Speaker #0L'épisode d'aujourd'hui est né d'une lettre. Une auditrice de ce podcast m'a écrit et sa question m'a arrêté. Je vais vous la rapporter en transformant tout ce qui pourrait la désigner. Et je la remercie ici parce que cet épisode est le sien autant que le mien. Elle a été élevée par un père qui fonctionnait très largement sur le mode pervers et une mère qui y basculait parfois. Elle a grandi en cachant absolument tout de sa personnalité. Quand celle-ci a seulement pu se développer, puis, jeune adulte, une première relation d'emprise, puis la perversion au travail, puis, après une brève accalmie, une nouvelle relation avec un pervers narcissique. Chaque fois, elle s'en est sortie. Et chaque fois, la même remarque lui revenait des livres et des podcasts, y compris des miens. Pour vous reconstruire, retrouvez ce que vous aimiez avant la relation. Sa question était simple. Et si l'on était né dans une famille perverse ? Les points de repère sont très flous. Comment retrouver ce qu'on aime, qui l'on est, quand on a toujours connu ce système ? Je vais vous répondre nettement. Elle a raison. Ce conseil, retrouver ce qu'on aimait avant, est écrit pour les victimes d'une emprise survenue à l'âge adulte, celles qui ont eu 25 ans de vie avant lui. Dégout, des amis, un soin d'avant à réactiver. Pour ceux qui ont grandi dans le système, la formule est fausse et elle est culpabilisante. Elle suppose un trésor enfoui qu'on n'aurait qu'à déterrer. Et elle laisse celui qui ne trouve rien avec l'idée qu'il n'y a rien. Alors voici la phrase qui va guider tout l'épisode. Quand on a grandi dans un système pervers, il n'y a pas d'avant. Et l'identité dans ce cas ne se retrouve pas. Elle se découvre, parfois pour la première fois. Commençons par comprendre pourquoi il n'y a pas d'avant. Chez l'adulte pris dans une emprise, le pervers narcissique déforme une personnalité déjà constituée. Chez l'enfant, il n'y a rien à déformer encore. La personnalité se construit à travers l'emprise et pour lui survivre. La conséquence est structurelle. L'enfant qui apprend très tôt que tout ce qu'il montre de lui sera détruit, moqué ou retourné contre lui, ne développe pas un soi puis un masque par-dessus. Il développe un soi sous forme de masque. Ce que la clinique appelle le faux self, cette façade construite pour répondre aux attentes de l'autre, n'est pas ici une couche par-dessus quelque chose. C'est parfois toute l'architecture. Mon auditrice a fait ce que peu de patients parviennent à faire. Elle a dressé la liste des traces que cela laisse, trente ans plus tard, chez l'adulte qui va bien en apparence, qui réussit parfois et qui ne sait pas qui il est. Je vais reprendre cette liste en la classant selon les trois chants qu'elle a elle-même dégagés. Se soigner et se défendre. Travailler. Aimer. Premier chant. Se soigner et se défendre. Première trace. L'identité secrète. Enfant, on a caché ses lectures, sa musique, ses couleurs, ses vêtements. Parce qu'on savait que le parent détruirait le poster au mur ou attaquerait directement, systématiquement. Ce qu'on venait d'aimer devant lui. Adulte, la trace est intacte et elle surprend ceux qui la portent. Montrer à quelqu'un ce qu'on aime est insécurisant. Décorer son propre appartement est difficile. Oser un choix vestimentaire original demande un courage disproportionné. Et le plus douloureux, c'est qu'on ne sait pas comment on entre en relation sur ces sujets-là, comment on partage un goût. Comment on commence une conversation sur ce qu'on aime ? Parce qu'on ne l'a jamais fait sans danger. Et voici le résultat paradoxal que mon auditrice décrit avec justesse. Les seules personnes qui parviennent à désamorcer cette protection sont souvent celles qui passent en force, c'est-à-dire trop souvent les mêmes que ceux dont on se protégeait. Deuxième trace, ne jamais demander d'aide. Tout ce qui pouvait ternir l'image du parent était contrôlé. Voir un médecin, un psychologue, avec un tiers. Interdit. Et en cas de soupçon, l'interrogatoire, qui faisait tout avouer à l'enfant, et plaçait les tiers dans des situations impossibles. Où cette scène ? que mon auditrice rapporte. Mettre l'adolescent à la porte, avec un cadre strict, tu ne reviens sous aucun prétexte. Puis appeler le conseiller d'éducation, très inquiet, parce que l'enfant ne rentre plus à la maison. L'adulte issu de là a appris une chose définitive. On ne demande pas d'aide. Il n'a même pas de grille de lecture de ce que prendre soin de soi veut dire, concrètement. Et il ressent une culpabilité immense à le faire. Il creuse le trou de la sécurité sociale. Il s'écoute trop. Il ne sait pas comment décrire ses difficultés à un professionnel. Et s'il doit porter plainte, il a peur d'être accusé, lui. Ce n'est pas de la négligence. C'est un interdit intériorisé. L'un des plus tenaces que je connaisse. Troisième trace, l'interdit du secret et son paradoxe. Garder quelque chose pour soi était tout aussi impossible. Les interrogatoires du parent, pour s'assurer que rien ne filtrait à l'extérieur, ont appris à l'enfant qu'un secret est une faute qui se paie. Adultes, la trace est double. Les questions sont ressenties comme des agressions. Et par réflexe, par peur des questions, on livre spontanément beaucoup trop d'informations à autrui, sans avoir vérifié que le cadre est sûr. On se surexpose pour ne pas être interrogé. C'est l'inverse exact de l'identité secrète. Et c'est le même système. Ce qu'on cache et ce qu'on déballe ont été décidés par le parent, jamais par soi. Quatrième trace, un rapport flottant à la réalité. Tellement habitué à ce que l'autre vive dans une réalité parallèle, on a appris à se dire « c'est sa réalité, je fais avec » , sans autre forme de procès. Et à vivre soi-même dans une réalité à part, jamais confrontée. Le gaslighting subi dans l'enfance a une conséquence que celui de l'âge adulte n'a pas. Il ne fait pas douter d'une réalité qu'on connaissait. Il empêche la notion même de réalité partagée de s'installer. Mon auditrice l'a résumé mieux que je ne saurais le faire. Le grand pervers, dit-elle, prétend un jour que le vert est bleu, le lendemain que le vert est rouge. Et il finit par dire qu'il faut être stupide Pour ne pas voir que le vert est vert. Grandir là-dedans, c'est grandir sans daltonisme, mais sans jamais oser dire la couleur. Cinquième trace, et elle est centrale. La sécurité insécurisante. Se sentir en danger dès que les gens fonctionnent sainement. Quand ils veulent partager, échanger, offrir un cadeau, célébrer, dans le respect. Ce n'est pas un caprice. C'est de la physique du lien. Quand l'intermittence a été la norme, la constance est perçue comme une anomalie, donc comme une menace, et le calme comme le silence avant la tempête. C'est le socle même du lien traumatique, dont j'ai parlé dans un épisode entier. Et c'est la raison pour laquelle tant d'enfants de pervers narcissiques trouvent l'amour symphade ou suspect et l'emprise familière. Ils ne cherchent pas la souffrance. Il cherche ce qui ressemble à la maison. Deuxième champ. Travailler. Sixième trace. Ne pas choisir ce qu'on aime vraiment. Choisir sa profession loin de ce qui nous passionne pour conserver l'identité secrète et ne pas se faire attaquer sur ce qui compte. C'est l'identité secrète appliquée au destin professionnel. On met en vitrine un métier qui ne dit rien de soi et l'on garde pour soi ce qu'on aime. à l'abri et donc en friche. Septième trace, la difficulté à apprendre. Le parent pervers narcissique se vantait de sa propre intelligence et humiliait l'enfant au lieu de lui transmettre des méthodes. L'adulte en garde une relation empoisonnée à l'apprentissage. Chaque échec est lu comme la confirmation de ce que l'adulte a dit. « Tu es nul, jamais comme une étape » et cela empire dans les milieux compétitifs même sain, où l'on suppose que chacun a la maturité d'encaisser la compétition, et plus encore dans les milieux malsains. Commencer une thèse et se faire dénigrer par des personnes manipulatrices vient alors confirmer en boucle le verdict d'origine. Huitième trace, ne pas savoir répondre aux joutes, ne pas savoir débusquer les petites mesquineries ordinaires du monde du travail, ne pas savoir remettre quelqu'un à sa place. ou en être paralysé, et finir par ne trouver d'autre issue que de partir soi-même de projets qui nous intéressaient. Là où d'autres ont appris, dans la cour de récréation puis en famille, la joute légère et la riposte proportionnée, l'enfant de pervers narcissique n'a connu que deux régimes, le silence ou l'anéantissement. Il n'a pas de vitesse intermédiaire. Neuvième trace, se sentir manipulateur en se présentant. Un certain degré de mise en scène de soi est nécessaire en société. Rédiger un curriculum vitae Un profil professionnel, se présenter en entretien, c'est nécessairement un peu construit. Pour l'enfant de pervers narcissiques, cet exercice ordinaire est un supplice. Il y reconnaît la manipulation qu'il a juré de ne jamais pratiquer. Et il y sent en prime le vieux réflexe du secret. N'importe qui pourra voir ce que j'ai fait et s'en saisir. La question qui se cache derrière est la plus profonde de toutes. Elle ouvre le troisième champ. Troisième champ. aimer. Dixième trace, et je vais m'y arrêter parce que c'est là que la clinique console vraiment. La question terrible, ai-je l'identité d'un pervers ? Savoir parfaitement ce qu'un pervers ferait dans une situation, en ressentir la pulsion, et devoir trouver une autre façon de faire, sans aucun repère. Puis se détester pour ça, parce qu'on a grandi en essayant de ne pas être pervers. Cette peur va loin. Mon auditrice raconte ne pas adopter d'animal de compagnie, de crainte d'avoir sous sa responsabilité un être vulnérable et de risquer, à tort, de le maltraiter. Je veux répondre à cela avec précision. Ce que vous décrivez a un nom. C'est ce que la psychanalyse appelle un objet interne. Pour parler comme Fairbairn, l'enfant qui n'a pu ni fuir ni renoncer à son parent, à incorporer une part de lui avec son mode d'emploi. Vous savez ce qu'un pervers ferait, comme on connaît par cœur une langue qu'on a été forcé d'entendre pendant 20 ans. Mais connaître la langue, ce n'est pas la parler. Et je vous donne le critère décisif. Écoutez-le bien. Le pervers narcissique ne se pose jamais la question que vous vous posez, la pulsion ressentie et refusée, la peur de faire mal, la vigilance, envers l'être vulnérable. C'est exactement l'inverse de la perversion, qui ne s'inquiète de rien. Ce sont toujours les victimes qui se demandent si elles sont perverses. Jamais les bourreaux. Votre question est votre réponse. Onzième trace. La terreur de dire non. Mon auditrice l'a formulée elle-même, et je ne saurais mieux dire. Dire non est l'un des fondements de l'identité. Le fameux âge du non. vers deux ou trois ans où l'enfant découvre qu'il est quelqu'un en s'opposant l'enfant de pervers narcissique a été privé de ce droit chaque nom était puni retourné ou payé si cher qu'il a cessé d'exister adulte poser une limite n'est pas difficile c'est terrifiant au sens propre le corps réagit comme si le parent allait surgir et l'on comprend alors pourquoi la dépendance affective de tant d'adultes issus de ces familles n'est pas un trait de caractère. C'est un nom qui n'a jamais eu le droit de naître. Douzième trace, l'appréhension des célébrations. Être terrorisé, adulte, a l'idée d'organiser soi-même une fête et ne même pas savoir comment on fait. Là où les autres ont des souvenirs de fêtes d'anniversaire, l'enfant de pervers narcissique a des souvenirs de fêtes sabotées, de scènes le jour même, de joies punies. Célébrer, C'est se rendre visible dans sa joie, c'est-à-dire, dans l'ancien système, offrir une cible. On n'a pas peur de la fête, on a peur d'être vu heureux. Et puis il y a ce que mon auditrice appelle avec humour le pompon. Et elle a raison de le mettre à part, parce que c'est la blessure que l'entourage aimant inflige sans le savoir. Les critiques bienveillantes. Tu dois apprendre à t'affirmer. Arrête de te dévaloriser. Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu peignais ? Pourquoi tu gâches tes talents ? Pourquoi ce métier alors que tu es si passionné par tel domaine ? Chacune de ces phrases est juste et chacune tombe exactement sur la trace qu'elle croit soigner. Reprocher à quelqu'un de cacher ce qu'il aime, c'est lui reprocher la stratégie qu'il a maintenue en vie. Lui demander de s'affirmer, c'est exiger le non qu'on lui a arraché. Ce que ses proches ignorent, et cet épisode est aussi pour eux, c'est que l'injonction même bienveillante, reproduit la forme du système d'origine. Quelqu'un qui sait mieux que vous qui vous êtes et ce que vous devriez faire de vous. Si vous aimez un enfant de pervers narcissique devenu adulte, ne lui dites pas qui il devrait être. Faites-lui de la place. Et attendez. Alors, que faire ? Voici la réponse que j'ai faite à mon auditrice et que je vous fais. Il ne s'agit pas d'exhumer une identité enfouie. Il s'agit de vous autoriser à en construire une, à partir de maintenant, par expérimentation. Cela passe par de tout petits pas concrets. Essayez des choses Sans savoir d'avance si l'on va aimer, observer ce qui procure du plaisir ou du dégoût, réapprendre à reconnaître ses propres sensations, longtemps niées ou disqualifiées. Et c'est là que le corps devient un allié, le goût, la fatigue, l'envie, l'ennui. Ce sont des données que le parent n'a pas pu confisquer entièrement et qui redisent, si on les écoute, quelque chose de vrai. Les brèves périodes de répit qu'on a connues ne sont pas vaines. Elles ont montré que cet espace existe et qu'il peut s'élargir. Je précise ce que découvrir ne veut pas dire. Ni se forcer à aimer, ni se choisir une personnalité comme on adopte un style, ni rattraper quoi que ce soit. Il n'y a pas de retard, il y a un commencement. Et trois autres chantiers accompagnent celui-là. Le récit, d'abord. Mon auditrice l'a sentie d'elle-même. Après le travail sur les traces vives, il manque, dit-elle, la reconstruction du récit, le besoin de mettre du sens. C'est le cœur du travail analytique. Relire son histoire, non pour s'y enfermer, mais pour que la première partie de sa vie cesse d'être une énigme et devienne un chapitre. C'est souvent là que se dénoue la peur d'être comme lui. La distance ensuite. La question de la relation actuelle aux parents, du contact et de sa réduction se pose tôt ou tard, et elle mérite un épisode à part. Le corps, enfin. Les troubles alimentaires, très fréquents dans ces histoires, et les traces post-narcissiques se traitent, eh bien. Ils sont souvent la porte d'entrée par laquelle un adulte qui ne demande jamais d'aide se met, enfin, à en demander. Je voudrais vous raconter une consultation. Comme toujours, tout est anonymisé et transformé, mais la vérité clinique est intacte. Un patient, que j'appellerai Thomas, 40 ans, fils d'une mère perverse narcissique. Il me dit, lors d'une de nos premières séances, « Docteur, on me demande ce que j'aime. Je ne sais pas. Je sais ce que je suis censé aimer. Je sais ce qu'elle détestait. Je sais ce qui ne fait pas de vagues. » « Mais si vous me demandez ce que j'aime, moi, je ne trouve rien. C'est comme chercher un mot dans une langue qu'on ne m'a jamais apprise. Nous n'avons pas cherché ce mot. Nous avons commencé par ce que son corps disait sans lui demander la permission. Il s'était surpris un dimanche à rester une heure devant un chantier naval à regarder. Il n'y avait rien là-dedans, disait-il. Aucun projet, aucun sens. Il y avait un plaisir. » Nous sommes partis de là. Deux ans plus tard, Thomas ne s'est pas retrouvé. Il n'y avait personne à retrouver. Il s'est rencontré. Ce n'est pas la même chose. Et c'est mieux. Trois questions encore avant de conclure. Première question. Peut-on se construire une identité à 40, à 50 ans ? Oui. Et c'est même l'âge où beaucoup commencent. Parce que c'est souvent le moment où le système d'origine perd sa prise. Et où l'on comprend enfin ce qui s'est passé. Il n'y a pas de retard à rattraper. Il n'y a pas d'horaire pour se rencontrer. La seule différence avec 20 ans est un avantage. On a moins de patience pour ce qui sonne faux. Et c'est une boussole. Deuxième question. Suis-je condamné à reproduire l'emprise dans mes relations ? Non. Mais la répétition est un risque réel tant que la sécurité insécurisante n'a pas été travaillée. On choisit... ce qui ressemble à la maison. Le travail consiste précisément à rendre supportable ce qui est sain. La constance, la douceur, l'échange, jusqu'à ce que cela cesse d'être vécu comme une menace. Reconnaître le mécanisme est déjà la moitié du chemin. L'autre moitié se fait dans un lien stable. Thérapeutique, d'abord. Troisième question. Ma famille dit que j'exagère. Comment savoir si mon parent était vraiment pervers narcissique ? Par les traces plutôt que par le diagnostic. Si vous vous reconnaissez dans la majorité des mécanismes décrits dans cet épisode, la question de l'étiquette compte moins que celle des effets. Et ces effets ne s'inventent pas. Le déni familial est d'ailleurs lui-même une pièce du tableau. Le système protège l'image du parent. Hier, en vous interdisant de consulter. Aujourd'hui, en vous disant que vous exagérez. Vous n'avez pas besoin de leur accord pour vous soigner. Il est temps de conclure. Que voudrais-je que vous reteniez ? D'abord ceci. Pour l'enfant de pervers narcissique devenu adulte, il n'y a pas d'avant à retrouver. La personnalité s'est construite à travers l'emprise, en camouflage. Et les traces sont précises. L'identité secrète, l'interdit de demander de l'aide, le trop-plein de confidence, la réalité flottante, la sécurité insécurisante, la terreur du non, la peur d'être comme lui. Elles ont un nom, donc un traitement. Ensuite ceci, la voie n'est pas la restauration, c'est la découverte. de petits pas d'expérimentation, l'écoute du corps, la reconstruction du récit, et ce critère que je vous redis parce qu'il apaise. Ce sont toujours les victimes qui se demandent si elles sont perverses, jamais les bourreaux. Et enfin ceci, pour mon auditrice, pour Thomas, et pour tous ceux qui n'ont pas d'avant. On vous a dit de retrouver qui vous étiez. Vous avez cherché, et vous n'avez rien trouvé. Et vous en avez conclu qu'il n'y avait rien. C'est faux, il n'y avait pas rien. Il y avait quelqu'un qui n'a pas eu la place d'exister. Ce quelqu'un n'est pas derrière vous, enfoui. Il est devant vous, à construire. Et vous avez déjà commencé le jour où vous vous êtes posé la question. On ne se retrouve pas, on se rencontre. Et c'est mieux. Si cet épisode vous a éclairé, vous trouverez sur pervers-narcissique.com L'article complet, avec les douze traces détaillées et tous les liens pour approfondir. Le parent toxique, l'enfant intérieur, la question « et si c'était moi ? » . Vous y trouverez aussi mes huit livres, en version papier, numérique et audio. Et si vous ne savez pas qui vous êtes hors du système d'origine, sachez qu'un accompagnement est possible, notamment en visioconférence. Se découvrir, quand il n'y a pas d'avant, demande un lien stable, un cadre et du temps. C'est très exactement ce qu'un travail analytique offre. Prenez soin de vous, allez vous rencontrer. Et à très bientôt pour un prochain épisode. Depuis plus de 30 ans, mon équipe de psychologues spécialisés et moi-même avons accompagné des milliers de victimes de pervers narcissiques partout dans le monde, grâce à la vidéoconsultation. Continuez à nous suivre sur cette chaîne et sur www.pervers-narcissique.com