Speaker #0Tu t'excuses quand quelqu'un te marche sur les pieds, tu dis « ça va » alors que t'as envie de hurler, et tu trouves toujours la meilleure répartie. Trois jours plus tard, bienvenue sur Légitime, le podcast des ex-petites filles sages qui ont été formatées bien trop tôt à sourire, être sages, et sauver le monde avant leur premier café. Ici, on démonte les injonctions, on balance des « non » fermes mais respectueux, et on réapprend à prendre sa place. Pas en criant plus fort que tout le monde, juste en arrêtant d'être silencieuse. Nous c'est Clémentine, Je suis coach en affirmation de soi. Et si t'en as marre de te plier en quatre pour m'hériter 3 mètres de reconnaissance, retrouve-moi chaque semaine dans tes oreilles pour te partager des punchlines, des cris concrets et des réflexions sans filtre pour t'aider à reprendre ta place. Et promis, je vais te prouver que poser tes limites, ça ne te fera pas perdre ton empathie, ni tous tes amis. Bonne écoute ! Est-ce que tu fais aussi partie de ces personnes qui font tout pour se rendre indispensable ? Tu sais, être celle sur qui on compte, l'épaule sur qui on peut se reposer. Celle à qui on peut parler de ses problèmes, celle qu'on pourra appeler à 4h du matin et qui se pointera quoi qu'il arrive pour t'aider. Celle qui est déjà débordée, submergée, qui se demande comment elle va faire pour rentrer tout ça dans une seule journée et dans 24h. Qui se dit que ça serait tellement mieux s'il y avait 24h de plus dans une seule journée. Mais qui finit toujours, toujours, toujours, toujours par dire oui quand on lui dit « Tu voudrais pas venir m'aider à déménager ? » ou « Tu voudrais pas aller chercher les enfants à l'école ? » « Parce que là j'ai pas le temps, j'ai un truc sur le feu. » Est-ce que tu fais partie de ces personnes-là ? Parce que si c'est le cas, cet épisode, il est clairement pour toi. Aujourd'hui, j'avais envie de te parler d'un truc que j'entends jamais formuler comme ça et qui pourtant revient très très très régulièrement dans mes séances de coaching, dans les messages que je reçois, même dans les commentaires. C'est cette difficulté à dire non. Alors ça tourne toujours autour de « ouais, j'ai pas envie de blesser, j'ai pas envie de décevoir » . Et finalement, quand on creuse... on se rend compte que c'est beaucoup plus profond que ça. Et que si t'arrives pas à dire non, c'est parce que t'as peur que si tu refuses, on ne te demande plus rien. Et que si on ne te demande plus rien, tu ne sers plus à rien. Je mets des gros guillemets, mais pas tant. Et que si tu ne sers plus à rien, tu ne vaux plus rien. Toi, en tant que personne. Et forcément que déjà, vu comme ça, tu me diras ce que t'en penses, mais... Ça paraît logique que quand on base son identité, son droit d'exister sur l'utilité qu'on a pour les autres, ça paraît évident qu'on va tout faire dans notre quotidien pour se rendre indispensable. Parce que même si aujourd'hui tu essayes de te cacher, tu n'as pas envie d'être dans la lumière, je pense que personne, je dis bien personne, n'a envie de se voir disparaître complètement. Donc dans cet épisode, on va commencer à démonter cette croyance-là, cette équation-là. On va venir voir d'où elle vient, comment elle fonctionne, et puis surtout déjà te donner des premières clés pour commencer à t'en défaire sans te sentir coupable de chaque nom que tu vas prononcer. Parce que c'est ça le truc, bien souvent on parle du nom, sur comment le dire, comment le formuler, comment ne pas se laisser bouffer par la culpabilité juste après. Et attention, c'est utile, après tout je l'ai déjà fait aussi dans certains épisodes, donc je ne vais pas me tirer une balle dans le pied, mais il y a un truc qu'on zappe souvent. C'est que le non, c'est juste le symptôme. Et que la vraie question, bien souvent, c'est pourquoi dire non, ça te terrifie autant ? Et si on gratte un peu, vraiment, ce qui ressort la plupart du temps, c'est que ça vient chercher quelque chose de très profond. Si je refuse, ils vont trouver quelqu'un d'autre, ils vont penser que je ne suis pas fiable, ils vont se dire que je ne sers plus à rien. Et moi, je vais finir par me dire que je ne sers plus à rien. Si je suis plus utile, est-ce qu'on va encore me vouloir ? Tu vois, le fil, là, il se dessine bien. Le problème, c'est pas tant la peur de blesser. La peur de blesser, c'est un petit peu la carapace, un petit peu le bouclier. La vraie peur, derrière, c'est cette peur de disparaître. Qui je suis si je ne suis plus utile ? Il y a cette équation, du coup, qui tourne en boucle, quelque part en toi, et qui ressemble à ça. Ma valeur égale ce que je fais pour les autres. Je suis aimée si je suis utile. Et cette croyance, comme je le disais, elle est sacrément vicieuse parce qu'elle te pousse à te rendre indispensable, mais pas par générosité, pas par amour, juste pour avoir le droit d'exister et par peur, pour mériter ta place. Donc évidemment que là, je pense déjà que tu te rends compte que tu ne pars pas sur les meilleurs auspices quand ta manière de fonctionner, elle est dans le combat permanent, dans la fuite, dans la peur permanente. Et évidemment que ce n'est pas ça qui va contribuer à ton épanouissement, à des belles relations, à te sentir bien toi avec toi-même et avec les limites que tu pourrais poser. Mais évidemment, je pense que tu commences à comprendre, cette croyance, elle n'est pas tombée du ciel. Tu ne l'as pas inventée, elle n'est pas arrivée comme ça un beau matin de juillet. Elle a été apprise, et souvent très très tôt, dans des familles où l'amour était conditionnel parfois. Et attention, je ne dis pas ça en mode encore dramatique, avec beaucoup de violence, etc. Mais juste des familles où tu étais valorisé quand tu aidais, tu étais valorisé quand tu te rendais utile. Quand t'aidais à ranger les courses, à t'occuper de tes frères et sœurs, quand tu faisais un petit peu la petite adulte. Peut-être que t'étais valorisée quand tu te faisais discrète, quand t'étais efficace, quand on n'avait pas trop à s'occuper de toi. Peut-être aussi qu'on t'a fait des remarques, alors parfois sous le ton de la blague, des fois il suffit de pas grand chose. Je rappelle, mais le cerveau d'un enfant, il n'est pas aussi mature que celui d'un adulte. Même si l'enfant peut voir que l'adulte rigole, il ne va peut-être pas comprendre que c'est juste pour rire justement et que ce n'est pas du tout que l'adulte ne le pense pas. Donc peut-être que tu as déjà eu aussi des remarques genre parce que tu étais sur le canapé à jouer à la console ou à prendre ton goûter ou à regarder KD2A ou les Minikums, qu'on t'ait dit, ben dis donc, ça va, tu ne te foules pas trop. Parce que oui, des fois, il suffit d'une phrase, d'une seule phrase. Parce que t'étais enfant, parce que le contexte, parce que la situation, parce qu'une seule phrase pour venir te marquer et te faire dire que « Ouais merde, en fait quand je fais rien, quand je suis là sur le canap', ben en fait papa, maman, ils m'apprécient moins. Ou en tout cas, ils me font une remarque. Ils aiment pas ce que je fais. Donc il faut que je change. » Ce genre de croyance, surtout quand on est jeune, ça peut s'installer très très très vite. Et peut-être que tu voudras me le partager sur Instagram, peut-être ? Quelle remarque t'as pu avoir et qui t'ont fait ancrer ça ? Mais je veux quand même que tu comprennes qu'il n'y a pas de petites remarques où ça aurait pu être pire, en vrai, avec le recul, c'était pas grand-chose, où je sais que mes parents aient rigolé. Ça, c'est rejeter un petit peu les ressentis que t'as eus à l'époque. Parce que oui, aujourd'hui, t'as le recul d'adulte et tu te dis, oui, c'était ridicule, en fait, c'est pas ça qu'ils essayaient de me dire. OK, mais ça, c'est l'adulte qui parle. Parce que l'enfant, il n'a pas ressenti ça. Et la preuve en est que... dès que tu dois dire non, ou dès que tu essaies de te reposer, ton corps il s'en rappelle. Qu'au fond, ta tête elle sait, vas-y je peux dire non, je peux me poser, j'ai le droit, il n'y a pas de soucis, mais ton corps lui se crispe encore. Peut-être ton cœur il accélère encore. Peut-être que, voilà, tu sens que tout se contracte en toi parce que tu sens que t'es pas vraiment en sécurité en faisant ça. Ou qu'en tout cas, à une époque, t'as eu peur parce que tu t'es dit le lien va se couper parce que je suis en train de regarder les Minicums avec ma tartine de Nutella. Donc s'il y a un truc que je veux que tu comprennes, c'est vraiment qu'on s'en fout que, logiquement, il n'y a pas à s'énerver, il n'y a pas à stresser comme ça pour un an. On s'en fout de ça. Si ton corps le ressent, si ça te crispe, si tu sens que tu commences à paniquer ou en tout cas à stresser, c'est pas pour rien, il y a une raison. Et oui, ça peut être une raison aussi banale que, ben dis donc, tu te fous pas trop. C'est tout. Il n'y a pas besoin d'avoir entendu ou vécu des choses extraordinairement violentes pour être marqué et traumatisé. Donc peu importe ce que tu as entendu, ce qui a été dit, si c'était voulu, pas voulu, etc. Finalement, tu as très vite appris que ta place, elle se méritait, qu'elle n'était pas acquise. Et le cerveau d'un enfant, il fait ce qu'il peut avec ça. Et il construit sa stratégie de survie. Si je suis toujours utile, toujours disponible, toujours là pour les autres, on ne pourra pas m'enlever ma place. J'aurai ma place, j'aurai gagné ma place. Et en soi, c'était parfait, c'était totalement adapté. Ça t'a protégé pendant un long moment de ta vie. C'était nécessaire. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, tu n'as plus 8 ans, tu as acquis de l'expérience, tu as acquis plein de ressources supplémentaires, tu as traversé des drames, des difficultés. Mais ta stratégie aujourd'hui elle est toujours là comme si t'avais 8 ans. Et aujourd'hui elle te coûte beaucoup de choses dont ton estime de toi, ton assurance, le respect de toi et des autres. Elle te coûte ton énergie, ton temps, ta santé parfois, quand c'est un peu trop tard. Elle te coûte des relations où tu donnes tout sans jamais vraiment recevoir. Et elle te coûte le truc vraiment le plus précieux qu'on puisse avoir sur Terre, savoir qui tu es en dehors de ce que tu fais pour les autres. Donc maintenant qu'on sait d'où ça vient, qu'est-ce qu'on en fait ? Je vais te donner trois clés pour commencer cette déconstruction. C'est ce qu'on travaille ensemble avec mes clientes dans mon accompagnement légitime. Évidemment, c'est qu'un bout de chemin, parce que c'est très personnel et que ça varie de l'expérience de chacune. Mais la première chose, ne serait-ce que ça, ça va paraître bateau, tu l'as déjà entendu, et pourtant c'est méga important, surtout dans des situations comme ça, c'est de repérer ce qui se passe dans ton corps. Parce que logiquement, dans ta tête, tu vas dire il n'y a pas de quoi flipper pour dire non comme ça, je ne comprends pas pourquoi je flippe. Encore une fois, on s'en fout de la logique. C'est ton corps. Qu'est-ce qu'il te raconte ? Parce que tant que tu fais pas ne serait-ce attention aux signaux qui t'envoient, qu'est-ce qu'il essaye de t'exprimer, t'auras beaucoup de mal derrière à reprogrammer ce qui se passe dans ta tête, dans tes pensées, dans tes croyances. Donc l'idée, c'est déjà de faire attention à qu'est-ce qui se passe. Même si je sais que c'est, ça peut être inconfortable, que tu sais pas forcément trop comment l'exprimer, comment mettre des mots dessus, y'a pas forcément besoin. Et peut-être juste reconnaître, ok, est-ce que j'ai la poitrine qui se serre, les mâchoires qui se serrent, est-ce que mon cœur palpite ? Et peut-être te demander, qu'est-ce que mon corps croit qu'il se passe là maintenant ? Quel est le danger auquel mon corps a l'impression de faire face là tout de suite quand je dis, quand j'ai envie de dire ce simple non ? Qu'est-ce qu'il croit qu'il va se passer si je refuse, si je dis ce non ? Et tu peux laisser la réponse, voilà, remonter. et peut-être que ça va être, j'ai peur qu'on m'oublie, j'ai peur qu'on ne fasse plus appel à moi, j'ai peur d'avoir l'air ingrate ou j'ai peur de ne plus mériter d'être là, etc. Je sais que c'est très inconfortable et en fait la vie c'est aussi accepter qu'on ressentira toujours à certains moments des sensations désagréables. On ne peut pas passer notre vie à être en mode Bouddha, en mode tout va bien sous le soleil. C'est une utopie. Et surtout, c'est... C'est important et c'est essentiel de savoir, d'avoir ces inconforts, parce que c'est ce qui va te montrer, ok, là s'il y a un confort, c'est qu'il y a quelque chose à ajuster pour que je me sente mieux, pour que je m'apaise ou que je puisse me réguler. Donc l'idée c'est vraiment de commencer le travail, il commence toujours par là, par prendre conscience de ce qui se passe en soi, de ce que je suis en train de me raconter. Mais vraiment, j'insiste, ça commence par repérer les signaux de ton corps. Et si t'es pas habitué, parce que justement, t'as toujours été coupé de tes émotions, parce qu'on t'a poussé à les enfouir, je sais que ça sera pas évident, mais il y a peut-être des petites choses que tu pourras récupérer. Peut-être des sensations de lourdeur, ou de chaleur, ou de froid, justement. Toutes ces petites choses-là que tu repères que, ah tiens, avant que j'aie à dire non, J'avais pas ces sensations-là. Donc là, il s'est passé quelque chose. Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce que mon corps croit ? Parce que si on arrive à savoir ce qui se cache vraiment derrière cette peur, si on arrive à savoir où est-ce que ton corps se sent en insécurité, ben derrière, on va pouvoir ensuite avancer sur cette croyance-là. Et cette croyance-là, on va travailler dessus en commençant à collecter des preuves, un petit peu, que tu existes. que tu mérites ta place et que de toute façon tu n'as pas à la mériter même, en dehors de ce que tu produis ou de ce que tu rends. Et là, la question ça va être de te demander qui je suis quand personne ne me regarde. Pas qui tu es au boulot, qui tu es pour tes enfants, pour tes amis, pour ta famille, pour ton conjoint, ta conjointe. Pas qui tu es quand tu rends service, quand tu gères, quand tu performes, quand tu crées quelque chose. C'est qui es-tu quand t'as rien à produire. Quand t'as personne à satisfaire, quand t'as aucun regard à tenir, finalement qui es-tu quand tu es inutile ? Parce que la plupart des femmes que j'accompagne, elles bug un peu avec cette question parce que la seule réponse qui vient c'est un peu je sais pas. Et c'est pas honteux, c'est pas un échec, c'est juste une information qui te dit que justement ton identité, elle a très très longtemps été dépendante. du regard de l'autre, de ce qu'on attendait de toi, de ce qu'on a prouvé, de ce qu'on valorisait. Et que la version de toi qui existe pour elle-même, elle n'a pas eu énormément d'espace pour se développer. C'est pas qu'elle n'existe pas, c'est faux. Parce qu'en vrai, tu te connais bien. Il y a des choses que tu connais très bien sur toi. Il y a des choses que tu sais au fond de toi où tu seras capable de dire, si tu creuses bien, de dire, c'est vrai que je suis quelqu'un de méga enthousiaste. Quand je suis dans mon salon, je danse, je sens, je chante comme si j'étais bien, etc. Ça existe. Mais du coup, ce n'est pas évident à aller chercher parce que... Tu n'as jamais eu l'espace de lui laisser la place. Et tu ne sais peut-être pas comment faire aujourd'hui pour lui laisser la place. Donc je te donne des petites questions à explorer. Tu n'as pas à tout chercher d'un coup. Juste laisse un petit peu infuser pour voir ce qui ressort. Mais demande-toi, qu'est-ce que tu aimes vraiment dans la vie ? Qu'est-ce qui t'apporte de la joie, de l'enthousiasme, de l'excitation ? Tous ces petits dérivés de la joie, justement. Qu'est-ce qui te fait du bien sans que ça serve à quelqu'un ? Ça peut être une activité, de la couture, de la course à pied, du tricot, peu importe. Ça peut être un moment, un moment un peu self-care pour toi, où tu vas te faire masser, un moment de lecture. Ça peut être aussi une sensation, tu sais, le soleil qui vient sur ta peau et tout. Moi je sais que ça, ça me fait déjà un bien fou. Et en soi c'est pas grand chose, mais je sais que ça fait de moi une personne qui aime la chaleur, qui apprécie la chaleur, qui apprécie... Même j'ai envie de te dire, tout ce qui est couleur chaude, c'est quelque chose qui à moi me fait du bien. Et en soi, ça sert à rien à personne à part à moi. Et en même temps, ça m'apporte énormément de choses et ça vient contribuer à mon épanouissement. Je te dis un exemple, ça peut paraître con, mais un exemple, moi quand je fais du sport, il faut que j'ai des couleurs très très flashy. Parce que si j'ai des baskets, par exemple, mes dernières baskets étaient bleu clair, ça me motivait pas. pas du tout à aller faire mon sport. Alors qu'aujourd'hui, c'est des baskets orange fluo, j'ai envie de les mettre tous les jours pour aller faire du sport, bien sûr. Et tu vois, c'est des détails. Ça paraît vraiment con, mais on oublie souvent, on est dans une société où on a l'impression que les choses simples peuvent pas fonctionner parce que c'est trop simple, mais ça commence comme ça, en fait. Savoir qui je suis, ce que j'aime, ce qui me fait kiffer. Ça commence par être attentive à ces petites choses du quotidien qui, ah ça, ça m'apporte de la joie, ah ça, ça me motive un petit peu, ça me donne un peu d'élan. Et donc ça, je t'invite vraiment à avoir ça en tête, à laisser la question ouverte quelques jours et à repérer un petit peu tous ces signaux-là. Et à les repérer aussi dans ton corps, c'est pareil. Quand tu as des moments de joie, repère à quoi ça ressemble, où est-ce que ça connecte, est-ce que tu es plus ouverte, est-ce que tu sens une chaleur quelque part ? Je sais que c'est pas habituel, je sais que ça peut paraître perché, un peu abstrait, tu te dis oui, bon elle me fait chier avec ces trucs, mais en même temps ça passe par là. Parce que t'as jamais appris à le faire autrement, t'as jamais montré l'exemple, donc ça passe aussi par ça. Tu peux aussi te demander qu'est-ce que je pense vraiment quand je ne m'auto-censure pas, sur un sujet qui compte pour toi, une opinion, une envie, un désaccord que tu ravales, ou même ne serait-ce que la dernière fois qu'on t'a proposé est-ce que tu veux manger italien ou... le Mexicain, qu'est-ce que vraiment tu voulais ? Et pourquoi ? Pas pour tout de suite le dire à voix haute, pas pour le faire la prochaine fois non plus, mais juste pour te donner cet espace d'expression, de dire, bah ouais, en fait je préfère l'italien parce que j'avais trop envie de manger des bonnes pâtes, bien faites, j'avais pas envie de cuisiner, j'avais envie de... Voilà, juste prends ce temps-là d'expression de toi-même. Et même si tu ne le partages pas tout de suite avec quelqu'un d'autre, tu peux te le dire à vos rôles, tu peux l'écrire, tu... juste exprime-le pour toi. Et comme dans le précédent épisode, je te disais que pour défaire certaines choses qu'on avait apprises à travers le lien, eh ben on peut faire autrement à travers le lien également, je t'invite à réfléchir peut-être à des moments, à des situations où tu étais avec quelqu'un. Et... où t'as passé un bon moment, t'as de bons souvenirs, t'as du plaisir dans ces souvenirs-là, et qu'en soi, t'avais rien fait d'utile. Juste peut-être un moment de présence avec une amie, où vous avez rigolé, où vous avez joué à des jeux de société, etc., où en soi, tu n'as rien fait. Et rappelle-toi un peu comment ça s'est passé, comment tu t'es sentie, comment a été la relation avec cette personne. Et tu peux même, si tu veux, si tu veux te la tenter, va demander aux gens autour de toi... Est-ce que tu m'aimerais encore si j'étais pas utile ? Et je pense que les gens vont bugger et vont dire mais qu'est-ce que tu me racontes ? Bien sûr que oui. Et ceux qui te disent non, tu peux les rayer de ta liste pour le coup, au moins ça fera un bon petit tri. Et après avec tout ça je t'invite à être attentive aux signaux, à faire des choses pour toi régulièrement, au moins une fois par semaine, qu'il sera utile à personne sauf à toi. qui n'aura pas spécifiquement besoin de partager, mais juste pour t'habituer, toi, à reprendre cet espace, à te redonner de la place. Peut-être aller marcher dehors sans vraiment d'objectif. Peut-être juste regarder un film nul que t'adores et que t'assumes. Peut-être faire de la peinture, dessiner, danser, chanter, même si t'es pas très doué là-dedans, on s'en fout. Y'a pas d'histoire de performance ici. C'est juste qu'est-ce qui me fait plaisir. Et peut-être que tu vas observer qu'il y aura de la résistance. Mais ça voudra pas dire que c'est la mauvaise direction. Ça voudra juste dire... que t'es en train de changer les lignes, changer les règles, que t'es pas habitué, que c'est nouveau. Mais en même temps, ça veut pas dire que c'est la mauvaise direction. Donc ne t'arrête pas à un sentiment désagréable. Pour le cerveau, dès qu'il y a un changement, c'est désagréable. Je vois mon conjoint en ce moment, notre Ausha changé les rayons de place, il est perturbé, c'est désagréable. Bon, est-ce que ça veut dire que c'est grave et que c'est une mauvaise chose ? Pas sûr. Donc vraiment, prends le recul, prends cet espace, donne-toi cet espace, vois ce qui se passe, ne juge surtout pas ce que tu ressens, ces sentiments désagréables ou la joie que tu peux ressentir, ne juge pas, juste prends ce qui vient et on peut en parler après sur Insta. Tout ça en fait, ça aura un seul et premier but, ça va devenir te sécuriser parce que, je le dis tout le temps à mes coachés, mais finalement, dire non, s'entraîner à dire non. On le fait ensemble souvent en jeu de rôle, mais ça, ça arrive à la fin finalement de l'accompagnement. Ça arrive uniquement quand tu t'es sécurisé, quand tu as appris à te connaître, à comprendre ce qui était important pour toi et ce qui ne l'était pas, comprendre pourquoi tes limites étaient légitimes. Et une fois que tu es assez stable sur tes appuis, là, OK, on va commencer à aller dire non et à le faire bien pour se respecter et respecter les autres. Mais ça arrive vraiment toujours en dernier point quasiment. Parce que essayer d'aller dire non tout de suite alors que t'es terrifié, que ton corps se fige complètement, à part te retraumatiser, il se passera pas grand chose d'intéressant. Donc si tu te reconnais dans cet épisode, si tu sens qu'il y a quelque chose en toi qui bouge, qui chafouine un petit peu, c'est vraiment ce qu'on vient de construire dans mon accompagnement. Donc si t'as des questions, si tu te demandes si c'est fait pour toi, tu peux tout de suite aller voir en description. et réserver un appel découverte. Il n'y a pas d'engagement, mais c'est vraiment voir où toi tu te situes et si potentiellement on pourrait avancer ensemble. Avant de te laisser, j'ai envie de te dire un petit truc. C'est que ta valeur, ta place, elle était là avant que tu rendes le premier service. Avant que tu gères, avant que tu portes tout, avant que tu t'adaptes. Elle était là quand tu n'avais rien à prouver et personne à satisfaire. Je veux dire, à partir du moment où tu es née, Tu avais de la valeur. Tu étais une personne à part entière. Le simple fait d'être toi a de la valeur. Donc, le boulot, ce n'est pas d'apprendre à dire non. C'est de te souvenir que tu n'as jamais eu besoin de te rendre indispensable pour avoir le droit d'exister. Peut-être que tu l'as cru, qu'on t'a fait croire, qu'on t'a amené dans cette direction-là, mais tu n'en as pas besoin. Tu as le droit d'exister comme n'importe quelle autre personne, que tu sois utile ou non. Et j'ai envie de dire d'autant plus quand t'es, entre guillemets, inutile. Parce que t'as beaucoup plus de choses à apporter que juste être une béquille constante pour les autres. Ici, je te parle pas de prendre toute la place. Je te parle de prendre ta place, celle qui t'est réservée, celle que t'as pas besoin de mériter. Juste celle dont tu as le droit. Et je terminerai cet épisode là-dessus. Et je te souhaite une très bonne semaine, très bonne journée et à bientôt sur Légitime. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode et s'il t'a aidé, s'il t'a intrigué, si tu te poses des questions, je suis curieuse, viens me le dire sur Instagram. Promis, je m'en repars et c'est toujours un régal d'échanger avec vous. Et si tu veux soutenir le podcast, m'envoyer du love ou aider d'autres petites filles sages qui en ont marre de passer leur temps à sauver le monde, tu peux laisser un avis et des étoiles sur Apple Podcasts et Spotify. Ça me fera très plaisir et puis ça aidera légitime à se faire connaître et aller encore plus loin. Encore une fois, merci pour ta confiance. Je te dis à la semaine prochaine et n'oublie pas, rendre sa place, c'est pas crier plus fort que tout le monde, c'est juste arrêter d'être silencieuse.