- Speaker #0
Est-ce que vous vous êtes déjà posé la question de savoir comment on crée un dessin animé ? Et bien on va voir ça aujourd'hui avec Witch Detective, le tout nouveau dessin animé de Method Animation qui est un studio qui appartient à Media One Kids and Family qui a déjà fait des cartons comme Miraculous, Iron Man le dessin animé des années 2000, Skyland, Le Petit Prince Là on a l'honneur d'avoir avec nous 4 personnes qui sont derrière la création de ce dessin animé Et bien écoutez c'est parti, mais juste avant,
- Speaker #1
écoutez la petite bande annonce Le matin sur Tfou
- Speaker #2
À Febbridge, trois lycéennes ont un drôle de secret.
- Speaker #1
Un repos baguette ? Enquête !
- Speaker #2
Maya, Max et Millie sont détectives.
- Speaker #1
Bizarre, mais qui est Monsieur Oujie ?
- Speaker #2
Mais aussi sorcière. Il va en falloir des pouvoirs magiques pour affronter leurs ennemis.
- Speaker #3
Repoussard !
- Speaker #2
Et résoudre les mystères les plus étranges. Alors,
- Speaker #3
vous êtes prêts ? Je suis partant !
- Speaker #0
Bonjour à tous ! Bonjour ! Je ne vous ai pas présenté du tout, mais est-ce que vous pouvez expliquer ?
- Speaker #4
Moi, je suis Clément Savoia et je suis le réalisateur de la série Witch Detective.
- Speaker #0
Réalisateur, ça veut dire créateur dans ce cas-là ?
- Speaker #4
Non, je n'ai pas créé la série. On m'a appelé pour me demander si ça m'intéresserait de la réaliser.
- Speaker #0
Alors, très intéressant. Je vais même en parler tout de suite. Quand vous dites, on m'a appelé, c'est Méta d'Animation qui avait une commande. Parce que du coup, vous êtes Catel France qui est...
- Speaker #5
Catel France, je suis productrice de Méta d'Animation au sein de Media One Kids and Family. Et mon métier, c'est de trouver des projets, les développer, et ensuite aller chercher le financement et trouver les personnes qui vont construire ce dessin animé.
- Speaker #0
Et là, dans l'occurrence, c'est... Voilà. Ok, d'accord. Et de l'autre côté, nous avons du coup Justine.
- Speaker #3
Justine Chenet, je suis scénariste, donc ça veut dire écrire les histoires qu'après le réalisateur, les storyboarders, etc. vont mettre en image, les dialogues que les comédiens vont jouer. Et sur Wish Detective, j'ai co-créé le projet. Donc là, c'est le moment où on crée les personnages, l'univers, le concept, ce qu'on appelle une Bible.
- Speaker #0
Et pour terminer, Olivier.
- Speaker #6
Oui, donc Olivier Perouse. Moi, je suis producteur artistique sur cette série et sur d'autres. Et mon principal travail, c'est de veiller à la cohérence du projet sur le long terme puisque c'est très, très long pour sortir un dessin animé.
- Speaker #0
Combien de temps à peu près ?
- Speaker #6
Là,
- Speaker #0
ne serait-ce pour Witch Detective ?
- Speaker #6
Le développement était très, très long, très abouti, mais très long. Il y a eu au moins quatre ans de développement. Et après, il y a la fabrication, l'écriture. C'est deux ans, trois ans de plus.
- Speaker #0
Donc vous, vous êtes là pour faire la coordination entre Cattel et l'équipe artistique ?
- Speaker #6
Et les chaînes.
- Speaker #0
Et les chaînes.
- Speaker #6
Voilà, qui diffusent, qui ont des demandes, qui ont des fois des ordres. Donc voilà, il faut tempérer tout ça et il faut veiller à ce que ça soit cohérent et que les compromis n'abaissent pas la qualité espérée au départ. Donc voilà, on lutte pour que ça soit... toujours à la hauteur des ambitions qu'on avait affichées au départ.
- Speaker #0
En gros, c'est trois filles qui sont un peu à la croisée de deux mondes. Le monde dans lequel on vit tous. Elles vont à l'école. Et à côté de ça, elles doivent assumer leur rôle de détective sorcière. Donc, elles ont des pouvoirs. Alors ça, c'est très original d'ailleurs. C'est que ça soit pour une enquête. Les indices, savoir, comprendre qu'est-ce qui s'est passé.
- Speaker #4
Les experts.
- Speaker #0
Et franchement, c'est super. Donc, Je voulais savoir par où commence l'idée de ce dessin animé. Qui a eu cette idée ? C'est Justine.
- Speaker #3
En fait, l'idée, c'était plutôt, à la base, c'était une question. On s'est dit, maintenant, on a tous un smartphone dans notre poche. Qu'est-ce qu'elles deviennent, les sorcières ? À quoi sert la magie par rapport à la technologie ? Est-ce que les sorcières vont se réinventer ? Justement, en enquêtrice. Et là, c'est ce qu'on disait, c'est les experts. Febridge, elles ont leur pouvoir magique. qui sont leur kit, leur boîte à outils pour relever des empreintes, pour interroger les suspects en faisant des potions magiques, des sérums de vérité, des choses comme ça. C'est effectivement leur spécificité, tout en évidemment se camouflant leur magie aux yeux des pagiciens qui sont nos moldus à nous.
- Speaker #0
L'idée de base, c'est vous qui l'avez construite, mais est-ce qu'elle émane de vous ? commande de la part de méthode d'animation ?
- Speaker #5
Elle émane des créateurs. Au départ, tous les projets sont très différents. C'est très rare qu'un producteur aille voir un créateur et lui dire j'ai besoin de... d'une série qui parle de ça, En général, on reçoit des projets et ça a été le cas pour Witch Detective. C'est une création qu'on nous a amenée, qui a été faite par plusieurs créateurs, donc des créateurs graphiques, des créateurs littéraires et qui nous a été soumise et ça a été un coup de cœur et une évidence pour nous et on s'est dit ok, on va produire cette série-là, donc on va la développer ensemble, on va la produire et on va trouver des... des diffuseurs pour pouvoir la diffuser et l'apporter jusqu'aux enfants.
- Speaker #0
Alors du coup, vous Justine, à partir du moment où vous avez eu l'idée, est-ce que vous avez des images déjà et est-ce que du coup c'était celle-ci ? Ou bien tout le visuel, c'est M. Clément qui les a eues ?
- Speaker #6
C'est l'un et l'autre.
- Speaker #0
Olivier ?
- Speaker #3
Alors en l'occurrence, on appelle ça un auteur de bibliographie. Donc c'est la personne qui va justement poser les premiers modèles, que ce soit personnages ou décors. On a eu la grande chance parmi les co-créateurs qu'il soit à la fois sur la Bible graphique et à la fois sur la Bible littéraire. Donc il a été partie prenante aussi au concept. Et je sais que pour lui...
- Speaker #0
Oui, qui est cette personne ?
- Speaker #3
Romain Curdi. Et Romain Curdi, pour citer l'histoire telle que lui la raconte, pour lui c'est venu de Maya. C'est venu d'un dessin. Maya lui est venue comme ça. Maya,
- Speaker #0
c'est la clé des trois. C'est le personnage principal.
- Speaker #3
Et Maya, du coup, ça a été l'évidence. Ça a découlé de là, donc effectivement, au moment où on va proposer, par exemple, le Forum Cartoon, c'est un marché audiovisuel, au moment où on va proposer ce projet, pour justement chercher des investisseurs, chercher des diffuseurs, on a déjà ces premiers graphismes qui sont à l'appui du concept qu'on propose.
- Speaker #5
Ce que je voulais ajouter, c'est qu'une fois qu'on a posé les bases du graphisme et les bases de... de l'univers littéraire et des histoires, il y a quand même tout le travail du réalisateur qui va devoir mettre en scène ces personnages, ces histoires, la façon dont il y a ton travail, Clément, qui est arrivé, c'est vrai, un petit peu plus tard, mais qui est quand même ce qu'on va voir aujourd'hui à l'écran.
- Speaker #0
Vous êtes un peu le chef d'orchestre,
- Speaker #5
en fait.
- Speaker #4
Exactement. Moi, j'arrive dans un second temps, puisque le projet a été développé, les personnages ont leur design validé par les créateurs, par la chaîne, par la production. Et ensuite, j'arrive, on me présente cette Bible. Et puis, je suis intéressé. Je dis OK, c'est parti. Et ensuite, c'est à partir de ce moment-là où on rentre un peu dans le dur de la fabrication, où je vais proposer ma version de la série. Voilà comment moi, je la ferai. Et puis, si ça convient, si la chaîne, si la prod, si... L'autrice est d'accord, on part avec ma vision. Et ensuite, je vais devoir proposer et imposer ma vision auprès de tous les artistes qui vont travailler dessus.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, les artistes, ils sont combien sur ce dessin animé ? Parce qu'en fait, le monde du dessin animé, je trouve qu'il est très opaque. En fait, de l'extérieur, on ne sait pas comment c'est créé. On n'a que le dessin animé en général.
- Speaker #5
De la conception d'une œuvre à sa livraison, c'est-à-dire qu'on a tous les dessinateurs. Les storyboarders, les scénaristes, les comédiens, les animateurs, le montage, les bruiteurs, les monteurs, tous les techniciens.
- Speaker #0
Ça chiffre énormément.
- Speaker #5
On est entre 250 et 300 personnes.
- Speaker #0
Sans compter tout ce qui est la promo derrière.
- Speaker #5
Alors ça, c'est ce que le back-office qui est derrière et qui va permettre aussi, sans eux, on ne sera rien, le service juridique, la comptabilité, etc. Mais ne serait-ce que... juste les personnes qui vont toucher à l'œuvre, il y a environ entre 250 et 300 personnes.
- Speaker #4
C'est fou.
- Speaker #5
Et je l'en ai sur au moins deux ans et demi.
- Speaker #0
Et c'est ça qu'on voit à la fin sur les génériques, en fait. Parce que c'est devenu très naturel de les voir sans vraiment prendre conscience. Mais en fait, au générique de fin, c'est vraiment tous les noms.
- Speaker #6
Il y a un truc super dans l'animation. C'est-à-dire qu'il y a un égo. qui est créatif, mais il n'y a pas un égo de représentation. C'est à l'image de ce qu'est l'animation. C'est un travail d'équipe. C'est presque naturel qu'on n'arrive pas à sortir des noms parce qu'il n'y a aucune volonté de sortir particulièrement.
- Speaker #0
D'imposer son nom sur une... Non,
- Speaker #6
c'est vraiment un travail d'équipe. Sur toutes les séries sur lesquelles on a travaillé, c'est comme ça.
- Speaker #0
Moi, je vais quand même essayer de mettre un peu de lumière sur vos noms.
- Speaker #6
Volontiers. Surtout ceux qui mettent vraiment les mains dans le combo.
- Speaker #0
Quand vous écrivez Witch Detective, j'imagine que c'est vous qui avez écrit tous les épisodes de la série ?
- Speaker #3
Non, je n'ai pas écrit tous les épisodes de la série, même si ça se déroule effectivement sur un temps long. On a quand même un planning à tenir. Ça n'en a pas l'air comme ça, mais c'est... Justement, Olivier parlait des demandes des diffuseurs. Ça, ça va être le cas pour les scénaristes. À toutes les étapes sur un texte, d'avoir des commandes. de devoir réécrire jusqu'à ce que tout le monde soit satisfait, les notes du producteur. Le réalisateur aussi qui a sa vision, qui va orienter les textes en fonction de ça. Tout ça pour dire qu'à une personne, pour écrire tout ça en tenant le plan, c'est impossible. Et c'est là où j'ai un peu changé de casquette, où j'ai fait la direction d'écriture. Donc ça, c'est justement la personne qui va chapeauter tous les autres auteurs. qui vont écrire sur cette série. La personne qui dit, voilà, c'est ça l'univers, qu'est-ce qu'on peut trouver comme histoire tous ensemble et construire une équipe d'écriture.
- Speaker #6
Ça, c'est un luxe super quand le créateur est aussi directeur d'écriture parce qu'il y a des petites nuances que lui seul a dans sa tête, des choses qu'on ne trouve pas dans la Bible. Donc, pour accompagner les scénaristes qui se greffent au projet, beaucoup Tout ça face à un ensemble cohérent et une série qui soit la même du premier épisode au dernier, c'est un luxe d'avoir la créatrice, en l'occurrence, aux manettes.
- Speaker #0
Et donc du coup, c'est ça qui est assez commun dans le monde du dessin animé, c'est qu'en fait, chaque épisode n'est pas toujours fait par la même personne.
- Speaker #5
Ils sont que si c'était juste une personne, ça prendrait des années, Déjà, c'est long de produire un dessin animé, mais là, une série, c'est...
- Speaker #4
Puis c'est ça aussi qui permet à ce que chaque épisode ait une personnalité un peu différente. Parce que chaque nouvelle histoire, on n'a pas envie que tout se ressemble tout le temps. C'est une imagination différente. Donc voilà, c'est toujours intéressant de voir comment un autre auteur va s'emparer du projet, ou là ce qu'il va proposer. Et après, bon ben...
- Speaker #5
C'est ce qui fait la richesse du 9 ans.
- Speaker #0
Alors du coup, oui. Le titre du dessin animé, comment il a été choisi ? Witch Detective, puisque au final, c'est un peu comme Miraculous, il n'est pas français. Ça veut dire détective, sorcière, sorcière, détective, mais il n'est pas français. Comment il a été choisi ?
- Speaker #3
À la base, en fait, ce qui était génial, c'est que Witch Detective, il y a tout dans le titre. Tout le monde comprend. Après, c'est en anglais. Ça, à chaque diffuseur, je pars sous le contrôle des producteurs, mais à chaque diffuseur de choisir comment il va adapter le titre dans sa langue. ou pas dans le cas de Tefu qui a choisi de garder Witch Detective ?
- Speaker #5
Ça vient aussi un peu comme à Miraculous. On voulait faire de Witch Detective une marque. On n'a pas envie de s'arrêter à la saison 1 de Witch Detective. On a envie d'avoir vraiment tout un univers autour de Witch Detective. Donc une saison 2, 3, etc. Et puis vraiment tout un univers. Et pour ça, ça nous semblait évident d'avoir une marque forte qui puisse s'adapter dans d'autres langues. ou pas, en fonction des besoins ou des envies des diffuseurs qui nous accompagnent.
- Speaker #6
Oui, on est dans un bon compromis comme le mot détective est commun. On est dans un bon compromis acceptable même quand on veut mettre en avant le français. Voilà, which, c'est, surtout pour les plus jeunes, c'est quelque chose d'assez simple à comprendre. Et il y a quand même détective qui est un mot commun qui, voilà. C'est vrai que...
- Speaker #0
qu'importe la langue on peut comprendre voilà c'est pour ça que TF1 en particulier a choisi de conserver ce titre alors du coup pour parler maintenant du trio qui est du coup un trio alors là il y a un petit chien mais je l'ai pas un gros chien un petit gros chien ouais un petit gros chien quels ont été du coup les inspirations pour construire ce dessin animé et ce trio de filles qui me rappellent quand même un petit peu les Totally Spies et pas que d'ailleurs j'avais aussi ça m'a aussi fait penser à Code Lyoko belle référence tout ça c'est bien magnifiques. Comment, quelles ont été vos inspirations ?
- Speaker #3
En termes d'esthétique, je rapporte encore une fois les propos de Romain Curdy qui a posé les premiers designs et la Bible graphique. C'était aussi une volonté éditoriale d'ailleurs parce que ça rejoint pas que le visuel mais aussi l'esprit. C'était un côté à la fois avoir une série moderne et avec un look très léché, un peu rétro. Dans la manière dont elles sont stylisées, un côté un peu chapeau melon et bottes de cuir, quelque chose qui soit à la fois pop 70s et qui soit vraiment dans notre époque.
- Speaker #0
Dans certains épisodes, je ne sais pas si c'est les vôtres, mais j'ai repéré quelques rêves qui sont dedans. Par exemple, il y a un truc qui m'a fait rire, c'est quand j'ai entendu Richard Tassel. Alors, on n'a pas de castle, mais ça, c'est des petites...
- Speaker #3
Oui, ça s'est tout à fait fait exprès. Et l'équipe graphique a fait un super travail d'ailleurs pour faire un Nathan Fillon lookalike pour le personnage. Oui, effectivement, c'était plus lui.
- Speaker #0
Vous en avez placé d'autres que celui-ci ?
- Speaker #3
Probablement.
- Speaker #0
Et c'est ce que vous aimez ?
- Speaker #3
C'est toujours agréable parce qu'on veut que ce soit une série où il y ait du... co-viewing, c'est-à-dire au sens où ça peut se regarder en famille et les parents qui sont avec leurs enfants, va y avoir un peu deux niveaux de lecture et donc il y a quelque chose pour eux aussi, des petits clins d'œil.
- Speaker #0
Tout comprendre Richard Tassel, en plus c'est un écrivain dans l'épisode en question, il a le parent, donc moi j'ai les deux visions en une personne, je me dis oh, ça je connais ça.
- Speaker #4
Après c'est des séries aussi, la plupart des gens qui travaillent dessus, nous, On est de cette génération, donc on a des références. Et la série, on l'a fait pour les enfants, mais on l'a fait aussi un peu pour nous, parce qu'on a envie de nous-mêmes la trouver bien. Donc c'est aussi pour ça qu'on va placer des petites références, on va placer des petites choses en rapport avec la pop culture qui nous font marrer. Tant que ça ne prend pas en otage l'histoire et que ça ne tire pas trop la couverture, c'est toujours des choses qui en plus sont... sont intéressantes et marrantes à ajouter.
- Speaker #6
C'est toujours bon signe pour la série que ceux qui la font s'amusent.
- Speaker #0
En même temps qu'ils la font. Je comprends.
- Speaker #5
Ça se ressent à l'écran toujours.
- Speaker #0
Comment vous imaginez les enfants, en l'occurrence, puisque c'est quand même un dessin animé jeunesse, mais qui peut plaire aux adultes, mais l'idée c'est surtout les enfants. Comment vous imaginez les enfants ? Quel âge ils ont dans votre tête quand vous êtes en train d'écrire un épisode ? Peut-être vous-même enfant, je ne sais pas, mais... Comment vous imaginez le public auquel vous vous adressez en créant les épisodes ou les séries ?
- Speaker #3
Alors la réponse prosaïque, et ça c'est dès le début, dès la création d'une série, on a ce qu'on appelle un public cible. On était sur les 6-10. Voilà, donc ça c'est une chose, ça c'est la partie entre guillemets, pas que commerciale d'ailleurs, parce qu'effectivement c'est le public auquel on s'adresse. Et après, en termes d'inspiration, de parler à son soi d'enfant, c'est... encore autre chose. Ça, c'est effectivement raconter les histoires, créer tous ensemble la série, une série qu'on aurait aimé regarder étant petit. Moi, je pense que j'aurais été scotché devant Witch Detective. Je ne dis pas ça pour me... Je dis ça parce que, comme disait Olivier, c'est un travail d'équipe. C'est vrai que tout le côté enquête, nous, c'était la génération bibliothèque, bibliothèque rose. On aimait tous. jouer aux détectives comme ça. On rêvait tous d'avoir des pouvoirs ma vie. Je pense que même à l'âge adulte, c'est pareil. Donc c'était vraiment, qu'est-ce qu'on aurait aimé voir, faire quelque chose qui nous plaît. Et évidemment, on espère que ça sera le cas pour plein d'enfants aussi.
- Speaker #6
Il y a un super marqueur qu'on a à la fin de la fabrication, c'est l'enregistrement des voix. Avec les comédiens qui découvrent le produit fini sans leur voix, évidemment. Et selon les séries, il y a des accueils assez différents. Et là, ils se marrent, ils adorent les personnages, ils sont rentrés dedans très très vite. Ça veut dire qu'ils sont bien caractérisés, qu'un spectateur, parce que c'est d'abord un spectateur, un comédien, il rentre tout de suite dans l'histoire, il rentre tout de suite dans le personnage et il s'éclate. Il ne me parle que des saisons qui vont suivre, de spin-off possible avec des personnages secondaires. Enfin voilà, donc ça c'est super quand on arrive.
- Speaker #0
Et les filles, elles ont quel âge ? Elles sont au collège ? Ici, elles sont au lycée. Donc elles ont plus de 14 ans,
- Speaker #6
c'est ça ?
- Speaker #4
Oui.
- Speaker #6
Sauf peut-être qu'il y en a une qui a triplé, mais je...
- Speaker #4
Oui, je crois qu'officiellement, on a établi un moment sur 15 ans.
- Speaker #6
Ce qui nous permet aussi de tirer la série vers le haut. Le cœur de Cid, c'est 6-10. On aura peut-être les frères et sœurs aînés qui vont regarder. L'humour s'y prête, le niveau d'enquête s'y prête, le format de 26 minutes s'y prête.
- Speaker #5
C'est toujours une volonté, ce que tu disais est très juste. Quand tu commences à écrire une série, tu as un cœur de cible à 6-10. Même les enfants plus jeunes viendront parce qu'ils seront attirés par, pas forcément l'enquête, mais plus l'alchimie entre les personnages. Et puis les plus âgés, les 12-13, seront eux peut-être plus attirés par... Par l'univers, essayer de résoudre les énigmes.
- Speaker #0
L'amitié subtile qui les lie. Il y a plein de choses, plein de lectures. En fait, c'est vrai que si je ne suis pas très enquête, ce n'est pas grave. Si mon but, ce n'est pas... Oui, il y a la relation entre les personnages.
- Speaker #6
Il y a les petites romances. Oui, il y a des petites choses.
- Speaker #4
Il y avait les enquêtes qui étaient très construites et vraiment avec toujours une vraie déduction, un vrai mystère. Mais il fallait aussi que des épisodes ont la place pour faire vivre les personnages, faire vivre les héroïnes, leurs relations entre elles, qu'elles aient du temps aussi pour respirer. qu'on ne soit pas trop dans l'explication ou dans la découverte de l'enquête. Donc, il fallait garder cet équilibre en tête pour que, justement, tous les spectateurs aient envie de...
- Speaker #0
Moi, il y a un truc dont j'ai peur quand j'avance dans les épisodes, c'est de voir la limite des pouvoirs. J'ai envie d'en voir toujours un nouveau, en fait. À un moment donné, je me dis, c'est illimité, en fait. C'est un peu à la volonté de la sorcière, mais j'imagine qu'il y a une limite. et que je n'ai pas envie de voir venir. Parce que je trouve que les pouvoirs sont attirants.
- Speaker #4
Justement, comme c'est une saison 1, c'est un début, il y avait un peu la volonté de montrer qu'elles ont des pouvoirs, mais justement, elles sont encore jeunes et elles s'en servent. Et on sent qu'il y a une force de progression qui pourra se dérouler dans les dix saisons qui vont venir. Voilà. Donc, pour l'instant, il y a des moments où justement elles vont aller plus loin, elles vont découvrir des pouvoirs. On va aussi voir des... d'autres sorciers et sorcières plus puissants, des adultes, qui vont pouvoir déchaîner de la magie comme des vrais sorciers de la pop culture. Mais elles, on va les voir au fur et à mesure augmenter en remplaçant.
- Speaker #0
Le choix de la chanteuse du générique. D'où ça vient ?
- Speaker #5
Tu l'as reconnue ?
- Speaker #4
Absolument,
- Speaker #0
la chanteuse de Superbus. D'où ça vient ?
- Speaker #5
Alors ça vient de... On voulait pas seulement une chanson ou une chanteuse, on voulait vraiment quelqu'un qui incarne la série, qui ait des vraies connexions avec la série. Et Jen Hayash, elle a cette énergie, ce côté rock qui allait très, très bien avec la série. On en a écouté plusieurs. On a vraiment fait un vrai casting de plusieurs personnages. On voulait une chanteuse plus qu'un chanteur pour incarner, pour être plus proche des trois héroïnes. Et Jen Hayash. Deux parts, déjà son univers avec Superbus, mais aussi son univers en tant que chanteuse seule, parce qu'elle sort là un EP à la rentrée. Donc il y a une vraie cohérence en plus de mise en lumière. Au moment où la série sort, elle sort sa carrière un peu solo et sa tournée aussi solo. Et donc les deux, ça matchait. Ça matchait sur la partie artistique, ça matchait sur l'énergie. sur l'univers musical et elle a adoré en mettant elle a adoré elle est bien rentrée c'est elle qui a écrit les paroles de la musique oui tout à fait trop bien et
- Speaker #0
est-ce qu'il y a une version longue absolument et un clip c'est vrai ? quand est-ce qu'il sort celui-là ?
- Speaker #5
vous allez voir, pas tout de suite la série s'installe auprès des enfants Et d'ici la fin de l'année ou le début de l'année, entre décembre et janvier, on aura un clip.
- Speaker #4
Trop, trop bien.
- Speaker #5
Moi, j'avais une petite question concernant les comédiens de doublage. Comment vous avez sélectionné ? Est-ce que c'est quelque chose qui est réfléchi et pensé par vous ?
- Speaker #4
En fait, on passe par un studio d'enregistrement, un studio qui est spécialisé dans le doublage. Et ils nous ont proposé... On a un directeur de plateau. qui est lui-même comédien et qui est très expérimenté. Et quand on lui a présenté les séries, quand on lui a présenté le fait qu'il y avait beaucoup de personnages, donc qu'il allait falloir beaucoup de comédiens, il nous a fait une sélection pour chaque personnage, au moins trois comédiens à chaque fois, qui ont passé des essais à partir d'extraits d'animation qu'on leur a envoyés. Et ensuite, on a fait un choix. Donc il y avait Justine, il y avait moi, il y avait TF1 eux-mêmes qui...
- Speaker #0
Vous pouvez donner leur avis sur chaque... On vous met des profils et vous avez la parole sur ça. C'est un casting. Mais qui est supervisé par vous. C'est pas quelque chose où vous avez...
- Speaker #5
Nous, en fait, on ne les connaît pas tous, les comédiens, sur la place de Paris ou en France. Donc, on va s'adresser à une personne qui, elle, connaît énormément de comédiens et qui va pouvoir aller chercher la voix, le grain qui va correspondre à tel ou tel personnage.
- Speaker #0
Ce directeur artistique de plateau nous fait des propositions. Et ensuite, nous, on les écoute. Il y a plusieurs, donc la production, la création, mais aussi le diffuseur. Et on fait des choix.
- Speaker #1
Mais ça fait déjà un moment qu'on vit avec les personnages. Donc, on a des a priori. Il y a une direction qui est donnée à ce directeur de plateau, qui est après un metteur en voix de la série, vraiment. Son travail ne s'arrête pas à nous proposer des voix. Il les dirige pendant l'enregistrement des voix.
- Speaker #2
C'est l'équivalent de l'entraîneur dans le football. Il va choisir ses joueurs.
- Speaker #1
C'est l'ultime moment artistique. On voit des personnages sortir qui étaient en germe dans les scripts, qui étaient en germe dans la mise en scène, mais qui prennent vraiment vie. Et une importance qui n'était pas forcément anticipée au moment de l'enregistrement des voix. C'est un metteur en voix.
- Speaker #3
Pendant un an et demi, voire deux ans, On travaille sur cette série avec les animateurs, avec les storyboarders, avec les scénaristes pour faire exister visuellement la série. Et eux, en 10 minutes, avec leur talent et leur maîtrise, ils te sortent les 70% du personnage qui manquait, avec leur personnalité, leurs grains, leurs expressions. Donc c'est assez réjouissant quand t'es spectateur de ça. Toi, t'es sur ton canapé et tu peux enfin regarder les autres travailler et amener leur pierre.
- Speaker #1
Il y a un vrai travail d'acteur sur cette série en particulier, skia Tous les personnages parlent normalement, c'est un dessin animé réaliste, ils parlent normalement, donc on peut aller dans des nuances assez intéressantes. On utilise les comédiens et leurs talents vraiment à fond.
- Speaker #2
Le mot de la fin.
- Speaker #1
Moi j'étais bien là.
- Speaker #4
On était bien là,
- Speaker #2
ouais. Je voulais vous demander, quel enfant vous étiez vous ? Qu'est-ce que vous aimiez quand vous étiez petit en matière de dessin animé ?
- Speaker #1
Ça va me dater moi.
- Speaker #4
Ça va tous nous dater.
- Speaker #1
J'ai vu sortir Goldorak, si cette date est utile. Goldorak, Albator, toutes les japonaiseries après qui ont été interdites parce que trop violentes. Mais j'étais un grand fan de Candy.
- Speaker #2
L'année 70, alors.
- Speaker #1
Ouais, non. 80, 80. Fin 80. Ouais, fin 70. Oui, t'as raison. Oui, t'as raison. Parce que ça va jusqu'en 70.
- Speaker #2
Je sais parce que c'est un peu la vendorauté, en fait, ça.
- Speaker #1
Oui, oui,
- Speaker #2
oui.
- Speaker #1
C'est tout ça. C'est Rémi sans famille, c'est ça. Je suis compagnon de la Libération.
- Speaker #4
Moi c'était vraiment la génération Club Dorothée pour le coup mais en plus c'était des heures et des heures, on pouvait passer son mercredi après-midi entier on disait pas binge-watching à l'époque mais le terme n'existait pas mais c'était exactement ça donc exactement, je regardais tout après s'il faut en retenir un, moi je préfère les 4-6 c'est C'était mon grand-père. On n'est pas trois filles. Mais elles ont des similitudes. Celle qui est plus sérieuse, celle qui est plus fofolle.
- Speaker #2
Est-ce que la colorimétrie est match ? Je me demande. Ok, cat size alors. Ok, très bien.
- Speaker #3
Pareil, génération Club Dorothée. A tout mater ce qui passe. A la fois la Japanime et aussi les cartoons américains. Warner, Tex Avery, Disney. Et je dirais que moi, la série qui m'a le plus marqué, c'était justement la vieille série Batman. De 90 ? Des années 90, qui est un chef-d'oeuvre.
- Speaker #2
Un des plus aimés.
- Speaker #3
Bah oui. Et qui, du coup, m'a bien retourné la tête en termes d'écriture, de mise en scène. Déjà jeune ? Oui, carrément. Et donc, c'est aussi pour ça que j'ai une attirance pour les persos de méchants, parce que... Les méchants de Batman sont les meilleurs et donc je me suis assez amusé sur les persos de méchants. Ce qui est cool c'est que chez Twitch Detective, chaque épisode il peut y avoir un méchant différent et puis on a des méchants récurrents aussi. Et c'était cool de leur donner à chaque fois une personnalité assez forte et de s'amuser avec leur côté à la fois méchant mais ridicule aussi.
- Speaker #2
Moi j'en ai un qui n'est pas méchant. qui fait guise de méchant, parfois c'est le directeur. Il a un design très carré. Ah c'est classe.
- Speaker #3
Il est impressionnant. Il a du charisme et tout ça. Et justement ça fait partie des personnages. À la fois, des fois, il faut vraiment jouer ce côté très charismatique, très puissant, très force tranquille, pour justement parfois s'amuser à le retourner et à faire des scènes humoristiques où justement il va il va se faire hypnotiser ou alors il va se retrouver dans une scène d'action malgré lui. Tant qu'on a cet équilibre, on ne trahit pas le personnage, on lui donne sa stature, et puis de temps en temps, on peut le retourner un petit peu pour s'amuser.
- Speaker #2
Qu'a-t-elle, vous ?
- Speaker #0
Pareil, Génération Club Dorothée, avec... Je regardais tout ce qui passait à la télé. Moi, je retiens Candy, beaucoup. J'ai beaucoup aimé Candy, j'ai beaucoup aimé aussi Diabolos et Satanage. Satanage, j'ai oublié ça. Fous du volant. Les Anna Barbera, un bonheur. Et puis, quand j'étais beaucoup plus jeune, Il y avait Maya Labey, il y avait Heidi, il y avait Lilo's Enfants aussi. La case de mire,
- Speaker #1
Chapi Chapeau.
- Speaker #0
Il y avait aussi Ulysse 31, Albator, il y avait tous ces dessins animés. Les grandes sagas. Il y avait Gadget aussi qui me faisait beaucoup rire. Je le trouvais assez jouissif sur le plan ménage et humour. Et je n'ai pas arrêté de regarder les dessins animés. Ce n'est pas un hasard. d'avoir continué dans cette voie parce que même en étant adulte ou jeune adulte, je continuais à les regarder.
- Speaker #2
Merci beaucoup à tous pour ton temps. Merci. Je rappelle du coup que Witch Detective est sorti au moment où la vidéo arrive. C'est sur Tefu.
- Speaker #0
C'est le samedi matin à 10h05.
- Speaker #2
Tous les samedis matins, ce sera comme ça ?
- Speaker #0
Tous les samedis matins, deux épisodes sur Tefu. À 10h05.
- Speaker #2
À 10h05, oui. On va suivre ça de près. Et je suis sûr que ça va fonctionner. C'est obligé. Est-ce que ça sera le nouveau Miraculous ? On n'en sait rien.
- Speaker #0
On l'espère. Mais ça aura un succès, c'est sûr. En tout cas, on lui souhaite le même succès que Miraculous.
- Speaker #2
Vraiment. Même si c'est très difficile, parce que vraiment, le carton que ça a été.
- Speaker #0
Oui, mais ça a démarré...
- Speaker #2
Timidement, Miraculous ? Oui,
- Speaker #0
timidement. Normalement, oui. Tout normalement. Et puis, au fil des années, c'est ce qu'on espère pour Wigetectives. En tout cas,
- Speaker #1
on y a apporté le même choix.
- Speaker #2
Ça se ressent. J'adore les gimmicks du dessin animé ou quand elle résolve une énigme ou quoi. Ça me fait penser à Professeur Layton. Je ne sais pas si vous l'avez l'air. C'est quand il valide le truc. Ça y est, c'est bon. Bref, c'est trop bien. Merci à vous. Et puis, on souhaite le meilleur au dessin animé et à tout le monde du dessin animé en tout cas.
- Speaker #1
Merci beaucoup pour tous ces compliments.