Speaker #0Tu as compris que t'organiser mieux ne suffisait pas. Tu sens bien que ce n'est pas juste une question de planning, de routine ou de discipline. Mais alors, comment on fait concrètement pour changer ? Et pourquoi, même quand on sait qu'il faudrait changer plus en profondeur sur notre posture, nos croyances, on ne le fait pas ? C'est exactement ce que je t'explique dans l'épisode d'aujourd'hui. Welcome dans les Bienveillantes, ce petit coin du monde qui est le nôtre, un endroit où nous... Femmes pleines d'ambition et mamans au grand cœur, venons échanger, s'inspirer et grandir ensemble. Moi c'est Rosane, coach certifié spécialisé dans l'accompagnement de l'équilibre des femmes. J'y suis ta compagne de route sur ce chemin parfois chaotique mais ô combien enrichissant quand on veut marier nos rêves professionnels, personnels et nos joies familiales. Hello, hello ! Je suis ravie de te retrouver pour cet épisode qui est la suite du précédent où je t'ai parlé d'éléments très importants sur... Ces envies de changement frustrantes qui se soldaient souvent par des échecs. Donc, on a parlé des changements qui ajustent, qu'on appelle aussi des changements de type 1 et des changements qui transforment vraiment, ce qu'on appelle les changements de type 2. Et si tu n'as pas écouté cet épisode, l'épisode 66, je t'invite vraiment à aller le faire avant celui-ci parce que ce que je vais te partager aujourd'hui s'appuie directement dessus. un changement durable et tu vas voir pourquoi ce n'est pas si simple d'avoir ces conditions-là dans notre quotidien. Je voudrais commencer par te redire très clairement que parfois, un changement de type 1 suffit, c'est à dire changer une organisation, une routine, une façon de faire, que ça peut être très aidant dans des situations ponctuelles et surtout quand il y a un certain équilibre de base qui est déjà sain, qui est déjà fonctionnant. Mais très souvent, Chez les femmes et les mères que j'accompagne, eh bien ce n'est pas suffisant. Pourquoi ? Parce que leur vie a profondément changé avec l'arrivée des enfants et qu'on ne peut pas continuer à réagir, à décider, à se traiter soi-même comme avant. Et la question qui revient tout le temps c'est celle-là. Ok, j'ai compris, mais comment concrètement on fait pour changer vraiment alors ? C'est à cette question que je vais répondre aujourd'hui sans te faire croire le fameux « quand on veut, on peut » . Ce que j'observe très souvent, c'est que les femmes ont conscience que, quelque part, elles ont besoin d'un changement profond. En fait, elles le sentent, elles le savent, et pourtant, elles ne le font pas. Et il y a différentes raisons, mais les deux principales que je vois, les deux énormes freins que je vois, c'est d'abord de repousser en se disant « ça ira mieux plus tard » , un petit peu la politique de l'autruche. Beaucoup de femmes se disent Ça va passer quand je serai moins fatiguée, quand ce sera plus calme, quand les enfants seront grands. Elle repousse avec l'espoir que la situation va se réguler toute seule. Mais la vérité c'est que ça ne passe pas tout seul et que bien souvent, plus on attend et plus le système s'enquiste. La deuxième raison, c'est la peur de ce que ce changement implique. Quand on sent qu'il faut changer et qu'il faut changer en profondeur, eh ben ça fait peur. Peur de la version de soi qui pourrait émerger. Peur de déséquilibrer le couple, peur de ne plus être reconnue, peur de ne plus correspondre aux attentes. Je pense là à une coachée par exemple qui avait tellement peur de changer qu'on a commencé son accompagnement par une séance d'EFT pour réguler l'émotion, pour apaiser cette peur. Ce qu'elle avait comme peur profonde c'était que ce changement pour elle mettait son couple en danger. Et ce qui s'est passé était tout l'inverse en fait, en changeant sa posture Et en se respectant davantage, les liens dans son couple se sont resserrés. Mais il fallait bien dépasser cette peur profonde pour qu'elle puisse s'autoriser à changer. Donc le changement fait peur, mais ce qu'on imagine est très souvent plus effrayant que la réalité. Donc j'aimerais maintenant te proposer une autre manière de voir le changement. Pas comme quelque chose qu'on force, mais comme une recette avec des ingrédients nécessaires. Il y a un point fondamental à comprendre, un changement de type 2 ne se fait pas. Il émerge dans certaines conditions, quand ces conditions sont réunies et que l'ancien système ne peut plus se maintenir. Ce système ne va pas changer par volonté, déjà il va changer par saturation. Quand le cadre dans lequel tu vis devient une impasse. Alors je vais revenir encore une fois à ma fameuse image du Bernard Lhermitte que j'aime tant, je n'ai pas trouvé mieux ! Pour expliquer ça, le fameux Bernard Lhermitte qui vit dans sa coquille et à un moment donné, sa coquille devient trop étroite. Et il a un choix terrible à faire, c'est de sortir et d'être très vulnérable pendant une période donnée pour aller trouver une coquille plus grande, plus adaptée à son nouveau besoin, à son expansion. Alors j'avais lu ça, je ne sais pas si c'est réel, mais il va devoir choisir d'affronter cet océan et il a un risque de 2% de mourir dans cette transition entre sa plus petite coquille et sa plus grande contre 100% de mourir s'il reste dans la coquille qui est devenue trop petite. Et donc c'est bien un phénomène de saturation, c'est-à-dire que la situation nous pousse à changer, nous pousse à aller vers une autre version. Alors sauf qu'on n'est pas des Bernard Lhermitte, Et que ce côté naturel ne nous vient pas toujours spontanément. Donc, qu'est-ce qu'il faut ? C'est quoi ces fameux ingrédients ? La première, c'est ce qu'on appelle une douleur. Une douleur qui est suffisamment forte et qu'on a rendue consciente. Alors, quand on dit douleur en coaching, il faut plutôt s'imaginer une souffrance psychologique, en fait. Et le gros problème que l'on a, c'est que notre souffrance psychologique dans nos vies de femmes et de mamans, elle est souvent très normalisée. J'en parle dans... L'épisode 58 que je t'invite à écouter aussi, où je parle du déni-habituation. Parce qu'en fait on s'habitue à être fatigué en permanence, à courir du matin au soir, à s'énerver pour des broutilles, à ne pas avoir d'espace pour soi et on finit par se dire « Ah ben c'est comme ça, c'est la vie de maman, je devrais gérer » . Mais pour qu'un changement soit déclenché, il faut que cette douleur devienne suffisamment forte, voire insupportable pour qu'on envisage de fonctionner différemment. C'est là que le rôle de coach, il est important. Il n'est pas de rajouter de la douleur, bien sûr, mais d'aider à mettre de la conscience là-dessus. En quoi ce que tu vis te coûte réellement ? Qu'est-ce que ça va abîmer dans ta relation à toi, aux autres ? Pourquoi continuer ainsi n'est pas neutre pour toi ? Et tant que la douleur reste floue ou minimisée, le système est baintien. Le deuxième ingrédient, c'est ce qu'on appelle... toujours en coaching, un état désiré. Même s'il est encore un peu flou, ça c'est pas très grave. Vers quoi tu veux aller ? C'est quoi la destination qu'on va aller chercher ? C'est quoi la coquille plus grande ? Si je reprends le Bernard Lhermitte. La plupart des femmes savent très bien ce qu'elles veulent plus mais quand on leur demande ce qu'elles veulent à la place c'est très confus et ça c'est normal. En général par rapport au changement on sait ce qu'on ne veut plus, on sait pas exactement ce qu'on veut et puis c'est encore plus normal quand on est une femme très prise voire débordée parce que on a du mal à se projeter, on a perdu la connexion à soi, le lien à ses désirs. On n'ose plus imaginer autrement. Et ce désir, souvent, il peut émerger quand on commence à respirer autrement. Et c'est là encore que le coach est très utile parce qu'il va rouvrir le champ des possibles. Comment j'aimerais me sentir ? Dans quelle énergie j'aimerais vivre ? Et aider à cette projection, c'est comme mettre le carburant nécessaire pour changer. Le troisième ingrédient, C'est la croyance que le changement est possible. Et c'est là où notre cerveau, il va résister à fond. Parce que lui, il déteste le changement. Il préfère rester dans cet inconfort du connu que d'aller chercher quelque chose de différent. Et il va te raconter mille raisons pour ne pas bouger. « Ce n'est pas possible avec mes enfants. » « Ce n'est pas possible parce que mon conjoint ne m'aide pas. » « Ce n'est pas possible dans ma situation. » et absolument pas des vérités. Et donc, pour se jeter dans l'inconnu, car tout changement, c'est un inconnu, il faut croire que quelque chose, quelque part autrement est possible. Et c'est là que voir d'autres femmes qui ont déjà traversé ce changement, être dans un contexte différent, être accompagnée par quelqu'un en qui tu as confiance, tout ça, ça permet de bypasser temporairement ton manque de confiance. ton manque de croyance que c'est possible pour toi. Tu n'as pas encore besoin de croire que tu peux le faire, il suffit de croire que quelqu'un peut t'y emmener. Le quatrième élément, c'est l'autorisation intérieure. Et ça, c'est un vrai déclencheur. Parce que quand ces ingrédients sont là, il se passe quelque chose. Un moment décisif. Celui où tu t'autorises. Où tu t'autorises à faire autrement, à ne plus tenir à tout prix, à lâcher certaines loyautés, à faire entrer le changement dans ta vie. Encore une fois, le changement de type 2 ne s'impose pas. Il s'autorise, il se traverse, il s'incarne. Et ensuite, le processus de changement peut avoir lieu. Une fois que ces ingrédients sont là, le changement suit son cours. Et c'est important de le dire, bien sûr ce n'est pas linéaire, ce n'est pas confortable tout le temps, parce qu'on va traverser une désorganisation temporaire nécessaire des prises de conscience parfois déstabilisantes, des décisions importantes, parfois, pour ne pas dire forcément, une forme de perte d'une certaine identité, de rôle, de croyance ancienne. Mais cette perte n'est jamais un vide. Elle est très vite remplacée par des repères plus justes, des croyances plus aidantes, une posture beaucoup plus alignée avec la vie que tu mènes aujourd'hui. Et pour traverser cela, le contexte, et fondamentale, un contexte sécurisant pour pouvoir s'ouvrir et se déposer, bienveillant pour ne pas se sentir jugé mais aussi stimulant et légèrement challengeant pour ne pas rester coincé dans l'ancien fonctionnement, l'ancien modèle. Et c'est dans ce type de contexte que peut vraiment avoir lieu le changement, que tu peux vraiment t'autoriser changer et faire émerger une version de toi plus juste, plus vivante. Alors pour t'aider à te te situer par rapport à ce processus, ce qui amène au changement de type 2. Je t'ai préparé un petit check pour savoir où tu en es aujourd'hui. Donc tu peux simplement te poser ces questions. 1. Est-ce que ma situation actuelle me pèse vraiment ? Est-ce que continuer comme ça me coûte trop cher ? La deuxième question c'est est-ce que j'ai même confusément une envie de fonctionner autrement, de me sentir différente dans ma vie de femme et de maman ? Et la troisième c'est Est-ce que je peux envisager que le changement soit possible pour moi quelque part ? Même si je ne sais pas encore comment. Et là, si tu coches une, deux, trois cases, c'est que quelque chose aujourd'hui est en train de s'ouvrir pour toi. Et si je te parle de tout ça, ce n'est pas un hasard. C'est parce que je suis en train de travailler mon challenge qui aura lieu très prochainement du 18 au 21 janvier. Un challenge, c'est vraiment un contexte parfait pour amorcer un changement de type 2. C'est un contexte sécurisé pour travailler sur ces ingrédients sans te brusquer, sans te forcer, sans te laisser seul avec tout ça. Et si tu as la chance d'écouter cet épisode au moment où il sort, tu peux t'inscrire simplement en allant cliquer dans les notes de cet épisode dans la rubrique « Mes actualités » . Profites-en, c'est un challenge 100% gratuit. Et sinon, si tu n'as pas cette chance, tu peux toujours me contacter pour voir quels sont mes programmes ouverts en ce moment qui pourraient t'amener à t'accompagner sur ces changements de type 2. Voilà, donc en conclusion, si tu n'as plus envie de tenir, si tu sens que ton cadre ne te convient plus, t'étouffe et ne t'amène pas vers une vie telle que tu la souhaites vraiment, alors tu n'as rien raté. Tu es juste dans un processus important, celui à partir duquel quelque chose de plus juste peut commencer pour toi. Et ça c'est une merveilleuse nouvelle. Pas toujours confortable mais merveilleuse nouvelle. Il s'agit ensuite de trouver le contexte pour toi pour t'amener. à ce changement de type 2. Et si tu en ressens le besoin, n'hésite pas à venir m'en parler pour que nous travaillions ensemble. Voilà, j'espère que cet épisode t'a plu. N'hésite pas à le partager autour de toi. Il y a probablement une amie, une collègue, une sœur qui aurait besoin d'entendre ces mots. Alors offre-lui. Merci encore pour ta fidélité. Je vous embrasse bien fort. À très bientôt lors du challenge ou sur les réseaux. Je vous embrasse.