Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Ecarné de Niki, je suis ravie de vous retrouver. Vous avez un projet en tête mais vous hésitez à vous lancer, vous voulez faire évoluer votre quotidien mais vous ne savez pas par où commencer ou tout simplement vous adorez les questions de développement personnel alors vous êtes sur le bon podcast. Alors une fois n'est pas coutume, je voudrais commencer cet épisode avec un petit proverbe. J'ai hésité entre deux, mais je pense que le deuxième vous parlera plus, c'est celui de Confucius, qui nous dit « Nos plus grandes gloires ne consistent pas à ne jamais tomber, mais à nous relever chaque fois que nous tombons. » Bon, la première, c'était celle de Churchill, et j'avoue que, bon, elle n'est pas forcément enthousiaste, et il disait « Le succès, c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme. » Bon, c'est pas pour vous, mais je préfère celle de Confucius. Par rapport à l'échec, j'utilise volontairement ce mot, mais dans la vraie vie, je préfère quand même utiliser le mot expérience, parce qu'échec, ça a quand même une connotation assez négative. Et donc, le souci, c'est qu'aujourd'hui, on passe beaucoup de temps à admirer les réussites des autres. Les entrepreneurs qui ont créé des entreprises florissantes, les auteurs qui vendent des milliers de livres, les sportifs qui remportent des compétitions. En fait, ce qu'on voit moins, ce sont les dizaines de refus, les erreurs, les projets abandonnés, les nuits blanches à douter. ou à recommencer et les portes qui se sont fermées avant d'arriver au succès. Et pourtant, l'échec, c'est quelque chose qui fait partie du chemin. Alors aujourd'hui, je voudrais vous donner quelques clés, vous partager quelques clés pour apprendre à mieux vivre avec lui et à ne pas baisser les bras dès le premier obstacle, dès le premier échec. Et donc sans plus tarder, première clé, arrêtez de voir l'échec comme une preuve de notre valeur. Effectivement, le premier piège, c'est de croire que parce qu'on échoue, nous sommes nous-mêmes un échec. Ce sont deux choses complètement différentes. Rater un examen ne signifie pas qu'on est un incapable. Recevoir un refus d'une maison d'édition ne signifie pas que l'on écrit mal. Personnellement, ça m'est arrivé et j'avoue que ça m'a fait un gros pincement au cœur, mais ça ne m'a pas empêchée de continuer et je n'ai pas regretté par la suite. Se faire quitter, par exemple, ne signifie pas que l'on ne mérite pas d'être aimé. Voilà, bref, vous avez compris, ce n'est pas un événement ponctuel qui doit devenir une vérité permanente. Il faut savoir que c'est un raccourci que notre cerveau adore faire. Il va chercher une explication rapide et souvent il va retourner cet échec contre nous. Non, un échec, ça signifie seulement que cette tentative-là n'a pas fonctionné et ça c'est une nuance qui change absolument tout. Deuxième clé que je voulais vous partager. Donc c'est ce que je disais juste au-dessus, c'est qu'on oublie que l'échec est une information parce que ça nous montre ce qui peut être amélioré. Il nous révèle parfois un manque de préparation, une mauvaise stratégie, un mauvais timing ou simplement quelque chose que l'on n'avait pas anticipé. C'est seulement un retour d'information. Bon, je vais prendre un exemple qui parle sûrement à tout le monde. Vous faites un gâteau pour la première fois et c'est pas forcément très concluant. Ça ne signifie pas que vous êtes nul en cuisine, ça signifie juste que la prochaine fois vous changerez quelque chose à cette recette pour l'améliorer, c'est tout. Troisième clé, les personnes qui réussissent échouent énormément. C'est ce que je vous disais en introduction de ce podcast, c'est qu'on voit souvent les réussites des autres, notamment avec les réseaux, mais ce qu'on... N'oublie, c'est que dans les parcours les plus inspirants, il y a eu des années, souvent, pour la plupart, d'efforts invisibles. Pour certains, des entreprises qui ont fait faillite, des manuscrits qui ont été refusés. Je prends souvent l'exemple de J.K. Rowling avec Harry Potter. Combien de maisons d'édition l'ont refusé avant qu'elles ne percent ? Idem pour Stephen King, qui est au passage mon auteur préféré. Des auditions ratées, des compétitions perdues, voilà. donc tout ça Pour rappeler qu'en fait, même les personnes les plus performantes qui sont vues vraiment comme des leaders dans leur domaine ont dû recevoir des dizaines, voire des centaines de non avant d'y parvenir. Et la différence, c'est que malgré ces échecs, elles ont continué et elles ont compris que chaque tentative augmentait les chances que la suivante fonctionne. Et cela nous amène à la quatrième clé, se poser les bonnes questions. Donc souvent après un échec, on va passer par différentes émotions, soit de la colère, soit de la tristesse, soit de la culpabilité. Pourquoi moi ? Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Pourquoi est-ce que je suis si mauvais ? Et plutôt que de broyer du noir, ou en tout cas au moins, après l'avoir fait, essayez plutôt de remplacer ces questions pas très constructives par d'autres qui le sont bien plus. Par exemple, qu'est-ce que cette situation m'apprend ? Qu'est-ce que je pourrais faire différemment la prochaine fois ? Qu'est-ce que je garde ? Qu'est-ce que j'enlève ? Voilà, tout ça, ça va déplacer l'attention du problème vers la solution, et c'est précisément là que l'on commence à progresser. Cinquième clé, accepter que certaines choses ne dépendent pas de nous. Et ça c'est hyper important de se le rappeler, c'est que tout ne repose pas forcément sur nos épaules. On peut donner le meilleur de soi-même et malgré tout ne pas obtenir le résultat espéré. Parce qu'il y a toujours aussi cette part que l'on ne contrôle pas. Par exemple, le bon moment, la concurrence. Le contexte économique, les décisions des autres, tout ça, ce n'est pas de notre responsabilité. Notre responsabilité à nous, c'est de faire au mieux avec ce que l'on peut maîtriser. Et en partant de là, ça enlève beaucoup de pression. Je vous donne mon exemple personnel. Lorsque j'ai passé mon BPGEPS, le BPGEPS c'est un diplôme pour être coach sportif, le jour de l'examen, vraiment, il y avait tout en ma défaveur. C'était horrible. On avait des problèmes de transport. J'avais, il faisait canicule, on avait une canicule, donc il faisait plus de 40 degrés dans la salle, sans clim. J'ai deux de mes, ce qu'on appelle des cobayes, c'est ceux qui jouent en fait les élèves. J'en ai deux qui ont fait des malaises, dont un qui s'est mis à saigner du nez. Donc en fait, moi, pendant que les deux jurés m'observaient, j'étais complètement... Enfin, j'ai dû faire en sorte de garder mes moyens parce que je n'avais pas le choix. mais vous voyez c'est toutes ces sortes de paramètres qu'on ne contrôle pas, qu'on ne maîtrise pas et qui parfois, alors ce jour là j'ai eu de la chance j'ai réussi mon examen Mais ça aurait pu très mal se passer. Et en fait, c'est ça l'idée. C'est que nous, on peut s'adapter, mais on n'est pas responsable de tout. Ensuite, sixième clé, développer une mentalité d'apprentissage. C'est l'image de l'enfant qui apprend à marcher. Un enfant, quand il tombe, on ne va pas lui dire « Bon, bah écoute, tu tombes tout le temps, arrête de marcher. » Voilà. Non, personne ne va lui dire « C'est pas fait pour toi. » L'enfant, il va... Se lever, tomber, se lever, retomber, re-re-retomber, mais il va s'acharner et finalement il va réussir à marcher. Et c'est un peu pareil quand on est adulte, c'est qu'il faut être indulgent avec soi-même. Ça arrive de tomber, de recommencer et de re-recommencer. Mais ce qui compte, c'est que si on est persuadé que ce projet est fait pour nous, moi je vous invite vivement à ne pas lâcher et à recommencer, même si vous devez le faire plusieurs fois. Pour ma part, quand j'étais en fac de droit, j'étais dans une fac que je trouvais plutôt injuste dans son mode de notation, parce qu'on pouvait avoir des notes catastrophiques en rendant des devoirs qui, très objectivement, n'étaient pas mauvais du tout. Et donc j'ai redoublé plusieurs années comme ça à la fac, sachant que j'avais toujours été une bonne élève. Mais dans ma tête, j'étais convaincue que je devais aller au bout. Et je m'étais dit, je m'en fiche, j'irai en master 2 et j'aurai une mention très bien en master 2. Et vous me croyez, c'est ce qui s'est produit. Ma licence, mes trois années de licence ont été catastrophiques, mais mes deux dernières années de master ont été absolument incroyables. Et en dernière année, je suis arrivée troisième de ma promo et la prof m'a confié un cours. Et je m'étais dit, je savais que je pouvais le faire. Je savais, je le sentais au fond de moi, même si ça a été des années très très douloureuses, ces années de fac de droit, pour plein de raisons différentes, je suis quand même allée au bout. Et très sincèrement, aujourd'hui, j'en suis quand même très fière. Donc pour conclure sur cet épisode, si vous traversez actuellement un échec, je vous invite à ne pas le voir comme la fin de votre histoire, comme la fin du projet, mais plutôt comme un chapitre. Un chapitre qui certes peut être difficile, peut être frustrant, mais qui sera rarement inutile dans votre vie. Et les plus belles réussites sont souvent celles qui ne se font pas sans obstacle. Ce sont celles qui existent parce que quelqu'un a trouvé le courage de croire en elles. Ce sera tout pour cet épisode qui touche beaucoup à l'émotionnel sur l'échec. Merci d'avoir écouté cet épisode. S'il vous a plu, n'hésitez pas à le partager, notamment à une personne de votre entourage qui peut-être en ce moment traverse un, voire plusieurs échecs. Et n'hésitez pas non plus à mettre une note sur votre plateforme d'écoute et à venir interagir sur la page Instagram Les Carnets de Niki. En attendant notre prochain rendez-vous la semaine prochaine, je vous souhaite une très belle semaine. Prenez soin de vous, croyez en vos projets et rappelez-vous que chaque pas, même imparfait, vous rapproche un peu plus de votre projet. Bonne journée à vous et à très vite !