Speaker #0On est dans un nouvel épisode et aujourd'hui, comme tu l'as vu dans le titre, je voulais parler justement que ton cerveau vit dans un demain qui n'existe pas. Je me suis dit aujourd'hui on va faire cet épisode parce qu'il était temps d'en parler et je pense qu'on vit tous un peu dans des schémas catastrophiques. On imagine notre demain où rien ne va se régler, où on n'aura que des problèmes encore et encore et encore. Nous ne voyons pas le bout du tunnel et je pense que cet épisode sera là pour toutes ces personnes qui veulent justement shiner. qui veulent briller et voir le bout du tunnel, parce qu'on en a besoin de voir quand même un peu de lumière dans ce monde, et il y en a. Parce que quand il fait jour, quand le soleil vient nous éblouir, et bien c'est que la lumière existe encore une fois. Et l'objectif de cet épisode c'est que tu vas retrouver un peu de légèreté en arrêtant de vivre dans des schémas qui n'existent pas. On va arrêter l'anticipation des schémas qui sont catastrophiques de notre futur. Même si cela aussi existe pour notre passé, mais ça, ça sera l'objet d'un autre épisode. Parce qu'il faut savoir que 90% de ce que tu redoutes n'arrivera jamais. Et je pense même que certaines choses dont tu as pensé n'est jamais arrivées. Il faut savoir que notre cerveau est très intelligent. Il a une imagination débordante qui fait qu'on ne se rend même pas compte de ce qu'on imagine, de ce qu'on est en train de penser, de ce qu'on est en train de dire. Je le vois vraiment comme une graine que tu vas laisser planter. Et quand tu plantes une graine, tu la mets sous terre. Elle n'est pas juste là, dessus la terre, sinon elle ne fera rien. Tu vas la mettre sous terre. Donc c'est des choses que tu ne vois pas, que tu n'entends plus, que tu n'as plus le temps de comprendre en fait. Et je trouve que c'est dans le silence que tu apprends à connaître ce qui se passe à l'intérieur de toi. C'est très inconfortable. Très inconfortable, je te le dis. Parce que des fois, quand je suis dans le silence, tu t'entends dire des choses, tu rumines. Mais combien de fois j'ai remuni parce que quelqu'un avait dit quelque chose et je savais que c'était faux. Mais je me suis mise à douter de moi en me disant est-ce que moi, ce que j'étais en train de penser de moi était vrai ? Ou est-ce que l'autre, ce qu'elle a dit était vrai ? Et donc j'ai imaginé un scénario. Ce que la personne va me dire demain, après demain. Qu'est-ce qu'elle en pense encore aujourd'hui ? Pourtant cette personne, je ne la vois plus. Mais je vais encore imaginer. Qu'est-ce que j'aurais pu dire ? Et là, c'est une chose que je vais te dire, c'est que tu as le droit de te dire « Ouais, j'ai mal fait » . Au moins, tu es en accord avec toi. Mais dis-toi que tu n'avais pas tous les outils et toute la capacité de répondre ou d'agir comme tu voudrais le faire. Et je me suis rendu compte de ça lorsque j'ai compris que je ruminais tous les jours, tout le temps, sur des choses, des mots qui sont très loin, mais que je laisse encore mener ma vie. Aujourd'hui, après, demain, etc. Et en plus, on vit dans une conjecture où les élections présidentielles arrivent dans quelques mois. Il y en a marre de voir le noir à chaque fois, cette couleur, ce sombre qu'on regarde tout le temps. On ne regarde qu'une seule chose, le sombre, le sombre. Or qu'autour de nous, il y a la couleur verte. Mais cette couleur-là, on ne la regarde plus. On ne regarde que cette couleur noire à chaque fois, qui prend énormément de place. Elle prend 90% de notre journée. Je ne parle que de notre journée. Nous ne voyons que du noir. Quand je me rends compte des changements que j'ai pu faire à l'intérieur de mon cerveau, de moi, je me suis rendu compte que le noir ne m'aidait pas à voir la beauté des choses que j'ai déjà. Le fait déjà de se dire, je me suis réveillée ce matin. Je respire toute seule. Je vois toute seule. Et c'est là que quand tu te rends compte de ça, que tu peux marcher toute seule, tu peux bouger toute seule, tu te rends compte que tu t'es à louper quelque chose. Parce que malheureusement, il y a des personnes qui ne se réveillent pas le matin. Ils ne se réveillent plus. Mais quand tu arrives, tu te dis « Waouh, en fait, je me suis réveillée. » Ok, là, tu as vu la couleur verte que tu ne voyais plus. Tu as vu d'autres couleurs qui s'assemblaient. C'est des nuances. Mais aujourd'hui, nous ne voyons qu'une seule nuance. C'est cette couleur noire gris qui est triste, en fait. Je ne dis pas qu'il faut nier ce qui se passe dans la réalité, mais dire que cette réalité n'est que celle d'aujourd'hui et celle du moment actuel. Les saisons changent. Aujourd'hui, nous sommes en automne en France. Bientôt, nous serons en hiver pour aller en printemps, pour être aussi en été par la suite. Et c'est un cycle. C'est un cycle. Ça change. Ça évolue. Aujourd'hui, les arbres perdent leurs feuilles. Elles sont quasiment nues. Et quand je dis nues, c'est qu'elles ne vont se retrouver qu'avec les branches, à travers ce froid qui est glacial. Parce que nous, on va mettre des manteaux pour pouvoir se couvrir, voir des bonnets, des gants, pour justement garder notre température normale. Parce qu'on sait très bien que si notre température descend, c'est compliqué pour nous. Et ce qui se passe, c'est que quand on voit notre lendemain qui n'aboutit à rien, il n'y a plus d'espoir. Notre esprit invente tellement de choses. Il invente, il crée une histoire qui est tellement ancrée à l'intérieur de nous qu'on a du mal à comprendre que cette histoire l'a façonnée. On l'a créée par nous-mêmes. Peu importe le sujet, ta relation. Tu as toujours raté tes relations. Tu vas te dire, mais de toute manière, je ne suis pas bonne dans les relations. Je ne vais jamais réussir. Parce qu'il s'est passé ça dans ton passé et tu le recrées encore dans ton... Futur. Demain n'existe pas, alors c'est maintenant qu'il faut créer quelque chose. Demain n'existe pas, alors c'est maintenant qu'il faut voir la beauté des choses. Tu peux juste voir un enfant sourire, voir ton enfant s'épanouir. Parce que c'est quelque chose que tu as souhaité en général. Que tu aies un enfant, que tu aies un travail, tu l'as souhaité, tu as cherché, tu as fait tout ce qu'il te fallait pour pouvoir souhaiter ça. C'est arrivé. Maintenant, il est temps aussi de regarder la merveilleuse chose qui est auprès de toi. la merveilleuse chose que tu es toi. Parce que c'est vrai qu'il y a cette croyance, ce mythe qui dit « Ouais, mais si je crois que les bonnes choses vont arriver, je serai déçue, si elles n'y arrivent pas. » Mais moi j'ai envie de te dire que si elles n'y arrivent pas, tu es encore quand même déçue. Donc il est important que tu puisses regarder est-ce que tu veux vraiment continuer à être déçue dans la totalité de ta propre vie, de ta propre journée, ou tu... garde quand même l'espoir de, même si les choses n'arrivent pas exactement ce que tu l'aurais imaginé, comment tu serais ? Tu ne serais pas contente de dire que ça m'a donné de l'espoir pour pouvoir faire quelque chose dont j'aurais cru que je n'aurais été pas capable de le faire. Anticiper que toi, tu vas arriver demain matin, tu seras fatigué, c'est une anticipation. C'est imaginer que déjà demain, c'est une catastrophe, c'est chaud, j'ai travaillé, c'est chiant, il fait froid, tout ça. Tu ne vois que le noir à travers ce que cette journée pourrait t'apporter. Tu ne vois plus les opportunités qui sont entre tes yeux, entre tes mains. Ne regardons que la fatigue. Bien sûr, il y a fatigue et fatigue. Tu as le droit d'être fatigué de beaucoup de choses. Maintenant, c'est ce que je t'apprends dans la session Queen Shine. Parce que c'est là que tu vas aller en profondeur avec moi pour comprendre qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, Je n'arrive pas à shiner. Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui je brasse le noir à chaque fois ? Et c'est là qu'intervient mon programme. Je te laisserai le lien dans cette description pour que tu puisses prendre toi aussi ton rendez-vous afin qu'on puisse discuter ensemble, dans un endroit simple, calme, et recevoir la clarté dont tu as besoin, parce que tu demandes encore l'autorisation de l'autre pour confirmer que cette journée peut aussi exister. Nous avons tous des histoires qu'on a crues, qu'on a validées par autrui. Parce que ces personnes-là nous ont dit que ce n'était pas possible. Parce que ces personnes nous ont dit que tu vis dans ce quartier, mais non, tu ne vas pas réussir. Parce qu'on t'a dit que tu avais des mauvaises notes, que tu es vraiment bonne à rien. Mais on a cru à ces histoires, et qui a façonné notre demain, qui a au final existé. Donc au lieu de vivre dans notre lendemain, il y a des passages qui disent de ne pas craindre le lendemain. Et je trouve ça très beau, et j'ai pris du temps à comprendre que oui. Il faut arrêter de craindre le lendemain et arrêter de craindre même et de se dire que c'est aujourd'hui la vie, c'est pas demain. La vie est courte, on vit maximum, en moyenne, je pense 80 ans sur cette terre. 80 ans c'est pas énorme, il faut le dire. Et tu as à peu près 80 ans pour pouvoir faire ce que tu as envie de faire et apprécier justement chaque instant de ta vie pour pouvoir avancer. On rencontre tous des difficultés. Tout le monde a eu des difficultés. Il n'y en a pas un sur cette terre qui ne rencontre pas des difficultés. C'est tout le monde. Il n'y a pas d'exception. Il pleut pour tout le monde. Il pleut pour les personnes qui sont riches. Il pleut pour les personnes qui sont pauvres. Il pleut pour ceux qui sont justes. Ceux qui ne sont pas justes. Pour les prisonniers, il pleut partout. Il y a du soleil pour tout le monde aussi. Et ça ne lève pas, c'est ce que tu dois être. Facile à dire, mais... J'avais quand même envie de te le dire. Alors déjà, pour retrouver la légèreté de tes journées, c'est de reconnaître tout simplement, ouais, c'est vrai, je me suis créé une histoire. Je me suis créé des scénarios en fait, j'ai vécu dans ces scénarios et ça m'a permis de voir que du noir. Déjà juste la première étape c'est de reconnaître ça, déjà tu vas être aligné avec toi-même. C'est en reconnaissant les choses que tu avances mieux, et c'est ce que j'ai fait, j'ai reconnu moi-même qu'il y a des choses, j'avoue que j'ai inventé les choses en fait, j'ai imaginé une catastrophe, alors qu'en fait j'ai jamais vu cette catastrophe. Et d'une certaine manière tu t'auto-punis, tu t'auto-sabotes. C'est automatique, sans même te rendre compte, tu t'auto-sabotes. En te disant aujourd'hui, voilà ce qui va se passer demain, après demain et tout. Et ça a changé le cours de ta journée. Parfois, ça m'arrive de bosser. J'ai prévu de mon planning, par exemple, d'écrire un script d'un épisode ou je ne sais pas, pour les réseaux sociaux comme Instagram, YouTube ou etc. ou d'autres projets. J'ai commencé, trop contente. Je devais continuer et au final, je n'ai pas fait. Comment ça me frustrait de me dire qu'en fait, je devais terminer quelque chose et je ne l'ai pas fait. Et je remunais en fait cette phrase. Pourquoi je n'ai pas fini ? Je suis nulle. En fait, je ne suis pas capable en fait parce que je m'étais écrit ça et je ne l'ai pas fait. Mais quand je retournais justement la situation en me disant, ok, je n'ai peut-être pas fait, mais j'ai fait ça, ça et ça. J'ai retourné tout de suite la situation. Oui, c'est frustrant. Je me suis rendu compte que c'était frustrant, que je n'avais pas fini ce que je devais faire et j'ai fait autre chose. Mais waouh ! Et quand je regarde ça, c'est beau, c'est apaisant. Oui, tu n'as pas tout fait. Et alors ? Nous ne sommes pas des machines. On nous vend la productivité comme le best du best. C'est genre, et sois productif parce que tu seras reconnu quand tu seras productif. Mais nombre de femmes que ça épuise de faire tout en même temps. Et même les hommes sont en train de dire, oui mais les femmes sont là pour tout faire. Ils ont cru à cette histoire et aujourd'hui, voici ce que nous sommes représentés, des femmes à tout faire. Non, je ne suis pas d'accord. Personnellement, je ne suis pas une femme à tout faire. Je suis une femme qui fait ce qui est bien pour moi. Et ce que je ne sais pas faire, je délègue. J'apprends en tout cas à le déléguer parce que ce n'est pas évident. Mais j'apprends à déléguer ou à dire, je ne le ferai pas aujourd'hui, je le ferai à un autre moment. Et ce sera peut-être mieux. Hier, je devais écrire le brainstorming de toutes mes idées et tout. Je l'ai fait et je devais par la suite filmer. Je n'ai pas filmé. Je pense que j'étais totalement épuisée de ce que j'ai fait. Donc en fait, je me suis posée et j'ai regardé un film. Je peux vous dire que c'est la meilleure décision que j'ai pu faire. Je ne l'ai pas filmé, mais j'ai passé un super moment avec moi-même parce que j'ai appris énormément de ce film, parce que j'ai vu que j'étais capable de faire les choses et aussi j'étais capable de dire maintenant, c'est bon. stop. Quand tu es aligné en disant ok j'ai fait ça mais je vais pas m'épuiser pour faire quelque chose de plus, c'est de dire bah j'ai aussi réussi à m'écouter, à écouter ce qui était aussi important pour moi, me reposer pendant que je bosse pendant 3-4 heures sur quelque chose. Et après tu passes à autre chose. Et le lendemain c'est pareil, c'est-à-dire que parfois tu vas dire bon demain je vais faire ci, demain je vais faire ça. Mais parfois le lendemain ça va être différent. Mais c'est pas pour autant que tu vas Être une mauvaise personne, c'est pas pour autant que tu te dois de créer un scénario de catastrophe. Ouais, j'ai pas fait ça, qu'est-ce qu'on dira de moi ? Et ça revient à ta propre valeur en fait. Qu'est-ce qu'on dira de toi ? Les autres diront ce qu'ils veulent de toi. C'est leur propre histoire, c'est leur propre idée. Mais quelle est ton histoire ? Et ça, j'adore pouvoir recréer ta propre histoire avec tes échecs, tes blessures, et en faire quelque chose de beau. Comme un diamant qui brille, qu'on a retrouvé au fin fond de la terre, et qu'on fait quelque chose de beau. Prends en compte que la première chose que tu dois faire aujourd'hui, c'est assumer et te dire « Ouais, c'est vrai, c'est difficile de reconnaître qu'il y a aussi des belles choses que je ne vois plus. J'étais aveuglée par cela, par ceci, par me comparer à un tel, parce qu'elle a réussi. » Ou parce qu'elle a fait mieux que moi. Et qu'aujourd'hui, je peux vivre ma journée en arrêtant de vivre des scénarios qui n'existent pas. Quels sont ces scénarios que tu te répètes tous les jours ? Ça peut être tout simple. Je m'aime pas. C'est dur la vie. C'est compliqué de se lever le matin quand il fait froid. Ça c'est pour moi ça. Et aujourd'hui, j'apprécie l'automne comme j'aurais jamais cru. L'apprécier, l'automne il sera toujours là dans la vie, donc c'est comme ça. J'apprécie un peu mieux l'automne, c'est pas quelque chose qui me dérange. Tout ce que je préfère. Mais je fais en sorte de l'apprécier, parce que l'automne sera toujours là, tant que j'habiterai en France. Le froid existera toujours, tant que je vivrai en France, par exemple. Donc pourquoi ne pas apprécier ce que la vie m'a déjà donné ? Le froid n'est pas mauvais, c'est pas une menace, quoi qu'il arrive. Donc voilà, notre cerveau est intelligent. À nous de le hacker, j'aime dire le hacker, mais en bonne et d'iforme. Le hacker pour que, justement, on continue nos années. suivant, avec un nouveau regard sur nous, un nouveau regard sur ce qu'on a arrêté de voir. En tout cas, j'espère que cet épisode t'aura plu. Ça a été un épisode où j'avais envie de juste discuter, j'avais un titre, une promesse, j'ai dit allez, je prends mon micro et je parle. Donc il n'y avait pas de préparation, il n'y a pas de texte réel, de script de ce que j'ai dit, j'ai juste parlé par rapport à mon expérience, que j'ai pu comprendre quand je vivais toujours dans le lendemain. Et je crée des scénarios catastrophiques. Et plus j'avance, plus j'en crée beaucoup moins. Parce qu'à un moment ou à un autre, il faut que j'arrête de créer ces scénarios catastrophiques comme si j'étais dans un film. Un film, il reste un film. Mais mon film à moi, quel film moi je veux créer ? Quelle histoire je veux créer ? On adore les belles histoires, moi j'adore les histoires qui se terminent bien, malgré la catastrophe, j'adore. Ou que quelqu'un ait trouvé une solution, je trouve ça trop beau. Donc en fait, c'est ce que je veux t'apporter. Je veux faire partie de ton film où moi je t'apporte des solutions, où moi je te mets la vérité en face, pour que justement on arrive à déceler ce qui bloque dans ta propre vie, comme toutes les femmes qui me suivent. Je te fais de gros bisous, et je te dis à très vite dans le prochain épisode des Queen's Shine.