- Speaker #0
Bienvenue sur l'écho des museaux, le média associatif qui donne de la voix pour le monde animal. Je suis Marine, une passionnée d'animaux depuis toujours et ici je donne la parole aux associations, aux professionnels et à toutes celles et ceux qui s'engagent pour la cause animale. A travers des témoignages inspirants, de l'info et des conseils, ce podcast invite à repenser notre lien aux animaux et à mieux comprendre leurs besoins pour faire avancer le bien-être animal. C'est parti pour l'épisode du jour, bonne écoute !
- Speaker #1
Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver après une longue pause estivale de plus de deux mois. Une pause qui m'a fait vraiment beaucoup de bien. J'avais besoin de ce break pour me consacrer à autre chose dans ma vie que le podcast, qui il faut bien dire me demande quand même beaucoup d'énergie. Donc j'ai bien profité de mon été, j'espère que vous aussi. J'ai bien profité de mes proches, évidemment de mes animaux, et il m'est même arrivé une petite aventure animale cet été, puisque début août, j'ai recueilli un petit chaton livré à lui-même. Donc c'était un petit malroux adorable, d'environ 5-6 semaines, qui avait atterri sous ma voiture. Alors je ne sais toujours pas comment il est arrivé dans mon jardin. En tout cas, ça a été une aventure intense, ne serait-ce que déjà pour réussir à l'attraper, puisque c'était un petit sauvageon. qui m'a d'ailleurs mordu au sang la première fois que j'ai essayé de l'attraper. Donc il a fallu utiliser une cage de trapage, et je l'ai eu au bout de deux jours d'essayer de le traquer, parce qu'il était tellement affamé qu'il a fini par revenir dans la cage de trapage. Je l'ai gardé ensuite pendant 15 jours, le temps de lui trouver une association qui puisse le prendre en charge. Et j'en profite d'ailleurs pour remercier deux de mes précédents invités du podcast, Antonin du clan Félin, donc c'était l'invité de mon épisode 5 consacré Ausha. qui m'a aidée à trouver la cage de trapage. Et merci aussi du coup à Karine, bénévole de son association, qui m'a prêté la cage. Et je remercie aussi Cécile, mon invitée de l'épisode 9, qui était axée autour de la médiation animale, puisqu'elle a accueilli ce petit chat en famille d'accueil pour l'association Pâtes Blanches 01-71, que je remercie aussi pour cette prise en charge. Et bonne nouvelle, à l'heure où j'enregistre, le petit bout est en pleine forme, et il a d'ores et déjà été adopté, donc tout est bien qui finit bien. Alors ce petit sauvetage, c'est pas le sujet de l'épisode du jour, donc je vais m'arrêter là. Mais je pense quand même que je consacrerai un épisode entier à cette aventure, parce que je me dis que mon expérience pourra peut-être être utile à des personnes qui se retrouveraient un jour dans la même situation, de trouver un animal abandonné ou livré à lui-même près de chez soi. Et en fait, on sait jamais vraiment quel réflexe adopter, comment agir, qui contacter, quoi faire ou ne pas faire d'ailleurs. Donc je pense que j'y reviendrai. probablement dans un prochain épisode, pour vous raconter tout ça. Et pour l'heure, alors c'est une très bonne transition vers le sujet de cet épisode de rentrée, puisque nous allons parler de Ausha. J'ai le plaisir d'avoir enregistré avec Sophie Jaen, ancienne juriste reconvertie et aujourd'hui comportementaliste félin, à la tête de Charmonieux et des Ausha de Bastet, dont je vous parle dans quelques secondes et dont Sophie nous expliquera le nom. Alors j'ai rencontré Sophie sur un salon consacré au bien-être animal. et je dois l'avouer, j'ai tout de suite été attirée par son stand parce qu'il y avait des Playmobil. Des Playmobil de chat, qui plus est. Alors je plaisante, mais pas complètement parce qu'il y avait effectivement des Playmobil sur son stand et que moi, les Playmobil, c'était mon jouet absolument préféré quand j'étais petite. Mais surtout, il y avait des super outils de médiation destinés à favoriser une relation harmonieuse entre l'enfant et le chat. Alors, j'avais déjà abordé la question de la sensibilisation des enfants au bien-être animal. Avec mon amie Marion Lodi, illustratrice jeunesse, qui était mon invitée de l'épisode 14 du podcast. Avec Marion, on avait abordé plutôt la sensibilisation aux animaux marins. C'est un sujet un peu plus abstrait, puisqu'il est quand même plus courant d'avoir un chat à la maison qu'un requin ou une tortue, certes. Mais on retrouve finalement la même idée. Apprendre aux enfants à mieux comprendre les animaux, leurs besoins, leurs comportements, et puis sensibiliser les enfants. les futurs adultes de demain, au bien-être animal en général, ça me semble absolument primordial. Et je trouvais justement intéressant aussi d'aborder cette question à travers un animal qu'on a dans beaucoup de foyers, que des enfants côtoient au quotidien, qui est le chat. À travers Charmonieux, son entreprise de comportementalistes félins et sa boutique en ligne, qui regorge de produits dédiés au bien-être du chat, et les Ausha de Bastet, l'entité qu'elle a créée avec son associé, l'illustratrice jeunesse Trois Ailes. Sophie conçoit et diffuse des supports de médiation autour de la relation entre l'enfant et le chat et propose des ateliers collectifs autour du bien-être du chat et de la relation humain-chat, et particulièrement enfant-chat. Sophie est aussi engagée dans le milieu associatif auprès des Ausha Libres Citoyens de Saint-Priest, une association de protection de Ausha, où elle propose notamment des consultations téléphoniques aux adoptants de l'association qui en ressentent le besoin pour que l'adoption de leur chat se passe au mieux. dans cet épisode. On va parler du bien-être du chat, de la relation entre le chat et l'enfant, un sujet qui peut devenir d'ailleurs particulièrement important et parfois même problématique lorsque une famille rencontre un problème de comportement avec l'animal. On abordera aussi l'importance de l'enrichissement du milieu de vie de Ausha, de la sensibilisation du jeune public au bien-être animal, un sujet qui trouve désormais sa place à l'école, mais aussi d'un sujet absolument essentiel lorsqu'on parle de protection féline, c'est la stérilisation. Et puis, je ne sais pas si vous connaissez les fleurs de Bac, mais Sophie nous expliquera également comment elle les utilise à bon escient dans sa pratique de comportementaliste. Bref, un épisode qui devrait intéresser tous ceux qui vivent avec un chat, ou un enfant, ou les deux. ou qui envisagerait une adoption. Mais aussi tous les autres qui souhaitent mieux comprendre ces animaux merveilleux avec lesquels bon nombre d'entre nous partagent leur quotidien. Allez, c'est parti pour ce nouvel épisode de l'écho des museaux 100% chat.
- Speaker #2
Je suis Sophie Jeanne, je suis comportementaliste félin, maman d'un petit garçon de 6 ans. J'ai également trois Ausha à la maison qui m'ont poussé à devenir comportementaliste pour certains. Et je suis chef d'entreprise, donc j'ai créé... mon entreprise pour notamment les Ausha de Bastet et le comportement félin. Juridiquement parlant, Charmonieux c'est mon entreprise, donc je suis en micro-entreprise, et les Ausha de Bastet c'est l'union entre Charmonieux et Trois Ailes, donc mon associée qui est illustratrice, donc là on est sur une autre entité, tout simplement.
- Speaker #0
Pourquoi t'être orientée vers cette seconde carrière de comportementaliste félin ?
- Speaker #2
Eh bien, j'ai toujours eu des Ausha dans ma vie. Les derniers arrivés, donc l'Azur 2017. je l'ai adoptée à la SPA, donc elle était déjà adulte, pas sociabilisée à l'humain a priori, elle n'avait jamais rencontré l'humain, donc il a fallu déjà faire un travail de sociabilisation avec elle, que j'ai réussi à faire à peu près, on va dire, en n'étant pas forcément formée pour, mais on va dire qu'avec l'habitude des Ausha, et le temps et la patience, de toute façon, on y arrive. Et puis en 2021, j'ai adopté un deuxième chat. Et là, ça a été très compliqué entre eux, parce que c'était aussi un adulte, parce que l'adulte a priori n'était pas très... Contente de voir arriver un compagnon de vie. Du coup, j'ai découvert le comportement félin. Je me suis plongée dans des recherches pour essayer de comprendre comment faire pour que ça se passe au mieux entre eux. J'ai découvert le métier de comportementaliste félin que je ne connaissais pas. Et puis qu'il existait toute une science autour du comportement qui permettait d'améliorer une cohabitation. Ça m'a décidé à me former, puisque j'ai arrêté ma précédente carrière. Il y a plusieurs centres de formation. J'ai choisi un centre de formation et je me suis formée au comportement.
- Speaker #0
Moi je ne connaissais pas ce métier, je connaissais beaucoup chez les chiens.
- Speaker #2
Oui, c'est beaucoup plus répandu.
- Speaker #0
Ça m'a étonnée quand j'ai vu chez les Ausha.
- Speaker #2
En fait, les chiens, parce que les chiens il y a aussi l'aspect éducation, qu'il n'y a pas du tout chez les Ausha. Et l'éducation, là on est plus sur le chiot qui a besoin d'être éduqué. Mais après quand on a des troubles sur un chien, on va le toquer chez un comportementaliste. Et c'est vrai que les Ausha, c'est beaucoup moins connu, mais pourtant il n'y a plus d'un chat qui a des problèmes de comportement. Et donc ça se développe.
- Speaker #0
Du coup, quels sont les problèmes les plus rencontrés chez les gens ?
- Speaker #2
Par exemple, des problèmes d'agressivité, des problèmes d'urine hors litière, ça s'arrive aussi régulièrement, des problèmes de cohabitation avec les enfants, ce qui m'a un petit peu amenée Ausha de Bastet. Donc ça, c'est essentiellement les points qu'on retrouve le plus souvent et on s'aperçoit que les gens n'ont pas forcément idée que des fois, il suffit juste de remettre des choses en place que le comportement indésirable va cesser. On est là pour les guider au mieux.
- Speaker #0
Pour les chiens, on dit souvent que le mauvais comportement ou les problèmes de comportement sont induits des besoins fondamentaux qui ne sont pas respectés. Est-ce que c'est un peu pareil pour le chat ?
- Speaker #2
Exactement. Typiquement, un problème de pipi hors litière, on va déjà regarder au point de vue environnemental s'il n'y a pas un problème avec la litière, en elle-même avec le bac, avec le substrat, avec l'emplacement. Il faut savoir qu'un chat, par exemple, il y a certains Ausha qui ne vont pas supporter d'avoir une litière souillée pendant plusieurs jours. Donc, ils vont avoir besoin d'avoir une litière propre tous les jours, au quotidien. Donc, il va falloir s'adapter. Parce que sinon, au bout d'un moment, ils vont aller uriner ailleurs. Il y a des Ausha qui ne vont pas aimer avoir un couvercle sur le bac parce que ça ne leur permet pas justement d'observer à l'extérieur alors que normalement, un chat dans la nature, quand il fait ses urines, c'est le moment où il est le plus vulnérable. Donc, du coup, il a besoin de pouvoir observer autour de lui ce qui se passe, justement, et en lui mettant un couvercle. même s'il n'est pas dans la nature et qu'a priori il n'y a pas de raison qu'il a un problème, on l'empêche quand même de faire un comportement instinctif chez lui, d'observer l'extérieur. Les Ausha de Bastet, en fait, on a vu un nom, on a cherché longtemps, on a voulu un nom qui à la fois évoquait les Ausha, mais aussi évoquait les enfants. Et Bastet, c'est une déesse égyptienne, effectivement, qui est souvent représentée par un chat, parce qu'elle est considérée comme la mère de tous les Ausha. D'ailleurs, c'est pour ça que les Ausha étaient si vénérés en Égypte. Les Ausha étaient le représentant de Bastet en physique sur le cerf. Déjà, il y avait un lien avec le chat. Et Bastet, c'est aussi la déesse du foyer des enfants. des femmes enceintes. Nous, on trouvait ça raccord avec nos valeurs, en tout cas les valeurs qu'on voulait porter avec les Ausha de Bastet, que ce soit les Ausha, le foyer, les enfants, et tout ça dans la joie et le bonheur.
- Speaker #0
Parfait. Comment sensibilises-tu les enfants au respect du chat ?
- Speaker #2
Un enfant, je pense que si tu lui expliques que déjà ce n'est pas un jouet, mais un être vivant avec des émotions, il y a déjà quelque chose qui va se passer dans son cerveau. En lui expliquant par exemple, est-ce que toi tu aimes quand on vient te réveiller le matin énergiquement ? Ou est-ce que toi tu vas aimer si on te tire la jambe ? Ou toi est-ce que tu vas aimer si on t'empêche de manger ? De remettre l'enfant dans la situation qui le fait vivre Ausha... Des fois ça suffit simplement parce que du coup l'enfant va juste réaliser qu'on n'est pas en face d'un jouet et on est juste en face d'un être qui a des émotions, comme lui, et qui a peur, et qui est en colère, et qui a envie aussi des fois de faire des câlins. Donc moi mon rôle à travers les ateliers c'est vraiment d'expliquer aux enfants que comme toi en fait ils ressentent des émotions le chat, et il faut les respecter, bien évidemment.
- Speaker #0
Et là, tu parles d'ateliers, comment ça se passe concrètement dans ta clientèle ? Est-ce que tu fais à domicile ?
- Speaker #2
Alors, dans le rapport avec les enfants, je vais plus faire du collectif, plus sur des ateliers, que ce soit en école, en bibliothèque ou à domicile. Je propose aussi des ateliers à domicile avec plusieurs enfants.
- Speaker #0
C'est super. C'est un peu... Enfin, c'est pas la même chose, mais ça me fait penser un peu au programme Pécram dans les écoles. Ça peut être un peu pareil pour les Ausha, même s'il ne doit pas y avoir de label pour ça. Oui,
- Speaker #2
c'est ça. D'ailleurs, j'ai été... J'ai été contactée par plusieurs personnes qui font des programmes comme ça pour effectivement faire un parallèle, parce qu'on est aussi dans la protection de l'enfant, parce que malgré tout, le chat, quand il se sent acculé, normalement il fuit s'il est bien dans sa tête, mais s'il est acculé, il va vouloir se défendre aussi.
- Speaker #0
Et justement, qu'est-ce qu'on peut remondir là-dessus ? Quels sont les signes qui montrent qu'un chat est à l'aise ou au contraire qu'il subit la présence d'un enfant ?
- Speaker #2
Pour moi, en tout cas, je trouve qu'un chat, c'est hyper expressif, normalement. Plus un chat va être... craintif, plus il va se faire petit, il va vouloir se cacher, il va fuir, parce que normalement, un chat bien dans ses pattes, la première chose qu'il va faire face à une situation qui l'embête, c'est qu'il va fuir. Déjà, si on a un chat qui est fuyant quand l'enfant arrive dans la pièce, ou qui se cache, l'enfant n'a pas forcément fait du mal Ausha, mais en tout cas, le chat ne se sent pas en confiance. Après, il y a aussi une question de sociabilisation. Je vois à la maison, la dernière, c'est une petite que j'ai eue en famille d'accueil, qu'on a eue à un mois. Elle a toujours connu mon fils, donc elle ne se pose même pas de questions. Après, elle a eu mon fils, mais qui était driveé et qui n'a jamais non plus... ne lui a jamais tiré la queue ou fait mal exprès. Donc elle ne se pose pas de questions. Mais c'est vrai que, de manière générale, un chat qui n'est pas habitué aux enfants va avoir tendance peut-être à fuir, sauf si on arrive à le mettre en confiance, effectivement.
- Speaker #0
Tu en fais beaucoup, tes ateliers, comme ça ? Comment ça se passe ? C'est les écoles qui viennent à toi ? Non,
- Speaker #2
c'est moi qui démarche. Surtout, ma cible, c'est plutôt de la moyenne section jusqu'au CE1, CE2. C'est surtout ma cible. Et je trouve que c'est la période de l'enfance où ils sont le plus réceptifs à tout ça. Et on voit bien que des fois, il y a la petite lumière qui s'allume quand on commence à discuter et qu'ils comprennent. Moi, j'ai le souvenir d'une petite, un jour qui m'a dit... Parce que j'ai un powerpoint avec des diapos, et je montre différents faciès. Moi, je trouve que pour l'enfant, le plus facile, c'est le faciès. Quand on a le faciès du chat, il est assez expressif. Elle m'avait montré un faciès de chat qui avait peur. Et elle me dit « moi à la maison, ma chatte, elle fait toujours ça quand papa y parle, mais c'est parce qu'elle sait qu'elle a fait quelque chose de mal et que papa l'a gondé. » Je dis « oui, pas tout à fait ! » Surtout qu'elle a peur en fait. Elle a peur parce qu'elle se fait gonder et qu'elle ne comprend pas pourquoi elle se fait gonder. On n'a pas cette notion de connexion entre la brimade et le fait. Voilà, ça permet aux enfants de réaliser aussi, peut-être que, effectivement, certaines pratiques ne sont peut-être pas adaptées.
- Speaker #0
Et ça, c'est bien, parce que je pense qu'il y a, même encore aujourd'hui, je rencontre des gens qui essayent de corriger, eux, en tant qu'adultes, ce qu'ils ont vu dans la sphère familiale ou les mauvais comportements avec les animaux, et de déconstruire un peu les idées reçues et de se questionner sur le bien-être animal le plus tôt possible. C'est vachement bien.
- Speaker #2
De toute façon, plus c'est tôt. C'est Victor Hugo qui disait que chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne, mais c'est vraiment ça en fait. Plus on va avertir l'enfant tôt de ce qu'est le respect du bien-être animal, plus ça sera logique pour lui derrière de le respecter et de faire en sorte de vivre et de cohabiter sereinement avec son animal.
- Speaker #0
Ah ouais, tout à fait, très belle phrase.
- Speaker #1
Sophie nous présente à présent les cartes pédagogiques qu'elle a développées avec Trois Ailes, son associée illustratrice jeunesse, afin de sensibiliser les plus jeunes au respect du chat et comprendre son comportement pour développer une relation harmonieuse. Elle nous explique aussi comment l'idée lui est venue de créer ces supports. Ces cartes sont dotées d'ailleurs de magnifiques illustrations. Si vous nous écoutez en version audio depuis une plateforme d'écoute, n'hésitez pas à venir découvrir les illustrations sur notre version YouTube.
- Speaker #2
L'idée est venue de mon fils, de mon expérience perso. J'ai eu un petit garçon. Et j'ai voulu, parce que c'est bien quand maman parle, mais le support écrit, c'est encore mieux. Moi, personnellement, je trouve que c'est encore mieux. Ça donne peut-être plus d'appui encore aux propos. J'ai voulu chercher un livre pour le guider dans ces premières années. Et je n'ai jamais trouvé de guide, jamais trouvé de livre. Donc, au bout d'un moment, comme j'avais la chance d'avoir dans ma vie une illustratrice jeunesse, je me suis dit, autant se lancer. Donc, l'idée est venue comme ça. Le premier outil, c'est 22 cartes. qui représente des situations que l'enfant traverse au quotidien avec son chat. Elle commence par comment on dit bonjour à son chat. On ne réveille pas le chat quand il dort, on ne le dérange pas quand il mange. Parfois, il a envie de câlins, parfois pas. Donc, respecter aussi les envies du chat, même si l'enfant a envie de faire des câlins. C'est tout un tas de situations quotidiennes que l'enfant rencontre. Et du coup, ça le permet d'être guidé dans ce quotidien, à l'aide d'un adulte, bien évidemment. Et puis du coup, parfois, ça guide aussi un petit peu l'adulte. Et voilà, c'est aussi expliqué, si tu insistes, la sanction, elle va tomber, parce qu'à un moment donné, le chat, il ne va pas se laisser faire.
- Speaker #0
Et ça, avec ce support-là, comment tu sensibilises du coup ? Comment tu les présentes ? Est-ce que c'est sous forme de jeu ? Pourquoi il y a des couleurs différentes ?
- Speaker #2
Alors, les couleurs, non. Nous, on voulait un objet ludique et coloré. Il n'y a pas de code couleur. En fait, on a pensé cet outil en voulant un outil simple. D'ailleurs, à chaque fois que je croise quelqu'un qui travaille en IME, à chaque fois, on me dit que ça fait penser au picto, nos dessins. Parce qu'il n'y a pas de fioritures, il y a juste l'info essentielle dans la carte, plus le texte pour l'adulte qui accompagne. Et on a voulu avoir un objet à la maison simple et qui permet à l'enfant de prendre des cartes et puis de reparler avec ses parents. Et pourquoi pas aussi parfois refaire des piqûres de rappel, parce que bien évidemment que l'enfant, il reste un enfant. Et que comme mon fils, ça lui arrive parfois de se prendre un coup de patte parce qu'il a fait quelque chose de pas bien, de lui rappeler avec la carte. que tu n'as pas respecté. C'est le jeu.
- Speaker #0
C'est un support qui peut être acheté par les familles ?
- Speaker #2
Oui, on le vend sur une boutique en ligne. Tout confondu, parce qu'on a développé une version carte-question, carte-réponse pour un peu plus grand. On en est à peu près 400 exemplaires rendus.
- Speaker #0
Super bien. Tu as des retours d'expérience ?
- Speaker #2
Oui. J'ai deux clientèles. J'ai une clientèle particulière, avec des parents qui veulent sensibiliser leurs enfants beaucoup aux comportements faits là. Et j'ai des professionnels surtout, des comportementalistes, des médiateurs, des orthophonistes qui aiment bien aussi nos cartes parce qu'elles sont ludiques et que ça fait parler. Et puis, quand elles ont une sensibilité avec le chat, ça fait toujours plaisir de travailler avec ce genre d'outils. Psychomotricienne. Maintenant, on vend un support justement pour animer des ateliers pour des comportementalistes, par exemple, ou pour des associations qui veulent animer des ateliers avec leurs adoptants, avec un PowerPoint, pareil, avec des diapos. pour faire une soirée de sensibilisation, un moment de sensibilisation auprès des enfants de leurs adoptants.
- Speaker #0
C'est super. Donc là, tu me parles de ce premier support, et donc tu en as un d'autre pour les enfants plus grands ?
- Speaker #2
Voilà. Donc c'est les mêmes thèmes, on a repris les mêmes thèmes, mais on a fait beaucoup carte question, carte réponse. Donc là, il faut chercher la bonne réponse, parmi les 40 cartes, 42 cartes.
- Speaker #0
Donc tu as des ateliers avec des enfants plus âgés ?
- Speaker #2
Ça m'arrive, oui. Je fais jusqu'à peu près 15 ans.
- Speaker #0
Est-ce que ce n'est pas limite trop tard ? Non,
- Speaker #2
ce n'est jamais trop tard. Mais pour les intéressés, disons qu'en général, il faut qu'il y ait quand même une sensibilité à la cause animale. Et déjà, ils ont déjà pas mal de réflexes. Mais comme ça m'arrive d'en animer à domicile, ça m'arrive d'avoir des fratries qui vont de 4 à 10, 15. Donc du coup, à l'occasion, on va le découvrir aussi. Et c'est toujours intéressant d'échanger aussi, parce qu'effectivement, ils ont une autre approche du rôle de leur adolescence.
- Speaker #0
Donc ça c'était deux supports de médiation physique ?
- Speaker #2
Oui, on a fait un troisième support pour le chien pour suggestion d'activité. Pareil, pour essayer de construire une relation bienveillante avec son chien.
- Speaker #0
Donc tu t'ouvres au chien ?
- Speaker #2
Je m'ouvre au chien mais sans être comportementaliste canin. Il n'y aura pas du tout de conseil de comportement. Mais c'est plus la relation enfant-chien pour que l'enfant ait envie de s'impliquer dans cette relation.
- Speaker #0
Oui mais toi quand tu me disais, pardon, quand on s'est rencontré que... Tu faisais les chums, c'était le bien-être animal ou sans charge ?
- Speaker #2
Oui, on essaie de développer d'autres produits un peu plus larges.
- Speaker #0
Parce qu'il peut y avoir aussi les NAC, il y a plein de choses. Oui,
- Speaker #2
et par exemple, le deuil animalier, c'est quelque chose qui nous touche en tant qu'adultes, mais qui touche aussi les enfants. C'est peut-être bien d'avoir un support pour expliquer ce qui leur arrive. En plus, à ce moment-là, on n'est peut-être pas forcément hyper disponible pour leur expliquer. On est en train de réfléchir à différents outils.
- Speaker #0
Il y a de quoi dire et de quoi faire. C'est super. Est-ce que tu as des conseils pour instaurer une relation de confiance ? entre un chat et un jeune enfant ?
- Speaker #2
Moi je dirais que la première chose à faire c'est de montrer Ausha que la présence d'un enfant est hyper positive. Donc ça, ça passe selon le chat en fait, selon son caractère, ça va passer par la nourriture, donc la distribution de la pâté typiquement. Dès que l'enfant est en âge, de mettre, enfin pas de mettre la pâté dans la gamelle, mais en tout cas de porter la gamelle jusqu'au chat, ça c'est bien de lui faire faire, de mettre les croquettes aussi dans la gamelle d'ailleurs. Avoir aussi le réflexe d'avoir des petites friandises dans la main quand... quand l'enfant souhaite une interaction avec le chat. Et puis le jeu. Pour les Ausha qui sont réactifs, le jeu, c'est aussi quelque chose qui peut et amuser l'un et amuser l'autre et établir effectivement une relation de confiance entre les deux.
- Speaker #0
J'ai beaucoup aimé voir sur les réseaux sociaux, du coup, les mercredis KitKat. Qu'est-ce que tu peux en dire à moi ?
- Speaker #2
Alors, les réseaux sociaux, c'est une grande histoire de... Amour, haine. Donc du coup, je me suis motivée et je me suis dit, il faut que je trouve une série tous les mercredis, parce que c'est le jour de l'enfant. Et voilà, donc on s'est lancé dans un mercredi, une activité en fait, pour justement créer le lien entre l'enfant et le chat aussi, et lui donner envie de s'intéresser à son chat, de partager un moment avec lui. Et la dernière diapo va expliquer tous les bienfaits, autant pour l'enfant que pour le chat, de faire cette activité. Il y a beaucoup de contenu que je crée à partir des illustrations que mon associé fait. Le but, c'est que ça soit ludique. Le truc, c'est que les réseaux sociaux, ce ne sont pas les enfants qui sont dessus. Mais le but, c'est aussi quand même d'inspirer les parents et de leur montrer. Parce que ça peut être montré quand même.
- Speaker #0
Est-ce que tu as un exemple d'activité qu'on peut mettre en place avec son chat ?
- Speaker #2
L'un des derniers sujets, c'est de lui créer une petite canne à pêche. Ça peut être un super cadeau de Noël, par exemple. Ce n'est pas compliqué, un bout de bois. une ficelle. Alors moi j'expliquais qu'il pouvait aussi garder les bolducs des cadeaux. Ça brille, ça fait pas trop de bruit, c'est attractif et de tout attacher ensemble et puis après expliquer aussi à l'enfant comment on joue parce que bon après ça dépend peut-être du caractère des enfants mais certains ils vont avoir la gagne, ils vont essayer de gagner tout le temps mais non c'est aussi le but c'est aussi de partager et de laisser son chat gagner un petit peu la partie de temps en temps voilà c'est
- Speaker #0
Et puis les enfants sont créatifs avec pas grand chose.
- Speaker #2
Et puis en plus c'est une telle fierté, moi je vois quand on leur fait créer des choses et que le chat en plus réagit derrière, c'est une super fierté pour l'enfant.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a beaucoup, selon toi, d'abandon de chat parce que le chat ne s'était pas adapté à l'enfant ou un enfant qui arrive au foyer et l'acceptation ? de la situation par le chat, qui est un bébé par exemple, ou alors que l'enfant en grandissant n'ait pas accepté le chat, et qu'il y ait des problèmes de comportement, d'agressivité, etc. Et je ne sais pas, je ne connais pas les chiffres, mais je me dis qu'il peut y avoir pas mal d'abandons comme ça.
- Speaker #2
Alors moi, je n'ai pas les chiffres non plus. Mais par contre, ce que je sais, c'est que dès la grossesse, on fait peur aux femmes avec la litière et la toxo. Donc déjà, ça commence par ça. Et ça, j'ai vu plus d'une fois une femme venir toquer en disant qu'il fallait qu'elle s'éteigne par son chat parce qu'elle était enceinte. Et ça, je trouve ça... sidérant. Je l'ai vu ma propre gynéco me le dire, en tout cas ne pas faire la litière tant que je n'étais pas immunisée par la toxo, j'ai eu la chance de l'être. Je pense que quand tu es des Ausha on l'aime. Et après effectivement, il faut savoir qu'un enfant, le chat, il ne va pas le calculer avant six mois, il ne va pas le calculer le chat parce qu'il est dans son monde, dans sa bulle et ensuite il va vouloir essayer de l'attraper. Après effectivement, si on n'est pas derrière à essayer de faire attention et Ausha et à l'enfant, oui ça peut vite déraper. parce que je dirais entre 7-8 mois, 1 an et 2 ans, 2 ans et demi, c'est une période où on ne peut pas expliquer parce que l'enfant ne va pas comprendre et le chat ne va pas comprendre non plus. Et du coup, c'est à nous aussi de prendre le relais durant cette période pour que la relation ne soit pas trop abîmée. Et derrière, dès que l'enfant... Enfin, les cartes seront les amis à partir de 2 ans parce qu'en tout cas, moi avec mon fils, j'ai estimé qu'à partir de 2 ans, il était capable d'entendre ce que je lui disais. Juste faire attention. Vas-y doucement. Non, n'attrape pas la queue. Enfin, voilà. Juste qu'il n'essaye pas, en fait, de la traiter comme une peluche. Ce n'est pas une peluche, quoi.
- Speaker #0
Oui, mais là, tu dis, l'enfant ne calcule pas le chat.
- Speaker #2
Jusqu'à six mois.
- Speaker #0
Oui, mais dans l'autre sens.
- Speaker #2
Le chat, oui. Bien sûr, il va venir le sentir. Il va venir, bien sûr.
- Speaker #0
Et on dit souvent que les Ausha sont imprévisibles. Ce n'est pas pour faire peur que je dis ça, mais justement, je me fais l'avocat du diable. Des gens qui penseraient que...
- Speaker #2
Il n'y a pas de raison.
- Speaker #0
Tu vois, un coup de griffe.
- Speaker #2
Non, il n'y a pas de raison. Il ne le fera pas à un moment où il y a un problème. psychiatrique chez le chat mais il n'y a aucune raison que le chat ait donné un coup de griffe si l'enfant a pas de gestes envers lui qui pourrait lui faire peur il n'y a aucune raison donc faut faire attention bien évidemment mais surtout enfin c'est pas une raison encore une fois d'abandonner son animal
- Speaker #0
Au contraire. Moi, je trouve que c'est un super lien que d'avoir un animal et un chat, notamment dans son enfance, pour grandir. Donc, juste à nous de travailler pour que la relation soit la plus saine et la plus équilibrée possible. Après, je ne dis pas, moi, mon fils, il s'est pris des coups de patte, mais il sait pourquoi. Moi, j'ai eu le cas, il n'y a pas très longtemps, d'adoptants qui avaient peur parce qu'ils avaient une petite et que la petite voulait prendre le chaton près de son visage. Et là, surtout pas, surtout pas. Oui, il faut se méfier, mais ce n'est pas parce qu'à moins qu'elle lui fasse mal. Mais sinon, il n'y a pas de raison que le chat aille tout de suite s'attaquer à l'enfant. Et encore plus quand c'est le tien, que tu le connais. Si tu fais en sorte que la relation soit saine entre l'enfant et le chat, il n'y a aucune raison que le chat lui saute dessus. Sauf cas psychiatrique, encore une fois. Mais il y a un chat bien dans ses pattes. Il va fuir plutôt que d'attaquer, de toute façon. Un des meilleurs retours que j'ai eus, c'est une cliente que j'avais en physique, qui m'avait acheté les cartes, parce qu'elle avait deux enfants dans le bas âge. Et elle m'a fait un retour à Jean en disant, mon petit dernier, qui devait avoir 3-4 ans à l'époque, avait peur du chat. Et depuis qu'il a eu les cartes, il n'a plus peur du chat. Parce qu'en fait, il a compris que ce n'était pas justement un animal sauvage, ou je ne sais quoi, ce qui s'était raconté dans sa tête. et que comme lui, il était capable de ressentir des émotions. Du coup, ça l'a motivé à construire une relation avec le chat et du coup, à laisser tomber cette barrière de peur qui est souvent là quand on ne connaît pas, tout simplement parce qu'on ne connaît pas et ça fait peur. Donc, ça lui a permis de construire cette relation.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, ça me fait penser, je repense à ce que j'avais vu quand je t'avais rencontré. On n'a pas parlé des Playmobil. C'était ma grande passion et j'avais vu ça sur ton stand. Alors, est-ce que tu t'en sers ?
- Speaker #0
Pour les marchés, essentiellement, pour les salons, les marchés.
- Speaker #1
Tu n'as pas construit une petite scénette de médiation dans tes ateliers avec les Playmobil ?
- Speaker #0
Dans les ateliers, je ne le fais pas parce que j'essaie quand même d'avoir leur attention sur les Powerpods. J'avoue que je ne le fais pas forcément. Non, c'est plus un outil dans les salons. Ça marche bien.
- Speaker #1
Je me suis rendue tout de suite. Je suis un grand enfant, moi, les Playmobil, en plus.
- Speaker #0
Et puis, moi, ça réunit ma passion d'aller fouiner sur Vinted pour trouver des Playmobil. Et puis de faire des petites scénettes, effectivement, pour que l'enfant puisse me dire si c'est bien ou pas bien, selon lui. Et puis il gagne un petit sticker, ça aussi il répond bien. Ou il ne répond pas bien.
- Speaker #1
C'est quand même un outil de médiation. Ah bah oui,
- Speaker #0
il y a aussi des messages derrière.
- Speaker #1
C'était très intéressant ce que tu as dit sur les femmes enceintes, parce que moi je pensais plus à l'après, à la relation enfant. Non,
- Speaker #0
ça commence dès la grossesse. Après, encore une fois, ça dépend du médecin que tu vas croiser. Mais moi-même, je l'ai vécu. La première chose qu'elle m'a dit, c'est attention, on arrête la litière. vous approchez plus trop de votre chat, on ne va pas non plus... Enfin, je ne sais pas. On ne va pas s'arrêter de vivre. Et bien évidemment, la toxo, oui, la litière, si on peut avoir le conjoint qui peut la faire, ça c'est carrément mieux. Moi, j'avais ma sage-femme qui, elle, était une folle de chat, qui m'avait rassurée en me disant tout de suite, mais tu prends des grands mappas et c'est bon, tu t'es protégée. Donc c'est vrai que, dès le départ, on instaure une espèce de méfiance envers l'animal, que je trouve pas très chouette. Mais après, encore une fois, je pense que ça dépend des personnes sur qui tu tombes.
- Speaker #1
Mais je trouve que c'est intéressant de le dire, ça. Parce que, tu vois, c'est une idée reçue, je pense, que beaucoup de personnes ont. Moi, je l'ai vu en protection animale, des adoptantes qui se sont désistées sur des Ausha parce qu'elles étaient enceintes. Moi, je me suis dit, je comprends, elle a d'autres priorités. Non, je pense que c'est qu'on ne lui a fait pas. Je n'avais pas pensé à la crainte.
- Speaker #0
Après, je comprends aussi, effectivement, qu'on ait d'autres priorités une fois que l'enfant est là. Mais ce n'est pas un chat qui va changer beaucoup la donne, au final.
- Speaker #1
Non, c'est sûr. et puis ben Après, ça dépend vraiment des gens, ça. Mais c'est vrai qu'en général, le bébé ou la famille se modèlent autour de l'existant, quoi. Et les animaux font partie de la famille.
- Speaker #0
Bien sûr. Et surtout, ça apporte tellement derrière à l'enfant. Ça demande, par contre, effectivement, on va dire entre six mois et deux ans, ça demande constamment de la surveillance. Enfin, entre six mois et deux ans, de toute façon, on est constamment en surveillance. Donc, un peu plus, un peu moins. Ça demande un effort supplémentaire, effectivement. Mais je pense que... Après, on le retrouve au centuple derrière dans la relation. Moi, quand je vois mon fils jouer avec ses Ausha et leur parler, quand il leur raconte ses malheurs, ses chagrins, ou quand il récite une poésie, que les Ausha viennent devant lui et qu'il est tout content de la réciter à la poésie, moi, je trouve ça génial. Surtout quand c'est un enfant unique, je trouve que ça a une autre dimension. Mais non, c'est tellement...
- Speaker #1
C'est très enrichissant.
- Speaker #0
Enrichissant, oui. Il y aura un animal.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, dans les écoles, tu te rends un peu dans les écoles, Et tu as des retours justement du corps enseignant, des médiateurs ?
- Speaker #0
Déjà maintenant, à l'école, en CP, il me semble, il y a une obligation de sensibilisation au bien-être animal. Je crois que c'est par rapport à l'éducation un peu civique qu'on donne aux enfants. Encore une fois, ça dépend sur qui on tombe. Moi, j'ai eu tout. J'ai eu des maîtresses qui avaient des Ausha et qui se sentaient concernées. Des maîtresses qui n'avaient pas du tout d'animaux, mais qui voyaient... Elle voyait bien quand même l'intérêt, parce qu'au-delà du message envers l'animal, on est sur un message beaucoup plus universel, c'est-à-dire le respect et la bienveillance envers autrui. Que ce soit un animal ou un humain, on est sur les mêmes valeurs. Donc elle, elle voyait cet intérêt-là. Les retours, oui, c'est quelque chose pour les enfants qui n'ont pas l'habitude, ce n'est pas quelque chose d'habituel à l'école. Ils ont une tierce personne qui vient les voir, qui vient leur parler de Ausha. Ils adorent raconter leurs histoires de Ausha, d'ailleurs. Je pense que c'est un moment apprécié par tout le monde, effectivement, qui change...
- Speaker #1
C'est en mémoire.
- Speaker #0
Oui, et qui changent un petit peu de leur quotidien très scolaire.
- Speaker #1
Oui, les animaux font partie de la famille. Mais je souhaite quand même compléter le propos que je viens d'avoir avec Sophie, puisque j'ai effectivement évoqué des cas que j'ai connus en protection animale de femmes qui, enceintes, se sont désistées pour des adoptions de Ausha. Et je souhaite préciser que je ne juge absolument pas les personnes qui, dans un processus d'adoption, vont finalement faire le choix de se rétracter, quelle qu'en soit la raison d'ailleurs, grossesse ou autre, parce qu'il y a beaucoup de facteurs à prendre en compte quand on adopte un animal. L'adoption, ça a un coût. Adopter un chien ou un chat, c'est quand même 15 ans de sa vie. Et même pour un autre animal avec une espérance de vie plus courte, l'engagement moral, les frais vétérinaires, les frais d'entretien, le temps. à consacrer à son animal, la réflexion autour des absences, des vacances, etc. Tous ces aspects sont à prendre en compte quand on envisage une adoption de manière responsable. Donc voilà, on a évidemment le droit de changer d'avis en cours de route et dans un processus d'adoption, encore une fois, responsable où chacun de ces aspects est réfléchi, c'est tout à l'honneur des personnes qui, finalement, ne se positionnent pas sur une adoption si ces paramètres ne peuvent pas être respectés, évidemment. Et pour en revenir aux femmes enceintes, je serais bien la dernière à émettre un quelconque jugement sur une décision comme ça, n'ayant moi-même pas d'enfant. Voilà, je referme la parenthèse. Quant au bien-être animal enseigné à l'école, en effet, depuis la rentrée 2024, le nouveau programme d'enseignement moral et civique, le MC, prévoit explicitement au CP d'aborder la question du respect dû aux animaux de compagnie. Et c'est une évolution qui s'inscrit logiquement suite à l'adoption de la loi du 30 novembre 2021. contre la maltraitance animale. Le code de l'éducation prévoit donc que l'EMC sensibilise à l'école primaire, mais aussi en collège et en lycée, les élèves au respect des animaux de compagnie, présentés comme des êtres sensibles afin de contribuer à prévenir les actes de maltraitance. Alors c'est super, même si on peut évidemment se demander pourquoi uniquement les animaux de compagnie ? J'ai envie de dire, tous les animaux sont des êtres sensibles. Mais en faisant mes petites recherches, j'ai trouvé quelque chose de très intéressant dans le programme. d'éducation morale et civique du niveau de seconde, dans lequel le ministère propose une activité intitulée « S'appuyer sur le droit en vigueur pour lutter contre la maltraitance animale » , dans laquelle les élèves se mettent dans la peau de juristes qui doivent travailler sur différents cas de maltraitance animale pour les faire réfléchir concrètement sur le statut de l'animal dans la société, être vivant et sensible. Et là, il n'est plus uniquement question de l'animal de compagnie, parce que l'activité permet aussi de déterminer des règles juridiques applicables. aux différentes situations qui leur sont présentées. Ce qu'on retrouve dans les situations étudiées, des situations d'élevage, de transport d'animaux, d'expérimentation animale, et d'abandon ou de mauvais traitement infligé aux animaux de compagnie. Donc les élèves prennent conscience que le droit encadre les animaux, en fait, selon leur statut dans la société. Et je trouve ça intéressant, en fait, de pouvoir aborder ces sujets-là au lycée. Personnellement, moi, j'aurais adoré que ce genre d'activité existe à l'époque où j'étais au lycée. L'époque très lointaine. Voilà, mais en tout cas, ça montre vraiment une évolution de la société sur l'animal, et ça c'est super positif. Et pour en revenir au plus petit, le programme de CP permet donc aux plus jeunes d'avoir une première réflexion sur le respect de l'environnement et du vivant, donc à travers cet enseignement moral et civique. Et je trouve ça vraiment intéressant, parce qu'au CP, on est vraiment dans cet apprentissage des premières règles de vie en société, apprendre à respecter les autres, comprendre leurs besoins, leurs émotions, les règles qui permettent de bien vivre ensemble. Donc c'est très positif que cette réflexion s'étende aussi à l'animal. Alors évidemment, comme bon nombre d'entre vous, et heureusement, j'ai pas eu besoin de cette éducation morale et civique dès le CP pour développer une forte empathie envers les animaux, je pense que beaucoup de personnes sont dans mon cas aussi. Mais si ça peut aider à créer une société future plus respectueuse des animaux, ben en tout cas c'est vraiment à encourager. Et c'est important d'ailleurs de faire comprendre aux enfants dès le plus jeune âge qu'un animal, ce n'est pas un jouet, qu'il a ses propres besoins, ses propres émotions, ses propres limites aussi. Et apprendre à un enfant à reconnaître ses limites, à comprendre le comportement de l'animal et à savoir comment interagir avec lui, c'est aussi apprendre une forme d'empathie et de responsabilité. Et tout ça fait écho avec le travail de sensibilisation que propose Sophie à travers les Ausha de Bastet. Mais plus globalement, la démarche de Sophie concerne tous les êtres vivants.
- Speaker #0
Pour moi, de toute façon, on est sur de l'universel. Le message, que ce soit un chien, un chat, un cheval, un lapin, un lézard, une mouche, même une plante. Moi, je vais très loin avec mon fils, après sans tomber non plus dans l'excès. Mais moi, par exemple, mon fils qui arrache une feuille d'une plante, juste tu la fais souffrir. Effectivement, elle ne va pas l'exprimer, ce n'est pas comme un animal qui va souffrir, mais tu arraches un morceau de la plante. Ce n'est pas anodin.
- Speaker #1
C'est le respect du vivant.
- Speaker #0
C'est le respect du vivant. Je pense que quand tu construis un humain en lui inculquant le respect et la bienveillance, que ce soit pour les animaux, mais pour tout le monde, d'ailleurs, ce n'est pas pour rien que je crois que les tueurs en série, ceux qui ont des problèmes de psychopathe, ils s'attaquent toujours aux animaux en premier. Ce n'est pas pour rien. Après, on peut ne pas être sensible. Moi, par exemple, j'ai toujours vécu longtemps avec des Ausha qu'avec des chiens, donc peut-être que ma sensibilité va plus vers des Ausha parce que je suis plus à l'aise avec eux, parce que je les comprends. Mais pour autant, je n'irai jamais faire du mal à un chien ou un chien en mauvaise posture. J'irai le secourir. Ce n'est pas sélectif. Et je pense qu'après, quand tu es capable d'avoir cette empathie, parce que c'est ça, c'est de l'empathie, que ce soit un humain ou un animal, c'est la même chose. C'est une question d'empathie. C'est développer l'empathie.
- Speaker #1
Sophie s'est longtemps engagée auprès de l'association Les Ausha Libres Citoyens de Saint-Priest. C'est désormais le moment du coup de valoriser cet engagement dans l'épisode. Sophie nous explique ce qui l'a amenée à s'engager, même si elle a dû prendre de la distance avec le milieu associatif pour préserver sa santé mentale, et je la comprends. L'occasion aussi de rappeler l'importance de la stérilisation des Ausha. On le rappelle, l'identification est obligatoire en France, mais pas la stérilisation.
- Speaker #0
Moi personnellement je trouvais ça logique en fait de m'engager dans une association puisque alors déjà j'ai deux Ausha qui sortent de la SPA, déjà j'y suis sensible puis de manière familiale on va dire que j'ai une grand mère qui adoptait ces animaux qu'à la SPA, une grand mère qui a qui a aussi pris des animaux en sauvetage, donc c'est quelque chose qui était quand même assez redondant chez nous et je trouvais ça important en tant que comportementaliste de mettre à disposition de Ausha qui se retrouvent dans des situations soit d'abandon soit de Ausha qui n'ont pas été sociabilisés. pour les aider justement à mieux vivre la transition vers l'humain et pouvoir avoir une belle vie. Donc à la base, je suis rentrée dans l'association pour donner des conseils de comportement, que ce soit aux familles d'accueil, mais aussi aux adoptants derrière, ce que je donne toujours d'ailleurs. Quand tu adoptes, j'offre un appel téléphonique avec l'adoptant pour que je réponde aux questions, s'il a besoin d'être rassuré ou s'il a des questions. Et puis bon, tu files en aiguille, tu te fais entraîner, il te prend dans le truie et puis bon, c'est vrai que... Je ne sais pas toi, mais moi, quand j'ai l'engagement, je vais jusqu'au bout du truc.
- Speaker #1
C'est un dévouement absolu.
- Speaker #0
Voilà. Donc, du coup, là, le dévouement, il s'est un peu arrêté à ma santé mentale. Donc, effectivement, j'ai mis le holà un peu pour ça. Mais je m'implique toujours dans cette association parce que je trouve ça logique, en fait, d'aider, tout simplement. D'aider ces Ausha qui aient la meilleure vie qui puisse être possible dans leur nouveau foyer. De base, c'est une association qui est là Merci. pour identifier et stériliser des Ausha libres. Quand tu identifies, tu stérilises. Derrière, tu prends soin de l'animal que tu as identifié et stérilisé. Donc, tu le nourris. Tu veilles à sa santé sanitaire, bien évidemment. Et quand tu as des points de nourrissage comme ça, tu attires forcément les Ausha abandonnés en premier lieu et les chatons qui naissent dans la rue. Donc, du coup, on se retrouve régulièrement à devoir prendre en charge des Ausha qui, eux, sont sociables parce que les Ausha libres ne sont pas forcément des Ausha... Même si dans un monde parfait, On pourrait prendre tout le temps de les sociabiliser, les mettre en maison et ça serait génial. Malheureusement, dans la vie, on n'a pas le loisir de le faire. Mais par contre, ceux qui sont déjà sociables et qui ont été abandonnés, on peut les sortir de la rue et les mettre à adoption. Et puis les chatons aussi, on les sort parce que normalement, ils sont à une période de leur vie où on peut encore sociabiliser correctement. Donc le but, c'est d'identifier, stériliser. Le but premier, de lutter contre la prolifération malheureusement qui...
- Speaker #1
Qui passe par la stérilisation, je pense qu'on peut le rappeler.
- Speaker #0
Qui passe par la stérilisation, mais malheureusement, qui n'est pas du goût de tout le monde. Et encore aujourd'hui, c'est malheureux.
- Speaker #1
Et sur la commune de Saint-Priest, c'est bien accueilli ? Parce que vous avez travaillé, j'imagine, avec la mairie ?
- Speaker #0
On travaille avec la mairie, bien évidemment. On est subventionnés par la mairie et l'ASPA, en bon, de stérilisation. Après, on a comme partout les responsabilités des gens qui prennent des chatons sur le bon coin, qui n'ont pas les moyens de stériliser. Et puis du coup, pareil, qui se retrouvent à l'art. rue et puis qui se retrouvent avec des chatons et puis...
- Speaker #1
C'est l'engrenage infernal.
- Speaker #0
Et puis on a des chalimes aussi, malgré tout, qui prolifèrent, mais on essaye... Mais ça, c'est un combat sans fin, de toute façon.
- Speaker #1
C'est dur, parce qu'en plus, le chat... L'épisode 5 avec Antonin, on en parlait un peu, mais c'est le seul prédateur qui se reproduit comme un prédaté. J'adore les Ausha, je ne veux pas dire ça de manière péjorative, mais c'est vrai qu'il y en a beaucoup, beaucoup plus que les chiens. Ça apporte malheureusement aussi des problèmes pour la biodiversité.
- Speaker #0
Ça apporte des problèmes, mais d'un autre côté, il faut se dire que la nature, elle n'aime pas le vide. Donc s'il n'y a pas de chat, il y aura autre chose. Après, je ne sais pas quoi, mais il n'y aura autre chose.
- Speaker #1
Ce n'est pas faux. Si quelqu'un qui a écouté le podcast, ça l'a inspiré pour s'orienter vers cette carrière-là, est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus sur le parcours à suivre pour devenir comportementaliste félin ? Est-ce que tu as des conseils, des choses qui t'ont aidé, toi, dans ton apprentissage ?
- Speaker #0
Il y a des centres de formation pour ça qui sont très bien. Il y en a quelques-uns. En France,
- Speaker #1
ça a répondu maintenant ?
- Speaker #0
Ça n'a répondu peut-être pas, mais je pense que déjà, si tu suis... Des comportementalistes sur les réseaux sociaux, tu auras vite des noms de centres de formation qui reviennent. Il y en a peut-être une dizaine.
- Speaker #1
C'est long comme parcours ?
- Speaker #0
Ça dépend des centres. Moi, j'ai eu sur une année de formation. Moi, je l'ai fait pendant le Covid, donc c'était un peu particulier à distance, mais ça dépend des centres. Après, tu n'es pas obligé, mais moi, à côté, comme je faisais du cat-sitting, j'ai aussi la cassette qui a un diplôme pour le coup d'État, qui est délivré par le ministère de l'Agriculture. qui me permet de travailler avec des Ausha. Moi, j'ai fait du chat. Il y a un chapitre sur le comportement, mais ce n'est pas ça qui va te former au comportement félin. Moi, je dirais qu'une formation sérieuse, en tout cas, c'est quelques mois, voire une année de formation.
- Speaker #1
Et après, tu dois concrétiser avec un stage ?
- Speaker #0
Des cas pratiques. Pour le chien, je sais qu'il y a des... Ma formation est faite pour chiens aussi, elle fait des stages en refuge. Pour le chat, c'est plus des cas pratiques qu'on va te faire faire derrière.
- Speaker #1
OK. Personnellement, je trouve ça vraiment positif qu'on puisse aujourd'hui se former de manière beaucoup plus approfondie au comportement animal. L'offre s'est largement développée dans les centres de formation autour des animaux de compagnie, avec des cursus consacrés au comportement canin, félin ou encore équin. Rien que pour l'ACACED, qui est l'attestation de connaissances pour les animaux de compagnie d'espèces domestiques, chiens, Ausha et naques, la liste officielle du ministère de l'agriculture comptent aujourd'hui près de 90 organismes de formation habilités en France, métropolitaine et en Outre-mer. Au-delà de cette attestation, on trouve aussi de nombreuses formations spécifiquement consacrées au comportement. Éducateurs canins, comportementalistes canins, comportementalistes félins, comme Sophie, comportementalistes équins, etc. Ça me fait aussi penser à Alan, mon invité d'un épisode précédent consacré aux perroquets, qui était comportementaliste aviaire. Donc voilà, on peut vraiment se former de mieux en mieux au comportement des animaux. Et je trouve qu'en plus d'aborder la sensibilité des animaux sur les bancs de l'école, comme on en a parlé précédemment, je trouve que développer ces offres de formation au comportement animal, ça traduit quand même quelque chose aussi de très intéressant dans la société, parce qu'on cherche de plus en plus à comprendre les besoins primaires des animaux, plutôt en fait que de leur demander à eux de s'adapter à notre mode de vie, et mieux connaître leurs besoins, leurs façons de communiquer, leurs émotions. forcément c'est une bonne base pour prévenir les incompréhensions, les situations de mal-être et les abandons ou les maltraitances. Et puis comprendre un animal comme nous l'a expliqué Sophie, c'est comprendre qu'un comportement qu'on pourra qualifier de problématique chez son animal a souvent une raison d'être. Derrière une malpropreté, une agressivité, une peur, une anxiété, peut y avoir tout un ensemble de causes qu'il faut chercher à identifier avant de vouloir simplement faire disparaître le comportement. Une fois que tout ça a été étudié, la nature peut donner un petit coup de patte à nos compagnons de vie. C'est ce qu'on va évoquer maintenant avec les fleurs de Bac, utilisées par Sophie dans sa pratique. Peut-être que certains d'entre vous connaissent déjà les fleurs de Bac. Si ce n'est pas le cas, c'est une méthode développée dans les années 1920-1930 par Edward Bac, un médecin homéopathe britannique. Il a développé un système composé de 38 élixirs floraux. Chaque élixir étant associé à un état émotionnel particulier. La peur, l'incertitude, le découragement, la solitude, l'hypersensibilité, etc. Son idée, en fait, c'était de travailler sur l'équilibre émotionnel plutôt que sur des symptômes physiques directement. Les fleurs de Bac sont aujourd'hui considérées comme une approche de médecine alternative ou complémentaire. Je précise quand même qu'elles ne se substituent évidemment pas à un traitement vétérinaire, ni même à une prise en charge comportementale adaptée lorsque c'est nécessaire, mais elles peuvent être envisagées comme un outil supplémentaire. Et c'est dans cette optique que Sophie s'est formée aux fleurs de Bac, ce qu'elle nous explique.
- Speaker #0
Quand tu es comportementaliste, la première chose que tu vas vérifier, après avoir vérifié qu'il y a bien eu un passage chez le vétérinaire pour s'assurer qu'il n'y a pas de problème physique, physiologique, La première chose, ça va être l'environnement. Si l'environnement répond aux besoins du chat, s'il est adapté. Je vais prendre l'exemple du pipi hors litière. Donc s'il n'y a pas de problème chez le vétérinaire du type cristaux ou autres infections urinaires. Si à la maison, il y a assez de litière, le substrat est adapté Ausha, le bac à litière est correctement adapté Ausha, l'emplacement est correct aussi. Enfin, si tout va, on peut en déduire qu'il y a une part émotionnelle. qui va faire que le chat va faire pipi hors de sa litière. Et c'est là où les fleurs de bac, comme tout autre produit, moi j'ai choisi les fleurs de bac parce que j'ai une sensibilité avec les fleurs et que je les utilisais moi-même avec mes propres Ausha, et puis en tant qu'humaine aussi. Les fleurs de bac, ça va permettre de rééquilibrer le stress qui fait agir le chat de cette manière. Donc typiquement, moi j'ai eu un chat qui faisait pipi hors litière parce qu'il avait un autre chat qui le stressait énormément. qui l'embêtaient. Donc du coup, les fleurs de Bac, ça lui a permis de se rééquilibrer et de trouver un peu de courage pour justement affronter un petit peu plus... Enfin, c'était du jeu au final, c'était pas méchant, mais elle, elle le prenait pas comme ça. Et en tout cas, ça lui a permis de donner du courage pour s'imposer face à lui. Et du coup, on a découlé le fait qu'elle a été capable de retourner dans la litière. Alors moi, j'ai multiplié le nombre de litières aussi entre-temps parce qu'à la base, je savais pas qu'il fallait multiplier... mais ça m'a paru tellement logique derrière que, en fait, oui, tu as un chat de puce, donc forcément, tu multiplies les ressources. Et du coup, les choses sont rentrées dans l'ordre.
- Speaker #1
Donc, il y a différents types de fleurs de Bac ?
- Speaker #0
Oui, les fleurs de Bac pour humains, donc il y en a 38. Ça va être les mêmes fleurs pour le monde animal, mais réduit, parce qu'il y a tout un pan de fleurs de Bac où il y a la mentalisation qui rentre en jeu. Là, on va parler des fleurs essentiellement de la peur, les fleurs de l'adaptation, du fait d'arriver à s'adapter aux changements d'environnement. au changement de vie. Ce sont des fleurs qui sont vraiment sur l'émotion pure et sans mentalisation. Et donc c'est moi après qui vais déterminer avec un questionnaire que je vais envoyer à la personne qui va déterminer les fleurs qui lui seraient utiles.
- Speaker #1
Et par curiosité, ça s'applique comment une fleur de Bac ? Dans l'eau. C'est un spray dans l'eau ?
- Speaker #0
Dans l'eau. C'est un compte-gouttes. Donc ça existe en spray aussi, mais sauf qu'en spray, pour un chacrin-tif par exemple, c'est pas la peine. T'as un compte-gouttes et puis tu mets dans l'eau et tu t'assures bien qu'il y ait X prises par jour. que ça agisse. Tu surveilles qui ? Oui ou non, parce que normalement, c'est 4 prises par jour qui est recommandé par BAC. Après, soit t'en mets un petit peu dans la pâté, t'en remets dans l'eau.
- Speaker #1
Et si les autres Ausha boivent la même eau, c'est pas un souci ?
- Speaker #0
C'est pas grave, non. Donc il n'y a pas de contre-indication, déjà. Il n'y a aucune toxicité ni rien, aucune dépendance. Et derrière, en plus, soit ça va être utile Ausha, soit ça va pas avoir de résonance, et du coup, on sait que là, ça ne lui fera rien. Que tu te formes en comportement, c'est une chose, parce qu'il faut absolument, effectivement, que l'environnement réponde aux besoins du chat. Comme tu disais tout à l'heure, comme pour le chien, le chat a des besoins au niveau de ses ressources, et il faut y répondre, sinon tu ne résoudras pas le problème. C'est pas en prenant des litres de fleurs de bac que tu vas résoudre le problème si l'environnement n'est pas adapté. Donc moi, mon premier job, ça va être de vérifier l'environnement du chat. Et derrière, quand tu as un chat qui est déséquilibré, pour x ou y raison, les fleurs, comme l'homéopathie, tu as plein d'autres aides. parallèles, même chimiques parfois, qui peuvent aider. Moi, je trouve que les fleurs, ça va vraiment apporter ce côté tout en douceur, mais qui va permettre de rééquilibrer le charme.
- Speaker #1
Et quand tu arrêtes les fleurs de Bac, le comportement reste...
- Speaker #0
Normalement, c'est ancré, oui.
- Speaker #1
Pour plus de renseignements sur l'utilisation des fleurs de Bac, vous trouverez de nombreuses ressources en ligne sur ce sujet. Et si vous souhaitez en discuter directement avec Sophie... Si vous pensez que ça peut aider votre chat, vous pouvez également la contacter. Et on termine en parlant réseaux sociaux. On a évoqué tout à l'heure le compte Instagram Les Ausha de Bastet, avec le fameux mercredi Kids Cat, que je vous laisserai découvrir. Mais Sophie possède aussi un autre compte Instagram, Charmonieux, où elle partage, entre autres, des moments de vie avec ses trois Ausha, l'Azur, Blake et Suki, mais aussi des nombreux conseils et des idées d'enrichissement pour inspirer les cat parents et les aider à améliorer le quotidien et le bien-être de leurs félins.
- Speaker #0
Je n'ai pas voulu tomber dans le conseil. que beaucoup de comportementalistes font, parce qu'il y en a déjà beaucoup qui le font et qui le font très bien. Et on est plus sur du partage de vie, du partage de... Moi, je suis une grande fanate de gamelles ludiques, par exemple. J'adore ça, je trouve ça génial. Et c'est quelque chose qui peut être tellement enrichissant pour un chat. Donc, j'aime bien partager mes découvertes. J'ai un aspect comportementaliste, mais conseillère un petit peu d'accessoires pour enrichir justement l'environnement du chat. Donc ça va être plus du partage de vie, comme n'importe quelle personne, sans forcément être comportementaliste, qui découvre des super trucs pour ses Ausha, qui aiment bien et qui partagent ensuite. Et après, mon côté comportementaliste va expliquer le pourquoi du comment.
- Speaker #1
Il y a plein de gens qui ne se doutent pas que des Ausha seuls, notamment, peuvent déprimer. Est-ce que sur la santé mentale du chat, tu as un mot à dire ? Et sur l'enrichissement ? Pour compléter ton propos ?
- Speaker #0
C'est essentiel. Je trouve qu'en fait, on part du postulat que le chat est un être indépendant, déjà. Donc bon, ça... C'est avéré que non, il a autant besoin que nous qu'on a besoin de lui. C'est étonnant parce que c'est vrai que moi j'ai longtemps, mes parents ont eu des Ausha et souvent on me dit mais ils n'ont jamais eu d'enrichissement, il n'y a jamais eu de soucis. Aujourd'hui, on a de plus en plus de Ausha, je trouve qu'ils s'ennuient en fait chez eux. Et même ceux qui ont accès à l'extérieur, ce n'est pas une raison, ce n'est pas parce qu'on a accès à l'extérieur qu'on n'est pas censé enrichir l'intérieur. Et on a des Ausha qui ont besoin d'être stimulés, qui en plus, parce que ça a quand même pas mal de conséquences, Le fait de les stimuler à travers des enrichissements, donc là je parlais surtout de gamelles, parce qu'il y a aussi le fait d'aménager un poste d'observation pour l'extérieur, par exemple, ça c'est hyper important. Il y a aussi bien évidemment dans la relation du jeu quotidien avec son humain, ça, ça va être important. Mais ne serait-ce que d'avoir une gamelle ludique, ça, ça ne va pas être quelque chose qui va être un investissement terrible pour l'humain, juste de remplir des croquettes dedans. Et ça va permettre Ausha d'avoir déjà un aspect... instinctif de chercher comment faire sortir la croquette de la gamelle, de fouiller, d'utiliser ses pattes, ce qu'il ne fait pas forcément dans une gamelle classique, et qui, alors certains le font, mais là pour le coup il va vraiment utiliser sa patte comme un outil, et ça c'est prouvé que dans la nature, le chat utilise beaucoup sa patte pour manger, donc ça lui aussi, ça lui remet un petit peu d'instinct dans les pattes, si je puis dire, et puis ça va lui permettre de manger plus lentement, et donc du coup ça va avoir aussi des conséquences sur sa satiété, qui va permettre aussi d'avoir un appétit peut-être un peu moins boulimique.
- Speaker #1
Donc la gamelle ludique, c'est quelque chose qu'on peut faire nous-mêmes ?
- Speaker #0
Ça peut être fait soi-même ou ça peut être acheté. Ce n'est pas non plus un investissement de fou. Mais oui, bien sûr, ça peut être fait soi-même. Il y a beaucoup de gamelles ludiques. Pour les chiens, encore une fois, les chiens sont très gâtés là-dessus.
- Speaker #1
Les trucs anti-gloutons, les trucs comme ça ?
- Speaker #0
Oui, mais c'est ça. Mais c'est exactement la même chose. Ils sont en train de développer, c'est en train de se développer pas mal pour les Ausha parce qu'on s'est aperçu que les Ausha aussi en avaient besoin. Moi, j'ai des gourmands à la maison, donc j'aime beaucoup utiliser même ceux des chiens pour les Ausha. Parce que ça demande un peu plus de force, mais quand on a des gourmands, c'est bien qu'il y ait un peu de résistance, que ça leur donne un petit peu de résistance. Et puis, les secondes mains regorgent de gamelles neuves parce qu'ils ne savent pas les utiliser, et après, défiant toute concurrence. Franchement, aujourd'hui, c'est assez simple de pouvoir enrichir un petit peu l'environnement de son chat sans se ruiner non plus. Et vraiment, on apporte quelque chose d'assez intéressant dans la vie de son chat, c'est sûr.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Sophie.
- Speaker #0
De rien.
- Speaker #1
C'était vraiment hyper intéressant.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Merci infiniment Sophie pour ta patience et ta gentillesse, car ton épisode a mis un peu de temps à sortir, mais ça y est, on y est, et je suis très contente en tout cas d'avoir partagé ce moment chat avec toi. On a appris plein de choses pour optimiser le bien-être de nos amis les Ausha, pour construire une relation équilibrée chat-enfant, ce qui pourra inspirer les parents d'enfants et de Ausha qui nous écoutent. Si vous souhaitez prendre... contact avec Sophie pour participer à un atelier autour du bien-être du chat, que ce soit dans la sphère familiale ou dans une structure professionnelle, rendez-vous sur son site www.charmogneux.cat Oui, j'ai bien dit cat. Évidemment, j'adore l'extension. Vous découvrirez également sur ce site une large sélection de produits destinés Ausha, mais pas uniquement, pour enrichir leur quotidien et répondre à leurs besoins, qu'ils aient ou non accès à l'extérieur, parce que comme Sophie l'a très bien rappelé, c'est pas parce qu'un chat sort qu'il n'a pas besoin aussi d'avoir un intérieur adapté, un intérieur enrichi. Donc griffoir, tapis de léchage, gamelles ludiques dont on vient de parler, mais aussi livres pour enfants ou adultes autour du chat, coloriage, les fameuses cartes des Ausha de Bastet et plein d'autres produits autour du bien-être félin vous attendent. Vous trouverez même des références de professionnels du bien-être animal. Je vous remettrai bien sûr tous les liens de Sophie, site internet et réseaux sociaux dans la description de l'épisode. Voilà, le 25e épisode de l'écho des museaux s'achève. 25 déjà, ça commence à faire une jolie petite troupe d'épisodes. Ils sont bien entendu tous disponibles sur les plateformes d'écoute et sur Youtube. Encore merci pour votre écoute, prenez soin de vous et de vos animaux, et je vous retrouve très bientôt ! Merci d'avoir écouté cet épisode de l'écho des museaux ! J'espère que ce podcast vous a apporté de la connaissance et vous donne envie d'agir à votre niveau parce qu'il suffit parfois de toutes petites actions pour changer positivement la vie d'un animal. Si le podcast vous plaît, n'hésitez pas à nous laisser 5 étoiles, 1 jour, 1 nuit, Si le podcast vous plaît, n'hésitez pas à nous laisser 5 étoiles, 1 jour. gentil commentaire et surtout à en parler autour de vous pour faire grandir notre communauté de protecteurs des animaux. En attendant le prochain épisode, retrouvez plus d'informations sur le podcast et tous nos anciens épisodes sur www.lecodemuseau.fr ou faites-nous un retour sur notre compte Instagram, j'adore lire vos messages. A très vite pour un prochain épisode !