- Speaker #0
Bienvenue dans le Moodboard, un podcast qui explore la créativité à travers celles et ceux qui la vivent, la cultivent, la cherchent et la ressentent. Je suis Charlotte et je vous accueille dans ce podcast pour parler de ceux qui inspirent, de ceux qui aiment, de ceux qui nous poussent à créer. Prenez place dans ce Moodboard sonore et laissez-vous inspirer. Quand je suis retombée sur le compte Instagram de Marguerite et Georges, que je suis depuis plusieurs années, j'ai eu envie de découvrir un peu plus en profondeur qui se cachait derrière cet univers coloré et joyeux. Amalia a toujours aimé créer de ses mains. Après des études de styliste et un début de carrière dans la mode, elle a lancé ce compte où elle partage des DIY en tout genre. Couture, broderie, menuiserie, jouets en carton, recyclage, déco, objets du quotidien zéro déchet. Depuis, on ne l'arrête plus. Elle poste plusieurs fois par semaine des tutos pour inviter ses abonnés à créer à leur tour. On a parlé de son parcours, pas forcément évident, de sa force de travail qui l'a mené là où elle voulait aller, de ce rêve d'inventer un métier sur mesure qui lui ressemble, et de cette inspiration qui naît directement de son quotidien, de ses voyages, et évidemment de son fils, Georges. Mais on a aussi parlé des facettes moins visibles du métier de créatrice de contenu, celles qui laissent... peu de place au répit. Je vous laisse découvrir son parcours et je vous souhaite une très bonne écoute. Bonjour Amalia.
- Speaker #1
Bonjour Charlotte.
- Speaker #0
Bienvenue dans le moodboard et merci de prendre le temps de m'accorder le temps de cet échange parce que je sais que tu as un agenda hyper chargé.
- Speaker #1
Merci à toi de m'accueillir ici.
- Speaker #0
Je serais bienvenue jusqu'à toi mais Avignon-Dijon c'était pas le mieux desservi. Donc tu seras ma toute première invitée à distance, tu vas inaugurer le podcast à distance.
- Speaker #1
Bon, j'espère qu'on nous entendra bien, mais il n'y a pas de raison.
- Speaker #0
Ouais, ça va bien se passer. Alors nous, on s'est croisés en 2020 au salon Kids, etc. où on était toutes les deux exposantes et à l'époque, je me souviens, tu fabriquais des doudous et des poupées tout cousu main.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Tu avais déjà tout ton univers. Et puis depuis, je suis toutes tes aventures sur ton compte Marguerite et Georges. Et avant d'en dire... plus justement sur ton parcours. Je voulais te poser une petite question pour démarrer. Si on doit épingler trois choses sur ton moodboard du moment, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Trois choses sur mon moodboard du moment ? Eh bien, je dirais une réno auto en couleur, donc plein de couleurs. Donc déjà, il n'y en aura pas que trois. Des belles matières, des belles choses à sublimer. Mon appart, là, que je suis en train de rénover, je suis en plein dedans, donc je ne peux te parler que de ça en ce moment. Voilà, un appartement qui a une histoire et qu'on rénove des belles textures,
- Speaker #0
des moulures,
- Speaker #1
des parcs à chevrons qu'on restaure et qui subliment un peu le tout et qui apportent un peu de classique aussi dans le côté hyper moderne que je veux apporter à cet appart. Donc, quelque chose, vraiment un mix de deux styles, mais qui, je pense, se marieront bien.
- Speaker #0
Trop bien. Tu dois avoir plein d'inspires sur ton Pinterest, tu m'as dit.
- Speaker #1
Beaucoup trop, beaucoup trop.
- Speaker #0
Alors, on va revenir un petit peu sur ton histoire. Est-ce que tu te souviens à quoi t'aimais jouer quand t'étais enfant ?
- Speaker #1
Eh bien, je me souviens que j'avais pas mal de jouets qu'on pourrait qualifier aujourd'hui de jouets de garçons. Ma mère, je pense qu'intérieurement, voulait vraiment un garçon. Donc, j'ai beaucoup eu des petites voitures, les dinosaures, ce genre de choses. J'ai aussi beaucoup joué au Barbie. Mais je me souviens surtout que j'étais hyper attirée par tout ce qui est un peu artistique. Pour mon premier carnaval à l'école, ma mère m'avait fait une blouse d'artiste peintre avec ma palette. Et c'est vraiment le truc, je me souviens avoir vu ça comme un truc magique. Et j'ai pendant très longtemps dit que je voulais devenir peintre. Et après, ça a switché sur architecte. Donc j'ai toujours été un peu dans ce milieu de l'art.
- Speaker #0
Oui, et justement, je sais qu'aujourd'hui, tu partages beaucoup de choses avec ta maman, beaucoup de projets créatifs. Du coup, comment ça s'est passé ? Elle t'a transmis le virus quand tu étais petite ?
- Speaker #1
Oui, en fait, ma maman, elle a fait des études de couture. Donc, un peu, parce qu'elle est arrivée à Dijon, elle a fait cette formation, pas par hasard, mais parce qu'elle voulait s'éloigner un peu de la ville où elle a grandi. Et elle a rencontré mon papa dans cette formation couture. Lui, il était plutôt dans tout ce qui est tricot. Et donc, ils sont tous les deux un peu artistes sur les bords. Mais ensuite, ma maman est partie dans toute autre chose. Et elle n'a pas du tout suivi le cursus de la couture. Elle l'a suivie un moment, puis elle l'a quittée. Et du coup, elle m'a toujours transmis ça. Je n'ai pas eu une enfance facile, parce que mon père est parti quand j'avais 7 ans. Et j'ai quand même des souvenirs avec elle de moments où on s'évadait carrément, même avant que mon père parte. Mais je me souviens des dimanches où il était très maniaque, il faisait des ménages. Pendant toute la journée, il récurait l'appart. Et en fait, nous, on était sur mon lit et on faisait des coloriages. Je me souviens faire des fresques barbe à papa avec tous les animaux. Enfin, des trucs un peu perchés.
- Speaker #0
Pour s'échapper, quoi.
- Speaker #1
Oui, je pense que c'était vraiment un échappatoire, que ce soit pour elle ou pour moi. Et puis, mon père, malgré toutes ses vies, a toujours été très intellectuel. Et je pense que quand j'étais petite, on a beaucoup aussi traîné les musées. On allait à Paris régulièrement. Et j'ai quand même été ouverte sur la culture. On écoutait beaucoup de musique aussi. Il avait des goûts musicaux assez spéciaux. Donc, on écoutait des trucs qui sortent un peu de l'ordinaire. Donc, j'ai toujours été un peu dans ce milieu artistique. J'adorais ça.
- Speaker #0
Ouvert à l'art.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et est-ce que tu as appris à coudre ou à tricoter à ce moment-là, quand tu étais petite ?
- Speaker #1
Pas du tout. Pas du tout. Ma mère ne faisait pas de couture à la maison, alors un jour elle a récupéré la machine à coudre de ma grand-mère et elle faisait des rideaux, ce genre de choses, mais rien de désourlais, rien de très original.
- Speaker #0
Rien de très créatif.
- Speaker #1
Non. Et par contre, ma grand-mère a commencé, je me souviens, pendant des vacances à nous apprendre avec ma cousine à coudre un bouton, des choses comme ça. Et j'avais adoré en fait, et je pense que c'est ma grand-mère qui m'a vraiment ouvert à ça. Et j'ai appris à coudre après. En fait, j'ai ressorti la machine à coudre après mon bac. Donc vraiment, avant ça, je n'avais pas du tout de notion de couture. Je n'ai pas été là-dedans.
- Speaker #0
Ok. Et donc, tu disais que tu voulais être plutôt architecte. Est-ce que tu peux nous parler de tes études ? Qu'est-ce que tu as fait comme études ?
- Speaker #1
Alors, j'ai fait... Je n'ai jamais été très bonne à l'école. Jamais très scolaire, j'avais limite une phobie de l'école parce qu'en fait moi si j'avais pu faire de l'art toute la journée, j'adorais l'art plastique. Mais alors par contre on m'était en cours de maths, c'était une catastrophe. Ça ne m'a jamais passionnée. J'ai fait un collège, ça a été très compliqué. J'ai changé de collège plusieurs fois parce que je suis allée chez mon papa que j'ai retrouvé un peu à ce moment-là. Mais bon ça a très vite déchanté. Déchanté pardon. Et je... J'ai, au lycée, je suis retournée à Dijon. Enfin, j'ai fait un, déjà, j'ai fait une formation en quatrième, troisième, j'ai fait un bac, enfin, un collège sport-études, gym, parce que je faisais de la gym en bon niveau. C'était cool. Et puis après, j'ai arrêté, parce que je commençais à être, à avoir des petites filles de sixième, faire des trucs beaucoup plus compliqués que moi, donc ça m'a désespérée, je suis partie. Mais en même temps, je faisais aussi, en fait, j'étais à Mont-Roland à Dulles, dans un internat, et il y avait une classe architecture. Et ça, par contre, c'était vraiment incroyable. On avait un prof, M. Contamine, qui m'écoute. Ça a été deux ans, vraiment, où ça a été génial. On allait visiter des maisons de maîtres. Enfin, c'était vraiment passionnant. J'avais ça tous les lundis après. Je me souviens, pendant quatre heures, l'architecture. Et en fait, si j'avais pu faire que ça, ça aurait été cool. Et ensuite, je me suis orientée vers une seconde générale. Ça a été une catastrophe. J'étais dans un lycée à Dijon qui est assez sélect et où on m'a directement fait comprendre que je n'avais rien à faire en général. J'ai voulu continuer un bac à réappliquer, sauf qu'à Dijon, il n'y avait rien. Donc, je suis partie en STMG qui est un peu la voie. En fait, je me suis dit, c'est deux ans, je fais ça pendant deux ans. Et je me concentre surtout sur les concours d'entrée dans les écoles de mode. Et en fait, j'ai fait ça pendant deux ans, mais ça m'a vraiment aidée parce que STMJ, c'est économie-gestion. Et c'est un peu le fonctionnement d'une entreprise, finalement. Il y a un peu de droit, un peu d'écho. Et ça a été hyper utile pour la suite de mon parcours quand j'ai monté mon entreprise.
- Speaker #0
Sans le savoir, en fait, tu ne te voyais pas encore entrepreneur, mais ça t'aide maintenant. Oui,
- Speaker #1
ça a été hyper utile. Donc, ça, c'était cool. pendant ces deux ans qui ne m'ont pas passionnée du tout, mais que j'ai fait en partie à la maison. Parce qu'en fait, je n'allais même plus au lycée tellement c'est devenu une phobie. Moi, tout ce que je voulais, c'était partir à Paris, faire mon école de mode et m'éclater dans la couture. Et donc, je me suis concentrée sur les concours d'entrée dans les écoles. Il faut savoir qu'à Paris, il y a une seule école publique de mode qui est du coup gratuite, du Perret, que je n'ai même pas tenté parce que je n'étais pas en général et on m'a dit ne l'attendre pas. Et tous les restes des écoles, c'est que les écoles privées qui coûtent une fortune. Et ma maman n'avait absolument pas les moyens de me payer une école. Et donc, on a fait un salon qui s'appelle le Start. Je ne sais pas si ça existe encore, mais c'est un peu le regroupement de toutes les écoles de mode, de design. Et j'ai rencontré une école qui proposait en fait un concours d'entrée. Il fallait monter un dossier de mode. Et le premier prix gagnait, ces deux premières années, gratuite avec tout le matériel donc machine à coutre, stockman, matériel de couture et ça ça coûte une fortune donc franchement je me suis mise sur toute ma terminale sur ce concours que j'ai gagné. J'ai eu le premier prix. Et du coup, j'ai pu faire mes deux premières années à Paris, dans une école, avec mes frais payés. Donc ça, ça a été le tremplin qui a pu me faire rentrer là-dedans. C'était génial, j'ai pris mon petit appart. Au début, j'étais jeune fille au père, parce que ma maman n'avait pas les moyens de me payer un appart sur Paris. J'étais jeune fille au père, ça ne s'est pas hyper bien passé, parce qu'en fait... Je m'occupais de deux petites filles, mais à temps plein, je dormais avec elles et tout, et en fait, ce n'est pas possible de gérer ces études, plus de garder des enfants.
- Speaker #0
C'est des études où on a beaucoup de devoirs, de choses à produire chez soi, donc c'est compliqué, il faut du temps.
- Speaker #1
Voilà, donc je suis partie, j'ai miraculeusement trouvé un appartement, pas trop cher, une chambre de bonne, au 7e sans ascenseur. Entre le 7 et le 15, vraiment avenue de Suffren. Et du coup, je me suis installée toute seule. Et là, par contre, ça a été dur. À la fois dur et à la fois le début de la vie. Vraiment mon appart, mes études qui me passionnent. Et là, le goal, c'était rentrer dans une maison de couture à tout prix. Et on m'a dit, pour rentrer dans des maisons, il faut que tu rentres à l'IFM. Parce que c'est l'école, vraiment, les maisons de couture vont chercher les gens à l'IFM. Et l'IFM,
- Speaker #0
c'est l'Institut français de la mode,
- Speaker #1
qui à l'époque s'appelait la Chambre syndicale de la couture. Donc ça a changé, ils ont fusionné avec l'IFM l'année où je suis partie. Et donc là, j'ai regardé les tarifs de l'IFM et j'ai été voir mon banquier, j'ai fait un crédit étudiant. Parce que je crois que c'est passé, j'ai fini de le payer l'année dernière, mais je me suis payée un an de... d'études à l'IFM. Et avant ça, j'ai miraculeusement réussi à rentrer quand même au studio Sonia Riquel. Personne n'y croyait, mais j'ai bombardé de CV, enfin je les ai harcelés en fait. Et ça a fini par fonctionner. Donc je suis rentrée en stage pendant deux mois chez Sonia Riquel. Puis pendant six mois. Et ensuite je suis rentrée à la chambre syndicale. Et mon stage de fin de parcours, je l'ai fait chez Isabelle Marant. Donc c'était passionnant. Et chez Isabelle Marant, j'ai fait la rencontre de Jeanne, qui était designer prête à porter tailleur. Donc moi, c'est vraiment le tailleur qui me plaisait. Et Jeanne est partie chez Céline quand Edith Limen a pris la direction artistique de la marque parce qu'elle travaillait avec lui chez Yves Saint Laurent à l'époque. Et là, elle m'a dit « tu me suis » . Donc ça a été fou. J'ai galéré à rentrer. parce que les contrats là-bas, c'est très compliqué. Et donc, j'ai quand même réussi. Tu n'as rien lâché. Je n'ai rien lâché, mais j'ai mis huit mois à rentrer.
- Speaker #0
Waouh, ah ouais, ok.
- Speaker #1
Voilà, donc j'ai mis un pied dedans et en fait, ça a été la décringolade. Ça a été vraiment trop compliqué à gérer, trop de pression, trop du travail tous les jours de 9h à 22h, 23h.
- Speaker #0
C'était quoi là concrètement ton boulot là-bas ?
- Speaker #1
Là, mon boulot, c'était designer flou du jour. Donc, flou du jour, c'est prêt-à-porter, c'est tout ce qui est pièces fluides, mais pas trop tailleurs. Enfin, je ne sais pas comment... C'est tout ce qui est liquides, chemises. C'est très sectorisé dans les grandes maisons et moi, j'étais vraiment sur ça. Donc, j'avais mon bureau au studio où, en début de collection, je faisais toutes les recherches iconographiques en friperie. On allait chercher des pièces vintage dans les bibliothèques à Paris. J'allais chercher des... des images d'inspiration, puis des restes aussi. Et puis ensuite, j'avais mon petit bureau à l'atelier avec les mécaniciennes et les modélistes, et on faisait des toiles, en fait.
- Speaker #0
OK, donc des brouillons de vêtements.
- Speaker #1
Ouais, par rapport à des vintage, ou par rapport à des croquis, on faisait des croquis. Enfin, vraiment, j'étais sur croquis à la main, illustrator, des pièces de... J'ai beaucoup travaillé sur les lavalières, donc c'est ces gros cols avec des gros nœuds. J'ai fait des centaines de pièces de lavalière, des petites, des grosses, des larges, des incrustées sur les épaules. Enfin vraiment ça a été... et finalement c'était super.
- Speaker #0
C'était quoi qui était dur ? C'était que tu avais l'impression de travailler pour rien beaucoup ? Ouais,
- Speaker #1
c'est que... déjà c'était limite, je veux pas dire du harcèlement, mais bon sûrement au studio c'est devenu le jus de viande parce que j'étais la seule à manger de la viande.
- Speaker #0
Ah oui, d'accord.
- Speaker #1
C'était très compliqué avec les collègues. On était une toute petite équipe et c'est vite devenu complexe. Et surtout, je n'avais plus du tout de vie perso. Le week-end, je bossais. La semaine aussi, je rentrais à la maison, il était 23h, j'avais les pieds explosés. Je pleurais, je prenais ma douche, j'allais dormir, je retournais au travail. Et très vite, je me suis dit, mais en fait, qu'est-ce que va être ta vie ? Et je voyais les filles autour de moi qui avaient 35, 40 ans, pas d'enfants. Qu'est-ce que je vais faire ? Antoine finissait ses études parce que je l'ai rencontré au lycée, mais on était déjà ensemble. Il est venu vivre avec moi à Paris à ce moment-là à peu près. Il faisait ses études de droit à Dauphine. En fait, il a fini son cursus. Il est rentré à Dijon parce qu'il a repris le cabinet de son papa qui est à Dijon. Et là, il a fallu que je me dise, soit je reste avariée toute seule, soit je me trouve un travail. à Dijon. Et il n'y a pas de studio à Dijon. À part Christine Laure, mais bon, ça ne me tentait pas trop. Et du coup...
- Speaker #0
Et tu avais envie peut-être de sortir de ce milieu de la mode ? Avec cette expérience qui t'a complètement rincée.
- Speaker #1
Je me suis dit plus jamais. Alors c'était soit je me retrouvais en travail, mais plus dans l'univers enfant, où pour le coup j'avais bossé un peu avec l'équipe enfant chez Sonia Riquel. C'est des autres univers. C'est beaucoup plus doux. Beaucoup plus bienveillant. C'est un monde qui me ressemble le plus, en tout cas. C'est moins drogue, machin. Moi, la mode, ça a été un monde vraiment...
- Speaker #0
C'est un milieu particulier, oui.
- Speaker #1
C'est très particulier. Et du coup, c'était soit je me retrouve à un travail dans ce secteur, soit je m'échappe et je rentre à Dijon et je monte ma boîte. Je ne sais pas de quoi, mais je fais un truc. Et puis un jour, j'ai fait un proto d'un dodo. Et je me suis dit, pourquoi pas ?
- Speaker #0
Ok, donc ça a été le déclic pour créer Marguerite et Georges.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ta marque.
- Speaker #1
Voilà. Donc Marguerite et Georges.
- Speaker #0
Tu peux nous raconter un peu. Et ça vient d'où ce nom ?
- Speaker #1
Marguerite et Georges, c'est mes grands-parents qui ont toujours été au cœur de ma vie parce qu'enfance difficile. Donc, j'ai passé énormément de vacances chez mes grands-parents qui habitent à Mont-Sny, c'est à côté du Creusot, donc à une heure de Dijon. Et ça a été les plus belles vacances de ma vie. Je suis désolée, je suis hyper émue, mais vraiment. et c'était hyper important pour moi de leur donner une place dans mon travail et voilà,
- Speaker #0
Marguerite et Georges tout le monde pense que je m'appelle Marguerite mais non on peut dire que ton fils s'appelle Georges donc au début on peut penser que c'est en référence à ça mais Georges n'était pas encore là non
- Speaker #1
mais j'avoue c'est un peu le bazar On ne comprend pas trop. Mais en tout cas,
- Speaker #0
on le retient. C'est une belle symbolique. Et donc aujourd'hui, tu fais de multiples projets. Crochet, DIY, couture, bricolage, jeux en carton. J'en oublie certainement. Est-ce que tu peux expliquer un peu ce qui est devenu ton métier au quotidien ?
- Speaker #1
Eh bien, franchement, je ne sais pas comment j'en arrive là en fait. Donc, j'ai monté ma marque de poupées. Ça a fonctionné un temps, mais c'était trop redondant. Je faisais la production. Je n'ai jamais trouvé comment produire en France éthiquement et surtout à un prix qui puisse être accessible pour les clients. Du coup, je suis tombée enceinte en 2022. On s'est mariés et ça a été un déclic où je me suis dit en fait, moi, je veux m'éclater. Je ne veux pas faire toute la journée la même chose. Je veux faire... Est-ce que c'est vraiment possible de vivre de ça ? Merci. Je veux pouvoir, si j'ai envie de faire un cadre en coquillage, faire mon cadre en coquillage. Et si j'ai envie de faire une chemisette pour mon fils, la faire. Mais bon, c'est un peu perché. Et puis, j'ai posté une vidéo sur Insta à Noël 2025. Non, oui, non,
- Speaker #0
24, pardon. Donc, assez récent. Assez récent, enfin, à l'échelle de toute ta carrière.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est il y a seulement deux ans.
- Speaker #1
Ben ouais, ça fait que deux ans. Et c'était une vidéo de papier cadeau que j'ai fait à l'arrache. Un papier cadeau avec une petite façade haussmanine dessus pour Noël. Et en fait, j'ai pris 40 000 abonnés en deux semaines, quoi.
- Speaker #0
Suite à ce buzz d'un papier que tu avais dessiné,
- Speaker #1
c'est ça ? Ouais, truc de fou. Et du coup, je me suis dit, why not continuer ? Et puis, j'ai commencé à sortir régulièrement. régulièrement. J'ai commencé à bosser comme une folle et à sortir trois tutos par semaine minimum, à offrir des patrons, à faire des trucs qui, vraiment, pour le coup, passionnant. Là, pour le coup, c'est la meilleure partie de ma vie et c'est ce qui m'a fait sortir aussi un peu de mon postpartum qui n'a pas été simple non plus. C'était mon échappatoire, en fait. Et il y a des marques qui ont commencé à me contacter pour travailler avec moi. Et là, je me suis dit, je crois que ça y est, mon étiquette influenceuse est collée sur ma tête. Bon. Ok, et du coup, c'est comme ça que tout a démarré, un peu par hasard finalement.
- Speaker #0
Et donc là, tu as commencé à t'éclater, à varier les projets surtout, et à poster selon tes envies, à décider des projets que tu avais envie de faire.
- Speaker #1
Oui, exactement. Au début, c'était surtout pour meubler notre appart, faire un peu de déco, faire la chambre de mon fils. Il y a eu notre mariage à organiser. Et puis, progressivement, j'ai fini mon appart. Je me suis dit, mince. maintenant ça n'a plus trop de sens parce que j'ai besoin de rien et finalement en fait on a toujours un projet en tête un truc où on se dit ça y est mon fils a une passion pour les trains qui arrive soudainement, bah tiens je vais lui faire un train en carton et en fait je poste ça sur Insta et ça marche hyper bien donc je continue et pour finir Kinder Craft qui est une marque de puriculture est venue me voir pour me demander de recycler leur carton pour en faire un train et là je me dis ok donc là il y a des marques qui me contactent et qui me payent pour faire des trains en carton Merci. ok, pas de soucis c'est clair, donc est-ce que je viendrais pas de trouver le métier de mes rêves c'est clair créatrice,
- Speaker #0
créatrice au sens large en plus de la partie création de contenu t'as vraiment la partie création tout court et transmission à tes agonées de la manière de faire et dans plein de domaines parce que je voulais pas me
- Speaker #1
restreindre à la couture qui est mon premier métier mais qui Oui. qui est cool mais j'avais envie aussi de faire du bricolage, du crochet. J'ai appris le crochet toute seule un soir comme ça et j'adore. Et le bricolage pareil, j'ai un peu appris toute seule en regardant des vidéos sur YouTube ou des autres créateurs faire des trucs sur Insta. Et je m'éclate et moi à partir du moment où je mets de la couleur, le projet il me parle. Donc peu importe s'il faut faire... J'ai fait une lampe avec des bouteilles d'eau. Enfin voilà, je m'y...
- Speaker #0
Justement, est-ce que tu peux nous décrire un peu ton processus créatif ? Quand tu as l'idée en tête, c'est quoi toutes les étapes pour arriver au projet terminé ?
- Speaker #1
Alors, il faut savoir que moi, en ce moment, je suis sur une cadence de un jour, un projet. Donc, le week-end, là, je bosse comme une folle, mais il faudrait que je me calme un petit peu. Mais le week-end, généralement, j'essaye de réfléchir au projet de la semaine. Et je n'ai jamais des projets très en avant, sauf gros projets. Comme là, je sais qu'il va falloir que je fasse mon bureau en bricolage en bois et que ça, je l'ai dans la tête depuis un moment. Mais les petits projets one-shot d'Insta, c'est des projets que généralement, je pense le week-end. Et du coup, je me fais mon planning pour la semaine. Donc, il y a cinq jours, cinq projets. Donc, si j'ai une collab, ça me prend une journée. Mais c'est une vidéo, une journée. Donc, j'arrive au travail vers 9h, je filme, je fais mon proto, je filme mon tuto vers midi, je décharge vers 14h et je monte ma vidéo en milieu d'après-midi et je vais chercher mon fils à 17h. Je programme mon brouillon Insta et je fais ça. Et c'est hyper compliqué de toujours se renouveler. Il y a des jours, je n'y arrive pas.
- Speaker #0
Tu m'étonnes que tu sois fatiguée.
- Speaker #1
Ouais, ouais. C'est ça,
- Speaker #0
c'est ça. immense comme cadence. Et du coup, tu postes tous les jours ou tu les gardes un peu pour en avoir...
- Speaker #1
Non, je les garde parce qu'il y a des semaines, comme cette semaine où mercredi soir, on part en week-end et je vais pas bosser pendant deux jours. Donc, je prends toujours de l'avance. J'ai toujours 5-6 contenus d'avance. Mais je suis un peu une tarée de l'organisation aussi et ça m'angoisse tout de suite si j'ai pas de l'avance parce qu'on sait jamais si je dois m'absenter ou quoi. Mais ça, c'est pas sain comme situation, je crois. mais... Mais c'est un peu, quand on est sur Insta, la pression toujours de l'algorithme de poster. Et je poste trois fois par semaine. Et je devrais poster plus. Mais je ne suis pas un robot. Il y a un moment donné, je suis humaine.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais te demander. Est-ce que tu délègues certaines parties ? Par exemple, la vidéo ? Pas du tout.
- Speaker #1
Je filme tout, je monte tout. La seule chose que je délègue, c'est... Maintenant, je suis en agence. Donc, les contrats, les mails. J'ai un agent qui gère ma boîte mail, qui va me trouver les contrats, qui négocie ce que j'ai envie de faire apparaître sur mon compte, ce que je n'ai pas envie de faire apparaître sur mon compte, les tarifs. Et ça, ça me change.
- Speaker #0
Tu te soulages déjà ?
- Speaker #1
Ah ouais.
- Speaker #0
Est-ce que tu déléguerais la partie vidéo et montage, par exemple, par la suite ? C'est trop compliqué.
- Speaker #1
Trop compliqué. Je pense que vraiment, pour le coup, le montage, moi, ça me plaît assez. Ce n'est pas le truc qui m'embête de faire. Je pense qu'il faudrait vraiment que je trouve un monteur qui trouve comment moi, je filme les vides. J'ai tellement ma façon de monter, de filmer. C'est trop personnel pour être déléguée. Je pense que c'est là où j'adorerais avoir de l'aide. C'est sur quelqu'un qui gère mes réseaux dans le sens... qui va poster sur d'autres plateformes, TikTok, j'aimerais bien m'y mettre, mais j'ai pas le temps, Pinterest, c'est pareil, qui poste et qui va... qui me fait du référencement, voilà, ce genre de choses, ça serait génial.
- Speaker #0
Et ben, appelle, si jamais quelqu'un entend ce message.
- Speaker #1
Ouais, grâce. Si ça,
- Speaker #0
quand ce sera diffusé, contactez Amalia sur Marguerite et Georges. Et donc, je sais que tu puisses aussi ton inspiration dans tes voyages. Je me rappelle, notamment, j'ai suivi avec passion celui au Japon. le dernier et donc tu retranscris ça dans certains de tes do it yourself est-ce que le fait de devenir maman t'a encore plus inspiré ?
- Speaker #1
Ouais carrément moi j'étais une beige même avant d'être maman du coup j'étais pas même mais j'étais beige mais je sais pas au moment où j'ai accouché j'ai eu besoin de mettre de la couleur chez moi déjà Et dans la chambre de mon fils, je me suis vue mettre du beige partout et me dire mais qu'est-ce que tu fais ? Enfin non, pas du tout en fait. Et donc oui, depuis que je suis maman, j'ai encore plus envie de créer. Ça a été comme je disais tout à l'heure, un échappatoire sur un peu ce portum qui était... Enfin moi en fait, je suis hyper active. Je crois que je ne supporte pas de rester chez moi, m'occuper d'un bébé toute la journée, même si j'ai adoré cette période. C'était trop me demander de faire... que ça et j'avais besoin de faire un truc en plus. Et donc, je suis vraiment, je pense, devenue une meilleure maman, en tout cas, quand je me suis mise à créer et quand j'ai fait ce que j'avais envie de faire pour lui. Et ça, ça a été vraiment une libération pour moi. Et par rapport au voyage, on a toujours beaucoup voyagé avec Antoine parce que lui voyagait déjà beaucoup avec ses parents quand je l'ai rencontré. Moi, pas du tout. Je n'avais pas de sous pour voyager. Et il m'a un peu fait découvrir les voyages. Ça a été magique. Pendant mes études, j'ai fait un voyage au Japon avec lui parce que j'ai regagné un concours à l'IFM qui m'a permis d'aller l'étudier dans une école de mode à Kobe au Japon. Donc ça, ça a été une expérience incroyable. J'étais dans une famille japonaise, ça a été fou. Et ouais, c'était incroyable. Pourtant, j'y allais vraiment réticente. Ce n'était pas une culture qui m'attirait beaucoup. Et en fait, ça a été vraiment un coup de cœur pour la famille, pour leur mode de vie, pour le pays, pour tout. Et du coup, on y est retournés avec notre fils. En fait, on avait réservé un voyage quand il avait neuf mois là-bas. Et ça ne s'est pas fait parce que j'ai flippé au dernier moment. Je me suis dit, mais comment on va gérer déjà le voyage avec un tout petit bébé ? Les petits pots là-bas, ce n'est pas du tout comme chez nous. L'alimentation, trouver un resto. On m'a dit, il y a des restos qui refusent les enfants. Et on a tout annulé. Un an après, on a repris les billets et on est partis pour ces deux ans. Et ça a été le plus beau voyage de notre vie pour le coup. Après, Georges est assez cool, mais on a... Je ne sais pas, ça a été magique. Et même lui, aujourd'hui. Donc, Georges est un petit peu portugais, un petit peu italien. Donc, portugais par mon côté et italien par celui d'Antoine. Et quand on lui dit, t'es portugais ou t'es italien ? Il dit, non, moi, je suis un japonais. Et ça l'a marqué. Mais tous les jours, je pense qu'il n'y a pas un jour où il ne nous dit pas, moi, je voudrais retourner au Japon. Et là, pour ses trois ans, on lui a mis un peu Totoro et on l'ouvre un peu à la culture japonaise aussi. Et il adore en fait. Alors je ne sais pas si c'est parce que nous, on est passionnés. Ça le passionne aussi.
- Speaker #0
C'est transmettre.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais ça l'a vraiment marqué. Et on y retournera sûrement. On devait y retourner cette année, mais avec la rénovation, ce n'est pas possible. Donc, je pense qu'on y va l'année prochaine.
- Speaker #1
Et justement, Georges, tu t'amuses aussi à créer avec lui, j'imagine, à lui transmettre ça, ta créativité.
- Speaker #0
J'essaye, mais à mon grand désespoir, il n'est pas ultra réceptif. Du moins, beaucoup moins que moi quand j'étais petite.
- Speaker #1
Après, il est encore tout petit.
- Speaker #0
Oui, il a trois ans et demi. Mais colorier, tout ça, ça n'a jamais été trop sa passion. Donc j'essaye, mais ce n'est pas ce qui l'anime le plus. Donc on verra, peut-être que ça viendra.
- Speaker #1
Ça viendra après avec l'école et tout. Je ne sais pas s'il est déjà à l'école, mais ça vient en général un peu plus tard.
- Speaker #0
Mais par contre, il y a un truc sur lequel vraiment, on l'a ouvert, c'est sur les livres, sur tout ce qui est littérature jeunesse. Moi, c'était une passion avant même d'être maman. Et ça, pour le coup, lui, la lecture, c'est... Un truc de fou. Il est réceptif. Il est hyper créatif de par l'imagination qu'il a. Il se raconte des histoires avec ses dinosaures, ses personnages, ses voitures. Il crée des jeux, des trucs. Tu te dis, mais où est-ce qu'il va chercher tout ça ? Mais par contre, pour l'instant, il ne le traduit pas avec une feuille, un crayon.
- Speaker #1
C'est ça aussi. Ce que j'essaie de démontrer, c'est que cette créativité, elle peut être, comme tu dis, vraiment dans la façon d'imaginer les choses, de raconter les histoires. Et ça ne passe pas forcément par un médium. Exactement. Moi, je me reconnais plus dans ce que tu fais, mais effectivement, il y a des gens très créatifs qui ne l'expriment pas de la manière noir sur blanc. Oui,
- Speaker #0
il y a plein de façons d'exprimer ça.
- Speaker #1
Ok. Là, j'imagine qu'il y a la rénovation qui prend toute la place, mais sinon, ce serait quoi tes projets futurs ou tes grands rêves de collab, de réalisation autour de ta marque ?
- Speaker #0
Et ben, voilà, c'est compliqué. Et ben, parce que là, pour l'instant, mon goal, c'est de finir cette rénovation. Et je ne pense pas trop. Mais peut-être qu'un jour, j'essaierai de monter une marque pour vendre un peu tout ce que je... Enfin, ce serait vraiment super si j'arrivais un jour à pouvoir vendre. Parce qu'il y a plein de gens qui m'écrivent tous les jours, je ne fais pas de couture, mais là, ton tapis de piscine, il me plaît, est-ce que je peux te l'acheter ? Ben, j'aimerais bien, mais je ne peux pas lancer une production. Enfin, ce n'est pas possible. Et si j'arrivais un jour à trouver comme ça un atelier, mais c'est encore un travail de fou, il faudrait que j'ai quelqu'un avec moi qui gère ça, parce qu'il faudrait un chef de produit, quelqu'un qui développe le produit, mais ça, ça serait cool, de faire une marque comme ça, un peu kids, avec des trucs colorés et tout. Mais bon, ça je le vois à long terme vraiment. J'aimerais bien aussi faire un bouquin un jour pour enfants, même si j'en ai déjà fait un, j'avais fait l'histoire de mes grands-parents, mais c'était quand j'avais 18 ans et le livre, voilà. Écrire un bouquin pour enfants, ça serait cool aussi.
- Speaker #1
Trop chouette. Et est-ce que tu as des retours justement de gens qui te disent « j'ai réalisé ce do it yourself » , qui te montrent peut-être des photos et tout ? Quel effet ça te fait ?
- Speaker #0
C'est toujours un truc de fou de découvrir son projet à travers un autre univers, d'autres tissus. C'est toujours hyper émouvant. J'avais fait un patron de TKL l'année dernière. Un doudou tekel, mais je l'ai peut-être reçu 400 fois, le doudou tekel. Et c'est trop cool de le découvrir 400 fois, en fait.
- Speaker #1
Moi, je ne te l'avais pas tagué, mais j'avais fait des petites poules pour Pâques. Tu sais que tu avais fait avec des rouleaux de papier toilette. Je me suis régalée à faire ça avec mes fils. Et puis, du coup, les amis sur la table de Pâques et tout. Je ne sais pas comment ça s'est envoyé, mais tu vois, c'est trop chouette. Parce que ça te fait rentrer de la créativité dans ta famille.
- Speaker #0
Oui, oui. C'est des petits projets faciles que tu peux faire avec des trucs que tu as chez toi, qui ne coûtent pas cher. C'est ce qui fonctionne le mieux sur Instagram finalement. Faire beaucoup avec pas beaucoup, c'est recycler.
- Speaker #1
On te souhaite en tout cas plein de beaux projets, plein de force pour ta réservation.
- Speaker #0
C'est bien de te finir. Merci.
- Speaker #1
Merci infiniment pour cet échange. Merci d'avoir pris le temps. Je t'en prie, merci à toi. J'espère qu'on aura l'occasion de se recroiser un de ces jours. pour de vrai cette fois.
- Speaker #0
Avec grand plaisir, n'hésite pas.
- Speaker #1
A bientôt Amalia.
- Speaker #0
Merci beaucoup Charlotte. A bientôt. Bonne journée.
- Speaker #1
C'est la fin de cet épisode. Merci beaucoup de l'avoir écouté. J'espère qu'il vous a inspiré, questionné ou peut-être donné envie d'explorer votre propre chemin créatif. Si cet épisode vous a plu, vous pouvez le partager autour de vous ou lui laisser une note sur votre plateforme d'écoute. Ça aide vraiment le podcast à se faire connaître. Et pour ne rien manquer, vous pouvez vous abonner sur votre plateforme préférée et me retrouver sur Instagram, arrobase lemoodboard.podcast. Continuez à observer, à ressentir, à créer, parce que chaque jour est une nouvelle planche d'inspiration. A très vite pour un nouvel épisode.