- Speaker #0
Bienvenue dans le Moodboard, un podcast qui explore la créativité à travers celles et ceux qui la vivent, la cultivent, la cherchent et la ressentent. Je suis Charlotte et je vous accueille dans ce podcast pour parler de ce qui inspire, de ce qui émeut, de ce qui nous pousse à créer. Prenez place dans ce Moodboard sonore et laissez-vous inspirer. Sur son profil LinkedIn, Mon invitée n'a renseigné qu'une seule compétence, créativité. Dans cet épisode, je vous invite à découvrir Daniela, créatrice solaire et lumineuse. Elle a ce regard qui capte le quotidien, les gestes simples et ce qui relie les gens entre eux. À travers Blanc Wasabi, elle transforme des images ordinaires en petits objets précieux. Des photos du quotidien, mais aussi des images d'archives qu'elle chine, qu'elle remet en valeur. qu'elle encadre et auquel elle ajoute parfois quelques mots. Des cadres qui réveillent des souvenirs, qui déclenchent des émotions, qui racontent des histoires. Je vous laisse découvrir son parcours et je vous souhaite une très bonne écoute. Bonjour Daniela.
- Speaker #1
Bonjour Charlotte. Je suis ravie de t'accueillir dans le mood board. Je suis ravie d'être là.
- Speaker #0
Bienvenue et merci d'avoir fait le déplacement depuis Arles. Alors, je ne vais pas te demander tout de suite ce que tu fais parce qu'on va y venir petit à petit, mais à la place, je vais te demander si on devait accrocher trois choses sur ton mood board du moment, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Ah, alors, c'est marrant parce que j'étais en train de, dans le train en venant ici, j'étais sur Pinterest, donc j'ai quelques idées. Ma première, ma première image que j'accrocherais sur le mood. board, ce serait mon nouveau bureau chez moi, c'est-à-dire un mur avec des livres, des plantes, un peu plus... Un endroit inspirant. En fait, j'ai beaucoup de plantes chez moi déjà, mais je ne sais pas pourquoi j'en veux sur ce mur-là en particulier. Je cherche un moyen de les mettre. Et donc, j'ai... Pinter une super photo inspirante de ce mur-là. Donc ça, c'est la première chose. Donc un endroit inspirant, un nouveau bureau. Je crois que je mettrais aussi une photo d'un magazine que j'avais quand j'étais à Paris. J'étais abonnée à ce magazine-là qui s'appelle Numéro. C'est un magazine de mode. Et je ne sais pas pourquoi, c'est un truc qui revient un petit peu dans mes inspirations en ce moment. Je crois que j'ai envie de revenir à ces magazines, de les rouvrir, de les redécouvrir. Ne me demande pas pourquoi, c'est dans ma tête.
- Speaker #0
Parfois, il faut suivre son instinct. Oui,
- Speaker #1
ça va mal, je veux m'éclater. Exactement. Et trois, tu m'as dit.
- Speaker #0
Oui, tu en as une troisième.
- Speaker #1
La troisième, je suis très cuisine en ce moment. ce serait un... Un livre de cuisine coréenne. Ok.
- Speaker #0
Ça donne faim. Super. Alors, on va revenir un peu au début de ton histoire. Oui. Vraiment au tout début. Est-ce que tu as des souvenirs de tes jeux d'enfants ? Quand tu jouais, ou il y a des choses qui te marquent particulièrement ?
- Speaker #1
Mes jeux d'enfants, alors... J'étais très jeu de société, donc ça tiendrait un peu du collectif. Mais jeu, à moi, ce serait plus des passe-temps. J'adore écouter de la musique encore aujourd'hui. J'adorais écouter de la musique petite. Je pouvais passer un temps infini à écouter mes CD que j'ai encore aujourd'hui, que mon fils écoute aujourd'hui. Ça, c'était vraiment un passe-temps que j'aimais beaucoup. Après, en jeu, j'étais une enfant assez introvertie. Donc, les jeux, quand tu me dis jeu, je pense à quelque chose, un jeu, quelque chose avec des gens, etc., avec d'autres enfants. Mais je crois que j'aimais jouer toute seule et j'aimais lire, j'aimais dessiner, j'aimais écrire et écouter de la musique.
- Speaker #0
Et est-ce que tu peux nous dire un peu dans quel environnement tu as grandi, d'où tu viens, est-ce que c'est tes origines, ta culture ?
- Speaker #1
Bien sûr. Alors, je suis née au Brésil. J'ai été adoptée très jeune par une famille française. Je devais avoir un an et demi. Enfin, j'avais un an et demi. J'ai été adoptée par une famille qui avait déjà deux enfants. Donc, j'ai un grand frère et une grande sœur. Et j'ai grandi à Nantes, en Bretagne. Et puis, j'ai fait toutes mes études jusqu'au bac. Et ensuite, je suis partie, j'ai volé de mes grandes bruselles, je suis partie à Paris. Et voilà, l'histoire professionnelle commence à ce moment-là.
- Speaker #0
On va en parler un petit peu après. On met en suspens. Et quand tu étais petite, est-ce que tu as des souvenirs de... Justement, on parlait un petit peu des jeux, mais est-ce que tu avais des passions qui sont venues après et des rêves ? Peut-être déjà des idées de ce que tu voulais faire après ?
- Speaker #1
J'avais une passion pour l'esthétisme, le maquillage. J'aimais beaucoup la féminité.
- Speaker #0
Ok. Ouais. Ouais.
- Speaker #1
Mais pareil, quand je te parlerai un petit peu après de mon parcours professionnel, tu vas voir que ça se relie. Mais ouais, j'étais passionnée, fan de R'n'B, toutes les nanas qui étaient maquillées à outrance. Mais j'adorais ça, je trouvais ça super joli. Et j'aimais aussi le dessin, donc il y avait un lien un peu comme ça.
- Speaker #0
Entre le maquillage et le dessin.
- Speaker #1
Exactement. Il y a un truc qui se lit comme la mode. Typiquement, le rêve, c'était travailler un peu dans le monde de la mode, dans le monde du show, pourquoi pas aussi de la musique. J'avais ce truc-là, ces envies-là. Mais plutôt dans le côté, dans les coulisses,
- Speaker #0
pour mettre en valeur des fauteuils. Attention,
- Speaker #1
n'oublie pas, j'étais une enfant introvertie. Alors, une fausse introvertie, parce que je pense que les personnes qui me connaissent un petit peu et qui m'écoutent doivent dire, n'importe quoi, elle n'était pas du tout introvertie. Mais il y avait cette fameuse double chassette qu'on pourra évoquer aussi plus tard. J'avais en tout cas un univers quand même assez solitaire et j'aimais bien ne pas forcément être sur le devant du podium.
- Speaker #0
Ok. Et donc, tu disais que tu as fait des études d'abord à Nantes et ensuite à Paris, c'est ça ?
- Speaker #1
Exactement. Alors, j'ai fait...
- Speaker #0
Revenir sur ton parcours, tes études.
- Speaker #1
Oui. Alors, études assez courtes finalement parce que je suis allée jusqu'au bac. J'ai essayé en espèce de petit micmac. Je ne savais pas trop... Je ne savais pas trop quoi faire. C'était un peu le problème à l'époque. Je le vois aujourd'hui avec mon fils. Quand on nous demande à 15 ans ce que vous voulez faire plus tard, c'est quand même un peu compliqué. Mais je passe mon bac, je fais une année sabbatique, je travaille, je mets des petits sous de côté pour partir à Paris faire une école de maquillage. Ok, voilà. C'est quoi tes petits jobs ? J'ai passé mon BAFA et j'ai travaillé dans l'animation. J'ai travaillé assez rapidement finalement. Et à Paris, j'ai aussi travaillé dans la restauration pour pouvoir financer aussi encore un peu la vie parisienne et puis l'école. Et donc ça, ça a duré neuf mois. Je suis sortie non diplômée de l'école. Je n'ai pas du tout... C'est des écoles privées, ce qui n'enlève pas le fait que c'est toujours bien d'avoir son diplôme en fin d'année. Mais disons que ce qu'on y apprend, c'est gagné. On a du matériel pour travailler. Donc, en fait, ça ne m'a pas desservie pour la suite. Et j'ai travaillé pendant 7-8 ans en tant que maquilleuse à Paris.
- Speaker #0
Tu étais à ton compte ?
- Speaker #1
J'étais à mon compte. Je me suis mise très rapidement à mon compte. Et j'ai travaillé dans le... l'univers de la mode, surtout dans la presse, pendant 6-7 ans. Et à la fin, je dis à la fin, sur les dernières années, j'apprenais à des jeunes filles le maquillage. Un peu comme moi, je l'avais appris.
- Speaker #0
Tu formais ?
- Speaker #1
Former, c'est un grand mot, mais en tout cas, je transmettais mon expérience.
- Speaker #0
Et à cette période-là, la place de la créativité dans ton quotidien, c'était quoi ? J'imagine qu'il y avait le maquillage déjà, mais est-ce qu'il y avait d'autres choses ? Tu vivais à Paris, est-ce que tu allais voir des expos ?
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu en faisais ?
- Speaker #1
Énorme. L'art, la culture ont une place énorme dans mon quotidien depuis vraiment très longtemps. Donc Paris, à l'heure-là, c'était... C'était magnifique. Je pense que oui, j'avais mes endroits préférés. Le jeu de paume, je pense que j'avais... Je n'avais pas l'abonnement, mais presque. J'avais la maison européenne de la photo. J'avais mes petits endroits comme ça où j'allais régulièrement. Je me baladais souvent. J'étais amenée... par mon métier de maquilleuse à aller dans des endroits extraordinaires. J'ai toujours été assez fascinée. J'adore regarder, j'adore découvrir. Ça a toujours fait partie de mon quotidien, que ça soit de par mon métier ou dans ma vie. tous les jours. Et c'est ce qui fait que j'ai toujours été à mon compte parce que ça me permet de préserver cette partie artistique chez moi qui est très présente. Parce que du coup, je me fais plaisir tout le temps. C'est mon... C'est ma bulle.
- Speaker #0
C'est un besoin.
- Speaker #1
C'est un besoin. C'est nécessaire.
- Speaker #0
Et là, on entend déjà qu'il y a un lien avec la photo. On y reviendra après. Donc, tu parles d'exposition à la salle du jeu de paume, etc. C'est souvent, il me semble, des expos photos.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Donc, tu avais déjà cet appétit, ce lien particulier avec la photographie.
- Speaker #1
Oui, oui. Et ça, pareil, c'est vrai que je ne te l'ai pas dit dans les aspirations de ma jeunesse, mais effectivement, la photo a toujours été présente, mais pas forcément de manière très évidente. J'aimais beaucoup la photographie. Mais... Enfin... Pas forcément comme quelqu'un, un photographe, qui peut avoir ça vraiment déjà très jeune, déjà ça dans le sang très jeune, en fait. Moi, c'était là, mais voilà, ça faisait partie de tout ce que j'aimais. Ça s'est un peu révélé pendant toute ma période de maquillage à Paris, quand j'étais maquilleuse, parce que, comme je travaillais beaucoup pour des magazines, j'étais sur des photos j'ai travaillé avec des photographes extraordinaires et là les images ça s'accumulait dans mon cerveau c'est génial je trouve ça trop beau et puis participer dans les coulisses à obtenir des choses vraiment très très jolies c'était extraordinaire et donc justement on va en parler un petit peu plus maintenant
- Speaker #0
de ce que tu fais, de ton projet actuel qui s'appelle Blanc Wasabi. Est-ce que tu peux nous raconter un peu comment l'idée t'est venue ? Et juste avant, pourquoi Blanc Wasabi ? Ça m'intrigue.
- Speaker #1
Alors, je vais juste faire un petit pont entre le maquillage et Blanc Wasabi parce qu'il manque juste une dernière part. Oui, c'est vrai. En fait, ce qui fait un peu le lien avec ce projet-là, c'est que après, quand j'ai quitté Paris, en fait j'ai eu une... donc mon garçon. Et quand il était en âge de scolariser, je n'ai pas voulu qu'il soit scolarisé à Paris. Donc du coup, je suis retournée à Nantes.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Pour qu'il aille à l'école. Dans une école un peu plus à taille humaine. Et donc du coup, j'ai arrêté le maquillage. Et c'est là que la photographie a pris une place plus importante dans ma vie. Et quand je suis arrivée à Nantes, pour que ça soit plus simple, j'ai recommencé la restauration. Donc j'ai d'abord... dans des bars et des restaurants nantais. Mais très vite, quand il fallait faire de la création de contenu, des photos pour une affiche ou des choses comme ça, je me positionnais. Et puis, en quelques mois, j'avais un appareil semi-pro entre les mains. Et quelques mois après, je me mettais, je créais un nouveau sirède pour être auto-entrepreneuse. Et surtout photographe, en fait. Ok. Donc, j'ai travaillé pendant 5-6 ans comme ça, à faire, encore une fois, des choses extraordinaires. Donc, de la création de contenu pour des commerces en Nantais. J'ai travaillé aussi avec des groupes de musique. J'ai créé une association de photographie amateur et émergente.
- Speaker #0
Attention,
- Speaker #1
ça ne fait pas pareil. Et puis, j'ai eu un projet artistique qui m'a pris pas mal de temps. J'ai photographié des femmes que je rencontrais dans la rue. C'était souvent du casting sauvage. Pendant 3-4 ans, j'ai fait des portraits de femmes. J'ai voyagé ensuite, j'ai fait beaucoup. beaucoup de photos de voyage. Et voilà, la photo a pris une place énorme dans ma vie pendant cette période-là, entre Paris et Arles.
- Speaker #0
Oui, c'était quand même un pont important.
- Speaker #1
Oui, voilà.
- Speaker #0
Et donc, tu es complètement autodidacte sur ce côté photographe et créatrice de contenu.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Tu as appris toute seule.
- Speaker #1
Toute seule. C'est vrai. Merci.
- Speaker #0
Et tu as quand même pu en vivre pendant 5-6 ans.
- Speaker #1
Oui, alors j'avais toujours quand même ce métier de restauration en parallèle. Parce qu'il reste une mère célib. Donc voilà, il fallait quand même un revenu à côté plus fixe. Mais oui, j'ai quand même travaillé. Je n'ai pas à rougir de ce que j'ai fait. et de l'argent que ça m'a apporté, et la formation aussi que ça m'a apporté. Parce que j'ai appris l'image, parce que j'ai vraiment créé un univers artistique. Ça m'a apporté vraiment beaucoup de choses.
- Speaker #0
Ok. Donc justement, comment tu passes de ça à la blanc-oise à blanc ?
- Speaker #1
À la blanc-oise à blanc. Covid, patatras je perds pas mal de jolis contrats je perds aussi un petit peu l'énergie forcément et puis situation personnelle qui change, donc je décide d'avoir un projet tout autre alors d'abord à l'étranger mais surtout l'envie c'était de partir de Nantes et de faire autre chose le projet à l'étranger se fait pas parce que Covid dure quand même un petit temps Merci. Donc, quitte à vouloir partir, je voulais partir dans un endroit où il faisait bon vivre. Et c'est vrai que Arles, qui était une destination que je connaissais via mon association de photos, parce que c'était notre voyage annuel, était évidente. Oui,
- Speaker #0
parce que pour ceux qui ne connaîtraient pas Arles, c'est la ville qui accueille les plus grands festivals de photos l'été. Donc, il y a vraiment la place.
- Speaker #1
Voilà, il y avait la place.
- Speaker #0
Oui, à côté de ça, c'est une ville qui... hyper inspirante au niveau de la création. Très sincèrement,
- Speaker #1
c'est exactement ce que je me suis... Je me suis plus dit ça que j'y vais pour la photo. J'avais envie toujours de cette aspiration artistique, une envie d'être au soleil, d'avoir cette lumière incroyable qui... On ne se lève pas pareil quand on est habitué dans le sud, il faut le savoir. Il y avait ce besoin-là aussi de me faire du bien, que mon fils grandisse dans un environnement agréable. Et c'est vrai que ça s'est quand même dessiné assez rapidement. Et donc, plus forcément, je suis dans le monde de la photographie, donc je ne me perds pas trop, je me dis que professionnellement, je trouverai forcément quelque chose. Et donc, je suis arrivée avec d'abord l'envie de faire connaître mon association. Et finalement, chasse le naturel, il me revient au galop. Je décide de monter un projet au début avec une graphiste. Et ensuite, ce projet prend une forme très particulière et ça devient Blanc Wasabi. Blanc Wasabi, pourquoi ? Est-ce que c'est un... Alors, c'était à l'époque où on recherchait un nom. On voulait quelque chose qui sonne, qui ne soit pas commun, que les gens retiennent vite. Donc, on cherche, on cherche, on cherche, on ne trouve pas. Et à l'époque, j'avais trouvé un petit local qui était dans des combles. Il faisait froid, c'était gris, c'était moche. Quand je faisais des vidéos, on me demandait « Sinon, ça, ça va en ce moment ? » « C'est où, là ? » On avait l'impression que j'étais en prison. Donc, il fallait que cet endroit prenne un peu de lumière, un peu de blancheur, un peu d'éclat. Donc, on décide à l'époque de peindre tout en blanc. Il faut savoir qu'à Arles, toutes les pierres sont des pierres de fond vieille, donc des pierres qui se peignent. à la show. Et la peinture à la show, quand on commence son activité et qu'il faut acheter le même budget, c'est pas le même budget. Donc, on décide quand même de le faire et en fait, quand on reçoit la peinture, on voit marqué blanc wasabi. Blanc wasabi, on n'a plus du blanc vert. C'est quoi ce truc ? Donc, on apprend les yeux fermes en se disant, c'est tard, ça va pas du tout faire l'effet qu'on veut. Et en fait, si c'était bien du blanc, sauf qu'il y a ce pigment qui est un peu verdade, qu'on mélange à... Au blanc,
- Speaker #0
pour ne pas être à 100% blanc.
- Speaker #1
Et ça nous a valu un sacré fourrure. Et on s'est dit, mais blanc wasabi, c'est génial. Et quand maintenant, on tape dans Google blanc wasabi, soit on tombe sur mon site, soit on tombe sur cette fameuse peinture à la chaux.
- Speaker #0
D'accord. Je tente de t'avoir enfin, mais... Blanc wasabi, c'est vert.
- Speaker #1
Alors, je crois qu'il existe du wasabi blanc, il me semble.
- Speaker #0
À rechercher.
- Speaker #1
À rechercher. Je regarderai dans mon livre.
- Speaker #0
Ok, donc ce projet démarre. Vous repeignez tous les murs.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Qu'est-ce que c'est, blanc wasabi ?
- Speaker #1
Alors, à la base, l'idée vient du fait... qu'en tant que photographe et en tant que graphiste, on avait très peu d'images de nos enfants chez nous. Moi, c'est vrai que par exemple, je n'ai pas de... Plus maintenant, mais à l'époque, je n'avais pas de photos de mon fils chez moi.
- Speaker #0
C'est un peu l'adage des coordonnées les plus mal chaussées. Exactement. Les photos pour les gens, mais je n'en ai pas de dedans.
- Speaker #1
Exactement, je n'ai pas de photos de mes enfants, de ma famille chez moi. Et on s'est dit, quitte à avoir ces skills-là, autant le faire. pour les autres. Et l'idée de départ, c'était ça, c'était de dire on va créer cette photographie, enfin, sublimer cette photographie vernaculaire pour les gens. Donc les gens rapportaient leurs souvenirs, nous confiaient leurs souvenirs, donc ils arrivaient avec leurs albums photos, et nous on en faisait des beaux objets. Donc ça partait de l'éporélo, de boîtes à souvenirs ou de cadres. Mais l'idée, c'était de dire avec mon talent de photographe, avec ma vision et avec les talents de graphiste, on va faire quelque chose de très beau avec ce que vous laissez dans vos placards.
- Speaker #0
Ok. Et donc, pour le cause un peu technique, la photographie vernaculaire ?
- Speaker #1
La photographie vernaculaire, c'est la photographie de tous les jours. D'accord. Qui est souvent associée à la photographie d'archives. Je pense notamment à un projet qui s'appelle... Anonymous Project, j'espère ne pas me tromper, qui a une grosse, des grosses collections d'archives comme ça, de photos de tous les jours, de repas, de famille, de Noël, de photographie vernaculaire, c'est ça.
- Speaker #0
Mais ça peut être contemporain ou des photos d'époque ? Toutes époques. confondus ? C'est vraiment les photos qu'on a, qui sont imprimées par nos parents ?
- Speaker #1
Je crois que... Alors ça, à vérifier, je crois que c'est quand même lié à la photographie d'archives, à la photographie de nos parents. D'accord.
- Speaker #0
Donc, toi, les gens qui viennent,
- Speaker #1
ils amènent des photos qu'ils ont stockées chez eux dans une boîte,
- Speaker #0
etc.
- Speaker #1
L'idée, c'était d'inciter ça, de dire vous avez des trésors dans vos placards, confiez-les-nous, on va en faire de jolis objets.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc, ça, c'était vraiment le projet il y a trois ans. Et en fait... Parce que mille idées à la seconde, parce que tout de suite, ça a créé quelque chose avec nos premiers clients. Tout de suite, on a eu des retours hyper intéressants. Ça a évolué très rapidement et ça a créé le projet comme il est pratiquement aujourd'hui. c'est-à-dire que le petit cadre a énormément séduit. Donc, c'est devenu un objet qui s'est décliné, qui s'est décliné en personnalisation, en atelier, en collaboration artistique. Mais ça a été fulgurant. En un an, un an et demi, il y a eu des histoires magnifiques qui se sont créées. Il y a eu des projets magnifiques qu'on vit le jour. et... Voilà, le projet, la boutique vit des... Comment j'allais dire des expériences, mais ce n'est pas des expériences que je voulais dire. Elle vit des moments incroyables, des moments partagés incroyables.
- Speaker #0
Oui, mais donc c'est des petits cadres qui font quoi ? La taille standard ?
- Speaker #1
Alors, c'est des petits formats. C'est 8-11, donc c'est vraiment... Je dirais que c'est... C'est à peu près la taille d'un...
- Speaker #0
Ouais, d'un trépas.
- Speaker #1
C'est à peu près ça. C'est à peu près la taille du plus gros.
- Speaker #0
Et donc, il y a une petite photo qui est... En tout cas, moi, ce que j'ai connu de ton travail, c'était plutôt des photos anciennes.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #0
De scènes, effectivement, de familles ou autres. Et une petite phrase juste en dessous, complètement en décalé. Et ça te procure tout de suite une émotion particulière. Ça te rappelle un souvenir. J'en ai pas exactement en tête, mais il y avait... des thèmes autour de l'été, autour de Noël, etc. Et en fait, on l'a vu. Moi, j'ai travaillé dans une boutique où on vendait tes créations et ça a créé des véritables coups de cœur. La taille de l'objet qui est tout mignon, la petite photo et la petite phrase qui tombe impec.
- Speaker #1
C'est fou comment ce projet déclenche l'émotion. Je te jure, c'est un truc, ça me... Rien que d'en parler, j'en ai les frissons. C'est ce pourquoi je suis ultra reconnaissante et ultra heureuse d'ouvrir la boutique tous les jours. Parce que c'est un projet qui, émotionnellement, est immense. Immense. Il crée, ce que tu viens de dire, cette... sur la collection de l'atelier qui vit un petit peu dans des boutiques à droite à gauche et sur le site aussi de Blancs à Zélie. Cette collection-là, elle crée l'émotion, trop marrant, le côté décalé, etc. Souvent, j'entends, il ressemble sur la photo, la personne ressemble à quelqu'un de sa propre famille. Donc, c'est des fois très drôle. et voilà il y a une petite connexion comme ça qui se fait il y a ça, il y a ensuite ce petit cadre qui se personnalise avec les photos de téléphone donc là on est sur le level au-dessus de l'émotion c'est à dire que on choisit la photo on choisit la phrase et puis quand l'objet arrive les mots qui ont suscité il y a eu des larmes il y a eu des voilà des... et c'est toujours dans l'intention de transmettre, c'est un projet qui est très humain c'est que du bonheur mais émotionnellement c'est vraiment très fort et ensuite il y a effectivement le côté participatif du projet ... C'est-à-dire que, alors oui, c'est moi qui vais fermer le petit cadre, mais en vrai, on l'a créé ensemble. Le choix de la photo se fait, c'est la personne qui va choisir sa photo, qui va réfléchir à un petit mot. Effectivement, il y a des échanges, mais en vrai... L'objet, quand il est fini, je parle de la personnalisation, l'objet, quand il est fini, on l'a créé ensemble. Et ce truc-là, pareil, émotionnellement, ça crée une...
- Speaker #0
Une fierté, une impression d'avoir quelque chose d'unique entre les mains. Donc ça, c'est assez chouette.
- Speaker #1
Et c'est du verre, donc c'est des petits cadres en verre.
- Speaker #0
Oui, c'est de l'entre-verre.
- Speaker #1
Tu travailles avec un artisan qui, il me semble, dont tu rachètes le stock de chutes de verre.
- Speaker #0
Alors, c'est quasiment ça. En fait, effectivement, je récupère le... Il me met de côté tout son stock de verres non exploitables parce que des fois, quand il va faire des grands formats et qu'il reste un tout petit bout de verre qui est inutilisable, sauf pour Blanc-Basavie.
- Speaker #1
C'est un fabricant de cadres.
- Speaker #0
C'est un encadreur. Exactement. Un encadreur. C'est vraiment ces chutes qui sont idéales pour le format de l'atelier puisque c'est tout petit donc il peut couper dedans et c'est vrai que là tu ouvres la porte sur un sujet qui est très important pour moi c'est les valeurs de l'atelier qui sont des valeurs écologiques qui sont liées au zéro déchet ça c'est très important et puis à travailler avec des acteurs locaux parce que Parce que c'est indispensable aujourd'hui de faire ça. Moi, j'ai du mal à réagir autrement en tant qu'entrepreneuse, de me dire que je vais essayer d'être la moins polluante possible. C'est un devoir, je crois.
- Speaker #1
Ça crée un petit écosystème hyper local. Oui. Et en plus, ça valorise les chutes. qu'il aurait jeté et dont bien sûr il n'y aurait rien.
- Speaker #0
Bien sûr. Il y a cette partie-là, il y a une autre qui est importante pour moi, c'est aussi le côté accessible en termes de prix, tout à fait. C'est pour ça que travailler avec des chutes, rester dans l'artisanat, tout ça, c'est des choses qui permettent de faire en sorte que le produit final ne soit pas exorbitant. et que les personnes qui viennent en boutique puissent s'offrir une petite œuvre pour un tarif tout à fait abordable ou personnalisé aussi avec un tarif abordable. Ça, c'est quelque chose pour avoir connu des hauts et des bas dans ma vie. De me dire que je peux faire un cadeau pour une vingtaine d'euros, c'est quand même important.
- Speaker #1
Et puis, c'est important que ça te fasse vivre aussi.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Justement, est-ce que financièrement, on parle sans tabou, est-ce que tu arrives à vivre de cette activité ?
- Speaker #0
Alors, toujours pas. C'est très compliqué d'arriver à ce fameux graal qui est de se dire, je me rémunère. Parce que l'entrepreneuriat, c'est une succession de choix. de prise de risque, de nouvelles idées, de nouveaux contextes sociaux. Il y a tellement de paramètres. Je n'ai jamais fait de ma rémunération une priorité. Parce que j'ai toujours voulu faire en sorte que mon projet ait la plus belle forme qu'il soit. avant de me dire, c'est bon, avec Blanc Wasabi, j'y suis à ça. Donc ça, c'est génial. Mais c'est vrai que j'aspire tellement à ce que j'allais dire que tout soit parfait. C'est pas le mot que je préfère, mais tu vois ce que je veux dire. J'aspire tellement à tout ce que... Que tout soit aligné. Que tout soit aligné, exactement. Que c'est ma priorité. C'est ta priorité. Ok.
- Speaker #1
Voilà. Et j'avais encore une question sur les ateliers. Comment ça se passe ? En tout cas, tu participais à pas mal d'ateliers à Arles ou peut-être ailleurs. En tout cas, j'en ai vu pour moi à Arles.
- Speaker #0
Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Est-ce que c'est les gens qui viennent faire leur petit cadre ?
- Speaker #0
Alors, il y a deux facettes de ce format atelier, entre guillemets. Le premier, c'est le bar à cadre. Le bar à cadre, c'est un concept assez innovant. C'est celui qui permet de déplacer la boutique, en gros.
- Speaker #1
Que tu sois comme une boutique éphémère ailleurs.
- Speaker #0
Exactement. Et donc, les gens peuvent venir personnaliser les petits cadres dans leur boutique préférée ou sur un stand ou dans un marché. Ça, c'est le premier aspect. Et le deuxième, c'est les ateliers avec les enfants et les ados. Les ados, c'est juste génial ici. C'est assez valorisant, les ateliers avec les adolescents. D'autant plus que là, pour le coup, ils ont tous des téléphones. Donc moi, si tu veux, ça rentre totalement dans mon sujet. Je trouve ça génial. Les ateliers, c'est personnaliser le petit cadre, le fabriquer. personnalisé créativement. Il y a toute une partie artistique avec de l'aquarelle, du collage.
- Speaker #1
Autour du cadre, vraiment sur le projet. Exactement. C'est de la personnalisation artistique.
- Speaker #0
Exactement. Et ensuite, tout un accompagnement à la fabrication. Ok. Autant te dire que les enfants, la fierté, mais alors c'est incroyable, ils ont fait un truc de grand et puis on expose après à la fin ils le mettent sur les petits couilles c'est génial, c'est vraiment un pur bonheur et c'est ultra mignon et tu en fais pour les adultes aussi ? et j'en fais pour les et j'en fais pour les adultes aussi j'ai la chance d'avoir une brodeuse qui vient à l'atelier une fois par mois et c'est la déclinaison de l'atelier pour les adultes, c'est à dire qu'on fait de la broderie sur photo. Et ensuite, j'apprends à encadrer cette fameuse broderie.
- Speaker #1
On te donnera les infos. En tout cas, moi, ça m'intéresse. Mais si tu avais des dates prochainement, on en parlera. Et quand tu travailles sur une collection en particulier, donc tout à l'heure, on évoquait par exemple il y a une collection un petit peu plus sur la saison été. Il y a d'autres collections. collection, pardon, comme ça, qui se dessine. Il y a des duos aussi. Quand tu as une collection à créer, comment tu fonctionnes ? Comment tu vas t'inspirer ? Comment tu vas sourcer tes photos ? Est-ce que tu vas chercher des photos anciennes ? Est-ce que tu vas chiner ?
- Speaker #0
Oui, il y a un petit peu de tout ça. Il y a de la photo chinée. Il y a de la collection perso. Donc, je suis née dans nos propres albums photos à l'époque. Et il y a... Alors ça, c'est le... Pareil, mais c'est pour ça que j'adore ce projet. Il y a des dons. J'ai des gens qui m'ont donné des photos. Alors ça, c'est génial. Ça, c'est génial parce qu'on retombe...
- Speaker #1
C'est un plaisir.
- Speaker #0
Ouais, totalement. Et donc ça, c'est vraiment de la chance. Et ça constitue la collection de l'atelier. Alors... je t'avoue que j'essaye de m'arrêter aussi un petit peu mais pas trop parce que là je crois que j'ai en tout cas sur la collection blanc wasabi donc toute cette photographie vintage je dois être à une vingtaine de je dois être à une vingtaine de photos si ce n'est un chouïa plus donc en fait avec le temps j'ai des photos qui sont des best-sellers clairement je pense à Gang de meufs ah oui Gang de meufs c'est vrai que je valide ce sont totalement les premiers qui partent donc j'essaye de réduire un petit peu au coup de coeur et puis je vais chercher la nouveauté avec les artistes c'est à dire que depuis janvier dernier du coup 2025 J'essaie de collaborer avec des artistes féminines, ça c'est important aussi dans mes valeurs, artistes photographes avec lesquels je crée des petites collabs.
- Speaker #1
Des collections, pas éphémères.
- Speaker #0
Capsules.
- Speaker #1
Est-ce que c'est en édition limitée ?
- Speaker #0
C'est en édition limitée. Édition limitée, c'est-à-dire qu'on part sur un certain nombre d'exemplaires d'une image. Et c'est une collaboration qui se fait vraiment à quatre mains. On choisit les photos ensemble et on écrit ces fameux petits textes ensemble. Si texte il y a, il n'y en a pas tout le temps. Et ça, c'est chouette parce que ça permet aussi de venir un peu fouiller dans les petites boîtes de la boutique pour trouver la petite œuvre d'art qui peut être coup de cœur. Et puis surtout, j'ai de la chance de travailler avec des artistes vraiment très talentueux. Je pense à Justine Robineau, qui est une artiste que j'aime beaucoup. Et d'avoir la chance de proposer des images magnifiques, poétiques, esthétiques, encore une fois à moindre coût. C'est vraiment la force de ce format de Petit Quai, c'est d'avoir une petite œuvre d'art chez soi pour pas grand-chose.
- Speaker #1
Et donc, ton processus quand tu vas choisir soit ta photographe, soit ta photo, comment ça fonctionne ? Est-ce que tu choisis d'ailleurs en premier la photo et la phrase te vient après ? Ou est-ce que ça peut être inverse ?
- Speaker #0
Pour tout ce qui est artiste, je fais de la curation sur les réseaux sociaux. Je scroll quand même pas mal. Je vais voir un petit peu ce qui se fait. Après, j'ai la chance d'être à Arles et d'être dans ce vivier de photographe. Pendant le off, j'ai fait de très belles rencontres. Je pense notamment à une artiste allemande qui s'appelle Britta Krebs, que j'accueille en ce moment. Et beaucoup de... beaucoup de recherches sur Instagram qui restent quand même le réseau social pour la photo. Ça a été comme ça dès le début. Et puis, tout ce qui est photographie d'archives, je vais quand même fouiller dans les vies de grenier, je vais aller dans les vies de maison, des choses comme ça. Mais comme je te disais tout à l'heure, j'essaye de le faire un tout petit peu moins. parce que j'ai déjà une bonne sélection. Mais c'est vrai que c'est une partie du travail qui est hyper intéressante et qui est assez galvanisante parce que c'est la recherche de la photo. Et ensuite, pour les textes, j'adore écrire. J'écris beaucoup. Donc, ça va me venir assez spontanément. Mais toujours la photo. en premier et...
- Speaker #1
Les textes après ?
- Speaker #0
Oui, quand même. La photo en premier. Oui, oui,
- Speaker #1
parce qu'il y a plus, quoi.
- Speaker #0
Donc, il faut avoir la photo pour se dire, ah tiens, ça me fait penser à ça. Mais il est arrivé que des fois, il y ait des textes que j'ai pu écrire et quand j'ai une petite phrase comme ça que j'aime beaucoup, d'essayer de trouver la photo qui pourrait... qui pourrait accueillir ma jolie phrase.
- Speaker #1
Je la note quelque part. Je la note quelque part,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Elle trouvera son match parfait. Exactement,
- Speaker #0
exactement.
- Speaker #1
Et tes envies de projets pour l'avenir ? Donc là, tu es proche de, comme on disait, d'aligner toutes les planètes pour Blanc Wasabi. Mais est-ce que tu as des envies ou des projets pour la suite ?
- Speaker #0
Alors, pour Blanc Wasabi ?
- Speaker #1
Oui, pour toi.
- Speaker #0
Alors, en tout cas, pour Blanc Wasabi, les projet, c'est de continuer de diffuser la marque. Ça, c'est quelque chose comme je disais tout à l'heure, c'est un projet humain tellement intense, tellement fort, que j'ai envie de diffuser et de développer Blanc Wasabi. Non pas pour moi et pour gagner plein de sous. C'est vraiment honnête ce que je dis, mais c'est ce que je pense à peine. mais pour que les gens continuent à transmettre. En fait, ce projet-là, il a vraiment un don de connexion. Les gens se disent des jolies choses. Dans un contexte actuel, il fait plutôt du bien, ce projet. Il y en a besoin de reconnecter un peu les... les liens familiaux, de reconnecter ou de connecter ou d'appuyer les liens familiaux, de valoriser, de sublimer, de se dire les choses, de se faire plaisir. Tout ça, c'est des choses qui sont... Ça passe par ce petit cadre. Donc, j'ai envie de diffuser, de continuer de diffuser ce projet. Donc là, j'ai de la chance d'avoir déjà pas mal voyagé avec le barracade, justement. Donc, j'aimerais continuer de le faire cette année. Continuer d'aller à la rencontre des gens, de leur faire découvrir le projet. Et puis, tu sais ce que je veux ? Je veux un atelier à moi. Il y a la boutique, l'atelier boutique. J'aimerais bien avoir une boutique et un atelier.
- Speaker #1
Où tu peux être tranquille.
- Speaker #0
Disons que c'est un peu le piège quand ça fonctionne. C'est vrai que des fois, c'est un peu difficile de tout faire.
- Speaker #1
On ne peut pas se diviser, se partager en deux personnes.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Merci. Merci à toi. Merci pour toute cette histoire. Et c'est le moment Michoko.
- Speaker #0
C'est le moment Michoko. Alors là, par contre, j'arrête de parler.
- Speaker #1
Mais on a le droit d'ouvrir le petit bonbon après cette interview. À bientôt, Daniela.
- Speaker #0
À bientôt. Merci encore. Merci à toi.
- Speaker #1
C'est la fin de cet épisode. Merci beaucoup de l'avoir écouté. J'espère qu'il vous a inspiré, questionné et peut-être donné envie d'explorer votre propre chemin créatif. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager autour de vous. Et pour ne rien manquer, vous pouvez vous abonner au podcast sur votre plateforme d'écoute préférée et me retrouver sur Instagram, arrobase lemoodboard.podcast. Et continuez à observer, à ressentir, à créer, parce que chaque jour est une nouvelle planche. d'inspiration. A très vite pour un nouvel épisode.