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Les Étincelles

Nouveau départ pour Laura : oser la réorientation et changer de Cap

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11min |13/02/2024
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Description

Il y a des choix qui demandent du courage. Malgré́ l’évidence, il faut parfois s’affranchir des jugements et du regard de l’autre pour faire les meilleurs choix pour soi-même. Quand Laura entre en seconde générale, c’est la douche froide. Ses notes dégringolent et elle s’interroge. Est-elle vraiment à sa place ? Alors, comment suivre son intuition, dépasser les clichés et oser se réorienter ? Et si changer de cap c’était se donner les meilleures chances de réussite ?


"Les Étincelles", le podcast qui illumine des chemins inspirants et des choix courageux qui peuvent transformer une vie. Plongez dans un monde d'histoires authentiques et émouvantes, où chaque épisode est une immersion captivante dans des récits de parcours scolaires, d'expériences internationales, et de moments de courage.


Retrouvez-nous également sur 👉 https://www.excelia-group.fr/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Il y a des choix qui demandent du courage. Malgré l'évidence, il faut parfois s'affranchir des jugements et du regard de l'autre pour faire les meilleurs choix pour soi-même. Quand Laura entre en seconde générale, c'est la douche froide. Ses notes dégringolent et elle s'interroge. Est-elle vraiment à sa place ? Alors comment suivre son intuition, dépasser les clichés et oser se réorienter ? Et si changer de cap, c'était se donner les meilleures chances de réussite ? Vous écoutez Les Étincelles, le podcast Excellia.

  • Laura

    Ma rentrée au lycée général s'est plutôt très bien passée. C'était mon lycée de secteur, donc j'avais tous mes amis avec moi, toutes mes connaissances du collège, mes meilleures amies, comme on pourrait dire. C'était la suite logique après mon collège. J'étais assez euphorique parce que du coup on arrivait un peu dans un nouveau monde. C'était sympa. J'ai que des bons souvenirs de ma première rentrée scolaire au lycée, puis c'est un nouveau monde. de grands, donc c'est forcément trop bien. Niveau cours, c'était pas trop ça. À côté de ça, en plus je faisais beaucoup de sport donc fallait que tout rentre dans les cases et ma classe était très perturbatrice et les personnes avaient beaucoup de facilité, sauf que moi, tant que ça en fait, fallait que je travaille, que j'ai un cadre où il y avait du calme tout ça. Enfin je me rappelle, je travaillais beaucoup à ce moment-là et au final avoir aucun bon résultat. Mes notes, c'était la catastrophe. Franchement, je passais d'une moyenne de 14-15 au collège à, je pense, en dessous de la moyenne. Je me rappelle, même en sport, j'étais nulle. Là, c'était dramatique pour moi. Donc non, franchement, il n'y avait rien qu'à dire. Forcément, on doit se comparer aux autres. C'est le but du lycée et je pense que c'est le but du système scolaire en général, c'est d'être noté. Donc forcément, on est comparé en permanence aux autres, aux notes. Il faut être le meilleur. À ce moment-là, je ne pense pas à me réorienter dans un autre lycée, parce que tout vient très vite, et puis pour moi, c'est impossible de se réorienter, alors que ça ne fait même pas trois mois que je suis dans un lycée, où comme je le répète, il y a tous mes amis qui ont des bonnes notes. Je me dis forcément que ça va bien se dérouler à un moment donné. Je travaille, il n'y aurait pas de raison. Donc non, je ne pense pas à la réorientation une seule seconde. Et puis bien sûr, il y a forcément plein d'idées reçues à ce moment-là. On sait très bien qu'au lycée, on a le lycée général, STMG, bac pro, et voilà, c'est deux catégories à part, deux mondes à part. Et on sait très bien que c'est des personnes un peu... Enfin moi, dans mes clichés que j'avais avant, puis même quand j'étais en pro, c'était les clichés, on rigolait de ça. Des personnes débiles, qui ne savent pas quoi faire de leur vie, qui sont là par dépit. Et puis j'en passe parce que franchement, il y a des choses que j'ai entendues qui étaient vraiment affreuses. Deux mois après environ, où là les discussions étaient avec ma famille, où on s'est dit, il faut trouver une solution, parce que vraiment si ça devenait un mal-être, pas possible, parce que je me mettais une pression permanente pour les cours. C'est mes parents en fait, un moment, un soir, je me rappelle, en plus c'était l'anniversaire de mon père, et d'un coup ils me disent, t'en es où au niveau moyenne ? Comment dire ? J'ai 8 de moyenne, c'est pas super. Du coup c'est là où ils me disent, il faut peut-être trouver une solution. Je leur dis que non, je travaille. En plus, ils me voient travailler, donc ils sont un peu surpris parce qu'ils savent que je suis motivée. Et donc, à la suite de ça, je pense que c'est les jours après où ma maman vraiment parle avec moi toute seule et me dit, tu sais, il y a des solutions. Tu peux aller en bac pro, ce n'est pas une honte, on peut chercher. Moi, au début, je lui dis, mais pas du tout, jamais de ma vie, je n'irai là-bas. Surtout qu'il n'y a que deux lycées pros, le lycée où je vais aller après. C'est vraiment le lycée où je dis, jamais de ma vie, je n'irai là-bas. C'est un lycée privé, très cliché. Jamais j'y mettrai un pied. Bon, j'y suis allée. J'ai décidé de ne pas forcément en parler à trop de gens. En plus de ça, c'est tombé sur les vacances scolaires quand j'ai eu ma réflexion. Je ne me voyais pas en parler avec quiconque. Et puis, c'est des personnes qui ne comprendraient pas qu'elles voudraient ne pas comprendre. Mais les amis que j'avais à ce moment-là, c'était vraiment des personnes qui avaient des bonnes notes, qui étaient très scolaires. Donc, même gentiment, elles auraient trouvé une solution, mais je pense que la solution était déjà toute trouvée, c'était de changer de voie, d'aller voir autre chose, gagner plus de confiance. Donc non, je n'en ai pas forcément parlé. Je pense qu'à part mes deux parents, personne n'était trop au courant à ce moment-là. J'ai fait ma rentrée très très vite, le lundi. Au retour des vacances, j'avais rendez-vous avec mon directeur. Le soir même, mes parents signaient le chèque et les papiers pour me faire inscrire dans le lycée, où je faisais ma rentrée le mardi matin. C'était très bizarre. Déjà, je refais une rentrée scolaire, ce n'était pas prévu. J'arrive dans un établissement où je n'avais pas envie d'aller. En lycée professionnel, on avait des journées obligatoires d'uniformes, de tenues professionnelles. Et j'arrive un mardi où c'est la tenue professionnelle. Donc tous les gars sont en costard. Les filles sont en uniforme pareil, jupe, petite veste, tout ça. Et moi j'arrive en jean bien décalé là-dedans. Et tout le monde me regarde parce que je n'avais jamais été la nouvelle. Donc je me revois passer la porte. Et là c'est les 30 paires de yeux qui sont sur nous et qui nous jugent. Et c'est très long mais après ça se passe plutôt bien. En fait c'était un peu une journée très très bizarre. Alors vraiment je me demandais... qu'est-ce que je faisais là ? Niveau matière, ça se passe étonnement plutôt très très bien. En fait, j'ai pris de l'avance et j'avais une technique de révision. Donc moi j'arrive et j'ai ma technique de révision, je prends les cours directement, je me souviens, je vais dans un café, je travaille tout. Les gens me disaient mais Laura, t'inquiète pas. Non, non, moi je travaillais à fond et donc mon premier cours, je crois que c'est économie, droit à ce moment-là. Et en fait, j'avais déjà vu ces cours-là en lycée général. Et ce qui fait qu'à ce moment-là, en fait, même les autres personnes me regardent en me disant mais qu'est-ce que tu fais ici ? Tu connais déjà les choses. Et moi, j'étais un peu choquée en me disant bah, je ne sais pas Mais du coup, en fait, tout se passe plutôt très très bien. Et à ce moment-là, en fait, j'ai des super notes. Je monte tout de suite, fin premier trimestre, deuxième trimestre, je suis première de ma classe, ce qui est un peu choquant quand on passe de la dernière à la première. Et donc, à la fin, la petite récompense au lycée, c'est bien sûr le bac. Parce qu'à ce moment-là de nos vies, c'est toute notre vie, le bac. sachant qu'on n'en parlera plus jamais après, mais j'ai eu ma mention très bien et c'était vraiment une fierté. Vraiment, j'ai énormément travaillé pour avoir cette mention. Beaucoup diront que c'est parce que j'étais en pro et que c'était plus simple, que de toute façon, d'avoir une mention très bien en pro, c'est logique. Mais même des personnes de ma classe m'ont dit, Oh, mais moi, si je voulais, je l'aurais eu, la mention très bien, il fallait l'avoir. Mais du coup, oui, c'était ma petite fierté perso, ma fierté aussi pour les professeurs. Du coup... qui m'avait aidée à avoir cette mention. Et puis pour mes parents, surtout, ils étaient très très très très contents. Si je devais tirer un bilan de ces traits, orientation. Ce serait que du positif au final parce que franchement niveau cours, j'ai eu que des bons retours aussi bien dans mes stages que dans les résultats scolaires. J'ai que des bons contacts avec mes anciens profs, j'ai mes meilleurs amis que j'ai rencontrés grâce à ce choix. Donc si je devais tirer un bien, c'est que du positif et je ne saurais pas tirer un meilleur bilan que ça parce que je ne vois aucune once de négativité à tout ça. Et si c'était à refaire, je le referais mille fois sans hésiter. Ma réorientation, elle a eu des aspects positifs pour ma vie professionnelle. Quand à 18 ans, on sort avec un CV, avec au moins 4 ou 5 expériences différentes, forcément, c'est très, très enrichissant. J'étais en spécialisation bac pro commerce. Et j'ai pu faire mes premiers stages dans une boutique semi haut de gamme. Et donc, ça m'a appris beaucoup de techniques de vente. En fait, tout mon stage m'a appris plein de choses, parce qu'après, du coup, je suis allée dans la grande distribution. J'ai pu avoir mes premiers jobs étudiants, jobs d'été grâce à ça. Mon premier CDI, 15 heures étudiant, pareil, je l'ai eu grâce à mes stages, parce que quand il a vu mon CV, mon ancien responsable, du coup, il n'avait pas à me former autant que ça. Et puis, ça emmène beaucoup de savoir être au travail, savoir s'adresser à son client, savoir s'adresser à la structure professionnelle dans laquelle on est, savoir s'adapter, c'est ça. Au profil de client, c'est ça qu'on a en face de nous, de dire les bons mots, de ne pas se laisser faire, d'être assez mature. C'est surtout ça en fait, ça apprend énormément de choses et ça sert forcément dans la vie de tous les jours. Moi actuellement, je suis en troisième année de bachelor business, option banque et assurance chez Excelia. Mon projet, c'est plus vers la gestion de patrimoine. L'année prochaine, je pense m'orienter en master grandes écoles pour garder quand même le côté généraliste et pourquoi pas en double diplôme gestion patrimoine. Après, j'essaie de me fermer le moins de portes possibles. J'aimerais bien après, par la suite, peut-être m'orienter vers tout ce qui est entrepreneuriat. Je ne me ferme aucune porte et c'est pour ça que je reste dans les filières un peu générales pour l'instant. Chez Excelia, il n'y a aucune distinction entre élèves professionnels, élèves venant d'un lycée général, bien au contraire. Il y a des personnes qui font des réorientations. J'ai une maman qui a 30 ans, qui est dans ma classe, qui revient à l'école. Il n'y a aucune distinction, bien au contraire, ils acceptent tous les profils. Si j'avais un dernier message à adresser aux élèves de bac pro, c'est vraiment de ne pas baisser les bras. Vous pouvez le faire, ne rentrez pas dans les préjugés du... Parce que je suis en pro, je ne ferai jamais ça. Ou parce que je suis en pro, je ne pourrai jamais faire mieux. Si on a envie, on peut. Il ne faut se fermer aucune porte. Il faut peut-être travailler un peu plus, même beaucoup plus que les autres. Mais si on veut, on peut. Donc surtout, garder un objectif en tête et allez-y.

  • Vous venez d'écouter Les étincelles, le podcast Excellia. Dans le prochain épisode, découvrez une nouvelle histoire d'un étudiant. Retrouvez-nous sur Instagram avec le compte Excellia Group.

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Il y a des choix qui demandent du courage. Malgré́ l’évidence, il faut parfois s’affranchir des jugements et du regard de l’autre pour faire les meilleurs choix pour soi-même. Quand Laura entre en seconde générale, c’est la douche froide. Ses notes dégringolent et elle s’interroge. Est-elle vraiment à sa place ? Alors, comment suivre son intuition, dépasser les clichés et oser se réorienter ? Et si changer de cap c’était se donner les meilleures chances de réussite ?


"Les Étincelles", le podcast qui illumine des chemins inspirants et des choix courageux qui peuvent transformer une vie. Plongez dans un monde d'histoires authentiques et émouvantes, où chaque épisode est une immersion captivante dans des récits de parcours scolaires, d'expériences internationales, et de moments de courage.


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  • Il y a des choix qui demandent du courage. Malgré l'évidence, il faut parfois s'affranchir des jugements et du regard de l'autre pour faire les meilleurs choix pour soi-même. Quand Laura entre en seconde générale, c'est la douche froide. Ses notes dégringolent et elle s'interroge. Est-elle vraiment à sa place ? Alors comment suivre son intuition, dépasser les clichés et oser se réorienter ? Et si changer de cap, c'était se donner les meilleures chances de réussite ? Vous écoutez Les Étincelles, le podcast Excellia.

  • Laura

    Ma rentrée au lycée général s'est plutôt très bien passée. C'était mon lycée de secteur, donc j'avais tous mes amis avec moi, toutes mes connaissances du collège, mes meilleures amies, comme on pourrait dire. C'était la suite logique après mon collège. J'étais assez euphorique parce que du coup on arrivait un peu dans un nouveau monde. C'était sympa. J'ai que des bons souvenirs de ma première rentrée scolaire au lycée, puis c'est un nouveau monde. de grands, donc c'est forcément trop bien. Niveau cours, c'était pas trop ça. À côté de ça, en plus je faisais beaucoup de sport donc fallait que tout rentre dans les cases et ma classe était très perturbatrice et les personnes avaient beaucoup de facilité, sauf que moi, tant que ça en fait, fallait que je travaille, que j'ai un cadre où il y avait du calme tout ça. Enfin je me rappelle, je travaillais beaucoup à ce moment-là et au final avoir aucun bon résultat. Mes notes, c'était la catastrophe. Franchement, je passais d'une moyenne de 14-15 au collège à, je pense, en dessous de la moyenne. Je me rappelle, même en sport, j'étais nulle. Là, c'était dramatique pour moi. Donc non, franchement, il n'y avait rien qu'à dire. Forcément, on doit se comparer aux autres. C'est le but du lycée et je pense que c'est le but du système scolaire en général, c'est d'être noté. Donc forcément, on est comparé en permanence aux autres, aux notes. Il faut être le meilleur. À ce moment-là, je ne pense pas à me réorienter dans un autre lycée, parce que tout vient très vite, et puis pour moi, c'est impossible de se réorienter, alors que ça ne fait même pas trois mois que je suis dans un lycée, où comme je le répète, il y a tous mes amis qui ont des bonnes notes. Je me dis forcément que ça va bien se dérouler à un moment donné. Je travaille, il n'y aurait pas de raison. Donc non, je ne pense pas à la réorientation une seule seconde. Et puis bien sûr, il y a forcément plein d'idées reçues à ce moment-là. On sait très bien qu'au lycée, on a le lycée général, STMG, bac pro, et voilà, c'est deux catégories à part, deux mondes à part. Et on sait très bien que c'est des personnes un peu... Enfin moi, dans mes clichés que j'avais avant, puis même quand j'étais en pro, c'était les clichés, on rigolait de ça. Des personnes débiles, qui ne savent pas quoi faire de leur vie, qui sont là par dépit. Et puis j'en passe parce que franchement, il y a des choses que j'ai entendues qui étaient vraiment affreuses. Deux mois après environ, où là les discussions étaient avec ma famille, où on s'est dit, il faut trouver une solution, parce que vraiment si ça devenait un mal-être, pas possible, parce que je me mettais une pression permanente pour les cours. C'est mes parents en fait, un moment, un soir, je me rappelle, en plus c'était l'anniversaire de mon père, et d'un coup ils me disent, t'en es où au niveau moyenne ? Comment dire ? J'ai 8 de moyenne, c'est pas super. Du coup c'est là où ils me disent, il faut peut-être trouver une solution. Je leur dis que non, je travaille. En plus, ils me voient travailler, donc ils sont un peu surpris parce qu'ils savent que je suis motivée. Et donc, à la suite de ça, je pense que c'est les jours après où ma maman vraiment parle avec moi toute seule et me dit, tu sais, il y a des solutions. Tu peux aller en bac pro, ce n'est pas une honte, on peut chercher. Moi, au début, je lui dis, mais pas du tout, jamais de ma vie, je n'irai là-bas. Surtout qu'il n'y a que deux lycées pros, le lycée où je vais aller après. C'est vraiment le lycée où je dis, jamais de ma vie, je n'irai là-bas. C'est un lycée privé, très cliché. Jamais j'y mettrai un pied. Bon, j'y suis allée. J'ai décidé de ne pas forcément en parler à trop de gens. En plus de ça, c'est tombé sur les vacances scolaires quand j'ai eu ma réflexion. Je ne me voyais pas en parler avec quiconque. Et puis, c'est des personnes qui ne comprendraient pas qu'elles voudraient ne pas comprendre. Mais les amis que j'avais à ce moment-là, c'était vraiment des personnes qui avaient des bonnes notes, qui étaient très scolaires. Donc, même gentiment, elles auraient trouvé une solution, mais je pense que la solution était déjà toute trouvée, c'était de changer de voie, d'aller voir autre chose, gagner plus de confiance. Donc non, je n'en ai pas forcément parlé. Je pense qu'à part mes deux parents, personne n'était trop au courant à ce moment-là. J'ai fait ma rentrée très très vite, le lundi. Au retour des vacances, j'avais rendez-vous avec mon directeur. Le soir même, mes parents signaient le chèque et les papiers pour me faire inscrire dans le lycée, où je faisais ma rentrée le mardi matin. C'était très bizarre. Déjà, je refais une rentrée scolaire, ce n'était pas prévu. J'arrive dans un établissement où je n'avais pas envie d'aller. En lycée professionnel, on avait des journées obligatoires d'uniformes, de tenues professionnelles. Et j'arrive un mardi où c'est la tenue professionnelle. Donc tous les gars sont en costard. Les filles sont en uniforme pareil, jupe, petite veste, tout ça. Et moi j'arrive en jean bien décalé là-dedans. Et tout le monde me regarde parce que je n'avais jamais été la nouvelle. Donc je me revois passer la porte. Et là c'est les 30 paires de yeux qui sont sur nous et qui nous jugent. Et c'est très long mais après ça se passe plutôt bien. En fait c'était un peu une journée très très bizarre. Alors vraiment je me demandais... qu'est-ce que je faisais là ? Niveau matière, ça se passe étonnement plutôt très très bien. En fait, j'ai pris de l'avance et j'avais une technique de révision. Donc moi j'arrive et j'ai ma technique de révision, je prends les cours directement, je me souviens, je vais dans un café, je travaille tout. Les gens me disaient mais Laura, t'inquiète pas. Non, non, moi je travaillais à fond et donc mon premier cours, je crois que c'est économie, droit à ce moment-là. Et en fait, j'avais déjà vu ces cours-là en lycée général. Et ce qui fait qu'à ce moment-là, en fait, même les autres personnes me regardent en me disant mais qu'est-ce que tu fais ici ? Tu connais déjà les choses. Et moi, j'étais un peu choquée en me disant bah, je ne sais pas Mais du coup, en fait, tout se passe plutôt très très bien. Et à ce moment-là, en fait, j'ai des super notes. Je monte tout de suite, fin premier trimestre, deuxième trimestre, je suis première de ma classe, ce qui est un peu choquant quand on passe de la dernière à la première. Et donc, à la fin, la petite récompense au lycée, c'est bien sûr le bac. Parce qu'à ce moment-là de nos vies, c'est toute notre vie, le bac. sachant qu'on n'en parlera plus jamais après, mais j'ai eu ma mention très bien et c'était vraiment une fierté. Vraiment, j'ai énormément travaillé pour avoir cette mention. Beaucoup diront que c'est parce que j'étais en pro et que c'était plus simple, que de toute façon, d'avoir une mention très bien en pro, c'est logique. Mais même des personnes de ma classe m'ont dit, Oh, mais moi, si je voulais, je l'aurais eu, la mention très bien, il fallait l'avoir. Mais du coup, oui, c'était ma petite fierté perso, ma fierté aussi pour les professeurs. Du coup... qui m'avait aidée à avoir cette mention. Et puis pour mes parents, surtout, ils étaient très très très très contents. Si je devais tirer un bilan de ces traits, orientation. Ce serait que du positif au final parce que franchement niveau cours, j'ai eu que des bons retours aussi bien dans mes stages que dans les résultats scolaires. J'ai que des bons contacts avec mes anciens profs, j'ai mes meilleurs amis que j'ai rencontrés grâce à ce choix. Donc si je devais tirer un bien, c'est que du positif et je ne saurais pas tirer un meilleur bilan que ça parce que je ne vois aucune once de négativité à tout ça. Et si c'était à refaire, je le referais mille fois sans hésiter. Ma réorientation, elle a eu des aspects positifs pour ma vie professionnelle. Quand à 18 ans, on sort avec un CV, avec au moins 4 ou 5 expériences différentes, forcément, c'est très, très enrichissant. J'étais en spécialisation bac pro commerce. Et j'ai pu faire mes premiers stages dans une boutique semi haut de gamme. Et donc, ça m'a appris beaucoup de techniques de vente. En fait, tout mon stage m'a appris plein de choses, parce qu'après, du coup, je suis allée dans la grande distribution. J'ai pu avoir mes premiers jobs étudiants, jobs d'été grâce à ça. Mon premier CDI, 15 heures étudiant, pareil, je l'ai eu grâce à mes stages, parce que quand il a vu mon CV, mon ancien responsable, du coup, il n'avait pas à me former autant que ça. Et puis, ça emmène beaucoup de savoir être au travail, savoir s'adresser à son client, savoir s'adresser à la structure professionnelle dans laquelle on est, savoir s'adapter, c'est ça. Au profil de client, c'est ça qu'on a en face de nous, de dire les bons mots, de ne pas se laisser faire, d'être assez mature. C'est surtout ça en fait, ça apprend énormément de choses et ça sert forcément dans la vie de tous les jours. Moi actuellement, je suis en troisième année de bachelor business, option banque et assurance chez Excelia. Mon projet, c'est plus vers la gestion de patrimoine. L'année prochaine, je pense m'orienter en master grandes écoles pour garder quand même le côté généraliste et pourquoi pas en double diplôme gestion patrimoine. Après, j'essaie de me fermer le moins de portes possibles. J'aimerais bien après, par la suite, peut-être m'orienter vers tout ce qui est entrepreneuriat. Je ne me ferme aucune porte et c'est pour ça que je reste dans les filières un peu générales pour l'instant. Chez Excelia, il n'y a aucune distinction entre élèves professionnels, élèves venant d'un lycée général, bien au contraire. Il y a des personnes qui font des réorientations. J'ai une maman qui a 30 ans, qui est dans ma classe, qui revient à l'école. Il n'y a aucune distinction, bien au contraire, ils acceptent tous les profils. Si j'avais un dernier message à adresser aux élèves de bac pro, c'est vraiment de ne pas baisser les bras. Vous pouvez le faire, ne rentrez pas dans les préjugés du... Parce que je suis en pro, je ne ferai jamais ça. Ou parce que je suis en pro, je ne pourrai jamais faire mieux. Si on a envie, on peut. Il ne faut se fermer aucune porte. Il faut peut-être travailler un peu plus, même beaucoup plus que les autres. Mais si on veut, on peut. Donc surtout, garder un objectif en tête et allez-y.

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Il y a des choix qui demandent du courage. Malgré́ l’évidence, il faut parfois s’affranchir des jugements et du regard de l’autre pour faire les meilleurs choix pour soi-même. Quand Laura entre en seconde générale, c’est la douche froide. Ses notes dégringolent et elle s’interroge. Est-elle vraiment à sa place ? Alors, comment suivre son intuition, dépasser les clichés et oser se réorienter ? Et si changer de cap c’était se donner les meilleures chances de réussite ?


"Les Étincelles", le podcast qui illumine des chemins inspirants et des choix courageux qui peuvent transformer une vie. Plongez dans un monde d'histoires authentiques et émouvantes, où chaque épisode est une immersion captivante dans des récits de parcours scolaires, d'expériences internationales, et de moments de courage.


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  • Il y a des choix qui demandent du courage. Malgré l'évidence, il faut parfois s'affranchir des jugements et du regard de l'autre pour faire les meilleurs choix pour soi-même. Quand Laura entre en seconde générale, c'est la douche froide. Ses notes dégringolent et elle s'interroge. Est-elle vraiment à sa place ? Alors comment suivre son intuition, dépasser les clichés et oser se réorienter ? Et si changer de cap, c'était se donner les meilleures chances de réussite ? Vous écoutez Les Étincelles, le podcast Excellia.

  • Laura

    Ma rentrée au lycée général s'est plutôt très bien passée. C'était mon lycée de secteur, donc j'avais tous mes amis avec moi, toutes mes connaissances du collège, mes meilleures amies, comme on pourrait dire. C'était la suite logique après mon collège. J'étais assez euphorique parce que du coup on arrivait un peu dans un nouveau monde. C'était sympa. J'ai que des bons souvenirs de ma première rentrée scolaire au lycée, puis c'est un nouveau monde. de grands, donc c'est forcément trop bien. Niveau cours, c'était pas trop ça. À côté de ça, en plus je faisais beaucoup de sport donc fallait que tout rentre dans les cases et ma classe était très perturbatrice et les personnes avaient beaucoup de facilité, sauf que moi, tant que ça en fait, fallait que je travaille, que j'ai un cadre où il y avait du calme tout ça. Enfin je me rappelle, je travaillais beaucoup à ce moment-là et au final avoir aucun bon résultat. Mes notes, c'était la catastrophe. Franchement, je passais d'une moyenne de 14-15 au collège à, je pense, en dessous de la moyenne. Je me rappelle, même en sport, j'étais nulle. Là, c'était dramatique pour moi. Donc non, franchement, il n'y avait rien qu'à dire. Forcément, on doit se comparer aux autres. C'est le but du lycée et je pense que c'est le but du système scolaire en général, c'est d'être noté. Donc forcément, on est comparé en permanence aux autres, aux notes. Il faut être le meilleur. À ce moment-là, je ne pense pas à me réorienter dans un autre lycée, parce que tout vient très vite, et puis pour moi, c'est impossible de se réorienter, alors que ça ne fait même pas trois mois que je suis dans un lycée, où comme je le répète, il y a tous mes amis qui ont des bonnes notes. Je me dis forcément que ça va bien se dérouler à un moment donné. Je travaille, il n'y aurait pas de raison. Donc non, je ne pense pas à la réorientation une seule seconde. Et puis bien sûr, il y a forcément plein d'idées reçues à ce moment-là. On sait très bien qu'au lycée, on a le lycée général, STMG, bac pro, et voilà, c'est deux catégories à part, deux mondes à part. Et on sait très bien que c'est des personnes un peu... Enfin moi, dans mes clichés que j'avais avant, puis même quand j'étais en pro, c'était les clichés, on rigolait de ça. Des personnes débiles, qui ne savent pas quoi faire de leur vie, qui sont là par dépit. Et puis j'en passe parce que franchement, il y a des choses que j'ai entendues qui étaient vraiment affreuses. Deux mois après environ, où là les discussions étaient avec ma famille, où on s'est dit, il faut trouver une solution, parce que vraiment si ça devenait un mal-être, pas possible, parce que je me mettais une pression permanente pour les cours. C'est mes parents en fait, un moment, un soir, je me rappelle, en plus c'était l'anniversaire de mon père, et d'un coup ils me disent, t'en es où au niveau moyenne ? Comment dire ? J'ai 8 de moyenne, c'est pas super. Du coup c'est là où ils me disent, il faut peut-être trouver une solution. Je leur dis que non, je travaille. En plus, ils me voient travailler, donc ils sont un peu surpris parce qu'ils savent que je suis motivée. Et donc, à la suite de ça, je pense que c'est les jours après où ma maman vraiment parle avec moi toute seule et me dit, tu sais, il y a des solutions. Tu peux aller en bac pro, ce n'est pas une honte, on peut chercher. Moi, au début, je lui dis, mais pas du tout, jamais de ma vie, je n'irai là-bas. Surtout qu'il n'y a que deux lycées pros, le lycée où je vais aller après. C'est vraiment le lycée où je dis, jamais de ma vie, je n'irai là-bas. C'est un lycée privé, très cliché. Jamais j'y mettrai un pied. Bon, j'y suis allée. J'ai décidé de ne pas forcément en parler à trop de gens. En plus de ça, c'est tombé sur les vacances scolaires quand j'ai eu ma réflexion. Je ne me voyais pas en parler avec quiconque. Et puis, c'est des personnes qui ne comprendraient pas qu'elles voudraient ne pas comprendre. Mais les amis que j'avais à ce moment-là, c'était vraiment des personnes qui avaient des bonnes notes, qui étaient très scolaires. Donc, même gentiment, elles auraient trouvé une solution, mais je pense que la solution était déjà toute trouvée, c'était de changer de voie, d'aller voir autre chose, gagner plus de confiance. Donc non, je n'en ai pas forcément parlé. Je pense qu'à part mes deux parents, personne n'était trop au courant à ce moment-là. J'ai fait ma rentrée très très vite, le lundi. Au retour des vacances, j'avais rendez-vous avec mon directeur. Le soir même, mes parents signaient le chèque et les papiers pour me faire inscrire dans le lycée, où je faisais ma rentrée le mardi matin. C'était très bizarre. Déjà, je refais une rentrée scolaire, ce n'était pas prévu. J'arrive dans un établissement où je n'avais pas envie d'aller. En lycée professionnel, on avait des journées obligatoires d'uniformes, de tenues professionnelles. Et j'arrive un mardi où c'est la tenue professionnelle. Donc tous les gars sont en costard. Les filles sont en uniforme pareil, jupe, petite veste, tout ça. Et moi j'arrive en jean bien décalé là-dedans. Et tout le monde me regarde parce que je n'avais jamais été la nouvelle. Donc je me revois passer la porte. Et là c'est les 30 paires de yeux qui sont sur nous et qui nous jugent. Et c'est très long mais après ça se passe plutôt bien. En fait c'était un peu une journée très très bizarre. Alors vraiment je me demandais... qu'est-ce que je faisais là ? Niveau matière, ça se passe étonnement plutôt très très bien. En fait, j'ai pris de l'avance et j'avais une technique de révision. Donc moi j'arrive et j'ai ma technique de révision, je prends les cours directement, je me souviens, je vais dans un café, je travaille tout. Les gens me disaient mais Laura, t'inquiète pas. Non, non, moi je travaillais à fond et donc mon premier cours, je crois que c'est économie, droit à ce moment-là. Et en fait, j'avais déjà vu ces cours-là en lycée général. Et ce qui fait qu'à ce moment-là, en fait, même les autres personnes me regardent en me disant mais qu'est-ce que tu fais ici ? Tu connais déjà les choses. Et moi, j'étais un peu choquée en me disant bah, je ne sais pas Mais du coup, en fait, tout se passe plutôt très très bien. Et à ce moment-là, en fait, j'ai des super notes. Je monte tout de suite, fin premier trimestre, deuxième trimestre, je suis première de ma classe, ce qui est un peu choquant quand on passe de la dernière à la première. Et donc, à la fin, la petite récompense au lycée, c'est bien sûr le bac. Parce qu'à ce moment-là de nos vies, c'est toute notre vie, le bac. sachant qu'on n'en parlera plus jamais après, mais j'ai eu ma mention très bien et c'était vraiment une fierté. Vraiment, j'ai énormément travaillé pour avoir cette mention. Beaucoup diront que c'est parce que j'étais en pro et que c'était plus simple, que de toute façon, d'avoir une mention très bien en pro, c'est logique. Mais même des personnes de ma classe m'ont dit, Oh, mais moi, si je voulais, je l'aurais eu, la mention très bien, il fallait l'avoir. Mais du coup, oui, c'était ma petite fierté perso, ma fierté aussi pour les professeurs. Du coup... qui m'avait aidée à avoir cette mention. Et puis pour mes parents, surtout, ils étaient très très très très contents. Si je devais tirer un bilan de ces traits, orientation. Ce serait que du positif au final parce que franchement niveau cours, j'ai eu que des bons retours aussi bien dans mes stages que dans les résultats scolaires. J'ai que des bons contacts avec mes anciens profs, j'ai mes meilleurs amis que j'ai rencontrés grâce à ce choix. Donc si je devais tirer un bien, c'est que du positif et je ne saurais pas tirer un meilleur bilan que ça parce que je ne vois aucune once de négativité à tout ça. Et si c'était à refaire, je le referais mille fois sans hésiter. Ma réorientation, elle a eu des aspects positifs pour ma vie professionnelle. Quand à 18 ans, on sort avec un CV, avec au moins 4 ou 5 expériences différentes, forcément, c'est très, très enrichissant. J'étais en spécialisation bac pro commerce. Et j'ai pu faire mes premiers stages dans une boutique semi haut de gamme. Et donc, ça m'a appris beaucoup de techniques de vente. En fait, tout mon stage m'a appris plein de choses, parce qu'après, du coup, je suis allée dans la grande distribution. J'ai pu avoir mes premiers jobs étudiants, jobs d'été grâce à ça. Mon premier CDI, 15 heures étudiant, pareil, je l'ai eu grâce à mes stages, parce que quand il a vu mon CV, mon ancien responsable, du coup, il n'avait pas à me former autant que ça. Et puis, ça emmène beaucoup de savoir être au travail, savoir s'adresser à son client, savoir s'adresser à la structure professionnelle dans laquelle on est, savoir s'adapter, c'est ça. Au profil de client, c'est ça qu'on a en face de nous, de dire les bons mots, de ne pas se laisser faire, d'être assez mature. C'est surtout ça en fait, ça apprend énormément de choses et ça sert forcément dans la vie de tous les jours. Moi actuellement, je suis en troisième année de bachelor business, option banque et assurance chez Excelia. Mon projet, c'est plus vers la gestion de patrimoine. L'année prochaine, je pense m'orienter en master grandes écoles pour garder quand même le côté généraliste et pourquoi pas en double diplôme gestion patrimoine. Après, j'essaie de me fermer le moins de portes possibles. J'aimerais bien après, par la suite, peut-être m'orienter vers tout ce qui est entrepreneuriat. Je ne me ferme aucune porte et c'est pour ça que je reste dans les filières un peu générales pour l'instant. Chez Excelia, il n'y a aucune distinction entre élèves professionnels, élèves venant d'un lycée général, bien au contraire. Il y a des personnes qui font des réorientations. J'ai une maman qui a 30 ans, qui est dans ma classe, qui revient à l'école. Il n'y a aucune distinction, bien au contraire, ils acceptent tous les profils. Si j'avais un dernier message à adresser aux élèves de bac pro, c'est vraiment de ne pas baisser les bras. Vous pouvez le faire, ne rentrez pas dans les préjugés du... Parce que je suis en pro, je ne ferai jamais ça. Ou parce que je suis en pro, je ne pourrai jamais faire mieux. Si on a envie, on peut. Il ne faut se fermer aucune porte. Il faut peut-être travailler un peu plus, même beaucoup plus que les autres. Mais si on veut, on peut. Donc surtout, garder un objectif en tête et allez-y.

  • Vous venez d'écouter Les étincelles, le podcast Excellia. Dans le prochain épisode, découvrez une nouvelle histoire d'un étudiant. Retrouvez-nous sur Instagram avec le compte Excellia Group.

Description

Il y a des choix qui demandent du courage. Malgré́ l’évidence, il faut parfois s’affranchir des jugements et du regard de l’autre pour faire les meilleurs choix pour soi-même. Quand Laura entre en seconde générale, c’est la douche froide. Ses notes dégringolent et elle s’interroge. Est-elle vraiment à sa place ? Alors, comment suivre son intuition, dépasser les clichés et oser se réorienter ? Et si changer de cap c’était se donner les meilleures chances de réussite ?


"Les Étincelles", le podcast qui illumine des chemins inspirants et des choix courageux qui peuvent transformer une vie. Plongez dans un monde d'histoires authentiques et émouvantes, où chaque épisode est une immersion captivante dans des récits de parcours scolaires, d'expériences internationales, et de moments de courage.


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Transcription

  • Il y a des choix qui demandent du courage. Malgré l'évidence, il faut parfois s'affranchir des jugements et du regard de l'autre pour faire les meilleurs choix pour soi-même. Quand Laura entre en seconde générale, c'est la douche froide. Ses notes dégringolent et elle s'interroge. Est-elle vraiment à sa place ? Alors comment suivre son intuition, dépasser les clichés et oser se réorienter ? Et si changer de cap, c'était se donner les meilleures chances de réussite ? Vous écoutez Les Étincelles, le podcast Excellia.

  • Laura

    Ma rentrée au lycée général s'est plutôt très bien passée. C'était mon lycée de secteur, donc j'avais tous mes amis avec moi, toutes mes connaissances du collège, mes meilleures amies, comme on pourrait dire. C'était la suite logique après mon collège. J'étais assez euphorique parce que du coup on arrivait un peu dans un nouveau monde. C'était sympa. J'ai que des bons souvenirs de ma première rentrée scolaire au lycée, puis c'est un nouveau monde. de grands, donc c'est forcément trop bien. Niveau cours, c'était pas trop ça. À côté de ça, en plus je faisais beaucoup de sport donc fallait que tout rentre dans les cases et ma classe était très perturbatrice et les personnes avaient beaucoup de facilité, sauf que moi, tant que ça en fait, fallait que je travaille, que j'ai un cadre où il y avait du calme tout ça. Enfin je me rappelle, je travaillais beaucoup à ce moment-là et au final avoir aucun bon résultat. Mes notes, c'était la catastrophe. Franchement, je passais d'une moyenne de 14-15 au collège à, je pense, en dessous de la moyenne. Je me rappelle, même en sport, j'étais nulle. Là, c'était dramatique pour moi. Donc non, franchement, il n'y avait rien qu'à dire. Forcément, on doit se comparer aux autres. C'est le but du lycée et je pense que c'est le but du système scolaire en général, c'est d'être noté. Donc forcément, on est comparé en permanence aux autres, aux notes. Il faut être le meilleur. À ce moment-là, je ne pense pas à me réorienter dans un autre lycée, parce que tout vient très vite, et puis pour moi, c'est impossible de se réorienter, alors que ça ne fait même pas trois mois que je suis dans un lycée, où comme je le répète, il y a tous mes amis qui ont des bonnes notes. Je me dis forcément que ça va bien se dérouler à un moment donné. Je travaille, il n'y aurait pas de raison. Donc non, je ne pense pas à la réorientation une seule seconde. Et puis bien sûr, il y a forcément plein d'idées reçues à ce moment-là. On sait très bien qu'au lycée, on a le lycée général, STMG, bac pro, et voilà, c'est deux catégories à part, deux mondes à part. Et on sait très bien que c'est des personnes un peu... Enfin moi, dans mes clichés que j'avais avant, puis même quand j'étais en pro, c'était les clichés, on rigolait de ça. Des personnes débiles, qui ne savent pas quoi faire de leur vie, qui sont là par dépit. Et puis j'en passe parce que franchement, il y a des choses que j'ai entendues qui étaient vraiment affreuses. Deux mois après environ, où là les discussions étaient avec ma famille, où on s'est dit, il faut trouver une solution, parce que vraiment si ça devenait un mal-être, pas possible, parce que je me mettais une pression permanente pour les cours. C'est mes parents en fait, un moment, un soir, je me rappelle, en plus c'était l'anniversaire de mon père, et d'un coup ils me disent, t'en es où au niveau moyenne ? Comment dire ? J'ai 8 de moyenne, c'est pas super. Du coup c'est là où ils me disent, il faut peut-être trouver une solution. Je leur dis que non, je travaille. En plus, ils me voient travailler, donc ils sont un peu surpris parce qu'ils savent que je suis motivée. Et donc, à la suite de ça, je pense que c'est les jours après où ma maman vraiment parle avec moi toute seule et me dit, tu sais, il y a des solutions. Tu peux aller en bac pro, ce n'est pas une honte, on peut chercher. Moi, au début, je lui dis, mais pas du tout, jamais de ma vie, je n'irai là-bas. Surtout qu'il n'y a que deux lycées pros, le lycée où je vais aller après. C'est vraiment le lycée où je dis, jamais de ma vie, je n'irai là-bas. C'est un lycée privé, très cliché. Jamais j'y mettrai un pied. Bon, j'y suis allée. J'ai décidé de ne pas forcément en parler à trop de gens. En plus de ça, c'est tombé sur les vacances scolaires quand j'ai eu ma réflexion. Je ne me voyais pas en parler avec quiconque. Et puis, c'est des personnes qui ne comprendraient pas qu'elles voudraient ne pas comprendre. Mais les amis que j'avais à ce moment-là, c'était vraiment des personnes qui avaient des bonnes notes, qui étaient très scolaires. Donc, même gentiment, elles auraient trouvé une solution, mais je pense que la solution était déjà toute trouvée, c'était de changer de voie, d'aller voir autre chose, gagner plus de confiance. Donc non, je n'en ai pas forcément parlé. Je pense qu'à part mes deux parents, personne n'était trop au courant à ce moment-là. J'ai fait ma rentrée très très vite, le lundi. Au retour des vacances, j'avais rendez-vous avec mon directeur. Le soir même, mes parents signaient le chèque et les papiers pour me faire inscrire dans le lycée, où je faisais ma rentrée le mardi matin. C'était très bizarre. Déjà, je refais une rentrée scolaire, ce n'était pas prévu. J'arrive dans un établissement où je n'avais pas envie d'aller. En lycée professionnel, on avait des journées obligatoires d'uniformes, de tenues professionnelles. Et j'arrive un mardi où c'est la tenue professionnelle. Donc tous les gars sont en costard. Les filles sont en uniforme pareil, jupe, petite veste, tout ça. Et moi j'arrive en jean bien décalé là-dedans. Et tout le monde me regarde parce que je n'avais jamais été la nouvelle. Donc je me revois passer la porte. Et là c'est les 30 paires de yeux qui sont sur nous et qui nous jugent. Et c'est très long mais après ça se passe plutôt bien. En fait c'était un peu une journée très très bizarre. Alors vraiment je me demandais... qu'est-ce que je faisais là ? Niveau matière, ça se passe étonnement plutôt très très bien. En fait, j'ai pris de l'avance et j'avais une technique de révision. Donc moi j'arrive et j'ai ma technique de révision, je prends les cours directement, je me souviens, je vais dans un café, je travaille tout. Les gens me disaient mais Laura, t'inquiète pas. Non, non, moi je travaillais à fond et donc mon premier cours, je crois que c'est économie, droit à ce moment-là. Et en fait, j'avais déjà vu ces cours-là en lycée général. Et ce qui fait qu'à ce moment-là, en fait, même les autres personnes me regardent en me disant mais qu'est-ce que tu fais ici ? Tu connais déjà les choses. Et moi, j'étais un peu choquée en me disant bah, je ne sais pas Mais du coup, en fait, tout se passe plutôt très très bien. Et à ce moment-là, en fait, j'ai des super notes. Je monte tout de suite, fin premier trimestre, deuxième trimestre, je suis première de ma classe, ce qui est un peu choquant quand on passe de la dernière à la première. Et donc, à la fin, la petite récompense au lycée, c'est bien sûr le bac. Parce qu'à ce moment-là de nos vies, c'est toute notre vie, le bac. sachant qu'on n'en parlera plus jamais après, mais j'ai eu ma mention très bien et c'était vraiment une fierté. Vraiment, j'ai énormément travaillé pour avoir cette mention. Beaucoup diront que c'est parce que j'étais en pro et que c'était plus simple, que de toute façon, d'avoir une mention très bien en pro, c'est logique. Mais même des personnes de ma classe m'ont dit, Oh, mais moi, si je voulais, je l'aurais eu, la mention très bien, il fallait l'avoir. Mais du coup, oui, c'était ma petite fierté perso, ma fierté aussi pour les professeurs. Du coup... qui m'avait aidée à avoir cette mention. Et puis pour mes parents, surtout, ils étaient très très très très contents. Si je devais tirer un bilan de ces traits, orientation. Ce serait que du positif au final parce que franchement niveau cours, j'ai eu que des bons retours aussi bien dans mes stages que dans les résultats scolaires. J'ai que des bons contacts avec mes anciens profs, j'ai mes meilleurs amis que j'ai rencontrés grâce à ce choix. Donc si je devais tirer un bien, c'est que du positif et je ne saurais pas tirer un meilleur bilan que ça parce que je ne vois aucune once de négativité à tout ça. Et si c'était à refaire, je le referais mille fois sans hésiter. Ma réorientation, elle a eu des aspects positifs pour ma vie professionnelle. Quand à 18 ans, on sort avec un CV, avec au moins 4 ou 5 expériences différentes, forcément, c'est très, très enrichissant. J'étais en spécialisation bac pro commerce. Et j'ai pu faire mes premiers stages dans une boutique semi haut de gamme. Et donc, ça m'a appris beaucoup de techniques de vente. En fait, tout mon stage m'a appris plein de choses, parce qu'après, du coup, je suis allée dans la grande distribution. J'ai pu avoir mes premiers jobs étudiants, jobs d'été grâce à ça. Mon premier CDI, 15 heures étudiant, pareil, je l'ai eu grâce à mes stages, parce que quand il a vu mon CV, mon ancien responsable, du coup, il n'avait pas à me former autant que ça. Et puis, ça emmène beaucoup de savoir être au travail, savoir s'adresser à son client, savoir s'adresser à la structure professionnelle dans laquelle on est, savoir s'adapter, c'est ça. Au profil de client, c'est ça qu'on a en face de nous, de dire les bons mots, de ne pas se laisser faire, d'être assez mature. C'est surtout ça en fait, ça apprend énormément de choses et ça sert forcément dans la vie de tous les jours. Moi actuellement, je suis en troisième année de bachelor business, option banque et assurance chez Excelia. Mon projet, c'est plus vers la gestion de patrimoine. L'année prochaine, je pense m'orienter en master grandes écoles pour garder quand même le côté généraliste et pourquoi pas en double diplôme gestion patrimoine. Après, j'essaie de me fermer le moins de portes possibles. J'aimerais bien après, par la suite, peut-être m'orienter vers tout ce qui est entrepreneuriat. Je ne me ferme aucune porte et c'est pour ça que je reste dans les filières un peu générales pour l'instant. Chez Excelia, il n'y a aucune distinction entre élèves professionnels, élèves venant d'un lycée général, bien au contraire. Il y a des personnes qui font des réorientations. J'ai une maman qui a 30 ans, qui est dans ma classe, qui revient à l'école. Il n'y a aucune distinction, bien au contraire, ils acceptent tous les profils. Si j'avais un dernier message à adresser aux élèves de bac pro, c'est vraiment de ne pas baisser les bras. Vous pouvez le faire, ne rentrez pas dans les préjugés du... Parce que je suis en pro, je ne ferai jamais ça. Ou parce que je suis en pro, je ne pourrai jamais faire mieux. Si on a envie, on peut. Il ne faut se fermer aucune porte. Il faut peut-être travailler un peu plus, même beaucoup plus que les autres. Mais si on veut, on peut. Donc surtout, garder un objectif en tête et allez-y.

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