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Les Étincelles

L'Odyssée d’Hermine : de l’humanitaire à la création d’entreprise

L'Odyssée d’Hermine : de l’humanitaire à la création d’entreprise

12min |11/01/2024
Play
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12min |11/01/2024
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Description

Lorsqu’elle accepte de partir au Sri Lanka, dans le cadre du programme Humacité© d’Excelia, Hermine est très loin de s’imaginer à quel point cette expérience va changer sa vie. On dit souvent que partir loin, c’est aller à la découverte de soi-même. Pour Hermine, ce voyage au bout du monde sera synonyme de rencontres, de surprises, mais lui permettra surtout de révéler une part jusque-là inconnue d’elle-même.


"Les Étincelles", le podcast qui illumine des chemins inspirants et des choix courageux qui peuvent transformer une vie. Plongez dans un monde d'histoires authentiques et émouvantes, où chaque épisode est une immersion captivante dans des récits de parcours scolaires, d'expériences internationales, et de moments de courage.


Retrouvez-nous également sur 👉 https://www.excelia-group.fr/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Lorsqu'elle accepte de partir au Sri Lanka avec le programme Humacité, Hermine est très loin de s'imaginer à quel point cette expérience va changer sa vie. On dit souvent que partir loin, c'est aller à la découverte de soi-même. Pour Hermine, ce voyage au bout du monde sera synonyme de rencontre, de surprise, mais lui permettra surtout de révéler une part inconnue d'elle-même. Vous écoutez Les Étincelles, le podcast Exilien.

  • Hermine

    Pendant mon année de bac, j'étais un petit peu perdue. Je ne savais pas trop vers quoi m'orienter, quelle école. J'avais une grande passion pour la mode. J'avais envie d'intégrer une école de mode sur Paris. J'avais proposé plusieurs projets à mes parents. J'avais fait des candidatures. Ce n'était pas vraiment OK de leur côté. Et donc j'ai découvert Excelia lors des portes ouvertes. Honnêtement, quand je me suis dirigée vers Excelia, je ne savais pas trop pourquoi j'y allais. J'y allais parce qu'après le bac, il fallait faire des études, il fallait intégrer une école. Donc j'y allais sans trop me dire ce que j'allais y faire et ce que ça allait m'apporter, à part quand mon papa me disait que ça allait m'apporter un réseau et me créer des opportunités. Je n'ai pas trouvé ma place directement. Les premiers mois ont été assez durs, on sort du lycée, on est tout jeune, on ne sait pas trop qui on est encore, donc ça a été un petit peu compliqué. Au final, tout s'est fait naturellement, comme tout, les choses viennent. Au sein du Bachelor Business et dans d'autres programmes aussi, on a l'opportunité de partir en mission Humacité. C'est une mission à l'international de plusieurs mois. où on devait intégrer une association pour venir en aide à des personnes. Donc il y avait plusieurs thématiques proposées. Quand on me dit de partir en mission de ma cité, déjà à l'international, je n'étais pas du tout ok avec cette idée. Ça me faisait très peur. C'est vrai qu'en première année, je venais juste de m'intégrer, d'accepter où j'étais. Et là, on me dit, tu pars à l'étranger. Tu pars toute seule ou avec une copine. Ça fait peur, ça fait très peur. J'ai tout juste 18 ans. Je suis encore chez mes parents. Donc ça a mis beaucoup de temps à accepter qu'il fallait que je parte. Mais quand je l'ai accepté, je me suis dit, ok, je pars. Alors autant partir, mais partir pour de vrai. Donc j'ai choisi le Sri Lanka. Lorsque j'arrive au Sri Lanka, c'est vraiment le choc culturel, le choc des paysages. C'est très différent de chez nous. La mer, mais il y a aussi la terre. La forêt, les palmiers, les petites routes, les tuktuk, petits marchés en bord de route, des vendeurs de fruits. C'est magnifique quand vous arrivez, vous savez que vous êtes au Sri Lanka. Je trouve une association qui vient en aide aux enfants, aux femmes et aux familles du Sri Lanka, dans une petite ville qui s'appelle Kalutara. C'est vraiment loin de toutes les zones touristiques, c'est vraiment le petit village. Cette association aide les enfants en leur proposant des cours, en plus de leur école, parce qu'au Sri Lanka, les enfants ne courent que le matin. Cette association permet de leur faire des cours, de créer des cagnottes, de faire des dons de machines à coudre pour aider à l'insertion professionnelle des femmes, et aussi de faire des dons alimentaires pour les familles les plus démunies. Durant cette mission, je suis amenée aussi à faire beaucoup d'excursions, je suis amenée à prendre le train. Une expérience aussi très originelle au Sri Lanka, vous pouvez vraiment vous suspendre au train, prendre des photos, c'est assez impressionnant. Durant la mission, on est amenée à venir en aide à plusieurs personnes. Donc on est amenée à aller dans une famille, la famille de Shamila. Shamila, elle est couturière, elle a sa machine à coudre chez elle, que l'association... lui a donné. Elle travaille pour une petite marque, elle essaye de gagner de l'argent avec ce qu'elle produit. Cette femme, je ne sais pas pourquoi, je l'ai gardée au fond de ma tête. Un dimanche, une semaine après, je me suis rendue à la capitale pour faire une excursion. Il y avait un grand centre commercial. dans lequel il y avait un local. On proposait à plusieurs locaux de vendre leurs produits qu'ils faisaient à la main. J'ai trouvé ça extraordinaire de leur donner la chance de vendre leurs produits dans un centre commercial avec des grandes marques. Sur place, je rencontre une femme. Je trouve des chouchous qu'elle fait à la main. Je trouve l'idée super sympa, donc j'achète mes chouchous. On rentre par le train toujours avec les portes ouvertes. Le projet a mûri au fur et à mesure. Je rentre, je vois mes chouchous. Et je repense à cette femme, je décide de retourner voir Shamila, du coup une semaine après, pour lui proposer de tenter de créer des chouchous. Il faut trouver un nom, à un moment donné, il faut trouver un nom pour les réseaux sociaux, pour communiquer sur ce projet, et je trouve l'idée du nom Lily Boy. Donc je suis toujours à Kalutara, dans une petite ville. Et en fait il y avait comme des grands marchés avec comme des un petit peu des souks avec plein de tissus différents. Et donc au fur et à mesure je retourne dans ce fameux marché à acheter des tissus. Et l'idée du coup c'est d'acheter 19 couleurs de chouchous dont toutes les couleurs des signes astrologiques. Ça n'a pas été facile de trouver toutes les couleurs parce qu'il y avait vraiment tellement de roses différentes, tellement de jaunes, de bleus. Et le contact aussi. C'était très compliqué parce que le monsieur sur place ne parlait pas anglais, ne parlait pas français et moi je ne parlais pas sri-lankais. Petit à petit, le voyage touche à sa fin et il va falloir rentrer en France. Donc c'est vrai que c'est assez douloureux. En même temps, je suis contente parce que je vais retrouver ma famille, je vais retrouver tout le monde et ça va être la suite du projet. De l'autre côté, on a créé un réel lien avec Shamila. Mais il faut rentrer en France et donc le 21 juin, je rentre avec mes... 380 chouchous et 19 couleurs différentes dans ma valise. Un moment retour en France, j'ai envie de prendre du recul sur cette aventure parce que sans qu'on s'en rende compte, c'est une aventure qui nous change, qui nous fait prendre beaucoup de maturité, qui nous fait grandir. On revient changer, en positif bien sûr. Puis au fur et à mesure, je vais créer les réseaux sociaux de la marque, je vais communiquer dessus, faire des visuels, créer le logo, dépenser le site internet, et puis jusqu'à décider de monter la micro-entreprise. Du coup, en deuxième année de Bachelor Business, on a l'opportunité de réaliser un stage de trois mois. Pour moi, c'était impossible d'aller dans une entreprise et j'avais vraiment envie de travailler pour moi-même. de préparer aussi la première saison estivale pour essayer de vendre mes produits, me faire connaître par tous les moyens possibles. Je fais une demande du Coexcelia de stage pour faire un auto-stage. Je fais mon auto-stage chez moi, dans ma chambre, sur le bureau, je crée mes bijoux. Le temps passe, la première saison d'été pour Lily Boy est passée, une saison qui a été très enrichissante parce que j'ai pu participer à différents événements. Et c'est vraiment cette saison qui a été déterminante pour la marque. J'ai participé à des pop-up, on a fait un défilé avec une marque de vêtements, des présences sur les marchés, dans des restaurants à l'île de Ré, tout en combinant avec un 35 heures en job étudiant. Donc ce n'était pas évident, mais c'était super enrichissant. Et donc j'arrive en troisième année de Bachelor Business et j'ai choisi de faire l'alternance avec la spécialité Marketing Digital. Avec du recul, aujourd'hui, ce voyage a vraiment transformé ma vie, mon quotidien. La micro-entreprise Lili Boy aurait sûrement jamais existé sans cette expérience. Pour moi, ça a été vraiment... Une expérience unique qui vous transforme, qui vous donne l'opportunité. Et je pense que c'est surtout ça. On vous tend une opportunité et il faut savoir la saisir au bon moment. Cette expérience d'entrepreneuriat, elle m'a vraiment, je pense, tout appris. Elle m'a appris déjà à savoir un peu qui je suis, me découvrir. Et encore à l'heure d'aujourd'hui, il y a encore beaucoup à apprendre. C'est vraiment un plaisir de découvrir de nouvelles compétences. Savoir faire un site internet toute seule, créer un logo, déclarer une micro-entreprise, aller démarcher une boutique pour déposer ses bijoux. C'est vraiment sortir de sa zone de confort de A à Z. Il faut se faire confiance, même aujourd'hui. C'est toujours compliqué de passer la porte d'un nouveau magasin, de présenter mon projet, d'en parler. J'ai toujours envie de faire mieux, je me remets toujours en question. Et dans l'entrepreneuriat, il faut toujours se remettre en question tous les jours. Qu'est-ce qui ne va pas ? Qu'est-ce qu'on n'a pas fait de bien ? Qu'est-ce qu'on pourrait faire de mieux ? C'est très dur à accepter, surtout quand on est seul. Il faut toujours être à la page, il y a une surconsommation énorme. Et du coup, il faut toujours proposer de nouvelles choses. Pour tous les étudiants... qui ont envie d'entreprendre, de se lancer et qui font partie d'Excelia, je leur conseillerais vraiment de se tourner vers Excel Entrepreneur, qui est un service au sein d'Excelia, complètement gratuit, qui va vous accompagner dans vos démarches, dans votre projet, à le construire. Moi, ça m'a permis de faire l'autostage. Et surtout cette année, en troisième année de bachelor business, je me suis vraiment tournée vers Excel Entrepreneur. J'ai monté mon dossier pour acquérir le statut national étudiant entrepreneur. Il y a des événements vraiment toutes les semaines, des after work, des conférences, mais aussi tous les jeudis après-midi, des thématiques où pendant trois heures, avec un professeur universitaire, vous construisez votre projet, votre business plan. Alors aujourd'hui, je suis en alternance pour ma troisième année. Et donc l'année prochaine, mon bachelor sera fini. Et la question c'est qu'est-ce que je vais faire, vers quoi je vais m'orienter ? Donc aujourd'hui c'est une bonne question. Je me retrouve à la place de la Hermine de Terminal qui ne savait pas vers où se diriger. C'est un gros point d'interrogation, je sais que j'ai mon côté entrepreneurial qui est très présent et que j'aimerais vraiment beaucoup développer. De l'autre côté je ne sais pas si je suis encore prête à ce que ce soit vraiment mon projet principal de vie parce que je m'aime. persuadé que tout est fait de rencontres, de points de contact, de feeling. Et la preuve en est, Excellia est née d'une rencontre, le projet au Sri Lanka est né d'une rencontre. Donc pour moi, tout est vraiment fait de rencontres et je pense qu'il faut savoir saisir toutes les opportunités qui s'offrent à nous. Si je devais résumer l'aventure Lilyboy, ça serait surtout en trois mots. Ce serait la créativité, la détermination et le partage.

  • Vous venez d'écouter Les étincelles, le podcast Excelia. Dans le prochain épisode, découvrez une nouvelle histoire d'un étudiant. Retrouvez-nous sur Instagram avec le compte Excelia Group.

Description

Lorsqu’elle accepte de partir au Sri Lanka, dans le cadre du programme Humacité© d’Excelia, Hermine est très loin de s’imaginer à quel point cette expérience va changer sa vie. On dit souvent que partir loin, c’est aller à la découverte de soi-même. Pour Hermine, ce voyage au bout du monde sera synonyme de rencontres, de surprises, mais lui permettra surtout de révéler une part jusque-là inconnue d’elle-même.


"Les Étincelles", le podcast qui illumine des chemins inspirants et des choix courageux qui peuvent transformer une vie. Plongez dans un monde d'histoires authentiques et émouvantes, où chaque épisode est une immersion captivante dans des récits de parcours scolaires, d'expériences internationales, et de moments de courage.


Retrouvez-nous également sur 👉 https://www.excelia-group.fr/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Lorsqu'elle accepte de partir au Sri Lanka avec le programme Humacité, Hermine est très loin de s'imaginer à quel point cette expérience va changer sa vie. On dit souvent que partir loin, c'est aller à la découverte de soi-même. Pour Hermine, ce voyage au bout du monde sera synonyme de rencontre, de surprise, mais lui permettra surtout de révéler une part inconnue d'elle-même. Vous écoutez Les Étincelles, le podcast Exilien.

  • Hermine

    Pendant mon année de bac, j'étais un petit peu perdue. Je ne savais pas trop vers quoi m'orienter, quelle école. J'avais une grande passion pour la mode. J'avais envie d'intégrer une école de mode sur Paris. J'avais proposé plusieurs projets à mes parents. J'avais fait des candidatures. Ce n'était pas vraiment OK de leur côté. Et donc j'ai découvert Excelia lors des portes ouvertes. Honnêtement, quand je me suis dirigée vers Excelia, je ne savais pas trop pourquoi j'y allais. J'y allais parce qu'après le bac, il fallait faire des études, il fallait intégrer une école. Donc j'y allais sans trop me dire ce que j'allais y faire et ce que ça allait m'apporter, à part quand mon papa me disait que ça allait m'apporter un réseau et me créer des opportunités. Je n'ai pas trouvé ma place directement. Les premiers mois ont été assez durs, on sort du lycée, on est tout jeune, on ne sait pas trop qui on est encore, donc ça a été un petit peu compliqué. Au final, tout s'est fait naturellement, comme tout, les choses viennent. Au sein du Bachelor Business et dans d'autres programmes aussi, on a l'opportunité de partir en mission Humacité. C'est une mission à l'international de plusieurs mois. où on devait intégrer une association pour venir en aide à des personnes. Donc il y avait plusieurs thématiques proposées. Quand on me dit de partir en mission de ma cité, déjà à l'international, je n'étais pas du tout ok avec cette idée. Ça me faisait très peur. C'est vrai qu'en première année, je venais juste de m'intégrer, d'accepter où j'étais. Et là, on me dit, tu pars à l'étranger. Tu pars toute seule ou avec une copine. Ça fait peur, ça fait très peur. J'ai tout juste 18 ans. Je suis encore chez mes parents. Donc ça a mis beaucoup de temps à accepter qu'il fallait que je parte. Mais quand je l'ai accepté, je me suis dit, ok, je pars. Alors autant partir, mais partir pour de vrai. Donc j'ai choisi le Sri Lanka. Lorsque j'arrive au Sri Lanka, c'est vraiment le choc culturel, le choc des paysages. C'est très différent de chez nous. La mer, mais il y a aussi la terre. La forêt, les palmiers, les petites routes, les tuktuk, petits marchés en bord de route, des vendeurs de fruits. C'est magnifique quand vous arrivez, vous savez que vous êtes au Sri Lanka. Je trouve une association qui vient en aide aux enfants, aux femmes et aux familles du Sri Lanka, dans une petite ville qui s'appelle Kalutara. C'est vraiment loin de toutes les zones touristiques, c'est vraiment le petit village. Cette association aide les enfants en leur proposant des cours, en plus de leur école, parce qu'au Sri Lanka, les enfants ne courent que le matin. Cette association permet de leur faire des cours, de créer des cagnottes, de faire des dons de machines à coudre pour aider à l'insertion professionnelle des femmes, et aussi de faire des dons alimentaires pour les familles les plus démunies. Durant cette mission, je suis amenée aussi à faire beaucoup d'excursions, je suis amenée à prendre le train. Une expérience aussi très originelle au Sri Lanka, vous pouvez vraiment vous suspendre au train, prendre des photos, c'est assez impressionnant. Durant la mission, on est amenée à venir en aide à plusieurs personnes. Donc on est amenée à aller dans une famille, la famille de Shamila. Shamila, elle est couturière, elle a sa machine à coudre chez elle, que l'association... lui a donné. Elle travaille pour une petite marque, elle essaye de gagner de l'argent avec ce qu'elle produit. Cette femme, je ne sais pas pourquoi, je l'ai gardée au fond de ma tête. Un dimanche, une semaine après, je me suis rendue à la capitale pour faire une excursion. Il y avait un grand centre commercial. dans lequel il y avait un local. On proposait à plusieurs locaux de vendre leurs produits qu'ils faisaient à la main. J'ai trouvé ça extraordinaire de leur donner la chance de vendre leurs produits dans un centre commercial avec des grandes marques. Sur place, je rencontre une femme. Je trouve des chouchous qu'elle fait à la main. Je trouve l'idée super sympa, donc j'achète mes chouchous. On rentre par le train toujours avec les portes ouvertes. Le projet a mûri au fur et à mesure. Je rentre, je vois mes chouchous. Et je repense à cette femme, je décide de retourner voir Shamila, du coup une semaine après, pour lui proposer de tenter de créer des chouchous. Il faut trouver un nom, à un moment donné, il faut trouver un nom pour les réseaux sociaux, pour communiquer sur ce projet, et je trouve l'idée du nom Lily Boy. Donc je suis toujours à Kalutara, dans une petite ville. Et en fait il y avait comme des grands marchés avec comme des un petit peu des souks avec plein de tissus différents. Et donc au fur et à mesure je retourne dans ce fameux marché à acheter des tissus. Et l'idée du coup c'est d'acheter 19 couleurs de chouchous dont toutes les couleurs des signes astrologiques. Ça n'a pas été facile de trouver toutes les couleurs parce qu'il y avait vraiment tellement de roses différentes, tellement de jaunes, de bleus. Et le contact aussi. C'était très compliqué parce que le monsieur sur place ne parlait pas anglais, ne parlait pas français et moi je ne parlais pas sri-lankais. Petit à petit, le voyage touche à sa fin et il va falloir rentrer en France. Donc c'est vrai que c'est assez douloureux. En même temps, je suis contente parce que je vais retrouver ma famille, je vais retrouver tout le monde et ça va être la suite du projet. De l'autre côté, on a créé un réel lien avec Shamila. Mais il faut rentrer en France et donc le 21 juin, je rentre avec mes... 380 chouchous et 19 couleurs différentes dans ma valise. Un moment retour en France, j'ai envie de prendre du recul sur cette aventure parce que sans qu'on s'en rende compte, c'est une aventure qui nous change, qui nous fait prendre beaucoup de maturité, qui nous fait grandir. On revient changer, en positif bien sûr. Puis au fur et à mesure, je vais créer les réseaux sociaux de la marque, je vais communiquer dessus, faire des visuels, créer le logo, dépenser le site internet, et puis jusqu'à décider de monter la micro-entreprise. Du coup, en deuxième année de Bachelor Business, on a l'opportunité de réaliser un stage de trois mois. Pour moi, c'était impossible d'aller dans une entreprise et j'avais vraiment envie de travailler pour moi-même. de préparer aussi la première saison estivale pour essayer de vendre mes produits, me faire connaître par tous les moyens possibles. Je fais une demande du Coexcelia de stage pour faire un auto-stage. Je fais mon auto-stage chez moi, dans ma chambre, sur le bureau, je crée mes bijoux. Le temps passe, la première saison d'été pour Lily Boy est passée, une saison qui a été très enrichissante parce que j'ai pu participer à différents événements. Et c'est vraiment cette saison qui a été déterminante pour la marque. J'ai participé à des pop-up, on a fait un défilé avec une marque de vêtements, des présences sur les marchés, dans des restaurants à l'île de Ré, tout en combinant avec un 35 heures en job étudiant. Donc ce n'était pas évident, mais c'était super enrichissant. Et donc j'arrive en troisième année de Bachelor Business et j'ai choisi de faire l'alternance avec la spécialité Marketing Digital. Avec du recul, aujourd'hui, ce voyage a vraiment transformé ma vie, mon quotidien. La micro-entreprise Lili Boy aurait sûrement jamais existé sans cette expérience. Pour moi, ça a été vraiment... Une expérience unique qui vous transforme, qui vous donne l'opportunité. Et je pense que c'est surtout ça. On vous tend une opportunité et il faut savoir la saisir au bon moment. Cette expérience d'entrepreneuriat, elle m'a vraiment, je pense, tout appris. Elle m'a appris déjà à savoir un peu qui je suis, me découvrir. Et encore à l'heure d'aujourd'hui, il y a encore beaucoup à apprendre. C'est vraiment un plaisir de découvrir de nouvelles compétences. Savoir faire un site internet toute seule, créer un logo, déclarer une micro-entreprise, aller démarcher une boutique pour déposer ses bijoux. C'est vraiment sortir de sa zone de confort de A à Z. Il faut se faire confiance, même aujourd'hui. C'est toujours compliqué de passer la porte d'un nouveau magasin, de présenter mon projet, d'en parler. J'ai toujours envie de faire mieux, je me remets toujours en question. Et dans l'entrepreneuriat, il faut toujours se remettre en question tous les jours. Qu'est-ce qui ne va pas ? Qu'est-ce qu'on n'a pas fait de bien ? Qu'est-ce qu'on pourrait faire de mieux ? C'est très dur à accepter, surtout quand on est seul. Il faut toujours être à la page, il y a une surconsommation énorme. Et du coup, il faut toujours proposer de nouvelles choses. Pour tous les étudiants... qui ont envie d'entreprendre, de se lancer et qui font partie d'Excelia, je leur conseillerais vraiment de se tourner vers Excel Entrepreneur, qui est un service au sein d'Excelia, complètement gratuit, qui va vous accompagner dans vos démarches, dans votre projet, à le construire. Moi, ça m'a permis de faire l'autostage. Et surtout cette année, en troisième année de bachelor business, je me suis vraiment tournée vers Excel Entrepreneur. J'ai monté mon dossier pour acquérir le statut national étudiant entrepreneur. Il y a des événements vraiment toutes les semaines, des after work, des conférences, mais aussi tous les jeudis après-midi, des thématiques où pendant trois heures, avec un professeur universitaire, vous construisez votre projet, votre business plan. Alors aujourd'hui, je suis en alternance pour ma troisième année. Et donc l'année prochaine, mon bachelor sera fini. Et la question c'est qu'est-ce que je vais faire, vers quoi je vais m'orienter ? Donc aujourd'hui c'est une bonne question. Je me retrouve à la place de la Hermine de Terminal qui ne savait pas vers où se diriger. C'est un gros point d'interrogation, je sais que j'ai mon côté entrepreneurial qui est très présent et que j'aimerais vraiment beaucoup développer. De l'autre côté je ne sais pas si je suis encore prête à ce que ce soit vraiment mon projet principal de vie parce que je m'aime. persuadé que tout est fait de rencontres, de points de contact, de feeling. Et la preuve en est, Excellia est née d'une rencontre, le projet au Sri Lanka est né d'une rencontre. Donc pour moi, tout est vraiment fait de rencontres et je pense qu'il faut savoir saisir toutes les opportunités qui s'offrent à nous. Si je devais résumer l'aventure Lilyboy, ça serait surtout en trois mots. Ce serait la créativité, la détermination et le partage.

  • Vous venez d'écouter Les étincelles, le podcast Excelia. Dans le prochain épisode, découvrez une nouvelle histoire d'un étudiant. Retrouvez-nous sur Instagram avec le compte Excelia Group.

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Lorsqu’elle accepte de partir au Sri Lanka, dans le cadre du programme Humacité© d’Excelia, Hermine est très loin de s’imaginer à quel point cette expérience va changer sa vie. On dit souvent que partir loin, c’est aller à la découverte de soi-même. Pour Hermine, ce voyage au bout du monde sera synonyme de rencontres, de surprises, mais lui permettra surtout de révéler une part jusque-là inconnue d’elle-même.


"Les Étincelles", le podcast qui illumine des chemins inspirants et des choix courageux qui peuvent transformer une vie. Plongez dans un monde d'histoires authentiques et émouvantes, où chaque épisode est une immersion captivante dans des récits de parcours scolaires, d'expériences internationales, et de moments de courage.


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  • Lorsqu'elle accepte de partir au Sri Lanka avec le programme Humacité, Hermine est très loin de s'imaginer à quel point cette expérience va changer sa vie. On dit souvent que partir loin, c'est aller à la découverte de soi-même. Pour Hermine, ce voyage au bout du monde sera synonyme de rencontre, de surprise, mais lui permettra surtout de révéler une part inconnue d'elle-même. Vous écoutez Les Étincelles, le podcast Exilien.

  • Hermine

    Pendant mon année de bac, j'étais un petit peu perdue. Je ne savais pas trop vers quoi m'orienter, quelle école. J'avais une grande passion pour la mode. J'avais envie d'intégrer une école de mode sur Paris. J'avais proposé plusieurs projets à mes parents. J'avais fait des candidatures. Ce n'était pas vraiment OK de leur côté. Et donc j'ai découvert Excelia lors des portes ouvertes. Honnêtement, quand je me suis dirigée vers Excelia, je ne savais pas trop pourquoi j'y allais. J'y allais parce qu'après le bac, il fallait faire des études, il fallait intégrer une école. Donc j'y allais sans trop me dire ce que j'allais y faire et ce que ça allait m'apporter, à part quand mon papa me disait que ça allait m'apporter un réseau et me créer des opportunités. Je n'ai pas trouvé ma place directement. Les premiers mois ont été assez durs, on sort du lycée, on est tout jeune, on ne sait pas trop qui on est encore, donc ça a été un petit peu compliqué. Au final, tout s'est fait naturellement, comme tout, les choses viennent. Au sein du Bachelor Business et dans d'autres programmes aussi, on a l'opportunité de partir en mission Humacité. C'est une mission à l'international de plusieurs mois. où on devait intégrer une association pour venir en aide à des personnes. Donc il y avait plusieurs thématiques proposées. Quand on me dit de partir en mission de ma cité, déjà à l'international, je n'étais pas du tout ok avec cette idée. Ça me faisait très peur. C'est vrai qu'en première année, je venais juste de m'intégrer, d'accepter où j'étais. Et là, on me dit, tu pars à l'étranger. Tu pars toute seule ou avec une copine. Ça fait peur, ça fait très peur. J'ai tout juste 18 ans. Je suis encore chez mes parents. Donc ça a mis beaucoup de temps à accepter qu'il fallait que je parte. Mais quand je l'ai accepté, je me suis dit, ok, je pars. Alors autant partir, mais partir pour de vrai. Donc j'ai choisi le Sri Lanka. Lorsque j'arrive au Sri Lanka, c'est vraiment le choc culturel, le choc des paysages. C'est très différent de chez nous. La mer, mais il y a aussi la terre. La forêt, les palmiers, les petites routes, les tuktuk, petits marchés en bord de route, des vendeurs de fruits. C'est magnifique quand vous arrivez, vous savez que vous êtes au Sri Lanka. Je trouve une association qui vient en aide aux enfants, aux femmes et aux familles du Sri Lanka, dans une petite ville qui s'appelle Kalutara. C'est vraiment loin de toutes les zones touristiques, c'est vraiment le petit village. Cette association aide les enfants en leur proposant des cours, en plus de leur école, parce qu'au Sri Lanka, les enfants ne courent que le matin. Cette association permet de leur faire des cours, de créer des cagnottes, de faire des dons de machines à coudre pour aider à l'insertion professionnelle des femmes, et aussi de faire des dons alimentaires pour les familles les plus démunies. Durant cette mission, je suis amenée aussi à faire beaucoup d'excursions, je suis amenée à prendre le train. Une expérience aussi très originelle au Sri Lanka, vous pouvez vraiment vous suspendre au train, prendre des photos, c'est assez impressionnant. Durant la mission, on est amenée à venir en aide à plusieurs personnes. Donc on est amenée à aller dans une famille, la famille de Shamila. Shamila, elle est couturière, elle a sa machine à coudre chez elle, que l'association... lui a donné. Elle travaille pour une petite marque, elle essaye de gagner de l'argent avec ce qu'elle produit. Cette femme, je ne sais pas pourquoi, je l'ai gardée au fond de ma tête. Un dimanche, une semaine après, je me suis rendue à la capitale pour faire une excursion. Il y avait un grand centre commercial. dans lequel il y avait un local. On proposait à plusieurs locaux de vendre leurs produits qu'ils faisaient à la main. J'ai trouvé ça extraordinaire de leur donner la chance de vendre leurs produits dans un centre commercial avec des grandes marques. Sur place, je rencontre une femme. Je trouve des chouchous qu'elle fait à la main. Je trouve l'idée super sympa, donc j'achète mes chouchous. On rentre par le train toujours avec les portes ouvertes. Le projet a mûri au fur et à mesure. Je rentre, je vois mes chouchous. Et je repense à cette femme, je décide de retourner voir Shamila, du coup une semaine après, pour lui proposer de tenter de créer des chouchous. Il faut trouver un nom, à un moment donné, il faut trouver un nom pour les réseaux sociaux, pour communiquer sur ce projet, et je trouve l'idée du nom Lily Boy. Donc je suis toujours à Kalutara, dans une petite ville. Et en fait il y avait comme des grands marchés avec comme des un petit peu des souks avec plein de tissus différents. Et donc au fur et à mesure je retourne dans ce fameux marché à acheter des tissus. Et l'idée du coup c'est d'acheter 19 couleurs de chouchous dont toutes les couleurs des signes astrologiques. Ça n'a pas été facile de trouver toutes les couleurs parce qu'il y avait vraiment tellement de roses différentes, tellement de jaunes, de bleus. Et le contact aussi. C'était très compliqué parce que le monsieur sur place ne parlait pas anglais, ne parlait pas français et moi je ne parlais pas sri-lankais. Petit à petit, le voyage touche à sa fin et il va falloir rentrer en France. Donc c'est vrai que c'est assez douloureux. En même temps, je suis contente parce que je vais retrouver ma famille, je vais retrouver tout le monde et ça va être la suite du projet. De l'autre côté, on a créé un réel lien avec Shamila. Mais il faut rentrer en France et donc le 21 juin, je rentre avec mes... 380 chouchous et 19 couleurs différentes dans ma valise. Un moment retour en France, j'ai envie de prendre du recul sur cette aventure parce que sans qu'on s'en rende compte, c'est une aventure qui nous change, qui nous fait prendre beaucoup de maturité, qui nous fait grandir. On revient changer, en positif bien sûr. Puis au fur et à mesure, je vais créer les réseaux sociaux de la marque, je vais communiquer dessus, faire des visuels, créer le logo, dépenser le site internet, et puis jusqu'à décider de monter la micro-entreprise. Du coup, en deuxième année de Bachelor Business, on a l'opportunité de réaliser un stage de trois mois. Pour moi, c'était impossible d'aller dans une entreprise et j'avais vraiment envie de travailler pour moi-même. de préparer aussi la première saison estivale pour essayer de vendre mes produits, me faire connaître par tous les moyens possibles. Je fais une demande du Coexcelia de stage pour faire un auto-stage. Je fais mon auto-stage chez moi, dans ma chambre, sur le bureau, je crée mes bijoux. Le temps passe, la première saison d'été pour Lily Boy est passée, une saison qui a été très enrichissante parce que j'ai pu participer à différents événements. Et c'est vraiment cette saison qui a été déterminante pour la marque. J'ai participé à des pop-up, on a fait un défilé avec une marque de vêtements, des présences sur les marchés, dans des restaurants à l'île de Ré, tout en combinant avec un 35 heures en job étudiant. Donc ce n'était pas évident, mais c'était super enrichissant. Et donc j'arrive en troisième année de Bachelor Business et j'ai choisi de faire l'alternance avec la spécialité Marketing Digital. Avec du recul, aujourd'hui, ce voyage a vraiment transformé ma vie, mon quotidien. La micro-entreprise Lili Boy aurait sûrement jamais existé sans cette expérience. Pour moi, ça a été vraiment... Une expérience unique qui vous transforme, qui vous donne l'opportunité. Et je pense que c'est surtout ça. On vous tend une opportunité et il faut savoir la saisir au bon moment. Cette expérience d'entrepreneuriat, elle m'a vraiment, je pense, tout appris. Elle m'a appris déjà à savoir un peu qui je suis, me découvrir. Et encore à l'heure d'aujourd'hui, il y a encore beaucoup à apprendre. C'est vraiment un plaisir de découvrir de nouvelles compétences. Savoir faire un site internet toute seule, créer un logo, déclarer une micro-entreprise, aller démarcher une boutique pour déposer ses bijoux. C'est vraiment sortir de sa zone de confort de A à Z. Il faut se faire confiance, même aujourd'hui. C'est toujours compliqué de passer la porte d'un nouveau magasin, de présenter mon projet, d'en parler. J'ai toujours envie de faire mieux, je me remets toujours en question. Et dans l'entrepreneuriat, il faut toujours se remettre en question tous les jours. Qu'est-ce qui ne va pas ? Qu'est-ce qu'on n'a pas fait de bien ? Qu'est-ce qu'on pourrait faire de mieux ? C'est très dur à accepter, surtout quand on est seul. Il faut toujours être à la page, il y a une surconsommation énorme. Et du coup, il faut toujours proposer de nouvelles choses. Pour tous les étudiants... qui ont envie d'entreprendre, de se lancer et qui font partie d'Excelia, je leur conseillerais vraiment de se tourner vers Excel Entrepreneur, qui est un service au sein d'Excelia, complètement gratuit, qui va vous accompagner dans vos démarches, dans votre projet, à le construire. Moi, ça m'a permis de faire l'autostage. Et surtout cette année, en troisième année de bachelor business, je me suis vraiment tournée vers Excel Entrepreneur. J'ai monté mon dossier pour acquérir le statut national étudiant entrepreneur. Il y a des événements vraiment toutes les semaines, des after work, des conférences, mais aussi tous les jeudis après-midi, des thématiques où pendant trois heures, avec un professeur universitaire, vous construisez votre projet, votre business plan. Alors aujourd'hui, je suis en alternance pour ma troisième année. Et donc l'année prochaine, mon bachelor sera fini. Et la question c'est qu'est-ce que je vais faire, vers quoi je vais m'orienter ? Donc aujourd'hui c'est une bonne question. Je me retrouve à la place de la Hermine de Terminal qui ne savait pas vers où se diriger. C'est un gros point d'interrogation, je sais que j'ai mon côté entrepreneurial qui est très présent et que j'aimerais vraiment beaucoup développer. De l'autre côté je ne sais pas si je suis encore prête à ce que ce soit vraiment mon projet principal de vie parce que je m'aime. persuadé que tout est fait de rencontres, de points de contact, de feeling. Et la preuve en est, Excellia est née d'une rencontre, le projet au Sri Lanka est né d'une rencontre. Donc pour moi, tout est vraiment fait de rencontres et je pense qu'il faut savoir saisir toutes les opportunités qui s'offrent à nous. Si je devais résumer l'aventure Lilyboy, ça serait surtout en trois mots. Ce serait la créativité, la détermination et le partage.

  • Vous venez d'écouter Les étincelles, le podcast Excelia. Dans le prochain épisode, découvrez une nouvelle histoire d'un étudiant. Retrouvez-nous sur Instagram avec le compte Excelia Group.

Description

Lorsqu’elle accepte de partir au Sri Lanka, dans le cadre du programme Humacité© d’Excelia, Hermine est très loin de s’imaginer à quel point cette expérience va changer sa vie. On dit souvent que partir loin, c’est aller à la découverte de soi-même. Pour Hermine, ce voyage au bout du monde sera synonyme de rencontres, de surprises, mais lui permettra surtout de révéler une part jusque-là inconnue d’elle-même.


"Les Étincelles", le podcast qui illumine des chemins inspirants et des choix courageux qui peuvent transformer une vie. Plongez dans un monde d'histoires authentiques et émouvantes, où chaque épisode est une immersion captivante dans des récits de parcours scolaires, d'expériences internationales, et de moments de courage.


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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Lorsqu'elle accepte de partir au Sri Lanka avec le programme Humacité, Hermine est très loin de s'imaginer à quel point cette expérience va changer sa vie. On dit souvent que partir loin, c'est aller à la découverte de soi-même. Pour Hermine, ce voyage au bout du monde sera synonyme de rencontre, de surprise, mais lui permettra surtout de révéler une part inconnue d'elle-même. Vous écoutez Les Étincelles, le podcast Exilien.

  • Hermine

    Pendant mon année de bac, j'étais un petit peu perdue. Je ne savais pas trop vers quoi m'orienter, quelle école. J'avais une grande passion pour la mode. J'avais envie d'intégrer une école de mode sur Paris. J'avais proposé plusieurs projets à mes parents. J'avais fait des candidatures. Ce n'était pas vraiment OK de leur côté. Et donc j'ai découvert Excelia lors des portes ouvertes. Honnêtement, quand je me suis dirigée vers Excelia, je ne savais pas trop pourquoi j'y allais. J'y allais parce qu'après le bac, il fallait faire des études, il fallait intégrer une école. Donc j'y allais sans trop me dire ce que j'allais y faire et ce que ça allait m'apporter, à part quand mon papa me disait que ça allait m'apporter un réseau et me créer des opportunités. Je n'ai pas trouvé ma place directement. Les premiers mois ont été assez durs, on sort du lycée, on est tout jeune, on ne sait pas trop qui on est encore, donc ça a été un petit peu compliqué. Au final, tout s'est fait naturellement, comme tout, les choses viennent. Au sein du Bachelor Business et dans d'autres programmes aussi, on a l'opportunité de partir en mission Humacité. C'est une mission à l'international de plusieurs mois. où on devait intégrer une association pour venir en aide à des personnes. Donc il y avait plusieurs thématiques proposées. Quand on me dit de partir en mission de ma cité, déjà à l'international, je n'étais pas du tout ok avec cette idée. Ça me faisait très peur. C'est vrai qu'en première année, je venais juste de m'intégrer, d'accepter où j'étais. Et là, on me dit, tu pars à l'étranger. Tu pars toute seule ou avec une copine. Ça fait peur, ça fait très peur. J'ai tout juste 18 ans. Je suis encore chez mes parents. Donc ça a mis beaucoup de temps à accepter qu'il fallait que je parte. Mais quand je l'ai accepté, je me suis dit, ok, je pars. Alors autant partir, mais partir pour de vrai. Donc j'ai choisi le Sri Lanka. Lorsque j'arrive au Sri Lanka, c'est vraiment le choc culturel, le choc des paysages. C'est très différent de chez nous. La mer, mais il y a aussi la terre. La forêt, les palmiers, les petites routes, les tuktuk, petits marchés en bord de route, des vendeurs de fruits. C'est magnifique quand vous arrivez, vous savez que vous êtes au Sri Lanka. Je trouve une association qui vient en aide aux enfants, aux femmes et aux familles du Sri Lanka, dans une petite ville qui s'appelle Kalutara. C'est vraiment loin de toutes les zones touristiques, c'est vraiment le petit village. Cette association aide les enfants en leur proposant des cours, en plus de leur école, parce qu'au Sri Lanka, les enfants ne courent que le matin. Cette association permet de leur faire des cours, de créer des cagnottes, de faire des dons de machines à coudre pour aider à l'insertion professionnelle des femmes, et aussi de faire des dons alimentaires pour les familles les plus démunies. Durant cette mission, je suis amenée aussi à faire beaucoup d'excursions, je suis amenée à prendre le train. Une expérience aussi très originelle au Sri Lanka, vous pouvez vraiment vous suspendre au train, prendre des photos, c'est assez impressionnant. Durant la mission, on est amenée à venir en aide à plusieurs personnes. Donc on est amenée à aller dans une famille, la famille de Shamila. Shamila, elle est couturière, elle a sa machine à coudre chez elle, que l'association... lui a donné. Elle travaille pour une petite marque, elle essaye de gagner de l'argent avec ce qu'elle produit. Cette femme, je ne sais pas pourquoi, je l'ai gardée au fond de ma tête. Un dimanche, une semaine après, je me suis rendue à la capitale pour faire une excursion. Il y avait un grand centre commercial. dans lequel il y avait un local. On proposait à plusieurs locaux de vendre leurs produits qu'ils faisaient à la main. J'ai trouvé ça extraordinaire de leur donner la chance de vendre leurs produits dans un centre commercial avec des grandes marques. Sur place, je rencontre une femme. Je trouve des chouchous qu'elle fait à la main. Je trouve l'idée super sympa, donc j'achète mes chouchous. On rentre par le train toujours avec les portes ouvertes. Le projet a mûri au fur et à mesure. Je rentre, je vois mes chouchous. Et je repense à cette femme, je décide de retourner voir Shamila, du coup une semaine après, pour lui proposer de tenter de créer des chouchous. Il faut trouver un nom, à un moment donné, il faut trouver un nom pour les réseaux sociaux, pour communiquer sur ce projet, et je trouve l'idée du nom Lily Boy. Donc je suis toujours à Kalutara, dans une petite ville. Et en fait il y avait comme des grands marchés avec comme des un petit peu des souks avec plein de tissus différents. Et donc au fur et à mesure je retourne dans ce fameux marché à acheter des tissus. Et l'idée du coup c'est d'acheter 19 couleurs de chouchous dont toutes les couleurs des signes astrologiques. Ça n'a pas été facile de trouver toutes les couleurs parce qu'il y avait vraiment tellement de roses différentes, tellement de jaunes, de bleus. Et le contact aussi. C'était très compliqué parce que le monsieur sur place ne parlait pas anglais, ne parlait pas français et moi je ne parlais pas sri-lankais. Petit à petit, le voyage touche à sa fin et il va falloir rentrer en France. Donc c'est vrai que c'est assez douloureux. En même temps, je suis contente parce que je vais retrouver ma famille, je vais retrouver tout le monde et ça va être la suite du projet. De l'autre côté, on a créé un réel lien avec Shamila. Mais il faut rentrer en France et donc le 21 juin, je rentre avec mes... 380 chouchous et 19 couleurs différentes dans ma valise. Un moment retour en France, j'ai envie de prendre du recul sur cette aventure parce que sans qu'on s'en rende compte, c'est une aventure qui nous change, qui nous fait prendre beaucoup de maturité, qui nous fait grandir. On revient changer, en positif bien sûr. Puis au fur et à mesure, je vais créer les réseaux sociaux de la marque, je vais communiquer dessus, faire des visuels, créer le logo, dépenser le site internet, et puis jusqu'à décider de monter la micro-entreprise. Du coup, en deuxième année de Bachelor Business, on a l'opportunité de réaliser un stage de trois mois. Pour moi, c'était impossible d'aller dans une entreprise et j'avais vraiment envie de travailler pour moi-même. de préparer aussi la première saison estivale pour essayer de vendre mes produits, me faire connaître par tous les moyens possibles. Je fais une demande du Coexcelia de stage pour faire un auto-stage. Je fais mon auto-stage chez moi, dans ma chambre, sur le bureau, je crée mes bijoux. Le temps passe, la première saison d'été pour Lily Boy est passée, une saison qui a été très enrichissante parce que j'ai pu participer à différents événements. Et c'est vraiment cette saison qui a été déterminante pour la marque. J'ai participé à des pop-up, on a fait un défilé avec une marque de vêtements, des présences sur les marchés, dans des restaurants à l'île de Ré, tout en combinant avec un 35 heures en job étudiant. Donc ce n'était pas évident, mais c'était super enrichissant. Et donc j'arrive en troisième année de Bachelor Business et j'ai choisi de faire l'alternance avec la spécialité Marketing Digital. Avec du recul, aujourd'hui, ce voyage a vraiment transformé ma vie, mon quotidien. La micro-entreprise Lili Boy aurait sûrement jamais existé sans cette expérience. Pour moi, ça a été vraiment... Une expérience unique qui vous transforme, qui vous donne l'opportunité. Et je pense que c'est surtout ça. On vous tend une opportunité et il faut savoir la saisir au bon moment. Cette expérience d'entrepreneuriat, elle m'a vraiment, je pense, tout appris. Elle m'a appris déjà à savoir un peu qui je suis, me découvrir. Et encore à l'heure d'aujourd'hui, il y a encore beaucoup à apprendre. C'est vraiment un plaisir de découvrir de nouvelles compétences. Savoir faire un site internet toute seule, créer un logo, déclarer une micro-entreprise, aller démarcher une boutique pour déposer ses bijoux. C'est vraiment sortir de sa zone de confort de A à Z. Il faut se faire confiance, même aujourd'hui. C'est toujours compliqué de passer la porte d'un nouveau magasin, de présenter mon projet, d'en parler. J'ai toujours envie de faire mieux, je me remets toujours en question. Et dans l'entrepreneuriat, il faut toujours se remettre en question tous les jours. Qu'est-ce qui ne va pas ? Qu'est-ce qu'on n'a pas fait de bien ? Qu'est-ce qu'on pourrait faire de mieux ? C'est très dur à accepter, surtout quand on est seul. Il faut toujours être à la page, il y a une surconsommation énorme. Et du coup, il faut toujours proposer de nouvelles choses. Pour tous les étudiants... qui ont envie d'entreprendre, de se lancer et qui font partie d'Excelia, je leur conseillerais vraiment de se tourner vers Excel Entrepreneur, qui est un service au sein d'Excelia, complètement gratuit, qui va vous accompagner dans vos démarches, dans votre projet, à le construire. Moi, ça m'a permis de faire l'autostage. Et surtout cette année, en troisième année de bachelor business, je me suis vraiment tournée vers Excel Entrepreneur. J'ai monté mon dossier pour acquérir le statut national étudiant entrepreneur. Il y a des événements vraiment toutes les semaines, des after work, des conférences, mais aussi tous les jeudis après-midi, des thématiques où pendant trois heures, avec un professeur universitaire, vous construisez votre projet, votre business plan. Alors aujourd'hui, je suis en alternance pour ma troisième année. Et donc l'année prochaine, mon bachelor sera fini. Et la question c'est qu'est-ce que je vais faire, vers quoi je vais m'orienter ? Donc aujourd'hui c'est une bonne question. Je me retrouve à la place de la Hermine de Terminal qui ne savait pas vers où se diriger. C'est un gros point d'interrogation, je sais que j'ai mon côté entrepreneurial qui est très présent et que j'aimerais vraiment beaucoup développer. De l'autre côté je ne sais pas si je suis encore prête à ce que ce soit vraiment mon projet principal de vie parce que je m'aime. persuadé que tout est fait de rencontres, de points de contact, de feeling. Et la preuve en est, Excellia est née d'une rencontre, le projet au Sri Lanka est né d'une rencontre. Donc pour moi, tout est vraiment fait de rencontres et je pense qu'il faut savoir saisir toutes les opportunités qui s'offrent à nous. Si je devais résumer l'aventure Lilyboy, ça serait surtout en trois mots. Ce serait la créativité, la détermination et le partage.

  • Vous venez d'écouter Les étincelles, le podcast Excelia. Dans le prochain épisode, découvrez une nouvelle histoire d'un étudiant. Retrouvez-nous sur Instagram avec le compte Excelia Group.

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