- Speaker #0
Bienvenue sur l'écho des museaux, le média associatif qui donne de la voix pour le monde animal. Je suis Marine, une passionnée d'animaux depuis toujours et ici je donne la parole aux associations, aux professionnels et à toutes celles et ceux qui s'engagent pour la cause animale. A travers des témoignages inspirants, de l'info et des conseils, ce podcast invite à repenser notre lien aux animaux et à mieux comprendre leurs besoins pour faire avancer avancé. le bien-être animal. C'est parti pour l'épisode du jour, bonne écoute ! Bonjour à tous, aujourd'hui j'ai le plaisir de vous emmener dans le Buget. Vous savez cette région de l'Inde aux portes de l'Isère, à une soixantaine de kilomètres de Lyon. Un endroit à la fois bucolique, verdoyant et profondément apaisant, avec ses reliefs doux et ses paysages de nature qui invitent instantanément à l'évasion. Le temps d'un épisode... je vous propose une parenthèse à la Luiseray, chambre d'hôte égypte, nichée dans le charmant village de Luys, au pied des montagnes du sud du Buget. Alors non, ne commencez pas à froncer les sourcils en mode « je me suis trompée de podcast, ça devait parler d'animaux » . L'écho des museaux n'est en effet pas devenu un podcast tourisme, mais si je m'intéresse à la Luiseray et à ceux qui la font vivre, c'est bien évidemment parce qu'il y a des animaux, vous imaginez bien. Et oui, la Luiseray, c'est aussi un refuge familial pour animaux. Et c'est pour ça que je suis partie à la rencontre d'Alice et Lucas, propriétaires de cet endroit si paisible, tous deux sensibles aux vivants, qui ont adopté plusieurs animaux issus de laboratoires ou de fermes et qui sensibilisent leurs visiteurs avec beaucoup de tolérance et de bienveillance en expliquant le parcours de vie de leurs animaux, mais aussi à travers leur table d'hôtes végétarienne, parfois même vegan, élaborée avec des produits locaux, de saison et fait maison. Parce que oui, pour ceux qui n'en sont pas encore convaincus, Vous verrez que manger végétarien, et même vegan, ça peut être très gourmand et savoureux. Si j'ai croisé Lucas brièvement à mon arrivée, c'est Alice qui m'a accueillie pour un échange à la fois simple, chaleureux et profondément inspirant. Alice était bien accompagnée de Slow, leur superbe croisée berger des Pyrénées, et de Maya, leur jolie minette écaille de tortue un peu timide, qui est partie se cacher quand elle m'a vue. Dans cet épisode, on va parler d'engagement, de transmission, et bien sûr d'animaux. On découvrira l'histoire de Margaret, leur lapine issue de laboratoire, réhabilitée grâce à l'association Graal, que certains d'entre vous connaissent peut-être déjà. Graal, c'est l'acronyme de groupement de réflexion et d'action pour l'animal, et Alice nous présentera d'ailleurs brièvement leur champ d'action. On parlera aussi de leur poule de réforme, mais également de Lucien et Gaston, deux boucs qu'Alice et Lucas ont recueillis alors qu'ils n'étaient encore que des chevraux, nourris au biberon dès leur premier jour. A travers ce lieu magnifique et leur choix d'une vie au vert, entourés d'animaux, Alice et Lucas expliquent et sensibilisent, mais toujours avec bienveillance. Et c'est ça qui m'a plu et qui m'a donné envie de leur consacrer un épisode, après les avoir découverts, pour la petite anecdote, dans un article du Progrès, qui racontait leur histoire et leur démarche envers leurs animaux accueillis. Parce que c'est ça aussi, contribuer à faire changer les mentalités pour un monde moins hostile aux vivants, c'est faire germer la petite graine qui peut-être plus tard deviendra une vraie branche, polarisée sur le bien-être animal dans l'esprit des gens. et sur l'évolution de leur pratique de consommation, par exemple. Moi, je crois beaucoup à ça, et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai créé le podcast à l'origine. Alice et Lucas font partie du réseau sanctuaire du futur, de l'association Futur, qui accompagne des foyers engagés dans le sauvetage et l'adoption d'animaux de ferme, autrement appelés animaux de rente. On avait déjà un peu abordé cette association dans mon épisode 2, en saison 1, avec Alexa, de la ferme des petits galopins, que je salue au passage, elle aussi à la tête d'un refuge pour animaux de ferme. Et puis on a beaucoup parlé aussi d'animaux de rente dans l'épisode juste précédent celui-ci, qui était consacré à l'OABA, l'œuvre d'assistance aux bêtes d'abattoir, que je vous invite à écouter évidemment si ce n'est pas déjà fait. Un épisode passionnant sur le sujet grâce à mon invité Jimmy, que je salue également. Allez, retour à l'épisode du jour avec Alice et toute sa smala à poils et à plumes. Vous entendez le doucheant des oiseaux ? calme de la campagne, la douceur de vivre, ça y est, on est arrivé à la Luiseray.
- Speaker #1
Je m'appelle Alice, j'ai 29 ans, je vis dans le Buget depuis maintenant 3 ans. J'ai ouvert une maison d'hôte avec mon compagnon et un gîte à Lui, c'est un petit village au sud du Buget. Et on a aussi en même temps adopté des animaux qui sont pour la plupart issus de sauvetages et c'est plutôt des animaux de ferme. Voilà, parce qu'on a un grand jardin qui nous permet aussi d'accueillir ces animaux. J'ai toujours aimé les animaux, donc depuis assez jeune. J'ai aussi grandi avec des animaux. On avait, avec mes parents, on avait plusieurs chiens. J'ai eu beaucoup de lapins aussi. On avait des poissons. Et c'est vrai que je passais beaucoup de temps à supplier mes parents pour aller dans les jardineries pour acheter des lapins. Donc, ce n'est pas quelque chose que je referais aujourd'hui, mais à l'époque, je ne me rendais pas forcément. compte de ça et c'est vrai que j'avais toujours envie d'adopter des nouveaux animaux. Je passais beaucoup de temps à m'en occuper et voilà, ces deux-là, je pense d'abord le fait d'avoir des parents qui aimaient aussi les animaux et d'avoir grandi aussi entourée d'animaux.
- Speaker #0
Et Lucas ?
- Speaker #1
Et Ducal, il a toujours aimé les animaux aussi. Quand j'ai rencontré, il avait déjà un chat. Et moi, je n'avais jamais eu de chat. Donc, c'était aussi l'occasion pour moi de découvrir ce que c'était aussi de vivre avec un chat. Quand on a emménagé dans la maison, c'est plus moi qui avais envie d'en adopter. Mais lui, il n'était pas du tout contre le projet. On a d'abord adopté des poules. Ensuite, on a adopté notre lapine Margaret. Et puis, on a eu après notre chien qui s'appelle Slow. C'est un croisé berger des Pyrénées. et enfin on adopte nos deux boucs Gaston et Lucien.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a de la place pour d'autres ?
- Speaker #1
J'aimerais bien, mais ce ne serait pas forcément raisonnable. Pour l'instant, en tout cas, on se ferme pas la porte. Mais c'est vrai que là, on en a déjà adopté beaucoup en peu de temps. Et en fait, c'est vrai que ça prend beaucoup de temps. C'est quand même un investissement. Du coup, on préfère pour l'instant garder notre temps pour bien s'occuper des animaux qu'on a déjà. Et après, par la suite, on verra. Mais pour l'instant, on est bien comme ça. On a trouvé un bon équilibre avec ces animaux. Et voilà, pour l'instant. Il rêve ?
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
non, c'est quand il est bien, c'est quand il se pose.
- Speaker #0
Donc ce doux et subtil bruit, c'était Slow, le chien, et quelque chose me dit que ce n'est pas la dernière fois que vous allez l'entendre dans l'épisode. Bon, j'arrête de vous spoiler, retour au récit d'Alice.
- Speaker #1
On a grandi tous les deux à côté de Lyon et on a habité plusieurs années après à Lyon. J'ai fait une école d'hôtellerie-restauration et Lucas a fait une école de commerce et puis après plusieurs jobs différents. Moi j'ai d'abord travaillé après mes études dans le recrutement pour l'hôtellerie. Quand on s'est rencontrés, on avait tous les deux envie de monter un jour un projet plutôt dans le domaine du tourisme. Et on a eu une opportunité de gérer une maison d'hôtes en Ardèche. On est partis quelques mois en Ardèche pour gérer cette maison d'hôtes. On a fait une saison dans cette maison d'hôtes, on était gérants salariés, et ça nous a donné envie de lancer notre projet à nous, donc plutôt dans l'hébergement touristique. Et suite à ça, on a fait des recherches pour trouver un lieu où on pourrait faire cette activité, et on cherchait autour de Lyon, la campagne autour de Lyon, pas trop loin, pour que les personnes puissent venir facilement le week-end. Donc on a cherché quand même dans cette région, parce qu'on trouvait que c'était très beau, très nature. Pas trop loin de Lyon et en même temps, on se sent vraiment dépaysé. Il y a plein d'activités à faire et c'est une région qui est quand même préservée où il n'y a pas encore trop d'hébergement touristique non plus. Et on cherchait aussi pas très loin de la Viarona. C'est une pisciclable qui lie Genève au sud de la France, à la Méditerranée. Et du coup, on cherchait aussi un hébergement, pourquoi pas, pas loin de cette Viarona pour capter cette clientèle qui fait du tourisme à vélo, qui correspond aussi un peu à nos valeurs. et au type de touriste qu'on a envie de promouvoir. Et donc là, on n'est justement pas très loin de cette Via Rona. Donc, on est juste au-dessus du Rhône, à l'Uysse. On est à moins de 5 km. Donc, on a beaucoup de cyclistes qui viennent faire des étapes chez nous. Donc, voilà, c'est une clientèle qu'on aime bien. Voilà, on était bien.
- Speaker #0
Ah, ça, c'est super beau. Donc, à la base, vous vous êtes dit maison d'hôte. C'est venu après le côté, je vais incorporer des animaux à tout ça. Ou c'était à la base où tu t'es dit, je voudrais faire ça avec... le côté un peu refuge aussi.
- Speaker #1
Moi,
- Speaker #0
je savais que si on allait habiter à la campagne, ça nous permettrait aussi de pouvoir accueillir des animaux parce que juste avant,
- Speaker #1
on était dans un petit appartement à Lyon où on avait notre chat, mais on ne pouvait pas trop envisager d'en avoir d'autres. Donc moi, je savais que de toute façon, j'avais envie d'habiter un jour à la campagne et que forcément, c'était aussi pour pouvoir avoir plus d'animaux. Donc quand on a cherché la maison, pour moi, c'était essentiel d'avoir un grand jardin. Donc là, ça va, on a à peu près un hectare. C'est pas non plus trop, et en même temps c'est assez pour avoir les animaux qu'on a. On pensait pas forcément faire refuge, mais moi c'est vrai que j'ai toujours aimé les chèvres. Je sais pas pourquoi, depuis toujours, c'est des animaux que je trouve drôles, attachants, que j'ai toujours bien aimés. J'ai toujours dit que j'en aurais d'ailleurs. Et voilà, donc c'était un de nos critères. Notre maison en fait, elle est composée... On a deux maisons, donc il y a une bâtisse principale, c'est la partie chambre d'hôtes. On a quatre chambres d'hôtes pour deux à trois personnes. Et on a une autre partie qui est plus indépendante, où là on a ouvert un gîte. Un gîte indépendant, on peut accueillir jusqu'à cinq, six personnes. Et en tout, on peut accueillir une quinzaine de personnes. Ça nous arrive aussi de privatiser la maison pour un seul et même groupe. On propose aussi table d'hôtes. Donc on fait les petits déjeuners le matin et le soir, on propose des dîners d'hôtes. Donc là, on a tout de suite décidé de faire une table d'hôtes végétarienne parce que moi, je suis végétarienne depuis plusieurs années, Lucas aussi. Et pour nous, c'était logique du coup de faire cette table d'hôtes végétarienne. Il faut savoir qu'en Ardèche, on faisait aussi table d'hôtes, mais là, on ne faisait pas des repas végétariens parce que comme ce n'était pas nous les propriétaires, ce n'est pas nous qui décisions ce genre de choses. J'ai dû... Je cuisinais quand même un peu de viande, de poisson. C'est vrai que je n'aimais pas ça. Je ne me sentais surtout pas à l'aise de le faire parce que je le faisais mal, sûrement, vu que je ne goûtais pas ce que je préparais. Donc, ce n'était pas quelque chose... Enfin, je ne trouvais ça pas très logique, en fait, même quand je servais. Les gens savaient que moi, j'étais végétarienne, donc je trouvais ça un peu bizarre. Donc, ça me paraissait vraiment logique que le jour où c'est notre projet, on ne serve pas de viande, de poisson, qu'on fasse végétarien. C'est surtout ce qu'on sait faire, en fait, parce que le reste, on ne sait pas très bien faire.
- Speaker #0
Et c'est bien accueilli. que ce soit végétarien.
- Speaker #1
Oui, alors, ça me faisait un petit peu peur au début, même si ça n'allait pas changer le fait qu'on le fasse ou pas. Et en fait, on a des super bons retours. Enfin, on n'a jamais toussé avec ça. On communique bien aussi en amont dessus. Donc, quand on envoie les informations, même sur notre site Internet, on dit toujours que c'est table d'hôte végétarienne. Enfin, il n'y a pas de surprise à ce niveau-là. Et en fait, de toute façon, ça ne pose aucun problème parce que les gens ne font que de passage chez nous. Donc, en général, de manger un repas végétarien, sur tous les autres robots qui mangent, ce n'est pas un problème. Et si ça l'est, ce n'est pas non plus la clientèle qu'on cherche. Et en général, c'est les personnes qui ont le moins l'habitude de manger végétarien qui sont le plus agréablement surpris parce qu'ils ont un peu des a priori et en fait, ils se rendent compte qu'on peut manger végétarien, que ça soit très gourmand, très savoureux. Et c'est eux qui nous font le plus de compliments. Donc, ça fait super plaisir aussi de changer un peu la mentalité par rapport à ça et de faire découvrir d'autres façons de manger.
- Speaker #0
Et vous avez des spécialités ? Tu as des plats que tu voudrais mettre en avant, par exemple ?
- Speaker #1
Alors nous, on aime bien... On fait souvent un peu des tapas, donc des planches avec plein de petites choses à partager. Donc là, on aime bien faire des tartinades, comme des houmous, des caviars d'aubergine, des cakes salés, de la tapenade, des tartes, plein de choses comme ça. Et puis quand on fait un dîner d'hôte, vraiment entrée plat-dessert, on aime bien faire, par exemple, on fait un gazpacho. de tomate, betterave, pastèque avec une glace à la betterave. Ça, ça marche bien l'été. Et après, en plat, en fait, on a une spécialité dans notre région, c'est les ravioles du Dauphiné. Ça est connu un peu partout en France. On fait un gratin de ravioles aux courgettes et aux pestos de basilic maison. Et ça, ça plaît bien aussi. Après, on a plein d'autres recettes, mais voilà, par exemple. On cuisine tous les deux. Moi, je fais plus le salé et lui, il aime bien faire les desserts. Donc, des tiramisu, des tartes aux fruits. des mousse au chocolat.
- Speaker #0
Alors c'est pas une question piège mais c'est une interrogation que je me suis demandée du coup c'est végé mais c'est pas vegan.
- Speaker #1
Ouais c'est pas vegan, on fait pas vegan. C'est pour ça aussi que quand tu me demandais est-ce que c'est un problème, bah déjà le fait que ça soit végétarien c'est quand même pas trop radical pour les gens. Voilà la mentalité elle a quand même changé et on va maintenant... La plupart des gens, on sent qu'ils ont plus des a priori sur le régime vegan que le régime végétarien, qui est maintenant plus accepté quand même. Par contre, on fait très facilement des options vegan. On a parfois des gens qui nous disent qu'ils mangent vegan. Donc à ce moment-là, on n'a aucun souci pour faire un menu vegan parce que de toute façon, on a beaucoup de recettes qui sont vegan, comme je parlais du gazpacho. Mais en plat, on fait souvent aussi des curies de légumes et aussi des chilis incarnés qui sont vegan de base. Donc c'est vrai que c'est aussi des plats qu'on fait régulièrement. À ce moment-là, on fait un menu vegan pour toute la table. On n'a même pas besoin de le préciser.
- Speaker #0
C'est top. Sur votre maison d'hôte, j'avais vu ça sur Insta. Vous avez eu... Coucou. Ça va, Juliette ? T'as peur ? Moi, ça va. Vous avez eu Mathilde Seigneur. Ah, ouais. J'ai vu ça.
- Speaker #1
Et elle était sympa ? Oui, elle était hyper sympa. En fait, c'est vraiment pas prévu. Elle faisait un tournage en orisère. D'ailleurs, dans une ferme où... Tu l'as pas vu le téléfilm, il est sorti, ça s'appelle Au cœur de nos terres. C'est un téléfilm pour France 2. Elle faisait un tournage et en fait l'équipe de production nous a appelé genre deux jours avant pour la loger chez nous parce qu'elle n'était pas bien dans l'établissement où elle était. Et c'était elle qui avait trouvé notre maison d'hôtes, qui avait dit je peux aller là. Donc c'était trop marrant. Et en fait elle est venue pendant deux semaines quand même chez nous. Et elle était hyper sympa, c'était une période, c'était en octobre, donc on n'avait pas grand monde, elle était là que la semaine. Donc c'était super sympa. Elle est comme on l'imagine. assez spontanée, un peu brute de découvrir ça et tout. Et en fait, elle est vraiment comme ça.
- Speaker #0
Elle est marrante. Simple.
- Speaker #1
Elle est simple. Très simple. Très sympa.
- Speaker #0
C'est l'heure de parler museau et même bec, puisqu'on va parler des animaux de la Luiserie. On va commencer l'immersion dans la basse cour avec l'histoire des poules et de Margaret. La PIN donc réhabilité de laboratoire grâce à l'assaut Graal. Et ensuite mise à l'adoption vient une assaut partenaire, ce que va nous expliquer Alice.
- Speaker #1
On a d'abord adopté nos poules. C'est des poules de réforme. Ok. Slo, qu'est-ce que t'as vu ? Bah alors chouchou ? Non mais tu sais, parfois ils se taffent des trucs comme ça. Faut pas être cardiaque. Hé Loulou !
- Speaker #0
Y'a rien Slo.
- Speaker #1
Arrête. Les poules elles sont en train de regarder comme ça, elles comprennent pas ce qu'il se passe. Qui va nous déranger la somme. podcast. On va te laisser, je ne le couperai pas au montage.
- Speaker #0
Je ne rentre pas à la maison d'hôte.
- Speaker #1
C'est bien. C'est bien, oui. Les poules, c'est des poules de réforme. Pour la plupart, c'est des poules de réforme qu'on a adoptées dans une ferme pas très loin de chez nous, en fait. Et on a aussi adopté plusieurs poules dans une autre ferme, où là, c'était des poules suite à une surpopulation, donc sans séparer de certaines. On en a eu jusqu'à 8 au maximum. Aujourd'hui, on en a 6, parce que... On en a une qui est morte d'une maladie, et puis une autre qui s'est fait attaquer par une buse. Mais voilà, en ce moment, on en a six. Est-ce que c'est affectueux, une poule ? Alors, certaines, elles sont... Après trois ans, elles ont encore très peur de nous, donc elles sont un peu sauvages. Et les poules de réforme, elles, rien à voir. Elles sont hyper collantes. Quand on s'approche, elles restent sur place. Enfin, on peut les caresser facilement. Elles sont hyper curieuses. Je ne pensais pas, en tout cas, que les poules de réforme... On était surpris de voir à quel point elles sont marrantes, elles sont pas peur et puis elles viennent au contraire bien nous voir donc je dirais que ça dépend.
- Speaker #0
Elle est différenciée parce que j'ai vu qu'il y en avait 4 rousses.
- Speaker #1
Oui à la base elles ont des prénoms mais en fait les rousses on n'arrive vraiment pas à les différencier, de toute façon on ne les appelle pas trop par leur prénom. Après tu as vu il y en a deux noires qui sont beaucoup bien différentes donc là c'est plus facile.
- Speaker #0
Moi, je n'ai jamais eu de poules. Je ne sais pas si un jour j'en aurais. Mais en fait, ce qui me freinait, c'était aussi que, comme tu dis, tu les rentres le soir parce qu'il y a les prédateurs, tu les rentres le matin. Moi, c'était ce côté, il faut de la présence constante.
- Speaker #1
Et bien non, pas forcément, détrompe-toi, parce que nous, on peut très bien partir en week-end. Parce que comme on a installé des trappes automatiques, en fait, les poules, elles rentrent d'elles-mêmes au coucher du soleil. Elles vont rentrer d'elles-mêmes dans le poulailler. Donc en fait, le soir et le matin, elles sont autonomes. Il suffit de mettre bien l'horloge de la trappe automatique. Du coup, il n'y a pas de souci. Après, c'est toujours mieux d'être sur place pour les prédateurs parce que comme ça, il y a une présence. Mais nous, par exemple, on part, on demande à quelqu'un de passer à la limite pour voir si tout va bien. Mais au niveau de rentrer et fermer les poules,
- Speaker #0
ce n'est pas ça qui nous prend du temps. Ok, tu vois, j'avais une mauvaise idée de la chose. Justement,
- Speaker #1
comme elle rentre toute seule, en fait, on n'a pas besoin de le faire.
- Speaker #0
Écoutez, lapin. Donc là, première lapine, pour le coup. Margaret, lapine de laboratoire. Recueillie avec l'association Graal.
- Speaker #1
Et bah du coup c'était il y a deux ans, moi je voulais adopter un lapin parce que comme je disais j'ai toujours eu des lapins, j'aime bien ces animaux, et puis je voulais avoir un lapin qui vit vraiment en semi-liberté à l'extérieur. Je me suis un peu renseignée auprès des refuges où je suis allée voir aussi sur la SPA, et à ce moment-là du coup j'ai vu qu'ils avaient des lapins de laboratoire qui ont été réhabilités par l'association GRAL, c'est une association qui a pour but de réhabiliter les animaux de laboratoire, que ce soit... des souris, des chiens, des Ausha, plein de sortes d'animaux, des lapins aussi. Donc je connaissais déjà leurs actions. Et en fait, on ne peut pas adopter directement avec l'association Graal. Eux, ils font vraiment la communication entre les refuges et les laboratoires. Et après, on adopte via les refuges partenaires, comme là, la SPA. Et du coup, j'avais vu qu'il y avait plusieurs lapines de laboratoire. Donc je me suis dit que c'était elles qu'il fallait adopter. Au début, on voulait prendre les deux lapines de laboratoire qu'il y avait. Sauf qu'ils nous ont déconseillé de le faire parce que la cohabitation entre les lapins est difficile. Et que les deux femmes ensemble, ce n'était pas l'idéal.
- Speaker #0
Les lapines, c'est hyper territorial.
- Speaker #1
Et en plus, elles ne s'entendaient pas de toute façon. Donc, on n'en a adopté qu'une seule finalement. Au début, elle vivait avec nos poules. Peu de temps après, on a décidé de lui chercher un compagnon, un mâle cette fois-ci. Parce que comme elle est à l'extérieur, on voulait qu'elle... Et vivre à deux, c'est plus sympa. C'est comme ça qu'on a adopté Jackie. Chez des particuliers qui voulaient s'en séparer parce qu'ils ne pouvaient plus s'en occuper. Et en fait, la cohabitation s'est assez vite bien passée. Et aujourd'hui, ils sont vraiment inséparables. Ils sont tout le temps collés l'un contre l'autre à se lécher. Ils ont une bonne différence de taille. C'est ce que j'allais dire.
- Speaker #0
Je vais te faire des photos, c'est marrant.
- Speaker #1
Jackie, il est tout petit, c'est un lapin d'un. Puis Margaret, c'est un lapin un petit peu néo-zélandais, je crois. je crois. Enfin, c'est des gros lapins. Et en fait, ça va très bien.
- Speaker #0
Et ils sont tous les deux stérilisés, donc il n'y a aucun problème à ce niveau-là.
- Speaker #1
Et en fait, c'est chouette de les voir ensemble partager leur petite vie.
- Speaker #0
C'est trop cool. Du coup, elle vit sa meilleure vie maintenant. Est-ce que tu sais comment, si tu connaissais un peu la soezou, comment l'association Graal récupère les animaux de laboratoire ? Comment les laboratoires se séparent de ces animaux-là ?
- Speaker #1
Alors, je ne sais pas exactement, mais je pense qu'ils... Ils doivent sûrement démarcher des laboratoires en leur expliquant la démarche. Je pense qu'il y a forcément des laboratoires qui sont aujourd'hui quand même sensibles au destin de ces animaux-là. Et si l'animal peut tout à fait avoir une deuxième vie, il n'y a pas de raison de ne pas le faire. Et je pense que ça dépend aussi du type de traitement que l'animal a eu. Je sais que Margaret, elle, c'était pour des pansements. Donc voilà, rien qui l'empêche de vivre derrière une deuxième vie, surtout qu'elle n'avait que 7 mois, même pas quand elle a été réhabilitée. Donc elle avait encore vachement de temps à vivre. Et je sais qu'il y a aussi beaucoup de chiens, des beagles, qu'on voit souvent sur des vidéos, tout ça. Donc il y en a beaucoup aussi réhabilités, des golden retrievers aussi. Parfois, c'est des chiots, ils ont 2 mois. Donc ça n'a pas de sens de les faire tuer, alors qu'on peut les faire adopter super facilement en plus après.
- Speaker #0
Je pense que je demanderais à l'assaut Graal, s'ils sont OK, de faire un épisode et d'expliquer. Ah ouais, ça doit être trop intéressant. Parce que c'est un fou, je pense, pour beaucoup de gens. Je pense même que ça peut faire peur, tu vois, de savoir, oui, mais j'ai récupéré un animal de labo, mais il a eu des substances, il a été jeté, et du coup, sa santé, il a resté longtemps avec moi et tout. Ils pourront peut-être lever plein de freins. Donc je leur demanderais, mais en tout cas, c'est une belle action.
- Speaker #1
Je crois qu'aujourd'hui, enfin, depuis la création, ils ont sauvé à peu près plus de 8 000 animaux. On ne sait pas grand-chose par rapport au nombre d'animaux qui passent dans les labos, mais c'est déjà ça et je pense que ça va faire que grandir aussi. Comme tu dis, il faut lever aussi un peu les tabous là-dessus.
- Speaker #0
Et là, Margaret, c'est sûr qu'elle est peut-être un peu plus peureuse parce que du coup, elle a grandi sûrement dans une petite cage où elle n'y est pas trop. Elle n'avait pas vraiment de foyer. Ce qui fait qu'aujourd'hui, elle n'aime pas forcément qu'on la porte. Mais par contre, elle n'est pas du tout agressive. Et ça, je pense que comme dans les laboratoires, ils sont quand même beaucoup manipulés pour les traitements, pour les tests, tout ça. Du coup, elle n'a jamais essayé de nous mordre. Pourtant, elle est peureuse, donc elle aurait pu essayer un petit peu de montrer un peu d'agressivité. Et au contraire, pas du tout. Elle n'est pas du tout agressive. Et ça, je pense que c'est le fait aussi qu'elle a été bien manipulée.
- Speaker #1
Je vous rappelle que si vous nous écoutez en format audio sur votre plateforme d'écoute habituelle, que des photos des loulous de la Luiseray sont disponibles sur notre version YouTube. Et c'est très marrant d'ailleurs de voir la différence de taille entre Jackie et Margaret. Vous retrouverez aussi les jolies poules, qui certes ont un poulailler à dispo, et pour la nuit, mais qu'Alice laisse crapahuter en liberté totale la journée, dans leur grand terrain clos de mur, elles ont vraiment la belle vie. Et puis bien sûr, vous verrez le beau et sonore slow, le grand croisier berger des Pyrénées, dont les photos chiots sont vraiment à croquer. Je vous laisserai voir tout ça, et on poursuit le récit d'Alice. Pour aborder le sujet des boucs, Gaston et Lucien, Le premier étant un bouc de race alpine et le deuxième de race sanène. Et avant ça, la présentation de l'assaut futur, puisqu'Alice a bénéficié de l'entraide du réseau Sanctuaire du Futur, porté par cet assaut engagé, on le rappelle, pour les animaux de ferme, qui apporte un soutien et un partage de connaissances aux personnes qui souhaitent accueillir ce type d'animaux, ce qu'elle va nous expliquer. Il y aura aussi des photos de Gaston et Lucien bébés, ils sont franchement adorables de chez Adorable. Donc ne vous privez pas d'aller voir leur bouille sur YouTube et de vous abonner à notre chaîne par la même occasion.
- Speaker #0
En fait, l'association Futur, je la suivais déjà sur les réseaux sociaux parce que j'aime bien leurs actions. C'est une association qui a pour but d'ouvrir les yeux sur les conséquences de l'exploitation animale, de montrer aussi une nouvelle vision du monde par un changement aussi de nos habitudes de consommation et de faire évoluer surtout le regard sur notre rapport aux animaux, notamment les animaux d'élevage. Et voilà, par plein d'actions, ils sont assez présents sur les réseaux sociaux, ils font plein de vidéos, mais aussi sur le terrain, pour informer aussi les gens et puis montrer qu'il y a d'autres possibilités de consommer. Et en fait, ils ont créé une branche dans l'association qui s'appelle le Sanctuaire du Futur. Donc là, il y a vraiment une mission assez précise, c'est de promouvoir l'adoption des animaux de ferme par les particuliers, au même titre qu'adopter un chien, un chat. mais en fait... changer de regard justement sur les animaux de ferme et montrer aux gens qu'un cochon ou n'importe quel animal qu'on a pour habitude plutôt de consommer peut tout aussi bien trouver sa place dans notre foyer comme notre chien, notre chat. Donc là, en fait, ils ont un réseau de foyers, donc des particuliers pour la plupart, qui ont au moins un animal issu de l'élevage qu'ils ont adopté, qu'ils ont sauvé. Et ce réseau, ça permet de créer une entraide aussi entre les foyers et puis de communiquer. promouvoir aussi ça pour d'autres personnes qui souhaiteraient le faire. Donc moi, en fait, quand je suivais l'association Futur sur les réseaux sociaux, une fois, j'étais tombée sur une vidéo d'une personne qui parlait de son lapin de laboratoire qu'elle avait adopté, et il y avait une petite vidéo sympa avec son lapin, et moi, j'avais juste commenté en disant que j'avais aussi une lapine de laboratoire, et que je retrouvais bien tout ça dans la vidéo, que c'est des animaux super, et qu'il n'y avait pas de raison de ne pas les adopter, enfin, qui sont tout aussi bien que ceux qu'on peut trouver ailleurs. et que c'est des animaux très attachants et touchants aussi. Et du coup, à ce moment-là, en fait, il m'avait répondu, il m'avait présenté le sanctuaire et il m'avait proposé de rejoindre le sanctuaire.
- Speaker #1
Du coup, les boucs, t'étais déjà dans le sanctuaire du futur, on va dire, mais sans avoir les boucs. C'est venu après, du coup.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, en fait. Quand j'ai rejoint le sanctuaire, j'avais juste Margaret et les poules, quand même, aussi. Et je leur avais fait part de mon projet aussi d'adopter deux boucs. Donc, je leur avais demandé si c'était possible aussi de les adopter via l'association. C'est assez récent, le projet du sanctuaire. Donc, ils n'avaient pas encore développé le fait de pouvoir adopter via l'association. Ils ne faisaient pas encore de sauvetage. Je sais que depuis, ils ont commencé un petit peu à en faire, donc c'est possible. Du coup, je ne les ai pas adoptés via le sanctuaire. Par contre, c'était une vraie aide. Ça m'a permis d'avoir toutes les informations nécessaires pour savoir si je pouvais les adopter dans des bonnes conditions, d'avoir des personnes que je peux contacter si j'ai des questions par rapport à ça, avoir un peu de support sur lequel s'appuyer dans cette adoption-là. C'est plus comme ça que ça marche. C'est vraiment un réseau d'entraide. Il y a plein de foyers, il y a des personnes qui s'y connaissent très très bien. sur les certaines espèces dont on a même fait leur métier donc c'est vrai que si on a des questions c'est assez utile aussi parce qu'on peut bien échanger là dessus et vous échanger comment une échange sur télégramme au début on est changé sur whatsapp maintenant sur télégramme donc à plein de groupes ya le groupe chef groupe lapin groupe enfin voilà sur les autres espèces ont rejoint les groupes dont on allait l'espèce ou qu'on souhaite adopter un jour cette espèce et Il y a aussi un groupe général où ils publient un petit peu les infos principales. Donc c'est vrai que moi, il y a plein de fois où j'avais des questions, parce que j'avais jamais eu ces animaux-là avant, donc parfois on est un peu perdus. On trouve aussi moins d'informations sur ces animaux sur Internet par rapport à un chat, un chien. Il y a plein d'infos, mais c'est vrai que chèvres, même poules, lapins, on a un peu moins d'infos. Donc c'est vrai que c'est assez utile de pouvoir solliciter des personnes qui connaissent bien, qui ont ces animaux depuis plusieurs années, qui ont vécu les mêmes... On a adopté Lucien et Gaston il y a un an. Donc là ils vont avoir un an, parce qu'on les a adoptés ils avaient seulement 4 jours. En fait ils viennent de là. Dans le village on a une ferme pédagogique où ils font aussi du fromage de chèvre. On leur a fait part de projets d'adopter des chèvres et on leur a demandé si lorsqu'ils auraient des naissances... qui pourraient nous en donner deux, qu'ils ne souhaitent pas garder, parce qu'on savait très bien que les mâles, en général, ils ne les gardent pas. Donc le jour où ils ont eu des naissances, ils nous ont appelés, puis on est allés chercher les deux petits loulous. Et c'était donc deux mâles. Donc ils ne sont pas la même mère, ils sont nés à un jour de différence. Mais depuis leur naissance, ils sont tout le temps ensemble. Donc ils sont restés quand même les premiers jours avec la mère, parce qu'il faut qu'ils puissent boire le colostrum. Et après, on les a récupérés assez tôt, parce que de toute façon, eux, les bébés là-bas, ils ne sont pas forcément avec la mère. donc autant qu'ils soient avec nous directement, pour qu'ils acceptent aussi plus facilement de prendre le biberon. Et donc on les a biberonnés les premiers mois, on leur avait installé un petit parc dans le garage, pour qu'ils soient bien au chaud avec une lampe chauffante. C'était vraiment un chouette moment, même si c'était assez stressant, parce que c'était vraiment des petites créatures toutes fragiles, on avait trop peur qu'il leur arrive quelque chose, comme ils étaient vraiment tout petits. Mais ça s'est bien passé, on a passé beaucoup de temps à s'en occuper, à leur donner le biberon régulièrement. Mais en fait, ils sont hyper vite pleins d'énergie, à compte de partout. Donc, ils grandissent quand même assez rapidement. Et puis, on les sortait un petit peu de partout dans le jardin, tout en les surveillant, parce qu'ils font déjà beaucoup de bêtises dès leur première semaine. Donc, au bout de quelques mois, une fois qu'ils étaient sevrés, on a pu les installer dans leur parc qu'on avait construit pour eux, dans notre jardin. Il y a toute une partie qui est dédiée à eux. Et Lucas avait construit aussi une belle cabane pour leur faire un abri. À partir de leurs trois mois, c'était presque le début de l'été. C'était parfait, ils avaient resté dehors. C'était chouette en plus parce qu'à ce moment-là, c'était le début de notre saison. On avait aussi des clients qui commençaient à venir. On a plein de personnes qui ont donné le biberon. Ça leur a fait un beau souvenir aux gens qui sont venus à ce moment-là. Des enfants aussi, c'était vraiment sympa. Comme ils ont été élevés avec nous, ils sont hyper sociables, hyper mignons. Oui,
- Speaker #1
j'ai vu ça.
- Speaker #0
Ils n'ont pas peur. Ils viennent facilement voir les gens qui vont leur rendre visite. Aujourd'hui, ils ont un an. Ils ont bien grandi depuis. C'est des belles bêtes.
- Speaker #1
Ils viennent d'une ferme classique ou pédagogique ?
- Speaker #0
C'est les deux. À la base, c'est surtout une ferme qui est une chèvrerie. Ils font du fromage de chèvre. Ils ont aussi un peu des vaches. Ils font aussi un peu de fromage de vache. Leur activité principale, c'est de faire du fromage. Mais en même temps, ils font aussi fermes pédagogiques. Donc, il y a toute une partie dans l'année où ils accueillent des écoles qui viennent voir la ferme. Aussi des particuliers, parce qu'ils font un peu des activités, visite de la ferme. Ils font aussi un labyrinthe dans les champs de maillets. Ils font des activités pour les enfants. Donc, c'est les deux.
- Speaker #1
Et alors, ce n'est pas du tout pour les critiquer, eux. Mais de toute façon, c'est le système qui est comme ça. Pourquoi, selon toi, c'est important de sensibiliser aux animaux de ferme, que ce soit classique ou pédagogique ? Parce que tu l'as dit tout à l'heure, on ne garde pas les mâles, ils n'ont pas de valeur commerciale.
- Speaker #0
Déjà, moi, je voulais plutôt adopter des mâles, parce que je savais que les mâles, c'est souvent des déchets de l'industrie, de la viande et du lait. Et en fait, il y a plein de gens qui ne sont pas du tout au courant que les mâles, on ne les garde pas, et qu'en général, en France, on ne mange pas vraiment de cabri. que Ça n'a vraiment aucune valeur. Je crois qu'il me disait qu'il les vendait 1 ou 2 euros le kilo. Donc, c'est rien du tout. Et en fait, on a plein de gens qui viennent chez nous et qui ne sont pas du tout au courant de ça. Donc, on leur explique un petit peu. Ça permet quand même d'ouvrir un petit peu les yeux.
- Speaker #1
Il y a déjà de faire connaître cette réalité-là. Oui,
- Speaker #0
déjà de faire connaître cette réalité, parce qu'il y a plein de gens qui comprennent bien qu'il y a des animaux qui vont à l'abattoir pour être mangés, mais il y a aussi plein d'animaux comme... tous les mâles qui vont à l'abattoir, en plus, qui n'ont même pas vraiment de valeur. Donc, ils sont vraiment, en fait, considérés comme des déchets, à moins que parfois, certains sont utilisés pour la reproduction, mais c'est qu'une petite partie. Donc, déjà, d'avoir des mâles, ça permet aussi de parler un peu de ça, parce que nous, on a plein de personnes qui ne sont pas au courant. Donc, on échange, mais d'une façon aussi bienveillante. Pour culpabiliser, mais plutôt pour informer. Je pense que ça met quand même une petite graine dans la tête. Après, je ne sais pas si ça poussera ou pas, mais au moins, les gens sont au courant et ne peuvent pas dire qu'ils ne savaient pas. Et après, les animaux de ferme, c'est aussi la vision du sanctuaire du futur et de l'association Futuro aussi. C'est de montrer pourquoi c'est des animaux qui ont tout autant leur place dans un foyer. Parce qu'ils sont aussi dotés de sensibilité, d'intelligence, qu'ils sont... attachants, qui peuvent aussi nous apporter plein de choses, et nous aussi, comme notre chien et notre chat, et pourquoi on serait choqués d'une maltraitance envers un chien, et qu'on accepte facilement toutes les maltraitances qu'on fait envers ces animaux-là. Donc c'est vraiment de montrer, de les humaniser, en fait, beaucoup plus, pour qu'on soit peut-être un peu plus sensibles à eux, en fait, qu'on les voit, parce que c'est vrai que maintenant, les élevages, tout est caché, on... En fait, on a tout fait pour que les gens ne voient pas ce qui se passait, tout ça, parce qu'avant, dans les fermes, c'était beaucoup moins opaque. Et maintenant, ça l'est beaucoup plus. Donc les gens ferment les yeux facilement. Et c'est vrai que de les voir dans nos jardins, comme les autres animaux de compagnie, ça permet de changer de regard sur leurs conditions, tout simplement.
- Speaker #1
Moi, je suis très sensibilisée à ça et sur les animaux de ferme, mais c'est vrai, je l'avoue, je ne suis pas quelqu'un de parfait. J'adore le fromage de chèvre et j'en ai de plus en plus conscience,
- Speaker #0
donc j'essaye de freiner, mais je sais très bien que je contribue un peu à ça. Oui, de toute façon, personne, si on m'a kiffé parfaitement les choses, sûrement, mais la plupart, non. Déjà, juste de remettre en question, peut-être de réduire aussi. Moi, je sais que je ne suis pas végane, donc je ne suis pas du tout parfaite. Mais par contre, j'ai vachement quand même réduit. ma consommation. Tous les produits laitiers, j'ai quand même réduit ma consommation. Je prends aussi des alternatives le plus possible, comme de la crème de soja, des alternatives végétales quand il y en a. Et même, comme on disait, moi je trouve qu'il y a une grosse partie aussi sociale où si dans tous les restos où je vais ou chez les gens, il y avait toujours des alternatives, pourquoi pas être végane ? Mais aujourd'hui, et en plus à la campagne, c'est tellement compliqué. Enfin, même là, pour trouver une option végé dans un resto, c'est galère. À végane encore plus, quand on est invité, ça demande plus de choses. Et je pense que je ne dis pas que j'aimerais bien un jour devenir végane, mais je pense que chaque chose en son temps aussi. Déjà, végétaliser, petit à petit, c'est bien.
- Speaker #1
Ça peut se faire progressivement. Et comme tu dis, déjà, tu fais ta part, tu as adopté des animaux, tu manges végétarien et ça se fait par étapes, je suis tout à fait d'accord. En plus, toi, tu me disais que tu ne manges pas de poisson. souvent dans les options végé dans les restos ils incluent le poisson parce qu'ils disent mais t'es végétarien donc tu manges c'est les amalgames que les gens font si tu manges du poisson tu es pécétarien je crois ou un truc comme ça mais t'es pas végétarien quoi les gens souvent les restos ils vont dire ah moi j'ai pas de viande bah on va avoir du poisson du coup ouais mais c'est pas bizarre mais bon ça chemine tout ça et ça se fait pas du jour au lendemain déjà je trouve ça super moi ce côté sanctuaire du futur et qu'on en fasse partie ou non finalement du sanctuaire du futur de l'assaut futur mais De juste avoir des animaux quand on peut, évidemment, parce qu'il faut pouvoir. Il faut pouvoir avoir la place, il faut pouvoir aussi avoir le temps. C'est la question que je voulais te poser aussi. Tout à l'heure, pour les poules, on disait que c'était OK si vous partiez un week-end et tout. Mais qu'est-ce que ça vous demande au quotidien ? Vos boucs, vos lapins ?
- Speaker #0
Est-ce que vous pouvez partir un peu ? Déjà, je pense que celui qui nous prend le plus de temps, c'est d'autres chiens. Et en soi, non. Si, ça prend forcément du temps. Ça prend forcément du temps, de l'argent aussi. C'est un coup quand ils ont... donc pas bien, il faut aussi être là pour assumer derrière. Après, nous, comme on fait une activité de chambre d'hôte, c'était quand même bien compatible, parce qu'on travaille la plupart du temps, on est sur place quand même, il y en a toujours un ou deux qui est là. Après, ça ne nous prend pas toute notre journée non plus. Forcément, on limite aussi le nombre d'animaux qu'on a, parce qu'on a besoin de se garder du temps pour notre activité qui est aussi assez, même très prenante. Donc oui, c'est quand même du temps. C'est un peu tous les jours, ça c'est sûr. mais c'est pas impossible de partir en vacances même si nous on le fait de base moins par rapport à notre activité quand on veut partir quelques jours on a facilement de la famille qui vient nous remplacer surtout qu'on a quand même des conditions sympas donc on trouve facilement des gens pour venir nous remplacer la famille, des amis et puis partir une nuit, un week-end c'est faisable même sans qu'il y ait personne c'est juste notre chien justement on ne laisse pas une nuit c'est pas plus contraignant que ça Bah après si forcément, on va pas partir pendant trois semaines, un mois, on va pas partir autant que d'autres personnes partent. Mais en même temps nous c'est pas de nos valeurs aussi de partir tout le temps à l'autre bout du monde, super longtemps, donc ça nous va bien comme ça. On préfère partir moins souvent mais vivre dans des conditions comme ça, que pas avoir d'animaux et puis partir plus souvent, voilà. C'est un choix de vie, forcément c'est quand même des contraintes, ça serait mentir de dire que ça en est pas parce que, en ce moment c'est aussi une cause d'abandon, donc faut quand même être conscient de ça. Et sur les soins vétérinaires, les suivis vétérinaires d'animaux comme ça,
- Speaker #1
alors je parle surtout des boucs en l'occurrence, peut-être des poules aussi.
- Speaker #0
En fait, depuis qu'on a adopté les boucs, on a trouvé des vétérinaires, c'est des vétérinaires ruraux, c'est ceux qui viennent dans les fermes. On a de la chance parce qu'on en a qui peuvent venir directement sur place, parce qu'en plus, là, ils sont un peu trop gros pour les emmener dans la voiture. Et on les a déjà sollicités plusieurs fois parce que l'année dernière, on a Gaston, un haut-debout, qui est tombé malade. Il n'arrivait plus à se lever. En fait, il est resté couché pendant plusieurs jours sans pouvoir se lever. Il avait complètement perdu l'équilibre. On a eu très peur parce qu'il était quand même encore jeune. Et là, à ce moment-là, heureusement, il y avait nos vétos qui sont venus hyper rapidement, plusieurs fois. Et en fait, au bout d'une semaine ou deux, il allait mieux et ils ont pensé que c'était sûrement un coup de chaud. C'était en pleine canicule. et ils étaient jeunes, donc fragiles. Il y avait beaucoup d'animaux à cette période qui en faisaient. Et on a eu très peur, mais on avait de la chance. C'est important d'avoir quand même un véto qui peut venir rapidement, en fait. Même si ce n'est pas comme les chiens et les Ausha, ils ne vont pas faire des examens hyper poussés. C'est plus compliqué s'il y a vraiment quelque chose de particulier. S'il fallait faire une IRM ou des examens poussés, je ne sais pas si on pourrait vraiment le faire. Mais en tout cas, il faut avoir un véto spécialisé quand même. Donc, on a trois vétos différents, par contre.
- Speaker #1
Pour le chien, tu veux dire ?
- Speaker #0
Un pour le chien à la base, qui ne prenait pas les NAC. Donc, on en a trouvé un pour les NAC. Et après, on a trouvé les vétos ruraux pour les boucs. Et les poules, mais les poules, on n'a jamais eu besoin pendant ce temps.
- Speaker #1
Mais surtout parce que, tu vois, les poules de réforme, souvent, on dit qu'elles peuvent avoir des infections à l'utérus, des choses comme ça, parce qu'elles ont beaucoup pondu, etc. Et ça, c'est une maladie. Ah oui,
- Speaker #0
j'avais oublié le podcast.
- Speaker #1
Justement, ça m'a fait penser à ça. Et en général, des fois, elles ne sont pas en bonne santé. Et qu'il y a du soin derrière vétérinaire qui peut coûter très cher. C'est plus facile d'adopter une poule qu'un bouc. Donc il y a beaucoup de gens qui vont vouloir prendre des poules de réforme dans leur jardin. Il faut aussi qu'ils soient conscients de ça, qu'il peut y avoir des soucis de santé. Et qu'après tu dois le traiter comme n'importe quel de tes animaux, ton chien, ton chat. Et il y aura des frais vétérinaires derrière. Si tu veux bien faire les choses, évidemment. Mais tant mieux si tu n'as pas de soucis avec les tiennes.
- Speaker #0
Enfin, tu m'as dit qu'elles n'étaient pas d'un... En même état quand elles sont arrivées, mais là elles sont magnifiques, bien dodues. On sent qu'elles sont bien. Elles sont arrivées, il leur manquait beaucoup de plumes. Après, elles venaient d'un élevage bio où elles avaient le meilleur élevage possible. Je pense qu'il aurait pu être pire du coup. Elles ont quand même, au bout de 2-3 mois, repris leurs plumes. Elles ont assez vite repris. Alors on a quand même perdu une des 5 poules de réforme qu'on avait adoptées, mais qui est morte subitement. On n'a rien eu le temps de faire. Elle allait bien et le soir même, je l'ai trouvée en train de mourir. Donc, on n'a rien pu faire. Et je pense qu'elle a eu un souci, sûrement peut-être parce que du coup, c'était une poudre de réforme. J'ai vu que les poules, en fait, quand elles sont malades, elles prennent sur elles et l'organisme prend le relais. Et puis, en fait, ça lâche d'un coup. Et souvent, quand on se rend compte qu'il y a un problème, c'est déjà trop tard. Mais les autres, c'est vrai qu'elles sont en bonne forme. Voilà, elles ont l'air d'aller bien. Donc, tant mieux. Mais ce n'est pas parce que c'est une poule qu'on ne va pas l'emmener chez le véto si il y a un besoin. On ne va pas la soigner si elle a besoin. En tout cas, nous, ce n'est pas comme ça qu'on voit les choses.
- Speaker #1
Ça fait partie de la manière dont on repense, comme tu en parlais tout à l'heure, nos yeux sur ces animaux-là. En fait, ils sont sensibles et ils sont aussi...
- Speaker #0
Oui, carrément.
- Speaker #1
Je veux bien qu'on parle de slow, donc on magnifie que... croiser berger des Pyrénées. Moi, c'est des chiens que je connais bien. Tu m'as dit que son père était berger des Pyrénées. Et sa mère, alors ?
- Speaker #0
Sa mère, c'est un mélange de plusieurs chiens de berger. Je crois que c'était berger belge, berger colè. Enfin, je suis plein de chiens de berger. Elle était aussi grande qu'un berger allemand, un peu comme ça. Donc, c'est pour ça qu'il est plus grand qu'un berger des Pyrénées. Donc, Loulou, il vient d'où ? Encore une fois, il vient de la ferme de Luis. Parce qu'en fait, une fois, ils avaient eu une portée qui n'était pas voulue. C'était juste avant qu'ils stérilisent la chaîne, en fait. Elle avait eu deux petits. Et moi, j'avais très envie d'avoir un chien. J'ai grandi avec trois chiens chez mes parents. Et du coup, je voulais avoir un chien. C'est pour ça aussi que je voulais avoir un jardin, habiter à la campagne, avoir des belles balades aussi à faire autour de chez nous. Et Lucas, lui, il aurait bien aimé attendre un petit peu plus. Mais c'est vrai qu'on est tombé sur les petits chiots à la ferme. Et qu'à ce moment-là, on venait de finir les travaux. Donc c'était quand même le bon timing. Et du coup, on l'a adopté à la ferme. Donc il avait grandi. entouré d'animaux. Ils vivaient dehors. Donc, depuis le jour où il est né, il était dehors en liberté, entouré de poules, de Ausha, des autres chèvres et tout ça. Donc, en fait, les super poules avec les animaux, ça, c'est important aussi. Du coup, ça se passe très bien avec nos poules. Ils ne leur comptent pas après. Avec nos boucs aussi parce que, du coup, quand ils sont arrivés tout petits, l'assaut était déjà grand, mais les léchets, ils s'en occupaient un peu comme une maman. Il était trop mignon avec eux, donc c'est chouette. Ils n'ont pas peur de lui. Il est trop chou. Non, mais j'adore. Il est trop beau. Ce que je voulais peut-être juste dire par rapport à la sensibilisation, c'est qu'après, on s'adapte aussi aux personnes. Si on voit qu'il y a des personnes qui sont vachement intéressées, qui nous posent des questions, qui ont un peu de sensibilité ou au moins envie d'en savoir un peu plus, là, on... On passe du temps à leur en parler, à essayer un peu d'informer comme ça, sans non plus avoir un discours trop culpabilisateur, parce que la plupart des gens qui viennent chez nous ne sont pas forcément végétariens, donc on n'est pas là non plus pour culpabiliser. Ce n'est pas comme ça, en plus, que les gens vont changer. Après, à contrario, parfois, on a des personnes qui ne prêtent pas plus d'attention que ça. Les animaux qu'on a, ça les indiffère un petit peu, donc à ce moment-là, on ne va pas rentrer dans le détail. Enfin voilà, on s'adapte vraiment aux gens qu'on a. Et puis aussi avec les enfants, c'est sympa aussi parce qu'on a quand même beaucoup de gens qui viennent avec des jeunes enfants. Et là, en général, les enfants, ils aiment quand même bien aller voir les animaux. Puis à ce moment-là, on leur parle de la lapine de laboratoire. Ah, ça existe. Tout de suite, ça fait...
- Speaker #1
C'est facile d'expliquer ça aux enfants.
- Speaker #0
En vrai, c'est plus les parents qui, je pense, qui finalement posent des questions. Parce que les enfants, ils ne se rendent pas trop compte. Ils vont dire, ah d'accord, ça dépend de l'âge, on va dire, des enfants. Mais oui, on l'explique. quand même, sans leur faire peur, tout ça, mais on explique, et puis peut-être qu'ils repartiront de chez nous avec des nouvelles informations, une nouvelle sensibilité, ce qu'on espère, après si c'est pas le cas, c'est pas très grave non plus, mais on s'adapte vraiment aux personnes, et puis c'est toujours un discours bienveillant, puisque c'est aussi notre façon d'être, sensibiliser, se sensibiliser, on va dire. La chose où on a le plus d'impact, ça va peut-être être la cuisine végétarienne, pour les personnes qui ne mangent jamais végétarien, même si je pense que c'est dur quand même. C'est plutôt sur ça, je pense que ça a le plus d'impact que les animaux qu'on a. On n'a pas toujours l'occasion d'échanger sur tous les historiques de nos animaux, toutes leurs histoires à chaque fois. Mais la cuisine végétarienne, c'est quand même là où on a un petit peu d'impact, on a l'impression d'avoir montré une autre façon de consommer aux personnes, et surtout une façon qu'ils apprécient aussi. Donc ça, c'est top. Là,
- Speaker #1
ce serait plus orienté recueillir des animaux que chambre d'hôte, mais si quelqu'un avait envie de faire pareil, avait les moyens de faire pareil avec du terrain, etc., toi, dans ton expérience personnelle, quel conseil tu voudrais donner à des gens qui ont envie de se lancer sur un projet comme ça ?
- Speaker #0
Je pense que le conseil, ce serait surtout d'y aller étape par étape. Parce que moi, je suis du genre à vouloir plein d'animaux d'un coup. Heureusement que Lucas, il est là pour me freiner à chaque fois. même s'il adore tout autant, mais il est peut-être un peu plus raisonnable, heureusement. Et d'y aller étape par étape, parce que chaque animal, c'est un investissement de temps, d'argent aussi. Il y a parfois des choses qu'on n'avait pas forcément envisagées. Il y a aussi des abris à construire, des accueils dans des bonnes conditions. Donc, il y a les étapes par étapes, pour voir déjà, est-ce qu'une fois qu'on a bien accueilli certains animaux, on aurait les capacités déjà d'en accueillir encore des nouveaux et surtout une nouvelle espèce. Bien se renseigner aussi sur les besoins des animaux qu'on veut adopter, comment on va pouvoir les accueillir dans des bonnes conditions. Le conseil que je pourrais donner par rapport à ça, c'est de se rapprocher d'associations, des refuges, des assos, qu'ils s'y connaissent bien justement, comme par exemple, pourquoi pas intégrer le Sondage du Futur en faisant part de son projet. Comme ça, après, il y a toute une... un groupe de personnes qui peuvent nous aider aussi pour répondre à toutes nos questions. Donc, bien s'informer. Et puis, se rapprocher aussi des vétos. Enfin, être sûr de bien pouvoir avoir des vétos, puisque ça peut vite... Enfin, on peut avoir un problème juste après avoir adopté l'animal. Donc, c'est bien de pouvoir aussi agir rapidement. Et puis, c'est vrai que nous, on a... Comme je disais, on a cette ferme dans le village où c'est quand même des gens qui élèvent leurs animaux, on va dire, dans les meilleures conditions d'élevage possibles. Les poules sont en totale liberté, les chèvres sont dans la forêt, elles crapaillent toute l'année, elles ne sont jamais à l'intérieur. C'est quand même bien fait, en tout cas de cette façon-là, on va dire. Et c'est vrai qu'eux nous ont aussi beaucoup aidé sur toutes les questions qu'on avait, sur les boues justement. Dès qu'on avait un souci avec les petits, quand ils étaient tout petits, au début on n'arrivait pas à leur donner le biberon, deux minutes après, il arrivait pour nous montrer comment faire, pour nous aider. Quand il n'allait pas bien, il avait eu son coup de chaud, il est aussi venu plusieurs fois. Il avait une expérience de 20 ans d'élevage, donc forcément, il s'y connaît un petit peu. Donc, c'est vrai qu'aussi, si on a des éleveurs quand même dans notre village ou juste des gens qui ont d'autres animaux, c'est bien aussi de s'en rapprocher pour avoir leur expérience aussi.
- Speaker #1
Et toi, du coup, qu'est-ce que ça t'a apporté d'offrir cette seconde chance déjà à Margaret ? Enfin, j'ai envie de dire à tous, au pouls, au bouc. Qu'est-ce que ça t'apporte d'avoir recueilli ces animaux ?
- Speaker #0
Ça apporte beaucoup de joie, je trouve, de bonheur, d'apaisement aussi. je dirais surtout de l'apaisement et aussi être bien connectée au présent parce que les animaux comme les chiens ils sont tout le temps dans le présent dans l'instant présent alors que nous on est toujours en train de ruminer sur le passé, sur le futur et moi je suis plus une personne quand même de nature un peu anxieuse et c'est vrai que quand je suis avec mes animaux et que je vois qu'ils sont bien qu'ils sont juste dans le moment présent ça m'apaise pas mal moi je suis comme toi la présence des animaux ça me rappelle qu'en fait Merci.
- Speaker #1
dans le moment présent, eux ils sont bien ça leur suffit ils sont bien à ce moment
- Speaker #0
M et c'est suffisant je me sens à la même chose je te laisse le mot de la fin je dirais que ceux qui peuvent en tout cas de soutenir des associations comme le Graal on a parlé comme Futur, le sanctuaire du Futur soutenir ces associations qui font beaucoup plus que nous en tant que particulier pour les animaux qui ont vraiment un impact énorme et qui font vraiment des actions qui sont hyper importantes. Donc soutenir financièrement ou juste en partageant, ou juste à son niveau, en tout cas, comment on peut. Et aussi, plutôt d'adopter que d'acheter. Bon, ça, je pense que les auditeurs du podcast sont plutôt sensibles à ça. Mais moi, c'est vrai que, comme je disais quand j'étais petite, j'aurais bien aimé avoir des parents qui me sensibilisent là-dessus, mais ce n'était pas le cas. Maintenant, c'est plutôt moi qui les sensibilise, du coup. Mais vraiment, nous, on est vraiment contre l'achat des animaux. Pour notre chien aussi, c'était le cas. On ne l'a pas acheté. Et voilà, d'adopter par les refuges. Il y a plein de façons d'adopter. Ça a beaucoup plus de sens. Merci beaucoup, Alice. C'était top. Ça va être très inspirant. J'espère. Je ne sais pas si j'ai bien parlé. C'est parfait.
- Speaker #1
Pas d'inquiétude, Alice. Tu as super bien parlé. Et je me permets simplement d'ajouter une petite précision qui me semble importante pour compléter ton propos sur l'adoption, qui n'est évidemment pas à confondre avec l'achat, mais oui, adopter un animal peut impliquer des frais. Et ces frais d'adoption servent à couvrir une partie des soins déjà engagés par les associations, comme la stérilisation, l'identification de l'animal ou encore sa vaccination. Donc quand on adopte un animal et qu'on paye des frais, on n'achète pas l'animal, mais on participe aux frais déboursés par l'association ou le refuge. pour permettre à d'autres animaux d'être pris en charge ensuite. Et c'était important pour moi de le rappeler parce qu'il y a encore beaucoup d'amalgame à ce sujet, des gens qui ne franchissent pas le cap de l'adoption quand il y a des frais d'adoption parce qu'ils ont le sentiment d'acheter leur animal. Mais ce n'est pas le cas. Cette participation financière est vitale pour les associations de protection animale. C'est ce qui permettra à d'autres animaux d'être accueillis et sauvés à leur tour. Je referme la parenthèse sur l'adoption et j'espère que cette escapade bucolique à la Luiseray vous a plu, autant que j'ai aimé réaliser cet épisode en si belle compagnie.
- Speaker #0
J'aimerais aller plus loin sur certaines thématiques soulevées dans l'épisode. Comme je le disais un peu plus tôt, j'aimerais vraiment valoriser l'association Graal. Je pense que c'est hyper important de sensibiliser aux animaux de laboratoire et puis déjà de faire un point de situation sur le sujet. Quelles espèces d'animaux sont encore utilisées dans les laboratoires ? Pour quel type de test ? Quels produits sont encore testés sur les animaux ? Et puis comment ces assos réhabilitent des animaux de laboratoire ? D'ailleurs, je parle de Graal, mais j'ai vu que récemment, l'association Moustachu dont Elodie, présidente, était ma toute première invitée et je la salue aussi. Moustachu a recueilli dernièrement des lapines de laboratoire comme Margaret, des grandes lapines blanches grâce à l'association White Rabbit spécialisée dans la réhabilitation des lapins de laboratoire. Et c'est super qu'il y ait plusieurs associations comme ça engagées pour les animaux de laboratoire. On l'a dit dans l'épisode aussi, il y a beaucoup de chiens utilisés en laboratoire notamment de la race Beagle. Et là aussi, il existe une asso formidable qui s'appelle Beagles of... Burgundy, qui est spécialisé dans le sauvetage de beagles de laboratoire. C'est à la fois horrible de se dire que les tests sur des animaux existent encore, quel que soit l'animal, même si on sait que dans l'opinion publique ça choquera encore plus si ce sont des chiens. Mais du coup, c'est vraiment bien qu'il y ait de plus en plus d'assauts qui permettent de sortir des animaux de laboratoire, de leur offrir une seconde vie d'animal de compagnie et finalement de dédiaboliser leur statut d'animal de laboratoire, de faire changer le regard sur eux, puisqu'à la base ce sont des animaux Utilisés en laboratoire, ok, mais ça ne veut pas dire qu'ils sont définis que par ça, en tant qu'êtres vivants. Ce sont des animaux, comme n'importe quel autre, des êtres sensibles, qui sont malheureusement victimes de ce que l'homme fait d'eux, chiens, Ausha, naques ou autres animaux plus exotiques. Et donc bravo à toutes ces assos qui aident à changer les mentalités là-dessus, sur les animaux de laboratoire, qui sauvent, mais aussi qui communiquent et médiatisent sur ce sujet, en espérant évidemment qu'un jour, l'expérimentation animale ne soit plus... qu'un lointain souvenir. Et parce qu'on a parlé de Graal, rendez-vous sur graal-défenseanimale.org pour découvrir leurs actions. Je remettrai ce lien dans la description de l'épisode ainsi que les liens des autres assos que je viens de mentionner parce que je pense qu'elles méritent toutes d'être valorisées. Quant à l'asso future, si vous souhaitez en savoir plus sur leurs actions, rendez-vous sur futur-assaut.com vous découvrirez aussi tous leurs combats leurs pétitions et vous aurez plus d'infos sur leur sanctuaire sans frontières le sanctuaire du futur qu'Alice et Lucas ont donc rejoint avec le sauvetage des pensionnaires de leur mini ferme refuge Retrouvez Alice et Lucas et leur charmant gîte et maison d'hôte sur maison-luiseret.com Vous pourrez booker si vous souhaitez ralentir, vous ressourcer et découvrir le budget un séjour dans leur havre de paix c'est vraiment un... très bel endroit, au sein d'un petit village très joli, très reposant. Et je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais l'évocation de leur table d'hôtes végé m'a mis l'eau à la bouche, y compris les options véganes. Alors personnellement, je n'ai jamais goûté de glace à la betterave, mais je suis sûre que c'est très bon. Vous pouvez aussi suivre leurs aventures champêtres sur Insta. Vous y trouverez des jolies photos, notamment de leurs animaux adorables. Je vous remettrai tous les liens en description. Vous pourrez aussi retrouver Alice et Lucas dans la presse. puisque comme je le disais en intro, je les ai vus moi dans le progrès, mais ils ont aussi été dans d'autres articles en ligne, notamment 30 millions d'amis, qui leur a d'ailleurs consacré une petite vidéo, c'est trop classe. Après 30 millions d'amis, l'écho des museaux, encore plus classe. Je rigole évidemment, mais c'était en tout cas un immense plaisir pour moi de partager ce moment avec Alice et les animaux, notamment les boucs, que j'ai eu grand plaisir à câliner. Après cet épisode et le témoignage d'Alice, vous aurez peut-être envie de faire évoluer vos pratiques alimentaires. Si de base vous n'êtes ni végétarien ni vegan, il ne s'agit pas de devenir végé ou vegan du jour au lendemain, mais déjà de se questionner pourquoi pas, au moment de l'achat, si une alternative végétale existe, réduire les produits issus de l'exploitation animale, mieux regarder aussi ce qu'on achète, ça c'est ce que je mentionnais aussi dans l'épisode précédent sur l'OABA. L'idée c'est pas de tout réduire du jour au lendemain quand c'est trop difficile à mettre en place, mais déjà peut-être de consommer moins et mieux. Et puis si vous en avez les capacités d'accueil et financières, vous aurez peut-être envie aussi d'ouvrir la porte de votre foyer à un animal sorti de laboratoire ou à des animaux de ferme. Et peut-être que tout simplement cet épisode vous aidera à changer progressivement de regard sur ces animaux-là, et ça sera déjà ça. Et c'est là toute l'essence du podcast, qui m'inspire cette jolie citation du célèbre naturaliste et paléontologue britannique Charles Darwin pour conclure cet épisode tout doux. L'amour pour toutes les créatures vivantes est le plus noble attribut de l'homme. Merci d'avoir écouté cet épisode de l'Echo des museaux. J'espère que ce podcast vous a apporté de la connaissance et vous donne envie d'agir à votre niveau parce qu'il suffit parfois de toutes petites actions pour changer positivement la vie d'un animal. Si le podcast vous plaît, n'hésitez pas à nous laisser 5 étoiles, un gentil commentaire et surtout à en parler autour de vous pour faire grandir notre... communauté de protecteurs des animaux. En attendant le prochain épisode, retrouvez plus d'informations sur le podcast et tous nos anciens épisodes sur www.lecodemuseau.fr ou faites-nous un retour sur notre compte Instagram, j'adore lire vos messages. A très vite pour un prochain épisode !