- Speaker #0
Un jour je rentre et je sens mon sac se faire aspirer en arrière comme ça. Je tombe par terre, on me met des coups, il y a des affaires partout. C'est des gens qui m'ont sauvé dans la rue.
- Speaker #1
On le connaît pour son énergie, ses chorégraphies millimétrées, sa passion et son sourire sur tous les plateaux. Mais connaît-on vraiment l'homme derrière les projecteurs ? Aujourd'hui, dans un nouvel épisode du Deep Dive, on plonge avec Christophe Licata, danseur, chorégraphe... coach emblématique de Danse avec les Stars, qui a fait de la scène un refuge et de chaque danse un combat. Bienvenue dans le Deep Dive Christophe, je suis ravi de t'accueillir.
- Speaker #0
Je suis ravi d'être avec vous.
- Speaker #1
C'est très cool, ouais. Est-ce que tu peux te présenter, pour ceux qui ne te connaîtraient pas, ou nous reparler un petit peu de ton histoire ?
- Speaker #0
Moi je m'appelle Christophe Ikata, je suis un danseur professionnel, je viens du Sud. J'ai commencé la danse tout petit à l'âge de 6 ans, ça a été une révélation pour moi. J'ai accompagné ma soeur dans un cours de danse pour lui faire plaisir et je suis tombé amoureux. Oui, j'ai entendu. coup de foot pour la danse de salon et j'ai jamais arrêté. Je savais que c'était ma vocation et que c'est dans ça que je voulais aller. Voilà, je pense être quelqu'un de gentil, solaire, bienveillant et qui aime ça, qui aime la danse envers et contre tout quoi.
- Speaker #1
Et par rapport à la danse, donc tu me disais, ouais, tu as commencé à 6 ans. Comment ça s'est fait ? Du coup, c'est ta soeur qui, donc ta grande soeur ?
- Speaker #0
En fait, ma soeur, elle voulait faire de la danse de salon. Elle est allée ici avec tous mes cousins, tous mes cousines, tous mes cousins pour pouvoir l'accompagner, parce que c'est de la danse de couple. Ouais. Moi je faisais de la piscine donc je n'étais pas du tout intéressé par ce sport-là. Ok. Et un jour personne ne pouvait l'accompagner donc je suis allé un petit peu forcer. Ouais. Et quand j'ai commencé, je suis rentré dans la salle de danse, je me revois encore tout petit rentré dans cette salle de danse qui sentait le tatami. Je me rappelle bien de la première fois où tu t'es rentré dans cette salle. En fait j'ai dû écrire un livre, enfin j'ai écrit mon livre et j'ai dû me replonger un petit peu dans mes souvenirs d'enfance. Ouais. J'ai revécu la scène comme c'était hier. Donc vraiment, je me revois ouvrir cette salle de Subilia à la ciotat où ça sentait cette odeur de tatami parce que juste avant nous, il y avait des cours de judo.
- Speaker #1
Ah c'est marrant, ça me rappelle bien.
- Speaker #0
Ah ouais, je me rappelle comment j'étais habillé. J'avais des petites bretelles à me libérer. Et j'ai commencé ce cours de danse, c'était un cours de jive, je me souviens. Il n'y avait que des filles et moi. Et je suis tombé en amour pour la danse. Et il y a un truc qui s'est passé chimique en moi. J'étais un petit garçon qui n'était pas accepté à l'école, j'étais un peu rejeté, j'avais pas d'amis. Et dans la danse, en fait, je me sentais à ma place. Tout de suite. Ça a été une révélation pour moi.
- Speaker #1
Et pour parler un peu plus de ça, justement, je crois que tu as gagné ton premier championnat de France à Stéphane.
- Speaker #0
Un an après. Un an après, j'étais champion de France.
- Speaker #1
C'est incroyable.
- Speaker #0
Ouais, on nous appelait les extraterrestres. C'est marrant. Ouais.
- Speaker #1
Et du coup avec ta sœur pendant combien d'années tu as dansé avec elle ?
- Speaker #0
J'ai dansé avec ma sœur jusqu'à l'âge de 18 ans. Et à un moment donné la danse c'est vrai que ça demande beaucoup d'investissement, de travail. Moi je voulais faire ça de ma vie. Elle aspirait à d'autres choses, elle voulait être maîtresse des écoles, d'ailleurs elle a réussi dans ce qu'elle voulait faire. Mais il fallait qu'on fasse un choix, il fallait s'entraîner plus. Donc du coup elle a décidé d'arrêter la danse pour me laisser en tout cas aller plus loin dans ce que je voulais faire.
- Speaker #1
Et donc du coup à 18 ans, comment ça s'est passé ? Tu as changé de partenaire ?
- Speaker #0
À 18 ans, je me suis mis à la recherche d'un partenaire. Alors tout le monde me disait que je rêvais. Parce que je voulais une partenaire qui avait les mêmes aspirations que moi.
- Speaker #1
Ça peut être évident, j'imagine.
- Speaker #0
Et 4 ans avant, je fais l'émission avec Evelyne Thomas. C'est mon choix. Et là je vois une fille et je tombe complètement fou d'amour pour cette fille. Vraiment j'ai un coup de foudre. Quatre ans avant, on rentre à la maison et je danse encore avec ma soeur et je dis à ma mère je vais me marier avec elle.
- Speaker #1
C'est vrai, ouais ?
- Speaker #0
Véridique. Et quatre ans après, ma soeur arrête la danse et je me mets à contacter cette fille-là qui cherche aussi un partenaire à ce moment-là et je me suis marié avec elle aujourd'hui. C'est génial. Ça fait 20 ans. Donc,
- Speaker #1
t'as une femme qui s'appelle Coralie ?
- Speaker #0
Coralie, ouais.
- Speaker #1
Ok, trop cool. Et donc, raconte-moi un petit peu comment ça s'est fait, danse avec les stars, t'avais quel âge ?
- Speaker #0
Danse avec les stars, je ne sais même plus quel âge j'avais. ça fait 14 ans maintenant Je vais dire mon âge, j'ai 39 ans, c'est pas bien. Oui,
- Speaker #1
j'ai 39 ans.
- Speaker #0
Vous avez 25 ans. Je suis bon dans des pas de danse, mais en calcul mental, c'est pas mon domaine, c'est pour ça que j'ai choisi la danse. Ça fait 14 ans que je fais danse avec des stars. Ça a commencé au départ, j'étais pas trop chaud pour le faire parce que je faisais de la compétition à haut niveau, je participais au championnat du monde, tout ça. Donc j'étais à fond dans ma carrière. Et on a cette pub qui arrive à l'école de danse où ils cherchent des danseurs. Et donc du coup, il y a des castings qui se font dans le sud de la France. On me propose de faire ce casting là, j'accepte, je fais le casting. Et bon, je ne suis pas plus emballé plus que ça, je passe les étapes et j'arrive à Paris. Et là quand j'arrive à Paris...
- Speaker #1
Première fois à Paris... Tu avais déjà été à Paris ?
- Speaker #0
Avec la danse et les compétitions. J'étais amené à venir sur Paris, mais vraiment là pour un casting dans ce cas de figure là, c'était la première fois. Et j'arrive au casting à Paris et je vois qu'il y a tous les danseurs de la France entière qui sont présents pour ce casting.
- Speaker #1
Il y en a eu plein que tu connaissais à Sourds.
- Speaker #0
Des concurrents directs à moi. Et on est tous là en train de faire ce casting là. Ils prennent quatre garçons, quatre filles. Et là, vu que je vois qu'il y a... Il y a pas mal de monde que je connais qui veulent le faire. Je me dis peut être que ça vaut le coup en fait. Ouais, j'ai commencé à me dire ça peut être bien de le faire. Et du coup, je suis sélectionné et je me retrouve dans cette aventure là. Je me revois comme c'était hier devant cette tour de TF1. Moi, j'avais jamais vraiment mis les pieds à Paris pour y vivre. En tout cas, je ne connaissais pas. Et je me vois devant cette tour de TF1 immense. J'avais l'impression d'être à Hollywood. Et on était quatre garçons, quatre filles. Donc on se connaissait tous depuis qu'on était tout petits. Mais c'est la première fois de ma vie où j'avais l'impression de rencontrer des gens qui étaient comme moi. Je vous dis, j'ai souffert d'harcèlement scolaire à l'école. Là, vraiment, j'avais l'impression de rencontrer des gens qui étaient comme moi. Je me sentais toujours à part avant. Je rentrais dans une bulle où j'avais des gens qui étaient comme moi et j'ai fait des rencontres extraordinaires. Je donne un exemple Grégoire Lyonnet c'était mon pire ennemi parce qu'on faisait de la compétition ensemble et c'était mon concurrent direct donc je l'aimais pas beaucoup. Aujourd'hui c'est mon meilleur ami, c'est le père de mon fils, je suis témoin de son mariage.
- Speaker #1
Le parent tu veux dire ? Ouais ouais. Non parce que tu as dit le père.
- Speaker #0
Non non le père c'est moi. C'est le parrain de mon fils, moi je suis témoin de son mariage, témoin du mien donc il y a un vrai lien qui s'est créé et comme quoi en fait euh euh Il ne faut pas juger les gens selon le contexte dans lequel on est. On a une image des gens qui peut être différente dans un autre contexte. Oui,
- Speaker #1
c'est sûr. Oui, j'imagine. Avant d'entrer dans le vif du sujet, le Deep Dive est un podcast bienveillant où l'on va à la rencontre d'invités au parcours inspirant. Chaque semaine, je vous emmène avec moi pour explorer la partie immergée de l'iceberg. Le concept est simple. Un invité, trois niveaux de discussion. À chaque niveau, l'invité choisit un ou deux badges parmi quatre animaux polaires directement sur la tablette. On commence en surface avec la partie émerger de l'iceberg, des questions plus légères pour apprendre à mieux connaître l'invité. Ensuite, on passe en mode deep dive, direction la partie immergée de l'iceberg et dans les abysses pour des échanges de plus en plus deep. On vous laisse découvrir, c'est parti, l'exploration commence ici. Je vais te laisser choisir le premier badge, concept de l'émission. Tu choisis, on a quatre badges, et tu choisis, tu cliques sur celui que tu veux.
- Speaker #0
Ils sont rigolos, je vais prendre le loup.
- Speaker #1
Vas-y, clique dessus.
- Speaker #0
Oh...
- Speaker #1
Là, il y aura un photo écran. Donc là, tu peux nous dire pour ceux qui nous écoutent en plateforme d'écoute.
- Speaker #0
Là, c'est une photo de ma sœur et moi. Je me souviens de ce moment-là, c'est quand elle est venue sur Danse avec les Stars, je danse avec Dita 26. Elle est venue nous faire une surprise avec ma sœur, avec mes deux sœurs, parce que j'ai deux sœurs et je parle beaucoup de celle-là, parce que j'ai dansé avec elle et donc du coup, je suis amené à en parler pour vous voir. Mais j'ai deux sœurs et j'ai cette relation qui est quand même assez dingue avec mes sœurs, les deux. Qui est même trop puissante.
- Speaker #1
Vous êtes très fusionnel tout le temps.
- Speaker #0
Ah non mais c'est un truc de malade. C'est vrai ? C'est-à-dire qu'on se fait des Noëls que nous, frères et sœurs. C'est vrai, c'est trop mignon. On veut ni nos enfants, ni nos maris, c'est que nous. Ça fait 18 ans qu'on fait ça. Et mes sœurs, c'est... Ouais, on a une relation très très fusionnelle.
- Speaker #1
Et vous avez toujours eu une super relation depuis tout petit ?
- Speaker #0
Toujours. Après ma sœur, c'était ma grande sœur, donc des fois elle me balançait des chaussures dans la gueule. Ouais. Mais... Non ouais. C'est deux grandes sœurs que t'as ? Et on a une relation qui est incroyable.
- Speaker #1
Et du coup, pour parler de ta sœur avec qui tu as dansé, c'est un peu grâce à elle que tu as commencé la danse. Oui. Et c'est quoi du coup la sensation d'avoir dansé avec autant d'années avec elle ? J'imagine que ça a dû être fort, vous avez dû créer des liens de ouf avec le temps. Raconte-moi un petit peu la danse à haut niveau avec quelqu'un d'aussi proche dans sa famille. Tu vois comment ça se passe ?
- Speaker #0
C'est exceptionnel, c'est-à-dire que vraiment on crée un truc et un truc en plus, il y a un petit truc en plus. Maintenant, du coup c'est ta famille, donc du coup t'as pas de filtre quoi. Je vous dis, des fois il y a eu des crises de colère, mais ça nous a... Mais je pense que même sans ça en vrai. Je pense que la danse a été un truc en plus. Moi, je fais partie d'une famille italienne où on est très fusionnel. Et je vous dis, c'est indescriptible la relation que j'ai avec mes soeurs. La danse a amené un truc en plus parce qu'on a partagé des souvenirs. Moi, je me revois à 7 ans à mon championnat de France. Ma soeur avec ses jambes, ses petites guibolles de baguette, toute contente parce qu'on a gagné. Mais... Pour ça, je... Là-dedans, je l'ai partagé avec ma grande sœur, mais j'en profite parce que souvent, souvent, je parle d'elle et je parle pas de l'autre. Mais la relation que j'avais avec ma petite sœur, elle est aussi forte. Ouais,
- Speaker #1
c'est le nom de Dieu.
- Speaker #0
C'est-à-dire que moi, j'ai chialé le jour où ma petite sœur l'a laissé marier. J'aime plus que quand ma grande sœur l'a laissé marier. C'est les deux.
- Speaker #1
Mais là-dessus, en plus, tu dois avoir un truc un peu protecteur. J'imagine, je sais pas, le fait que ce soit ta petite sœur, ça doit être... Ouais,
- Speaker #0
je sais pas. Mais pourtant, j'ai pas dansé avec elle, hein. Ouais. Au contraire, elle s'est laïquerée.
- Speaker #1
Elle n'a pas du tout dansé.
- Speaker #0
Non, non, non, elle voyait tellement... C'est dur la danse quand même, c'est quand même des sacrifices. On s'entraînait tous les mercredis après-midi pendant que les autres, ils allaient faire... Ouais,
- Speaker #1
c'est sûr. C'était des sacrifices.
- Speaker #0
Mais non, non, elle n'aimait pas du tout ça. Mais par contre, on est comme ça. Ouais, ouais,
- Speaker #1
trop cool. Et justement, tu parlais donc famille italienne. Je crois que tes petits-fils d'immigrés, ton grand-père, c'est donc il a immigré, vous étiez tous...
- Speaker #0
Mes grands-parents étaient en Sicile. Ouais,
- Speaker #1
ok. Ouais.
- Speaker #0
Du côté de ma mère, c'est la Sardaigne. Et du coup, ils sont venus en France. Mon père est français, il est né en France. Donc voilà, c'est plus les grands parents. Ouais, voilà.
- Speaker #1
Et du coup, dans le côté italien, vous êtes... C'est la famille. Ouais, c'est vraiment... C'est très fort la famille. On dit la mama et tout, c'est vraiment vrai.
- Speaker #0
Ah, mais c'est vraiment ça. Ouais. C'est vraiment... C'est, oui, la famille italienne, c'est... Parce que tu disais... C'est la famille avant tout.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et puis je vous dis, moi, je n'avais pas d'amis en vrai. Donc je me suis réveillé, moi, j'avais que ma famille.
- Speaker #1
Ouais, donc vous étiez très, très fusionnels tous. C'est chouette. Ok, je te laisse choisir un autre badge. Hop. Tiens, choisis celui que tu veux.
- Speaker #0
Allez, on va prendre l'eau, ça ne bouge rien. C'est ma famille.
- Speaker #1
C'est ta famille.
- Speaker #0
Là, il y a tous, il y a mon père, il y a ma mère, il y a ma petite soeur, il y a ma grande soeur, on est tous là. C'est nous cinq.
- Speaker #1
Donc tu me disais, la famille c'est vraiment un pilier super important pour toi dans ton parcours perso et pro.
- Speaker #0
Moi, je vivais à une rue de chez ma grand-mère, on était nous cinq. Le clan, quoi.
- Speaker #1
Ouais, donc raconte un peu, toi tu viens de la Ciotat, raconte un peu comment ça s'est passé.
- Speaker #0
Moi je viens de la Ciotat, j'y vais tout le temps, mes parents sont encore à la Ciotat, c'est ma ville de cœur, c'est là que je me sens chez moi vraiment. Et tout a commencé, je suis né là-bas, j'ai grandi là-bas, je suis allé à l'école là-bas.
- Speaker #1
C'est dur quand tu restes trois mois en tournage, le fait d'être à Paris par rapport à la Ciotat ?
- Speaker #0
Tu veux... C'est pas par rapport à la société, c'est par rapport à quitter ma famille.
- Speaker #1
Oui, c'est à ta famille, c'est sûr, j'imagine.
- Speaker #0
Aujourd'hui, j'ai créé ma famille, mais je suis papa. Donc du coup, j'ai ma famille dans ma famille. Mais aujourd'hui, c'est mon tour. Je veux dire, quand on devient parent, on passe un cap et tout ça. C'est un déchirement pour moi de quitter ma famille. Pour revenir sur Paris pendant trois mois, être seul.
- Speaker #1
Parce que c'est trois mois à chaque fois, à plein temps, les tournages.
- Speaker #0
Ouais. Oui, ces trois mois, c'est non-stop. On est dans une machine à laver en mode essorage. C'est un rythme effréné.
- Speaker #1
Oui, ce n'est pas évident. Donc en fait, tu as fait 14 ans à chaque fois de toutes les années, donc tu es trois mois...
- Speaker #0
L'année dernière. Ok,
- Speaker #1
oui. Où tu as réussi à...
- Speaker #0
C'était la condition. C'est-à-dire que j'ai vécu quand même des moments très, très difficiles, que je raconte dans mon livre d'ailleurs, que c'est un livre ouvert, c'est un journal intime. Et j'avais pris la décision d'arrêter parce que j'avais du mal à quitter ma famille, quitter mes repères, quitter ma vie en vrai. Et du coup, j'ai accepté parce qu'on m'a proposé le profil de Mayanne et j'ai trouvé ça très intéressant. Et du coup, la condition c'est que je reste chez moi. Et du coup, c'est ce que j'ai fait cette année. Et j'ai vécu la meilleure aventure de toute ma life.
- Speaker #1
Ouais, c'est vrai.
- Speaker #0
Ah ouais.
- Speaker #1
T'as pu faire la répétition de la Ciota directement ? Moi,
- Speaker #0
j'habite à Aix, en vrai, moi maintenant. Ouais,
- Speaker #1
ok.
- Speaker #0
Moi maintenant, j'habite à Aix. Donc du coup, je prenais le train tous les matins. Ma yann était de Lyon. Donc j'allais tous les matins à Lyon. Ouais,
- Speaker #1
c'est ça, j'habitais à Lyon.
- Speaker #0
le soir et à partir du mercredi soir on montait sur Paris, donc c'est du moite-moite. Ça change quand même toute la donne en fait, parce que c'est vrai, quand tu es coupé de ta vie, je veux dire, le prime, il finit et tu es tout seul, quoi. Et c'est assez perturbant, en fait, de vivre toutes ces émotions qui sont immenses, en fait, et d'un coup, te retrouver dans une solitude, d'être seul dans un appartement, de partager avec personne, c'est très, très dur.
- Speaker #1
Ouais, j'imagine. Tous ceux qui sont sur le tournage de Danser avec les Stars...
- Speaker #0
Ils rentrent chez eux.
- Speaker #1
Ouais, mais vous êtes seul, c'est pas des trucs en mode coloc etc ?
- Speaker #0
Ah au début il y a eu ça. Au début c'était l'auberge espagnole. Ah au début c'était un truc de fou. Tous ceux qui venaient du sud... Ils nous prenaient soit des appart'hôtels, ou ils nous prenaient une maison. On était tous ensemble dans la maison. Ça devait être sympa. Ah là là là là là ! Ça c'est des souvenirs qui restent gravés dans ma mémoire.
- Speaker #1
Vous avez une maison tous ensemble ?
- Speaker #0
Ah ouais ouais. Ceux qui partaient tous dans l'aventure, c'était vraiment cool parce qu'on faisait la fête. Ouais. Mais ceux qui restaient, c'était un enfer. Ouais c'est sûr. Vous pouvez pas travailler.
- Speaker #1
J'étais éclaté.
- Speaker #0
Ouais ouais, ça devait être... Ouais c'était cool. Mais ça fait des souvenirs de Peng.
- Speaker #1
Du coup, tu nous as ramené un objet. Donc, pour le concept de l'émission, on demande vraiment à chaque fois aux invités de venir avec un objet qui est inspirant pour eux, que ce soit personnellement, professionnellement. Je te laisse montrer du coup ce que...
- Speaker #0
J'en ai plein des petits objets. Je vous en ai amené deux parce que c'est les plus récents en vrai. Mais j'ai ça.
- Speaker #1
Mon prône ouf.
- Speaker #0
J'en ai deux. J'ai ça, c'est un boyard.
- Speaker #1
Donc un boyard, donc...
- Speaker #0
Un boyard, il n'y a pas tout le monde qui a des boyards.
- Speaker #1
Oh sympa !
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Donc t'as fait fort boyard quand ?
- Speaker #0
Et la dernière fois que je l'ai fait, c'est avec Mayanne, il n'y a pas très longtemps. Et du coup, ça me porte sur. Ça te fait voir ? Ouais.
- Speaker #1
Très sympa. Donc ça, raconte un petit peu rapidement tes passages à Fort Boyard. C'est aussi sympa de le faire que de le voir à la télé. C'est dur.
- Speaker #0
Ça fait peur. Franchement, ça fait peur. Mais en...
- Speaker #1
Très sympa, le Boyard. Je te le laisse.
- Speaker #0
On fait des trucs qu'on fera jamais plus dans notre vie. Ouais. Voilà j'ai fait le sol élastique, voilà c'est des trucs que j'aurais jamais fait dans ma vie, que je ferai plus jamais hein. Ouais. Mais on dépasse ses limites. Pour moi c'est une façon de me rappeler que dans la vie, faut dépasser ses limites. Ouais.
- Speaker #1
Ok, c'est vrai.
- Speaker #0
Et puis c'est un petit port de bonheur, moi j'ai plein de petits grilleries comme ça. Et là j'en ai un autre, c'est une période où j'étais pas très bien dans ma vie, et je me promène avec ma mère à la siota, et dans la rue d'un coup on discute et paf, notre œil est attiré au sol, et je vois ce truc-là, et derrière il y a marqué « protège-moi » . Et donc moi je suis plein de signes et tout ça, et je me dis c'est un signe. et je l'ai toujours gardé avec moi. Il est toujours avec moi et ça me protège, voilà.
- Speaker #1
Ouais, très sympa.
- Speaker #0
Des fois, quand je le mange, je le mets dans ma culotte.
- Speaker #1
Donc ça, tu l'as toujours avec toi depuis maintenant que...
- Speaker #0
Ouais, ça fait à peu près peut-être 6-7 ans que je l'ai avec moi. Ouais. Et je ne le quitte pas. C'est comme si ma grand-mère allait me protéger.
- Speaker #1
Ouais, c'était mignon. Ok. Et t'es superstitieux. Ouais. Dès qu'on dit que les Italiens sont très superstitieux. Ah bah oui.
- Speaker #0
Chaque fois que je vais danser, il faut absolument que je cherche un point vert quelque part.
- Speaker #1
Pour que ça te porte chance ?
- Speaker #0
Je me dis si je trouve un point vert, là tu vois, c'est fou. Là je tourne la tête et je vois par exemple cette ligne verte là et je me dis ok l'interview va bien se passer. Mon oeil est attiré sur le truc rouge, il y a un coup qui va se passer. Ah c'est marrant.
- Speaker #1
Pourtant le vert normalement dans le théâtre c'est ce qui porte malheur normalement.
- Speaker #0
Les habits verts.
- Speaker #1
Les habits verts ouais. Ouais.
- Speaker #0
Moi je pense plus que c'est le feu vert.
- Speaker #1
Ouais, ouais,
- Speaker #0
ouais, grave. Mais après, il y a que moi qui fait ça. Le vert ? Je te jure, des fois je tourne toute la tête, je cherche vraiment, il faut que je voie un truc vert. C'est vrai, vraiment. Dans une lumière ou quelque chose. Ouais. Pour me dire, ok, ça va le faire. Ah,
- Speaker #1
c'est marrant,
- Speaker #0
c'est rigolo. Ou vert ou bleu, ça marche.
- Speaker #1
On va te mettre une petite lumière verte pendant toute l'interview. Pour te rassurer. Ça va. Trop cool,
- Speaker #0
écoute,
- Speaker #1
je te propose de rentrer un moment. Je vous propose de rentrer un mode type...
- Speaker #0
Merde j'ai l'air de voir une lumière rouge là c'est de la caméra mettez la en verte on va mettre un sketch dessus je te laisse donc je te laisse cliquer on va rentrer en mode deep dive ouais je te laisse cliquer sur le bouton en bas et tu cliques dessus quand tu veux ok Bienvenue en mode deep dive Christophe, du coup là on passe sous l'iceberg. Ah ouais. Toujours quatre badges, je te laisse en choisir un.
- Speaker #1
Le dauphin.
- Speaker #0
Tu cliques. Clique dessus.
- Speaker #1
Ah ouais, c'est...
- Speaker #0
Salut Christophe, j'ai une question pour toi. Je voulais savoir quels impacts ont eu les critiques sur ta confiance en toi ? Donc première question.
- Speaker #1
C'est une bonne question. Euh... ça peut être dévastateur. Ouais. Ouais. Euh... ça peut être dévastateur parce que euh... Avant on n'avait pas les réseaux sociaux et aujourd'hui les réseaux sociaux vraiment, ça peut vite prendre une dimension démesurée en vrai. Et quand ça prend une dimension démesurée, ça peut être psychologiquement un tsunami pour la personne. Moi je l'ai vécu l'année dernière, j'avais jamais vécu ça jusqu'avant et vraiment ça m'a atteint. Ouais.
- Speaker #0
Ouais vraiment ? Ouais. Comment tu fais alors pour te protéger ?
- Speaker #1
Je me réfugie dans ma famille. Ouais. Franchement, c'est des personnes qui m'ont aidé à garder pied, en fait. Ouais. Et à garder confiance en moi. C'est vrai que la critique, elle permet des fois d'avancer, donc il faut s'en servir, mais pas quand c'est gratuit et méchant. Voilà maintenant les bonnes critiques je m'en sers pour avancer. Ouais. Y'a pas que des mauvaises critiques.
- Speaker #0
Toi en plus t'as une communauté assez bienveillante non ?
- Speaker #1
Oui mais c'est vrai qu'on est dans un milieu où on peut être adoré et du jour au lendemain détesté.
- Speaker #0
Ouais ça c'est...
- Speaker #1
Et c'est particulier quand même.
- Speaker #0
Ça tu le ressens vraiment qu'il suffit d'un jour pour que ça tourne, le vent tourne totalement sur... Ouais.
- Speaker #1
Il suffit d'un mot, il suffit de quelque chose, en fait il faut qu'on fasse attention à tout ce qu'on dit, tout ce qu'on fait.
- Speaker #0
Ça doit être compliqué,
- Speaker #1
ouais. Ouais, ça fait peur, c'est effrayant, c'est pas normal.
- Speaker #0
Mais t'es dans un contrôle non-stop alors du coup de ce que tu dis,
- Speaker #1
de ce que tu fais,
- Speaker #0
non ? Non, pas du tout.
- Speaker #1
Je sais pas comment contrôler. Moi je suis sans filtre, je suis comme je suis dans la vie, comme les gens me voient à la télé, je sais pas faire différemment. Alors je me suis dit, les gens ils m'aiment tant mieux, mais si les gens ils m'aiment pas, bah tant pis, mais je suis moi. je pense qu'il ne faut pas chercher justement à être dans le contrôle et être une autre personne On peut pas tricher.
- Speaker #0
Ouais, c'est sûr.
- Speaker #1
La critique, je la prends différemment selon de qui elle vient, la critique. Quelqu'un en qui j'ai confiance, quelqu'un... Ça dépend de qui nous fait une critique, en fait, on la prend différemment.
- Speaker #0
Parce que quand tu parles de critique, tu parles vraiment surtout des réseaux, des messages, ou de la presse, ça peut être quoi, tu vois ? Ouais,
- Speaker #1
la presse, c'est n'importe quoi. Ouais ?
- Speaker #0
Raconte un peu.
- Speaker #1
La presse, en fait, c'est... Ils peuvent être comme des têtes chercheuses, quoi. Vraiment, quand ils sont sur toi et qu'ils veulent pas te lâcher, ils peuvent te monter et te faire briller et vraiment... Et toujours en devant. Oui, née ta vie, quoi.
- Speaker #0
Ah ouais, vraiment, je trouve qu'ils ont...
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et ça, tu l'as ressenti...
- Speaker #1
J'ai ressenti l'année dernière. Ouais. J'ai ressenti l'année dernière, quand il y avait eu des polémiques. Enfin, voilà. Après, en général, j'ai une communauté de gens où les gens sont bienveillants, où les gens sont gentils. euh... Mais j'ai eu des choses, des menaces de mort, des choses qui font peur.
- Speaker #0
T'as eu des menaces de mort suite à l'histoire avec Inès et Natacha Saint-Pierre. Et pourquoi t'as été impliqué ? Pourquoi t'as reçu des menaces de mort ?
- Speaker #1
On a tous été impliqués en fait. Il y a eu des dommages collatéraux.
- Speaker #0
Parce qu'Inès était ta partenaire ?
- Speaker #1
Après ça a pris une dimension démesurée. On partait sur de la politique. C'était même plus le sujet. Donc voilà, c'est... Je ne sais pas ce qui s'est passé, même encore aujourd'hui, ça me dépasse.
- Speaker #0
Mais pourquoi toi tu as été impacté, je n'arrive pas à comprendre. Parce que j'ai vu que tu as eu une histoire horrible, tu t'es fait frapper dessus par quatre mecs dans la rue.
- Speaker #1
Parce que ça a pris une dimension démesurée. Il y a des groupes qui se mettent en groupe comme ça, c'est du harcèlement.
- Speaker #0
Et raconte-moi du coup cette histoire un peu... C'était ok d'en parler, du coup, qu'est-ce qui s'est passé dans la rue ?
- Speaker #1
Je rentrais dans l'entraînement, et le chauffeur ne pouvait jamais me laisser... Devant chez moi, il était obligé de se garer à 100 mètres plus loin. Et quand il y a eu toute cette histoire-là, je commençais à avoir des menaces de mort, qui me faisaient peur, on m'envoyait mon adresse, on me disait « on sait où t'habilles » . « Je sais, je sais » . Et un jour je rentre et je sens mon sac se faire aspirer en arrière comme ça. Je tombe par terre, on me met des coups, il y a mes affaires partout. C'est des gens qui m'ont sauvé dans la rue. C'est des gens qui sont passés, qu'est-ce qui se passe ? Ils sont partis en courant. Ils m'ont aidé à ramasser mes affaires. Ils m'ont remonté chez moi pendant 15 minutes, j'étais comme ça, en tremblote, mais ça m'a trop mal coupé.
- Speaker #0
Et j'ai vu que du coup, tu n'étais pas parti voir la police, que tu avais peur par rapport aux médias, tu ne sais jamais.
- Speaker #1
À la fin, tu psychotes en fait. Ouais. Les journalistes, Ouais. C'est mon exutoire, ça a toujours été mon exutoire de danser.
- Speaker #0
La danse ouais. Et par rapport... Là on est en train de parler d'exutoire, j'ai vu que du coup écrire ton livre ça a été pour toi aussi thérapeutique. Et du coup donc ton livre que j'ai lu hein.
- Speaker #1
C'est vrai ? Ouais ouais,
- Speaker #0
tu sais quoi je l'ai lu hier.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Ouais franchement je l'ai kiffé, très sympa. Ouais ouais, franchement ça se lit super bien, c'est vraiment intéressant, ouais j'étais vraiment dedans. Et je l'ai lu hier, franchement j'ai kiffé. C'est... Très sympa.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Ouais ouais. Donc raconte-moi, donc ça t'as écrit ça il y a trois mois, tu l'as sorti ? Il y a combien de temps ?
- Speaker #1
Il y a trois mois, mais je l'ai écrit avant la saison 14 en vrai. Ok. Moi au départ, pourquoi j'ai écrit ce livre ? Parce que je voulais arrêter de faire l'émission et j'avais envie d'expliquer aux gens pourquoi. J'avais envie de les amener un petit peu derrière le rideau. J'avais envie de leur faire vivre l'aventure comment moi j'avais vécu depuis 14 ans. Les gens ils nous voient à travers l'écran, mais ils voient pas tout. Et ça c'était une manière de leur expliquer, voilà, tout. Ouais. Et finalement j'ai ranquillé, mais je regrette tellement pas.
- Speaker #0
Ouais c'est sûr.
- Speaker #1
J'ai eu une aventure exceptionnelle cette année.
- Speaker #0
Et raconte-moi du coup avec Mayanne, dans ton livre tu t'expliques que tu voulais arrêter, qu'ils t'ont proposé Mayanne et que ça t'a touché et que du coup tu as fait une quatorzième saison. Raconte-moi un petit peu comment ça s'est passé avec Mayanne.
- Speaker #1
Il y avait un truc en plus. Il y avait un petit truc en plus, vraiment dès le début. Et souvent, les gens que je croise maintenant me disent « Franchement, bravo, c'est super ce que tu as fait avec elle. » Mais je vous jure qu'elle me l'a rendu tellement en puissance, timide. Cette personne, elle est exceptionnelle. Elle m'a guéri de blessures que j'avais d'avant. Je... C'est indescriptible le lien que j'avais avec elle aujourd'hui, c'est ma soeur de coeur hein.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais dire parce que du coup on a pas vu ça à la caméra mais tu l'as appelée là pendant l'installation du mode deep dive et t'as une relation de ouf, c'était trop mignon.
- Speaker #1
On s'appelle tous les jours.
- Speaker #0
Ouais, c'est comme une petite soeur en fait, t'es ta troisième soeur quoi. Ouais,
- Speaker #1
exactement, une soeur de coeur. Et ce lien qu'on a créé, en vrai, je voulais pas qu'il disparaisse après l'émission. Ouais. Je veux que... C'est vrai que des fois, on fait de la télé et on se dit après c'est terminé. Non. Avec elle, depuis la finale de Danser avec les Stars, je vous assure, tous les jours on s'en vise yo.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
j'imagine. Y a pas un jour où on s'appelle pas. Ouais. J'ai envie qu'elle fasse partie de ma vie pour toujours. Ouais.
- Speaker #0
C'est touchant, c'est mignon. Et tu racontais du coup qu'elle avait des bases de danse en hip-hop.
- Speaker #1
Elle faisait un peu de hip-hop, mais ça a été un travail... Les gens ne se rendent pas compte du travail qu'elle a fait. Moi, quand je vois ce qu'elle a réussi à faire, je suis halluciné. C'est impressionnant ce qu'elle a réussi à faire. Il ne faut pas oublier quand même que derrière, il y a une différence. une différence avec des problématiques physiques.
- Speaker #0
Parce que du coup, Mayanne, pour ceux qui ne connaîtraient pas, elle est atteinte de trisomie, c'est ça ? Oui. Et justement, par rapport à cette différence, comme tu disais, il y avait des complexités par rapport aux chorégraphies, etc. Comment tu as ressenti, toi, un peu, justement, cette différence ?
- Speaker #1
Au début, c'était plus comment je vais lui apprendre les choses. Mayanne, c'est quelqu'un qui a une mémoire d'éléphant, mais il faut une... technique pour pouvoir lui permettre d'apprendre la chorégraphie. Avec elle, c'était des images. Toutes les semaines, c'était un partenage. Cette semaine, on danse sur Réa la petite sirène, tu vas t'appeler Marielle. Ah, c'est marrant. Alors là, c'est ton prince Eric. Oh, mon prince Eric, je t'aime. Non, je ne te veux plus. Finalement, c'était que des histoires comme ça. Tous les mouvements, c'était imagé.
- Speaker #0
C'est trop mignon. Et c'est mieux que toi, cette idée ? Oui. Ok, de faire ça. Et ça marchait grave bien, du coup, avec elle.
- Speaker #1
À la fin, j'arrivais à travailler avec elle comme une personne qui n'avait pas de différence. Ouais,
- Speaker #0
c'est génial.
- Speaker #1
Ouais. Et je vous dis en vrai, des gens tout le temps, souvent dans la rue, je vois qu'ils me disent c'est vraiment bravo et tout ça. Mais je tiens à dire qu'elle me l'a rendu tellement en puissance 10 000 que pour moi, c'est moi qui lui dis merci à elle. Ah ouais.
- Speaker #0
C'est trop mignon. Et c'était chouette, effectivement, pour le côté inclusif, tu vois, d'avoir...
- Speaker #1
Ça n'a jamais été fait dans le monde entier. Ah ouais ? Ah non, c'est la première fois dans le monde entier où il y a une personne atteinte de trisomie ou d'une différence qui fait une émission comme dans Cygly Stars. Et je vous dis que...
- Speaker #0
Ça fait du bien de voir ça, c'est vraiment...
- Speaker #1
Mais je ne sais pas si vous vous rendez compte en fait de... Ce qui s'est passé sur le parquet, les prestations qu'elle a fait, c'est surhumain.
- Speaker #0
J'ai vu, franchement, c'est exceptionnel.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
C'est de ouf. C'est exceptionnel.
- Speaker #1
Après, voilà, mon but, c'était de la mettre en valeur, qu'elle soit belle, qu'elle brille. Elle aurait pu être malaisante sur des trucs si je n'avais pas capté les choses qui lui allaient. J'ai fait du sur-mesure. Je fais toujours ça avec tout le monde. Mais ouais, c'était du sur-mesure. Ouais.
- Speaker #0
Mais t'as fait un super taf, franchement, en tant que chorégraphe, que coach pour elle, etc. Parce que vous étiez un duo magnifique, quoi, en symbiose. Je me suis régalé.
- Speaker #1
Vraiment, je me suis régalé.
- Speaker #0
Et ça fait du bien, tu vois, d'oublier la différence, de dire que tu vois, il n'y a pas de différence, que t'en oublies, tu vois, à travers la danse. C'est vrai ?
- Speaker #1
Alors ça, là, tu me fais plaisir.
- Speaker #0
Non, mais je te jure,
- Speaker #1
c'est vrai. C'était mon but.
- Speaker #0
Bah ouais, grave. Tu te dis pas, tu vois, que Mayanne est atteinte de trisomie quand elle danse. T'oublies, tu vois, tu vois que t'es dans ça Ouais, je te jure
- Speaker #1
Ouais ! Non,
- Speaker #0
c'est vrai, quand tu regardes des vidéos.
- Speaker #1
Je vais te parer gagner,
- Speaker #0
tu vois. C'est ce qui fait du bien. Moi,
- Speaker #1
je voulais pas qu'on dise, oui, elle est là, elle est allée loin dans l'aventure parce qu'elle a une différence. Non,
- Speaker #0
franchement, moi, personnellement, j'ai trouvé que t'en oublies totalement sa différence, tu vois, à travers...
- Speaker #1
C'est génial.
- Speaker #0
C'est chouette.
- Speaker #1
C'est une réussite.
- Speaker #0
Et du coup, pour ton bouquin, raconte-moi un petit peu comment t'es venu l'idée de...
- Speaker #1
Je voulais arrêter de faire l'émission, j'avais envie d'expliquer un petit peu aux gens comment moi j'avais vécu tout ça. C'est vrai que les gens, ils nous voient, comme je t'ai dit tout à l'heure, à travers l'écran, et il y a plein d'épisodes qu'ils ne voyaient pas. Dedans, je parle justement de ma solitude, c'est plus qu'un livre pour moi, c'est un journal intime. D'ailleurs, maintenant quand je vois les gens qui l'ont lu, comme là tu viens de me dire j'ai lu ton livre, ça me fait bizarre parce que je me dis, il connaît plein de choses tellement personnelles de moi.
- Speaker #0
Ouais, c'est sûr.
- Speaker #1
Parce qu'une fois que tu écris un livre, ton histoire ne t'appartient plus quelque part. Ouais,
- Speaker #0
c'est vrai.
- Speaker #1
Et je ne me suis jamais livré comme je me suis livré en écrivant ce livre. Donc du coup, là tu sais des choses de moi.
- Speaker #0
Mais ouais, franchement, mais je trouve que c'est pas trop intime non plus, tu vois, on se dit pas trop dans l'intimité, je trouve, c'est bien écrit, tu vois, on comprend toute ton histoire, on découvre plein de sujets, mais franchement, c'était cool, tu vois, je m'en rendais pas compte aussi, tu vois, qu'une, par exemple, une émission, tu vois, de trois mois, il y avait une telle intensité, quasiment, en mode sportif de haut niveau, tu vois, genre, vraiment, c'est non-stop, les nuits blanches, les doutes, la fatigue. Raconte-moi un petit peu comment ça se passe.
- Speaker #1
Des fois t'es inspiré, t'as une musique qui t'inspire, quand t'as la musique qui t'inspire pas, c'est dur.
- Speaker #0
Ouais, c'est sûr.
- Speaker #1
Moi je te dis, quand j'ai eu la Reine des Neiges, alors c'est bien, on est dans un iceberg, donc c'est raccord, mais quand j'ai eu la Reine des Neiges, libérée, délivrée, plus t'es là, t'es seul, libérée, délivrée, je veux faire quoi dessus ?
- Speaker #0
Moi je l'entends non-stop, je te dis, J'ai deux petites filles.
- Speaker #1
Voilà. Mais tu dois créer une chorégraphie qui soit pas ridicule.
- Speaker #0
C'est chaud, ça va pas être évident.
- Speaker #1
Des fois, t'as des musiques qui t'inspirent comme ça. Et souvent, c'est les musiques qui m'ont le plus fait galérer qui ont été les plus belles.
- Speaker #0
Par rapport à toutes les personnes avec qui t'as dansé pendant l'émission, raconte-moi, c'est qui toi les top danseuses où il y a eu vraiment une alchimie, une symbiose, quelque chose de fort ?
- Speaker #1
En vrai, il y a eu des alchimies, il y a eu quelque chose de différent avec toutes. Que ce soit au niveau de la danse, au niveau humain. Moi Toutes mes partenaires, je les aime et je les appelle mes bonnes fées. Vraiment,
- Speaker #0
écoute. Mais en 3 mois, tu dois créer des trucs de... Là, tu racontes ton histoire avec Amel Bentz, quasiment comme une sœur aussi. Ah,
- Speaker #1
Amel Bentz, ça a été ma muse. Ça s'appelle comme ça son chapitre, Amel Bentz, ma muse. Il y a eu un avant et un après Amel Bentz, je lui suis redevable toute ma vie. Elle m'a fait voir, en tout cas, elle m'a fait devenir le chorégraphe que je suis aujourd'hui.
- Speaker #0
Ouais, vraiment à ce point-là. Ouais.
- Speaker #1
C'est-à-dire qu'elle m'a fait voir une autre facette, en tout cas, de ce métier. elle m'a fait comprendre plein plein de choses Et voilà, il y a eu une alchimie exceptionnelle. Je pense à Priscilla Betty, Nathalie Péchala, Tatiana Silva, toutes. Il y a des gens aussi que j'ai fait des rencontres incroyables que je ne pensais pas. Sylvie Tellier, je pensais avoir la Dame de Fer, la meuf elle est géniale en fait. Des fois on a une avis sur une personne et quand on la côtoie en fait on se rend compte que ce n'est pas du tout ça. Toutes, franchement toutes. Et jusqu'à maintenant on m'a toujours demandé, alors dis-moi, tu sais quelle saison tu as préféré, quel partenaire ? J'ai jamais pu répondre. Aujourd'hui je peux dire Mayanne. Aujourd'hui je peux dire elle parce qu'il y a eu un truc différent. Il y a eu un truc en plus. Il y a eu un truc où vraiment c'était ensemble en fait. Vraiment.
- Speaker #0
Ouais. T'étais vraiment en symbiose ouais.
- Speaker #1
Elle avait besoin de moi et j'avais besoin d'elle.
- Speaker #0
Ouais donc c'est du tirage complémentaire quoi.
- Speaker #1
Tu vois ? Alors que... Peut-être quelqu'un qui n'a pas de différence ou pas, on est assez indépendant finalement. L'émission se termine, on garde contact, on garde un lien, mais on continue sa vie. Ouais. Tu vois ? Là c'est différent. Et je pense que j'étais dans une période de ma vie où j'avais besoin aussi de quelqu'un comme elle. Donc je pense que c'est elle parce qu'il y a eu ça. Je te dis, ça me fait rire de le dire, mais il y a un petit truc en plus. Elle a un petit truc en plus.
- Speaker #0
Tu l'as vu d'ailleurs le film ? Ouais. Il est bien.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
c'est vrai. Ouais, c'est vraiment sympa. Et du coup, en fait, je ne me rendais pas compte que tu es non-stop quasiment pendant trois mois avec une personne. Ouais. Et tu dois créer des liens de ouf en fait.
- Speaker #1
Tu apprends vraiment à connaître la personne. Bah oui,
- Speaker #0
dans les moments les plus intimes, dans la fatigue, dans les doutes, dans le travail.
- Speaker #1
Des fois, je raconte un petit peu des moments où il y a eu un peu des éclats de voix ou quoi. C'est parce que c'est comme ça qu'on apprend à connaître vraiment les gens. trois mois à faire des films tu fais attention à ce que tu dis à un an tu m'as gonflé tu m'as gonflé tu vois ouais c'est sûr et c'est comme ça que tu apprends vraiment connaître des gens ouais bah tu les connais au plus profond de même quoi dans les dans la fatigue sur de la fatigue l'épuisement oui parce que ça a l'air d'être quand même sportivement très fort quoi la préparation c'est vraiment dur et je pense que je pense que c'est encore plus dur psychologiquement que physiquement. C'est dur.
- Speaker #0
Ouais, parce qu'en plus, t'as les caméras, t'as l'audimat, t'imagines la peur de doubler.
- Speaker #1
Mais ça ne vous fait plus attention. Ouais. Mais t'imagines quand même, dans les bras, on a toute l'image qu'une personne s'est créée pendant tout le long de sa carrière. Une personnalité qui fait danser avec des stars, elle a créé, elle a une carrière. Là, elle vient dans un domaine qu'elle ne connaît pas. Ouais, c'est évident. Donc, elle a que sa carrière dans les mains, quoi. Ouais,
- Speaker #0
c'est vrai. Ouais.
- Speaker #1
Si elle se plante, en tout cas si elle est ridicule, c'est chaud.
- Speaker #0
Ça peut arriver d'ailleurs d'avoir un trou de mémoire, tu vois, pendant... Oui,
- Speaker #1
on leur parle. Ouais,
- Speaker #0
pendant l'exploration.
- Speaker #1
On leur parle tout le temps. C'est vrai ? Oui, oui, oui. Cambré ! Quentin ! Cambré ! Promenade ! Promenade, run ! On leur dit tout ! Je sais pas. Ah non, on leur parle. On leur parle.
- Speaker #0
Ok, donc au final, c'est comme t'es leur prompteur,
- Speaker #1
quoi. C'est ça. C'est ça. Ça ou même tu vois par exemple, puisque c'est plus récent mais je pense que le premier prèm de Mayhem elle était toute excitée avant d'y aller, quand on va pour y aller elle veut plus y aller.
- Speaker #0
Ah ouais c'est vrai ?
- Speaker #1
Ah ouais elle reste comme putain plantée comme ça. Alors là je la prends comme ça, je la mets, je la prends. A part je prends les bras, je lui dis écoute on est que tous les deux, y'a personne autour de nous, on est dans la salle d'entraînement, ouais voilà, il faut les conditionner et tout ça, ça c'est un stress aussi.
- Speaker #0
Ouais donc en fait t'as un rôle beaucoup plus qu'un chorégraphe, tu vois, si. Ouais c'est ça ce que j'allais dire, t'es coach, t'es tout. Et tu dois avoir une intelligence émotionnelle pour assurer la personne. Ça, tu as dû le développer de grave, tu vois, au fil du temps.
- Speaker #1
J'aurais eu un profil comme ça au tout début de Danse avec les Stars, je ne sais pas si j'aurais réussi. Je pense que c'est l'expérience qui a fait que j'ai eu tous les profils. Et tu travailles différemment avec tous les profils. Moi, une actrice, je lui enseigne la danse différemment qu'à une chanteuse. Je me sers de leur métier, en tout cas, pour leur apprendre la danse le plus rapidement possible.
- Speaker #0
Donc tu t'adaptes vraiment à chaque profil et est-ce que tu réfléchis ? Ouais parce que par exemple tu me disais, enfin tu me disais, tu disais, tu vois je disais,
- Speaker #1
tu me disais comme si tu me disais à moi quand je rentre dans ton intimité.
- Speaker #0
Tu disais dans ton bouquin que justement tu vois quand on te donnait une personne, on te disait voilà tu vas danser avec telle personne, tu te renseignais à fond sur la personne.
- Speaker #1
Ah mais t'es réel killer.
- Speaker #0
C'est vrai t'es en mode new quoi, t'es en mode la série.
- Speaker #1
Ah oui, vraiment, je regarde tout. Même les moindres interviews, tout tout tout tout tout. Alors je te dis quand j'étais dans sa dictée avantiche, j'ai galéré à trouver des archives, mais j'ai trouvé. Je regardais même sur Instagram comment elle bougeait les cils. C'était vrai ? C'est de la denguerie que je fais. Des fois j'ai honte de le dire parce que vraiment, tu regardes l'extérieur, ça fait un peu peur quand même. Vraiment je regarde tout.
- Speaker #0
Et ça c'est pour t'inspirer ? C'est pour essayer de lui expliquer les choses de la meilleure manière ?
- Speaker #1
C'est pour m'inspirer. Ouais, ok. Pour dire que la personne elle est comme ça. Ouais. pour essayer de la connaître en tout cas le mieux, même les interviews, comment elle parle, comme machin. C'est pour essayer de m'imprégner de la personne.
- Speaker #0
Ouais, non, c'est chouette. C'est intéressant, cette introspection.
- Speaker #1
Je sais pas si les autres y font comme moi.
- Speaker #0
Tu leur as pas répondu si...
- Speaker #1
Je pense pas qu'ils le font. Je pense pas qu'ils font ce que je fais.
- Speaker #0
J'imagine que c'est le meilleur moyen de...
- Speaker #1
Je pense qu'ils attendent de rencontrer la personne. Mais moi, je sais pas, j'ai ce besoin de... Ah ouais, je suis taré.
- Speaker #0
Mais non, je trouve ça au contraire, tu vois, vraiment de connaître la personne pour lui proposer quelque chose qui lui plaît le plus, les meilleurs pas de danse, ça doit être dur d'avoir des gens, parce que la plupart, ils n'ont jamais dansé forcément, ils n'ont jamais pris de cours, donc tu dois tout apprendre en peu de temps. Puis quand tu vois les chorés, ça fait tout, tu es archi pro quand même, tu dis que le boulot que c'est, tu vois, pendant...
- Speaker #1
Même nous, quand on les a au début, on se dit mais qu'est-ce qu'on va faire ? Moi, chaque fois, je suis bluffé de ce qu'on arrive à faire avec eux.
- Speaker #0
Ouais, c'est sûr.
- Speaker #1
Franchement, c'est fou.
- Speaker #0
Mais tu disais un peu que c'était une sorte de Koh-Lanta un peu du coup.
- Speaker #1
C'est Koh-Lanta là-dedans.
- Speaker #0
Dans C'est avec les Stars, tu as ce truc où tu es vraiment pendant trois mois à fond, à fond. Il y a une intensité pour les...
- Speaker #1
C'est quatre heures par jour minimum.
- Speaker #0
C'est fou.
- Speaker #1
Minimum, mais nous, après derrière, le travail, c'est du non-stop parce que tu finis ta répétition avec ta star, tu rentres chez toi. Tu retravailles, tu ne vas pas. Du coup, si tu n'arrêtes pas, tu ne t'arrêtes pas. Mais c'est tellement génial.
- Speaker #0
J'imagine. Les coulisses, c'est vraiment intéressant. Et surtout, les coulisses des sacrifices. Quand on parle de sacrifices, par exemple, toi et ta famille, tu me disais que...
- Speaker #1
Moi, c'est ça le plus dur. C'est vraiment ça le plus dur. et quand on quand on est jeune et qu'on a toute notre famille et que tout va bien, en tout cas on n'a pas ce recul là mais quand on commence à perdre des gens proches là on commence à se dire c'est où les fondamentaux Je ne sais plus comment dire. Je l'ai dit ce matin, j'en ai discuté avec une personne au café. Les priorités. Elles sont où, mes priorités ? C'est génial, j'adore faire cette émission. Mais mes priorités aujourd'hui, c'est mon petit garçon, ma femme et ma famille. Je ne sacrifierai plus ça pour la danse. C'est dur pour l'équipe des grands. C'est dur. Tu regrettes ? Non, je ne regrette rien. mais Mais je sais que voilà, je ne loupais pas. T'as loupé quoi de milieu ? Bah des moments.
- Speaker #0
Ouais forcément.
- Speaker #1
C'est quand ils sont petits tes papas, je pense que tu sais ce que c'est, ça va vite quoi. Ils parlent vite.
- Speaker #0
Ouais c'est sûr.
- Speaker #1
Tu les as en fast time, mais c'est pas pareil.
- Speaker #0
Ouais c'est sûr. Mais c'est dur de trouver le juste milieu, tu vois quand tu as la fréquence.
- Speaker #1
Et en même temps tu fais ça pour eux.
- Speaker #0
Ouais, ouais c'est sûr.
- Speaker #1
Tu vois ? Ouais.
- Speaker #0
Et parce que toi, quand t'es pas là, pendant trois mois, tu peux pas voir ton fils ? Non,
- Speaker #1
je suis à Paris. Maintenant, il va à l'école.
- Speaker #0
Ouais, c'est vrai. Et les vacances, ils peuvent pas venir à pas à pas ? Si !
- Speaker #1
Mais t'es dans l'enfer avec les stars ? Tu travailles non-stop ? T'es éclaté ? Je lève à 7h ! C'est ça que c'est dur ! Mais non, après, je regrette rien. Mais voilà, je sais que si je dois faire un choix, c'est eux en priorité.
- Speaker #0
Ouais, c'est sûr. Et pour ta femme, c'est dur aussi ? Comme elle est danseuse aussi, vous avez toujours eu l'habitude de ce côté, ou un peu de distance et tout ?
- Speaker #1
Non, parce qu'en général, on fait toujours les choses ensemble. On danse ensemble, on va dans le monde entier ensemble.
- Speaker #0
Vous avez ouvert d'ailleurs une école de danse ensemble. Raconte-moi un petit peu cette école.
- Speaker #1
C'est sûr que je veux qu'on parle de ce sujet.
- Speaker #0
T'es pas obligé, t'es pas obligé.
- Speaker #1
Non, non, non, l'école de danse c'était mon rêve depuis toujours en fait. J'ai déchanté parce que je me suis rendu compte que c'était plus être un chef d'entreprise que d'être sur le terrain et d'enseigner à des gens. Donc l'expérience elle m'a pas tellement plu finalement. Moi j'aime bien être sur le terrain, apprendre aux gens à danser. Et quand t'as une école de danse, tu dois gérer des profs, tu dois gérer des plannings, tu dois gérer des factures. Ouais,
- Speaker #0
c'est sûr.
- Speaker #1
C'est pas mon truc.
- Speaker #0
Et ta femme non plus ?
- Speaker #1
Elle a récupéré une asso donc elle donne des cours et tout ça. Moi j'aime bien aller un petit peu partout et donner des stages à droite à gauche, ça ça me plait. Mais être sur le terrain, c'est ça qui me plait.
- Speaker #0
Du coup j'avais vu aussi que c'est la fondation Dalida.
- Speaker #1
Ouais je suis prof à la Dalida Institute, c'est une école de chant. C'est une école de chant où t'as beaucoup... d'ailleurs ceux qui ont gagné The Voice, ils viennent de cette école là.
- Speaker #0
La Dalida Institute, ok.
- Speaker #1
Et t'as ces des chanteurs en tout cas qui viennent apprendre, qui viennent prendre des cours de chant, c'est... J'sais pas moi quoi... Et c'est la Star Academy quoi, on va dire. Je suis le Kamel Wally de là-bas quoi. Je leur donne des cours de danse pour aussi s'exprimer sur scène, maintenant ça danse de plus en plus aussi quand ça chante donc... Je leur donne un petit coup de bain, j'adore.
- Speaker #0
Et donc t'es coupé, tu me parlais du fait, ouais, donc par rapport à la distance, par rapport à ton fils et à ta femme, et tu disais que ta femme du coup normalement faisait...
- Speaker #1
C'est tout ensemble.
- Speaker #0
Ouais, donc c'était dur. Alors du coup,
- Speaker #1
j'imagine le début, ça fait du bien parce que tu dis aussi, c'est bien d'avoir aussi son truc à soi. Ouais, mais c'est ma meilleure amie, c'est elle qui me conseille surtout. C'est grâce à elle en tout cas que j'arrive aussi à que j'ai réussi en tout cas à tenir tant d'années puisqu'elle m'a toujours soutenu et accompagné. Euh maintenant la distance ouais. C'est chiant, ça se comprend quoi. Encore plus maintenant qu'on a le petit.
- Speaker #0
Ouais, ce qui doit être dur c'est...
- Speaker #1
Maintenant il comprend, il a 8 ans quoi. Bah ouais donc en plus il a 8 ans.
- Speaker #0
Avec le manque, le truc... C'est vrai que ça me paraît énorme 3 mois. Enfin même si c'est pas vraiment 3 mois parce que j'ai mis que tu les vois un petit peu mais c'est quasiment 3 mois.
- Speaker #1
3 mois.
- Speaker #0
Ouais. c'est dur parce que même moi tu vois qui Tu l'aimes bien la danse d'ailleurs ?
- Speaker #1
Il déteste ça.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
C'est vrai ? Ouais. Je pense que c'est ce qui lui prend un peu ses parents, je sais pas pourquoi il aime pas. Pour le moment, après peut-être ça peut changer avec les années, mais pour le moment il aime pas.
- Speaker #0
Il fait quoi ?
- Speaker #1
Du roller.
- Speaker #0
Ok, c'est sympa.
- Speaker #1
Ouais, ouais. Puis je trouve ça chouette aussi parce que toute notre vie on a été sur des parquets de danse. Ouais. Ouais mais il va me faire voir autre chose. Ce qui est cool !
- Speaker #0
Ouais. Du coup tu t'y as mis un peu au relais ?
- Speaker #1
J'adore, ouais. Ouais,
- Speaker #0
c'est vrai ?
- Speaker #1
Je suis moins bon que lui, moi je n'ai pas dans les bols. Moi, j'ai plus du patinage, roller, artiste. Mais c'est sympa.
- Speaker #0
C'est vrai, tu peux te faire plus en chœur.
- Speaker #1
Je te jure, c'est vrai. Moi, je vais faire des arabesques, lui, il va aller vite.
- Speaker #0
Ce qui est sympa, parce que du coup, moi, ma fille, pareil, c'est un peu skateboard. Moi, je me suis racheté un skate, tu vois, genre je kiffe.
- Speaker #1
C'est génial.
- Speaker #0
C'est sympa de s'en remettre à des trucs comme ça avec les enfants.
- Speaker #1
On devient gosses.
- Speaker #0
Je te laisse choisir un deuxième badge.
- Speaker #1
Allez. Et pourquoi il y a toujours le dauphin ? Je peux re-choisir le Dauphin ?
- Speaker #0
Tu peux, non c'est un autre, tu prends un autre évidemment. Mais c'est incroyable, vous êtes allé interviewer des gens dans la rue et tout.
- Speaker #1
Salut Christophe, j'espère que tu vas bien. Je voulais savoir, est-ce que la danse a été pour toi une forme d'échappatoire ? Et si oui, pourquoi ?
- Speaker #0
Très bonne question, oui. La danse a été un échappatoire, oui. Un grand oui, oui, oui. C'était le seul endroit où je me sentais vivant, où je me sentais heureux, où je me sentais à ma place. La danse, elle m'a sauvé. C'est pour ça que je trouve ça important que les jeunes, en tout cas d'aujourd'hui, ils trouvent une voie, quelle qu'elle soit, un échappatoire, un moment où ils peuvent ne penser plus à rien. Moi, c'est vrai que je me sentais... J'étais à l'école, j'étais vraiment dans deux mondes, j'avais l'impression d'être comme dans les dessins animés, tu sais, un monde parallèle. Quand j'étais dans la danse, j'étais populaire, je réussissais, je faisais des bons résultats. Et à l'école, c'était le néant. Total. Donc du coup, en fait, j'ai choisi ma voix assez naturellement parce que c'est dans ce milieu là que j'y arrive, que je me sentais bien. La danse, elle m'a... Quand on danse, on sort un petit peu de son corps et on oublie tout. Et ça a été une soupape encore aujourd'hui. Sans la danse, je ne sais pas comment je ferais. C'est dans la danse que je... C'est le meilleur psy du monde.
- Speaker #1
Ça donne trop envie. J'ai trop envie de prendre des cours.
- Speaker #0
Non mais vraiment.
- Speaker #1
Parce que j'aurais adoré, moi petit, je faisais pas mal de hip-hop breakdance, mais j'avais une cassette, mais j'avais pas de cours autour de moi. Et du coup, on a juste pris avec ma femme un peu des cours de danse pendant notre mariage. On a fait une choré. Et ça, j'ai vraiment kiffé. Mais ça donne trop envie. Ouais, c'est vrai que t'as le côté sportif, mais t'as le côté créatif en fait. Donc en fait, t'as lit tout. C'est ça qui est exceptionnel.
- Speaker #0
Et puis c'est le meilleur sport du monde parce que tu fais jouer ta tête, ton corps. tu vois, donc
- Speaker #1
Mais tu oublies tout.
- Speaker #0
Pendant un an, tu oublies tout. Et même quand je donne mes stages, ça, je le vois, les gens. Pendant une heure, tu oublies tous tes problèmes. Tu oublies tout. Tu penses à rien. Tu ne peux penser qu'à rien, en fait. Et ça fait du bien.
- Speaker #1
Ouais, j'imagine. Et tu me parlais, tu étais en train de dire justement à la danse, tu étais populaire à l'école moins. Raconte un peu ce qui s'est passé.
- Speaker #0
Je ne me sentais pas comme les autres. Ouais. De tout petit. Tout petit, ouais. On ne voulait pas jouer avec moi.
- Speaker #1
C'est vrai, mais pourquoi ?
- Speaker #0
Je ne sais pas pourquoi, j'ai été rejeté. Et même encore les gens qui me harcelaient à l'école, je les ai recroisés du coup plus tard. Je disais ah désolé, vraiment on t'a fait la misère.
- Speaker #1
C'est vrai, ils t'ont excusé.
- Speaker #0
On m'avait pourri la vie, mais quelque part je les remercie.
- Speaker #1
C'est grâce à ça que tu penses ?
- Speaker #0
Parce que je pense que je ne me serais peut-être pas autant réfugié dans la danse. J'ai l'impression quand on... Il y a beaucoup d'artistes qui... qui doivent en tout cas, je sais pas si je suis dans le juste, mais j'ai l'impression que des fois, il faut payer un prix. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Je pense que beaucoup d'artistes utilisent des blessures pour exprimer leur art. C'est ça.
- Speaker #0
Du coup, je pense que si je n'avais pas été aussi malheureux dans ce parcours de scolarité, je n'aurais peut-être pas...
- Speaker #1
Pensé autant ? Ouais.
- Speaker #0
La danse, en tout cas, peut-être qu'elle n'aurait pas pris une place aussi importante dans ma vie. C'est-à-dire que moi, c'était la danse et rien d'autre.
- Speaker #1
Et c'était dur pour toi ? Du coup, les enfants, ils étaient vraiment durs ? Ouais. J'étais seul.
- Speaker #0
Ouais. J'étais seul, personne ne voulait jouer avec moi. Ils ne voulaient pas jouer du tout avec toi ? Non.
- Speaker #1
Et cette différence, elle venait de...
- Speaker #0
Non, moi, c'était le dernier qu'on a fait. appelé quoi au point de sport mais quand il faut choisir des équipes ah ouais c'est vrai ouais il est capable c'est que moi c'est dur et comment tu expliques ça tu vois c'est je crois que c'était parce que tu sais de la danse et avait une différence pas pour la dent mais même pas ouais tu disais ouais tu sais que tu sais dans ton bouquin tu faisais même pas je me sentais pas comme les autres ok et c'est
- Speaker #1
quoi tu avais quoi une sensibilité en plus moi je crois ouais mais Je ne me sentais pas...
- Speaker #0
Je ne sais pas expliquer pourquoi on ne voulait pas jouer avec moi. Je ne sais pas pourquoi on me rejetait comme ça. Mais je sais que ce que je ressentais petit, c'était... Je n'avais pas l'impression d'être à ma place. Je n'avais pas l'impression d'être comme tout le monde. J'avais l'impression d'être différent.
- Speaker #1
Et t'as gardé...
- Speaker #0
Il n'y a que dans la danse où je me sentais moi, à ma place.
- Speaker #1
Tu pouvais vraiment t'exprimer.
- Speaker #0
Et c'est pour ça que j'ai rencontré des amis quand je suis rentré dans Danse avec les Stars. C'est la première fois que j'ai eu une bande de potes. Parce que c'était des gens qui étaient comme moi.
- Speaker #1
Ouais, mais en fait, c'est pour ça que tu dis que c'est ta deuxième famille. Ouais, c'est pour ça que ça a été... Ouais, c'est ouf.
- Speaker #0
Et quand je discute avec des potes à moi, quand je pense à Christian, Millette ou Grégoire Lyonnais, ou plein de gens de ce milieu, je me rends compte qu'en fait, on est beaucoup, beaucoup à avoir vécu ça. Ouais, finalement.
- Speaker #1
C'est vrai Christian, il me disait aussi que c'était une forme d'exutoire aussi la danse, pour lui ça lui fait beaucoup de bien. Tu penses que c'est spécifique la danse ou la danse ça t'apporte vraiment quelque chose de fort ?
- Speaker #0
Je pense que c'est la danse parce que nous on a la danse, mais je pense que quand t'as un sport...
- Speaker #1
Ouais un sportif pareil c'est... Ouais,
- Speaker #0
quand tu trouves ta voix. Ça peut être le dessin, c'est même pas un sport. Ouais, c'est sûr,
- Speaker #1
c'est sûr.
- Speaker #0
Un truc que tu trouves, qui est pour toi, qui te permet en tout cas de...
- Speaker #1
Et qu'est-ce que tu conseillerais du coup aux gens qui nous écoutent ? Justement, c'est de tester plein de choses, d'essayer de trouver des choses qui nous correspondent.
- Speaker #0
Tester plein de choses, de trouver des choses qui vous correspondent, mais quand ça vous correspond, de ne pas lâcher à la moindre difficulté.
- Speaker #1
Ouais, donc de t'instéverer.
- Speaker #0
Oui, c'est une histoire, oui, c'est là où je me sentais bien, mais par contre, j'ai transpiré.
- Speaker #1
Ouais c'est sûr.
- Speaker #0
Et j'ai payé. Et ça a été dur des fois. Mais des fois quand on a envie de tout lâcher, mais il faut persévérer. C'est se persévérer en fait le secret. Ouais.
- Speaker #1
Après j'imagine faut pas s'obstiner non plus tu vois.
- Speaker #0
Vraiment ça nous fera mal.
- Speaker #1
Ouais c'est ça.
- Speaker #0
Mais si il y a des difficultés partout. C'est difficile de s'entraîner 5 heures, 6 heures par jour.
- Speaker #1
Oui mais toi tu savais depuis tout petit, dès que t'avais 6 ans que c'était ton truc. Ouais. Ouais donc toi tu l'as su. C'est une chance aussi ça. Ah ouais j'en discutais ouais. Quand toi t'as su aussi jeune ce que tu voulais faire, c'est exceptionnel quand même.
- Speaker #0
Ça vraiment les enfants faut qu'ils trouvent leur... C'est bien s'ils trouvent leur chemin. Moi c'est mon combat avec mon fils.
- Speaker #1
Bah ouais, moi pareil. Du coup j'essaie de lui faire faire plein de trucs, mais peut-être même j'en fais peut-être trop. Mais j'essaie de lui faire découvrir plein de trucs, je me suis dit on a tous tu vois...
- Speaker #0
Tu vois un truc où il est bon, c'est là.
- Speaker #1
Ouais. Ouais tu penses. Ouais mais il peut être bon dans un truc, mais il peut détester ce truc là aussi. Tu vois, c'est pas évident. Parce que c'est pas parce qu'il est bon qu'il va être heureux en le faisant.
- Speaker #0
Oui, mais si tu trouves un bon truc... S'il est bon en général, il est heureux de le faire. Ouais,
- Speaker #1
ouais, ouais, généralement. Mais pas forcément, je pense. Mais la plupart du temps, ouais, si, je pense que tu kiffes, parce que tu es bon dans quelque chose. Ouais. Mais du coup, toi, ton fils, tu essaies de lui faire découvrir plein de choses. Tu fais comment par rapport à ça ? Toi qui as eu la chance, justement, d'avoir trouvé ta passion à 6 ans, tu vois. C'est une chance de ouf.
- Speaker #0
Ça ne lui fait pas faire mille choses à la fois. Ouais. Maintenant, je sais que s'il en a marre de faire, par exemple, du roller, ok, on va chercher une autre activité. Mais moi, quand il fait un truc, je veux qu'il le fasse à fond. Je ne sais pas faire les choses en dilettante, moi. Je ne sais pas... Ce n'est pas une activité interscolaire, extrascolaire. Je ne sais pas faire ça, moi. Moi, l'activité que j'ai faite extrascolaire, c'était... Ça prenait beaucoup de place, c'était important. Mais plein d'activités, je ne sais pas si c'est bon non plus.
- Speaker #1
Ouais, c'est sûr. Moi, je ne fais pas plein d'activités. La plus petite, elle a un an, mais la plus grande qui va avoir 5 ans, on lui fait faire deux sports. Et il y a une question, qu'est-ce qu'on fait changer ? Est-ce qu'elle aime bien un tel sport ? Jusqu'à où persévérer ? Là, on va lui faire faire de l'escalade à la rentrée. Je trouve que c'est un super sport. On essaie de faire découvrir des trucs sans trop non plus, mais c'est dur. Après,
- Speaker #0
il faut qu'elle fasse des stages.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça qui est top. Ouais c'est des stages.
- Speaker #0
Tu fais des stages ?
- Speaker #1
Ou une semaine, moi quand j'étais petit tu vois on avait une semaine où on testait plein de sports, à la Toussaint et on découvrait plein de trucs en fait. Parce que de trouver sa voix comme tu as eu la chance de le faire, c'est dur quoi, parce que ça se trouve tu vois.
- Speaker #0
Ouais mais de petit. Mais même je pense qu'avant même de faire de la danse, je pense que j'avais un truc un sixième temps, c'est grâce à Chantal Goya ça. Ouais.
- Speaker #1
Tu penses ?
- Speaker #0
Oui. Ma soeur elle faisait du jazz avant de faire de la danse de salon et après c'est ma mère qui me dit ça. Quand j'ai vu son galas dedans, j'ai dit à ma mère, un jour, moi aussi, je serai sur les planches. Je ne sais pas. Un sixième sens. Ouais.
- Speaker #1
Ah, c'est cool. Et justement, si tu n'avais pas eu ce sixième sens, qu'est-ce que tu aurais fait ? Je ne sais pas. Non, mais... Qu'est-ce que tu aurais fait ?
- Speaker #0
Je ne sais pas. J'étais bon à la piscine.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Peut-être que j'aurais été Florent Manot d'Oubis. Ouais. Mais je ne sais pas. Je ne sais pas. J'aurais été malheureux.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
je pense.
- Speaker #1
Tu penses un peu de temps en temps à cette vie, tu vois, si t'avais pas fait de danse ?
- Speaker #0
Tu veux que je te dise un secret ? Dis-moi. Des fois je pense à ma vie, quand je vois ma vie, là je suis là avec toi aujourd'hui. Des fois, encore aujourd'hui, je me pense, j'ai l'impression que c'est faux. C'est tellement trop beau. C'est aller au-delà de mes rêves d'enfant en fait. Ouais,
- Speaker #1
c'est incroyable.
- Speaker #0
Hier encore, j'étais avec des gens en stage et machin, j'ai l'impression de rêver. J'ai l'impression d'être mort. Éveillez-moi. C'est vrai ce que je vis. C'est trop beau.
- Speaker #1
C'est incroyable. Donc en fait, tu as vraiment réalisé ton rêve.
- Speaker #0
Ouais. Au-delà de mon rêve. Ça va au-delà de mon rêve.
- Speaker #1
C'est magnifique. C'est beau.
- Speaker #0
Mais je réalise.
- Speaker #1
Justement, ce que j'allais dire, tu arrives à avoir cette gratitude de se dire « Waouh, j'ai eu de la chance. »
- Speaker #0
Alors que des fois, on est dans le truc et on ne se rend pas compte. Et je réalise parce que j'ai écrit ce bouquin. Je réalise parce que... J'ai fait du travail sur moi parce que j'ai vécu des moments difficiles et qu'à un moment donné, il faut faire du travail sur soi. Et c'est parce que j'ai fait tout ce chemin-là que je me rends compte aujourd'hui.
- Speaker #1
Ouais, c'est sûr. Ouais, t'as fait un beau chemin, quoi. En parlant de travail sur soi, j'ai vu que... Je crois que t'as fait une dépression. Ah ouais. Et t'as vu... Un psy. Martine.
- Speaker #0
Martine. C'est ça ?
- Speaker #1
C'est lui qui connaît tout. Salut Martine.
- Speaker #0
Martine.
- Speaker #1
Et donc raconte un peu... T'avais jamais vu de psy avant ? Non.
- Speaker #0
Pour moi, on allait voir un psy, on était malade.
- Speaker #1
Ouais, t'avais vraiment cette image aussi. Ah ouais,
- Speaker #0
ouais, un psy, voilà, t'as un problème dans le cerveau, quoi. Ouais. Mais...
- Speaker #1
Et alors que maintenant, tu dis que...
- Speaker #0
Et tout le monde devrait voir un psy dans sa vie. Ouais. Tout le monde devrait voir un psy.
- Speaker #1
Et pour que t'aies changé, du coup,
- Speaker #0
cette attitude. Et que ça aille bien ou que ça aille pas bien.
- Speaker #1
Moi, je suis d'accord. Je trouve que...
- Speaker #0
C'est pas parce que tu vas pas bien qu'il faut aller voir un psy. Même si ça va bien, il faut voir un psy. Ouais,
- Speaker #1
je suis d'accord.
- Speaker #0
Parce qu'en vrai, des fois, moi, je suis très famille, Maintenant de trouver le bon psy, c'est compliqué aussi. Moi j'en ai vu trois avant de trouver la bonne.
- Speaker #1
Raconte-moi un petit peu le processus.
- Speaker #0
Avant de trouver ma Martine. Ouais. Mais c'était une période où justement, moi j'ai basé toute ma vie sur ma famille. Mes amis, c'était ma famille. Mon repère, c'était ma famille. Aujourd'hui, j'arrive à un âge où je perds des gens de ma famille. Je perds ma grand-mère, je perds mon oncle. C'est des piliers. C'est des piliers importants pour moi. Et quand je perds ces gens-là, je ne sais plus sur quoi me raccrocher. Ma vie n'a plus le même sens. Moi, quand j'ai perdu ma grand-mère, j'avais l'impression que toute ma vie d'avant s'est effondrée.
- Speaker #1
Parce que t'étais très très proche, en plus, tu disais que ta grand-mère, c'était quasiment comme une deuxième mère pour toi.
- Speaker #0
C'était pas une deuxième mère, c'était ma grand-mère, mais c'était ma grand-mère italienne, c'était la mama. Ouais, comme on dit. Et ouais, une grand-mère, c'est... Je sais pas, y'a toute une génération. Et du coup, j'avais l'impression que toute ma vie se barrait. J'avais ma femme qui avait une tumeur à l'œil. J'avais l'impression que de perdre tout. Du coup, là, je commençais à faire une descente au enfer. Et ouais, je pleurais tous les jours. C'était une tristesse. Les idées noires, ouais. Et ça, j'ai jamais eu ça avant. Et c'est quand j'ai commencé à avoir des idées noires que je me suis dit « ça va pas, je pense qu'il faut que tu te fasses aider » . Vraiment, je me réveillais en pleurs à 3-4 heures du matin. J'appelais mes agents « aidez-moi ! »
- Speaker #1
C'était il y a combien de temps ça ?
- Speaker #0
C'était il y a 3 ans. Et jusqu'au jour où je décide d'en parler à ma famille, à ma sœur, à ma sœur Céline, avec laquelle j'ai dansé, et qui me dit « il faut que tu voyais un psy » . Et donc du coup, j'ai contacté plusieurs psys, j'en ai bu un où c'est pas très bien passé, j'ai l'impression que ça ne servait à rien, un deuxième, et j'ai rencontré cette Martine qui appuyait sur les bons boutons. Mais il faut voir quelqu'un.
- Speaker #1
Je pense, oui. Et puis, il y a ce qu'on dit, c'est important d'avoir, on appelle ça comme ça, je crois, une alliance thérapeutique, donc de se sentir bien avec son psy. Moi, j'en ai vu pas mal aussi. Je trouve que c'est vraiment intéressant pour apprendre à se connaître. Même si tu as... On peut avoir cette image, si vraiment t'es mal, tu vas voir un psy. Mais même si t'es bien, en fait, le fait, je trouve que voir un psy, tu découvres tellement de choses sur toi.
- Speaker #0
Puis ça t'est jamais arrivé de te sentir mal, mais tu sais pas pourquoi.
- Speaker #1
Oui, si, c'est sûr.
- Speaker #0
Bof, mais ça va pas pour moi. Je ne savais pas d'où ça venait vraiment. Celle qui m'a dit, quand vous avez perdu votre famille, tout vous repère, c'est chamboulé. C'est quand j'ai compris, c'est pour ça. Moi, je n'avais pas fait le rapprochement, que c'est parce que j'avais perdu ma grand-mère. Si, ça a fait des gros échos en moi.
- Speaker #1
Et du coup, c'est une dépression que tu as fait ? Oui,
- Speaker #0
je suis en out complet. Ok. Vraiment.
- Speaker #1
Et t'as fait comment alors pour...
- Speaker #0
M'en sortir ? Ouais. Je sais pas, j'ai discuté. Quand j'ai commencé à... J'ai fait de la PNL aussi, je sais pas si tu connais.
- Speaker #1
C'est le programme neurolinguistique ? Ouais. La programmation neurolinguistique.
- Speaker #0
Comment t'as fait du travail ? Vraiment j'ai travaillé. C'était bien la PNL. Ouais.
- Speaker #1
C'est Tony Robbins, je sais pas si ça te dit quelque chose, c'est un coach PNL, j'avais lu son bouquin. Raconte un peu comment t'as fait de la...
- Speaker #0
J'ai vu des gens que je connaissais, j'ai... C'est un monsieur que je connais depuis des années qui fait ça à la PNL, qui travaille avec pas mal de célébrités. Et du coup, j'ai fait cet exercice de PNL là. Et du coup, voilà, après c'est personnel, je ne sais pas tout raconter. J'ai revécu des traumatismes que j'ai eu d'avant en fait, j'ai compris plein de choses. J'ai compris plein de choses en fait. J'ai pris conscience qu'il fallait que je travaille sur moi. J'ai pris conscience qu'on ne pouvait pas toujours sourire. C'est pas parce que je suis quelqu'un qui sourit tout le temps que je suis obligé de sourire tout le temps. Et quand tu es ce genre de personne là, en fait, dès que tu souris pas, ça va pas, il y a un problème. Qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #1
Ta réputation de quelqu'un d'être quelqu'un de super.
- Speaker #0
Comme ça, je suis pas un clown.
- Speaker #1
Je suis pas un clown. Mais ça doit pas être évident. Je pense aussi à tous les humoristes qui font du stand-up et tout. Et les gens viennent les voir dans la rue et disent « Pourquoi tu rigoles pas ? » Parce que je suis humain. Je suis fatigué, j'ai des trucs. Parce que c'est vrai que t'as cette réputation de quelqu'un d'être très solaire. Donc tu te sens obligé.
- Speaker #0
Ouais, dès que tu souris pas, ça va pas. Bah oui, mais non, des fois ça va pas aussi, tu vois. En règle générale ça va, mais j'ai eu cette période compliquée. Même moi je ne me reconnaissais plus. C'est un peu de noir, mais qui m'a permis de comprendre énormément de choses, qui m'a permis de guérir de blessures que j'avais d'enfance. Le harcèlement, le côté où on se sent seul comme ça. Finalement, puis on fait des métiers quand même où on vit les montagnes russes émotionnelles. On vit des moments très très forts où tu... les gens ils t'applaudissent, ils hurlent ton nom, le soir tu rentres et t'es tout seul dans ton hôtel, c'est violent.
- Speaker #1
Surtout en plus quand t'as une sensibilité, si t'as cette sensibilité etc, tu vois ça doit être... C'est violent.
- Speaker #0
Ouais. C'est que tu rentres et t'as l'impression de... Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Speaker #1
Ouais c'est sûr.
- Speaker #0
T'as le calme plat et t'es seul.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
C'est dur hein. Ouais. Ouais. Mais...
- Speaker #1
C'est vrai qu'on oublie tu vois que...
- Speaker #0
Même ça, le fait de te faire reconnaître dans la rue, moi ça m'effraie.
- Speaker #1
Comment tu as vécu ça ?
- Speaker #0
Au début j'adorais ça. Maintenant, selon le contexte, ça peut me faire peur. Je trouve ça pas normal en fait. C'est vrai. Puis tu rentres dans le salon déjà, en fait, tous les vendredis. Les gens, ils ont l'impression de te connaître depuis toujours, mais tu les as jamais vus. Donc quand t'as quelqu'un qui te fait « Oh ça va ! » Tu vois, ça peut faire peur. Tu vois dans un contexte où je suis avec mon petit, c'est ça qui me fait le plus, qui m'embête le plus. Moi j'adorais aller à la patinoire, faire des après-midi, je peux plus le faire.
- Speaker #1
Ah vraiment à ce point là ?
- Speaker #0
Ouais, le cinéma en fait tu prends... Tu fais des photos avec tout le monde, donc tu prends... Tu vois, tu viens faire un après-midi tranquille avant famille, et ben tu te retrouves à faire Mickey Mouse...
- Speaker #1
Et moi qui avais une règle, j'avais vu une interaction...
- Speaker #0
À faire des photos avec tout le monde ? Ouais, c'est sûr. T'apprécies moins le moment, quoi.
- Speaker #1
T'avais une personne, alors je sais plus qui c'était, qui avait une règle, il disait quand je suis avec mes enfants, je ne fais aucune photo.
- Speaker #0
Ouais je sais mais c'est difficile de dire non aux gens.
- Speaker #1
Ouais c'est sûr, j'imagine.
- Speaker #0
Surtout parce que tu parles pour un public.
- Speaker #1
Surtout parce que tu parles pour un public. Tu parles mal à dire non, du coup tu disais dans le livre, tu vois genre...
- Speaker #0
Ouais puis en vrai je les aime les gens.
- Speaker #1
Ah ouais t'as envie de faire kiffer, c'est sympa, ils viennent te voir.
- Speaker #0
Mais je peux pas leur dire non. Ouais. Bah oui. Mais en vrai de base, en vrai des fois... Je sais plus qui c'est... Des fois j'aimerais... Marcher dans la rue comme si de rien, ne sentir aucun regard. Quand je suis parti à Londres tout seul. pour me ressourcer. C'est ça aussi, par exemple, quand j'allais pas bien, je suis parti trois jours tout seul à Londres.
- Speaker #1
Ça fait du bien, tu étais à Camden.
- Speaker #0
Ouais, j'ai régalé. Mais de marcher dans la rue comme ça et de ne pas sentir aucun regard, parce que c'est même pas forcément que les gens viennent te faire des photos, c'est que tu sens le regard. Ça m'a fait du bien, quoi. L'anonymat. Et ça, on oublie, mais c'est... Ben je... C'est... C'est important quand même, encore plus quand on est parent, tu vois.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
c'est sûr. Mais c'est vrai que oui, voilà, des cinémas ou quand je vais aller à McDo, je vais prendre un porté, je n'ai pas à rester sur place. Ah ouais,
- Speaker #1
vraiment ? Et t'entends, limite, t'aimerais revenir en arrière, tu vois ? Non. Non, ça fait partie du jeu quoi.
- Speaker #0
Non, mais c'est une manière de vivre qui est différente. Puis en vrai depuis toujours, ça fait 14 ans qu'on fait dans Saguenester, donc toujours je me dis, ça va s'arrêter de toute façon. Au bout d'un moment donné, ça va se calmer, tu vois. Ça fait 14 ans que je me dis ça. Mais après t'apprends à vivre avec aussi. Mais c'est vrai que la vie normale, c'est chouette aussi.
- Speaker #1
Alors t'imagines un Mbappé genre ?
- Speaker #0
Mais c'est ça ! C'est ça que je me dis mais comment ils font ?
- Speaker #1
Ou un DiCaprio machin qui va en capuche, qui a un fer qui met un...
- Speaker #0
Comment ils font ?
- Speaker #1
Ah ça doit être une horreur.
- Speaker #0
C'est ça que je vous dis parce que je dis à tout le monde quand on me pose la question, je dis pourtant je... Pas Matt Pokora quoi, ça je vois non plus. Je suis pas DiCaprio, mais comment ils font ces gens là ? Remarque, regarde, Britney Spears et tout ça, ils finissent pas très bien en fait. Ça rend trop en fait.
- Speaker #1
Ouais j'imagine.
- Speaker #0
Il y a des miouailles en Aos, quoi, qu'est-ce que c Un Michael Jackson, regarde. C'est pas normal. Pour ça, il faut respecter quand même un peu la vie privée aussi des gens.
- Speaker #1
Ouais, c'est sûr. Mais je pense justement, tu vois, on a ce côté où il n'y a plus de barrière. Avant, il y avait plus une barrière peut-être, tu vois, de justement, tu vois, les célébrités, c'était à travers la télé, à travers les magazines. Sauf que maintenant, avec Insta, t'as l'impression que c'est ton poteau, tu vois. Donc en fait, les gens, il n'y a plus de barrière. Ils sont en train de te dire « Ouais, machin, truc ! » Ils ne te demandent même pas, ils doivent te faire un selfie sans te demander,
- Speaker #0
tu vois. Je suis à la caisse, les gens ils sont dans ça. T'as l'impression d'être un singe dans un zoo. C'est horrible. Franchement, c'est horrible. Une fois, j'ai dit à la dame, je le voyais, elle était à la caisse, c'était comme ça. Je me disais, pas de souci, venez, on fait la photo. Là, j'ai l'impression d'être un singe. Ou tu manges. Tu sais, à table, t'es comme ça, en train de manger. C'est horrible. Tu préfères qu'on vienne me demander ?
- Speaker #1
Ah oui, c'est sûr.
- Speaker #0
Tu trouves ça cool tu vois ? Ouais ouais ouais. On peut faire la photo, allez ouais vas-y on fait la photo. Mais quand on te prend à ton essuie comme ça, ça sera horrible. Ouais c'est sûr. C'est agressif.
- Speaker #1
Je te propose de rentrer dans les abysses, le dernier mode Zip Dive.
- Speaker #0
Oh la la, c'est quoi ça dans les abysses, ça fait peur.
- Speaker #1
Donc là on descend. Donc tu choisis le basque que tu veux.
- Speaker #0
Alors...
- Speaker #1
J'ai le lait, il est dehors. Tiens, je te laisse parler dans le micro.
- Speaker #0
Ah, mon ami Christian Millet !
- Speaker #1
Quelle est ta plus grande peur concernant l'avenir de ton fils et comment essaies-tu de le protéger de ça ?
- Speaker #0
Je l'adore ce gars. Ma plus grande peur, c'est qu'il vive ce que moi j'ai pu vivre. Et ça depuis qu'il est tout petit, le harcèlement scolaire. J'ai envie qu'il soit bien intégré.
- Speaker #1
Ouais, t'as cette peur du coup, de pas mal intégrer.
- Speaker #0
C'est ça. Et en fait je suis impressionné de lui parce que par exemple on se retrouve dans un endroit, il se fait des potes en 5 secondes, c'est des choses que moi j'avais jamais pu réussir à faire avant. Donc du coup ça m'impressionne en fait.
- Speaker #1
Ouais c'est inspirant de voir son enfant. Ouais. C'est incroyable.
- Speaker #0
Comment il fait ? Je dis « Oh on va aller dans un endroit où tu connais personne » mais c'est pas grave t'inquiète je vais me faire des potes en 5 minutes. Comment tu veux ? Je le vois comme ça faire, je le vois. Allez on peut jouer ensemble et tout machin. Ouais ouais, pas de soucis. Et dans 15 minutes il a un groupe de potes. C'est une chose que j'ai jamais réussi à avoir quoi. Ouais. Ça m'impressionne. Ouais. Mais ma plus grande peur c'est ça, c'est qu'il... Déjà, en fait j'ai plus... J'en ai plein des grandes peurs. J'ai peur de ça, j'ai peur... J'ai peur de faire des erreurs. J'ai peur que... T'as beaucoup peur ? Ouais. On en fait, hein. Là,
- Speaker #1
c'est sûr.
- Speaker #0
Mais j'ai peur... Par exemple, le fait d'avant de partir trois mois, tout ça, j'avais peur de lui manquer, de... Et de pas être là. Maintenant, ce que je remédie, je le fais. Voilà, c'est pour ça que je partirai plus trois mois tout seul. C'est loin de lui, non.
- Speaker #1
Il te l'a dit que ça a été dur pour lui ? Que tu lui manquais avec ses mots ? Oui.
- Speaker #0
Oui, puis même dans le comportement, on le voit. C'est long pour un enfant 3 mois. Hum. Une fois, c'est quoi qu'il m'a dit ? L'année dernière, il était... Ah ouais, quand j'ai pas gagné, parce que j'étais à deux doigts encore, moi je suis le plus dehors de cette émission.
- Speaker #1
Et il a pleuré, non ? Ouais, c'est ça, t'avais mis dans le bouquin.
- Speaker #0
Il était dans un état... Et il comprenait pas parce que j'avais des 10. J'avais les meilleures notes, il me disait « mais papa, je comprends pas » .
- Speaker #1
C'est quand t'étais avec Inès, c'est ça ?
- Speaker #0
Ouais. Et je comprends pas, t'as les meilleures notes, que tu gagnes pas, je comprends pas. Ils comprenaient pas le choix du public, ils comprenaient pas. Et il était effondré, et après on lui disait papa allez vas-y change de métier, prends un tracteur, tu prends un clas... C'est vrai. Tracteur tu deviens agriculteur, viens on fait ça.
- Speaker #1
Ah c'est mignon ouais. Ouais.
- Speaker #0
Non. Mais ouais.
- Speaker #1
Je te laisse choisir un autre badge. Du coup, effectivement, Christian a eu la gentillesse de...
- Speaker #0
C'est adorable.
- Speaker #1
De te poser des questions. D'ailleurs, vous connaissez bien Christian. Ouais. Comment vous êtes... Christian,
- Speaker #0
c'est quelqu'un que j'ai toujours beaucoup aimé. Ouais. Je trouve qu'il est sensible. C'est un vrai super gars.
- Speaker #1
On l'a reçu ici, ouais, c'est vraiment un amour. J'ai eu un super échange avec lui.
- Speaker #0
Ah non, il est super. Et tous, vraiment. Moi je sais qu'il a un problème, il peut m'appeler n'importe quand, je l'ai là. Ouais,
- Speaker #1
c'est chouette.
- Speaker #0
Allez, on part sur la baleine. Ah, c'est re-Christian ?
- Speaker #1
Ouais, c'est re-Christian.
- Speaker #0
Après ?
- Speaker #1
Je te laisserai cliquer dessus. C'est une double question. Je sais que tu travailles sur toi depuis de nombreuses années. Je veux savoir, qu'est-ce qui a été le plus difficile, et de quoi tu es le plus fier aujourd'hui ? Euh,
- Speaker #0
ce qui a été le plus difficile, c'est... C'est de... Pour pouvoir guérir de mes blessures, il a fallu que je revive tout. Et ça, ça a été très difficile pour moi. La PNL, ça a été difficile. De devoir, en tout cas, mettre le point sur mes problématiques. Souvent, quand on a des failles, on les squeeze. De me dire, OK, non, là, il y a un problème avec ça, il faut que je règle ça. Désapporter, ouais. Ouais, d'accompter les problèmes. Puis ça.
- Speaker #1
Ouais. Par rapport à ton épouse qui malheureusement, je crois, a eu une tumeur derrière l'œil, comment tu as vécu ça, le fait que tu étais à distance ?
- Speaker #0
Je me suis effondré. Moi, quand j'ai appris ça, j'étais seul dans mon appartement de Paris. Je suis tombé par terre. Je suis tombé par terre et elle, contrairement à moi, c'est une warrior. Vraiment. Et on voit sa femme mettre son enfant au monde, on se dit « waouh » .
- Speaker #1
C'est des warriors.
- Speaker #0
C'est des warriors. Ouais. Et là encore, bien plus forte que moi. Elle allait faire de la radiothérapie, on aurait dit qu'elle allait faire des UVA.
- Speaker #1
J'allais se ressortir cette phrase du temps. J'aime bien la métaphore. Ça montre vraiment que...
- Speaker #0
Vraiment ? Ouais. Moi j'étais...
- Speaker #1
J'ai vu que tu avais écrit ça dans le livre.
- Speaker #0
Dès que tu entends une humeur, ça fait peur. Et elle, non, elle était... Ça va marcher, allez, on y va, go go go.
- Speaker #1
Et du coup ça va maintenant ?
- Speaker #0
Oui. Après voilà, du coup, on se posait des questions sur le deuxième enfant, machin, donc on réfléchit parce qu'il y a cette problématique aussi là. Voilà, il y a ça un peu qui... Mais non, elle est... Chapeau Moulin et bout de cul, hein. Chapeau madame. Ouais. Ouais, non vraiment, elle allait faire ça comme des UV. Ouais,
- Speaker #1
c'est fou, ouais. Et le petit, du coup, ouais...
- Speaker #0
On l'a protégé de ça. On a pas trop parlé. Ouais. Maman, elle va chez le docteur.
- Speaker #1
Ouais, ouais, c'est pas plus mal. Et le fait... Parce que tu me disais que tu l'avais appris, ouais, c'est ça, quand t'étais à Paris, du coup, t'étais en tournage avec l'émission ? Ouais. Et... Le matin,
- Speaker #0
faut que je te dise quelque chose et machin... Ouais. Je peux pas te dire là, toute la journée, tu es là, mais qu'est ce qu'elle va me dire ? Ouais. Et après, quand on m'a dit ça, tu entends le mot tumeur, tu penses à cancer, tu penses à pas les cheveux. Puis moi, c'était une période où je n'étais pas bien, j'avais perdu ma grand mère. Mon oncle était dans le cancer aussi. Donc vraiment, j'avais tout qui se barrait. Ouais, c'est sûr.
- Speaker #1
C'était du coup, c'était la période où tu as fait une dépression ? Ouais,
- Speaker #0
c'était là. Ouais. C'était là. La goutte d'eau,
- Speaker #1
j'imagine.
- Speaker #0
La goutte d'eau. Ouais. Ouais.
- Speaker #1
Et toi par rapport à la maladie et tout, c'est quelque chose qui est dur pour toi ? Ça te fait plus peur ?
- Speaker #0
Ça me fait peur, ça m'effraie. Ça m'effraie surtout les cancers parce que j'ai vu des proches vraiment physiquement parlant. Passer d'un état à un autre, c'est impressionnant.
- Speaker #1
Tu parlais de mon oncle qui a perdu 15 kilos en plus de 15.
- Speaker #0
Mon oncle c'était le gros avec l'Arlé Davinson, costaud. Et je l'ai revu six mois après, maigre. Ça m'a traumatisé.
- Speaker #1
Et t'as toujours eu peur depuis petit ? Ouais, toujours. Ah ouais, de la maladie ? T'étais pas confronté finalement ?
- Speaker #0
Non mais cancer, je sais que ma mère a perdu sa meilleure amie dans le cancer et ça m'a toujours fait peur.
- Speaker #1
Ça m'angoisse aussi.
- Speaker #0
Parce que du coup, sa fille elle avait notre âge et du coup on se disait « Mon Dieu, elle vient de perdre sa mère » , donc on s'identifie aussi à la personne, on se dit « Mais comment ça ? » « Oh ! » Hum. Ça m'a toujours effrayé. Hum. Ouais.
- Speaker #1
Et tu fais comment du coup pour pas trop y penser, etc. C'est justement c'est là que la danse, ça t'aide.
- Speaker #0
J'y pense. La danse ou pas, mais je vis, je vis au jour le jour. Je vis même Maïane, tu vois, par rapport à ça, ça a été une belle leçon de vie. C'est quelqu'un qui vit journée après journée. Et c'est comme ça, je crois qu'il faut vivre.
- Speaker #1
Ouais, c'est sûr. J'avais vu dans ton bouquin d'ailleurs en parlant de vivre au jour le jour un peu dans l'instant présent, tu fais un peu de méditation ? Maintenant ouais,
- Speaker #0
j'adore. Tous les soirs je fais ma petite médite. C'est vrai ? J'adore ça.
- Speaker #1
Comment tu t'y es mis un petit peu ?
- Speaker #0
Depuis la PNL.
- Speaker #1
Ouais ok.
- Speaker #0
Depuis la PNL, j'aime beaucoup ça. Ça me recentre, c'est impressionnant ce que ça peut faire dans le corps en vrai.
- Speaker #1
Et tu fais ça comment ? Genre avec une app ? Avec YouTube.
- Speaker #0
Selon l'hypnose que je veux faire, je me tape. Genre si j'arrive pas à dormir pendant un sac de l'estat, hypnose de sommeil. Tu mets ça, ouais ? Ouais, ouais.
- Speaker #1
C'est quoi du coup tes petits tips à toi que tu fais pour gérer la gestion du stress, etc. ? Notamment en période de tournage, parce que tu me disais, les nuits blanches, la fatigue, le temps situé.
- Speaker #0
Des méditations, de la respiration. Et en termes de nutrition, tu fais gaffe à ce que tu manges, etc. C'est vraiment moins fort.
- Speaker #1
C'est la vérité ? Ouais.
- Speaker #0
Pas tant que ça, ouais.
- Speaker #1
Non. Avant, oui. Mais après, dès que t'es fatigué, t'aimes bien manger des bonbons.
- Speaker #0
Forcément. Forcément.
- Speaker #1
Quand j'étais jeune, quand j'étais plus jeune, je faisais vraiment très attention.
- Speaker #0
Ah, tu faisais gaffe avec la danse ?
- Speaker #1
Oui. Je faisais sec nickel tout le temps. Toute ta vie, tu fais attention.
- Speaker #0
Moi, c'est ça qui me fait un peu peur, parce que moi, ma fille, du coup, elle a commencé la danse classique. Et j'ai peur de... C'est là que je t'ai dit, on va la mettre à l'escalade, parce qu'elle faisait un autre truc à côté. Et j'ai peur de ce truc en danse classique. On m'a dit qu'on pouvait un peu juger l'apparence chez les petites filles,
- Speaker #1
chez les enfants. Malheureusement, encore beaucoup trop. Ouais.
- Speaker #0
Et il y a ce truc...
- Speaker #1
Avant, encore pire. Ouais, vraiment. Quand tu montais sur la balance, je crois maintenant, c'est intéressant.
- Speaker #0
Ah oui, il fallait vraiment que tu... Ouais. Et ça c'est dans toutes les danses ou c'est plus classique ?
- Speaker #1
Je sais pas, je pense plus classique mais moi je l'ai eu fait. Ouais. Monter sur la balance.
- Speaker #0
Ah c'est vrai ?
- Speaker #1
Manger des haricots verts et tout.
- Speaker #0
Ah ouais c'est vrai ?
- Speaker #1
Je mangeais que des haricots verts.
- Speaker #0
Depuis tout petit ? Depuis tout petit. Et ça t'a pas…
- Speaker #1
Matisé si.
- Speaker #0
Et sur la bouffe, du coup, t'as eu des troubles alimentaires, t'as eu des trucs où t'as pu se gérer quand même ? Euh…
- Speaker #1
Euh... Non je faisais le régime tout le temps, toute ma vie j'étais au régime.
- Speaker #0
Ouais normal t'as envie de t'y mettre encore.
- Speaker #1
Bah ouais grave.
- Speaker #0
Bah ouais tu m'étonnes.
- Speaker #1
Ah ouais.
- Speaker #0
Ah ouais putain des 6 ans euh...
- Speaker #1
Ah ouais ouais toute ta vie t'es au régime en fait. Faut toujours faire attention, puis t'as toujours un truc, puis t'es torse nu. Maintenant j'ai plus envie de me torse nu, j'ai plus l'âge de me torse nu en vrai. Ouais.
- Speaker #0
Et tu me parlais du coup là, tu me reparlais quand tu étais petit, par rapport à ce harcèlement que tu as vécu, qu'est-ce que tu pourrais dire aux personnes qui se font harceler ou qui harcèlent ? C'est intéressant de parler du harcèlement.
- Speaker #1
D'aller voir un psy, d'en parler. de trouver votre voix en tout cas, et j'ai de la chance de ça en fait je crois, ça m'a sauvé. Mais c'est trouver votre voix, surtout d'en parler et de... En vrai j'ai du mal à donner des conseils parce que je trouve que maintenant avec les réseaux sociaux c'est tellement dramatique. C'est tellement dramatique, c'est plutôt harceleur que j'ai envie de laisser un message. Il va leur dire d'arrêter en fait parce que vous pouvez détruire des vies, il y a des gens qui meurent à cause de ça. Et pourquoi ? Vivez votre vie, laissez les gens tranquilles. Chacun est comme il est. Chacun doit être accepté comme il est. Et si tu n'aimes pas la personne, va voir ailleurs. Laissez les gens tranquilles. Le monde a le droit d'être heureux. Tout le monde a le droit de... Il y en a tellement, en fait. Les réseaux sociaux, ça fait peur.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr.
- Speaker #1
Moi, à mon époque, il n'y en avait pas.
- Speaker #0
Maintenant, tu as le cyberharcèlement qui est encore... Oui.
- Speaker #1
En fait c'est ça, je trouve que les harceleurs, ils se rendent pas compte, mais vous êtes des criminels.
- Speaker #0
En fait je pense que...
- Speaker #1
Ils se rendront compte quand ils grandissent en fait, même les parents en fait, faites quelque chose en fait.
- Speaker #0
Moi je suis d'accord, c'est sûr. C'est sûr que je trouve que c'est vraiment...
- Speaker #1
Tu sais que ton enfant il a embêté quelqu'un, mais fais quelque chose !
- Speaker #0
Moi je rigole pas du tout avec ça. Si je vois une de mes filles, pour le coup c'est pas le cas, mais tu vois une fois on était au parc et il y avait une petite fille, elle voulait jouer avec elle, elle disait « ah non j'ai pas envie de jouer avec toi » et je dis « non tu joues avec elle » ou au moins tu étais gentil etc. Et je trouve que c'est vraiment important de mettre des limites dès le plus jeune âge et de leur expliquer qu'il faut... Il faut de la douceur dans les relations, c'est sûr.
- Speaker #1
Oui, parce que souvent, on parle de la personne qui est harcelée, en tout cas. Ou les parents, non, non, faites attention. Mais des personnes qui harcèlent, les parents d'harceleurs, font quelque chose.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr. Il faut leur expliquer aussi la différence chez les enfants. C'est marrant quand même qu'un enfant, d'un côté, il ne voit pas forcément les différences des autres, mais en même temps, je trouve que c'est assez paradoxal. En même temps, il les souligne énormément aussi.
- Speaker #1
Ils se rendent compte après, après quand ils grandissent, puisque regarde moi ceux qui m'ont embêté après ils m'ont dit oh là là t'as fait la misère, mais oui. Mais je... Ouais, les enfants en fait c'est méchant entre eux.
- Speaker #0
Ouais c'est sûr.
- Speaker #1
Je pense que c'est plus les parents là qu'il faut bouger.
- Speaker #0
Mais tu vois tu t'en rends pas compte, tu vois moi petit j'étais le premier à un peu charrier, taquiner, machin tu vois, y'a... C'est avec le temps tu dis bah en fait ouais non t'as...
- Speaker #1
Mais c'est normal de se taquiner. Ouais. Mais il y a un degré à ne pas dépasser.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
c'est sûr. Il y a des limites à ne pas dépasser en fait. Ouais.
- Speaker #0
Bah quand c'est vraiment de l'acharnement, tu vois, sur...
- Speaker #1
Quand t'as des gamines qui se font couper les cheveux, des choses comme ça. En cours,
- Speaker #0
ouais.
- Speaker #1
Ah oh ! Ouais. réagit pas c'est des enfants non c'est pas des enfants en fait c'est sûr
- Speaker #0
Ouais, il faut être direct, il faut en parler avec les parents, je pense, avec les enfants.
- Speaker #1
Même les profs. En fait, il faut qu'on soit plus vigilant.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. Mais il y a une grosse vigilance maintenant quand même. Parce que je sais que tu vois, les enfants, maintenant, tu vois, si tu as un gamin qui a une petite cicatrice, un bleu, un machin, tu vois, ils convoquent les parents tout de suite, tu vois, pour voir. On m'avait dit une histoire, ouais, ma fille, machin, ou mon fils, je ne sais plus, il avait un bleu truc, j'ai été convoqué. Ils font attention, tu vois, que l'enfant, il n'ait pas de violence physique. par les parents, par l'entourage. Après, par les enfants, je pense qu'ils sont quand même de plus en plus vigilants, j'espère, tu vois. J'imagine que... Je sais pas toi, comment tu le ressens toi avec ton enfant à l'école ?
- Speaker #1
Je pense que c'est pas assez.
- Speaker #0
Tu penses que c'est pas assez, ouais ?
- Speaker #1
Non. Ouais. Je pense que c'est jamais assez, en fait, finalement. Je pense qu'il y a plein de choses qui passent...
- Speaker #0
Ouais. ...
- Speaker #1
qui devraient pas passer.
- Speaker #0
Et tu penses qu'il faudrait... Ce serait aux enseignants d'être... Plus vigilantes.
- Speaker #1
À l'adulte ? Ouais. Il y a tellement d'adultes qui ont été harcelés, petits machinana. Mais finalement, en fait, justement, il faut se servir de ce qu'on a vécu nous pour que la nouvelle génération, ça ne reproduise pas. Comment faire ? Je ne sais pas. Je n'ai pas la recette. Si je l'avais, en fait, ce serait génial. Je ne l'ai pas. Mais je pense que si nous, entre nous, les adultes, on se mettait comme ça, peut-être qu'on arriverait. Mais c'est... C'est un vrai problème et c'est de pire en pire et encore plus depuis les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Tu penses que c'est de pire en pire ?
- Speaker #1
Faites attention avec vos enfants et les réseaux sociaux, faites très attention à ça. C'est un danger. C'est un danger les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Ouais ça je pense que les parents ils se rendent pas compte toi de...
- Speaker #1
C'est un danger.
- Speaker #0
Les adolescents tu vois qui sont...
- Speaker #1
Les adolescents et les parents ils ont pas le contrôle de ce qui se passe à l'intérieur de tout ça.
- Speaker #0
Mais après, ils peuvent avoir le contrôle sur le fait d'autoriser les écrans, pas les écrans. Mais après, c'est sûr que ce n'est pas évident. Après, à un certain âge, après, c'est dur. Ça doit être dur. Toi qui connais bien, tu vois justement l'envers du décor des réseaux. Ça te fait peur pour ton... Il a 9 ans là ?
- Speaker #1
8 ans, ouais.
- Speaker #0
Parce que ça se trouve, dans 5 ans, il va dire pas mal.
- Speaker #1
Ça m'effraie. Enfin,
- Speaker #0
ou TikTok. Ouais. Il y en a qui avaient des comptes TikTok à 10 ans, tu vois. Si ça se trouve dans un an il pourrait se créer un compte, il ne le dirait pas, il mettrait tu vois Licata Junior, il aurait genre une tonne d'abonnés. Non mais toi je crois que c'est le fils de Ronaldo qui a fait ça, il a eu genre un million d'abonnés direct, son père il lui a coupé le compte.
- Speaker #1
Non mais en fait il y a tellement des fous, pardon, mais il y a des tarés.
- Speaker #0
Ouais c'est sûr.
- Speaker #1
Ça fait peur. Ouais. Non non non non non j'ai peur.
- Speaker #0
Parce qu'il a un téléphone ton fils. Non.
- Speaker #1
Non, non, non. Il n'en aura pas avant de rentrer au collège. Ouais, ouais.
- Speaker #0
Et par rapport à Danse avec les Stars, le jour où tu arrêtes... C'est quoi ton rêve de faire ?
- Speaker #1
J'aimerais beaucoup faire mon spectacle.
- Speaker #0
Ok. Ah oui tu parlais de la magie.
- Speaker #1
La magie et la danse. J'aimerais faire ça. Dans mes rêves les plus fous, faire du cinéma, du théâtre. Je sais pas. Mais rester dans le milieu artistique.
- Speaker #0
Ouais c'est ce que j'allais dire,
- Speaker #1
ouais bien sûr.
- Speaker #0
Trop cool. Et pourquoi la magie, ça t'est venu d'où ? T'en as fait un peu petit ?
- Speaker #1
J'ai vu un spectacle de danse, justement, où la danseuse, elle apparaissait dans une autre pièce. Et ça m'a impressionné. Après, j'adore Harry Potter. Je me tiens, en fait, l'univers de la magie, il y a plein de tous ces trucs de quick change, de robes qui se changent. Il y a quelque chose à faire, de mélanger les deux arts, ça peut être vraiment chouette. Et je suis allé à Londres, quand je suis allé à Londres, je suis allé voir Mathilda. Ça m'a beaucoup inspiré.
- Speaker #0
Non, c'est chouette.
- Speaker #1
Ce serait le prochain projet.
- Speaker #0
Ok, trop cool. Je te laisse montrer, il y a un dernier niveau. En plus,
- Speaker #1
encore plus profondeur. Un dessous des abysses ?
- Speaker #0
Ouais, c'est le petit badge bonus.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Je te laisse cliquer dessus. Tu cliques deux fois, tu vois.
- Speaker #1
C'est re-christien ! Ouais.
- Speaker #2
Mon cher Christophe, mon Cricri, écoute, on a passé des très très belles années depuis 2012, ça fait quand même très très longtemps. Beaucoup d'émissions, beaucoup de tournées, beaucoup de spectacles ensemble. On a eu des hauts et des bas dans notre relation, mais je trouve qu'aujourd'hui on a une étape où est-ce qu'on a énormément évolué, on a travaillé énormément sur nous, et la relation qu'on a en ce moment, elle est précieuse. Je suis très content de te connaître. Je suis très content de voir où tu en es aujourd'hui et que tu es en paix avec toi-même. Donc, je voulais juste te faire des gros bisous, un gros câlin, parce que ça fait quand même longtemps qu'on ne s'est pas vus en personne. Je t'embrasse et je pense à toi.
- Speaker #1
Je l'adore.
- Speaker #0
C'est trop mignon, son message.
- Speaker #1
Je vais l'appeler, je peux ?
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
mets-le là.
- Speaker #0
Mets-le là.
- Speaker #1
C'est vrai, ce mec est génial. J'espère qu'il va répondre. Sinon je lui laisse une vidéo.
- Speaker #0
Ouais tu veux laisser, sinon attends, attends, attends.
- Speaker #1
Je vais lui laisser une vidéo.
- Speaker #0
Vas-y, vas-y, laisse-le.
- Speaker #1
Mon Christian, je suis avec Etienne.
- Speaker #0
Salut Christian, en plein tournage.
- Speaker #1
En plein tournage. Écoute, j'ai oublié de te faire cette vidéo. Mon ami québécois, je suis très touché par tes vidéos, par tes messages. Je t'aime vraiment beaucoup. Et je disais à Etienne que tu es un super mec. Et moi aussi, je suis... Très heureux et honoré de te connaître. Je t'embrasse de tout mon cœur et quand tu veux, on se fait une petite soirée retrouvaille. Je ne change rien, tu es comme ça.
- Speaker #0
On t'embrasse Christian.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
c'est vraiment il est vraiment super super sympa ouais mais même même denis de ça c'est des gens que j'aime beaucoup ils sont venus en même temps et c'est c'est fou comme tu vois cette émission elle m'a fait découvrir des gens quand même assez chouette ouais c'est cool c'est vraiment en fait c'est vraiment une deuxième famille pour toi quoi oui ouais c'est chouette et tu es resté en bon terme avec tout le monde vous êtes en touch tu vois toujours et après on a plus ou moins nos affinités avec telle ou telle personne forcément bien sûr mais oui ouais
- Speaker #1
ouais moi c'est des des amis que j'avais jamais eu dans ma vie. Ouais. C'est important pour moi.
- Speaker #0
Ouais c'est incroyable. Ouais c'est magnifique. C'est sûr que l'amitié c'est important, c'est précieux hein. Ouais. On se rend compte avec l'âge tu vois.
- Speaker #1
Des fois c'est ça on parlait de psy machin ou des gens avec qui parler. Des fois la famille c'est bien mais des fois t'as besoin de parler aussi à un ami.
- Speaker #0
Ouais c'est sûr.
- Speaker #1
Ou à un psy.
- Speaker #0
Ou un psy totalement extérieur. Tu vois.
- Speaker #1
Ouais. Parce que il faut en trouver. Si vous en avez pas il faut trouver des amis.
- Speaker #0
Mais c'est intéressant parce que c'est vrai que c'est tu vois quand je disais c'est précieux effectivement. Tu vois, toi, tu as eu du mal à te faire des potes quand tu étais plus petit et tout. Tous ceux qui ont des amis, soyez sympas avec vos amis, gardez vos amitiés, c'est trop précieux. Oui,
- Speaker #1
les amitiés longues, c'est beau.
- Speaker #0
C'est beau, oui. C'est vrai, moi, j'ai des amitiés de plus de 15 ans, 20 ans.
- Speaker #1
Vous embêtez les autres enfants ? Non,
- Speaker #0
franchement, non, non, pas méchamment. Mais c'est vrai que moi, j'adore écouter, tu vois... ton histoire et d'autres tu vois et c'est très inspirant parce que moi j'ai des regrets tu vois j'étais pas un gros harceleur bien entendu mais tu vois j'étais un peu petit con tu vois taquin faire des blagues charrier ou taquiner dire un truc sur le physique tu as un bouton des trucs de merde tu vois une petite fille tu vois peut-être un complexe un truc et en fait je me rendais pas compte tu vois et c'est vrai que maintenant je me suis beaucoup excusé auprès des gens surtout c'est venu en fait le jour où je suis devenu père surtout d'une petite fille et Et maintenant j'en ai deux ! Et moi, je n'ai pas eu un environnement. Moi, j'ai eu un frère, tu vois, assez masculin, un truc. Et donc, je ne connaissais pas cette délicatesse, le fait de pouvoir blesser, de machin. Et donc, je me suis beaucoup excusé, tu vois, auprès même de copines à moi. Désolé si j'ai pu dire des mots blessants. Mais j'étais très taquin. Mais même quand tu es taquin, ça n'excuse rien, en fait. Tu peux blesser les gens. Ah oui. Et c'est pour ça que c'est vraiment, il faut prendre conscience de ça. Et c'est inspirant d'écouter des histoires et de se rendre compte qu'effectivement, derrière les mots... c'est pas que des mots, faut faire attention à ce contenu.
- Speaker #1
Il peut y avoir des répercussions derrière. Ouais,
- Speaker #0
ouais, c'est sûr.
- Speaker #1
C'est dur d'aller à l'école avec la boule au ventre et d'avoir peur.
- Speaker #0
Toi, t'avais vraiment la boule au ventre ?
- Speaker #1
Oh mon dieu, c'était horrible.
- Speaker #0
C'est vrai ? Ouais.
- Speaker #1
Ah ouais, le chemin de l'école, oh là là. Ouais. Ah ouais, fallait que ça s'arrête quoi.
- Speaker #0
Ah ouais, à ce point-là, donc toute ta scolarité...
- Speaker #1
Ouais. Hum. Ouais, ouais, ouais, ouais. Non, je n'étais pas à ma place.
- Speaker #0
Et du coup maintenant ça va, t'as plus de rancœur, t'as réussi à...
- Speaker #1
Ouais, j'ai fait du travail sur moi. Je suis en paix avec moi-même là, ça y est. Ouais,
- Speaker #0
c'est cool. Comme disait Christian,
- Speaker #1
t'es en paix avec toi-même. Ouais, c'est ça. Je me sens heureux, je suis bien dans ma vie, je suis bien dans mes basques. Voilà. Je pense surtout à mon enfant, à ce que ma famille soit bien. C'est ma priorité. Et après, j'adore les gens. Ils se disent que c'est dur, faire des photos d'être connu, tout ça. Mais en vrai, j'aime beaucoup les gens. Et je remercie la vie de m'avoir permis de vivre tout ce que j'ai vécu. Tout ce que je vis encore aujourd'hui. C'est une chance. Je me rends compte que je suis un chanceux.
- Speaker #0
C'est cool ce côté gratitude, ce mot-là, que tu te rendes compte. Et un kiff, ça va être un kiff de se réveiller tous les matins en disant, putain, j'ai eu de la chance.
- Speaker #1
Ouais C'est de la chance, ouais.
- Speaker #0
C'est exceptionnel. C'est cool d'avoir tous tes rêves et de faire le métier que t'aimes. C'est incroyable. C'est rare.
- Speaker #1
Eh ben oui.
- Speaker #0
Il y en a tellement. La plupart, j'imagine quoi, 90% des Français font un métier qui ne les font pas plus ce qu'ils font que ça. Non. Moi,
- Speaker #1
je n'ai même pas l'impression de travailler.
- Speaker #0
C'est incroyable. Le jour où tu n'as pas l'impression de bosser quand tu fais un job, c'est que tu as tout réussi.
- Speaker #1
Voilà. Le parcours a été compliqué. Je me mets dans le bûche, mais je ne regrette rien. Parce que je vis un rêve éveillé. Ouais,
- Speaker #0
trop cool. Qu'est-ce qu'on te souhaite du coup pour les prochaines années ?
- Speaker #1
C'est à vous de me souhaiter ce que vous voulez.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu veux qu'on te souhaite ?
- Speaker #1
Un spectacle.
- Speaker #0
Un spectacle si vous voulez le dire.
- Speaker #1
De continuer à...
- Speaker #0
À vivre à travers ton art.
- Speaker #1
Ouais, ouais je sais pas. D'être heureux en fait, c'est important. De kiffer ma life. Moi c'est ce que je vous souhaite. De kiffer votre life.
- Speaker #0
Après c'est important. Trop cool. Christophe, je t'en remets. Merci beaucoup pour cette interview. Merci à vous. Merci, merci. À plus tard. Ciao.
- Speaker #1
Ciao.
- Speaker #0
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