Speaker #0Tu t'excuses quand quelqu'un te marche sur les pieds, tu dis « ça va » alors que t'as envie de hurler, et tu trouves toujours la meilleure répartie. Trois jours plus tard, bienvenue sur Légitime, le podcast des ex-petites filles sages qui ont été formatées bien trop tôt à sourire, être sages, et sauver le monde avant leur premier café. Ici, on démonte les injonctions, on balance des « non » fermes mais respectueux, et on réapprend à prendre sa place. Pas en criant plus fort que tout le monde, juste en arrêtant d'être silencieuse. Moi c'est Clémentine, je suis coach en affirmation de soi. et si t'en as marre de te plier en quatre pour m'hériter trois mètres de reconnaissance, retrouve-moi chaque semaine dans tes oreilles pour te partager des punchlines, des clés concrètes et des réflexions sans filtre pour t'aider à reprendre ta place. Et promis, je vais te prouver que poser tes limites, ça ne te fera pas perdre ton empathie, ni tous tes amis. Bonne écoute ! Aujourd'hui, j'avais envie de te parler de ce fameux manque de confiance en soi et de mon évolution personnelle en tant que personne, mais aussi en tant que coach par rapport à tout ça. Parce que... Bien souvent, on utilise ce manque de confiance en soi pour expliquer que si j'avais confiance en moi, je poserais mes limites. Si j'avais confiance en moi, j'aurais demandé mon augmentation. Si j'avais confiance en moi, j'aurais pris des décisions beaucoup plus rapidement. Et en soi, c'est vrai que cet argument, il paraît valable. Je veux dire, ça décrit vraiment quelque chose de réel, un inconfort réel. Il y a vraiment un truc qui coince, sinon on passerait à l'action. On ne se minimiserait pas autant, bien sûr, que ça paraît réel et que ça paraît logique. Mais ça, je me suis lancée il y a 3 ans et demi, 4 ans maintenant, ça c'est quelque chose que j'ai tout de suite. Je ne vais pas dire combattu, ce n'est pas un truc à combattre, le manque de confiance ça existe, mais je me suis toujours dit, ce n'est pas vraiment ça le problème. Et dès que je me suis lancée en tant que coach, j'ai tout de suite commencé à parler de la différence entre confiance et estime de soi. Et d'ailleurs, c'est le premier épisode de ce podcast. Donc, tu vois bien que c'était vraiment quelque chose qui me tenait à cœur. Parce que j'avais déjà remarqué, que ce soit sur moi, sur ma propre expérience, ou sur les personnes que je côtoyais, et puis au fur et à mesure avec les personnes que j'ai accompagnées, que finalement, la confiance en soi, c'était jamais le problème. Et je dirais même au contraire. c'est bien la ressource sur laquelle on pouvait bien s'appuyer parce que c'était déjà là. Et donc aujourd'hui, j'ai envie vraiment de te reparler de cette différence, donc de confiance, estime de soi, mais surtout de venir rajouter un élément dans l'équation. Un élément que je n'avais peut-être pas mis au goût du jour à l'époque. En tout cas, je touchais du doigt, mais il fallait que j'évolue aussi de mon côté, dans ma pratique, que je me forme, que j'apprenne, que je me renseigne, etc. encore plus pour aller plus loin. Et cet élément, c'est la honte. Et ça, pour moi, de l'avoir compris, de l'avoir mis en lumière, ça a changé énormément de choses sur ma compréhension de, un, comment je fonctionnais, de qui j'étais, et aussi des personnes que j'accompagne. Et de pourquoi, à certains moments, on peut rester bloqué sur ce « ouais, mais je n'ai pas confiance » , alors que ça n'a rien à voir. Et pourquoi j'ai envie de te parler de ça, c'est parce que confondre les deux... ou en tout cas se bloquer sur le fait que je manque de confiance, ça t'envoie dans la mauvaise direction si tu as envie de travailler sur toi ou en tout cas bouger les choses. J'ai envie que tu comprennes ce que ça change concrètement quand on pose le bon mot sur ce qu'on vit. Clairement, ça ne va pas être un épisode technique. C'est juste un épisode pour nommer et peut-être pour t'ouvrir les yeux et que tu prennes conscience peut-être de certains fonctionnements et que tu prennes conscience que tu as déjà confiance en toi en fait. Je pense que ça sera déjà une grosse victoire. Donc comme je te disais au début, dès le début, je faisais la distinction entre confiance et estime de soi. Et je vais te la redonner là si tu n'as pas envie d'aller réécouter mon premier épisode. Mais la confiance, c'est une histoire de capacité. Vraiment, je me sens capable de. Je me sens capable de courir. Je me sens capable de créer un PowerPoint. Je me sens capable de soulever des poids à la salle de sport. Je me sens capable... Bref. Et c'est aussi, je me sens capable, si je sais que là, j'ai pas les ressources, pas les capacités, je me sens capable de trouver des solutions. Je me sens capable de m'en sortir. L'estime de soi, c'est la valeur qu'on se donne en tant que personne. Et là, tout de suite, c'est pas la même chose. Et pour remettre un peu de contexte, moi, ce qui a déjà changé beaucoup de choses fondamentalement dans ma vie, c'est quand j'ai compris cette différence. Parce que, tout de suite, ça s'est éclairé. Sur le comment ça se fait, qu'en soit, moi je savais, j'étais persuadée que j'avais des ressources, j'ai pas hésité à partir seule en voyage parce que je savais que je me débrouillerais, que je trouverais comment m'en sortir, je savais que j'allais pas me laisser moisir au coin d'une rue. Dans un pays que je ne connais pas, je savais que je trouverais des solutions. Je savais que j'avais des compétences, je savais que je pouvais avoir des bonnes notes au lycée, à la fac. Je savais tout ça. Et pourtant, je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir cette sensation que je n'étais jamais assez. Je ne pouvais pas m'empêcher de me minimiser. Je ne pouvais pas m'empêcher de me dire « Ouais, ben t'as rien fait de fou non plus, quoi » . Et ça, tant que j'ai persisté à me dire que je manquais de confiance en moi, je ne comprenais pas. Parce que ce n'était pas logique. De dire que je manquais de confiance en moi et de faire tout ce que je faisais à côté, ça n'avait pas de sens. Donc pendant longtemps, ça m'a vraiment perturbée. Et plus que le manque de confiance, entre guillemets, en lui-même. Parce qu'il y avait une vraie incohérence. Bref, ça je l'ai déjà dit, je ne vais pas tout répéter, mais c'était important de remettre un peu de contexte. Donc déjà pour moi, c'était important de te faire comprendre qu'il y avait une véritable différence. En avançant, en progressant dans ma pratique, ce que j'ai remarqué aussi, et c'est pour ça que j'accompagne les petites filles sages, c'est que finalement, les personnes que j'accompagnais, elles avaient déjà aussi cette confiance en elles. Elles avaient déjà ce sentiment d'avoir des capacités. Et même quand j'accompagne aujourd'hui et qu'on me dit « Ouais, je me sens pas légitime, j'ai le syndrome de l'imposteur, etc. » , à chaque fois quand je pose la question « Ah ouais, c'est quoi pour toi les critères de quelqu'un de compétent ? » qu'elles me sortent les critères et qu'à chaque fois je leur dis « Et ça, tu sais pas faire ? » et qu'elles me disent droit dans les yeux « Bien sûr que si ! » Bien sûr qu'elles savent qu'elles sont compétentes, parce que c'est jamais ça le sujet, c'est jamais ça le vrai sujet. Et donc plus j'ai commencé à accompagner ces femmes-là, dont tu fais partie peut-être, plus je me suis rendu compte qu'en fait elles avaient ce tronc commun où, à un moment donné dans leur enfance, dans leur jeunesse, que ce soit par leurs parents, leur entourage, les grands-parents, les profs, ou à un moment donné, quelqu'un leur a fait comprendre qu'elles étaient de trop. Qu'elles étaient de trop, que leurs émotions dérangées, que leurs questions dérangées, que leurs problèmes dérangés. Qu'un de qu'un leur a fait comprendre qu'on ne serait pas là pour elles. Je précise toujours que ça a été conscient ou inconscient ou que le parent n'ait pas pu faire autrement. Ces femmes-là ont compris à un moment donné, petite fille, c'est pas sûr qu'il y aurait quelqu'un qui va se pointer pour m'aider. Et donc elles ont appris très jeune, très tôt, à s'occuper d'elles par elles-mêmes. Elles ont appris très jeune à gérer toutes seules. leurs émotions, leurs besoins. Alors que ça soit passé par le fait de réprimer leurs émotions, que ça soit passé par le fait de jamais exprimer leurs besoins, etc., c'est une chose, mais au final, elles ont appris à tout gérer toutes seules. Et donc c'est peut-être ce qui fait qu'aujourd'hui, t'es peut-être une de ces femmes qui se sent indépendante, voire hyper indépendante, qui ne veut pas demander de l'aide, et surtout à qui c'est même pas dans le système de pouvoir demander de l'aide. Parce qu'en fait, t'as intégré très tôt que non, non, je vais être un fardeau pour les autres. De toute façon, personne ne peut s'occuper de moi, personne ne pourra m'aider. Vaut mieux que je gère moi. Et c'est ce type de comportement derrière qui va venir te frustrer quand personne ne va t'aider. Parce que d'un côté, t'aimerais bien que les autres viennent t'aider sans que t'aies à demander. Et là, on rentre dans un cercle vicieux, mais je pense que si tu sais de quoi je parle, tu sais de quoi je parle. Et donc tout ça, c'est vraiment venu renforcer le fait que bien sûr qu'elles ont confiance en elles, ces femmes-là. Et bien sûr que c'est une ressource qu'elles ont déjà en elles. Parce qu'en fait, elles savent que quoi qu'il arrive, elles pourront compter sur elles. Mais paradoxalement, ce que je remarquais aussi, c'est que elles étaient incapables de dire qu'elles étaient fières d'elles. Qu'elles avaient effectivement des compétences, des ressources, qu'elles étaient douées dans quelque chose. À partir du moment où il fallait commencer à dire ça, là, il n'y avait plus personne. Là, d'un coup, ça minimisait, ça se sabotait. Ça s'empêchait d'exprimer fièrement ce qu'elle pensait, parce qu'à chaque fois, les mêmes phrases qui ressortent constamment, c'est « Mais j'ai pas envie d'être prétentieuse. J'ai pas envie de me mettre en avant. Je suis pas à l'aise avec ça. » Et c'est là, en fait, où j'ai commencé à me dire « Mais ça va beaucoup plus loin. Ça va beaucoup plus loin que du manque de confiance en soi. Ça n'a rien à voir, même. » Et c'est vraiment là que j'ai commencé à creuser encore. D'où ça vient C'est là que j'ai compris, effectivement, l'héritage familial. Ce que je disais tout à l'heure. Et finalement, ce qui est ressorti, c'est qu'il y avait autre chose que ce manque de confiance. Qu'il y avait une émotion derrière beaucoup plus insidieuse, beaucoup plus ancrée. Et cette émotion, c'était la honte. C'était la honte. Et il y a un truc avec la honte, c'est que ça ressemble à plein d'autres choses. Surtout quand elle est bien cachée comme ça. Ça ressemble à de la modestie. Mais moi, tu sais, je suis comme ça. Voilà, j'aime pas trop me mettre en avant. Ça ressemble à de la prudence. Non, mais voilà, je veux juste pas me planter, je veux faire les choses bien. Ça ressemble à de la gentillesse ou à de l'empathie. Non, mais je veux pas déranger, je veux pas faire un drame pour ça, c'est pas la peine. Et oui, souvent, elle ressemble à un manque de confiance. Sauf que c'est pas pareil, parce que le manque de confiance, c'est cette question de capacité. Est-ce que je peux faire ça ? Est-ce que je suis capable de ? La honte, c'est est-ce que j'ai le droit ? C'est même pas est-ce que j'ai le droit de faire ça, c'est est-ce que j'ai le droit d'être là ? Est-ce que j'ai le droit d'exister ? Est-ce que je mérite d'être là et de vouloir ça pour moi ? C'est pas est-ce que je suis capable de faire les choses, c'est est-ce que j'ai le droit d'être ? Parce que t'as un moteur là qui tourne très très bien dans ta voiture. T'as appris à te gérer seul depuis longtemps, à te débrouiller, à t'adapter, à t'occuper de toi même dans des conditions très difficiles. Ta confiance, elle est fonctionnelle. T'as prouvé que tu pouvais. Mais ce qui te retient aujourd'hui, c'est pas que tu doutes de toi en tant que personne capable. C'est que t'as honte de certaines parties de toi. Celle qui a envie de plus, celle qui a besoin de quelque chose, celle qui en... colère, celle qui veut prendre de la place, celle qui veut parler fort, rire fort, cette honte-là, elle vient de loin. Elle vient d'un endroit où un moment, exprimer ces choses, exprimer ces parties de toi, ça soit a été dangereux dans le pire des cas, soit ça a été inutile parce que ça n'a pas été reçu, soit ça a été puni d'une façon ou d'une autre. À un moment donné, on t'a fait comprendre que c'est parti de toi bien précisément. elles sont dérangeantes. Et quand t'es un enfant et que le lien avec ton parent ou ton entourage, c'est méga important et que c'est une question de survie, bien sûr que la honte, elle finit par se développer. Et bien sûr que tu finis par réprimer certaines parties de toi et que tu veux plus jamais les voir. Parce que tu finis par comprendre que c'est une mauvaise chose d'être comme ça, d'être cette personne-là. Et le résultat, c'est qu'aujourd'hui, de l'extérieur, oui, ça ressemble à un manque de confiance en soi. et ça n'a rien à voir avec ça. Et comprendre cette différence entre est-ce que je suis capable de ou est-ce que j'ai honte de ce que ça révélera de moi, d'une partie de moi, ça change tout et ça change tout dans ce que tu vas faire et de ce que tu vas appliquer et de ce que tu vas changer dans ton quotidien si tu veux faire bouger les choses. Parce que si tu penses que c'est un manque de confiance en toi, tu vas chercher à te pour... prouver des trucs. Tu vas te donner des défis, tu vas essayer de sortir de ta zone de confort, tu vas chercher des qualités chez toi. Ouais, tu vas accumuler des expériences positives, mais en fait, ça va servir à rien. En soi, ça, tu le sais que t'es capable. Tu vas juste te reprouver que t'étais capable. Bon, ben c'est bon, ça, je le savais, en fait. Même si, consciemment, tu vas peut-être me dire « Non, je pense pas » . Si, au fond de toi, quand t'es honnête avec toi-même, tu le sais. Et justement, réfléchis, c'est quelle partie de toi qui te dit « Non, je peux pas » . quand même pas oser dire que oui, je sais que je suis douée là-dedans. C'est quelle partie de toi ? Donc oui, travailler sur tes ressources, etc., bien sûr que ce n'est pas inutile. C'est même très utile de les mettre en lumière, de vraiment les incarner, de vraiment te rendre compte que peut-être ce que tu fais et qui, toi, te paraît normal, en fait, ce n'est pas le cas de tout le monde. Je cite souvent comme exemple, mais avec mon amie Lise, qui est co-hôte du podcast de La Louse. Elle, elle est très organisée, elle adore ça, elle adore organiser, planifier, etc. Moi, ce n'est pas mon kiff. Donc, elle, elle a confiance en elle quand elle fait ça. Moi, j'ai confiance en moi, donc je sais que je trouverai des solutions. Mais ce n'est pas là-dedans où je sais que j'ai le plus de ressources. À côté de ça, j'ai plus confiance en moi pour la gestion de mes émotions, pour la compréhension plutôt de mes émotions, qu'elle avec les siennes. C'est OK, on a toutes les deux des ressources. Mais c'est important de venir les mettre en lumière. Regardez où est-ce que je suis douée et de l'accepter aussi. Bien sûr que c'est utile tout ça. Mais le problème, c'est que si tu ne viens pas mettre en lumière cette histoire de honte et ce que ça révèle, quelle partie de toi tu es en train d'essayer de cacher, en fait, le problème de fond, il sera toujours là. Parce que tu ne seras toujours pas occupé de ce qui te bloque réellement aujourd'hui dans ton épanouissement. Et que si c'est de la honte, le travail est différent. Ça va être regarder quelle partie de toi t'as appris à trouver inacceptable, honteuse. Et pourquoi ? Et comment commencer à faire la paix avec elle ? Et ça, c'est un travail qu'on fait en séance, en accompagnement. Pas toujours, pas tout le temps, pas toujours au même moment, mais ça, c'est quelque chose que j'ai intégré. Parce que finalement, ce travail de réconcilier les parties entre elles, de se réconcilier avec des parties de soi, c'est magique ! Parce que plus tu commences à accepter toutes les parties de toi et à leur redonner de l'espace, plus tu commences à les observer telles qu'elles sont, moins tu es en train de te brider. Et plus t'es à l'aise avec toi-même, et tu te libères, et tu deviens beaucoup plus légère quand t'as pas à essayer de faire le garde-fou constamment de telles parties qui aimeraient faire coucou et que t'as pas envie. Donc je serais curieuse quand même de savoir si tu te reconnais là-dedans, si ça crée une réflexion en toi. Et peut-être pour pousser un peu le truc, je t'invite à remplacer les « ouais, je manque de confiance en moi » par « j'ai honte de » et voir ce qui ressort. Est-ce que j'ai honte d'avoir des besoins ? Est-ce que j'ai honte de ma colère ? Est-ce que j'ai honte de vouloir plus ? Est-ce que j'ai honte de savoir que je suis super douée dans tel domaine ? Et s'il y a des phrases qui arrivent, en tout cas, ça va être intéressant de les noter déjà, peut-être, de notifier qu'elles sont là et de voir ce que ça t'apprend sur toi déjà, de voir comment tu te sens, de mettre ça en lumière. Et en tout cas, ça me tenait à cœur de partager cette avancée, de partager ces connaissances, de partager cette réflexion parce que... J'ai commencé à avoir ça chez moi, j'ai commencé à avoir ça dans mon travail, dans mon cheminement, en tant que coach aussi, de comment je vais vous accompagner au mieux. Et c'était important pour moi d'en parler parce que, bien sûr, des fois, on utilise des outils sur l'assertivité, on apprend à dire non, on teste des techniques pour poser des limites. Et bien sûr que ça marche. Mais comme je l'ai dit l'autre fois à une personne en appel découverte, c'est... Tout ça, finalement, c'est la finalité, c'est la dernière étape. Ce qui va vraiment importer, c'est que j'ai plus honte d'exister et d'avoir des besoins et d'avoir des envies. Parce que tant que j'ai la honte qui est activée constamment, comment je pourrais me sentir assurée dans ma pose de limite ? Je peux pas donner un GPS à quelqu'un qui croit qu'elle a même pas le droit de prendre la route. Et ce que ça change dans mon approche, c'est que là où peut-être avant je me basais encore trop... uniquement sur les comportements. Aujourd'hui, on va d'abord à l'endroit où la honte, elle vit. On va se connecter aux ressentis, on va se connecter aux émotions. On va voir d'où elle vient, on va voir ce qu'elle protège et on va voir comment se sécuriser pour avancer tranquillement et changer les comportements. Et ça change tout, ça change tout. En fait, t'as pas appris que t'étais incapable. T'as appris que certaines parties de toi étaient encombrantes. Et aujourd'hui, que t'es 30 ans... 5 ans, 25, peu importe, ces parties-là, elles sont peut-être bloquées à un âge beaucoup plus jeune. Et elles attendent toujours dans un coin que tu aies le droit de les sortir. Donc vraiment, je ne veux pas que cet épisode, ce soit un épisode avec lequel tu finis avec une liste de choses à faire. Là, le premier truc vraiment, c'est d'observer. D'observer ce que tu appelles manque de confiance depuis des années et de voir si ce n'est pas plutôt de la honte. C'est une question qui mérite du temps, ça mérite que tu t'assoies deux secondes avec elle, ça peut être un peu challengeant. L'idée c'est pas de te faire du mal, l'idée c'est pas de te diagnostiquer à un truc qui sonne vachement lourd, qui sonne mélodramatique, etc. Mais c'est juste pour pointer le bon endroit. Parce que peut-être qu'aujourd'hui tu regardais pas dans la bonne direction. Peut-être que si, mais peut-être que ça va t'ouvrir d'autres portes. Donc s'il y a quelque chose qui a résonné dans cet épisode, je serais vraiment curieuse d'avoir tes retours là-dessus. Toujours pareil, sur Instagram ou par mail ou en appel découverte. Et si tu connais quelqu'un qui a tendance à dire qu'il ou elle manque de confiance en elle, peut-être que tu peux partager l'épisode. Dans tous les cas, je te souhaite une très bonne journée, soirée, après-midi sur Légitime et à bientôt. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode et s'il t'a aidé, s'il t'a intrigué, si tu te poses des questions... Je suis curieuse, viens me le dire sur Instagram. Promis, je m'en repars et c'est toujours un régal d'échanger avec vous. Et si tu veux soutenir le podcast, m'envoyer du love ou aider d'autres petites filles sages qui en ont marre de passer leur temps à sauver le monde, tu peux laisser un avis et des étoiles sur Apple Podcasts et Spotify. Ça me fera très plaisir et puis ça aidera les JTim à se faire connaître et aller encore plus loin. Encore une fois, merci pour ta confiance. Je te dis à la semaine prochaine et n'oublie pas, prendre sa place, c'est pas crier plus fort que tout le monde. C'est juste arrêter d'être silencieuse.