- Speaker #0
Qu'est-ce que tu conseilles de faire comme démarchage ?
- Speaker #1
Moi j'utilise tous les moyens, même à l'école de mon fils. Non mais vraiment !
- Speaker #0
L'école est un très bon moyen.
- Speaker #1
Mais oui ! Non mais ça peut paraître... Non !
- Speaker #0
Non mais moi aussi.
- Speaker #1
Notamment en Arabie Saoudite, et tout le monde a des stéréotypes sur l'Arabie.
- Speaker #0
Ah oui, bien sûr.
- Speaker #1
Surtout en Europe, et je peux comprendre parce que c'est un pays que très peu de gens connaissent. Moi je suis amoureuse de ce pays. C'est un pays qui est incroyable, et j'ai rencontré des personnes exceptionnelles.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'il y a d'incroyable à ce pays ?
- Speaker #1
Bonjour à tous et bienvenue dans le Mouton à 5 pattes, le podcast où on parle du vrai monde du travail.
- Speaker #0
Pas celui des slides parfaits ou des CV calibrés, non, le vrai. Ici, on met les mains dans le cambouis. On parle de parcours atypiques, de galères qui forgent, de réussites inattendues et de ces moments charnières où tout bascule. Je suis Stéphanie Renier, cofondatrice de Gentis toujours eu un faible pour ceux qui ne rentrent pas dans les cases parce que moi-même je ne suis jamais rentré dans aucune. Ceux qui dérangent un peu, qui osent, qui tombent mais qui se relèvent toujours avec le sourire et souvent avec une bonne leçon. Parce qu'au fond soyons honnêtes ce sont les moutons à cinq pattes qui changent les règles du jeu. Bonjour à tous et bienvenue dans le Mouton à 5 pattes. Aujourd'hui j'ai le plaisir d'accueillir Laura Vessier-Bréault. Laura bonjour.
- Speaker #1
Bonjour Stéphanie.
- Speaker #0
Enchantée et bienvenue.
- Speaker #1
Merci à toi de m'accueillir sur ce podcast, je suis ravie.
- Speaker #0
Écoute, on est ravis de t'avoir. Alors qui est Laura ? Je vais essayer de faire une petite intro, tu me diras si j'ai oublié quelque chose. Laura, entrepreneuse audacieuse, inspirante, installée à Dubaï depuis plusieurs années, qui navigue entre le consulting, le retail, le brand building avec son agence French Touch Consulting. des marques françaises dans leur développement au Moyen-Orient, de la gestion opérationnelle à la stratégie de marque avec une approche ultra humaine et surtout orientée business. Laura, c'est aussi une mum boss, on aime bien le dire quand même, une communicante qui croit à la puissance de l'authenticité pour elle se réinventer, porter des projets ambitieux et rester fidèle à ses valeurs Voilà ce qui fait la différence dans l'entrepreneuriat et le retail moderne. Dans cet épisode, on va explorer son parcours atypique, ses succès et aussi peut-être quelques galères, on ne sait jamais, et ce qu'elle a appris sur le terrain pour faire grandir les marques tout en gardant l'humain au cœur. Bienvenue Laura et de nouveau ravie de te recevoir. Alors, comment es-tu arrivée ici ? J'ai lu un de tes posts LinkedIn ultra intéressants intéressant sur la thématique de comment se vendre en freelance. Et ce qui m'a beaucoup interpellé, c'est que dans ton poste, tu expliques que se vendre, en fait, est plutôt un art qu'une compétence. Dis-moi en plus, j'ai envie de savoir.
- Speaker #1
Alors, par quoi je commence ? Tu as commencé par une première question, comment je suis arrivée à
- Speaker #0
Dubaï ? Donc, comment es-tu arrivée à Dubaï ?
- Speaker #1
Pourquoi Dubaï ? Pourquoi Dubaï ? Eh bien, c'est plus… je ne suis pas du tout arrivée là pour le pro. Je suis arrivée là pour le perso. J'ai suivi en fait mon petite amie de l'époque qui entre temps est devenue mon cher mari.
- Speaker #0
Une belle histoire.
- Speaker #1
Voilà, une très belle histoire. Donc, je suis arrivée à Dubaï. Moi, à la base, j'ai un background PR communication. J'étais en agence. Je suis arrivée à Dubaï sans rien. J'ai juste rejoint mon amoureux et voilà j'ai cherché de boulot. On va pas peut-être rentrer, on rentrera peut-être dans les détails après mais...
- Speaker #0
En plus si je me souviens tu as pris vraiment un gros risque parce que tu le connaissais pas depuis longtemps. C'est pas que c'était ton petit ami depuis des années quoi. Partie, boum, bagage.
- Speaker #1
Ouais j'avais 24 ans, je me suis dit bon allez let's go, de toute façon j'ai rien à perdre et puis si ça marche pas, bah si ça marche pas je rentrerai. Donc j'ai tout quitté, disons, en 4-5 mois de temps. J'étais à Paris. Je suis arrivée ici, je parlais à peine anglais. Je ne connaissais personne. Juste lui et... Non, non, en fait, je ne connaissais vraiment personne. Et du coup, non, ça a été... Ouais, gros prise... En fait, avec le recul, je me dis énorme prise de risque parce que moi, demain, j'ai une fille... Enfin, j'ai deux garçons... Si j'avais une fille qui me faisait ça, je dirais non, c'est pas possible. Tu ne le connais pas, qu'est-ce que c'est le délire. Surtout qu'à l'époque, Dubaï, moi je suis arrivée là il y a 11 ans, c'était pas la même chose. C'était pas la même chose, complètement différent. Et donc grosse prise de risque, très peu d'anglais. J'ai pris des cours d'anglais pour améliorer mon niveau. J'ai commencé par des missions freelance. Et après, de fil en aiguille, de rencontre en rencontre, parce que Dubaï, je pense que c'est encore comme ça et ça a été comme ça. C'est comme ça depuis le début, c'est que des rencontres, du network et everything happens for a reason, comme je te le disais tout à l'heure. Exact, exact. Donc voilà, j'ai fait... deux expériences en agence ici à Dubaï, agence PR, com et création de contenu digital. Ma dernière c'était WebAid Arabia qui est un gros groupe dans le digital français. Et après Covid j'ai perdu mon job et je me suis mise du coup un peu, pas par dépit mais j'ai été contrainte en fait de me mettre à mon compte vu la conjoncture du Covid. Et je suis toujours en freelance et ça me va plutôt bien.
- Speaker #0
Chez Wiggly, on ne croit pas à l'automatisation froide. Notre IA comprend vos besoins, vos valeurs et vos cultures d'entreprise. Elle ne remplacera pas votre jugement, elle le renforce. Wiggly, c'est la technologie au service de l'humain. Alors, c'est là qu'officiellement, on va dire, tu as dû commencer à te vendre Alors même si tu me disais justement aussi en off que déjà dès les études, en fait quelque part on est déjà dedans. Mais pour toi, justement pour revenir du coup à la deuxième question, en quoi se vendre est-il plutôt un art qu'une compétence ?
- Speaker #1
Ouais alors moi je pense que c'est les deux. Art et compétence sont vraiment liés et combinés. Mais quand tu es en freelance, quand tu es à compte-compte, you are just with you. Tu es juste avec toi et toi-même. Donc, tu n'as pas d'autre choix que de te vendre et d'apprendre. Quand je dis art, il y a l'art et la manière de faire. C'est vrai qu'il y a des façons. Ça dépend aussi des secteurs. Moi, je suis sur un secteur où je suis vraiment orientée comme vis-dev. C'est beaucoup dans... Dans l'humain, le PR. Voilà, donc quand je dis art... Je ne sais même pas pourquoi j'ai employé ce mot. Mais non, oui, art, parce que c'est un art. Je mets vraiment des guillemets parce que ça peut paraître un peu... Quand tu le dis comme ça, ça peut peut-être paraître un peu prétentieux. Mais c'est un art. L'art de se vendre, oui, c'est... Les façons d'approcher les gens, par exemple, les façons d'approcher les gens que ce soit via les réseaux ou dans un événement networking. Il faut savoir se vendre sans paraître trop culotté, savoir se vendre sans paraître non plus trop un peu sur la réserve, savoir se vendre sans être trop pushy. Donc il faut vraiment savoir trouver la bonne façon et puis il faut aussi s'adapter à ton interlocuteur en face.
- Speaker #0
Écoute, je vais rebondir sur ce que tu dis parce que je travaille dans mes équipes. Donc il y a une centaine de commerciaux et je suis entièrement d'accord avec toi. Pour moi, c'est un art dans le sens où c'est un peu comme on va dire de la peinture. Tu peux apprendre à peindre, mais quelque part, il y a quelque chose d'inné. Un bon vendeur, c'est très, très rare. Et pour moi, j'ai beau former à la vente, il y a quand même des... Des gens plus talentueux que d'autres, et c'est là où ça devient un peu subjectif, puisqu'il faut arriver à communiquer ses valeurs, à raconter son histoire, et en même temps, quelque part, à vendre son produit, son service, ou même soi-même. Dans ton poste, si je me souviens bien, justement, tu parles de l'importance de raconter son histoire, d'arriver à communiquer ses valeurs. Comment est-ce que tu fais toi ? Justement communiquer tout ça.
- Speaker #1
Déjà c'est compliqué par où commencer ? Ça dépend vraiment de comment... Je te prends un exemple qui m'est arrivé quelques jours. Je reçois un message LinkedIn d'une personne, d'une femme qui a eu mon nom par quelqu'un. En France en fait c'est toujours comme ça, comme ça. Et donc on a commencé à échanger et là oui, je raconte toujours mon background. Parce que c'est vrai que quand c'est des gens par exemple, quand c'est des marques qui viennent qui sont en France par exemple, ils sont toujours curieux de savoir : "Oh la la mais moi ça fait longtemps que je suis à Dubaï." "Ah mais 11 ans à Dubaï ? Mais comment ça ? Comment t'es arrivée ? " Du coup, j'ai réussi petit à petit à construire entre guillemets un storytelling Indirectement sur mon parcours, sur mon histoire à la fois personnelle et professionnelle. Je raconte mon expérience, d'où je viens, le milieu à la base PR, agence. Et ensuite je raconte comment je travaille avec mes marques. Moi c'est vrai que mes clients, je suis très proche d'eux, d'elles.
- Speaker #0
Pour en connaître quelques-uns, tu es extrêmement investie.
- Speaker #1
Oui. Des fois trop,
- Speaker #0
mais en tant que client potentiel ça donne envie parce qu'on voit que tu vis la marque.
- Speaker #1
En fait je suis vraiment comme ça aussi dans la vie, je suis comme ça en amour, pour répondre à la question de mon mari, en amitié, je suis comme ça en famille. Moi je suis quelqu'un qui me donne à 200% aussi bien dans le perso que dans le pro. Alors ça me dessert bien sûr, ça me dessert, mais je suis comme ça. Et à un moment donné, j'ai bientôt 37 ans. Tu peux évoluer, tu peux essayer de faire un travail sur toi, ce que je fais. Mais à un moment donné, je suis comme ça et je ne peux pas tout changer du jour au lendemain en m'investissant moins. Surtout quand j'ai la chance de pouvoir « choisir » les marques et les clients avec lesquels je travaille. Du coup, je choisis vraiment des marques qui… avec lesquelles je suis alignée, qui me représentent, que j'aime. Et donc c'est beaucoup plus facile, disons entre guillemets, de vendre un projet et quelque chose avec lequel tu es alignée. Bref, mais oui, je vis le truc à 200%.
- Speaker #0
Et donc juste pour avoir la fin de l'histoire, cette femme qui te contacte sur LinkedIn, finalement... Oui,
- Speaker #1
donc je ne sais pas. Écoute, on va voir, on discute si je vais les aider, si on va travailler ensemble et tout. Donc ça se fait comme ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu as déjà refusé ?
- Speaker #1
- Oui.
- Speaker #0
Sur quelle base ?
- Speaker #1
- Parce que trop de travail à l'instant T, pas envie d'être trop submergée parce que ça aussi en fait, ça m'a joué des couteaux. J'ai accepté, accepté trop de choses et après je me suis retrouvée vraiment burn out pour deux dire. Donc ça voilà, première raison. Deuxième raison, des projets qui ne me bottaient pas plus que ça. Et troisième raison, oui, des projets sur lesquels je ne voyais pas trop comment... Parce que des fois, on me contacte sur des choses. Non, je ne fais pas ça. Je ne sais pas. Je ne vais pas me lancer dans un truc. Mais bon, après, si je vois qu'il y a quand même quelque chose, je me dis « why not ? » mais quand je vois vraiment que je ne vais même pouvoir rien leur apporter parce que je ne vais pas leur faire perdre leur temps.
- Speaker #0
Exactement. Ok, ça c'est aussi important en tant que freelance de bien savoir se cadrer. Et justement, tu conseilles dans ton poste de parler, de communiquer plutôt les résultats que les compétences en tant que freelance. Comment est-ce que toi, tu communiques ça autour de toi ?
- Speaker #1
Disons indirectement, quand je vais après face à un poste en celles qui ont discuté un peu plus en profondeur, disons. Je vais leur partager des... comme des case studies, des choses, des projets sur lesquels j'ai pu travailler dans le passé pour leur montrer ce qui est possible de faire. Je montre des choses qui sont cohérentes avec leur secteur d'activité, donc ce qu'il est possible de faire, des choses sur lesquelles je suis en train de travailler, des choses comme ça.
- Speaker #0
C'est ça. OK. Alors on va rentrer un petit peu dans les conseils que tu donnerais. Donc imaginons... Parce que tu as parlé déjà de pas mal de choses, la gestion du temps, le volume. Donc je suis une employée dans une agence. Je décide de me lancer à mon compte. Quels sont tes premiers conseils que tu me donnerais pour me lancer ?
- Speaker #1
Déjà quand même, il faut quand même peser pour le compte. Parce qu'être en freelance c'est quand même auto-entrepreneur. Des jours avec, des jours sans. On en parlera si tu veux plus tard, mais moi j'ai eu beaucoup de jours sans. Vraiment.
- Speaker #0
Je crois que c'est la loi de l'entrepreneuriat, ce qu'on cache souvent sous le tapis.
- Speaker #1
Bah bien sûr.
- Speaker #0
C'est qu'il y a quand même...
- Speaker #1
Évidemment.
- Speaker #0
Plus de down que de...
- Speaker #1
Et puis il faut dire aussi, on est dans un monde là, de réseaux sur les réseaux, bah...
- Speaker #0
Ultra connecté.
- Speaker #1
Ouais ultra connecté, et puis bah tout le monde dit « Ah là là, mais tu cartonnes ton business, tu cartonnes ! » Ouais ok, mais enfin... En fait, non, ça va pas. Ça va pas, je gère pas du tout. Du coup, peser le pour et le contre. Si la nana ou le mec est en agence, pourquoi il veut partir ? Vraiment bien faire les plus, les moins. Et après, oui, préparer le terrain, bien ficeler aussi ses contacts. Avant de partir, annoncer le fait potentiellement qu'on part. Je ne dis pas de voler les clients de l'agence,
- Speaker #0
quoique peut-être n'est pas l'espace. On ne va pas.
- Speaker #1
Mais bon. Donc voilà. Et puis bien analyser aussi le marché sur lequel on est. parce que c'est différent. Moi, là, je suis aux Émirats, donc sur le Golfe, mais ça va être différent pour quelqu'un qui est, j'en sais rien, en France, au Canada, aux États-Unis, au Maroc, en Asie. Donc bien analyser le marché. Mais bon, c'est tellement une expérience, en fait, si on peut le faire... C'est génial. Il faut se donner les moyens de le faire aussi.
- Speaker #0
Comment est-ce que quelqu'un qui se lance en freelance, donc je continue, je suis employée, j'ai bien réfléchi, c'est bon je vais me lancer, comment est-ce que je peux définir ma valeur ? Comment est-ce que je peux me différencier des autres ? Quels seraient les conseils que tu donnerais à quelqu'un qui se lance justement pour savoir exactement par où commencer et comment se positionner ?
- Speaker #1
Déjà, je dirais là quand même, on reparle, je reparle des réseaux LinkedIn. Je trouve que LinkedIn c'est un outil qui est, tu ne me diras pas le contraire, qui est méga puissant. Donc communiquer sur soi, être un peu...
- Speaker #0
Il y en a beaucoup qui sont très réfractaires malheureusement.
- Speaker #1
Non mais je comprends, se mettre en avant c'est pas évident, après il faut savoir bien le faire sans tomber dans le... narcissisme à fond et être me, myself and I. Il faut savoir bien le faire. Mais c'est important en tant que client, surtout quand tu es tout seul. Moi, c'est mon cas. Moi, je suis seule. Tu me parlais d'agence. Alors après une chose, consulting, je suis juste moi. J'ai même pas une stagiaire. Donc, il faut vraiment communiquer sur soi sans être trop dans le... Je me focus sur moi, moi, moi, moi, moi. Mais voilà, je dirais qu'il faut commencer par ça et bien définir ce que je sais faire. Si tu sais faire de la communication, si tu sais faire du graphic design, des choses comme ça.
- Speaker #0
Et dans un premier temps, quand quelqu'un se lance comme ça, quel est le pourcentage du temps passé à démarcher des clients ? Parce que ça c'est quelque chose qu'on a souvent entendu de freelance. On a pas mal de freelancers. freelance qui sont redevenus employés parce que justement, ils se sont rendu compte qu'en fait, les six premiers mois, on va dire, ils pensaient faire du graphic design et ils se sont retrouvés pendant six mois à faire de la prospection, à essayer de trouver des clients.
- Speaker #1
Exactement. Pourcentage, franchement, je ne sais pas. Mais moi, à mes débuts, c'était, je dirais quand même bien 80% parce que j'avais deux ou trois clients actifs. Et puis moi, là maintenant, je me suis je faisais vraiment plus uniquement que du glaucome et du pillard. Donc ici, moi, je suis à Dubaï. C'est hyper ultra concurrentiel et tout. Donc voilà, maintenant, je dirais oui. Enfin, c'est des marchages. Et puis il faut y aller. Il ne faut pas avoir peur de pousser les portes. Il ne faut pas avoir peur d'y aller au culot.
- Speaker #0
Il faut y aller où pour toi ? Quels sont les différents types ? Qu'est-ce que tu conseilles de faire comme démarchage ?
- Speaker #1
Il y a plein de façons différentes. toujours on dit encore sur LinkedIn oui bien sûr voilà mais après networking aller prendre des cafés prendre le temps de dire bon allez je prends une heure de mon temps je vais boire un café ou un déj prendre un déj avec telle personne les événements de network moi je parle en tant qu'expat après en France franchement je ne sais pas je ne sais plus comment ça se passe je ne sais plus et moi j'étais employée en France donc je ne sais même pas en tant que freelance comment c'est tu vois le marché moi là je te parle vraiment d'ici Et aussi, je parle avec des amis qui sont expats dans d'autres pays. C'est vraiment tout. Moi, j'utilise tous les moyens, même l'école de mon fils. Non mais vraiment.
- Speaker #0
L'école est un très bon moyen.
- Speaker #1
Mais oui. Non, mais ça peut paraître... Non.
- Speaker #0
Non, mais moi aussi.
- Speaker #1
C'est hyper... Surtout quand tu arrives dans un nouveau... En tant qu'expat, tu le sais aussi. L'école des enfants, c'est top pour réseauter. Que ce soit pour du perso. Pour du réseauté network, du pro. Donc ça, il y a aussi tout ce qui est ambassade, les communautés, la CCI. Voilà il y a quoi d'autre ? Tous les networks ici, tu en as quand même énormément. Bon t'as à boire et à manger aussi mais...
- Speaker #0
- Ouais faut bien sélectionner.
- Speaker #1
- T'as quand même des belles communautés à Dubaï de femmes entrepreneurs. Moi je te parle aussi d'un positionnement avec des femmes entrepreneurs qui sont top.
- Speaker #0
Ok et bon tu dis aussi qu'il est important de se positionner en tant que partenaire Partenaires et non pas prestataires. Comment tu fais avec tes clients pour te positionner comme partenaire et pas prestataire ?
- Speaker #1
Alors moi, c'est vrai que j'ai un modèle qui est un peu particulier, c'est que je... alors j'ai travaillé avec des grosses boites sur plus des services de type prod, photoshoot, vidéo shoot. Donc là c'est différent mais moi là mon cœur vraiment... mes clients sont pour quasiment tous des start up Des petites structures, donc qui sont des boîtes, des marques. Donc j'ai une seule ou deux, trois personnes qui sont dans la boîte. Donc je fais partie intégrante de la boîte en fait. Ils m'ont vraiment assimilée. Je ne suis pas... Alors oui, sur le papier, je suis freelance, je suis prestataire. Mais dans les faits, enfin je ne vais pas dire que je suis associée, mais je suis vraiment dans le truc parce qu'on... On me pose des questions aussi, on me demande des conseils sur des choses qui ne sont pas du tout dans mon scope. Et j'aime ça. J'adore en fait.
- Speaker #0
Ça diversifie aussi.
- Speaker #1
Oui et puis j'adore, moi c'est vrai que je vais pas dire que je préfère mais évidemment travailler pour des grandes marques c'est absolument incroyable. Et j'adore et je suis ouverte bien sûr à avoir d'autres projets comme ça. De travailler avec des petites structures qui démarrent, en fait d'être là au début, à la genèse du projet c'est extraordinaire. Notamment j'ai une de mes clientes avec laquelle je suis depuis vraiment ses débuts. Voir comment le concept a évolué c'est incroyable et voir là où on en est c'est dingue et de voir ce qui va arriver... ce qu'on peut faire encore sur les prochains mois, les prochaines années, c'est ça qui est ultra excitant. Je ne sais pas si j'ai répondu à ta question.
- Speaker #0
Si, si, non, tu réponds très bien. En fait, l'idée, c'est vraiment quand on ne veut pas être considéré comme un prestataire, mais plutôt comme un partenaire, c'est vraiment d'avoir, d'être, on va dire, inclus dans la vie quotidienne de l'entreprise et comme tu dis, parfois outrepasser ses fonctions, mais dans le sens positif du terme. d'aller aider, d'aller rajouter sa pierre à l'édifice.
- Speaker #1
Il ne faut pas être là et se dire « Non, moi je ne le fais pas » .
- Speaker #0
Ça c'est typiquement le prestataire.
- Speaker #1
Voilà, mais tu peux si tu es OK avec ça. Mais bon, ça limite un peu. Moi je sais que c'est personnel. Je sais que j'aime bien. Et puis quand j'ai une affection aussi après pour la personne en face, si le courant passe hyper bien, ça donne envie en fait. Bien sûr, si tu es face à une personne qui est... Il faut aussi que ça soit réciproque de l'autre côté.
- Speaker #0
Exact, exact.
- Speaker #1
Tu peux la forcer, il ne faut pas non plus trop... Il y a aussi des limites, tu vois. Il ne faut pas non plus prendre la place de. Il faut quand même rester à sa place, mais aussi... Enfin, ce n'est pas évident.
- Speaker #0
Non, non, c'est un gros challenge. Et alors, effectivement, je vais... Parce que tu as quand même plusieurs clients qui sont des femmes. Donc, je ne peux m'empêcher de te poser la question. Comment as-tu vécu toi ton évolution en tant que freelance et en tant que femme dans la région du Moyen-Orient, on va dire d'un point de vue tout à fait professionnel ?
- Speaker #1
Franchement, à aucun moment je me suis sentie en infériorité par rapport à un homme. Pas du tout. Et même tu vois dans mon ancienne activité quand j'étais en agence, Ça a été une expérience extraordinaire parce que j'ai pu voyager pas mal sur la région, notamment en Arabie Saoudite. Et tout le monde a des stéréotypes sur l'Arabie.
- Speaker #0
Ah oui, bien sûr.
- Speaker #1
Surtout en Europe. Et je peux comprendre parce que c'est un pays que très peu de gens connaissent. Et moi, je suis amoureuse de ce pays. C'est un pays qui est incroyable. Et j'ai rencontré des personnes exceptionnelles.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'il y a d'incroyable à ce pays ?
- Speaker #1
Il y a une... Je ne sais pas expliquer, moi il y a quelque chose qui m'attire là-bas. Je ne saurais pas expliquer quand la première fois que je suis arrivée, moi j'y suis allée, ils venaient d'ouvrir les visas aux touristes.
- Speaker #0
Une semaine plus tard, j'étais là-bas pour un tournage. Donc j'avais un peu peur, pour être honnête, parce que je suis partie toute seule. À Riyad, du coup ? Je suis partie à Riyad. Je suis partie toute seule. Je devais partir avec mon produceur et en fait, je me souviens, ma manager à l'époque m'a dit « Bah non, Laura, tu peux y partir toute seule, tu peux très bien gérer » . Oui, bien sûr ! Donc je suis partie, je suis arrivée là-bas, ça faisait une semaine qu'ils venaient d'ouvrir les visas touristes, j'arrive à la douane, il y avait un problème avec mon passeport, mon visage...
- Speaker #1
Aïe,
- Speaker #0
Et puis bon, t'arrives quand même à la Donne, c'est comme ici. Quand je suis arrivée à la Donne la première fois ici, c'est quand même impressionnant.
- Speaker #1
C'est impressionnant.
- Speaker #0
Ils en jettent quoi. Donc l'Arabie saoudite, c'est autre chose. Mais je ne sais pas, il y a une atmosphère, les gens sont tellement chaleureux, vraiment ultra chaleureux. T'as la population locale qui est là, c'est pas comme ici, les Émiratis qui sont minoritaires. Là-bas, les Saoudiens sont majoritaires. Et ils sont partout. Tu as ton cheveu de taxi qui est saoudien, tu as la vendeuse dans la boutique de vêtements qui est saoudienne. C'est vraiment... Donc, tu es vraiment avec eux. Et il y a une atmosphère. Il y a vraiment... Il y a quelque chose. Je ne sais pas les mots, mais vraiment, moi, j'ai eu la chance de faire Riyad Jeddah, rencontrer des personnes extraordinaires et des femmes exceptionnelles qui sont vraiment des méga businesswomen, mais qui... qui, enfin genre, tu te tais à côté,
- Speaker #1
tu l'écoutes. C'est quelque chose qui m'a énormément frappée quand je suis arrivée ici, c'est que j'ai eu des clientes saoudiennes, et c'est leur niveau de confiance en soi. Tu as l'impression que le syndrome de l'imposteur n'existe pas, c'est-à-dire qu'elles savent pourquoi elles sont là, et c'est tout un modèle éducatif qui est très différent du nôtre, mais qui est très loin aussi des clichés. dont on se fait en mode soumission, les femmes n'ont rien à dire, elles sont très très powerful. Donc ça a été assez impressionnant pour moi aussi de les rencontrer. Ok, alors on arrive tout doucement à la fin. Mum Boss, donc maman de deux enfants, dont un tout petit d'ailleurs.
- Speaker #0
Oui, il va avoir un nom dans deux semaines là.
- Speaker #1
Euh... Freelance, comment est-ce que tu concilies les deux ?
- Speaker #0
Alors ça a été très difficile pour être honnête. Moi la maternité ça m'a un peu frappée de plein fouet. J'ai eu beaucoup beaucoup de temps à faire un ajustement pour mon premier. Deuxième alors ça a été encore autre chose, ça a été encore plus violent. Ouais. je suis pas là pour raconter ma vie mais on est là pour jouer carte sur table et pour être honnête parce que moi franchement j'en ai marre de tout le monde là, c'est génial en fait non ? un monde qui ne te prépare absolument pas finalement à ce qui va t'arriver non franchement j'ai eu beaucoup de mal à faire un ajustement à ne pas arrêter de culpabiliser parce que je finis trop tard, parce que je suis pas là pour le bain, parce que je suis pas là pour le dîner, parce que je suis pas là pour le coucher oh la la mon dieu mais il va m'en vouloir Ah bon, ici à Dubaï, on a la chance quand même d'avoir un système qui permet d'avoir de l'aide à défaut d'avoir sa famille. Mais voilà, il y a aussi... Quand tu as ton premier enfant, tu le veux beaucoup pour toi, donc t'as du mal à déléguer, t'es un peu jalouse. Donc ça a été franchement très compliqué. Là, je commence vraiment depuis quelques mois, voire quelques semaines, à trouver ma ligne de croisière.
- Speaker #1
C'est bien !
- Speaker #0
Mais c'est très difficile, je suis méga honnête. Et puis toi tu ne vas pas me dire le contraire ?
- Speaker #1
Je ne peux pas te dire le contraire, non. Tu sais,
- Speaker #0
t'as combien d'enfants toi ?
- Speaker #1
Oh, j'en ai trois ! Non, je rigole. J'en ai trois.
- Speaker #0
Oui voilà,
- Speaker #1
trois.
- Speaker #0
Je pensais que t'avais quatre enfants.
- Speaker #1
Non, non, bah écoute, tu sais. Non, en fait, pour moi, j'en ai une qui arrive tout doucement aux portes de l'adolescence. Et je trouve que c'est une violence inouïe de ne pas te préparer. Personne ne m'a préparée à cette adolescence. Et je pensais que la naissance des enfants était déjà un choc ultra violent. Mais alors l'adolescence, je pense vraiment qu'il devrait y avoir, je sais pas, une formation, un podcast, peut-être que ça existe. Mais j'ai l'impression qu'il y a un peu une loi de l'omerta autour de ce qui se passe dans l'adolescence parce que personne ne m'avait jamais préparée à ce qui est arrivé, quoi. l'insolence, on n'écoute plus rien on veut plus te voir, t'es tout le temps gênant toutes les deux secondes, on te dit à quel point t'es gênant c'est un beau chemin d'apprentissage en même temps magnifique mais en même temps on ne te prépare pas et puis t'es pas non plus préparée
- Speaker #0
concilier ta vie d'entrepreneur avec...
- Speaker #1
Effectivement.
- Speaker #0
Donc, pour te répondre, on s'adapte de toute façon.
- Speaker #1
On s'adapte. Ok, si tu devais donner trois conseils pour n'importe quelle personne qui veut se lancer, lesquels ce seraient ? Un candidat nous a dit récemment « C'est la première fois que je sens qu'une IA m'a vraiment compris » . ça c'est Wigli parce que notre IA ne se contente pas de mots clés elle comprend les parcours les ambitions et les personnes croire en soi ça c'est la première très belle croire en soi vraiment parce que arrêter
- Speaker #0
d'avoir le syndrome de l'imposteur moi je l'ai eu je continue à l'avoir mais croire en soi être confiant Et le dernier, qu'est-ce que je pourrais jamais lâcher ?
- Speaker #1
La résilience. C'est quelque chose qu'on entend beaucoup. À ton avis, si tu avais une boule de cristal dans 5 ans, comment est-ce que le métier de freelance consultant va-t-il évoluer ? auprès de toi ?
- Speaker #0
Avec l'intelligence artificielle ? Je ne sais pas. Écoute, je pense que déjà, il y a les gens... Le Covid a bousculé quand même, je pense.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Beaucoup de choses. À Après, encore une fois, il faut pouvoir sauter le pas d'être en freelance, d'être à son compte. Ce n'est pas possible pour tout le monde. On va parler du nerf de la guerre, mais financièrement. Parce qu'il faut être préparé, ça j'ai oublié de le dire.
- Speaker #1
Il faut être préparé financièrement.
- Speaker #0
Il faut être préparé à avoir des bons mois, des mauvais mois. Très mauvais mois. Des très mauvais mois. Je suis désolée, on a le droit d'être vulgaire ? Ouais, c'est pas grave. Non mais baisser sa culotte pour accepter des projets...
- Speaker #1
Pas trop vulgaire ça va.
- Speaker #0
Non mais de baisser sa culotte pour accepter des projets, est-ce que t'as besoin de bosser en fait ? Donc oui, pourquoi j'ai dit ça ? Donc non, comment le freelance d'ici 5 ans ? Je pense qu'il y en aura de plus en plus. Et puis, à mon avis, la génération future, on va pas mal les habituer à être... Enfin, à leur compte, je sais pas comment... Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
On le voit. C'est-à-dire qu'on le voit dans les stats. Moi,
- Speaker #0
j'en suis pas là dans l'éducation, dans le système. Mais j'ai l'impression que ça va être un peu...
- Speaker #1
Les gens deviennent freelance de plus en plus tôt, de plus en plus jeunes. Avant, c'était le lot des personnes de 50 ans.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Puis c'est devenu 40, puis c'est devenu 30. Et maintenant, il y a des personnes... Sorties d'école,
- Speaker #0
qui vont se lancer à leur temps.
- Speaker #1
Je suis tout à fait d'accord avec toi. Pour moi, c'est un monde qui va évoluer de plus en plus vers le freelance. Laura, que peut-on te souhaiter pour les années à venir ?
- Speaker #0
Écoute, déjà la santé. Je suis clichée, mais bon.
- Speaker #1
Tellement important.
- Speaker #0
Voilà. L'amour et plein de beaux projets, que ce soit à Dubaï, peut-être ailleurs, je ne sais pas.
- Speaker #1
Eh bien Laura, ça a été un plaisir de te recevoir ici.
- Speaker #0
Merci Stéphanie, c'était génial. C'était top. J'ai pas vu le temps passer, c'était top.
- Speaker #1
À tous les auditeurs, si vous avez aimé cet épisode, surtout commentez, partagez, likez, taggez Laura dedans. Et je vous dis à très très bientôt. Bonne journée ! Merci d'avoir écouté Le Mouton à 5 pattes. Si cet épisode vous a inspiré, surpris ou simplement fait réfléchir sur votre propre parcours, partagez-le autour de vous. Et si vous connaissez quelqu'un qui sort du cadre, qui avance à sa manière, envoyez-le moi. J'adore donner la parole à ceux qu'on n'attend pas. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode. Et d'ici là, surtout, n'essayez pas d'être parfait. Soyez curieux, soyez vrai, soyez un peu différent. C'est déjà ce qui vous rend unique.