Speaker #0Tu t'excuses quand quelqu'un te marche sur les pieds, tu dis « ça va » alors que t'as envie de hurler, et tu trouves toujours la meilleure répartie. Trois jours plus tard, bienvenue sur Légitime, le podcast des ex-petites filles sages qui ont été formatées bien trop tôt à sourire, être sages et sauver le monde avant leur premier café. Ici, on démonte les injonctions, on balance des « non » fermes mais respectueux, et on réapprend à prendre sa place. Pas en criant plus fort que tout le monde, juste en arrêtant d'être silencieuse. Moi c'est Clémentine. Je suis coach en affirmation de soi. Et si t'en as marre de te plier en quatre pour m'hériter trois mètres de reconnaissance, retrouve-moi chaque semaine dans tes oreilles pour te partager des punchlines, des clés concrètes et des réflexions sans filtre pour t'aider à reprendre ta place. Et promis, je vais te prouver que poser tes limites, ça ne te fera pas perdre ton empathie, ni tous tes amis. Bonne écoute ! On est en mars 2026, ça fait depuis le mois d'octobre, je crois que j'ai pas sorti d'épisodes de podcast. Parce que si t'as écouté les épisodes précédents quand même, je... J'ai eu plein de changements, plein de modifications dans ma vie, dans mon entreprise. J'ai revu plein de choses et très positives. J'ai eu plein d'opportunités nouvelles, etc. Et merci pour ça, une immense gratitude pour ça. Mais dans la vie, du coup, il faut savoir prioriser. Il faut savoir où est-ce qu'on met son énergie. Et c'est vrai que le podcast, il a un peu passé en arrière-plan. Mais pourtant, j'adore ça. J'adore échanger avec vous. Je dis échanger oui et non parce qu'au final, c'est plus vous qui m'avez dans vos oreilles que moi. Mais quand je peux échanger avec vous après sur certains sujets, que je sais que ça vous touche, que ça vous aide, ça me rappelle à chaque fois pourquoi j'ai fait ce podcast à la base, il y a trois ans déjà. Et j'avoue, je suis assez choquée quand je réfléchis à ça, de me dire il y a trois ans, j'ai osé, même si j'étais terrifiée, même si je me disais mais j'ai rien à dire, qu'est-ce que je vais leur raconter, et puis tout le monde va s'en foutre en fait. Bah en fait, non, tout le monde ne s'en fout pas, il y a plus de 300 abonnés je crois au podcast, alors ça peut paraître peu pour certains. Mais pour moi, c'est déjà énorme quand on sait qu'on est parti de zéro. Et donc, j'avais envie de revenir, mais je ne savais pas trop comment et pas parce que je n'avais pas d'idée. Mais tout simplement parce que j'en avais beaucoup, j'ai plein de choses à partager et j'ai envie de tout faire en même temps. Il y a des choses qui ne changent pas. Et je ne savais pas prioriser. Au final, j'ai réfléchi et j'ai un épisode que j'avais absolument envie de faire parce que quand on parle de développement personnel, on entend beaucoup d'avis assez négatifs maintenant où on a l'impression que le développement personnel, c'est... Je vais penser qu'à moi, qu'à ma gueule. Je vais devenir ma priorité et puis tout le monde, on s'en fout. En fait, c'est un petit peu le développement personnel devient égoïste. Et c'est terrible parce que moi, j'ai jamais eu cette vision-là. J'ai toujours eu la vision de, oui, je commence à travailler, j'aime pas trop ce mot, mais travailler sur moi dans le sens où je commence à mieux me comprendre, comprendre comment je fonctionne, comprendre mes émotions. Je l'ai déjà dit dans des épisodes, mais il y a une époque. Je me rends compte que je ne m'étais jamais posée de questions sur mes émotions. J'étais en colère, je pleurais beaucoup, mais je ne savais pas ce que ça voulait dire chez moi, pourquoi réellement. Je savais que j'étais énervée, mais je n'arrivais pas à démêler tout ce qu'il y avait derrière, tous les besoins que ça pouvait cacher. Pour moi, le développement personnel, c'est ça que ça m'a apporté, une prise de conscience, une connaissance de moi, de mon fonctionnement, du fonctionnement de l'être humain en général. Et je l'ai toujours vu en mode... Mais en fait, si je réagis comme ça dans certaines situations où j'ai l'impression que je perds le contrôle ou quoi que ce soit, si ça m'arrive à moi, déjà je suis plus tolérante envers moi-même parce que je me comprends mieux. Mais ça veut dire qu'il y a certaines personnes que j'ai eues dans mon entourage, certaines personnes à qui je suis confrontée dans le quotidien, c'est peut-être ça qu'elles sont en train de vivre aussi. Et je l'ai toujours vu comme... Du coup, je suis devenue beaucoup plus tolérante et beaucoup plus ouverte aux autres, beaucoup plus compréhensive. Je dis pas que c'est toujours le cas, il y a toujours des gens, j'ai beaucoup de mal à les comprendre, mais voilà, on n'est pas parfait. Mais pour moi, le développement personnel, ça m'a vraiment permis d'être plus au clair et plus de compassion envers moi-même, et donc de pouvoir l'offrir aux autres aussi. Et j'ai vraiment cette idée, peut-être assez utopiste, que si moi je suis mieux et que je transmets du mieux à certaines personnes, elles vont pouvoir le faire à leur tour, etc. Vous me direz ce que vous en pensez, mais en tout cas, c'est ma vision. Bref. Cette longue introduction pour dire que le développement personnel, on l'entend vraiment comme un truc très individuel, très individualisé. Mais je réfléchissais l'autre jour et je me disais, mais oui, j'ai beaucoup avancé sur moi-même avec moi-même, parce que de toute façon, il y a des réflexions qu'on ne peut pas avoir avec d'autres personnes, enfin en tout cas des compréhensions de soi qui ne dépendent que de nous. Mais si je suis honnête, si j'en suis là aujourd'hui... dans mon affirmation de moi, dans ma capacité à m'assumer, assumer mes mille facettes, assumer que j'ai envie d'être vue, que j'ai envie d'être colorée, que j'ai envie de faire le show. J'ai envie de me montrer et que j'assume. Je ne l'ai pas fait toute seule. Et c'est important qu'on le dise. que finalement, ce qui a été cassé chez vous, cassé en tout cas, fissuré chez vous, si vous avez manqué de quelque chose de par vos parents, toujours pareil, conscient ou inconscient, mais si vous avez manqué de certaines choses, certains besoins qui n'ont pas été comblés, on vous a puni quand vous avez exprimé des émotions, quand vous étiez en colère. Bref, s'il s'est passé des choses comme ça, ça s'est cassé à travers le lien, mais ça peut aussi se réparer à travers le lien. Et pour ça, j'avais envie de vous partager des situations, des exemples personnels de moments où, sans le lien, je n'aurais pas avancé autant. Et je pense que je serais encore bloquée à certains endroits. Je vous dis ça parce que je pense que c'est important de savoir repérer ou d'aller chercher ces personnes-là, ces situations-là, pour avancer. Parce qu'on le dit partout, on l'entend partout, mais l'environnement, c'est vachement important. J'ai vu l'autre jour sur un Reels... qui disait « On ne retourne pas dans la maison en feu, même s'il fait froid dehors » . Et j'aime bien cette image de « On ne va pas rester dans un environnement toxique, un environnement en tout cas qui nous a fait du mal, juste parce qu'il y a un petit inconfort dehors, il y a peut-être d'autres solutions. Peut-être aller chercher un pull, peut-être aller dans une autre maison. » Bref, vous aurez compris. Du coup, j'avais envie de vous partager des situations qui, pour moi, ont été très aidantes. Et c'est aussi ma manière de remercier ces personnes de manière... Je ne sais pas si elles m'écouteront, je ne sais pas si elles tomberont dessus, etc. Mais montrer que c'est intéressant d'aller chercher ces personnes-là, ces soutiens-là, dans les moments où on doute un peu de soi. La première situation, le premier contexte qui m'est venu en tête, c'est vraiment quand j'ai fini mes études dans le tourisme. J'ai du coup eu l'opportunité de pas mal bouger, d'aller faire des jobs saisonniers et de me retrouver en village vacances à la réception. mais de rencontrer toutes les autres équipes, animations, etc. Et en fait, tout de suite, de sortir de mon environnement familial, de sortir des habitudes de vie que j'avais, de la région dans laquelle j'étais, etc. et de voir autre chose, de rencontrer d'autres personnes, ça m'a permis de me lâcher un petit peu comme si, un peu de nouvelle vie, nouvelle page, donc je peux être qui je veux. Un petit peu comme un renouveau ou comme si vous partez à l'étranger quelques mois, vous vous dites, là, personne ne me connaît. Je peux être qui je veux. C'est un peu cet effet que ça m'a fait. Et tout de suite, je suis allée vers les gens. J'ai rencontré des gens vraiment d'horizons très différents. Des hommes, des femmes, d'âges très différents aussi, avec des expériences, des vécus très différents et très différents du mien. Et déjà, c'est con, mais ça m'a aidée à m'ouvrir énormément l'esprit et à voir d'autres façons de vivre, d'autres façons d'exister, de voir la vie. Et ça a déjà ouvert un petit peu mes œillères. Juste après ça, je suis partie en licence. vers Perpignan. Où là, j'étais encore assez timide, assez réservée. Je sais que je n'étais pas timide, j'avais capté que je n'étais pas timide, notamment grâce à ces expériences pro, mais je n'étais pas encore à oser m'assumer moi. Assumer qui j'avais envie d'être, que ça se voit physiquement, que ça se voit dans ma tenue. J'avais encore du mal avec ça. Et là, je me suis retrouvée dans la classe d'une personne, mais... solaire, solaire, solaire, et puis très dynamique, qui prenait beaucoup de place, qui riait si fort, mais si fort, tout le temps, et qui parlait fort. Une personne qui prend de la place. Et sur le coup, ça ne m'a pas repoussée. Au contraire, tout de suite, je me suis dit, mais waouh ! Mais d'où tient-elle toute cette énergie, si vous avez la rêve ? Mais en vrai, je me suis vraiment posé la question, ça vient d'où toute cette énergie ? Et surtout, inconsciemment, il y a eu cette question de, mais comment elle fait pour être autant et que je ne me dise pas que c'est trop ? Là où moi, j'avais toujours essayé de rentrer un peu dans un moule, pas prendre trop de place, pas faire trop de bruit, faire la petite fille sage. Là, j'avais en face de moi une personne qui allait all-in. Il y a quoi ? Il y a quoi ? Je suis là et je mets du baume au cœur à tout le monde et je suis un peu là. à Pompom Girl, quoi. C'était vraiment... Et en même temps, elle était très naturelle, mais elle s'assumait pleinement, en fait, c'est tout. Elle s'assumait pleinement. Et c'est vrai qu'elle m'a énormément inspirée, parce que c'est là où j'ai commencé à mettre du rouge à lèvres, parce que je crois qu'on était en soirée, on se préparait pour une soirée, elle a dû m'en prêter, etc. Et c'est là que je me suis dit, putain, mais j'adore ! J'adore, c'est canon, j'aime trop. Et j'ai jamais arrêté d'en mettre. Et ça m'a libérée, et ça m'a lâchée. En soirée, on dansait ensemble, je commençais à apprendre un petit peu. de cette énergie-là, de ce dynamisme-là, ou en tout cas de le laisser sortir de mon côté. Là où à une époque, je l'aurais peut-être regardé en mode, mais ça va... Ça va ? Là, en fait, je l'ai vraiment vécu en mode, cette personne m'inspire et j'ai envie de prendre, alors ce qui peut me convenir à moi, pas de transformer toute ma personnalité, mais j'ai envie de prendre et d'apprendre ce qui peut me convenir et de l'appliquer à moi. J'ai envie de me laisser autoriser ça. Donc ça a vraiment fait en fait un effet miroir, mais de me dire, ah ouais, j'apprécie ça de ouf chez elle. est-ce que je ne me l'autoriserais pas à moi-même ? Et vraiment, sans elle, vraiment, elle a fait partie du process. Je pense que ça aurait pris beaucoup plus de temps que je m'autorise à porter du maquillage. Et je pense qu'il y a ça aussi, c'est qu'elle m'a un peu accompagnée sur ce chemin-là. Donc, je n'ai pas été seule, il y a eu un soutien. Parce que si j'avais commencé à mettre du rouge à lèvres un peu comme ça un jour, en me disant « Allez, je tente » , mais que je n'avais pas eu... des gens pour me dire « allez, vas-y, ça te va trop bien » et que j'étais sortie dans la rue comme ça en soirée, je n'aurais peut-être pas été aussi à l'aise. Là, le fait qu'elle m'encourage et qu'elle me soutienne, elle n'était pas toute seule, ça m'a permis de me dire « ok, c'est bon, tu peux y aller, c'est safe et c'est cool » . Donc elle a vraiment eu un impact, cette personne. En y réfléchissant, je me suis dit « mais oui, c'est vrai que ça a un peu commencé aussi par là » . Deuxième situation, contexte. Il y a quelque temps, j'ai eu un, je ne sais pas si on peut dire un conflit, mais en tout cas, je me suis retrouvée dans une situation où, alors j'ai bien avancé sur moi-même, donc en soi, je sais, je sais que j'étais au clair avec moi-même, je sais que je n'avais rien à me reprocher, je sais que j'étais droite dans mes bottes. J'ai posé des limites, en tout cas, j'ai respecté mes propres limites. pas allée chercher, je suis pas allée supplier, là où avant j'aurais culpabilisé pendant huit ans. J'ai été claire avec moi-même, j'ai été claire dans mes bottes, et à un moment donné, aussi claire, aussi sûre que j'étais avec moi-même, j'ai quand même eu un moment de doute. J'ai quand même eu un moment où je me suis dit, mais les vieilles habitudes, je me suis dit, est-ce que je suis pas en train d'exagérer, est-ce que c'est pas moi en fait qui en fait des tonnes, est-ce que je suis pas genre bornée, là tout de suite ? Ah justement, je veux absolument qu'on respecte ça. Et je suis allée en parler à mes amis. À mes amis et à mon conjoint. Je suis allée en parler, je leur ai dit, est-ce que c'est moi ? Est-ce que c'est moi qui suis folle ? Est-ce que c'est moi qui exagère ? Et là, ces personnes m'ont dit, mais bien sûr que non. Bien sûr que non. Bien sûr que ce qui est en train de t'arriver, c'est une dinguerie. Bien sûr que ça, c'est pas OK. Bien sûr que là, t'es carrément en droit d'être dans ta posture et de rester... C'est pas être têtu, là, en fait, t'es pas borné. Juste, tu respectes tes limites et tu te respectes toi. Et ça, ça m'a aidée de fou. Et je me rends compte que c'est tellement important d'avoir ce soutien-là, d'avoir des personnes qui... Alors attention, c'est pas de la validation extérieure, en mode, je suis pas au clair avec moi-même, je connais pas mes ressentis, je vais aller demander aux autres, est-ce que j'ai le droit de ressentir ? Qu'est-ce que je dois dire ? Qu'est-ce que je dois faire ? C'est pas ça. Là, c'est vraiment un soutien. C'est-à-dire que je savais. Franchement, à 90%, j'étais au clair avec moi-même, avec ma limite, avec ça. J'ai eu juste un petit moment de rechute, un petit moment de déstabilisation. Et d'avoir quelqu'un vers qui se tourner, où tu sais alors, pas qu'il va forcément aller dans ton sens, mais où tu sais qu'il va te soutenir, ou en tout cas, s'il voit que t'es borné. Et que là, oui, il y a peut-être un peu d'eau à mettre dans ton vin, tu vas savoir quand même prendre en compte tes ressentis et te dire, OK, là, je comprends qu'il y ait ça. Peut-être qu'il pourrait y avoir ça, mais en soi, si tu n'as pas envie, ne le fais pas non plus. D'avoir des personnes qui m'ont soutenue et juste qui m'ont rappelé que non, on l'a bien sûr que tu es dans ton bon droit. Juste des personnes extérieures et qui m'ont dit, non, mais ça, ce genre de comportement, en fait, de telle personne ou telle personne, ça serait la même chose, ça serait scandaleux. En fait, ça m'a permis de... Oui, oui, c'est vrai. De me restabiliser. Et sans ces personnes-là, là aujourd'hui, je pense que j'aurais réussi quand même à me restabiliser, mais j'aurais été dans l'inconfort beaucoup plus longtemps qu'avant. Et peut-être qu'à un moment, j'aurais craqué, je sais pas. Je pense pas, mais peut-être qu'à un moment, j'aurais craqué. Là, ça m'a permis vraiment de me restabiliser, de me dire non, je suis dans mon droit. Je suis dans mon droit et je vais rester comme ça et c'est très bien. Je suis fière de tenir ça. Une troisième situation qui m'a énormément aidée. même si très inconfortable. C'est un cours de danse il y a un an et demi. Donc je fais du hills, de la danse sur talons, si vous n'avez pas suivi. Et là, la prof nous dit, on va travailler l'impro. On va travailler l'expression. Et ce qu'on va faire, c'est que je vais vous donner des scènes du quotidien et vous allez danser. Vous allez les danser. Donc il va falloir rendre ça, alors pas forcément sexy, mais dansable, dansant. OK ? Et elle dit, je veux cette volontaire. Et s'il y a bien un truc que j'ai appris, même si c'est vraiment très inconfortable, c'est que je sais que ce genre d'expérience, ça m'aide énormément à travailler sur moi et mon estime de moi et mon rapport à l'autre. Parce que là, clairement, les sept personnes concernées, on savait que ça allait être ridicule. Parce qu'on n'était pas à l'aise, on ne savait pas vraiment ce qu'il fallait faire. On ne voyait pas trop comment rendre un passage d'aspirateur super sensuel, etc. Super beau à regarder, quoi. Donc on savait que ça allait être ridicule. Je me suis portée volontaire. Je me suis portée volontaire parce que je sais, vraiment, je sais que ces situations aussi inconfortables soient telles. Je sais que ça m'apporte une force ensuite derrière. Incroyable. Donc j'y suis allée. Ce qui m'a permis de le faire, déjà de me porter volontaire, c'est que ce groupe, je savais qu'il était bienveillant. Que c'était un groupe de meufs, on se connaissait depuis quelques mois. On avait toutes les mêmes complexes, les mêmes questions. Là, les sept personnes, enfin toutes les personnes qui étaient dans le cours, on avait toutes super peur de se porter volontaire parce que justement, on allait être vulnérables de ouf, ridicules de ouf. Et que c'est pas évident de se mettre dans cette position-là, de ne pas savoir ce qu'on va faire, de ne pas maîtriser ce qu'on va faire. En plus, ça demandait un lâcher-prise et une vulnérabilité assez forte. Si je l'ai fait, c'est parce que je savais que cet environnement-là, il était bienveillant. Je savais qu'il n'allait pas y avoir de jugement. Je savais qu'au contraire, elles allaient être dans l'encouragement et que dans leur tête, ça allait être « Putain, moi, j'aurais jamais osé, c'est chaud, bravo ! » Que ça allait être vraiment de l'encouragement plutôt que « Ah non mais n'importe quoi, elle a l'air complètement con, celle-là ! » Et ça, ça m'a aidée. Ça m'a aidée à me rendre ridicule et à l'assumer. Donc au final, j'ai fait la Corée comme j'ai pu. Pas à l'aise, mais bon, je l'ai fait. Et pourquoi ça m'a aidée à réparer certaines choses en moi ? C'est parce qu'en fait, ça a envoyé aussi à mon corps, à mon cerveau, à mon cœur que regarde, des fois, tu peux être ridicule, tu peux ne pas tout maîtriser, pas tout contrôler. Et en fait, il ne se passe rien. Au contraire, on t'applaudit. On t'a blodi d'avoir osé. On t'aide, on t'encourage, on te dit « waouh, bravo, moi j'aurais pas osé » . T'inspires même. Et en fait, ça m'a fait un bien fou. Ça m'a fait un bien fou de me rendre compte de ça. Et aujourd'hui, dans les impros, je suis encore pas tout à fait à l'aise. J'ai toujours ce petit stress parce que, bah pareil, tu vas pas connaître la musique. Les pas, tu sais pas trop ce que tu vas faire. Mais en fait, j'ai plus peur longtemps. Et j'y vais et je kiffe les faire. Et je me pose plus. du tout la question, qu'est-ce qu'on va penser de moi ? Parce qu'au final, je sais aussi que les meufs s'en foutent, qu'on est toutes dans la même galère, qu'on a tout ce stress-là et qu'en fait, on se rend courage juste toutes, parce qu'on sait que c'est une épreuve pas facile. D'ailleurs, ça me fait penser à une coachée qui, il y a quelques temps, m'avait envoyé un message en me disant... Elle avait publié une story où elle était en train de danser avec ses potes, etc., à faire le show, et en story, elle avait écrit le ridicule tu... seulement si tu ne l'assumes pas. Et je trouve que c'est vraiment ça, c'est quelque chose que je prône depuis longtemps, et ça je crois que je ne lui avais même pas dit, mais elle l'avait vraiment intégré comme ça, en fait. Le ridicule ne tue pas, oui, si tu l'assumes. Si tu assumes, ben ouais, tu t'es pété la gueule, ou tu as fait un truc à la con, ou tu as une coupe de cheveux de l'enfer, ben à partir du moment où tu es au clair avec ça, tu te dis, ben oui, c'est vrai que c'est pas... Si tu commences à en rigoler, si tu l'assumes pleinement, il ne se passe plus rien en fait. Les gens rigoleront avec toi et pas de toi. Parce qu'en fait, il n'y a pas de honte à être ridicule. C'est bizarre dit comme ça, mais il n'y a pas de honte à être ridicule. Et plus tu t'exposes au ridicule, plus je trouve que tu es intouchable en fait. Ça devient un allié, ça devient un ami. Tu ne vas pas forcément tout le temps chercher à être ridicule évidemment, mais ça va t'aider. Ça va t'aider à traverser ces moments où tu n'es pas à l'aise de te dire oui bon. Bah c'est ça, c'est comme ça, ça arrive. C'est tout. Donc, et puis si tu remarques, les fois où tu te pètes la gueule dans la rue, les gens, ils ont d'abord ce moment de « Attends, je vais vérifier qu'elle s'est rien cassée avant de rigoler. » Parce que les gens, ils sont pas complètement malveillants, pas tous. Ils rigolent que quand ils savent que tu vas bien. Donc au final, toi aussi, tu peux rigoler. Bref. Tout ça, c'est trois situations que j'ai données. Des situations... effets miroirs, des situations de soutien et des situations de terrain d'expérience, mais J'avais vraiment envie de vous les partager parce que le développement personnel, oui, c'est individuel parce que c'est important de se comprendre soi et qu'on est toutes très différentes les unes des autres, même si on peut avoir les mêmes sources de trauma ou les mêmes manques d'estime, etc. Oui, ça reste personnel, mais pour moi, ça vient vraiment aider pour le collectif et ça vient se réparer dans le lien avec les autres. Donc cet épisode, il est vraiment là pour vous aider à vous dire c'est sur qui je peux m'appuyer. qui je peux expérimenter, avec qui je peux venir me resécuriser, quelles relations viennent me nourrir justement et viennent m'apporter ça, et quelles relations au contraire peut-être me drainent, dans quelles relations je suis inconfortable, dans quelles relations j'ai l'impression que je ne peux pas tester, je ne peux pas avoir cet espace-là. Et c'est important, c'est important pour s'épanouir et pour se sentir mieux et pour se sécuriser et gagner en confiance, en estime, etc. C'est important de repérer déjà ça. Qu'est-ce qui me nourrit, qu'est-ce qui me draine ? Quelle relation il faut peut-être que je mette, sans parler de couper les ponts, nécessairement, mais quelle relation je peux peut-être prendre de la distance avec et quelle relation je peux peut-être mettre en lumière, leur donner de l'importance ou remarquer, prendre conscience de ce qu'elle m'apporte, prendre conscience de l'épanouissement que j'ai eu à travers ces relations et que je peux peut-être encore avoir. Parce que vous n'avez pas à tout gérer seul et tout gérer seul, en fait, ça m'énerve. Je ne vais pas dire que ça ne mènera jamais à rien, mais à un moment donné, on se retrouve bloqué. Donc je pense que c'est vraiment important de commencer à repérer ça. Et si vous repérez, si vous remarquez certaines relations comme ça, vraiment, vous pouvez venir m'en parler sur Insta pour qu'on échange à ce sujet. Et si vous n'en trouvez pas, ou si en tout cas, vous sentez qu'il y a des manques quelque part, vous pouvez aussi vous faire accompagner. Parce que mon rôle en tant que coach, c'est aussi d'être cette personne-là. Quand vous ne l'avez pas dans votre entourage, ou en tout cas, vous ne l'avez pas encore repéré, vous ne l'avez pas encore trouvé. Parce qu'avec moi, vous pouvez expérimenter aussi. Avec moi, vous pouvez venir me dire non, me poser des limites. On est là pour ça. Je serai toujours dans le soutien. Donc vraiment, n'hésitez pas. N'hésitez pas à exploiter toutes les ressources qui sont autour de vous. Pas en mode « je suis dépendante des gens à l'extérieur » , mais en mode « je sais que si à un moment donné je me déstabilise, j'aurai le soutien quelque part » . Je vais arrêter cet épisode, j'espère qu'il vous aura plu pour cet épisode de retour. Je vais être sincère avec vous, je l'ai enregistré 3-4 fois, mais j'étais pas satisfaite, c'était pas assez naturel, pas assez spontané. Sûrement là que je me suis perdue, sûrement que c'est peut-être un peu brouillon parfois, je sais pas, je sais pas si ça vous aura aidé, mais là je sens qu'il est juste. Donc je vous le publie, je vais vous le publier, et je serai ravie d'avoir vos retours. Vraiment, et welcome back ! Comme on dit. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode. Et s'il t'a aidé, s'il t'a intrigué, si tu te poses des questions, je suis curieuse, viens me le dire sur Instagram. Promis, je m'en repars et c'est toujours un régal d'échanger avec vous. Et si tu veux soutenir le podcast, m'envoyer du love ou aider d'autres petites filles sages qui en ont marre de passer leur temps à sauver le monde, tu peux laisser un avis et des étoiles sur Apple Podcasts et Spotify. Ça me fera très plaisir et puis ça aidera les JT à se faire connaître et aller encore plus loin. Encore une fois, merci pour ta confiance. Je te dis à la semaine prochaine. Et n'oublie pas, prendre sa place, c'est pas crier plus fort que tout le monde. C'est juste arrêter d'être silencieuse.