Speaker #0Le son du désir. On y est presque. Tu vois l'immeuble au bout ? Le Haussmannien, avec les grandes fenêtres. Troisième étage, mon éditeur nous attend dans 20 minutes. Dis-moi, tu as lu le passage que je t'ai envoyé hier soir ? La scène d'ouverture. Oui, alors ? Tu trouves que c'est trop chaud dès le début ? Alors peut-être, mais c'est voulu. Je veux que le lecteur soit dedans. immédiatement, dans le désir, dans la tension, cette femme qui arrive chez lui, qui sent son parfum partout dans l'appartement, qui commence à se demander si elle ne préférerait pas trouver l'homme plutôt que le vide. Quoi ? Ce qui se passe ensuite ? Il rentre, elle est là, il la regarde. regarde, vraiment, regardez, tu vois, va juste la voir, et elle le sent, se regarde dans son dos d'abord, puis sur sa nuque, sur ses épaules, et au lieu de faire semblant de rien, elle se retourne et ils partent faire l'amour dans la buanderie, parmi les draps propres, encore chauds. Quoi ? Pourquoi la buanderie ? Parce que ça me rappelle un souvenir. Quand j'étais étudiant, je bossais la nuit dans un hôtel. Réceptionniste, tu vois. Trois étoiles, clientèle calme, des nuits qui n'en finissaient pas. Et vers 3h du matin, un soir de février, j'entends du bruit venant de l'intérieur de mon bureau. Je vais voir. Je tombe sur une femme, la quarantaine, très belle. Elle avait une tâche sur son chemisier, du vin rouge, un accident au dîner. Et c'est pour ça qu'elle cherchait la buanderie, du détachant. Je lui dis, je m'en occupe, c'est mon boulot. Elle a hésité une seconde, une seule, et puis ses doigts ont trouvé les boutons de son chemisier, un, deux, trois, et elle l'a retiré. Elle n'avait pas de soutien-gorge. J'avais 20 ans. Je tenais son chemisier dans les mains et je regardais cette femme, sa poitrine. trine. C'est sain dans la lumière plafarde du néon. Et j'avais complètement oublié ce que j'étais censé faire avec ce chemisier. Elle, elle attendait tranquillement, les épaules légèrement en arrière, pas pour se cacher, au contraire. Elle s'offrait au regard. Elle savait exactement ce qu'elle faisait. Sa main s'est posée sur ma nuque. En podcast, certaines scènes restent suggérées. En VIP sur le son-du-désir.fr, les histoires vont plus loin. Version intégrale, plus longue, plus intense, plus explicite, avec des centaines d'audios réservées aux auditeurs. aux abonnés. Retrouvez l'expérience complète sur leçonsdudésir.fr Je répète, leçonsdudésir.fr Elle a attiré ma bouche vers la sienne. Un baiser long, lent, qui sentait le vin et la nuit. Et ses seins contre ma chemise encore boutonnés. Cette chaleur-là, ce contact-là. On s'est retrouvés sur les édredons dans le coin. Elle a défait nos boutons pendant que je l'embrassais dans le cou. Mes mains apprenaient sa peau, et on a fait l'amour, lentement. Voilà, ça c'est pour la bulanderie dans le livre. Et tu vois, ma vie, c'est vraiment mon œuvre. Allez, ah bah on y est ! Le code c'est 147B, vas-y. Attends, voilà, entre... On prend l'ascenseur ? Je déteste les ascenseurs mais j'ai les mains qui transpirent et je ne veux pas arriver essoufflé en plus. Troisième, voilà. Attends, pourquoi ça bouge plus ? Non, Attends, pourquoi ça bouge plus ? Non, Pas maintenant, là, s'il vous plaît. Attends, je cherche l'alarme. Ça marche pas. T'entends ? Ça marche pas ? C'est pas possible. Qu'est-ce que tu fais ? Non mais attends, on est coincés là. Mais qu'est-ce que tu fais ? Bébé, tu poses la main sur mon bras. Oui, je me calme, je me calme. Je suis stressé là. Qu'est-ce que tu fais ? Qu'est-ce que tu fais ? Tu défais ma ceinture. Non mais le... je suis stressé là. Et tu t'accroupis devant moi. Attends, attends. Tu lèves les yeux vers moi. La bouche se pose sur moi. Je laisse tomber ma tête en arrière contre la paroi de la cabine. Le métal est froid dans mon dos. Toi, tu es brûlante. Ce contraste-là, le froid derrière moi, la chaleur devant me traverse de part en part. Je ferme les yeux, je t'entends, ce tout petit son que tu fais quand tu commences, ce soupir satisfait, presque gourmand. qui me dit que tu es là vraiment, pleinement, que tu veux ça autant que moi. Tes lèvres descendent lentement, remontent. Ta langue qui joue, qui s'attarde, qui revient au même endroit. Celui qui me fait retenir mon souffle, tu le sais cet endroit, tu le connais par cœur. Tu en fais exactement ce que tu veux. Plus de place pour rien d'autre que toi maintenant, que ta bouche, que ce que tu me fais. Chérie, ta main est libre à glisser sous ta jupe. Je te vois. Je pose une main dans tes cheveux. Pas pour diriger, non, juste pour sentir. Pour être là, en contact avec toi, pendant que tu me fais ce que tu me veux. Mes doigts dans tes cheveux, cette douceur-là, dans ce moment-là, c'est un ancrage, c'est une façon de te dire je suis là, je te vois, je te sens. Tu lèves les yeux vers moi. Je te relève doucement. Je t'attire contre moi, je t'embrasse, et mes mains trouvent ta jupe, remonte le long de tes cuisses, je vais glisser ta culotte, tu relèves légèrement les pieds pour t'en dégager, et tu sais, c'est à mon tour de m'agroupir, oui, à mon tour. L'ascenseur repart. On se regarde. Vite, vite, faut qu'on se remette en ordre. On a que 10 secondes. Chemise, jupe, cheveux. La porte s'ouvre. Tu ramasses quelque chose par terre. C'est ta culotte ? Qu'est-ce que tu fais ? Tu me la glisses dans la poche de ma veste. C'est mon porte-bonheur. Oui, je sais, c'est là. Merci. Merci d'être là. Je suis complètement détendu. Vous venez d'écouter le podcast Le Son du Désir. Sur les plateformes, certaines scènes sont suggérées. En VIP sur leson-du-désir.fr, les histoires vont plus loin. Version intégrale. Plus chaude. Plus intense, plus explicite, avec des centaines d'audios réservées aux abonnés. Si vous aimez le son du désir, laissez un commentaire et 5 étoiles à ce podcast. 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