Speaker #0Tu t'excuses quand quelqu'un te marche sur les pieds, tu dis « ça va » alors que t'as envie de hurler, et tu trouves toujours la meilleure répartie. Trois jours plus tard, bienvenue sur Légitime, le podcast des ex-petites filles sages qui ont été formatées bien trop tôt à sourire, être sages, et sauver le monde avant leur premier café. Ici, on démonte les injonctions, on balance des « non » fermes mais respectueux, et on réapprend à prendre sa place. Pas en criant plus fort que tout le monde, juste en arrêtant d'être silencieuse. Moi c'est Clémentine, Je suis coach en affirmation de soi. Et si t'en as marre de te plier en quatre pour m'hériter trois miettes de reconnaissance, retrouve-moi chaque semaine dans tes oreilles pour te partager des punchlines, des clés concrètes et des réflexions sans filtre pour t'aider à reprendre ta place. Et promis, je vais te prouver que poser tes limites, ça ne te fera pas perdre ton empathie, ni tous tes amis. Bonne écoute ! Tu poses une limite, partages une opinion ou juste tu demandes à ta mère si peut-être la prochaine fois elle peut frapper avant d'entrer. Et trois minutes plus tard, c'est toi qui es en train de t'excuser d'avoir osé demander ça, d'avoir osé évoquer ça et d'avoir fait autant de mal à ta mère. Si ce genre de situation ça te parle, tu es bien là parce qu'on va voir aujourd'hui une technique de manipulation, parce que oui, c'en est, qui arrive très souvent, qu'on retrouve très souvent dans les familles avec des parents immatures émotionnellement, voire toxiques. Et donc aujourd'hui, j'ai envie de te parler, de te présenter. commenter le darvot, ce que c'est, d'où ça vient et surtout comment tu peux commencer à le repérer parce que le repérer c'est déjà arrêter de te demander si c'est pas toi qui es en train d'exagérer ou de péter un plomb. Donc si je reprends mon exemple que je t'ai un peu cité en introduction, imagine j'ai eu ce retour dans un commentaire il n'y a pas longtemps où une personne a demandé à sa mère est-ce que tu pourrais frapper avant d'entrer. C'est tout, pas de demande extravagante. pas d'agressivité, juste voilà, j'ai une limite, j'ai un besoin, je te le partage et puis t'es ma mère, tu vas comprendre quand même. Et là qu'est-ce qui se passe ? C'est le drama, c'est le drama, c'est la catastrophe. Sa mère elle commence à lui dire ah ouais, ah bah comme ça tu veux qu'on vive comme des étrangères, c'est ça, c'est ça que tu veux, donc il n'y a plus de lien, on ne va plus rien partager, on va parler que de la pluie et du beau temps, c'est ça que tu veux. Et après, elle a fini par faire silence total, silence radio, à faire la gueule toute la journée. Résultat, c'est elle qui a fini par s'excuser le soir même, parce que l'angoisse, la tension, l'ambiance de merde que ça mettait dans la maison était insupportable. Donc elle s'est excusée d'avoir fait une demande aussi radicale que de demander « Est-ce que tu peux frapper avant d'entrer ? » Elle s'est excusée pour détendre l'ambiance. tout redevienne normal entre guillemets et si tu as déjà eu cette impression de sortir d'une conversation et je sais que ça le fait très souvent avec les parents en te demandant si c'était toi le problème ou ou en ayant eu cette impression que l'on avait retourné le cerveau parce qu'à la base tu étais peut-être vraiment sûr de ce que tu allais demander vraiment sûr de la limite que tu allais poser déterminé tu savais que ça c'est pas ok ça il faut que ça change où ça j'ai besoin de l'exprimer, et que tu ressors en t'excusant, en culpabilisant, en ayant honte et en te sentant comme une grosse merde, n'ayant pas peur des mots, si t'as déjà fait une remarque totalement légitime et que t'as fini en mode pardon, pardon, je voulais pas, t'as raison, je te mérite pas, et bien y'a de fortes chances, si ça arrive régulièrement, que tu aies été victime du darvot, et que ça n'ait rien à voir avec toi du coup. Alors le Darvaux, qu'est-ce que c'est ? Ça a été mis en lumière par la psychologue Jenny Joy Fred, Fred, Fred, quel accent, c'est terrifiant, qui a décrypté cette manipulation, ce type de manipulation. Alors c'était avec les victimes d'agression, mais c'est quelque chose qu'on retrouve après maintenant dans tout type de relation. Et donc c'est D pour deny, donc nier, A pour attaque et RVO, c'est Reverse Victim and Offender. Donc on inverse la victime et l'oppresseur. On inverse les rôles. C'est important de le dire tout de suite, mais c'est rarement un hasard qu'on tombe dans ce schéma-là. Quand ça se reproduit constamment et constamment, c'est que c'est une vraie mécanique qui reprend toujours ces étapes-là. Et je t'invite vraiment à bien écouter les étapes pour que tu puisses... Il y a sûrement des conversations qui vont arriver dans ta tête. où tu vas te dire, putain, effectivement, étape 1, étape 2, étape 3. Donc écoute bien. L'étape 1, c'est le déni. Si par exemple, les parents, quand j'étais plus jeune, vous avez fait beaucoup de remarques sur mon poids et c'est vrai que ça m'a blessée, le déni, ça va être « mais non, pas du tout, mais j'ai jamais dit ça, tu dis vraiment n'importe quoi, t'inventes. Je pense que t'étais enfant, tu te souviens pas bien, mais c'est n'importe quoi, je vois pas du tout de quoi tu parles. » Ça vient remettre en question ta réalité, ton ressenti, ce que t'as vécu. Ça vient déjà mettre du doute, un point d'interrogation, genre, t'es vraiment sûre qu'il s'est passé ? Parce que moi, je ne l'ai pas vécu comme ça. Moi, je n'ai pas dit ça, je ne me rappelle pas l'avoir dit, l'avoir fait. Moi, je serais toi, je me poserais des questions sur ce que tu te souviens. Et le truc, c'est que le piège ici, c'est que toi, là, parce que je te connais, je sais que ce n'est pas évident déjà d'aller exprimer quelque chose à tes parents. Et je dis les parents, mais ça peut être des collègues. des frères et sœurs, des amis, mais généralement ça commence par les parents, je sais que c'est déjà complexe d'aller poser ses limites à ses parents, ou d'aller faire une demande à ses parents, peu importe. Donc déjà, je sais que t'es un petit peu branlante quand t'y vas. Ce qui fait que quand, tout de suite, ils vont venir te faire douter de ta perception, de faire de chance que ça t'agace, que ça déstabilise, que ça t'agace, et que tu te dises « mais attends, ça va pas ou quoi ? Je vais leur prouver ! » Je vais leur prouver par A plus B, je vais leur trouver tous les arguments, je vais leur redire, bah si, il y a eu ça, t'avais dit ça, t'avais fait ça, tel jour, telle heure, tu vas chercher à prouver. Sauf que plus tu cherches à prouver, plus tu donnes des arguments, plus ils vont pouvoir rebondir dessus pour te montrer à quel point tu inventes, ou à quel point t'es complètement déconnecté de la réalité, à quel point ça n'est jamais arrivé, et à quel point en plus regarde, t'es en train de perdre patience, regarde, t'es tout... tout émotionnel. Tu es juste trop sensible, en fait. Voilà, tu as exacerbé des choses qui étaient juste pour rire. Le déni, ça peut être ça aussi. C'était juste pour rire, ça va, tu n'as pas d'humour, n'importe quoi. Voilà, tu l'as pris comme ça, mais nous, c'était pour rire. Donc, ça vient distiller du doute dans ton esprit. Et en plus, ça vient te mettre dans une situation où, effectivement, tu es déstabilisé. Tu cherches des preuves, tu cherches à prouver. Mais tu sais, plus tu cherches à donner des arguments, je n'en avais déjà parlé dans un épisode, plus c'est bizarre, plus on voit que tu n'es pas trop sûr de ce que tu dis, puisque tu pédales un peu dans la semoule à essayer de prouver, Deuxième chose, deuxième étape, le A, l'attaque. Au lieu de répondre sur le fond, au lieu de répondre, de prendre leur responsabilité et de dire « Ah oui, ok, t'as vécu ça comme ça, vas-y, on en discute, je comprends pas trop, viens, on en parle. » Au lieu de répondre sur le fond, Ils vont attaquer ta crédibilité, ta personnalité, ton état émotionnel. Mais t'es trop sensible, c'est l'humour, détends-toi. C'est toujours pareil avec toi de toute façon. Moi, quand tu me fais des blagues et tout, je le prends pas mal comme ça. De toute façon, on peut rien te dire, on peut jamais rien te dire. C'est toujours pareil, tu t'énerves, regarde et puis voilà, tu vas te mettre à pleurer, super. Faut pas discuter avec toi. Et là, c'est merveilleux parce que le sujet de départ, il aura disparu. Il n'y a plus de... Quand vous avez parlé de mon poids quand j'étais jeune, ça m'a blessée. Yaa. Qu'est-ce que t'es susceptible ? Qu'est-ce que t'es sensible ? T'as pas d'humour ? C'est bon, arrête de t'énerver, tu passes ton temps à t'énerver. C'est insupportable. Donc maintenant, c'est toi le sujet. Ton comportement. Le ton que tu as, tes émotions. Ta manière d'être, ta manière de faire. On parle plus du sujet de base. Tu vois, c'est déjà oublié. C'est même pas évoqué, parce qu'on a déjà nié l'effet première étape, donc maintenant, on s'en fout. Maintenant, on attaque. Et la troisième étape, le renversement. On inverse victime et agresseur. C'est l'autre, la personne qui t'a blessée à la base, rappelons-le, qui devient la victime. J'arrive pas à croire que tu me dis ça. Après tout ce que j'ai fait pour toi, c'est comme ça que tu me remercies. Et puis quoi, c'est ça, de toute façon, c'est toujours pareil. C'est toujours ma faute, c'est moi qui suis une mauvaise mère. Je suis sûre que je serais morte, ça te ferait du bien. Tu serais bien contente si j'étais plus là. Écoute, je vais te laisser comme ça. Comme ça, au moins, je te ferais plus chier. J'arrêterais de te pourrir la vie. Et toi, si t'es quelqu'un d'empathique, et puis je le sais que t'es quelqu'un d'empathique, tu vas culpabiliser fois mille. Parce qu'en fait, c'est terrible ce qui se passe. Toi, c'est pas ça que tu voulais dire. Tu voulais pas attaquer, au contraire, tu partais avec l'intention de poser une limite pour te respecter, mais pour créer... conserver, améliorer un lien, pour essayer d'exprimer, ça m'a blessée, mais je vous en parle parce que j'ai envie de vous faire confiance, j'ai envie qu'on avance, j'ai envie de pas garder pour moi et que ça finisse par exploser, j'ai envie qu'on échange, qu'on partage et qu'on améliore les choses. Pour la personne qui a demandé à sa mère de frapper avant d'entrer, Je pose cette limite parce que j'ai besoin, moi, d'avoir un petit jardin secret. Et à aucun moment, c'était une attaque contre toi. A aucun moment, c'est une trahison. Donc forcément, d'un coup, dans ta tête, c'est horrible. Tu culpabilises de ouf parce que tu pars de « je veux juste que tu frappes avant d'entrer » ou « il y a tel comportement qui m'a blessée » à « limite, je vais me foutre en l'air quand vous serez contents » . C'est horrible. Et on appelle ça du chantage affectif. C'est horrible. Donc toi, qu'est-ce que tu fais ? Tu vas rassurer, tu vas t'excuser, parce que même si tu sais que ta limite, à la base, elle n'était pas agressive ou quoi que ce soit, ça va te faire peur. Ça va te faire peur, ça va te déstabiliser. Et tu sais très bien, en plus, que quand ça part, après, si tes parents se vexent ou se braquent, ça peut partir en silence radio pendant des jours, en remasque, en reproche, ou juste en regard suffisamment significatif pour comprendre qu'ils t'en veulent. Tu t'excuses, tu t'excuses, tu t'excuses, tu fais tout pour améliorer le mood d'un coup, et tu finis par douter d'avoir eu le droit de ressentir ce que tu as ressenti. Tu finis, tu repars en te disant « mais j'ai exagéré de ouf, j'aurais jamais dû, c'est vrai, je ne veux pas leur faire du mal » . Et c'est ça qui est merveilleux. Le darvot, il marche très très bien sur les gens très empathiques, parce que sur les gens qui culpabilisent facilement. C'est pas un hasard. Ils savent comment t'es. Ils savent que t'es empathique. Ils savent que t'essaies de te mettre à la place des autres. Ils savent que s'ils te font la gueule, s'ils te font des reproches, ça va être insupportable pour toi. Ils savent. Donc ils en jouent. Ils y vont à fond. All in. Et ça marche. Donc, pour repérer si c'est vraiment ça... parce que ça peut arriver dans des conversations, on arrive plus ou moins dans cette dynamique, ça peut arriver, on n'est pas à l'abri. Mais ce à quoi il va falloir faire attention, c'est est-ce que c'est une conversation qui s'est mal passée une fois, ou est-ce que c'est récurrent ? Est-ce qu'à chaque fois que j'exprime une limite, un désaccord, un besoin, quelque chose qui en fait va, c'est même pas à l'encontre, mais qui prend un chemin différent de celui alors de tes parents ? de tes collègues, d'une amie, de ton mec, peu importe, est-ce qu'à chaque fois que j'exprime quelque chose, tu finis par te sentir comme si t'avais commis un crime ? Comme si t'avais buté tous les derniers pandas de la Terre ? Est-ce que tu finis à chaque fois à te sentir comme une grosse merde ? À te remettre en question, à être bouffée par la honte et la culpabilité ? Et à te dire, en fait, je fais du cinéma pour rien ? Est-ce que c'est comme ça à chaque fois ? Ou est-ce que c'est arrivé une fois, parce que voilà, contexte particulier, situation particulière, tout le monde était fatigué, tout le monde est un peu parti. Les mots sont partis plus vite, ça a été dégueulasse, mais c'est arrivé qu'une fois. Parce que la récurrence, c'est ce qui vraiment va faire la différence entre ça s'est mal passé et à chaque fois que j'exprime un truc, je ressors en miettes. À chaque fois que j'exprime un truc, ça se retourne contre moi. Et demande-toi aussi, est-ce qu'à chaque conversation qui part comme ça, Toi, tu t'excuses pour un truc que tu n'as même pas fait. Demande-toi juste, est-ce qu'on a répondu à ce que j'ai dit ? Est-ce qu'on a échangé sur le sujet que j'ai amené sur la table ? Ou est-ce qu'on m'a fait sortir du sujet ? Est-ce qu'on est parti sur mon comportement, mon ton, mes émotions et qu'on a complètement occulté le sujet de base ? Je t'invite à te poser ces questions-là parce que tu as sûrement des conversations qui te reviennent. des moments où tu as voulu exprimer quelque chose et où tu es parti dans ce schéma-là, et demande-toi, est-ce que finalement, la limite pour laquelle je venais a été entendue, comprise, respectée ? Est-ce qu'on en a parlé ? Ou est-ce que le sujet s'est dérivé sur moi ? Est-ce que d'un coup, j'ai dû moi rassurer la personne qui m'avait blessée ou la personne à qui je faisais une requête à la base ? Et vraiment, ça ne marche pas qu'en famille. Je prends l'exemple des parents encore une fois, parce que bien souvent, ça part de là. Mais en couple, entre amis, c'est pareil. Les phrases, ouais, c'est moi qui devrais être en colère. Je ne peux rien faire sans que tu pètes un câble, sans que tu me fasses des reproches. Moi, je fais tout ce que je peux. Et toi, tu es... Tu trouves toujours un truc à redire. Au travail, c'est pareil, c'est la même mécanique. T'as d'autres mots, c'est peut-être un peu plus poli, peut-être un peu plus passif-agressif, que sais-je. Mais le fond, il y est. La mécanique, il y est. Le vrai enjeu pour les personnes qui appliquent ce mécanisme envers toi, en fait, il est très simple. C'est surtout pas de répondre à ce que t'es en train de dire. Parce que pour ça, ça voudrait dire, il faut que je prenne ma responsabilité, il faut que je fasse face à... des comportements peut-être que j'ai eus qui n'ont pas été appropriés, en tout cas qui ont été blessants. Il faut que je fasse face à mes paroles, à des potentielles erreurs que j'ai faites. Et ça pour quelqu'un qui manque de maturité émotionnelle, qui ne supporte pas l'erreur, qui ne supporte pas l'échec. Lui mettre ça dans la face, ça le submerge là aussi d'une honte terrible parce que ça vient bouleverser. complètement sans l'image d'elles-mêmes, ça vient complètement bouleverser l'image de « je suis un parent, je suis un très bon parent, je suis un très bon collègue, je suis un très bon conjoint, etc. » Complètement bouleverser l'image qu'ils ont d'eux-mêmes, ça vient faire la petite tâche, la petite grain de sable dans l'engrenage qui fait un peu grincer des dents, et ça, ils ne peuvent pas le supporter, ils ne peuvent pas y faire face, et ils ne veulent pas y faire face, parce que ce sera insupportable pour eux. Donc c'est plus simple. Et c'est une stratégie de protection. C'est de la manipulation, mais dans le seul but de se protéger, et protéger leur image. Dans cette optique-là, tes besoins, en fait, à aucun moment ils sont pris en compte, à aucun moment ils sont considérés. C'est même pas le sujet. Jamais. Tu ne fais même pas, à la limite, partie de cette équation. L'équation, c'est eux, et le fait que ça sera beaucoup trop insupportable de faire face à ces responsabilités, que de manipuler, de... tordre la vérité. Et en plus, souvent, ils arrivent à se convaincre que c'est vrai ce qu'ils disent, ou en tout cas que ce que tu dis est faux. Je lisais un commentaire l'autre fois sur un post d'une personne qui disait que son père et sa mère avaient eu des violences quand même envers elle. Enfin, lui avaient mis des coups de ceinture, je crois. Elle a discuté avec les deux séparément. Les deux ont dit « Ah non, je m'en rappelle pas. Non, non, je ne me rappelle absolument pas. Je ne me vois pas faire ça. » Je vois pas pourquoi je ferais ça. C'est très fort, mais parce que sûrement ces personnes-là se sont convaincues que ça n'était jamais arrivé. Ou en tout cas qu'ils l'avaient fait pour de bonnes choses, pour de bonnes raisons, pour l'éducation, et qu'à force, ça s'est dilué et que ça n'a jamais existé. Et donc forcément en face, quand t'as des gens comme ça, qui sont convaincus de ce qu'ils se sont racontés, c'est d'autant plus compliqué de s'accrocher à toi tes ressentis quand y'a quelqu'un en face qui vient te dire « ben non, ça n'est jamais arrivé » . je le saurais quand même. Soit. Donc vraiment, l'enjeu pour eux, c'est pas de te répondre. C'est pas de t'écouter, c'est pas d'essayer de considérer tes besoins. C'est trop, c'est too much. C'est too much. Tu demandes trop de responsabilité de leur côté. Donc qu'est-ce que tu peux faire face à ça ? Comme je le disais au début de l'épisode, il faut arrêter de chercher de prouver. Je sais, l'envie est grande. On pourrait même dire que c'est un besoin, parce qu'on a envie que l'autre comprenne, on a envie que si on utilise les bons mots, les bons arguments, si on arrive à ressortir des preuves concrètes, on a envie que l'autre ouvre les yeux et se dise « Ouais, c'est vrai, j'ai merdé » , parce qu'on a l'impression que ça serait réparateur et qu'en fait, enfin, on serait considéré, enfin, on serait pris en compte, enfin, il y aurait moyen de peut-être créer une relation, celle qu'on espère. ou à toujours espérer avec nos parents ou d'autres personnes. Mais en fait, ça n'arrivera peut-être jamais qu'ils reconnaissent qu'ils ont fait. La preuve avec l'exemple que j'ai donné il y a deux secondes et demie, il y en a même qui oublient ou qui ont mis ça bien, bien, bien sous le tapis et qui ont fini par penser que c'était ok ou que ça n'avait pas existé. Je sais que ça serait assez libérateur que ça arrive, mais il ne faut pas partir de ce principe-là. La seule personne à qui tu as besoin de prouver, c'est toi. Il faut que tu sois au clair avec toi. Genre, si j'ai ressenti ça, si j'ai besoin de ça, si ça, ça m'a blessée, si ça existait. Point. S'il y a des paroles, parce que souvent les parents qui ont été blessants d'une manière ou d'une autre dans l'enfance, ils peuvent encore le reproduire à ce moment-là, quand t'es adulte. J'ai une personne avec qui j'ai changé l'autre jour qui me disait, le traitement parle silence, la punition parle silence, je l'avais quand j'étais enfant et je l'ai toujours maintenant. Et c'est tout aussi douloureux. J'en ferai un épisode d'ailleurs, je pense. C'est tout aussi d'amoureux. Donc si t'as de nouveau des phrases comme ça à l'âge adulte, des comportements comme ça à l'âge adulte, Le truc, c'est note-les pour toi, note ce qui a été dit, note comment tu t'es sentie, pour que tu sois consciente que oui, c'est légitime ce que tu ressens, et oui, ça a existé, et que malgré tout ce qu'ils pourront dire, oui, ça a existé. T'es pas en train d'exagérer, t'es pas en train d'affabuler, ça a existé. Mais plus tu essaieras de leur donner des arguments à eux, plus le déni sera grand. Parce qu'encore une fois... ils ne veulent pas comprendre. Ils veulent se protéger. Donc plus le déni sera grand et plus l'attaque aussi sera grande derrière. Deuxième chose, viens aux faits précis. Quand tu remarques ou tu rentres dans ce genre de conversation, tiens-t'en aux faits. Et n'essaye pas de justifier ta personnalité ou le ton de ta voix ou ton émotion. N'essaye pas de la justifier ou de la décrédibiliser. Si on te dit que tu es trop sensible, tu ne réponds pas à trop sensible. N'essaye pas de justifier. pourquoi là t'es sensible ou pourquoi non t'es pas trop sensible, on s'en fout ça aussi, enfin c'est pas qu'on s'en fout mais c'est pareil c'est pas des arguments qui vont venir les toucher. A ce moment là tu reviens à je te parlais de la porte de ma chambre, je te demande de frapper avant d'entrer dans ma chambre tu peux même dire quand on dit ouais t'es trop sensible tu peux même répondre oui par contre j'aimerais qu'on revienne sur le fait que oui et J'aimerais qu'on revienne sur le fait de fermer la porte, enfin de frapper à la porte avant d'entrer. En fait, les remarques que tu vas avoir en mode attaque, il faut faire comme si c'était des non-sujets. Ça n'existe pas. Alors, sauf s'il y a des insultes, etc. Et là, tu vas pouvoir poser une limite, j'en reviens. Mais sinon, il faut faire comme si ce n'était pas un sujet et il faut revenir au sujet principal. Moi, je parlais de ça. Moi, je te parle de... quand j'ai eu telle remarque sur mon poids. Moi, je te parle de, est-ce qu'on peut revenir au sujet ? Je te parle pas de mes émotions, là, je te parle de... Et la troisième chose, quand je dis poser une limite, c'est être capable de sortir de la conversation si tu vois que ça commence à rentrer dans ce schéma-là, dans cette mécanique-là. Dès que tu sens que c'est toi qui est devenu le sujet, et que c'est plus le sujet pour lequel toi t'avais ouvert la conversation, en fait, t'es déjà sorti d'un dialogue, t'es pas dans la communication. Donc c'est plus la peine d'insister. Parce que t'as vu le schéma, tu sais très bien qu'ils vont commencer à nier, ils vont t'attaquer, et après ils vont se faire passer en victime. Donc plus tôt tu repères ce qui est en train de se passer, plus tôt tu peux sortir. Et il faut que tu sortes. Donc t'as le droit de dire, bon bah écoute, le sujet c'est pas mes émotions, si on continue à ramener le sujet des émotions sur la table, moi je quitte la conversation, on en reparlera plus tard, c'est tout. Mais ne rentre pas dans la justification, dans l'excuse encore moins. Arrête-toi là, sors de la conversation. Ça fait un peu fort boyard, sors, Et peut-être tu reprends la conversation plus tard si c'est possible. Mais sinon, ne rentre pas là-dedans. Vraiment. Je vais être honnête avec toi, savoir tout ça, en théorie, c'est déjà une chose, c'est déjà très bien. Mais le faire en direct, dans la seconde, quand notre corps est déjà un peu en train de paniquer, c'est autre chose. et c'est là que ça se joue en fait c'est pas dans le fait de savoir même si c'est une super première étape parce que si tu mets en lumière ce schéma déjà t'es plus attentive à ce qui se passe et tu te laisses moins bouffer mais c'est surtout aussi dans la capacité de ton système nerveux à rester stable pendant que l'autre il essaie de te faire douter donc reconnaître le pattern c'est énorme parce que c'est déjà arrêter de te demander si t'es folle ou si t'exagères c'est juste reconnaître que là Merci. on entre dans une stratégie de manipulation, mais ce n'est pas suffisant tout seul. Parce que repérer le darvot en train de se jouer demande d'être au clair avec ce que tu dis et pourquoi tu le dis, pourquoi c'est important. Ça demande d'être au clair avec tes limites, pourquoi c'est important qu'elles soient respectées et qu'est-ce que tu feras, qu'est-ce que toi tu vas mettre en place, parce que c'est ça une limite. Si tu ne sais pas ce que c'est, j'ai fait des épisodes dessus, mais une limite c'est le comportement que toi tu vas avoir si on la dépasse. pas les autres. Donc être au clair avec qu'est-ce que je vais faire, qu'est-ce que je vais mettre en place si on ne respecte pas cette limite. Et pour faire ça, être assez en sécurité dans ton corps pour exprimer ça, pour être assez stable sur tes appuis même quand t'es déstabilisé, et sortir du jeu au lieu d'y rentrer. Et ça, ça se travaille. Et c'est exactement ce qu'on fait ensemble en accompagnement. Donc, si t'es besoin d'être à parler, si tu veux dire... connue dans certaines situations, si tu vois que ce schéma, tu le rencontres souvent, je serais vraiment curieuse que tu viennes me dire dans quelle situation, est-ce que tu as des témoignages, je suis toujours... super contente d'avoir vos retours, vos retours d'expérience, pouvoir échanger avec vous là-dessus, même si j'avoue des fois ça me ça arrive encore à me choquer à quel point on peut voir des dingueries, entendre des dingueries de la part de parents, de proches, d'entourage ou quoi, mais en même temps j'adore donc vraiment viens me dire viens me dire sur instagram, partage cet épisode si tu connais des gens à qui ça parlerait aussi Et dans tous les cas, je te dis à la semaine prochaine sur Régitime. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode. Et s'il t'a aidé, s'il t'a intrigué, si tu te poses des questions, je suis curieuse, viens me le dire sur Instagram. Promis, je m'en repars et c'est toujours un régal d'échanger avec vous. Et si tu veux soutenir le podcast, m'envoyer du love ou aider d'autres petites filles sages qui en ont marre de passer leur temps à sauver le monde, tu peux laisser un avis à des étoiles sur Apple Podcasts et Spotify. Ça me fera très plaisir et puis ça aidera Régitime à se faire connaître et aller encore plus loin. Encore une fois, merci pour ta confiance. Je te dis à la semaine prochaine. Et n'oublie pas, prendre sa place, c'est pas crier plus fort que tout le monde. C'est juste arrêter d'être silencieuse.