas au sens figuré, elle descend à moins 101 mètres en apnée. sans respirer et bien évidemment, à moins de 100 mètres, on est complètement dans le noir. Et c'est un record que beaucoup jugeaient hors de portée. Alors ce que je trouve fascinant, clairement, c'est le lien qu'elle établit elle-même entre ces deux univers. La peur d'un enfant dans un fauteuil et la peur d'un corps qui descend dans les abysses sont au fond finalement la même chose. Alors celle du lâcher prise, celle de faire confiance à quelque chose que l'on ne contrôle pas totalement. Et dans ces deux cas, la réponse est identique. La respiration, la présence. et surtout la maîtrise de soi. Elle ne s'est pas échappée de son métier. Elle a tout simplement compris qu'il avait déjà formé à ça. On a une deuxième personne que vous connaissez peut-être. C'est Christophe Hu, qui est prothésiste dentaire. Que l'on salue, Christophe ! Et qui est un prothésiste dentaire qui incarne aussi une forme de dépassement. Alors, il est reconnu oral design. Il ne choisit pas de ralentir avec le temps, mais d'accélérer ailleurs. Alors, Krav Maga, boxe en compétition internationale, même après 50 ans, alors comme quoi, d'être en haut niveau. L'âge n'a pas de sens. Alors, ce n'est pas un loisir, c'est une discipline exigeante, physique et mentale, qui mobilise exactement les mêmes qualités que le cabinet. Alors, on va dire la précision, le sang-froid, et aussi, bien évidemment, la capacité à décider juste sous pression. Alors, je pense que la pression, vous l'avez tous connue au moins une fois. Alors, dans ces trajectoires, il y a une continuité, le dépassement de soi n'est pas une fuite, mais une extension des choses. Une manière de pousser plus loin les mêmes qualités, la tension, la rigueur, la résistance intérieure. dans d'autres terrains et surtout des terrains inconnus. à moins 120 mètres, c'est forcément inconnu. Alors je ne sais pas si autour de la table vous avez déjà fait de la pnée.
- Speaker #1
Moi j'ai fait 99 mètres, mais pas 101, désolé.
- Speaker #2
Tu m'as battu, j'en ai fait 98 la semaine dernière, dans mon bain. Et parfois, alors ce dépassement se joue dans l'arène même du métier. On a José Ortega, meilleur ouvrier de France en prothèse dentaire. On salue aussi José. Et il est une illustration pour le domaine. Son parcours ne s'est pas construit dans la facilité, mais dans la résistance. Des années de difficultés, il a beaucoup douté, notre ami José. Alors il a témoigné un jour, et si je dois le résumer en une phrase, c'est « j'ai appris à me dépasser pour ne plus subir » . Alors ça c'est une phrase qui va parler justement beaucoup à la jeune génération, même à l'ancienne, celle qui va se reconvertir et travailler davantage dans la prothèse. C'est ce moment où l'on refuse de rester au même niveau, où l'on accepte de se confronter à soi-même et de se poser de bonnes questions, mais des questions exigeantes. Est-ce que je suis capable de plus que ça ? Alors on en a discuté juste avant l'émission avec Geoffroy. Donc ça fait écho aussi dans cette émission. Alors dans les Olympiades de la céramique dentaire créée par Dentorum Ceramics, c'est exactement cette question qui est posée. Non pas est-ce que tu es meilleur que les autres, mais est-ce que tu es capable de te surprendre toi-même ? Et c'est peut-être finalement la définition la plus juste du dépassement de soi. C'est non pas franchir une limite imposée par quelqu'un d'autre, mais repousser celle que l'on s'était soi-même fixée. Alors j'ai envie de vous dire à 101 mètres sur un ring ou face à une pièce, une pièce prothétique. La logique reste exactement la même chose. Allez chercher ce qu'il y a juste de l'autre côté de ce que l'on croyait possible.
- Speaker #1
Merci Mathieu, bravo pour cette magnifique chronique. On arrive sur le deuxième temps d'échange avec nos quatre invités formidables. Pierre, en 1997, vous devenez meilleur ouvrier de France. Vous l'avez. J'allais dire contre toute attente vis-à-vis de ce que vous imaginiez, puisque vous l'avez passé, on l'a compris, pour pouvoir à un moment donné être jugé par vos pairs. mais vous êtes... vraiment talentueux et vous devenez meilleur ouvrier de France. Une fois que vous êtes meilleur ouvrier de France, qu'est-ce qui change pour vous dans le sens que vous donnez dans votre quotidien au travail, ce dépassement, qu'est-ce que ça vous a apporté ?
- Speaker #6
Tout d'abord, je dois dire, c'est des rencontres. Les rencontres des cinq candidats qu'il y avait à l'époque. Il y avait Isabelle Dutelle, Michel Monard, il y avait Sergi Gavien et Denis Quinault. Donc, c'est des gens que j'ai découverts qui sont extraordinaires, qui sont devenus des amis pour certains. Et puis, on rentre dans un cercle un peu élitiste. On rencontre d'autres gens, d'autres de toutes professions, des cuisiniers, des ferronniers, des tailleurs de pierre, de toutes professions. Et on ressent la passion, on ressent l'émerveillement quand chacun parle. On échange un peu sur nos métiers et donc ça ouvre aussi des horizons. Et après, dans mon laboratoire, ça m'a conforté dans le fait que je devais respecter cette charte que j'ai découverte des meilleurs webtrans et essayer au quotidien de faire du mieux que je pouvais. pour satisfaire mes patients et mes clients.
- Speaker #1
Nathalie, par rapport à ce que dit Pierre, là, dans le déplacement de sang, on ressent que c'est un des moyens d'arriver à l'échange et la rencontre d'autres professionnels qu'on n'aurait pas forcément rencontrés si on n'avait pas fait une démarche extra-professionnelle, quelque part, ce que vous vous faites en étant jury des Olympiades de la Sarmique dentaire. Ça vous a permis, dans cette façon de vous dépasser aussi, le fait de prendre du temps pour être jury aujourd'hui, de venir de Metz à Paris au Dental Forum et participer à ces deux jours-là de jury ? C'est ce qui vous a permis aussi de rencontrer des gens. Est-ce que vous connaissez, vous aviez rencontré Pierre Andrieux, Sébastien Meillassaux, François Lelievre avant ou vous les avez rencontrés grâce à Dantorome ?
- Speaker #8
Non, je connaissais déjà Pierre et Sébastien, mais j'ai rencontré... Ah bah voilà,
- Speaker #1
c'est donc des rencontres.
- Speaker #8
Ouais, Gorane, des gens très intéressants. François est hyper intéressant quand on parle technique avec lui. Plus que nous.
- Speaker #1
Forcément, Monsieur Meillassaux.
- Speaker #8
Évidemment.
- Speaker #1
Et dans les candidats que vous avez eu à juger ?
- Speaker #8
Je ne les ai pas encore rencontrés. Là, les cinq finalistes.
- Speaker #1
Eh bien, ça, c'est pareil. On dirait que ça fait partie du fait de s'investir dans sa profession, mais au-delà de son quotidien professionnel. Ça vous permet de rencontrer des personnalités et de participer à un moment donné à votre évolution professionnelle ?
- Speaker #8
Tout à fait. Puisque aussitôt qu'on communique avec d'autres gens, on apprend des choses. Il faut garder une certaine humilité, échanger avec tout le monde et on apprend toujours de tout le monde.
- Speaker #1
Quand vous revenez, par exemple, de ces trois jours du Dental Forum, qui est aussi une occasion de rencontrer des gens, mais surtout après ces Olympiades de la céramique dentaire, quand vous revenez au laboratoire le lundi, vous vous sentez nourrie de quelque chose ? Vous sentez que ça vous apporte dans votre quotidien ?
- Speaker #8
Moi, ça me nourrit de rencontrer les gens, de voir que d'autres ont aussi envie de faire du beau travail. rencontrer des gens qui ont des connaissances techniques. Moi, ça m'apporte beaucoup, ça me nourrit, parce que c'est vrai qu'on est quand même très solitaire au laboratoire. En plus, moi, je travaille seule. Ah oui,
- Speaker #1
donc c'est pour vous d'autant plus important.
- Speaker #8
Voilà, voilà. Donc non, moi, je trouve ça hyper nourrissant de rencontrer des gens. Et dans ma carrière, j'ai énormément bougé, j'ai fait beaucoup de formations pour rencontrer des pontes justement. Et ça, ça m'a vraiment nourrie, ça m'a vraiment élevée.
- Speaker #1
François, quel lien vous faites, quelle comparaison vous pouvez faire entre les Olympiades de la céramique dentaire étudiante et professionnelle ? Étudiante qui a eu lieu à Angers l'année dernière et professionnelle qui a eu lieu il y a deux ans au Dental Forum et cette année sur la seconde édition.
- Speaker #7
Alors, ce qui est intéressant, c'est de voir la motivation des différentes générations, parce que finalement... Les Olympiades étudiantes, on ne va toucher que des étudiants, donc que des gens qui démarrent dans la vie active et qui sont assez cash, qui ont envie de se lancer tout de suite et d'y aller. Dans les Olympiades plus pro, on va voir plusieurs générations, et ça va encore être le cas cette année avec cinq finalistes extraordinaires, mais des âges différents, des tailles de laboratoire différentes, des parcours différents, mais on ressent qu'ils ressortent tous différents de la foule. de l'être qu'ils étaient avant. Et ils nous le disent à chaque fois, ça nous a fait grandir, ça nous a fait rencontrer des gens, ça nous a fait nous surpasser et nous, ça nous rend extrêmement heureux parce que on fait des produits pour leur donner le sourire. Quand on développe un produit nouveau, c'est pas seulement pour faire techniquement quelque chose de mieux que la dernière fois, c'est aussi pour leur donner du plaisir, leur simplifier la vie, peut-être leur permettre de gagner mieux leur vie avec des produits simplifiés aujourd'hui. Et quand ça marche, pour nous, c'est le meilleur remerciement pour toutes nos équipes. C'est comme quand on Merci. On voit nos produits sur les cinq continents. De temps en temps, même aux gens qui sont à la production au conditionnement chez nous, on leur dit, venez, regardez. Regardez aussi, d'ailleurs, les vidéos du Dental Forum, les émissions comme celle de Modulus, pour vous rendre compte que ce que vous faites au quotidien, à Angers, c'est diffusé partout à travers le monde. Ça donne le sourire aux gens, non seulement aux patients, mais aussi à ceux qui les utilisent tous les jours. Donc ça, c'est la plus grande fierté. Et ça, on le retrouve à travers tous les participants de ces Olympiades.
- Speaker #1
C'est dans l'ADN d'Anthorum, parce que naturellement, vous avez fait les Olympiades de la céramique dentaire. Puis après, on l'a vu étudiant, donc vous êtes allé encore plus loin. C'est quand même du temps, c'est de la mobilisation des équilibres, c'est de l'organisation. On l'imagine bien qu'en termes de communication, c'est intéressant. Mais au-delà de ça, c'est quand même une implication forte. Ça fait partie, c'est quelque chose qui vous parle, qui était indispensable, que vous auriez quoi qu'il arrive ?
- Speaker #7
Alors, c'est toute l'équipe de Goran de Dantorum France. Goran Petrovic, le directeur général de Dantorum France. Qui est extrêmement investi aussi. Donc, c'est la filiale commerciale en France de Dantorum. Donc, c'est tout un travail de toute une année avec une équipe marketing, etc. C'est de l'investissement évidemment en argent. C'est beaucoup de mise en place pour l'organisation parce que ce n'est pas simple. On forme aussi les... Les futurs candidats à Angers lors d'un stage spécifique avec nos équipes, ils reçoivent aussi de l'information de nos ingénieurs. Ils rencontrent nos prothésistes dentaires qui les forment à l'utilisation de Ceramotion et de tous ces produits. Donc en fait, c'est deux teams. C'est la team d'Anthorum France plus orientée commerciale et c'est la team d'Anthorum Ceramics au laboratoire de recherche et de fabrication qui mettent leur force conjointement ensemble pour faire ce concours. Et je crois que finalement, ce qu'a fait Dantorum aujourd'hui, c'est quelque chose qui... devait arriver un jour qui met en avant le savoir-faire français, à la fois au niveau des produits, mais aussi des prothésistes. Et je crois que c'est du gagnant-gagnant pour tout le monde.
- Speaker #1
Là, on parle des cinq finalistes, mais je crois qu'il y avait 80-90 participants, c'est ça ?
- Speaker #7
Oui, on a toujours beaucoup de participants. À un moment donné, on est obligé d'arrêter parce qu'il faut aussi... Et d'ailleurs, je remercie tous les membres du jury qui sont avec moi dans cette aventure. Il faut trier les modèles et définir les cinq finalistes. C'est une énorme responsabilité parce qu'évidemment, Il y a beaucoup de bons travaux et à un moment donné, il faut en choisir cinq. Alors, on essaye de le faire avec le plus d'objectivité possible. On discute beaucoup tout cela, mais évidemment, probablement, il y a des gens qui passent à travers les mailles du filet, mais on leur dit ne soyez pas déçus, justement, motivez-vous pour la prochaine fois et dépassez-vous à nouveau la prochaine fois. Donc, certains sont revenus d'ailleurs en deuxième année pour reconnaître l'IAT.
- Speaker #2
Je vous ferai une petite question. C'est intéressant ce que vous dites justement sur l'objectivité d'une prothèse qu'on vous présente. Alors, il y a forcément des patients qui nous écoutent. Alors moi, j'ai des prothèses aussi, comme beaucoup aujourd'hui. Si vous deviez dire à un patient, comment on définit une bonne prothèse, vous qui êtes professionnel autour de la table, comment vous définissez ces cinq finalistes par rapport à 90 participants ? Parce que pour nous, qui ne sommes pas prothésistes, on se dit, elles sont toutes pareilles, alors que vous, vous avez l'œil affûté.
- Speaker #7
La bonne prothèse pour le patient, je dirais, c'est celle qui ne se voit pas. Voilà. Déjà, après, effectivement, on a différents critères de jugement. Et c'est intéressant d'ailleurs parce qu'il y a des profils différents aussi. Tout à l'heure, Kétien disait, moi, je ne suis pas prothésiste personnellement. Mais donc, j'ai une approche où je vais regarder plus, par exemple, la finition de surface de la pâte céramique. Parce qu'on a l'habitude de regarder, nous, à l'entreprise sous un microscope. Et donc, on va savoir que la cuisson est faite de telle ou telle façon. Donc, on va regarder des états de surface peut-être un peu plus différemment. Un prothésiste dentaire va plus regarder peut-être la morphologie. ou moi je serais beaucoup moins compétent. Mais on va tous avoir des regards différents. Le regard de l'industriel sera peut-être plus aussi, savoir si effectivement son produit a été bien cuit, a été bien utilisé au bon endroit, a le bon rendu de teinte, et puis le prothésiste dans le quotidien, il va regarder l'occlusion aussi, puis il va dire tiens, par exemple il a mal maîtrisé son modèle, ou il y a un point de contact qui est mal fait, etc. Donc finalement on a tous des regards différents, et je trouve que c'est intéressant aussi, Mais c'est... toujours vrai dans une équipe, il faut des compétences différentes et finalement on doit jouer à un moment donné les rôles de chef d'orchestre mais de s'entourer des meilleurs il faut avoir des compétences différentes pour essayer d'avoir le bon regard et essayer de trouver le meilleur et demain les trois meilleurs parmi nos cinq finalistes Donc c'est ça,
- Speaker #1
il y a cinq finalistes là et c'est les trois qui se dépassent. Sébastien ?
- Speaker #5
Je peux me permettre une réponse de Normand sur la prothèse idéale Chaque prothèse est unique, va à un emplacement unique dans une bouche unique. Et la prothèse qui est la bonne prothèse, c'est celle qui ira à cet emplacement pour cette personne et personne d'autre. Ça,
- Speaker #2
c'est une réponse d'un meuf.
- Speaker #5
De Normand.
- Speaker #2
Normand. Ce n'est pas la vraie réponse. Pour moi,
- Speaker #5
c'est la vraie.
- Speaker #1
Par rapport à ce que vous dites, il n'y a pas une logique complexe de se dire qu'il faut que... arriver à se dépasser pour faire la meilleure prothèse possible, mais que comme par définition la meilleure prothèse possible c'est celle qui ne se voit pas et qu'on imite la nature et qui doit aller spécifiquement à telle personne qui est une personne à part entière, qu'au final on n'arrivera jamais à faire la perfection parce que la perfection est forcément de l'imperfection dans votre univers. C'est pas rageant ça un petit peu Pierre ?
- Speaker #6
La perfection n'existe pas mais on peut espérer la frôler, la séduire.
- Speaker #1
Tes motivations, c'est un sens ?
- Speaker #6
Nous, un prothèse dentaire, c'est un faussaire. Il faut qu'il reproduise sur un centimètre carré plein de détails, d'imperfections. La symétrie n'existe pas dans une bouche. Donc il faut reproduire ces imperfections pour que le regard ne décèle pas la prothèse. C'est ça, une belle prothèse. Puis il faut qu'elle soit bien ajustée, il faut qu'elle dure longtemps, il faut qu'elle ne gêne pas le patient, il faut qu'elle lui permette de mastiquer correctement. Donc il y a plein de critères. Un prothèse, ce n'est pas qu'un... Quelqu'un qui fabrique des dents, c'est quelqu'un qui a une somme de connaissances pour justement que cette prothèse aille bien en bouche.
- Speaker #1
Merci Pierre. Nous allons maintenant terminer ce deuxième temps d'échange et nous nous retrouvons juste après ça.
- Speaker #9
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- Speaker #1
Et nous voilà de retour pour ce troisième temps au cœur du Dental Forum avec nos quatre invités. Et c'est maintenant le temps de la chronique Sourire en coin. Et là, je vais faire une petite interview de chacun de vous sur un format thé ou café. Très facile. Et on va commencer par Sébastien. Vous êtes prêt Sébastien ?
- Speaker #5
Toujours moi.
- Speaker #1
Formidable. Attention, artisan ou conférencier ?
- Speaker #5
Artisan.
- Speaker #1
Lundi ou vendredi ?
- Speaker #5
Vendredi.
- Speaker #1
Vélo, voiture, moto ou métro ?
- Speaker #5
Moto.
- Speaker #1
Préparer ou improviser ?
- Speaker #5
Improviser.
- Speaker #1
Prise de teinte au labo ou transmission du praticien ? Labo. Bière ou champagne ?
- Speaker #5
Champagne.
- Speaker #1
Oui, ça je le savais. Merci Sébastien. Nathalie, vous êtes prête ?
- Speaker #8
Oui.
- Speaker #1
Nathalie, Facebook ou Instagram ?
- Speaker #8
Insta.
- Speaker #1
Insta. Chien, chat ou rien du tout ?
- Speaker #8
Chat.
- Speaker #1
Chat. Adjointe ou conjointe ?
- Speaker #8
Adjointe.
- Speaker #1
Été ou hiver ?
- Speaker #8
Été.
- Speaker #1
Au labo, préférence pour empreintes tradies ou numériques ?
- Speaker #8
Tradies, surtout pour les facettes et l'esthétique
- Speaker #1
Mer ou montagne ?
- Speaker #8
Mer
- Speaker #1
On sent que c'est...
- Speaker #8
Mer, soleil, chêne
- Speaker #1
On a compris le profil Pierre, est-ce que vous êtes prêt ? Oui Cinéma ou Netflix ?
- Speaker #6
Cinéma
- Speaker #1
Chien ou chat ? Chien Vendredi ou lundi ?
- Speaker #6
Vendredi
- Speaker #1
Innovation ou tradition ?
- Speaker #6
Tradition
- Speaker #1
C'est le thème du Dental Forum La tradition dans l'innovation, l'innovation dans la tradition François, vous êtes prêt ? Alors François, on le rappelle, vous êtes président de Dantorum Ceramics A ce titre, ADF, ARIA, Dantalforum ou entretenue garantière ?
- Speaker #7
Dantalforum
- Speaker #1
Je suis sûr qu'on refait l'émission à l'ARIA, vous me dites ARIA Non,
- Speaker #7
non, non Mais c'est pas grave On est quand même prêts pour la protége
- Speaker #1
Star Trek ou Star Wars ? Star Wars Matériau synthétique ou naturel ?
- Speaker #7
Naturel
- Speaker #1
On rappelle que la Ceramics Dantorum, elle est faite à 99... Oui,
- Speaker #7
ce sont des matériaux... inorganiques et essentiellement qui viennent en fait ne sont pas des roches parce qu'on utilise des matériaux purs des minéraux purs mais ce sont des matériaux naturels et qui sont sourcés essentiellement en France ou en Europe et beaucoup à côté d'Angers tout à fait made in France ou made in China made
- Speaker #2
in France c'était pour la blague quand même merci François Geoffroy j'en ai un petit peu même principe Sébastien Migasso ou Sophie Dallem
- Speaker #1
Alors ça, je sens le clin d'œil. Le malieux le moins qui travaille avec nous sur les experts du sourire. Eh bien, sans hésiter, je dirais Sophie Dallem avec Sébastien Millasso. Évidemment, bien sûr. Nous sommes maintenant sur l'échange numéro 3. Sébastien, si vous n'aviez pas eu le MOF, est-ce que ça aurait été un échec ? Est-ce que le dépassement de soi vous aurait quand même apporté ? Qu'est-ce que vous auriez fait ?
- Speaker #5
Alors moi, j'ai tendance à appeler un chat un chat. Ça aurait été un échec. Mais je m'attendais à cet échec. Donc, je ne pensais même pas. J'ai livré ma boîte et mon associé, Arthur Zaracolu, était au courant que je me réinscrivais tout de suite pour la prochaine session. Vous avez évoqué le fait que j'ai fait un peu de judo. Un peu, un peu, ouais. C'est comme une ceinture noire. Je me suis cassé trois fois l'épaule. Il y en a, au bout d'une fois, ils abandonnent. Je dis, ce n'est pas grave, je la casserai autant de fois qu'il faut. Je l'aurai. Et alors là, je ne me disais pas que je l'aurai, mais je savais que le chemin était... Très intéressant. Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre et de réussir pour persévérer. Je répète souvent cette phrase de Guillaume d'Orange. Et c'est ça qui m'a bercé clairement.
- Speaker #3
Tu as troqué ta ceinture noire pour la ceinture bleu-blanc-rouge ?
- Speaker #5
Maintenant, oui, c'est à peu près ça.
- Speaker #3
Je l'ai préparée. Je cherchais le moment où la...
- Speaker #5
Tu viens de me réconcilier avec le fait de ne plus monter sur le tatami. Et voilà, je me dis, j'ai une autre ceinture.
- Speaker #1
Pierre, de votre côté, aujourd'hui, puisqu'on l'a vu, Mathieu Lemoyne, lors de sa chronique au début de présentation, a défini que votre parcours était linéaire et dans un sens très positif avec cette concentration, vous êtes connu pour ça, du geste. Vous êtes un ayatollah absolu d'une qualité que vous faites par vous-même. Vous n'avez pas de salariés, c'est vous et vous travaillez constamment. C'est impressionnant d'ailleurs. c'est normal c'est pour ça votre dépassement de vous même au quotidien, est-ce que vous avez monté gravier une montagne avec le MOF aujourd'hui c'est quoi ?
- Speaker #6
je suis pas tout seul puisque je travaille avec ma femme on l'a dit Nathalie qui est toujours là mais vous êtes un tout vous êtes une entité unique mon support, mon coach on te parlerait pas sans elle si elle était pas là je serais certainement pas MOF alors le MOF Booooom ! Ça m'a conforté dans le fait qu'il fallait que je continue, que j'essaye sur la bonne voie.
- Speaker #1
Et ça ne vous a pas manqué d'une fois arrivé au sommet, de ne plus avoir à conquérir quelque chose au-delà d'un quotidien ? Non,
- Speaker #6
parce que je me lance dans plein de projets, de défis. Déjà quand un praticien vient me voir qui me demande un cas compliqué, je ne lui dis jamais non, je lui dis toujours oui. Même si ça a été refusé par des confrères et qu'on me dit « il ne va pas, c'est casse-gueule » . J'y vais quand même.
- Speaker #1
Votre dépassement de soi, il est là. Vous vous servez de ce que vous avez fait pour justement aller vers des endroits où les autres ne vont pas.
- Speaker #6
Voilà, tout à fait.
- Speaker #1
Et ça, c'est ce qui vous donne du sens au quotidien.
- Speaker #6
C'est ça qui me nourrit.
- Speaker #1
Vous n'êtes pas las aujourd'hui de ce que vous faites ?
- Speaker #6
Non, jamais. Souvent, on me dit, c'est quand tu pars en retraite ? Je ne me pose même pas la question. Je partirai quand j'en aurai, quand je serai fatigué. Je ne suis pas fatigué. Et je me lève toujours le matin avec le bonheur d'aller travailler.
- Speaker #5
C'est quand que tu pars à la retraite ?
- Speaker #1
Oui. Nathalie, on parle des Olympiades de la Cérémique dentaire d'Anthorum. Ceux qui ont échoué, les 90, il n'y en a que 5 qui sont. Sur les 85 qui ont échoué et après sur les 5, il n'y en a que 3 qui vont être gagnants. Il y en a 2 qui vont échouer. A votre avis, comment ils le vivent ? Est-ce que ça leur apporte ? Est-ce qu'ils reviennent en se disant finalement j'étais pas le meilleur ? peut-être pas fait pour ça ou est-ce qu'au contraire ça leur donne une volonté parce qu'ils sont allés trouver quelque chose de votre point de vue ?
- Speaker #8
Oui, je pense que non. Ils ne doivent pas se dire qu'ils ne sont pas faits pour ça. C'est un petit échec. Ce n'est pas grand-chose, mais ça doit les remotiver pour éventuellement refaire le concours l'année d'après ou alors envisager d'autres concours ou par exemple passer le CPES ou pourquoi pas le MOF. s'atteler à des choses encore plus grandes. Je pense qu'il ne faut pas s'arrêter là.
- Speaker #1
En gros, ce que vous dites, c'est qu'à partir du moment qu'ils s'engagent dans un concours comme celui-là, c'est des personnes qu'on retrouve d'une manière ou d'une autre sur d'autres...
- Speaker #8
Je pense qu'il y a quand même une motivation, l'envie toujours de faire bien, de se challenger. C'est ça qui nourrit, qui rend vivant, qui donne de l'estime en soi. Je pense que ces gens-là sont aussi... sont aussi dans cette quête et je pense qu'ils l'arrêteront pas et puis il faut envisager d'autres concours pourquoi pas et puis même après ce que dit Je rejoins Pierre, après le travail en labo est un challenge quotidien, parce que notre travail est quand même jugé tous les jours. Il faut savoir que tous nos travaux, une fois arrivés au cabinet, sont jugés. Oui,
- Speaker #1
par le praticien et par le patient aussi à la fin.
- Speaker #8
Oui, c'est un vrai challenge.
- Speaker #1
C'est quelque chose qui est stressant ou motivant pour vous ?
- Speaker #8
Les deux. C'est stressant parce que, personnellement, comme tous les jours ici, on a vraiment à cœur de vraiment bien faire notre travail. Et puis, il y a aussi une forme de réputation qu'on veut maintenir. Donc, c'est stressant, mais motivant parce que, comment dire, le pendant contraire du dépassement de soi, c'est la zone de confort. Et la zone de confort, c'est un certain calme neuronal, on va dire. Donc, ce n'est pas très excitant. Ça ne nous fait pas vraiment vivre. Donc, le dépassement de soi, ça amène… On passe par des phases de stress, mais ça va vraiment nous apporter confiance en nous. Et voilà, un regain de confiance. Ça, c'est important, je pense.
- Speaker #1
Sébastien, dans votre quotidien en tant que maire ouvrier de France, vous continuez à avoir du plaisir sur des travaux où vous vous dites « là, ça va être compliqué, ça me plaît » ou c'est un quotidien qui se fait avec le talent que vous avez et où vous avez un plaisir d'une zone de confort que vous avez acquise ?
- Speaker #5
On s'installe naturellement toujours dans une zone de confort, donc il faut aller le rechercher. Parce qu'effectivement, on a tendance à se laisser bercer par les choses qui sont acquises.
- Speaker #1
Donc vous, vous allez chercher la complexité ?
- Speaker #5
Oui, mais pas... pas nécessairement dans le travail qui arrive parce que lui il se présente à nous naturellement complexe par moment et puis plus on sait que vous savez faire des choses, plus on vient vous titiller donc voilà donc le plaisir est toujours là mais on va le chercher aussi dans le fait de faire des formations dans le fait de faire des stages, d'être formateur et là j'ai pu l'évoquer dans une autre émission on se rend pas compte à quel point on apprend des gens qui viennent apprendre de vous et ça c'est des choses où on reprend beaucoup de plaisir parce que là on dit ah tiens Si tu croyais être arrivé, mon coco, il y a encore des choses. Donc vraiment, on a la chance d'être dans un métier aussi où si on veut sortir de notre zone de confort, il y a vraiment des univers.
- Speaker #1
L'apprentissage constant, essentiel ?
- Speaker #5
Obligatoire, mais même l'apprentissage de la vie, ce n'est pas que notre métier. Les gens qui croient qu'ils sont arrivés, c'est foutu. Les gens qui ont raison, laissons-les dans leur coin. Jusqu'au dernier moment, à la dernière respiration, j'espère qu'on va encore se dire « Chouette, je viens de découvrir quelque chose » . C'est riche.
- Speaker #1
Et le fait, là je pose la question à vous trois, Nathalie, Pierre et Sébastien, le fait que vous soyez sur un métier qu'on appelle communément un métier de passion, parce que c'est un métier qui travaille sur l'humain, ça au quotidien, c'est quelque chose qui vous nourrit ?
- Speaker #8
Oui, moi oui. Parce que je travaille encore beaucoup en bouche sur des patients pour des cas esthétiques. Je ne fais pas que ça, évidemment. Mais là, c'est vrai que ça nourrit parce qu'on voit les patients, on voit le sourire retrouvé, on voit... La joie qu'ils ont de voir l'implication qu'on a dans notre travail, ce qu'on fait pour eux. Donc ça, c'est vraiment intéressant. C'est d'ailleurs la partie la plus intéressante à mon sens.
- Speaker #1
Vous dépassez pour les patients ?
- Speaker #8
Oui, parce que je fais aussi du numérique, de l'usinage et tout ça. Mais je veux dire, ce n'est pas hyper satisfaisant. Comment construire une petite dent sur l'ordinateur et l'usiner ? Je pense qu'il y a plein d'autres choses après ça.
- Speaker #5
Si je peux me permettre, quand ce genre de métier, tu ne le fais plus avec passion, tu ne te nourris plus et tu meurs. Ce n'est pas possible. C'est ce qui fait que les artisans font des heures pour ces choses-là.
- Speaker #1
Pierre, vous êtes d'accord avec ça ?
- Speaker #6
Complètement. Et la satisfaction d'un patient, même voir les larmes d'une patiente qui est émue, et qu'elle voit le résultat, c'est la meilleure des récompenses.
- Speaker #8
Ou des patients qui reviennent vous voir, ils viennent vous dire bonjour au labo, parce qu'ils ont le smile jusqu'aux oreilles, donc tout ça c'est super.
- Speaker #6
On change des vies, j'ai changé des parcours grâce à la prothèse.
- Speaker #7
Et puis les industriels essayent de changer le travail du quotidien, comme je disais tout à l'heure en le simplifiant, et on invente tous les jours aussi des nouveaux produits, pas tous les jours, parce qu'évidemment c'est compliqué de mettre sur le marché des nouveaux dispositifs médicaux. En permanence, l'innovation nourrit aussi nos clients, les prothèses dentaires.
- Speaker #1
C'est dans l'ADN de Dentorum Ceramics, l'innovation. Oui, on a une équipe de chercheurs. C'est ça.
- Speaker #7
C'est ce qui nous fait vivre tous les jours.
- Speaker #1
D'ailleurs, vous y êtes rentré parce que vous étiez docteur. Exactement.
- Speaker #7
Et on a toute une équipe formidable qui développe des nouveaux produits tous les jours. Et c'est ça le challenge. C'est ça qui motive les gens. Et je crois aussi, c'est des solutions qu'on apporte justement aux clients et qui font qu'ils ne vont pas se lasser du métier parce que le métier évolue aussi. Le matériau évolue. On essaye de le rendre plus simple tous les jours. Et donc, ça leur donne encore plus de possibilités et des motivations pour faire toujours mieux.
- Speaker #1
Eh bien, les amis, nous arrivons à la fin de ce troisième temps d'échange. Je vais vous poser une petite conclusion, vous allez me dire si ça vous convient, le dépassement de soi, de fait, par rapport à tout ce qu'on a dit. polymorphe, qu'il soit à titre personnel dans des activités hors professionnelles ou bien au cœur d'un quotidien lié à vos entreprises, il n'a de cesse d'éveiller l'esprit et porter la curiosité nécessaire aux évolutions dont on vient de parler avec François notamment, auxquelles nous sommes confrontés. La quête de sens n'existe que par notre capacité à aller la chercher. Il ne se fait pas sans se confronter, sans se dépasser de réussite en échec. Chaque chose est bonne à prendre pour autant qu'on sache l'analyser. Au-delà du quotidien harassant que vous vivez tous et toutes au quotidien, Toujours trouver le temps d'aller vers des actions non productives au premier abord, mais essentielles dans la qualité de nos travaux à venir. Une hygiène de vie nécessaire qui, quoi qu'il arrive, nous rend gagnants, faisant de la place au dépassement de soi. Condition sine qua non, un épanouissement professionnel durable. Vous voyez l'idée ?
- Speaker #6
Oui, totalement.
- Speaker #1
Bon, formidable. Merci à vous. On vous applaudit bien fort d'avoir été présent avec nous sur cette émission. Et comme c'est de tradition, nous allons terminer. avec Mathieu Polo, c'est la chronique Le Rictus de Mathieu Polo.
- Speaker #3
Bonjour à tous ! Bonjour Mathieu ! Bonjour ! C'est un plaisir de vous suivre. Alors, comment se dépasser ? C'est la question du jour, si j'ai bien compris. Alors, pour le faire, il faut d'abord savoir où on va. Déjà, je considère, au début de sa vie, vous savez, on a parfois besoin d'une conseillère d'orientation, ensuite peut-être d'un coach, d'un conseiller Pôle emploi. Même si c'est vrai que dans le cas du conseiller Pôle emploi, c'est quand même le seul boulot au monde dont le but est d'orienter les gens vers la réussite professionnelle, c'est-à-dire pas vers le métier de conseiller Pôle emploi. Tu ne sais pas si le mec est le mieux placé. C'est comme si Gérard Depardieu te conseillait les meilleurs eaux minérales du marché, ou si Anne Hidalgo te conseillait... te conseillait. Une fois qu'on a notre cap, la clé est de sortir de sa zone de confort. Alors ce serait quoi pour vous ici ? J'offre quoi par exemple, ça pourrait être je ne sais pas moi. d'arrêter de se mettre de la gomina dans les cheveux, pour Sébastien Miasso de commencer à en mettre. Pour nos invités, je connais bien, c'est un copain maintenant. Plutôt que l'inconfort, certains recommandent même la mise en danger, j'ai lu ça. Alors ça pourrait être quoi par exemple ? Porter un maillot de l'AS Saint-Etienne sur la place Bellecour à Lyon, ou porter un maillot du PSG dans les quartiers nord de Marseille, ou encore porter un maillot de football de l'équipe d'Italie partout dans le monde.
- Speaker #1
Ils ont été éliminés en plus J'ai plein de commentaires italiens Ils ont été éliminés récemment Mais en dehors de la parabole Polistique,
- Speaker #3
chacun peut se mettre en danger Très simplement, je vous le dis à son petit niveau Regardez, demain vous recevez un mail groupé Scandaleux de votre direction Vous étiez sur le point de le transférer comme à votre habitude A votre meilleur collègue, en commentant sobrement Par exemple, regarde-moi cette merde Le boss a encore dû forcer sur le chablis à midi Eh ben envoyez ce mail Envoyez ce mail, mais pour sortir de votre zone de confort cliquez sur « Répondre à tous » . Dépassez-vous, allez au bout du geste. Autre idée, sur votre déclaration d'impôt, ne laissez jamais à la fin la case commentaire vide. Écrivez plutôt « J'ai gagné beaucoup plus, mais je préfère garder la surprise pour quand vous viendrez fouiller mon garage » . Bisous. Et là, c'est bien. Et puis si jamais vous n'avez pas encore réussi à vous dépasser, agissez devant les autres comme si c'était le cas. Appliquez, vous savez, le célèbre proverbe anglo-saxon « Fuck it until you make it » . Littéralement, tant que t'es pas compétent. « Tu t'emballes ! » Comment vous croyez qu'ils font sur LinkedIn le temple de l'hypocrisie institutionnalisée ? Si t'écoutes les gens qui y sont, c'est tous des Mike Horn, vous savez, qui se lèvent à 4h du matin en plongeant dans un bac de glace et qui la nuit rêvent de Tableau Notion et Power BI. En fait, moi je crois que, comme pour les photos des mannequins retouchés, il devrait maintenant y avoir une loi qui force à mettre sous chaque publication LinkedIn, vous savez, une mention, attention. « Information retouchée » . Jean-Claude n'est pas du tout la bête de travail qu'il décrit. En réalité, il arrive tous les jours à 10h30 et il est actuellement en burn-out. Sur LinkedIn, tu ne peux plus raconter, même juste acheter un café, ce n'est pas intéressant. Ce serait plutôt sur LinkedIn. « Ce matin, le serveur s'est trompé et m'a donné un décaféiné. J'aurais pu m'énerver, mais cela m'a appris trois choses fondamentales. » C'est tellement bien. « Résilience, B2C, l'agilité managériale et l'importance du feedback constructif. » LinkedIn, c'est le seul réseau social où... au chômage et en dépression se traduit par en transition stratégique, explorateur de nouvelles synergies et ouvert aux opportunités disruptives. Plutôt que de manifester leur petit succès, les gens devraient plutôt, je pense, y romantiser leur fiasco. Ce serait beaucoup plus drôle, vous imaginez ? Hier, j'ai coulé ma start-up de 50 personnes et j'ai tout perdu. Quelle opportunité incroyable de pivoter vers le néant. Hâte de relever ce nouveau challenge qui consiste à dormir dans le coffre de Matt Wingo. Et le clou sur LinkedIn, le clou, vous avez peut-être déjà vu ça ? c'est les gens qui likent et commentent leurs propres posts avec leur compte officiel de leur boîte. En gros, c'est comme si devant ta glace, tu te faisais un high-five avec toi-même, en te disant « t'es un tigre Jean-Claude » . Et j'ai découvert sur LinkedIn qu'il y avait plein de contenus de développement personnel sur le sujet, sortir de sa zone de confort, devenir, vous savez, confortable dans l'inconfortable, etc. Mais bon, plus je visionnais de contenus, plus j'avais l'impression de regarder un sketch de Raymond Deveau.
- Speaker #10
« Oh, le confort, c'est de devenir confortable ! » Dans l'inconfortable.
- Speaker #3
Attends, il faut s'y plonger en plus, et ça fait pas un mouchoir quelque chose ? Il faut être en personnage, il faut que je m'éprime, je vais tomber sur la vie. En plus, il fait vraiment tomber. Il faut imaginer que j'ai un mouchoir, oui. Ah oui, parce que préparer cette chronique m'a donné envie d'écrire un sketch à la manière du maestro, donc je vous en ai préparé un, vous le voulez ou pas ? Allez, allez, allez.
- Speaker #10
Alors, ça va. L'autre jour, un type m'a dit, pour vous dépasser, sortez de votre zone de confort. Alors je lui ai dit, vous savez, moi, ça me mettrait mal à l'aise. Il m'a dit, voilà, c'est exactement ça. Alors je lui ai dit, mais la zone de confort, c'est une zone. Une zone a des frontières. Quand on sort d'une zone, c'est bien qu'on entre dans une autre. Et quand on s'habitue à cette zone, au bout d'un moment, elle devient confortable. Mais si elle devient confortable, c'est que vous en êtes déjà sorti. Et puis se dépasser, qu'est-ce que ça veut dire ? La vie sera-t-elle une course après soi-même ? Moi, je ne cours jamais, ou alors je cours, je cours le cachet, je cours après le temps. Parfois, je courtise, mais quand je le fais bien souvent, bien souvent, je cours à ma perte. Bon, vous allez me dire, tu t'es bien regardé, c'était couru d'avance. Et puis courir, d'accord, mais après soi-même. Alors j'ai fait l'expérience, un jour je me suis dépassé. J'ai accéléré, je me suis croisé, et puis arrivé à ma propre docteur, je me suis dit « Qu'est-ce que vous faites à côté de moi, monsieur ? » Je me suis répondu « Moi je vous dépasse ! » Alors je me suis dépassé, et alors que je pensais passer premier, j'ai fini deuxième. Mon troisième moi m'avait dépassé au même moment. Je sais pas si vous y comprenez quelque chose, mais moi, ça me dépasse. La vérité, mesdames et messieurs, je vais vous la dire, le mot confort se trouve dans le mot inconfort. Alors n'y voyez pas un hasard. Dans toute situation inconfortable, il y a toujours quelque part un peu de confort à trouver, ou au moins, espérons-le, du réconfort. Moi, je crois que c'est le grand défi de l'existence. Attention, être trop confortable n'est jamais bon. Mais en tout cas, après cette morale, je me sens beaucoup mieux. Et ça, ça m'inquiète.
- Speaker #1
Bravo Mathieu ! Bravo ! Quel talent ! Improyable ! Super imitation ! La dernière fois sur l'électeur de sourire, tu avais aussi lancé une imitation. Tu commences à être dans l'imitation.
- Speaker #10
Je suis un finalisateur.
- Speaker #1
On va changer, on va prendre Nicolas Canteloup.
- Speaker #5
Est-ce qu'avec le compte Modiolus, tu vas liker ce qui vient de faire ?
- Speaker #1
Evidemment ! Ce qui m'inquiète, c'est que je le fais déjà. Je vais arrêter. Les amis, la deuxième émission du Consoeur se termine en live au Dental Forum. Merci à nos quatre formidables invités qu'on peut applaudir beaucoup, fortement, dans la qualité de l'invité qui a le plaisir de m'avoir eu à les accueillir. Merci à toute l'équipe de Modulus, nos chroniqueurs Mathieu Lemoyne, Mathieu Polo, Laura, notre directrice des programmes, Julien, notre producteur exécutif, Lucas, notre ingé son et Noah, notre vidéaste. Merci à nos partenaires et Dentorum, l'Académie de la Renterre. Je vous invite à écouter souvent tout le temps, même Modulus Radio, la radio qui donne le sourire via l'application. Et sur modulus.fr, vous trouverez de la bonne musique, les infos, les épisodes d'entretien avec un dentiste. produit par le docteur Florence Echevary, des épisodes de la capsule radio produit par le docteur Van Doorn, et des nouveautés aussi comme l'atelier du sourire animé par le dynamique prothélyse dentaire Christophe Cosaillant, ça vient de sortir, c'est formidable et c'est déjà sur Modulus. Et également Modulus TV, on se retrouve avec Sébastien Miyasso ici présent et Sophie Dallem sur les experts du sourire sur notre chaîne YouTube. Quant au grand sourire, retrouvez-nous tous les lundis à 18h, les mercredis à 8h30 du matin, les samedis à 10h du matin sur Modulus.fr et bien sûr via nos applications smartphones. et sur toutes les plateformes de streaming. Et en attendant de vous retrouver pour la prochaine émission du Grand Sourire, n'oubliez pas, gardez le sourire !