- Speaker #0
Bienvenue au 12-14 de l'URPS Médecins libéraux, le rendez-vous de l'Organisation des soins en Ile-de-France. Une heure d'échange sur les initiatives locales qui font bouger les lignes. Aujourd'hui, le 12-14 est consacré à la prise en charge de l'obésité infantile en Ile-de-France, parcours et organisation. Les échanges sont animés par le docteur Natacha Reckensperg de Andréis, médecin généraliste et élue URPS Médecins Libéraux Île-de-France.
- Speaker #1
Eh bien, bienvenue au podcast 12-14 de l'URPS Médecins Libéraux d'Île-de-France. Aujourd'hui, nous allons aborder un sujet particulièrement important puisque nous allons traiter de l'obésité et du surpoids infantile et plus particulièrement des modalités de prise en charge par les médecins libéraux en Île-de-France. C'est un véritable enjeu de santé publique. Puisque l'obésité et le surpoids concernent 17% des 6-17 ans, dont 4% pour l'obésité, et 49% des adultes. Cette pathologie est quatre fois plus fréquente chez les personnes défavorisées. Il y a également une prédominance féminine. Elle entraîne souvent des comorbidités physiques et psychosociales, avec un cercle vicieux qui s'installe, un repli, une sédentarité, donc des gens qui bougent de moins en moins, donc une aggravation. Quel peut être dans tout ça le rôle du médecin libéral et sur quelles ressources ou expertises peut-il s'appuyer ? D'une part, il faut lutter contre des représentations qui sont les représentations parfois des familles, « mange mon fils » , mais également des représentations du médecin qui a peur de stigmatiser, de blesser, parfois même d'induire des troubles du comportement alimentaire. Il y a l'importance du suivi du carnet de santé avec notamment l'IMC. En sachant que, bien entendu, ce suivi n'a d'intérêt que lorsque les courbes sont remplies, ce qui n'est pas toujours le cas. Est-ce qu'il y a des patients particuliers à détecter, même avant que le surpointe s'installe ? Est-ce qu'il y a des facteurs de risque, personnels ou familiaux ? Quand orientés ? Vers qui ? Comment ensuite poursuivre la prise en charge des patients en s'inscrivant dans le temps et dans un suivi pluriprofessionnel ? Nous allons tenter de répondre à toutes ces questions et probablement à d'autres également, dans l'heure qui suit. Et pour ce faire, nous avons aujourd'hui l'honneur et le plaisir de recevoir trois invités. Tout d'abord, madame Eve Desnoyers, bonjour.
- Speaker #2
Bonjour.
- Speaker #1
Vous êtes diététicienne nutritionniste et directrice du réseau pour la prise en charge et la prévention de l'obésité pédiatrique Repop Île-de-France de son petit nom. Docteur Virginie Fossé, bonjour. Vous êtes directrice médicale régionale de l'assurance maladie en Île-de-France, en charge... entre autres, du programme Mission Retrouve ton Cap. Et enfin, docteur Capucine Vignon-Savoie, bonjour.
- Speaker #2
Bonjour.
- Speaker #1
Vous êtes endocrinologue pédiatrique libérale, installée dans le 10e arrondissement de Paris et également élue URPS médecin Île-de-France. Docteur Fossé, avant de rentrer dans le vif du sujet, pouvez-vous nous dresser un petit peu le tableau francilien de l'obésité et du surprend infantile et les conséquences de cette pathologie sur la santé des futurs adultes ?
- Speaker #3
Bonjour à toutes et à tous, merci beaucoup. Alors, comme vous l'avez dit en introduction, l'Île-de-France ne déroge pas au constat qui est fait d'une manière générale. L'OMS alerte sur la situation de surpoids et d'obésité en Europe. Deux tiers des adultes concernés, un tiers d'enfants. En France, vous venez de rappeler l'incidence de ce risque, et notamment chez les enfants, avec près d'un enfant sur cinq concerné par ces situations de surpoids et d'obésité. Et ce constat fait en 2017 a conduit le niveau national à mettre en place une expérimentation qui a porté sur le fait de conduire un nouveau projet, Mission Retrouve Ton Cap. Et parmi les trois départements France entière qui étaient concernés par cette mise en œuvre de ce projet, nous retrouvions le département de la Seine-Saint-Denis, département particulièrement concerné Merci. par les risques cardiovasculaires et notamment les risques de diabète, puisqu'il fait partie des départements avec le plus fort taux de prévalence. Et donc, naturellement, avec un département des Hauts-de-France et le département de la Réunion, cette expérimentation s'est conduite de 2018 à 2020 et qui a permis de tester le dispositif de mission Retrouve ton Cap.
- Speaker #1
Merci beaucoup, nous allons... On va revenir d'ailleurs sur Retrouve ton 4, mais je vous laisse continuer.
- Speaker #3
Oui, juste par rapport aux incidences et aux conséquences de ce risque chez l'enfant, on sait qu'un enfant qui est en situation de surpoids ou d'obésité... et bien sera un adulte sur deux en situation de surpoids ou d'obésité, donc ça ne se tarie pas avec l'âge adulte, pas aussi naturellement que ça, et donc ça fait le lit des pathologies chroniques dont vous avez parlé en introduction, donc les pathologies cardiovasculaires bien entendu, mais aussi les troubles musculosquelétiques, les troubles psychiatriques et psychologiques, et puis bien sûr les risques de cancer ou de diabète associés. Donc c'est un sujet de préoccupation majeure. sur lequel on doit se pencher collectivement auprès de ces enfants à risque.
- Speaker #1
Merci beaucoup, docteur Fossé. Je me tourne maintenant vers le docteur Capucine Vignon-Savoie. Compte tenu des enjeux présentés par notre collègue, quelles sont aujourd'hui les recommandations de dépistage ? Quels sont les bilans à effectuer pour une prise en charge par un médecin généraliste ou un pédiatre de ville ?
- Speaker #2
Alors, on va fonder notre diagnostic sur l'index de masse corporelle, que vous connaissez bien. Cet index de masse corporelle chez l'enfant, il ne suffit pas à établir le diagnostic de surpoids et d'obésité. Il faut pour ça le reporter sur les courbes de corpulence qui sont déterminées par un indice qui s'appelle l'IOTF. Et on parle de surpoids pour un IOTF entre 25 et 30, d'obésité simple pour un IOTF entre 30 et 35 et d'obésité sévère pour un IOTF supérieur à 35. Ce dépistage doit se faire en population générale lors de chaque... Chaque visite obligatoire chez l'enfant. Pour rappel, avant 3 ans, c'est des visites au minimum tous les 6 mois, entre 3 et 6 ans une fois par an. Et entre 6 et 11 ans, il y a encore 3 visites obligatoires. Lorsqu'il y a des facteurs favorisants de surpoids et d'obésité, je pense aux antécédents familiaux, en particulier au premier degré, mais même plus loin, de surpoids ou d'obésité, ou de petits poids de naissance ou d'antécédents de prématurité. ou de niveau socio-économique particulièrement défavorisé, c'est bien d'avoir une surveillance qui soit plus fréquente, qui soit plutôt tous les six mois par rapport à cette IMC. Alors qu'est-ce qu'on fait comme bilan en première intention face à un surpoids et une obésité ? Donc déjà au niveau de l'interrogatoire, il s'agit de préciser quel est le mode de vie de l'enfant et de la famille au niveau de l'alimentation, des rythmes de vie, de la sédentarité, des écrans. Quels sont donc les antécédents familiaux ? Et quel est le retentissement social et psychologique de ce surpoids ? Ensuite, un bilan clinique qui va en plus du poids, de la taille, de l'IMC, du périmètre crânien, rechercher des complications de ce surpoids ou de cette obésité qui peuvent être des signes indirects d'insulino-résistance ou des complications, douleurs articulaires, respiratoires, le syndrome d'apnée du sommeil, hypertension artérielle et j'en passe. Au niveau du bilan initial, c'est ce qu'on fait, c'est déjà des consultations qui sont relativement longues.
- Speaker #1
Et est-ce que d'emblée, lorsqu'on se retrouve dans une situation de surpoids ou d'obésité, le médecin généraliste ou le pédiatre sont amenés à prescrire des bilans biologiques ou d'autres types de bilans, ou pas dans une première intention ?
- Speaker #2
Alors, pour la réalisation d'un bilan biologique, c'est assez bien normé. Si l'obésité... sévère, c'est-à-dire avec un EOTF supérieur à 35, ou s'il s'agit d'une obésité avec un simple, ou sévère d'ailleurs, avec des antécédents familiaux de diabète, de dyslipidémie, de maladies hépatiques chroniques non explicitées, à ce moment-là, on fait effectivement un bilan sanguin avec un bilan lipédique, une recherche d'insulino-résistance, une recherche d'atteinte hépatique, d'hyperuricémie. Et dans un surpoids simple, bien sûr s'il y a des signes indirects d'insulino-résistance comme la cantosis nigricans ou l'hypertension artérielle, on recherche aussi une insulino-résistance et tout le reste du bilan sanguin que je viens de nommer. Au niveau des autres bilans complémentaires, en général on oriente vers une diététicienne, donc après on reparlera par quel biais. Plus ou moins une prise en charge psychologique en fonction du retentissement de ce surpoids. Et plus ou moins et plus rarement en activités physiques adaptées, voire en kinésithérapie et en psychomotricité.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Est-ce que vous, qui êtes endocrinologue pédiatrique, donc vous avez déjà une spécificité, mais est-ce que vous voyez parfois une difficulté à annoncer le diagnostic à l'enfant, à la famille ? Qu'est-ce que vous préconisez comme façon d'en parler ?
- Speaker #2
Effectivement, c'est un diagnostic qui n'est pas facile, pas toujours facile à entendre pour les familles. Il y a parfois un certain degré de déni. Par exemple, il est très musclé ou il est poutelé. Donc là, c'est important de montrer les courbes quand même, parce que c'est vrai que parfois, on peut avoir des surpoids ou des obésités qui ne sautent pas aux yeux de prime abord. Et aussi, il peut y avoir un certain déni sur quelle va être l'évolution spontanée de ce surpoids ou de cette obésité, avec une partie des parents qui vont penser que mécaniquement, en grandissant, l'enfant va s'affiner. Puisqu'il va grandir,
- Speaker #1
on perd le gras de bébé, c'est ça ?
- Speaker #2
Voilà, on perd le gras de bébé. Donc là, c'est vrai qu'il faut quand même rappeler que 50% des enfants en surpoids ou obèses, le reste à l'âge adulte, avec des complications à l'âge adulte, c'est quand même la première cause de maladies chroniques dans le monde. Donc il y a là une partie pas très agréable à faire de sensibilisation des parents par rapport au diagnostic, par rapport à l'éventuelle gravité. Et ça s'accompagne... d'un soutien par rapport aux narcissistes des familles des enfants, parce que c'est quand même quelque chose qui n'est pas très valorisant, qui est souvent pas très bien vécu, d'être en surpoids. Donc là, il faut bien, je pense, insister sur l'aspect polyfactoriel de cette pathologie. Déjà, on est tous absolument inégaux par rapport au surpoids et à l'obésité. C'est une atteinte polygénique, l'obésité commune. Dans l'immense majorité des cas, il y a des cas de surpoids et d'obésité chez les ascendants d'ailleurs. Donc il y a un côté génétique qui est déjà présent. Et ça, il faut insister dessus pour un peu soulager le sentiment de faute de la famille, de l'enfant. Ensuite, il y a aussi bien sûr des aspects de mode de vie. Mais la famille, elle n'est pas isolée toute seule chez elle. Bien sûr, l'offre qui est faite par les supermarchés, par les publicités, etc. nous pousse beaucoup à une alimentation trop grasse et trop sucrée. Et ensuite, c'est aussi une pathologie qui est sujette à un gros cercle vicieux parce que le rejet qui peut être entraîné d'un enfant qui est en surpoids, ça entraîne pour lui une tendance à l'isolement et du coup au comportement de grignotage et puis aussi de moins d'exercice physique. Donc, il faut vraiment déculpabiliser les familles par rapport à cette pathologie.
- Speaker #1
Donc merci pour ce tableau exhaustif. Vous avez parlé de l'orientation éventuellement. vers une diététicienne. Alors, nous avons autour de cette table de personnes qui travaillent dans des réseaux, dans des systèmes de prise en charge. Quelle prise en charge préconisez-vous ? À quel moment ? Quel type d'orientation ?
- Speaker #2
Alors, pour un surpoids ou une obésité simple, c'est-à-dire avec un IOTF entre 30 et 35 et sans complications, avec un retentissement psychosocial modéré, une famille qui est en confiance avec le médecin traitant. On peut tenter une prise en charge avec le médecin traitant, avec cependant un suivi assez proche, je dirais peut-être tous les trois mois. Et un médecin traitant qui va jouer le rôle de coordinateur des prises en charge avec certainement la participation de la diététicienne et peut-être aussi d'autres intervenants. Si c'est un échec de la prise en charge, alors le temps qu'on se laisse, peut-être six mois ou un an je dirais. Ou alors si l'obésité est d'emblée compliquée, c'est-à-dire soit un IOTF supérieur à 35, soit un IOTF supérieur à 30 avec des complications qui ne sont pas facilement régressives avec la prise en charge initiale. Ou si le retentissement est vraiment absolument majeur au niveau psychosocial. Ou s'il y a un trouble du comportement alimentaire. Ou bien sûr, s'il y a des signes d'obésité d'origine endocrinienne ou d'obésité d'origine génétique, à ce moment-là, la prise en charge va être transférée à ce qu'on appelle le niveau 2, c'est-à-dire le REPOP ou un endocrinologue pédiatre libéral. Ou s'il s'agit d'une obésité qui paraît syndromique, à ce moment-là, ça va être... Le niveau 3 directement, donc avec les centres spécialisés dans l'obésité.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Madame Eve Desnoyers, c'est à ce stade que vous intervenez, comme relais, comme une ressource possible pour le médecin traitant et pour les familles. Est-ce que déjà vous pouvez nous expliquer en quelques mots ce qu'est le réseau Repop ?
- Speaker #2
Bien sûr.
- Speaker #4
Le Repop Île-de-France, c'est un réseau de prise en soins et de prévention de l'obésité pédiatrique en Île-de-France, qui couvre l'ensemble de la région. C'est une association loi 1901 qui a été créée il y a plus d'une vingtaine d'années maintenant, qui est soutenue et financée principalement par l'ARS Île-de-France. Et notre mission est donc de... Promouvoir une approche qui soit pluridisciplinaire et coordonnée de la prise en soin de l'obésité de l'enfant et de l'adolescent, en accompagnant bien sûr les familles, mais également les professionnels de santé qui vont graviter autour des familles et des enfants concernés. Pour ça, on a une équipe de 14 salariés et on va retrouver des coordinateurs territoriaux sur chaque département de l'Île-de-France. Donc nous, on reçoit les appels des familles directement, les familles contactent donc directement le secrétariat, qui fait déjà une première réception en tout cas de la demande, et on va leur demander de nous remplir plusieurs documents pour réaliser une petite esquisse, une ébauche on va dire, de ce premier bilan dont parlait le docteur Vignon-Savoie précédemment. pour avoir un peu un contexte de la situation et puis regarder aussi l'évolution des courbes d'IMC. Et il y aura ensuite un entretien qui va être réalisé avec une coordinatrice territoriale à travers un questionnaire qui a été validé médicalement avec des médecins experts et spécialistes de l'obésité. Et suite à ce questionnaire, ça va nous permettre d'avoir une première évaluation. En tout cas, du niveau de recours qui serait nécessaire dans la prise en soin de l'obésité. Donc on a parlé effectivement de trois niveaux de recours justement précédemment. Et selon la situation, en fait, la coordinatrice va orienter en proximité vers le niveau de recours qui paraît être le plus adéquat. Dans certains cas, ça va être un parcours REPOP et dans d'autres cas, ça peut être un autre parcours comme en centre spécialisé obésité. ou via un médecin endocrinologue spécialisé ou d'autres professionnels. Lorsqu'il s'agit d'un parcours REPOP, une équipe de soins va être mobilisée autour de l'enfant et de la famille. Le premier acteur va être le médecin REPOP. Tous les professionnels de santé qui vont composer ce parcours ont été préalablement formés. Donc il y a une formation sur deux jours qui est proposée à l'ensemble des professionnels qui souhaitent adhérer à l'association pour pouvoir ensuite prendre en soin des enfants et des familles qui en auraient besoin. Donc le premier acteur est donc le médecin REPOP qui est souvent un médecin généraliste ou un médecin spécialisé qui va donc effectuer ce bilan multidimensionnel et qui va être le coordinateur du parcours de soins. de l'enfant et qui pourra donc proposer également un accompagnement diététique et ou psychologique en fonction de la situation spécifique de l'enfant et selon les besoins. Donc ce n'est pas obligatoire d'avoir systématiquement les deux, ça dépend vraiment de la situation.
- Speaker #1
Alors vous disiez que les familles en fait vous sollicitent directement, mais est-ce qu'il y a également une sollicitation possible par le médecin ou le pédiatre traitant ? Et si oui, comment les choses se font-elles et comment s'articulent-elles ensuite dans le suivi ?
- Speaker #4
Alors, en effet, nous, on préfère que les familles nous contactent directement parce que c'est un enjeu de motivation. Le parcours Repop, c'est un parcours qui se déroule sur deux ans et qui comprend un panier de soins avec plusieurs consultations. Et donc, pour nous, c'est important que la famille s'empare de ce projet. Puisque c'est, comme on l'a dit, une maladie qui est chronique et évolutive, donc il est important qu'il y ait une certaine envie, une certaine adhésion à entrer dans un parcours de soins. Donc dans ce parcours de soins, on a un bilan médical, comme je l'ai dit, et jusqu'à 9 consultations de suivi qui vont être réparties sur 2 ans. Un bilan diététique et jusqu'à 4 consultations de suivi. Enfin, pareil, sept consultations de suivi sur les deux ans. Donc, un bilan diététique et sept consultations de suivi. Un bilan psychologique et jusqu'à sept consultations de suivi également. Et donc, on veut vraiment que la famille soit acteur. Et c'est pour ça qu'on va plutôt conseiller aux médecins généralistes, en fait, de transmettre le flyer de l'association, qui d'ailleurs sera disponible dans les supports liés à ce podcast. Sur ce flyer, ça réexplique. explique le parcours et il y a également la procédure à suivre, donc le contact du secrétariat où les familles vont pouvoir nous appeler. Puisqu'effectivement, quand c'était les médecins qui appelaient directement, nous derrière, il y avait énormément de lapins, en fait, de personnes qui ne se présentaient pas. Et donc, ça nous paraît vraiment primordial dans l'élaboration de ce parcours.
- Speaker #1
Donc, je comprends que ça veut dire que les familles doivent en effet adhérer, mais alors, comment est-ce qu'on fait ? Pour susciter au niveau de nous médecins libéraux cette adhésion, vous parliez d'un questionnaire à remplir d'emblée. Est-ce que ça ne paraît pas rébarbatif ou trop difficile à certaines familles ? Comment est-ce qu'on fait nous pour leur faire franchir le pas une fois qu'on leur a remis le flyer ou les coordonnées de REPOP ?
- Speaker #4
Alors la secrétaire est bien formée sur ça. Les familles qui ont des difficultés avec les outils informatiques, on a encore des formulaires papiers ou bien elle peut guider aussi par téléphone. pour ceux qui ont des difficultés pour lire ou écrire. Donc on essaye d'encadrer au maximum les familles et que ces questions-là ne soient pas une entrave, en tout cas à la prise en soins via le REPOP. Je précise également que l'ensemble de ce parcours de soins est globalement un coût très minimal, voire sans frais pour les familles, puisqu'un maximum de 10 euros de reste à charge Merci. peut être demandé uniquement par le diététicien et le psychologue. Sinon, l'ensemble des consultations sont bien prises en charge par le réseau.
- Speaker #1
Et est-ce que vous pouvez être un lieu de conseil pour un médecin qui justement a du mal à faire bouger un enfant ou une famille ? Est-ce que vous pouvez le conseiller pour créer cette adhésion justement ou pour trouver un petit peu des façons d'expliquer les choses ?
- Speaker #4
Alors, lors de... J'appelle aussi bien sûr les médecins qui nous écoutent à peut-être rejoindre l'association si c'est un sujet qui les intéresse, la prise en soin de l'obésité. Et effectivement, lors de la formation sur les deux jours que nous proposons, il y a cette question de l'annonce qui a été abordée tout à l'heure et qui est un moment assez crucial dans la prise en soin et pour les amener à se mettre en mouvement et dans un parcours qui sera assez long. Donc on aborde effectivement ces différentes questions lors de notre formation. Et ensuite, lorsque l'on a un médecin REPOP dans notre association, il y a effectivement un médecin coordinateur régional qui peut être sollicité à tout moment pour avoir des conseils et pouvoir répondre aux différents besoins. on organise... également en collaboration avec les centres spécialisés obésité, des RCP de recours ou des situations de ville sur lesquelles il y aurait une difficulté peut être présentée. Donc ça c'est ouvert aux médecins Repop et aussi en dehors des médecins Repop. C'est vraiment ouvert à tous les médecins généralistes, ce qui permet d'avoir une équipe d'experts qui peut entendre la situation et pouvoir redonner. un certain élan ou des solutions, ou juste écouter quelques fois. Il n'y a pas forcément toujours de solution, mais c'est une instance en tout cas qui peut être saisie et qui se fait régulièrement.
- Speaker #1
Merci beaucoup Madame Desnoyers. Docteur Virginie Fossé, je me tourne vers vous parce que l'assurance maladie a également développé un programme dit Mission Retrouve ton Cap, MRTC pour son petit nom. Est-ce que vous pouvez nous en parler un peu ?
- Speaker #3
Avec plaisir. Donc effectivement, Mission Retrouve ton Cap, comme je le disais tout à l'heure, a été inscrit dans la loi de finances en 2022 suite au retour favorable après l'expérimentation sur les trois départements en France. Et donc, par voie de décret et d'arrêté en octobre et novembre 2022, la généralisation de cette offre a été actée. Et donc, comment ça se passe ? Mission Retrouve Ton Cap, c'est une offre de premier recours, comme on le disait tout à l'heure. Elle s'adresse aux jeunes patients de 3 à 12 ans qui sont en situation de surpoids ou d'obésité, mais non compliquée, ou à situation de risque, notamment quand on constate, comme le disait tout à l'heure le Dr Vignon Savoie, lors d'un examen exploratoire par le médecin. Un traitant par exemple, ou le médecin scolaire, ou encore le médecin de PMI, ou le pédiatre naturellement, on observe un rebond d'adiposités précoces, ou un décrochage de la courbe. Dans ce cas, le médecin traitant, qui est au cœur de ce dispositif, peut adresser son patient dans ce parcours Mission Retrouve Ton Cap. Alors, quels sont les médecins qui peuvent orienter justement vers ce dispositif ? Donc le médecin généraliste traitant en fait partie bien sûr, le médecin pédiatre qui suit l'enfant et la famille, le médecin de PMI également ou le médecin de santé scolaire. Toutefois, il y a des petites différences, c'est-à-dire que les trois premiers peuvent assurer le suivi dans le temps, puisque c'est un parcours qui se fait sur deux ans. Le médecin de santé scolaire peut détecter, prescrire le parcours, orienter son patient, mais n'assure pas le suivi derrière. Donc j'enchaîne pour vous expliquer comment se passe ce parcours. Une fois que le médecin a identifié cette situation pour son patient, il en parle bien évidemment avec son patient et la famille, et donc il doit faire une prescription médicale. L'orientation sur le parcours se fait sur prescription médicale. Il y a un formulaire dédié qui dispose de la réalisation déjà d'un bilan. C'est un à trois bilans qui sont proposés dans ce parcours. un bilan obligatoire en diététique et deux bilans facultatifs qui sont faits si le médecin et la famille les jugent indispensables dans la prise en charge qui démarre pour ce patient, à savoir le bilan d'activité physique et le bilan psychologique. A la suite de ces trois bilans, le médecin prescrit également le suivi et donc il peut orienter vers une des 50 structures qui existent déjà en Ile-de-France et qui sont référencées. Il faut savoir qu'il y a tout un dossier sur amelie.fr, dans la rubrique médecin, où le médecin généraliste ou pédiatre peut trouver tous ces éléments-là et trouver une structure qui puisse accueillir l'enfant et sa famille dans la proximité. Parce qu'on sait que ça peut être un facteur quand même qui concourt à l'adhésion, puisqu'il faut que cette prise en charge puisse s'intégrer dans le quotidien de l'enfant, de la famille, et plus la structure se rapproche, plus ce sera facile à mettre en place.
- Speaker #1
Alors en préparant justement cette réunion, je me suis rendu compte en allant sur Amélie qu'il y a en effet un endroit où vous pouvez noter MRTC. Alors pour ceux qui nous écoutent, c'est en petit et plutôt en bas de la page internet telle qu'elle apparaît, mais donc ça existe en effet. Et voilà, donc il est tout à fait possible d'y accéder une fois qu'on s'est connecté. Mais c'est vrai que j'avoue que jusqu'à présent, je n'en avais jamais entendu parler.
- Speaker #3
Eh bien, on va y remédier parce que c'est dommage. Alors, effectivement, une campagne de communication est prévue pour communiquer davantage sur ce dispositif. Et puis, également, les délégués de l'assurance maladie peuvent en parler aux médecins qu'elles rencontrent régulièrement sur différents sujets, dont celui-ci. Puisque, on voit bien tout l'enjeu que ça représente pour les enfants déjà, leur famille, et puis bien sûr les adultes en devenir qu'ils représentent.
- Speaker #1
Et est-ce que ce système existe sur toute l'île de France ? Est-ce qu'il y a des disparités ?
- Speaker #3
Alors, quelles sont ces structures ? Il s'agit de structures centres de santé ou maisons de santé pluriprofessionnelles. Donc ce ne sont pas des structures exclusivement tournées vers cette prise en charge. Il y a eu donc, à la suite des parutions des décrets et arrêtés, des candidatures qui ont été ouvertes pour les structures qui étaient intéressées pour prendre en charge ces patients et leurs familles. Et donc en Ile-de-France, on a une cinquantaine de structures réparties sur les huit départements franciliens. Donc il y a, quoi qu'il arrive, une offre sur les huit départements franciliens. Et donc la liste est également disponible sur Amélie, mais on pourra éventuellement vous la joindre pour la rendre accessible suite à ce podcast. C'est assez récent cette cinquantaine de structures. Donc il y en a 24 qui ont déjà fait des inclusions, en moyenne de neuf patients depuis plus de six mois. Donc on est encore en montée en charge. Effectivement, de rendre plus visible cette offre-là pourra permettre, je pense, d'inclure plus de patients à l'avenir.
- Speaker #1
Et quelles sont les conditions et les modalités d'inclusion par le médecin et de participation des patients ?
- Speaker #3
Alors, le médecin, une fois qu'il a détecté cette situation, il en échange avec le patient et sa famille. Il décide donc ensemble de procéder à cette inclusion. Dans ce cas, il fait la prescription immédiatement. et donc il peut orienter effectivement ou en tout cas indiquer au patient et à sa famille les structures qui sont disponibles sur son territoire. A la suite de ça, le patient et sa famille prennent rendez-vous avec la structure pour la réalisation des bilans déjà prescrits et puis ensuite commencer le suivi. La prise en charge se fait, on a dit un à trois bilans selon indication médicale, et puis le suivi c'est une à six séances selon les besoins identifiés par le médecin et sa famille, avec l'équipe qui va la prendre en charge, en diététique et en psychologie, suivi psychologique. Cette offre-là elle vaut pour deux ans, elle peut être reconduite deux fois si c'est nécessaire. Elle est complètement transparente financièrement pour le patient et sa famille. C'est pris en charge à 100% par l'assurance maladie, sans avance de frais. Donc c'est quand même facilitant. Il faut savoir que jusqu'à peu de temps, l'accès aux soins de diététique et aux soins de soutien psychologique n'étaient pas des prestations prises en charge dans le droit commun de l'assurance maladie. Ça c'est quand même à noter parce que cette organisation de ce parcours de soins est un peu particulier. Il fonctionne avec des forfaits. qui sont versées aux structures qui prennent en charge l'enfant et sa famille. Ça permet donc d'avoir cette accessibilité, quelle que soit la catégorie socio-professionnelle dans laquelle s'inscrit la famille du patient. Donc, c'est assez simple en fin de compte. Une fois qu'on a identifié et qu'on a réussi à convaincre, évidemment, la famille et les patients de rentrer dans ce dispositif, Et puis le médecin traitant, pédiatre ou le médecin de PMI restent toujours en lien avec l'équipe qui prend en charge le patient. Donc il y a toujours un retour, un feedback qui est fait pour savoir où on en est. Et donc pour pouvoir réajuster si besoin, soit interrompre la prise en charge parce qu'il n'y a plus de besoin, les choses suivent leur cours pour le bien de tous, ou alors de renouveler la demande comme on l'a dit. Il faut savoir également que dans cette préoccupation de la prise en charge de ce risque, des consultations particulières ont été mises en place maintenant pour le médecin, qui sont des consultations spécialisées obésité, qui sont prises en charge à raison de deux fois par an, avec une revalorisation par rapport à une consultation classique. Donc tout ça concourt. Bien sûr, ce n'est pas forcément suffisant, ces deux consultations à l'année, mais ça n'empêche pas évidemment de recevoir l'enfant et sa famille dans l'intervalle. Mais en tout cas, c'est un petit plus qui n'existait pas jusqu'alors et qui marque vraiment notre préoccupation pour être plus présents sur ce sujet de la prévention très tôt.
- Speaker #1
Et cette cotation particulière doit être effectuée également sans avance de frais ou pas particulièrement ?
- Speaker #3
Alors non, là pour le coup, elle s'inscrit complètement dans la prise en charge d'actes de façon... classique, on va dire, avec un remboursement par l'assurance maladie, mais une avance de frais par la famille.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Donc, Madame Desnoyers et Docteur Fossé, comment décririez-vous l'articulation, le niveau auquel vous intervenez, toutes les deux, puisqu'on a bien entendu qu'il y a en effet des différences ? Je laisse la parole à celle qui veut la prendre en premier.
- Speaker #3
Alors, en fait, on peut se passer le relais aussi, c'est-à-dire que je vais commencer. sur le plan MRTC parce qu'on est vraiment sur les situations les plus simples, je dirais. Donc, soit vraiment une détection du risque, c'est-à-dire qu'on n'a pas complètement basculé dans le surpoids-obésité, mais on détecte que là, il faut sûrement agir pour empêcher justement de basculer dans un risque avéré, ou bien un surpoids déjà identifié ou même une obésité, mais simple, donc sans répercussion. générales trop importantes, qu'elles soient physiques ou psychologiques, et donc bien sûr pas l'obésité morbide ou compliquée. Dans ce cas-là, on peut intervenir en premier lieu, mais bien sûr, comme on a vu que le suivi se faisait en lien entre l'équipe qui prend en charge le patient et le médecin qui a fait la prescription et l'orientation, si on constate que ça ne fonctionne pas, ça ne change pas, il y a toujours une difficulté, on n'a pas de résultat, il faut savoir passer le relais. auprès des collègues qui peuvent prendre en charge des situations un peu plus compliquées. Et dans ce cas-là, c'est important de travailler en réseau sur la région Île-de-France avec les différentes structures. Et donc, on peut passer le relais au REPOP qui peut même prendre en charge spontanément aussi d'autres situations.
- Speaker #4
Complètement. Donc, le REPOP s'adresse en tout cas à tous les moins de 18 ans. Il n'y a pas de contrainte d'âge. La particularité, c'est évidemment qu'on est répartis sur l'ensemble du territoire. Nous, comme je vous le disais, on reçoit d'abord les demandes des familles qui vont être évaluées pour bien détecter de quel niveau de recours la situation semble requérir, en tout cas. Et en fonction de ça, si on est effectivement dans un surpoids simple où une obésité simple sans retentissement majeur et qu'il y a à proximité du domicile un dispositif mission retrouve ton cap, on orientera vers ce dispositif, mais quelquefois il n'y a pas forcément ce dispositif à proximité. Dans ce cas-là, on va aiguiller vers un parcours repop avec une équipe de proximité. La proximité c'est vraiment important puisqu'on l'a dit, c'est... Il y a quand même pas mal de consultations prévues qui se répartissent sur deux ans. Donc ça, c'est aussi un facteur d'observance du parcours, que ce soit à proximité du domicile. Donc on va aussi faire en fonction de l'offre du territoire. Et effectivement, on peut aussi intervenir sur des situations plus complexes. C'est pour ça qu'on est un peu à cheval finalement entre les trois niveaux de recours, Puisque même lorsque on a une situation qui va... être suivi en centre spécialisé d'obésité. Les consultations en centre spécialisé d'obésité se font quelquefois une fois par an parce qu'ils sont aussi submergés par les demandes et donc il est souvent important aussi de coupler avec un accompagnement en ville de proximité ce parcours-là. Donc j'ai tendance à dire que finalement les niveaux de recours se superposent autour du patient, même dans le cas d'un trauma. troisième niveau de recours, le médecin traitant doit rester dans la boucle et a tout son rôle à jouer aussi dans ce parcours et la prise en soin du patient, même si le relais peut être transmis à d'autres équipes plus spécialisées sur cette thématique. Donc voilà, sur les différences, il y a vraiment cette tranche d'âge, la répartition sur le territoire et effectivement la petite différence où nous, il y a un reste à charge qui peut être demandé chez le diététicien et le psychologue et qui ne s'élèvera pas à plus de 10 euros.
- Speaker #1
Et docteur Capucine Vignon-Savoie, pour ce qui est justement de ce fameux niveau 3 des obésités qui sont compliquées, qui sont importantes, qui sont associées à des comorbidités, quels sont les recours actuellement en Ile-de-France ?
- Speaker #2
Alors c'est principalement les centres spécialisés d'obésité qui sont hébergés dans des centres hospitalo-universitaires parisiens comme Robert-Debré, Trousseau, Necker, le Kremlin-Bicêtre. qui regroupe des spécialistes, des sur-spécialistes pédiatres comme des endocrinologues, des pneumologues, des cardiologues, des orthopédistes, des gastro-entérologues et j'en passe. Aussi avec bien sûr toutes les compétences en termes d'éthétique, de psychologue, d'activité physique adaptée et qui ont aussi un plateau technique chirurgical et d'anesthésie pour enfants dans le cadre des rares indications de chirurgie bariatique. Alors quand est-ce qu'on fait appel au centre spécialisé d'obésité ? Donc c'est pour les obésités très complexes, avec des complications qui sont non facilement traitées par les autres niveaux de prise en charge, ou alors avec des retentissements sociaux-psychologiques majeurs, ou des échecs des prises en charge antérieures. Le CSO est capable de prendre soin en charge complètement lui-même les patients les plus graves, ou alors de... faire des prises en charge, comme disait Mme Desnoyers, en alternance avec les médecins traitants et les équipes de ville. Ils peuvent fournir une évaluation initiale et puis ensuite travailler en réseau avec une réunion de concertation pluriprofessionnelle avec le médecin traitant et les autres professionnels de ville. Ce CSO peut avoir un rôle de coordination pour la prise en charge du patient. Dans les cas très complexes, on fait aussi parfois appel à un autre coordinateur plus quotidien qui peut être un paramédical qui prend en charge l'enfant par ailleurs.
- Speaker #1
Merci beaucoup. On a parlé du dépistage, de la prise en charge, même si je pense qu'on y reviendra un petit peu de façon pratique en tour de table. J'aimerais qu'on parle un peu de la prévention. Qui se lance pour parler un petit peu de cette prévention du surpoids et de l'obésité dont on voit qu'elles sont croissantes ? C'est lié aussi à des phénomènes sociétaux. Alors qu'est-ce qu'on peut aujourd'hui, et de façon très pratique, en tant que médecin de terrain, proposer à nos patients ? Comment leur en parler ?
- Speaker #2
Je vais peut-être commencer à répondre parce que ça fait partie des choses que fait le pédiatre généraliste et tous les médecins généralistes qui s'occupent d'enfants, qui est d'avoir une attention par rapport au mode de vie de l'enfant, pas seulement les pathologies évidentes qu'il peut présenter. Donc ça va être une attention portée au mode d'alimentation de l'enfant, à ses rythmes de vie, et aussi maintenant, c'est des choses qu'on faisait moins avant, mais maintenant, aussi une attention portée à ses activités sportives. Donc de faire de l'éducation en fait au mode de vie lors des consultations standard de suivi des enfants, c'est un élément très important. On peut comme ça éviter des situations qui dégénèrent et une fois qu'elles se sont installées, c'est parfois difficile de déloger une obésité. Mais dans notre rôle aussi de suivi de l'IMC au fermure des consultations, si on a des signes d'alerte... comme une augmentation rapide de l'index de masse corporelle. C'est des choses qu'on peut reprendre avec les parents en cherchant quelle pourrait être la cause de ce décrochage de l'IMC. Et si on arrive à pouvoir isoler quelquefois ces choses toutes simples et la prise de conscience de la famille suffit à ce que l'enfant retrouve un IMC normal ou une rapidité en tout cas d'augmentation de l'IMC normal. Et ça c'est très important parce que je pense qu'on évite parfois des parcours compliqués. en voyant les problèmes au moment où ils commencent à se dérouler.
- Speaker #1
Et donc dans ces cas-là, qu'est-ce que vous évoquez ? Vous évoquez l'activité physique, qu'est-ce qu'il y en a en dehors de l'école par exemple, le fait de bien manger, par exemple accompagner les parents au marché, non pas uniquement dans des supermarchés, prendre des aliments déjà préparés. Le sommeil est-il important également ? Qu'est-ce que de façon pratique vous évoquez en consultation ?
- Speaker #2
On évoque bien sûr l'alimentation. Alors même jusqu'à l'âge de 3 ans, ça va même jusqu'au fait de... Donner carrément des conseils alimentaires qui sont dictés par l'association française de pédiatrie ambulatoire. Donc qu'est-ce que l'alimentation équilibrée d'un enfant jusqu'à 3 ans ? Donc ça c'est quelque chose qui fait partie de la consultation à ces âges-là. Et après 3 ans, c'est peut-être un petit peu moins précis, on n'a pas forcément des fiches aussi détaillées. Mais c'est reprendre avec la famille, qu'est-ce qu'un repas équilibré pour l'âge de l'enfant ? Qu'est-ce qu'il vaut mieux éviter ? Alors souvent les moments de débordement, c'est le petit déjeuner et le goûter, parce qu'en France on mange très bien, sauf au petit déjeuner et au goûter. Oula, c'est la folie tout d'un coup. Donc ça c'est des choses qui sont culturelles, qu'on peut reprendre assez facilement, et puis il y a une prise de conscience qui est quand même un petit peu globale dans la société, depuis quelques années je trouve c'est un discours qui passe beaucoup mieux. Donc effectivement aussi par rapport au degré de transformation des aliments. C'est aussi quelque chose qui est pas mal passé dans l'opinion générale. Les gens sont conscients que c'est quand même beaucoup mieux de cuisiner soi-même. Et puis le point à porter sur tout ça, ça commence par les courses. On a beau faire beaucoup d'efforts, faire des bons repas, tout ça, si on continue à acheter des super gâteaux fourrés à la fraise et au chocolat, ça ne va pas suffire. Donc c'est aussi les boissons sucrées disponibles dans le garde-manger. Ça c'est des points à évoquer avec les familles qui paraissent évidentes, mais quelquefois on a besoin de se l'entendre dire pour changer son quotidien. Après, par rapport à la pratique sportive, on évoque quelles sont les éventuelles activités extrascolaires des enfants. Tous n'en ont pas, mais si on peut favoriser les activités extrascolaires, en particulier sportives, on essaye de le faire. C'est vrai que l'éducation physique, l'EPS, est maintenant en quantité plus importante à l'école aussi. Là aussi, il y a une prise de conscience dans la société de l'intérêt de pratiquer le sport. Et puis aussi la place des écrans dans le quotidien des enfants. On sait qu'au-delà de deux heures d'écran par jour, on commence à faire du gras. Donc ça, c'est une limite déjà à plein d'âges. C'est pas du tout conseillé de faire deux heures d'écran par jour pour un enfant. Ça paraît déjà beaucoup. Mais avoir déjà cette limite-là chez certains adolescents, pour les familles, c'est intéressant à savoir qu'au-delà de deux heures, il y a un effet métabolique sur le corps. Et puis, le rythme de vie aussi, c'est très important, parce que c'est vrai que même au-delà de la qualité des repas, s'il existe des grignotages, c'est très difficile de faire quelque chose. Donc, de remettre en place l'idée que... Il y a des repas bien individualisés et qu'aussi c'est important d'avoir des rythmes de sommeil réguliers. C'est très important. Donc tout ça, c'est des choses qu'on reprend avec la famille. De temps en temps, on se dit que c'est peut-être trop simple. Mais en fait, non. Et on a tous besoin parfois de se faire remettre les pendules à l'heure.
- Speaker #1
Et docteur Fossé, du côté de l'assurance maladie, est-ce que ce volet prévention est également exploré et pris en charge ?
- Speaker #3
essentielle à tous les âges de la vie. Il y a beaucoup d'actions qui sont tournées vers ce sujet de la prévention à tous les stades, qu'elles soient primaires, secondaires ou tertiaires. Il y a eu l'arrivée de mon bilan prévention aux différents âges et qui est très large puisque ça passe de la vaccination jusqu'au dépistage des cancers mais aussi, là on est dans le sujet de l'obésité. En termes de perspective, Mission Retrouve Ton Cap s'adresse aux enfants jeunes, 3 à 12 ans. Malheureusement, sur la population qui restera pour l'instant en surpoids et en obésité, dont on connaît l'incidence sur les pathologies chroniques, la loi de finances de 2026 veut mettre en place un système nouveau de prévention du passage en infection longue durée. c'est-à-dire de mettre en place Un dispositif d'accompagnement qui permet d'éviter de basculer dans l'infection longue durée et donc de mettre encore une fois l'accent sur le risque identifié et... Quelle action je mets en place pour éviter d'arriver au stade de la maladie chronique ? Bien sûr, après, on a toujours la prise en charge en infection longue durée. Évidemment, on constate des pathologies cardiovasculaires ou naturellement des cancers, mais maladies cardiovasculaires associées. En perspective, on a aussi le PCR, le parcours coordonné renforcé, qui va se mettre en place sur l'obésité bientôt. puisque c'est prévu d'ici la fin de l'année 2026, avec une quarantaine de structures qui seront choisies en Ile-de-France pour faciliter justement la prise en charge des patients adultes, là pour le coup, obèses. Donc la prévention, c'est un élément important, majeur, puisque le but est évidemment d'éviter au maximum l'ancrage des pathologies. pour déjà le confort de la population française, sa santé en général, et puis bien sûr, en dépense de santé, c'est effectivement aussi un facteur à prendre en considération.
- Speaker #1
Alors du côté de Repop, et également avec votre particularité, votre profession de diététicienne, Madame Desnoyers, est-ce que vous avez également une action que vous développez ou que vous préconisez pour cette prévention ?
- Speaker #4
Alors, euh... Pour le REPOP, en tout cas, la prévention, c'est la même qu'en population générale. Ce qui a été évoqué, tous les éléments qui vont être protecteurs de la santé.
- Speaker #1
Il n'y a pas d'action spécifique du REPOP en prévention ?
- Speaker #4
Ce que je veux dire, c'est qu'en termes de prévention de la pathologie elle-même, ça va être compliqué de prévenir une pathologie qui a quand même une forte corrélation génétique. Donc, c'est la même prévention qu'en population générale. vis-à-vis de l'apparition de cette maladie. Ensuite, nous, on va avoir des actions aussi de lutte contre la stigmatisation parce qu'effectivement, la stigmatisation, notamment dans le milieu scolaire, va être un facteur aggravant. Et donc ça, c'est important que les adultes qui sont en contact avec des enfants qui peuvent être en situation d'obésité aient un regard bienveillant vis-à-vis de la différence des corps. pour réduire au maximum ces répercussions psychosociales qui sont des vrais facteurs d'aggravation de la pathologie dans le temps. On va également avoir un discours vis-à-vis de la restriction cognitive de l'alimentation. Je vais mettre en lumière mon regard de diététicienne. où en fait, il me semble que le plaisir de manger et de bouger sont des axes vraiment primordiaux et de prévention aussi d'aggravation de la pathologie. J'entends quelquefois des mamans dire qu'elles obligent leurs enfants à faire telle, telle activité et qu'ils n'aiment pas du tout y aller, mais elles les forcent. Donc je pose la question à long terme, est-ce que vous pensez qu'il va faire du sport toute sa vie si du coup il associe ça à quelque chose ? De négatif, le plaisir doit vraiment être central, que ce soit dans l'alimentation ou dans la mise en mouvement. La mise en mouvement concerne également toute la famille, quelles sont les activités de la famille. Et de ne pas toujours stigmatiser sur l'enfant qui va avoir une assiette différente et des comportements qui doivent être différents pour lui parce qu'il est en situation d'obésité. C'est bien un accompagnement. familiale dans la prise en soin et ça il me paraît très important de le souligner que c'est une aventure familiale en réalité. Donc qu'est-ce qu'on mange ? Effectivement on va favoriser une alimentation équilibrée et de qualité. Donc qu'est-ce qu'on mange ? Ce qu'il y a à table et donc il est important d'apporter une éducation aux parents vis-à-vis de la qualité nutritionnelle. Mais l'axe majeur est vraiment le plaisir de manger parce que manger sans plaisir c'est le lit. de futures compulsions, puisqu'on a besoin de ressentir du plaisir quand on mange. Et je pense que vous êtes tous d'accord avec moi que quand on mange sur le pouce en 10 minutes, il y a forcément un petit goûter avec les gâteaux fourrés qui apparaît dans l'après-midi. Et donc ça, c'est vraiment important.
- Speaker #1
Donc pas de repas à part, pas de menu spécifique pour l'enfant qui, dans la famille, serait en surpoids ?
- Speaker #4
Non, plutôt porter attention aux sensations alimentaires. Et donc si l'enfant ne finit pas son assiette parce qu'il y a eu un goûter un peu trop copieux avant, ne surtout pas se dire finis ton assiette, mais plutôt l'apprendre à respecter ses sensations alimentaires comme la faim, le rassasiement. Et donc la question c'est aussi déjà chez les parents, est-ce qu'ils ressentent ces sensations-là ? Comment aussi les éventuelles... Les émotions sont exprimées et qu'on ne peut pas résoudre toutes les émotions avec de l'alimentation. C'est plutôt ce type d'approche qui sont importantes. Au Repop, on développe des fiches pratiques que l'on confie aux professionnels de santé qui sont dans le carnet de suivi que la famille peut avoir pour le suivi du parcours. On aborde notamment la pleine conscience, éviter la restriction cognitive. ou encore une meilleure compréhension du poids. Donc ça, c'est les trois fiches pratiques qu'on a pu développer et qui sont des supports pédagogiques, en tout cas, qui peuvent être utilisés lors des consultations avec la famille.
- Speaker #1
Alors, on a des familles, on a tous entendu ça, qui nous disent « il ne veut pas manger de légumes verts, dès que c'est du vert, il n'en veut pas » ou alors « il ne mange que du blanc » . Alors, qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là pour justement combattre doucement ces croyances ? Alors, on peut expliquer qu'un enfant ne se laisse pas mourir de faim. Sauf s'il y a en effet un trouble du comportement alimentaire sous-jacent. Mais est-ce que vous avez un peu des recettes les unes et les autres ?
- Speaker #2
Alors par rapport à un enfant qui sélectionne, on dépend des légumes. Oui, alors évidemment, on peut mettre beaucoup de tomates dans la sauce bolognaise. On peut essayer de cacher les légumes dans des quiches.
- Speaker #1
Les tomates n'étant pas complètement vertes non plus.
- Speaker #2
N'étant pas vertes. Alors je pense que nous, en tant que soignants, il ne faut pas non plus qu'on fasse une obsession complète sur le vert. Déjà, s'ils mangent des légumes, même s'ils ne sont pas verts, bravo. Donc, on peut essayer de contourner un petit peu cette aversion de cette manière-là. Chez les enfants, quand ils sont jeunes comme ça et qu'ils ont vraiment une sélectivité alimentaire très grande, quelquefois, on est dans le cadre des troubles de l'oralité, qui peuvent être aussi pris en charge par une orthophoniste spécialisée dans l'oralité. Il peut exister aussi. d'autres troubles comme l'arphide, qui sont des troubles comme ça de sélectivité alimentaire et de restriction alimentaire qui relèvent du pédopsychiatre. Donc quelquefois, on est dans des cadres pathologiques et qu'il faut savoir évoquer et prendre en charge du coup par d'autres biais que la diététicienne et les conseils alimentaires.
- Speaker #1
Et alors, au point de vue activité physique, quelle activité physique proposer ? Donc j'ai bien entendu Eve que vous préconisez une activité physique de la famille. Ce qui, comme le repas, peut être un moment convivial. Mais quand on a un enfant qui est déjà en surpoids, qui a parfois du mal à se déshabiller, donc par exemple aller à la piscine, ou à se mouvoir parce qu'il a déjà des douleurs articulaires, qu'est-ce qu'on préconise ? À quel moment passe-t-on plutôt à de l'APA, activité physique adaptée, ou à de la kinésithérapie ? Comment les choses s'articulent-elles là encore ?
- Speaker #4
Alors, il y a aussi des associations qui existent. Je pense au club des Nayades sur Paris. qui propose effectivement des cours à la piscine, plus spécifiquement pour les enfants en surpoids ou en obésité, ce qui permet d'avoir moins ce regard dérangeant. Et encore une fois, comme je le disais tout à l'heure, c'est le plaisir qui va faire que cette activité va perdurer dans le temps. Donc c'est très important d'écouter l'enfant et de l'interroger par rapport à ça, lui ses envies aussi.
- Speaker #3
Oui. Alors, au niveau de l'APA... Effectivement, là, il peut y avoir une activité sportive plaisir qui n'est pas encore été explorée et qui peut s'inscrire finalement dans un club assez classiquement. Au niveau de l'APA, on est déjà là dans quelque chose d'adapté et donc ça peut être l'occasion justement de creuser ce désir de l'enfant, de voir quelle est l'offre, encore une fois en proximité sur le territoire, qui match en fait entre... l'envie du patient et puis l'offre qui est disponible. Et ça permet un encadrement peut-être pour redémarrer une acculturation à l'effort, mais à l'effort qui aboutit à avoir une forme de plaisir et de satisfaction. C'est quelque chose qui est tout à fait judicieux dans ce cas-là, oui.
- Speaker #1
Est-ce qu'il existe, à contrario, une activité physique qui serait déconseillée ou déconseillée à partir d'un certain degré de surpoids ou d'obésité ?
- Speaker #2
Alors là, je pense que les activités physiques ont très fort impact. Comme la boxe où les articulations sont vraiment mises à l'épreuve en cas de douleur articulaire, ne sont pas conseillées pour ne pas majorer les douleurs articulaires et les risques de fracture.
- Speaker #1
Est-ce que l'une d'entre vous voit quelque chose à rajouter sur le plan de la prévention, comme on en a parlé ? Sur le plan également du diagnostic, on a évoqué que ce diagnostic... qui pouvait être fait de différentes façons sur le plan de la prise en charge, et puis peut-être plus spécifiquement sur cette prise en charge au long cours, puisqu'on voit qu'il peut y avoir des prises en charge qui durent jusqu'à 6 ans. Maintenant, on sait que c'est une maladie chronique, que des injections de rappel... sont souvent nécessaires. On parle chez l'adulte notamment du rebond après l'arrêt de certains traitements. Est-ce qu'en fait un jour on cesse d'avoir un problème de poids ? Je fais un petit peu le parallèle avec l'alcool. Est-ce qu'on cesse un jour d'avoir un problème avec l'alcool quand on a eu une période d'alcoolisme ? Alors qu'est-ce qu'on fait au long cours ? Qu'est-ce que vous préconisez pour tout ceci ?
- Speaker #2
Moi je pourrais dire un mot sur l'importance de préparer la transition vers la médecine adulte. Pour les adolescents qui sont en surpoids, c'est quelque chose dont il faut parler assez tôt, entre l'âge de 11 ans et 15 ans, pour qu'il y ait une autonomisation qui soit progressive. Parce que c'est important que le jeune adulte ne passe pas brutalement d'un système où il est très couvé, un système pédiatrique où il est très très couvé, où on va sursoir à ses manques de rendez-vous, etc. Un système où il est responsable de lui-même et donc beaucoup moins encadré dans sa prise en charge. Après sur l'aspect long cours, effectivement, habituellement c'est une pathologie au long cours. C'est important je pense de le dire dès le départ aux familles que ça va être long, qu'il faut de la persévérance, que les résultats sont parfois longs à obtenir. Et dans la prise en charge de cette pathologie, en tout cas pour le surpoids et l'obésité non compliquée, On ne va pas demander aux enfants de perdre du poids, on va demander aux enfants de prendre moins vite du poids. Et avec la croissance, ça va permettre de faire diminuer l'IMC. Et lorsque la croissance naturelle s'arrête, on va essayer que l'enfant puisse stabiliser son poids et dans un second temps, perdre même un peu de poids de manière très encadrée. Pour essayer d'arriver dans un IMC plus proche de la normale, mais en tout cas tant que l'enfant est en croissance, pour une obésité non compliquée, on ne recherche pas la perte de poids. Pour un enfant qui a une obésité compliquée, alors évidemment, là idéalement, on aimerait qu'il y ait une perte de poids, en particulier s'il y a des complications. Quelquefois, ce n'est pas possible quand les enfants, par exemple, sont psychologiquement trop fragiles. Et c'est recommandé quand il y a des problèmes psychologiques chez les enfants qui ont des obésités compliquées de discuter avec le pédopsychiatre qui prend en charge l'enfant parce que quelquefois la perte de poids n'est pas la première préoccupation tellement l'état psychologique de l'enfant est fragile. Donc c'est un petit peu au cas par cas dans ces cas-là. Et quand il y a complications, une perte de poids même minime permet d'obtenir des résultats notables. en termes de complications métaboliques ?
- Speaker #3
Je pense que c'est important de rassurer l'enfant, le futur adulte et la famille, justement parce qu'il y a vraiment un engagement collectif de soutien de ces situations de surpoids et d'obésité infantile, avec l'idée d'éviter cette rupture que vous évoquez au passage de l'autonomisation de l'âge adulte. On sait bien que c'est le moment où les enfants quittent le nid familial, peuvent changer, quitter le domicile familial, changer de région, etc. C'est important de leur conseiller peut-être de garder un médecin traitant, d'en échanger avec lui, qu'il soit sorti ou non complètement du suivi ou de la vigilance sur cette question, et de dire qu'on ne les lâche pas. Ni le médecin, bien entendu, mais aussi les dispositifs qui sont là en cours de développement pour assurer justement une absence de rupture, donc une forme de continuité dans la prise en charge qui garantisse qu'ils ne seront pas seuls si toutefois ils devaient encore être accompagnés au sortir de l'adolescence.
- Speaker #4
Donc pareil, effectivement, l'adolescence est une période charnière lors de laquelle on peut observer des ruptures de parcours. Donc c'est effectivement important d'essayer de raccrocher au maximum les wagons que l'on peut. Et c'est là l'importance de cette prise en soin de proximité, parce qu'ils pourront toujours revenir vers les professionnels qui les auront accompagnés. Dans le cadre du Repop, c'est des professionnels libéraux qui sont sur leur territoire. Et ils pourront à nouveau revenir vers eux pour une prise en soins qui serait alors hors parcours Repop. Et effectivement, c'est un petit peu l'enjeu de l'avenir, ce qui était évoqué justement précédemment. Il y a différents parcours qui vont être déployés à la fois pour les enfants. Il y en a un qui va très prochainement être déployé pour l'obésité complexe adulte. Donc ça... Ça va être vraiment l'orchestration de ces différents dispositifs qui vont pouvoir permettre, en tout cas la couverture, quel que soit l'âge, d'avoir toujours une prise en soin qui soit adaptée et disponible sur les territoires, j'entends bien.
- Speaker #1
Eh bien, je vous remercie toutes les trois pour le partage de vos expériences et pour votre implication au quotidien pour accompagner les évolutions du système de santé dans un contexte démographique tendu. Cette pathologie nous montre l'importance d'une prise en charge à la fois ciblée et globale, associant colloques singuliers et travail en groupe, au sein d'une équipe plus d'iridisciplinaire cohérente, ce qui reflète les enjeux d'une médecine de qualité. Je vous propose de mettre un terme à cette réunion, qui a été très enrichissante en ce qui me concerne, et puis j'en profite pour faire une petite annonce pour le prochain 12-14 de l'URPS Médecins, qui sera consacré à... Exercer deux jours en zone déficitaire, quelle application concrète ? Merci et bonne journée à tous.
- Speaker #0
Merci à nos invités et au public pour ces échanges autour de la prise en charge de l'obésité infantile en Ile-de-France. L'URPS Médecins Libéraux Île-de-France vous donne rendez-vous pour son prochain 12-14 qui aura pour thème Exercer deux jours en zone déficitaire, quelle application concrète ?