Speaker #0Tu t'excuses quand quelqu'un te marche sur les pieds, tu dis « ça va » alors que t'as envie de hurler, et tu trouves toujours la meilleure répartie, trois jours plus tard, bienvenue sur Légitime, le podcast des ex-petites filles sages qui ont été formatées bien trop tôt à sourire, être sages, et sauver le monde avant leur premier café. Ici, on démonte les injonctions, on balance des « non » fermes mais respectueux, et on réapprend à prendre sa place. Pas en criant plus fort que tout le monde, juste en arrêtant d'être silencieuse. Moi c'est Clémentine, je suis coach en affirmation de soi, et si t'en as marre de te plier en quatre pour m'hériter trois mètres de reconnaissance, retrouve-moi chaque semaine dans tes oreilles pour te partager des punchlines, des cris concrets et des réflexions sans filtre pour t'aider à reprendre ta place. Et promis, je vais te prouver que poser tes limites, ça ne te fera pas perdre ton empathie, ni tous tes amis. Bonne écoute ! Il y a une phrase que je répète constamment, très régulièrement, non seulement parce que j'en suis déjà très très fière de l'avoir trouvée... Et j'en ai déjà, je l'ai déjà utilisé, je m'en entends certains épisodes, mais c'est vraiment cette idée de ce que je veux pour toi, pour la personne que j'accompagne, etc. C'est que vous soyez capable de dire non, de vous affirmer, de vous exprimer avec l'assurance d'un végétarien face à un steak. Et je trouve que cette image est toujours très très parlante parce que... Un végé face à un steak, il n'y a pas de débat en fait, il n'y a pas de débat interne, il n'y a pas de débat face aux autres, il n'y a pas de justification, il n'y a pas de négociation avec soi-même, c'est non et ça sera encore non. Et j'en parlais justement avec une d'entre vous en appel découverte l'autre jour, qui a été végétarienne, donc c'est ce que je lui ai dit, je fais si à l'époque je t'avais proposé un steak, non seulement tu m'aurais dit non. Mais en plus, tu m'aurais dit d'aller me faire foutre. En toute politesse, au bout d'un moment, si j'avais insisté, si j'avais essayé de te faire culpabiliser face à ce nom, tu m'aurais dit d'aller me faire foutre. Et elle n'a pas osé parce qu'on ne se connaît pas encore, mais... Oui, oui, elle m'a dit, bah oui, oui, oui, c'est vrai que oui, je pense que... Bah bien sûr, et même là, en fait, j'avais commencé à l'agacer. Ce qui est génial parce que j'aime bien quand on vient contacter la colère puisque si t'écoutes depuis un moment, tu sais qu'elle nous informe de beaucoup de choses, cette colère. Mais bref, c'est pas le sujet. Mais donc pour moi, c'est vraiment ça. S'il y a une image que tu peux retenir de ce qu'on va chercher en accompagnement et de ce que je veux pour toi dans ton quotidien, c'est que tu sois aussi sûre de toi finalement. qu'un végé face à un steak. Et donc aujourd'hui, c'est exactement ce que je veux faire à travers cet épisode, c'est déjà te donner ces quatre étapes, quatre étapes pour comment on fait pour y arriver, comment on déroule ça pour de vrai, dans quel ordre, et que tu comprennes aussi pourquoi c'est pas aussi simple qu'un claquement de doigts, que oui, ça peut prendre du temps, et que ben parfois, le faire seul... C'est compliqué, justement, parce qu'il y a plusieurs étapes à mettre en place avant d'être aussi sûr de soi que ça. Donc, la première chose, et généralement c'est ce qui fait défaut dès le départ en fait, parce que c'est clairement pas ce qu'on nous apprend à l'école ou même avec nos parents, etc. C'est de repérer ce qui se passe dans ton corps avant toute chose. Parce que généralement, le corps parle avant la tête. Et donc avant même de penser à la formulation, avant même de penser à comment je vais dire mon nom, est-ce que je vais trouver une excuse valable pour que ça passe mieux auprès de la personne en face, ben en fait, il faut déjà capter qu'est-ce qui se passe dans mon corps. Parce que si t'arrives pas à dire non, c'est pas parce que tu sais pas dire trois lettres, hein. Ça, tu sais faire. Si t'arrives pas à dire non, c'est que dans ton corps, il y a ta gorge qui est en train de se serrer, il y a ton ventre qui est en train de se nouer, il y a des épaules qui sont en train de... de se crisper comme jaja, parce que ton corps se souvient de quelque chose. Ton corps est en train de scanner un danger. Ton système nerveux, c'est vraiment un scan des dangers potentiels. Et donc il scanne tout, il scanne ton environnement, voir est-ce que là c'est safe, est-ce que là il faut que je fasse attention. Et donc déjà, quand tu concentres sur ton corps, sur la réaction de ton corps, au moment où quelqu'un te pose une question, est-ce que tu peux venir m'aider ? Si tu vois que t'es déjà en train de te crisper, c'est qu'il se passe quelque chose et que ton corps ne se sent pas en sécurité. Donc tant que tu restes juste dans ta tête à chercher les bons mots pour formuler ce fameux nom. tu passes complètement à côté du sujet. Et je ne dis pas que tu n'arriveras jamais à être sereine en disant non comme ça et en essayant de rester dans le mental, mais il y a de fortes chances que ça prenne beaucoup plus de temps, voire que ce soit contre-productif, parce que si ton système signale un danger et que toi tu ne l'écoutes pas et que tu continues à te forcer, à te contraindre, ça peut créer encore plus de résistance à l'avenir. Donc le problème c'est jamais la formulation C'est l'état de sécurité dans lequel tu es Est-ce que je suis suffisamment en sécurité ? Et alors encore une fois j'en ai déjà parlé mais c'est pas une question de logique C'est pas logiquement tout va bien, logiquement je suis avec mes parents, logiquement... Ça se passe bien en temps normal quand on discute. Logiquement, il n'y a pas un tigre en face de moi qui va me sauter à la gorge. On s'en fiche un peu de la logique. Est-ce que mon corps se sent suffisamment en sécurité pour être capable de prendre ce risque-là ? Parce que pour toi, là, si t'es terrifié à l'idée de dire non aujourd'hui, c'est parce que pour toi, dire non, c'est un risque, c'est un danger. D'où la question, est-ce que mon corps se sent suffisamment safe pour prendre ce risque ? Donc si tu ignores ce qui se passe là, dans ton ventre, dans tes épaules, dans ta poitrine, etc., tu essayes de résoudre un problème de sécurité avec un outil de communication. Ça ne marche pas. C'est pas le bon... Alors je mets de gros guillemets, de grosses guillemets. C'est pas le bon traitement. Dans le sens où... Tu ne vas pas soigner, par exemple, une fracture ouverte avec un doliprane. Oui, peut-être que ça apaisera la douleur. Et encore, je pense que ça ne sera pas suffisant. Peut-être que ça pourrait apaiser la douleur, mais la fracture, elle sera toujours là. Voilà, c'est typiquement ça. Essayez de dire non en trouvant de meilleures phrases, de bons mots, la phrase parfaite, la tournure parfaite. C'est essayer de soigner une fracture ouverte avec un doliprane. Voilà. Et je sais, parce que j'ai fait pareil. J'ai passé des années et des années à me torturer l'esprit, à chercher THE phrase, à préparer ma phrase dans ma tête, si c'était par texto, à essayer d'écrire des phrases qui faisaient 8 paragraphes pour justifier que, bon, là c'est non, je suis pas dispo, mais c'est parce qu'il y a vraiment un truc important. voire à mentir, hein, tu sais le truc genre « ouais, je suis malade » ou tout ça, pour trouver une excuse qui me semblait valable pour les autres, pour pouvoir dire non. Mais si je n'arrivais pas à trouver ça, ben c'était un oui, oui automatique. Oui automatique. Parce que sinon, c'était terrifiant pour moi de... inenvisageable de dire bah non je suis pas dispo et alors encore moins non je vais me reposer ou j'ai pas envie ça ça me paraissait être là il y avait outrage quoi carrément mais voilà j'essayais quand même de temporiser de créer la phrase parfaite parce que je me disais ça me donnait un sentiment de contrôle ça me rassurait un petit peu de me dire bah si la phrase elle est parfaite et puis parfaite selon qui Parfaite selon moi, donc dans tous les cas, je partais dans le mur. Parce que pour un peu que la personne en face ait ses propres expériences, ses propres blessures, etc. Pour moi, une phrase parfaite, ça pouvait être la pire insulte pour elle. Mais bon, ça voilà. Mais ça me donnait quand même cette sensation un peu de contrôle, de me rassurer, de me dire, bon, voilà, là, t'as tout fait pour que ça se passe bien. Mais au final, mon corps, lui, il était en détresse. Lui, il était en détresse, il était en panique. Il était crispé de partout, j'étais tendue, j'étais... La respiration, c'était la panique avant. Donc ça me donnait un sentiment de sécurité, mais pas tant. Parce qu'au fond, j'étais en tachycardie, quoi. Donc vraiment, la première étape, c'est de faire attention, et ça pour dire non ou n'importe quoi. Qu'est-ce qui se passe dans mon corps ? Vraiment. La deuxième étape... c'est de nommer ce que tu défends. Avant même d'essayer de commencer à le dire, avant même, encore une fois, de travailler sur la formulation, sur le comment je vais le dire, une des étapes les plus importantes, c'est vraiment... Elle est essentielle, en fait. Tu ne peux même pas espérer bien formuler ton nom ou ta demande si tu sautes cette étape-là. C'est qu'il faut savoir ce que tu veux vraiment, en fait, avant de chercher à l'exprimer. C'est pas comment je lui dis, c'est qu'est-ce qui compte pour moi là dans cette situation précise ? Qu'est-ce qui fait que là j'ai dit oui mais ça me fait chier d'avoir dit oui ? Pourquoi ça me fait chier ? Je voulais faire quoi à la place ? Est-ce que j'avais prévu de me reposer ? Est-ce que j'avais besoin de calme, de solitude, de me poser, de réfléchir ? Est-ce que j'avais besoin juste d'être seule ? Est-ce que j'avais besoin... Qu'est-ce qui compte pour moi à ce moment-là ? Qu'est-ce que je suis en train de sacrifier ? Et ça, c'est méga important. Parce que le végétarien, et c'est pour ça que je donne cet exemple à chaque fois, lui, il sait pourquoi il ne mange pas de viande. Il sait pourquoi c'est important pour lui. Et c'est ça qui rend son nom imperturbable. C'est ça qui rend son nom assuré et qui ne bougera pas. Il n'a pas besoin de chercher la formule parfaite. pour dire qu'il ne mangera pas de viande, et pour ne pas brusquer, vexer, blesser la personne en face, parce qu'il n'a aucun doute sur ce qu'il défend, sur ce qui est important pour lui. Et que ce soit pour des raisons vraiment de défense, protection animale, bien-être animal, etc., ou que ce soit juste, entre guillemets, une question de goût. Parce que bien sûr, je connais des végétariens qui le sont par rapport aux animaux. Je connais des personnes qui arrêtent la viande parce qu'elles n'aiment pas ça, en fait. Mais du coup, elles sauront tout autant dire « Non, j'en veux pas de ton steak, je n'aime pas ça. » Et il n'y aura pas de sujet, c'est tout. Il n'y a pas besoin de justifier de pourquoi j'aime pas ça, c'est tout, j'aime pas ça. Donc toi, tant que tu sautes cette étape et que tu fonces direct constamment sur la formulation, ton nom, en fait, il est bancal. Et ça va être la porte ouverte à toutes les négociations. Et ça va être la porte ouverte à la culpabilisation. Parce qu'en face, ils vont te poser une question, ils vont insister un tout petit peu. Toi, tu ne sauras pas vraiment, en fait, pourquoi c'est important que tu dises non pour toi, et donc tu vas changer d'avis. C'est tout, tu vas changer d'avis. Si tu ne sais pas, et de manière très générale, qu'est-ce qui est important pour toi dans la vie, qu'est-ce qui compte, qu'est-ce qui te fait du bien, qu'est-ce qui te nourrit, qu'est-ce que... Si tu ne sais pas ça, quand on viendra remettre en question, remettre en cause, ou juste, voilà, questionner tel ou tel élément de ton quotidien... tu vas te sentir emmerdée, tu vas être un peu instable, tu vas patauger dans les sables mouvants, et au final, effectivement, tu prendras une décision qui ne sera pas vraiment la tienne. Et tout de suite, je mets un petit message quand même de, alors pas de prévention, mais ne t'en veux pas si tu ne sais pas tout ça. Parce que si t'en es arrivé là, et que tu suis les épisodes depuis un petit moment, tu sais que t'as peut-être jamais eu l'espace d'exprimer tes besoins. Tu sais que t'as peut-être jamais eu cet espace de découvrir ce que tu aimes, ce qui est important pour toi. Ou en tout cas... T'as découvert quelques petites choses, mais t'as jamais eu l'espace de les laisser sortir, de les exprimer, de les partager aux autres, parce qu'on s'est foutu de ta gueule, parce qu'on t'a dit « ah c'est bon, laisse-moi tranquille » , parce qu'on s'est moqué de toi, parce qu'on t'a puni, peu importe. C'est pas étonnant que tu saches pas vraiment ce que tu veux, ou l'exprimer, ou que t'oses pas dire que telle ou telle chose c'est important pour toi, parce que... Parce que tout ça. Donc ne te flagelle pas, parce que t'as peut-être pas encore toutes ces infos. Moi, ce que je te dis ici, c'est que c'est méga important de faire cette démarche, de faire cette démarche de prise de conscience. Qu'est-ce qui est important pour moi et pourquoi ? Qu'est-ce que ça m'apporte ? Et ça déjà, ça sera un super pas pour être aussi déconfiante qu'un végé face à un steak. Et la troisième étape, ce qui découle de tout ça finalement, c'est quand tu vas dire ton nom, tu ne vas pas justifier pendant 8 ans. Tu seras capable de dire non, pas dispo, et ça va suffire. Chaque... parce que, que tu vas rajouter, comme je disais, c'est une porte d'ouverte à la négociation, à la culpabilité. Et je sais que ça fait peur, dit comme ça, je sais que tu m'écoutes sur moi et que tu dis « ouah la vache, mais moi si je dis non, je suis pas dispo, j'ai l'impression d'envoyer chier le monde entier, j'ai l'impression de pas respecter la personne en face de moi, j'ai l'impression d'être complètement antipathique » . Je sais. Parce que, ben voilà, on t'a appris que dire non de manière sèche, c'était impoli, ou c'était dur, ou c'était pas gentil. Combien de parents ont pu dire à leurs enfants, on dit pas non à papa, maman, me parle pas sur ce ton, alors que peut-être toi t'étais juste enfant et t'apprenais, tu testais les limites, t'apprenais les limites, ce que c'est, etc. Bref, mais le problème c'est que plus tu te justifies... plus tu donnes de la prise à l'autre pour débattre. Et le VG, il dit jamais « Non, merci, je fais attention à mon impact carbone et aussi pour des raisons éthiques. Et puis en fait, j'aime pas trop le goût de la viande. De toute façon, il se fait pas chier à dire ça. » Il dit « Non, merci. » Voir « Non, tout court. » « Non, j'en veux pas. » « Non, je mange pas de viande. » Point ! Et c'est tout. Et s'il y a quelqu'un qui vient insister, je pense que la réponse sera toujours la même. Je ne mange pas de viande, c'est comme ça. C'est tout. Je n'ai pas besoin de me justifier. Et puis, je n'ai pas envie, en fait. Tu n'as pas besoin de te justifier. Pourquoi ? Parce que c'est quelque chose qui est important pour toi. Et finalement, ça ne touche pas les autres. Ça ne les regarde pas, ça ne les impacte pas. Je veux dire que tu manges de la viande ou pas, si je garde mon exemple, ça impacte personne d'autre. Surtout qu'au resto maintenant, tu peux avoir des options végétariennes, alors je sais pas partout, mais ça commence quand même à être un peu plus développé. Donc dans tous les cas, ça gênera pas. Et puis si les gens t'apprécient, ils vont pas faire chier parce qu'à un moment donné, t'aimerais bien manger végé aussi. Donc bref ! Bref, plus tu justifies, plus tu donnes des raisons de débat. Et plus, si t'es instable justement, si tu sais pas trop le pourquoi du comment c'est important pour toi, plus là tu vas tomber dans les abysses. Quatrième chose, ce qui va être intéressant, c'est de s'entraîner. C'est de s'entraîner. Parce que... Quand on n'a pas l'habitude de dire non, d'exprimer ses besoins, ou n'importe quoi en fait, quand t'as pas l'habitude de faire quelque chose, ça fait toujours un peu peur. Tu maîtrises pas, tu sais pas trop ce que ça va donner. Mais ton corps, lui, ton système surtout, s'il a appris que dire non c'était dangereux, il a besoin de réapprendre et d'apprendre que... Non, c'est pas toujours dangereux, voire jamais. Il a besoin de voir et de constater par l'expérience que des fois tu dis non et que ça se passe bien et que t'es pas puni et qu'on se moque pas de toi et qu'on te fait pas culpabiliser. Il a besoin de découvrir de nouvelles choses. Il a besoin de voir que ça peut se faire dans un cadre qui est safe, avec des personnes bienveillantes. Et que les réactions qu'il a connues peut-être quand il avait 5, 6, 7 ans, etc., c'est peut-être pas les réactions universelles. Il peut y avoir d'autres réactions de la part des gens. Mais donc pour ça, il ne faut pas rester dans sa tête. Déjà, tu l'as compris puisque je t'ai dit que la première chose, c'était de se connecter à son corps. Mais pour ça, il faut aussi être capable de s'entraîner. de commencer à dire certains noms. Et de le faire, comme je le disais, dans un cadre assez safe, pour avoir cette expérience de « Ah, là c'était pas confortable, parce que c'est jamais confortable de dire non. » Enfin, surtout au début. « C'était pas confortable. » Mais en face, on m'a dit « Ouais, ok, bon, tant pis. » Pour que petit à petit, ton système, il enregistre que c'est possible. Que ça peut être une expérience totalement neutre, voire agréable. Et quand je dis agréable, parce que si t'arrives de plus en plus à dire non, en tout cas pour les choses qui sont importantes pour toi, ça veut dire que tu prends plus de temps pour toi, ça veut dire que tu t'écoutes davantage, ça veut dire que tu sais repérer... Non, là, je suis un peu fatiguée, là, je suis drainée, ça, ça va venir me plomber davantage, donc je n'y vais pas. Ou alors, là, je n'ai pas l'énergie, par contre, ça me ferait quand même plaisir de voir cette personne, donc peut-être que je peux lui proposer autre chose plus tard. Mais ce qui fait que tu vas prendre de plus en plus de décisions qui sont, alors, alignées, c'est un mot qui est un peu utilisé maintenant un peu tout le temps à tort et à travers, mais... De décisions qui sont prises par rapport à tes valeurs, tes besoins, tes limites. Donc beaucoup plus connectées à ce dont tu as besoin, ce dont tu as envie. Et à aucun moment ça ne voudra dire que tu te coupes de tout le monde. C'est juste que tes non seront beaucoup plus sincères, tes oui seront beaucoup plus sincères, et donc tes relations seront beaucoup plus sincères. Ce que j'avais sûrement déjà dit dans un épisode, mais... Quand tu dis oui à tout, tout le temps, ton oui n'a aucune valeur. À part le fait que, ben, oui, si on a besoin de quelqu'un, c'est sûr, on ira voir machine. De toute façon, elle ne dit jamais non. Mais il n'est pas sincère parce que les trois quarts du temps, tu n'en as pas envie. Et que si, quand tu as l'habitude de dire oui tout le temps, ben finalement, ça finit par accumuler de la rancœur. Ça crée pas des belles relations, ça. Donc si je récapitule, les quatre étapes qui vont être importantes pour être capable de passer de je suis terrifiée à l'idée de dire non, du coup je dis des oui en automatique constamment, à je dis non avec l'assurance d'un VG face à un steak, c'est Merci. Premièrement, je regarde ce qui se passe dans mon corps, parce que mon corps me donne beaucoup d'informations sur comment je me sens et sur ce qui se passe en moi, et sur ce que ça réveille, le simple fait de dire non. Et du coup, ça me donne des infos aussi sur comment je peux venir me sécuriser après. Deux, il faut que je sois au clair avec ce dont j'ai besoin, avec mes limites, avec mes valeurs, avec ce qui est important pour moi, pour être capable... d'être stable dans mes appuis si on vient me challenger là-dessus. Trois, je dis non mais j'arrête de justifier pendant huit ans. Et quatre, surtout, je m'entraîne dans un cadre qui est safe pour montrer, pour réapprendre à mon système, pour faire un peu une mise à jour que là, l'expérience de dire non Les trois quarts du temps, ça se passe au mieux et les trois quarts du temps, il ne se passe rien en fait. Il ne se passe rien, la personne, elle accepte en face et on passe à autre chose. Mais pour ça, il faut s'entraîner et si j'insiste sur le cadre safe, c'est parce que je prends notamment l'exemple des parents. Je sais que souvent c'est dur pour toi ou pour les personnes que j'accompagne de... de dire non à ses parents. Et j'entends le « ouais, j'ai pas envie de les blesser, j'ai pas envie de les décevoir » . Donc ça crée d'autant plus de choses dans ton corps à ce moment-là. Et je sais que dire non à ses parents, surtout s'ils ont l'habitude de te faire culpabiliser, alors... d'une manière ou d'une autre, soit par la critique, soit un peu plus subtile, soit ils vont te mettre à pleurer, à bouder, ou se vexer, parce que ça arrive souvent ça, parce qu'après tout on ne dit pas non à papa-maman, même quand t'as 30-40 ans. Donc si c'est ce genre de dynamique que tu retrouves chez toi face à tes parents, bien sûr que je ne t'invite pas à aller tester ça directement. Avec eux. Parce que bien sûr que là, forcément, tu vas te retrouver... De toute façon, ces réflexes de survie, tu les as généralement chopés dans l'enfance. Donc bien sûr qu'il y a moyen que ça se réactive plus, plus. Là, la panique, elle est d'être dire non. Donc je ne suis pas sûre que ce sera une expérience très productive. Par contre, avec des amis, avec des personnes très proches, avec ta coach, là... Tu peux t'entraîner à dire non dans un cadre qui va être safe et où tu sais qu'il va être bien reçu. Pour qu'après, plus tard, tu puisses aller tester ton boss final, que sont les parents. Mais pas tout de suite. Dans tous les cas, si ces quatre étapes, elles paraissent beaucoup à appliquer toutes seules, parce que, ben oui, ce sont de gros morceaux, hein. Se reconnecter à ses ressentis quand on n'a jamais pris le temps de faire ça, savoir ce qui est important pour nous, c'est pas évident. C'est exactement ce qu'on fait dans mon accompagnement légitime. On commence par repérer avec des outils de régulation du système nerveux où, comment, la tension se loge dans ton corps. On vient nommer tes besoins, on vient reconnaître tes besoins, quelles ressources t'aurait besoin. pour que tu saches précisément ce que tu défends, ce qui est important pour toi. On travaille ta formulation, sans justification excessive, mais on travaille. Et je pense que je vous fais bien chier avec ça, d'ailleurs. Je vous challenge pas mal pour justement être sûre qu'on part pas en « oui, mais bon, je vais chercher une excuse valable » . Pas de ça avec moi. Et on s'entraîne justement dans des jeux de rôle. dans ce cadre sécuritaire où je vais être ta manager, ta mère, ta belle-sœur, pour que tu le fasses pour de vrai et pour que tu montres à ton système que regarde, là on teste, on dit des choses et je ne suis pas toujours à vous brosser dans le sens du poil, à faire la meuf super sympa. Je ne suis pas non plus un démon, on le fait dans le respect de ton rythme. Mais bien sûr que je challenge un petit peu, mais toujours en fonction de tes capacités. Et c'est ce qui fait la grosse différence entre tes parents qui vont s'en ficher un petit peu de toi, ce que tu ressens, ce dont tu as besoin, à ce moment-là, qui vont juste essayer d'obtenir ton oui, et moi qui vais juste, ok, voir jusqu'à quand tu vas tenir ton non. Donc dans tous les cas, je t'ai donné les 15 étapes. T'en fais ce que t'en veux, mais si tu sens qu'il est temps que tu sois aussi assuré qu'un végé fasse un steak, que t'en as marre de bafouiller, d'être terrorisé juste à l'idée de dire un simple non, on peut en parler ensemble et du coup le lire dans la bio pour réserver ton appel. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode et s'il t'a aidé, s'il t'a intrigué, si tu te poses des questions, je suis curieuse, viens me le dire sur Instagram. Promis je mors pas et c'est toujours un régal d'échanger avec vous. Et si tu veux soutenir le podcast, m'envoyer du love ou aider d'autres petites filles sages qui en ont marre de passer leur temps à sauver le monde, tu peux laisser un avis à des étoiles sur Apple Podcasts et Spotify, ça me fera très plaisir et puis ça aidera les JTim à se faire connaître et aller encore plus loin. Encore une fois, merci pour ta confiance, je te dis à la semaine prochaine et n'oublie pas, prendre sa place, c'est pas crier plus fort que tout le monde, c'est juste arrêter d'être silencieuse.