Speaker #0Bonjour et bienvenue dans le labo du SOPK. Je suis Imane, auteure, naturopathe et micronutritionniste. Il y a dix ans, j'ai été diagnostiquée avec le syndrome des ovaires polycystiques. Ce fut un vrai choc, mais aussi le point de départ d'un véritable parcours de transformation. En modifiant mon alimentation, en rééquilibrant mon mode de vie et en m'appuyant sur les compléments alimentaires, j'ai réussi à retrouver un équilibre hormonal durable et avoir deux enfants. Ce chemin m'a profondément convaincue d'une seule chose, la nature et la nutrition peuvent devenir de véritables alliés pour notre santé. Dans ce podcast, je vous partage des méthodes concrètes et des outils accessibles pour vous aider à reprendre le pouvoir sur votre santé grâce à l'alimentation, aux routines du quotidien et à la compréhension de votre corps. J'y invite également des experts. passionnés pour explorer ensemble la science derrière le SOPK, avec un seul objectif, vous offrir des clés simples, pratiques et efficaces pour agir dès aujourd'hui. Bienvenue dans le labo du SOPK, là où la science rencontre la nature pour mieux comprendre et vivre avec le syndrome des ovaires polycystiques. Dans mon dernier épisode de podcast, je vous racontais mon histoire ainsi que mes différentes expériences personnelles avec le syndrome des ovaires polycystiques. Aujourd'hui, on va comprendre pourquoi ce podcast... s'appelle le labo du SOPK et on va rentrer dans la réalité des choses, dans les points scientifiques, dans le diagnostic du syndrome des ovaires polycystiques. Aujourd'hui, c'est un point très important que nous allons aborder ensemble. Comme je vous l'ai déjà dit, je suis naturopathe, passionnée de santé hormonale, mais je suis aussi la fondatrice du laboratoire Imanharmonie, une marque de compléments alimentaires dédiée aux femmes et au syndrome des ovaires polycystiques. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet méga super important, le diagnostic du syndrome des ovaires polycystiques. On a tous un moment où on se dit « Oh là là, je suis trop stressée, c'est sûrement la fatigue, mes règles ont toujours été comme ça, c'est pour ça que j'ai des cycles irréguliers, etc. » Mais c'est peut-être tout simplement que vous souffrez d'un déséquilibre hormonal plus profond. Et peut-être, je dis bien peut-être, parce que... tous les déséquilibres hormonaux ne sont pas le SOPK. Peut-être que vous souffrez du syndrome des ovaires polycystiques. On va essayer aujourd'hui de voir comment est-ce qu'on diagnostique ce syndrome. Et peut-être que dans votre cas, vous avez déjà été diagnostiqué et cet épisode, au contraire, va vous confirmer le diagnostic. Je ne suis pas en mesure de vous diagnostiquer, seul un médecin est en mesure de le faire. Mais peut-être que vous allez vous dire, « Ah, mais ce symptôme, en fait, c'est par rapport à ça. Peut-être que si je fais ça, je peux améliorer ça. » On va voir tout ça. ensemble dans le labo du SOPK. Derrière la fatigue chronique, les fringales de sucre et la prise de poids inexpliquée ou l'acné, il y a souvent quelque chose de beaucoup plus profond et c'est souvent lié à vos hormones. Ce n'est pas toujours le syndrome des ovaires polycystiques mais ça l'est souvent. Il faut comprendre que le SOPK touche une femme sur dix et ces chiffres sont probablement sous-estimé parce que beaucoup de femmes sont diagnostiquées bien trop tard à l'arrêt de la pilule. Beaucoup de femmes restent des années sous pilule, de l'âge de 14 ans jusqu'à ce qu'elles décident d'avoir un enfant après 33-34 ans. Donc pendant toutes ces années, elles ne sont pas diagnostiquées. La dernière fois, je suis allée à une soirée, et on était deux à table à être diagnostiquées SOPK, alors que nous étions sept. Et en plus de ça, une était en plus. En plus d'avoir le SOPK, elle avait également de l'endométriose. Donc ça fait des chiffres importants, ça représente un grand grand nombre de personnes. Alors le SOPK c'est quoi exactement ? Donc le SOPK ou syndrome des ovaires polycystiques, malgré son nom un peu effrayant, un peu long, ne signifie pas du tout que vous avez des kystes partout ou des kystes aux ovaires. C'est un trouble hormonal très complexe. Sincèrement, chaque femme a son propre SOPK. On a bien sûr des marqueurs. communs, des marqueurs sanguins communs, mais chaque femme a ses propres symptômes. Parfois, on a beaucoup de testostérone et de l'acné, parfois on a beaucoup de testostérone et pas d'acné, parfois on a beaucoup de testostérone et de l'irsutisme, ou pas du tout d'irsutisme. Parfois, on perd ses cheveux et on a de l'acné, parfois on a de l'irsutisme et on a de l'acné. Enfin voilà, chaque femme vraiment a ses propres symptômes. Donc il faut comprendre que le SUPK, c'est pas de votre faute et on peut s'en sortir. Alors on ne peut pas se soigner définitivement du SVK, par contre on peut améliorer les choses. Il faut comprendre, et c'est souvent le cas, que dans 70%... Pour 100% des cas, le syndrome des ovaires polycystiques est lié à une résistance à l'insuline. Mais on va parler, avant toute chose, du diagnostic étape par étape. Alors, comment savoir si tu es concerné par le syndrome des ovaires polycystiques ? 1. Soit tu as été diagnostiqué quand tu étais jeune, et peut-être que le diagnostic était faux, ou mal posé, ou trop hâtif, et donc tu penses avoir le syndrome des ovaires polycystiques. mais actuellement tu es sous pilule et tu as des quelques doutes, ou bien tu as été diagnostiqué et tu te poses d'autres questions, ou tu as l'impression que ton diagnostic était trop rapide, ou au contraire, comme beaucoup me le disent, j'ai été diagnostiqué, pourtant je n'ai aucun symptôme. On va voir ça ensemble. Donc il faut comprendre que ce n'est pas en faisant un seul test, ni en se fiant à ce qu'on voit sur Google, qu'on peut être diagnostiqué du SOPK. On ne s'auto-diagnostique pas SOPK. On doit aller consulter un médecin et un gynécologue pour être diagnostiqué SOPK. Et parfois, certains cas sont tellement compliqués que les gynécologues ne sont pas d'accord les uns avec les autres. Mais bon, ça c'est un autre sujet. Pour poser un diagnostic du SOPK, les médecins utilisent ce qu'on appelle les critères de Rotterdam. Alors ce sont des critères anciens, mais ce sont des critères qu'on utilise encore pour diagnostiquer le SOPK. Il faut tout simplement en avoir deux sur les trois pour être diagnostiqué SOPK. Après, on va aller voir en détail ce que cela suppose. Donc, il faut avoir des cycles menstruels irréguliers ou absents. Donc là, dans les cycles menstruels irréguliers ou absents, on va plus parler de troubles du cycle. Donc, premier point, les troubles du cycle. Les troubles du cycle, il y en a beaucoup qui sont inclus à l'intérieur. Soit vous n'avez pas vos règles, soit vous avez des règles mais sans ovulation, soit vous avez des cycles longs, Soit vous avez des cycles extrêmement courts de 15 jours à peu près, ou vous avez vos règles tous les 15 jours. Ici, il y a énormément de troubles du cycle qui sont intégrés dans ce point numéro 1. Point numéro 2, ce sont des signes d'hyperandrogénie visibles. Donc on voit l'acné, et ou la pilosité, et ou la chute de cheveux. S'il vous plaît, quand on parle de pilosité, on ne va pas parler de pilosité sur... tout le corps. En général, dans le cadre du symbole des verbes polycystiques, on va plus parler d'irsutisme. L'irsutisme, c'est le fait d'avoir de la pilosité dans des zones où les femmes ne sont pas censées en avoir. On va parler de la barbe, du torse, du cou, des tétans. Avoir des poils sur les bras, avoir des poils sur les jambes, c'est tout à fait naturel et cela ne veut pas dire que vous souffrez d'irsutisme. Donc, on a des signes d'hyperandrogénie visible, mais on a aussi des signes d'hyperandrogénie biologique. Et ça, beaucoup de femmes ont ça, c'est-à-dire qu'elles ont des androgènes élevés dans la prise de sang, mais visuellement, rien ne se passe. Elles ne souffrent pas d'hyperandrogénie visible. Même si leur testostérone est élevée, aujourd'hui, ça ne se traduit pas par des symptômes. Point numéro 3 de ces critères de Rotterdam, les ovaires multifolliculaires. On vous fait une échographie, on va vous parler de dystrophie ovarienne, de gros ovaires, d'ovaires en forme de grappes de raisin. Et quand on fait l'échographie, on constate des ovaires qui contiennent plein de petits follicules au repos. C'est-à-dire que ce sont des follicules qui ont essayé d'arriver à maturité, mais qui n'ont pas réussi. C'est l'un des symptômes majeurs du syndrome des ovaires polycystiques. Donc les trois critères de diagnostic, ce sont les critères de Rotterdam que je viens de vous énoncer. On complète toujours le critère de Rotterdam avec un bilan hormonal. Donc là, ce sont les trois critères de Rotterdam que je viens de vous énoncer et on complète toujours les critères de Rotterdam avec un bilan hormonal complet. Vous le retrouverez, le lien, dans la barre d'infos. Dans ce bilan hormonal, on veut voir la LH, la FSH, la progestérone. les oestrogènes, la testostérone, l'ADHEA. la DHT, l'insuline, la cortisol, la TSH et la T3 et la T4 et parfois le fameux AMH, l'hormone antimalarienne. On fait également une échographie calvienne et c'est avec ce puzzle complet qu'on pose le diagnostic du syndrome des ovaires polquistiques. Donc je vous le rappelle, critère de Rotterdam, il faut satisfaire deux des points suivants, cycle menstruel irrégulier ou trouble du cycle, des signes d'hyperandrogénie visibles à l'œil nu ou bien biologiques, c'est-à-dire qu'on retrouve dans le bilan hormonal, et ou des ovaires multifolliculaires qu'on retrouve à l'échographie. Donc, la question c'est, ok, maintenant que je suis diagnostiquée, d'où vient le SOPK ? Pourquoi j'ai le SOPK ? Est-ce que c'est parce que c'est héréditaire ? Est-ce que c'est simplement hormonal ? Est-ce que c'est lié à ce que je mange ? Est-ce que c'est lié au stress ? Alors, on ne va pas se mentir, aujourd'hui... On ne sait pas vraiment exactement d'où provient le SOPK. On sait simplement que le SOPK est multifactoriel. Tout d'abord, on va parler de la génétique. Si votre mère ou votre sœur est atteinte, vous avez, vous, plus de risques d'avoir le SOPK. Il y a également l'exposition in utero. Certaines études ont en effet montré que le SOPK pourrait même se jouer pendant la grossesse de la maman. Si par exemple elle avait énormément de follicules au moment où elle est tombée enceinte, cela pourrait entraîner un SOPK chez ses filles, chez sa fille. Il y a également le stress qui peut amplifier tous les déséquilibres hormonaux et l'alimentation. Mais l'alimentation au sens large, ça va être également la pilule, les perturbateurs endocriniens, mais également tout ce qui est dans votre quotidien. Manque de sport, faible masse musculaire, troubles du sommeil. Le SEPK c'est un peu tout ça en même temps, il n'y a pas vraiment de cause unique. Donc la question maintenant qu'on se pose c'est ok, maintenant qu'est ce que je fais ? Alors la plus haut on vous parlait d'une prise de sang hormonale. Le mieux sincèrement c'est d'aller faire votre prise de sang et de regarder quels sont les marqueurs sanguins qui ne vont pas bien. Pour obtenir cette prise de sang vous devez aller consulter un gynécologue, un médecin traitant ou bien un endocrinologue. Une fois que... vous avez fait que vous avez cette prise de sang, que vous avez pris avec votre rendez-vous avec votre gynéco, votre endocrinologue et qu'il vous a indiqué votre diagnostic, qu'il vous a confirmé que vous êtes bien SOPK et que vous ne souffrez pas simplement des ovaires polycystiques, mais bien du syndrome des ovaires polycystiques, là, à partir de là, il peut vous proposer des traitements. Puisque souvent, le SOPK, comme on l'a dit, va être va créer également des symptômes et va avoir une cause. Dans le cadre de la résistance à l'insuline, il va souvent vous prescrire tout ce qui est metformine ou bien il va vous prescrire, si vous le souhaitez, tout ce qui est JLP1 dans le cadre de la perte de poids. Ensuite, pour tout ce qui est hyperandrogénie, il peut vous prescrire des pilules, si vous le souhaitez, mais également des traitements topiques comme le minoxidil pour la chute de cheveux ou l'aspironolactone pour l'acné. ou bien Roaccutane également pour la clé. Il y a des traitements qui peuvent être prescrits, tout dépend de ce que vous voulez mettre en place, de ce que vous supportez et de ce que vous voulez faire. Et surtout, dans beaucoup de cas, vous avez parfois déjà fait le traitement, ça a fonctionné sur le moment, ensuite ça ne fonctionne plus. Pourquoi ? Parce que les hormones responsables de vos troubles, eux, ne sont pas régularisés. On a essayé de faire taire le symptôme, Mais malheureusement, la source même du problème est encore présente. Donc le problème n'est pas résolu. Donc moi ce que je vous conseille, c'est de faire une liste de vos symptômes. Une liste de tous les symptômes que vous avez. Donc vous prenez une feuille, vous prenez un petit carnet, comme ça vous pouvez le conserver. Vous prenez un petit carnet, vous notez la date et vous notez tous les symptômes que vous avez. Vous regardez ensuite, vous marquez mes démarches. et vous allez indiquer sur un mois quels sont les efforts que vous allez mettre en place. Tout dépend de votre motivation, tout dépend de votre état d'esprit et tout dépend de votre force mentale au moment T. C'est-à-dire que le SOPK et le diagnostic du SOPK peuvent être une étape très forte psychologiquement et peut entraîner des dépressions, des baisses de morale. Donc mettez en place des choses que vous serez capables de tenir sur le long terme. Ne vous fixez pas des objectifs beaucoup trop importants, fixez-vous des objectifs en adéquation avec vos capacités du moment. Au pire des cas, le mois suivant, lorsque vous ferez votre bilan, là, vous pourrez dans ce cas changer vos objectifs, et pourquoi pas, changer des choses à faire. Vous faites donc la liste des symptômes, vous regardez également, vous gardez toujours en tête votre bilan hormonal, et vous regardez sur quel point vous devez travailler. S'il y a des carences, s'il y a des anomalies, par exemple, vous voyez que votre stress est trop important, vous pourrez vous diriger vers les plantes adaptogènes. Si vous voyez que la résistance à l'insuline est trop importante, vous devez changer votre alimentation en passant une alimentation à un disque glycémique bas. Vous essayez également de regarder vos intolérances. Est-ce que certains aliments entraînent certaines réactions ? Par exemple, vous mangez quelque chose, votre ventre est extrêmement gonflé, vous commencez à avoir la diarrhée. Toujours noter, vous dire « Ok, j'ai mangé du gluten à midi » ou « J'ai bu du lait à midi, j'ai eu cette réaction-là » . Donc vous supprimez. tous les aliments ou du moins vous allez réduire tous les aliments qui entraînent une réaction chez vous. Vous les supprimez et les réduisez progressivement. Ensuite, vous allez regarder tous les résultats. Par exemple, après un repas, comment vous vous sentez ? Si vous vous sentez extrêmement fatigué, vous notez le repas et vous regardez quel est l'aliment qui aurait pu entraîner cette fatigue. Est-ce que l'indice glycémique de votre repas était trop important ? Est-ce que vous avez mangé assez de protéines ? Mais tout ça, tous les conseils alimentaires, on le verra dans un prochain épisode avec une diététicienne. Donc c'est pour ça qu'il est important également, comme quatrième point, de se faire accompagner par un ou une naturopathe, comme moi ou d'autres, et une diététicienne ou même une nutrithérapeute pour comprendre ton corps, mais comprendre également le cycle. Il existe également des solutions naturelles, comme les compléments alimentaires à base d'inositol, de chrome, de berbérine, de magnésium, de glutamine, etc. Mais tout ça, je vous laisse le découvrir sur notre site internet Imane Harmonie. Dans le prochain épisode, on va... Dans le prochain épisode... Le prochain épisode... Dans le prochain épisode, on accueille Eva Vachaud concernant la prise de poids et la perte de poids avec des troubles hormonaux. J'espère que cet épisode de podcast vous a plu et on se retrouve très prochainement. Ne pas oublier que le SOPK, ce n'est pas une fin, que c'est le début d'une nouvelle vie où vous prenez enfin soin de vous, que vous changez votre alimentation et vous allez voir petit à petit tous ces symptômes se réduire. Je sais que ce n'est pas simple tous les jours, mais il est important de comprendre que c'est ces petits efforts au quotidien qui vont vous emmener vers les résultats que vous attendez. Ce podcast est là pour vous accompagner, ne l'oubliez pas. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode. Si ce podcast vous a plu, pensez à le soutenir en laissant une note et un avis sur Apple Podcasts. Et pour ne rien manquer, abonnez-vous dès maintenant. Vous pouvez également retrouver la plupart de nos épisodes en version vidéo sur YouTube ou directement sur notre site internet imanharmonie.com