- Speaker #0
On est dans le cinéma du studio des Capucines.
- Speaker #1
Des ursulines.
- Speaker #0
Des Capucines de rien du tout, qu'est-ce que je raconte ? Le festival, le Little Film Festival, c'est un projet qui est en fait autour des enfants. Mais du coup j'aurais une question pour chacune d'entre vous, c'est quel est pour vous votre film d'animation préféré à vous en fait ?
- Speaker #2
Moi je pense que si je dois en distinguer un parmi tous les autres, c'est Princesse Mononoke.
- Speaker #0
Ah ouais ? Incroyable !
- Speaker #2
Moi, j'irais plus dans un film un peu indépendant qui s'appelle Le garçon et le monde d'Alea Breu qu'un film brésilien.
- Speaker #0
Ok. Alors celui-là, je ne le connais pas du tout.
- Speaker #2
C'est un film muet qui a gagné le prix du public et le grand prix au Festival d'Annecy. Et c'est un magnifique film, vraiment, avec des explosions de couleurs, extrêmement fidèle aussi à la culture brésilienne et qui est vraiment sublime.
- Speaker #3
Je pense, enfant, c'était Mon voisin Totoro.
- Speaker #2
Ah ouais ?
- Speaker #3
Ouais. Et maintenant, je pense que c'est Brendan et Le secret de Kels.
- Speaker #0
Ah, je ne l'ai jamais vu celui-là.
- Speaker #3
C'est vraiment très bien.
- Speaker #0
Oui, il est bien. Il vaut vraiment le détour celui-là. En plus, il y a un futur film de ce réalisateur, je crois, qui va sortir dans pas très longtemps. Alors, oui, donc, le Little Film Festival, du coup, c'est sa huitième édition ici. Alors, pourquoi ce projet, en fait ? Et qu'est-ce qui vous tient à cœur dans le fait de le faire ? Parce que KMBO, si je ne me trompe pas, ne fait pas que pour les enfants. Pourquoi ? avoir mis cet accent-là, est-ce que vous trouvez que ça manque un peu d'engouement du côté de la jeunesse ?
- Speaker #1
Effectivement, il y a une société qui s'appelle KMBO et il y a un label qui s'appelle Little KMBO qui est consacré aux enfants. Nous, on fait du cinéma d'art et essai et l'idée, c'est qu'en touchant les plus jeunes spectateurs, spectatrices, on prépare aussi le public de demain à voir des films art et essai. C'est pour ça que Little KMBO est autant impliqué dans un projet de découverte du cinéma d'éducation à l'image. Et l'idée, c'est vraiment d'amener le public dans les salles dès leurs plus jeunes années.
- Speaker #0
Et est-ce que, alors là, du coup, comme on est au studio des Ursulines, Ursulines, purée, pardon. Vous, c'est la huitième fois que vous les accompagnez dans cette aventure ?
- Speaker #2
Oui, oui, nous, on aime défendre aussi le Little Film Festival, parce qu'il tombe aussi sur une période qui est... qui est particulière pour nous, à savoir que c'est le début des vacances scolaires et les vacances scolaires de manière générale pour les enfants. Et donc, du coup, c'est vraiment un festival qui nous permet aussi de dynamiser notre salle de cinéma par le biais des projections, des avant-premières, un peu événementialisé aussi l'été, qui peut être une période des fois un petit peu plus calme pour les salles de cinéma d'arrêt d'essai parce qu'il y a des très gros films généralement qui sont en face de nous beaucoup plus conséquents. Et donc, du coup, le Little Film Festival nous permet de vraiment travailler auprès du public et d'annoncer aussi un festival et d'avoir tout un... Un travail de continuité qu'on a à l'année, mais qui est vraiment spécifique sur les vacances scolaires.
- Speaker #0
Comment vous différenciez, pour vous, un film, on va dire pour adultes, grand public, d'un film qui est pour les enfants ? J'entends par là, en dessous de 12 ans.
- Speaker #2
Ça dépend vraiment, en fait, moi, je dirais de l'âge. Comme toujours, on fait un travail, vraiment, c'est du coût humain. Les films pour les plus petits, ça va être vraiment du programme de cours, avec... Une grande attention faite à tous les détails et les valeurs qui sont portés dans un film. Et après, c'est vrai que plus l'enfant va grandir, plus on va commencer à parler de films famine, qui peuvent vraiment tout aussi bien plaire aux parents qu'aux enfants. Il n'y a plus forcément cette frontière entre un film adulte et un film enfant. Donc moi, je dis toujours qu'un très bon film pour enfant, c'est un film de toute façon à destination du tout public et qui peut vraiment être vu par tout le monde. C'est des notions aussi qui sont très importantes et qui doivent continuer d'être véhiculées auprès des plus grands. C'est la tolérance, c'est la paix, c'est l'amitié, c'est l'amour. C'est énormément de choses qui sont à hauteur d'enfants, mais qui ne font jamais de mal à être entendues par un public adulte.
- Speaker #0
Alors déjà, pourquoi vous êtes spécialisé sur les enfants ? Et parce que si j'ai bien compris, avant vous faisiez au-delà et ça fait 20 ans du coup que vous êtes spécialisé. Pourquoi avoir choisi ce créneau-là en particulier ? C'est une volonté de votre part ? C'était par rapport à... Enfin, qu'est-ce qui a fait que vous avez fait ce choix-là ?
- Speaker #2
Alors effectivement, les Ursulines cette année ont fait les 100 ans du cinéma. Donc c'est un cinéma qui a beaucoup grandi et évolué. Par exemple, il était très spécialisé dans le cinéma d'avant-garde il y a 100 ans et c'est ça qui aussi ça fait sa notoriété. Et il y a eu, bien entendu, énormément d'histoires totalement différentes. Et ça fait effectivement 20 ans que maintenant, on s'adresse à la destination des enfants. Il y a 20 ans, il n'y avait pas tout ce qu'on fait aujourd'hui à destination des enfants. Et c'est quelque chose qui tenait vraiment à cœur de travailler sur l'éducation aux images, travailler sur le public de demain, travailler aussi sur une éducation à la société, parce qu'au final, on présente aussi des films de toutes les nationalités, avec énormément de valeurs humaines qui sont aussi véhiculées et portées. C'était quelque chose de très important pour cette salle de cinéma, d'avoir une salle de cinéma de référence, où à partir du moment qu'on ouvre nos portes, les parents puissent être en pleine confiance aussi, d'amener leurs enfants dans une salle de cinéma, avoir confiance dans la ligne éditoriale du cinéma, avoir confiance dans la technique de notre salle, puisque le son est toujours un peu diminué par rapport à d'autres salles de cinéma. On a des rehausseurs, on fait extrêmement attention à l'arrivée du noir dans le cadre de la séance du film. Donc, c'était une volonté de vraiment créer tout un univers autour de l'enfance et du cinéma pour les accompagner de la meilleure manière possible.
- Speaker #0
Est-ce que, du coup, vous avez peut-être des anecdotes ou quoi ? Parce qu'au final, faire avec des enfants dans une salle, c'est forcément hyper différent d'avoir des adultes, même si, pour le coup, ce n'est pas forcément plus calme chez les adultes tout le temps, mais d'autant plus que je sais que vous ouvrez ça aux scolaires. au centre aéré, colonies peut-être, j'en sais rien, s'il y en a dans le secteur, mais des grands groupes d'enfants.
- Speaker #2
Les colonies veulent venir totalement, on est ouvertement.
- Speaker #0
Comment on cadre des enfants ? Est-ce qu'il y a des anecdotes qui vous viennent à l'esprit, qui arrivent avec eux ?
- Speaker #3
Comment on cadre des enfants ? Déjà, il faut toujours rester très calme. Ça ne sert à rien de s'énerver. Des fois, il y a des moments où ils vont être plus ou moins attentifs, attentives. Ça peut dépendre de plein de choses. Des fois, c'est le film, des fois, c'est le groupe qui fonctionne comme ça. c'est pas un souci même s'ils sont un peu plus énervés la présentation est faite, on demande juste de ramener un petit peu de calme, d'être attentif que ça va pas durer et ça c'est le cas même pour des scolaires un peu plus grands parce que des fois des collégiens ils sont un peu plus nerveux parce que c'est des ados et même quand c'est des enfants des fois ils sont super excités d'être là donc voilà, ça part un peu dans tous les sens mais il faut juste rester calme, leur dire que on va parler du film rapidement, ensuite ils vont pouvoir profiter de la séance tranquillement et que on espère qu'ils vont aimer le film et que ça va bien se passer et en termes d'anecdotes, moi j'ai pas d'anecdotes particulières qui me viennent en tête, mais la plupart du temps, ce qui est assez drôle quand on fait une présentation, c'est que les enfants adorent répondre et ont très envie de parler. Donc c'est très chouette de leur laisser la parole. Donc là, par exemple, tout à l'heure, je leur ai demandé s'ils connaissaient un petit peu l'univers des créateurs et créatrices du film qu'on a projeté. Et du coup, là, dans la salle, en général, il y a beaucoup de réponses. Oui, moi, je connais ça. Moi, je l'ai vu avec cette personne. Moi, c'est mon film préféré. Et du coup... C'est des moments assez drôles parce qu'ils essayent tous de parler en même temps, en disant « moi, je, moi, je, moi, je » . Et c'est très mignon. Et aussi, c'est ça qui est chouette, c'est de voir qu'ils sont vraiment… Ils sont attentifs, ils savent ce qu'ils regardent, ils savent ce qu'ils viennent voir. Ils sont contents d'être là. Et des fois, ils disent qu'ils sont déjà venus voir un autre film qui ressemble. Donc, c'est vraiment cet échange. Moi, c'est les échanges en général. C'est ça qui me marque le plus quand je présente les séances.
- Speaker #0
Et du coup, en plus, ton rôle, du coup, le fait que tu présentes avant, c'est forcément un film que tu as déjà vu.
- Speaker #3
Alors. pas toujours malheureusement des fois je n'ai pas vu le film mais ça dépend dans quel cadre mais quand c'est des séances scolaires ça arrive souvent que je leur dise quand j'ai pas vu le film, des fois parce que c'est des avant-premières qu'on passe dans le cas de séances scolaires du coup j'ai pas vu le film ou alors je leur dis j'ai pas vu le film et du coup dans ces cas là je me renseigne un peu sur la jeunesse sur comment est-ce que ça a été fait qui a réalisé voilà juste... plutôt sur cet aspect-là, parce que dans ces cas-là, je ne peux pas spécialement leur parler d'histoire, alors que c'est vrai que quand j'ai vu le film, c'est plus simple d'introduire les thématiques, etc.
- Speaker #0
Est-ce que vous avez eu déjà des difficultés plus dues au fait qu'il y ait peut-être des enfants qui pleurent en salle ? Est-ce que, en fait, ça se gère assez facilement ? Parce que je sais que beaucoup d'adultes craignent que leurs enfants viennent au cinéma ou quoi, par rapport au bruit qu'ils peuvent faire, parce qu'ils se disent « mon enfant, il n'est pas prêt » ou quoi, mais je pense qu'en fait, dans la majorité des cas, en fait, On sait le gérer, finalement. Et je trouve que sur ça, il faut vraiment rassurer. Est-ce que vous avez quelque chose par rapport à ça pour que les parents comprennent qu'emmener vos enfants, ils feront leur expérience et puis ça se gère ?
- Speaker #3
En fait, c'est ce que tu disais, Émilie, tout à l'heure, avec le travail, par exemple, du noir en salle, etc. Quand c'est vraiment des petits-petits, ça arrive aussi sur les dispositifs qu'on accueille pour les scolaires qui sont en maternelle. Il faut toujours expliquer ce qui va se passer, leur dire que... On va être dans le noir, mais qu'on ne va pas être complètement dans le noir complet, que derrière moi, il y a un écran, qu'il y a de la lumière qui vient du projecteur et que du coup, on n'est pas complètement dans le noir, qu'ils sont entourés, etc. Que s'ils ont peur, ils peuvent sortir. On a aussi le hall qui est fait pour ça, avec des coloriages, etc. Ça arrive des fois que des enfants aient peur des films, des enfants de centres de loisirs, par exemple. Dans ces cas-là, il y a un animateur qui va les accompagner, par exemple, faire des coloriages en attendant que la séance se termine. Ou alors, il y a des parents, des fois, qui sortent, ils restent un peu dans le hall, ils prennent une peluche, parce qu'on a des peluches aussi à disposition, ils retournent en salle. En fait, il faut parler avec eux dans ces cas-là, leur dire que des fois, ça arrive d'avoir peur, que c'est aussi ça, les séances de cinéma. Des fois, les films, on ressent des émotions et c'est normal, et que c'est pas grave. Mais voilà, c'est sûr que s'ils sont pas bien, ça sert à rien qu'ils restent en salle et qu'ils pleurent.
- Speaker #0
Mais vous avez des choses de prévues.
- Speaker #3
Oui, c'est ça. En fait,
- Speaker #0
c'est à ça que sert l'espace que j'ai vu devant. C'est pas pour l'après-séance ou l'avant-séance, c'est plutôt pour... pendant, finalement.
- Speaker #3
Ça peut être aussi pour l'avant ou l'après, quand les spectateurs attendent ou alors ont envie de profiter un petit peu de l'espace et des colorages, mais c'est vraiment, oui, ça permet vraiment aussi de leur créer une petite bulle si ils ont besoin.
- Speaker #0
Est-ce que vous sentez qu'il y a une plus grande quantité de films d'animation pour enfants qui arrivent ? Ou bien, comme vous en parliez tout à l'heure, c'était pas comme ça avant ? Il y avait peut-être moins de variété ? Est-ce que vous sentez qu'aujourd'hui, il y a plus de films et plus de qualité ? Je ne sais pas.
- Speaker #1
Sur un temps assez long, c'est-à-dire si on prend par exemple les 20 ou les 25 dernières années, effectivement, il y a eu une grosse évolution, notamment de la production d'animation française. Là, par exemple, cette année, à la suite de Cannes, de Annecy, on a vu qu'il y allait avoir des super beaux titres qui allaient sortir au cinéma. Il y a une évolution qui est plutôt une évolution très positive. Il y a plus de films qui sont fabriqués, il y a plus de films qui sont diffusés. Et je pense qu'il y a aussi beaucoup de salles, par exemple sur le Little Film Festival, entre la première édition il y a huit ans et cette édition cette année où il y a 600 salles qui participent, il y a une évolution qui est constante. Donc je pense qu'à la fois l'animation française a trouvé sa place et trouvé son fonctionnement, peut-être qu'elle est encore en train de trouver son public et d'un film à l'autre, on espère toujours qu'on va toucher notamment des personnes qui ne sont pas personnellement impliquées ou amateurs, amatrices d'animation, mais qui le deviennent. Et sur le public jeunesse, effectivement, il y a aussi une évolution qui est plutôt positive.
- Speaker #0
Vis-à-vis de la sélection des films que vous faites, comment vous sélectionnez les films, en fait, tout simplement ?
- Speaker #1
Dans le Little Film Festival, il y a toujours deux types de films. Il y a six films de catalogue, donc c'est des films qu'on a sortis quelques années en arrière et qu'on remet sur le devant de la scène parce qu'on les aime bien, parce qu'on pense que... La nouvelle génération des spectateurs, des enfants de 3 ans, alors que le film est sorti il y a 4, 5 ou 6 ans, on est sûr qu'ils ne les ont pas encore vus. Et il y a aussi toujours deux films d'avant-première. Donc ça, c'est un peu l'équilibre à la base. Et puis ensuite, on trouve des thèmes qui nous plaisent. On sélectionne des films qu'on a beaucoup aimés, qu'on a envie de repartager. Et ensuite, on fait des duos de films, de sorte à ce que les salles de cinéma, si elles ne proposent pas l'intégralité de la sélection du Little Film Festival, elles aient des possibilités de sous-sélectionner des films et de garder une cohérence dans la programmation.
- Speaker #0
Donc vous disiez que vous étiez un peu le seul cinéma, peut-être du secteur ou peut-être même au-delà en France, à s'être axé sur les enfants. C'est une question un peu bête, mais est-ce que ça marche bien le fait d'être sur ce public-là ? Est-ce que ça attire beaucoup de monde ? Est-ce que vous faites Seul Comble ou ce genre de choses ? Est-ce que ça se porte bien ? Est-ce que vous pensez que c'est quelque chose ? qu'il faudrait plus développer, en fait ?
- Speaker #2
Alors, effectivement, le studio Les Ursulines est la seule salle de cinéma de France à être spécialisée aux jeunes publics. A savoir que, chez nous, ce n'est pas une séance de temps en temps d'un film pour enfants, c'est un cinéma entièrement dédié à la jeunesse. Encore une fois, aussi bien pour les conditions techniques que de programmation.
- Speaker #0
Tous les jours de semaine ?
- Speaker #2
Tous les jours de la semaine, les mercredis, samedis, dimanches, quand on ouvre, c'est vraiment à destination des enfants, avec une programmation qui est vraiment pensée, faite à leur destination. Et du coup, c'est une salle de cinéma de référence, où le public prescripteur, donc les adultes, les grands-parents, les parents, je pense, prennent vraiment plaisir et ont besoin aussi de notre salle de cinéma. Parce qu'ils y viennent en pleine confiance, parce que ça fait quand même 20 ans de travail de spécialisation de jeunes publics, avec une équipe qui est aussi entièrement dédiée et formée aussi pour accueillir les enfants dans les meilleures conditions possibles. Donc oui, on est quand même un établissement de référence qui est très important dans le visage parisien, voire national. Et après, on a effectivement des séances complètes, quand on fait des séances très événementielles avec des avant-premières, des séances en présence des équipes des films ou des ateliers un petit peu plus conséquents. Comme des fois, on a des séances aussi un petit peu plus discrètes parce qu'on défend aussi des fois des films vraiment dans la durée ou des films un petit peu plus fragiles. Mais ça, après, c'est toute la force aussi d'une salle de cinéma d'arrêt d'essai. C'est d'essayer de trouver un juste équilibre entre une défense d'un cinéma d'auteur qui, des fois, peut être un petit peu plus fragile et aussi certains titres qui vont forcément mieux fonctionner.
- Speaker #3
Est-ce qu'il y a un film d'animation en particulier qui a vraiment bien marché dans le sens où les enfants voulaient trouver très intéressés par le sujet ?
- Speaker #2
Un film culte au studio des Ursulines, c'est Mon voisin Totoro de Miyazaki. Tout simplement parce que le film a été projeté pendant plus de 15 ans au studio des Ursulines, tous les dimanches à 11h en version française. Il y a même eu une période où il a été projeté tous les vendredis soir en VOSTF. C'est un film qui a énormément marqué la salle de cinéma. C'est vrai que quand on reprojette ce film au cinéma, on essaie d'événementialiser au maximum avec des petites animations, des quiz, etc. pour faire revenir Totoro dans les meilleures conditions possibles. Mais c'est un personnage qui est extrêmement important dans notre salle.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour votre temps.
- Speaker #2
Merci beaucoup.