Speaker #0Il y a une question que beaucoup de victimes finissent par se poser, et qu'elles n'osent presque jamais dire à voix haute, parce qu'elle leur fait honte. La voici. Et si, dans cette histoire, le pervers narcissique, c'était moi ? Et si, finalement, le manipulateur, la manipulatrice, c'était moi ? Si cette pensée vous a déjà traversé, écoutez-moi attentivement, parce que ce que je vais vous dire pourrait vous soulager d'un poids que vous portez peut-être depuis longtemps. Et commençons par le plus important. Tout de suite, sans attendre. Le simple fait de vous poser cette question est déjà, en soi, un indice de taille. Parce qu'un véritable pervers narcissique, lui, ne se la pose jamais. Jamais. L'idée même qu'il puisse être en tort, qu'il puisse être le problème, lui, est tout bonnement inaccessible. Alors, si vous vous demandez avec angoisse si ce n'est pas vous le bourreau, c'est déjà que vous fonctionnez d'une manière dont lui est incapable. On a coutume d'expédier cette interrogation par une petite formule toute faite. Si tu te poses la question, c'est que tu ne l'es pas. C'est vrai, mais c'est un peu court. Parce que ce qui est vraiment intéressant, ce n'est pas tant la réponse, qui est non, rassurez-vous, c'est la question elle-même. D'où vient-elle ? Pourquoi des personnes douces, empathiques, généreuses, en viennent-elles à se soupçonner d'être des monstres ? Comprendre ça, c'est comprendre quelque chose d'essentiel, sur ce que l'emprise vous a fait. Alors prenons le temps de le dérouler ensemble. Mais avant cela, il faut nommer une autre pensée, qui accompagne presque toujours la première. Comment ai-je pu supporter tout ça ? Comment ai-je pu rester ? Et quelle est ma part de responsabilité dans cette histoire ? Ces questions sont humaines, et elles témoignent de votre honnêteté. Mais elles cachent un piège. Chercher votre part de responsabilité dans une relation d'emprise, c'est un peu comme demander à quelqu'un quelle est sa part de responsabilité d'avoir été pris dans une arnaque parfaitement montée. La responsabilité d'un abus appartient toujours à celui qui abuse, jamais à celui qui le subit. Que vous soyez resté, que vous n'ayez pas vu venir, que vous ayez espéré jusqu'au bout, rien de tout cela ne parle de votre culpabilité. Cela dit seulement à quel point le piège était bien construit. Première chose à saisir, et elle est fondamentale. Quand vous avez vécu longtemps dans une relation toxique, votre jugement n'est plus fiable. Et ce n'est pas un défaut de votre part, c'est une conséquence. Imaginez un couple toxique comme un espace contaminé, empoisonné de l'intérieur. De l'extérieur, tout paraît simple. N'importe qui, en regardant la scène de loin, saurez dire ce qui est juste ou injuste, tolérable ou non. Mais vous, vous n'étiez pas à l'extérieur. Vous étiez au cœur du cyclone. Et à force d'y vivre, le venin s'est instillé partout, lentement. Ce que les choses ont touché, ce ne sont pas seulement vos émotions, c'est tout votre système intérieur, vos croyances, votre jugement, vos valeurs, vos repères, votre perception même de la réalité. Tout cela a été perturbé. brouillé, altéré. C'est ce que produit le gaslighting subi pendant des mois ou des années. Cette manipulation qui consiste à vous faire douter de ce que vous voyez, de ce que vous ressentez, de ce que vous savez. À force de s'entendre dire que l'on exagère, que l'on est trop sensible, que l'on invente, que l'on déforme tout, on finit par ne plus se faire confiance du tout. Et une personne qui ne se fait plus confiance peut en arriver à douter de tout. y compris de sa propre bonté. Ce doute sur vous-même n'est pas conforme à qui vous êtes vraiment. C'est une cicatrice, pas une nature. Et il faut ajouter quelque chose, parce que beaucoup le vivent sans parvenir à le nommer. Au fil de cette relation, vous avez peut-être eu le sentiment de ne plus être vous-même, de ne plus reconnaître la personne que vous étiez avant. Vos goûts, vos opinions, vos élans, tout ce qui faisait votre singularité, semblait s'être effacé. Le pervers narcissique opère une sorte de colonisation intérieure. À force de critiques, de dévalorisations, de petites remarques qui s'infiltrent, il remplace peu à peu vos propres repères par les siens. Et quand on ne se reconnaît plus, quand on s'est vu adopter des points de vue contraires à ses propres valeurs, il devient terriblement facile de penser « je suis devenu quelqu'un de mauvais » . Mais vous n'êtes pas devenu mauvaise. Vous avez été défiguré de l'intérieur, et ce n'est pas du tout la même chose. Mais il y a une deuxième raison, plus subtile encore, à ce fameux doute. Et elle touche au cœur du mécanisme pervers. Le manipulateur a une habileté redoutable pour appuyer sur votre culpabilité et retourner les rôles. C'est sa grande spécialité. Quoi qu'il arrive, c'est toujours de votre faute. S'il se met en colère, c'est parce que vous l'avez provoqué. S'il vous trompe, c'est parce que vous n'étiez pas assez présente. S'il vous blesse, c'est parce que vous êtes trop susceptible. Petit à petit, vous avez été conditionné à vous considérer comme responsable de tout ce qui va mal. Vous avez pris le réflexe de chercher en vous, et seulement en vous, les raisons de votre malheur. Alors quand vous vous demandez « et si c'était moi le problème ? » « et si c'était moi le pervers ? » vous ne faites que prolonger ce réflexe qu'il a installé en vous. Vous continuez de porter la faute, comme on vous a appris à le faire. Et il y a là quelque chose d'important à entendre. Cette question vous évite parfois d'en regarder une autre, plus douloureuse encore. Parce que se demander « suis-je le bourreau ? » c'est presque plus supportable que de se dire la vérité, qui est celle-ci. J'ai été sous emprise, j'ai été dominé, on m'a fait du mal et je n'ai pas pu partir. Cette réalité-là, celle de la soumission à l'emprise, est si difficile à regarder en face que l'esprit préfère parfois retourner l'accusation contre soi. C'est plus douloureux, mais c'est moins terrifiant. que d'admettre à quel point on a été pris au piège. Maintenant, il faut que nous abordions ensemble un point délicat, parce que c'est souvent lui qui alimente le plus la culpabilité. Oui, il arrive que la victime, elle aussi, finisse par adopter des comportements qui ressemblent à de la manipulation. Et c'est précisément ça qui vous fait peur. Vous repensez à certaines de vos réactions, et vous vous dites « mais moi aussi j'ai menti » . Moi aussi j'ai caché des choses, moi aussi je me suis emporté, moi aussi je me suis fermé. Donc je suis comme lui. Eh bien non, et c'est capital de comprendre pourquoi. Dans une relation perverse, des comportements toxiques finissent par s'installer chez les deux personnes, c'est presque inévitable. Sous la pression permanente, vous avez peut-être développé des micro-manipulations, des crises, des moments de repli total, de mutisme. Vous ne vous reconnaissiez plus vous-même. C'est d'ailleurs souvent à ce moment-là que le doute sur votre santé mentale s'installe. Mais regardez bien la fonction de ces comportements. Chez lui, manipuler, c'est une stratégie de domination, une offensive, une façon de vous contrôler. Chez vous, ces mêmes gestes étaient de la défense, de la survie, une tentative désespérée de vous protéger d'une agression qui durait depuis trop longtemps. Je vais vous donner une image, retenez-la, parce qu'elle peut vous libérer d'un grand poids. Se servir d'un extincteur pendant un incendie ne fait pas de vous un pyromane. Vous avez utilisé les outils que vous trouviez, dans l'urgence, pour ne pas être englouti. Cacher de l'argent quand l'autre menace votre sécurité financière, ce n'est pas de la malhonnêteté, c'est de la prudence. Vous fermer, vous taire, vous mettre à distance émotionnellement. Ce n'est pas de la cruauté. C'est une armure que vous avez fabriquée parce que vous n'en pouviez plus. La forme se ressemble, je vous l'accorde. Mais la fonction est exactement inverse. Lui attaque, vous vous protégez. Et le comble, c'est qu'il s'en servira contre vous. Il pointera vos silences, vos cachoteries de survie, vos colères, et il vous dira. Tu vois bien que la manipulatrice, c'est toi. Tu vois bien que c'est toi qui mens, toi qui te fermes. Toi qui rend cette relation invivable. Il prendra vos mécanismes de défense comme autant de preuves de votre culpabilité. C'est l'inversion accusatoire poussée à son comble. Et c'est souvent là, précisément, que germe pour de bon la question qui nous occupe aujourd'hui. Vous ne faisiez que survivre et on a réussi à vous convaincre que vous attaquiez. Il y a aussi une mécanique psychologique connue qui éclaire tout ça. Le triangle dramatique. parfois appelé triangle de Karpman. Dans une relation toxique qui dure, on passe sans cesse d'un rôle à l'autre, victime, persécuteur, sauveur. Vous avez peut-être basculé, par moments, dans le rôle du persécuteur, en réclamant de l'affection de façon excessive, jusqu'au harcèlement parfois, ou au contraire, en vous murant dans le silence. Mais tout ça, au fond, c'était quoi ? Un appel au secours, une codépendance qui vous poussait à chercher désespérément à l'extérieur la validation qu'on vous refusait à l'intérieur. Ce ne sont pas les manœuvres froides d'un prédateur. Ce sont les gestes désordonnés de quelqu'un qui se noie. Alors, venons-en à la vraie question. Si la proie et le prédateur peuvent tous les deux manipuler, qu'est-ce qui les distingue vraiment ? Car soyons honnêtes, si l'on définit la manipulation comme le fait d'agir sur quelqu'un pour obtenir ce que l'on veut, alors nous sommes tous des manipulateurs, à un moment ou à un autre de notre vie. Un enfant qui fait un caprice manipule. Quelqu'un qui négocie manipule un peu. Ça ne fait de personne un pervers narcissique. Vous avez sans doute, dans votre vie, arrondi un angle pour éviter une dispute, choisi soigneusement vos mots pour obtenir un accord, ou gardé pour vous une vérité afin de ne pas blesser quelqu'un que vous aimez. C'est la vie ordinaire des relations humaines et cela demande même, souvent, de la délicatesse et de l'attention à l'autre. Rien à voir avec la destruction méthodique d'une personne. Confondre ces petites adaptations quotidiennes avec de la perversion, c'est exactement le raccourci que votre culpabilité vous souffle à l'oreille. Ne la laissez pas faire. La différence est ailleurs et elle tient en un mot, l'intention. Posez-vous honnêtement ces questions. Cherchez-vous à soumettre l'autre à votre volonté en vous fichant complètement de son bien-être, le sentiment de pouvoir que vous procure le fait de le dominer Prend-il le pas sur sa souffrance à lui ? Éprouvez-vous du plaisir à le voir mal ? En psychanalyse, on parle de réification quand on traite l'autre comme une chose, un objet, en le privant de son humanité. C'est ça, le cœur de la perversion. L'autre n'est plus une personne, c'est un instrument. Et voici le critère qui devrait vous apaiser plus que tout. Si vous éprouvez des remords, même après coup, A l'idée d'avoir fait souffrir l'autre, alors vous n'êtes ni dans la perversion, ni dans le sadisme. Le remord, la culpabilité de blesser, le besoin de réparer, ce sont précisément les sentiments dont le pervers narcissique est totalement dépourvu. Lui ne ressent rien de tout cela. Il peut blesser profondément et dormir tranquille. Il ne se met jamais à votre place. Et quand il vous a fait du mal, sa phrase favorite c'est « si ça t'a blessé » . C'est que tu es trop sensible. Jamais il ne doute. Jamais il ne se reproche rien. Si vous, vous ressassez vos torts la nuit, si vous vous excusez, si vous voulez réparer, vous êtes très exactement à l'opposé de lui. Pensez à ce que vous faites, vous, après un conflit. Vous repassez la scène en boucle. Vous vous demandez si vous avez été trop dur, si vous auriez dû dire les choses autrement, si vous avez blessé. Vous y pensez le soir, vous y repensez le lendemain. Ce tourment, aussi inconfortable soit-il, c'est la signature même d'une conscience qui fonctionne. Le pervers narcissique, lui, ne repasse jamais aucune scène. Il a déjà tourné la page, parce qu'à ses yeux, il n'a jamais rien à se reprocher. Cette nuit que vous passez à vous tourmenter est, paradoxalement, l'une des meilleures preuves que vous n'êtes pas celle que vous redoutez d'être. Pour que ce soit bien clair, Laissez-moi vous décrire ce à quoi ressemble un vrai pervers narcissique, dans sa structure. Une vision démesurée et arrogante de sa propre valeur. Une obsession du succès, professionnel, amoureux, financier. Un besoin constant de susciter l'admiration. Le sentiment que tout lui est dû. Une empathie défaillante. Une compassion tout simplement absente. Un fond d'envie et de paranoïa. Il jalouse les autres, et il est persuadé qu'on le jalouse, et une difficulté profonde à respecter la moindre limite, qu'elle soit morale ou légale. Et si, en plus de tout cela, on trouve une vraie jouissance à faire le mal, à voir l'autre souffrir, alors on bascule dans la perversion sadique. J'ajoute un repère très simple, qui aide beaucoup de personnes. Quelqu'un qui n'est pas pervers, même quand il se comporte mal, reste à peu près fidèle à lui-même. Ses réactions, même mauvaises, sont compréhensibles. On peut leur trouver une logique, une explication. Avec un véritable pervers narcissique, c'est tout l'inverse. On ne sait jamais sur quel pied danser. Il souffle le chaud et le froid en permanence. Il est indéchiffrable, imprévisible, et c'est précisément ce qui maintient l'autre dans un état d'alerte épuisant. Alors demandez-vous simplement, est-ce que mon entourage me trouve imprévisible et dangereuse, ou est-ce que ce sont mes proches qui s'inquiètent pour moi et qui me trouvent trop dur envers moi-même ? La réponse en général est limpide, et il reste un dernier repère, peut-être le plus parlant de tous. Vous êtes en train, à l'instant même, en m'écoutant, de vous remettre en question, de vous interroger, de douter de vous. Cette capacité-là, le pervers narcissique ne l'a pas, et ne l'aura jamais. Maintenant, je vous pose la question franchement. Vous reconnaissez-vous vraiment dans ce portrait ? Pas dans un comportement isolé que vous regrettez ? Dans cette structure entière, ce mode de fonctionnement permanent, sans empathie, sans remords, sans le moindre doute, si la réponse est non, et si vous êtes honnête avec vous-même, elle est non, alors vous pouvez commencer à reposer cette question qui vous épuise. Vous n'êtes pas ça. Mais je sais qu'une inquiétude peut subsister. Beaucoup me la formulent ainsi. D'accord, je ne suis pas né comme ça. Mais à force d'avoir vécu avec un manipulateur, À force d'avoir appris ces méthodes, est-ce que je ne risque pas de le devenir sur le tard ? Est-ce que ça ne déteint pas ? Rassurez-vous là aussi. La perversion narcissique n'est pas une habitude qu'on attrape. C'est une structure de personnalité qui se met en place très tôt, dans la petite enfance, le plus souvent avant l'âge de 5 ans. C'est pour cette raison d'ailleurs qu'elle est incurable. On ne change pas de structure de personnalité à l'âge adulte. ni dans un sens ni dans l'autre. On ne devient pas pervers narcissique comme on prendrait un mauvais pli. Cette terreur de vous transformer en prédatrice n'a pas de fondement. Cela dit, et je veux être honnête avec vous, il y a un vrai point de vigilance qui n'est pas du tout le même que devenir un pervers narcissique. Vous avez côtoyé un maître en manipulation. Vous avez vu ses procédés de très près. Vous les connaissez maintenant. Et il peut arriver, après une telle relation, Que l'on garde certains réflexes de défense et qu'on les emporte, sans le vouloir, dans d'autres relations. Une méfiance excessive. Une tendance à anticiper l'attaque, à se fermer, à tester l'autre. Le risque, ce n'est pas de devenir un monstre. Le risque, c'est de laisser cette relation abîmer durablement votre nature généreuse et confiante. De laisser le manipulateur même partie. Continuez à vous transformer. Alors voici ce que je vous invite à faire. Restez vigilante, non pas à une perversion qui n'existe pas chez vous, mais à ces réflexes de survie qui n'ont plus lieu d'être une fois que vous êtes en sécurité. Reconnectez-vous consciemment à vos qualités d'empathie, de douceur, de générosité. Ce sont elles, votre vraie nature, et non les armures que vous avez dû porter. Ne laissez pas le pervers narcissique Merci. Gagnez cette dernière bataille en vous corrompant pour de bon. La meilleure façon de lui résister maintenant, c'est de redevenir pleinement vous-même. Et puis, gardez bien ceci en tête, comme une boussole. Ce doute, cette question qui tourne en boucle, suis-je le pervers, suis-je la manipulatrice, n'attend pas vraiment une réponse par oui ou par non. Il dit autre chose. Il dit que vos repères ont été ébranlés. Il dit que vous avez été suffisamment manipulé pour ne plus savoir qui vous êtes. C'est un symptôme de ce que vous avez traversé, pas un verdict sur ce que vous êtes. Et un symptôme, ça se soigne. C'est pourquoi, si ces pensées vous obsèdent, le meilleur cadeau que vous puissiez vous faire, c'est de ne pas rester seul avec elles. Un thérapeute formé à la manipulation affective peut vous aider à démêler tout ça, à remettre de l'ordre dans vos repères, à distinguer ce qui vient de vous et ce qui vous a été imposé, pour vous libérer, enfin, du doute, de l'emprise et de ces schémas qui pourraient sinon abîmer vos relations futures. Alors, la prochaine fois que cette question surgira, au milieu de la nuit, j'aimerais que vous vous rappeliez ceci. Le simple fait de la poser prouve déjà que vous ne l'êtes pas. Votre angoisse, votre culpabilité, Votre besoin de bien faire, tout cela parle d'une conscience, d'une sensibilité d'un cœur, c'est-à-dire de tout ce que le pervers narcissique n'a pas. Vous n'êtes pas le monstre de cette histoire, vous en avez été la cible. Et il est temps maintenant de vous traiter avec la douceur que vous auriez offerte, sans hésiter, à n'importe qui d'autre à votre place. Et si ce doute vous assaille surtout maintenant, alors que vous êtes enfin sorti ou en train de sortir, sachez que c'est très fréquent. Tant que vous étiez dans la tourmente, vous n'aviez pas l'espace pour penser. C'est souvent quand le calme revient que les questions remontent et que la culpabilité réclame son dû. Ce n'est pas le signe que ça va mal. C'est le signe que votre esprit, enfin en sécurité, se met à faire le tri. Laissez-lui le temps. Entourez-vous. Et chaque fois que vous vous surprendrez à vous juger durement, essayez de vous parler comme vous parleriez à votre meilleur ami qui vous raconterait exactement la même histoire. Jamais vous ne lui diriez « C'était donc toi le monstre » . Vous lui diriez « Tu as tenu » . Tu t'es protégé et maintenant tu te reconstruis. Si vous voulez aller plus loin, vous trouverez un test et de nombreuses ressources sur mon site pervers-narcissique.com. Prenez soin de vous et à très bientôt. Depuis plus de 30 ans, mon équipe de psychologues spécialisés et moi-même avons accompagné des milliers de victimes de pervers narcissiques partout dans le monde grâce à la vidéoconsultation. Continuez à nous suivre sur cette chaîne