Description
« Il ne faut pas partir du principe que tout le monde va mal agir, mais il ne faut jamais oublier que le facteur de risque existe. »
Dans ce 30e épisode du SAV des CSE, Alexis Maes reçoit Olivier Sepulchre, formateur et intervenant en prévention des violences sexistes et sexuelles.
Comment prévenir les VSS avant qu’une situation ne survienne ? Comment identifier les facteurs de risque dans l’organisation du travail ? Et comment accueillir une victime quand on est élu du CSE sans se retrouver seul face à une situation difficile ?
Pour Olivier, prévenir les violences sexistes et sexuelles passe d’abord par une logique très proche de celle utilisée pour les autres risques professionnels.
On identifie les situations à risque, on regarde comment le travail est organisé, puis on cherche les moyens de réduire l’exposition.
Isolement, rapport hiérarchique ou pouvoir de fait entre deux personnes, déplacements, séminaires, soirées, consommation d’alcool ou organisation de l’hébergement peuvent modifier le niveau de risque.
L’idée n’est pas de considérer que tout le monde est mal intentionné.
C’est de reconnaître qu’un facteur de risque peut exister même lorsque tout se passe bien aujourd’hui.
🔎 PRÉVENIR AVANT QUE LA SITUATION N’ARRIVE
Dans l’épisode, Olivier donne plusieurs exemples très concrets.
Si deux personnes doivent régulièrement travailler seules ensemble, il peut être utile de réfléchir à l’organisation du travail.
Si une personne détient systématiquement une forme de pouvoir sur une autre, certaines tâches peuvent parfois être réparties différemment.
Lors d’un séminaire, l’horaire, l’alcool, l’hébergement ou l’isolement peuvent aussi être intégrés à l’analyse des risques.
Cette logique peut nourrir le travail de prévention du CSE et l’évaluation des risques dans l’entreprise.
💡 5 CONSEILS POUR LES ÉLUS CSE
- Écouter une victime, c’est déjà beaucoup.
Vous n’avez pas besoin d’avoir immédiatement toutes les réponses. Recevoir la personne, prendre au sérieux ce qu’elle raconte et lui permettre de parler dans de bonnes conditions constitue déjà une première action importante. - Communiquez avec les autres élus.
Ne gardez pas une situation difficile uniquement pour vous. Le collectif du CSE peut vous aider à réfléchir et à décider de la suite. - Passez le relais si nécessaire.
Certaines situations peuvent vous toucher personnellement ou émotionnellement. Si vous sentez que vous n’êtes plus en capacité de gérer sereinement l’échange, un autre élu peut prendre le relais. - Restez humain.
Accueillir une personne en difficulté ne demande pas d’être parfait. Cela demande surtout de l’écoute, du respect et de l’attention. - Faites-vous aider.
Selon la situation, des professionnels ou experts extérieurs peuvent apporter un regard complémentaire et accompagner le CSE.
🛡️ PRÉVOIR UN ESPACE POUR ACCUEILLIR LA PAROLE
Un local CSE ou une pièce confidentielle peut permettre à la personne de s’exprimer sans être observée par ses collègues.
Prévenir, c’est donc aussi anticiper ce qui devra se passer si une situation survient.
🎙️ L’INVITÉ
Olivier Sepulchre intervient notamment dans des actions de prévention autour de la vie affective et sexuelle et des violences sexistes et sexuelles.
Son expérience vient notamment du milieu associatif, de l’animation et de la prévention lors d’événements et de festivals, avec une approche très concrète des facteurs de risque et de l’organisation.
Dans votre entreprise, avez-vous déjà identifié les situations de travail qui pourraient augmenter le risque de violences sexistes ou sexuelles ?
Partagez votre expérience en commentaire et abonnez-vous pour retrouver les prochains épisodes.
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