Speaker #0Et si votre ventre n'était plus une source d'angoisse mais un véritable allié ? Bienvenue dans Les Irritables, le podcast dédié à la santé digestive sous toutes ses formes. Je suis Sabrina Massy, nutrithérapeute et naturopathe fonctionnelle spécialisée en santé digestive. Chaque épisode, on décrypte ensemble le syndrome de l'intestin irritable, les troubles du ventre et les vraies solutions pour retrouver une vie sans contraintes. Bonne écoute ! Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode, je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui. On va parler d'un sujet que j'adore, la micronutrition, et plus particulièrement à une molécule qui est absolument fondamentale quand on s'intéresse à la santé digestive, la glutamine. Alors peut-être que vous en avez déjà entendu parler, peut-être que vous en prenez déjà parce que vous avez entendu que c'était bien d'en prendre, ou peut-être que c'est totalement nouveau pour vous. Mais dans tous les cas, vous allez voir que c'est une molécule fascinante et surtout... ultra stratégiques, notamment quand vous avez des troubles digestifs, de l'inflammation ou même simplement de la fatigue. L'idée aujourd'hui, c'est que vous compreniez vraiment ce qu'est la glutamine, à quoi elle sert, pourquoi elle peut être un complément alimentaire essentiel pour votre santé et aussi dans quel cas elle est pertinente ou pas d'ailleurs. Installez-vous tranquillement, on va décortiquer tout ça ensemble. Alors déjà, revenons à la base. La glutamine, c'est un acide aminé. Et les acides aminés, ce sont tout simplement des briques qui composent les protéines de notre corps. Voyez chaque protéine comme une construction de l'égo. Elles ont chacune leur structure qui fait leur fonction. Elles sont constituées de plusieurs briques et les briques, ce sont les acides aminés. Il y a des acides aminés dits essentiels, ça veut dire qu'ils ne peuvent pas être synthétisés par l'homme, donc par nous. Il faut donc les consommer via l'alimentation pour les avoir. Mais la glutamine, elle a un statut un peu particulier. On dit que c'est un acide aminé conditionnellement essentiel. Ça veut dire que votre corps est capable d'en fabriquer, mais pas toujours en quantité suffisante. En situation normale, tout va bien, mais dès qu'il y a du stress, une inflammation, une maladie, une fatigue chronique, un entraînement sportif intense, on y reviendra, là, vos besoins explosent. Et votre corps peut se retrouver en déficit. La glutamine détient un rôle clé pour nos intestins. Si vous devez retenir Une chose de cet épisode, c'est celle-ci, la glutamine est le carburant principal de vos cellules intestinales. Je vous donne encore une image, imaginez votre intestin contre un mur, un mur fait de petites briques aussi bien serrées qu'on appelle les entérocytes. Ces cellules, elles se renouvellent très vite et pour fonctionner correctement, elles ont besoin d'énergie. Leur carburant préféré, la glutamine. Sans glutamine, forcément, les cellules se régénèrent moins bien et la barrière intestinale devient... plus fragile. Vous avez peut-être déjà entendu parler de l'intestin peureux, l'hyperméabilité intestinale ou l'équigote. Normalement, votre intestin est une barrière sélective. Il laisse passer les nutriments et bloque tout ce qui ne doit pas passer. Mais quand il est fragilisé, les jonctions serrées entre les cellules s'ouvrent. Des molécules passent dans le sang alors qu'elles ne devraient pas. Résultat, donc inflammation, réaction immunitaire, troubles digestifs, fatigue. Parfois même troubles cutanés ou hormonaux. Et c'est là que la glutamine intervient. Elle aide à réparer cette muqueuse intestinale, renforcer les jonctions serrées et diminuer cette perméabilité intestinale. C'est un peu comme si vous veniez reboucher les trous du mur. Autre point important, la glutamine agit aussi indirectement sur votre microbiote. Quand votre muqueuse intestinale est en bonne santé, vos bonnes bactéries ont un environnement stable, l'inflammation est limitée. Et l'écosystème est équilibré. Donc même si la glutamine ne nourrit pas directement les bactéries comme les fibres, elle crée un terrain favorable. Et en santé, le terrain c'est tout. Autre bienfait de la glutamine, on oublie souvent que 70% de notre système immunitaire se situe dans l'intestin. Et la glutamine joue un rôle clé aussi ici. Elle sert de carburant aux cellules immunitaires et aux globules blancs, notamment aux lymphocytes. en période de stress, ou d'infection, les besoins explosent. C'est d'ailleurs pour ça qu'en milieu hospitalier, la glutamine est parfois utilisée chez les patients fragilisés. Par exemple, pour les personnes qui ont subi une chirurgie lourde, qui ont eu une longue hospitalisation, une réanimation, car il y a une grande dégradation des tissus. Ensuite, il y a un aspect dont on parle moins et pourtant, il est vraiment passionnant, c'est le lien entre la glutamine, le stress et le cerveau. Parce qu'en fait, la glutamine ne s'arrête pas à l'intestin, elle circule aussi jusqu'au cerveau, où elle va participer à la fabrication de certains neurotransmetteurs. A partir de la glutamine, le corps peut produire du glutamate qui est un neurotransmetteur. Transmetteur plutôt stimulant, excitateur, c'est lui qui va être impliqué dans la concentration, la vigilance, l'activité mentale. Mais ce glutamate peut aussi être transformé en GABA, qui lui fait l'inverse, il apaise, il ralentit et il aide à relâcher la pression. Donc d'une certaine manière, la glutamine se retrouve au cœur de cet équilibre entre j'accélère et je ralentis. Et vous voyez bien à quel point cet équilibre est essentiel aujourd'hui. Parce que beaucoup de personnes sont soit en surstimulation permanente, toujours dans le mental, dans l'anticipation, dans le stress, soit au contraire épuisées, vidées, avec une difficulté à récupérer. Et cet équilibre entre glutamate et GABA, il participe justement à cette capacité à s'adapter, être dynamique quand on en a besoin, mais aussi savoir redescendre. Alors attention, je préfère être claire aussi là-dessus, la glutamine ce n'est pas un antistress comme peut l'être. En phytothérapie ou une plante relaxante, vous n'allez pas la prendre et ressentir un effet apaisant immédiat. Son rôle est beaucoup plus en amont, beaucoup plus subtil. Elle va plutôt soutenir le terrain, donner au corps les ressources nécessaires pour fabriquer correctement ses messagers chimiques. C'est un peu comme si vous apportiez les bonnes matières premières, mais ensuite le corps, lui, y fait le travail. Et ce qui est intéressant, c'est que tout ça est aussi très lié à l'intestin. Parce que quand l'intestin est en souffrance, en inflammation ou qu'il y a une perméabilité, ça envoie des signaux de stress au cerveau. Donc en soutenant l'intestin avec la glutamine, vous agissez aussi indirectement sur votre état nerveux. Et ça c'est vraiment une clé importante à comprendre. Le stress ce n'est pas que dans la tête, il y a aussi tout un dialogue dans le corps et notamment avec l'intestin. Et puis il y a aussi un autre domaine où la glutamine est très connue, le sport. Souvent on associe la glutamine aux personnes qui ont des troubles digestifs mais en réalité elle est aussi très utilisée chez les sportifs et ce n'est pas pour rien. Quand vous faites un effort physique intense, votre corps entre dans une forme de stress physiologique. Ça c'est normal. Faire du sport ce n'est pas juste bouger, c'est aussi demander à l'organisme de s'adapter, de produire de l'énergie, de réparer les tissus, de gérer une inflammation transitoire et parfois même de puiser dans ses réserves. Et dans ce contexte là, la glutamine est énormément sollicitée. En fait, plus l'effort est intense ou répété, par exemple en cas de musculation soutenue, de courses longues, de crossfit, d'entraînement fréquent, ou même parfois simplement quand on enchaîne sport, plus fatigue, plus charge mentale, plus les réserves de glutamine peuvent baisser. Et c'est quand cette réserve baisse trop, on peut commencer à voir apparaître certains signes assez classiques. On récupère moins bien, on se sent plus fatigué, on a des courbatures, parfois une sensation d'être à plat. et chez certaines personnes, on observe aussi une plus grande fragilité immunitaire. C'est le fameux moment où on a l'impression que le corps suit moins. Et ce n'est pas étonnant parce que la glutamine ne sert pas uniquement aux muscles, elle est aussi utilisée, et on l'a dit, par l'intestin, le système immunitaire et les cellules de réparation. Donc quand vous faites beaucoup de sport, votre corps doit faire un peu des choix sur où il envoie ses ressources. Et chez certaines personnes, surtout quand le terrain est déjà fragile, on voit apparaître un combo très fréquent. plus de sport, plus de stress physiologique, plus de troubles digestifs derrière. Et ça, on voit énormément, notamment chez les marathoniens. Des personnes qui se mettent à s'entraîner sérieusement ou qui augmentent leur fréquence d'entraînement et qui développent en parallèle des ballonnements, un transit perturbé, une digestion plus sensible et parfois même plus d'inflammation. Pourquoi ? Parce qu'il y a un effort intense pour aussi fragiliser temporairement la barrière intestinale. Donc, encore une fois, on revient toujours à cette idée. que la glutamine agit un peu comme un soutien à la réparation et à la récupération. Alors bien sûr, elle ne remplace pas les bases, le sommeil, l'alimentation, la récupération, la gestion du stress, mais elle peut être intéressante chez les personnes qui s'entraînent beaucoup, qui récupèrent mal, ou qui sentent que leur digestion se dérègle avec le sport. Et c'est aussi pour ça qu'elle est devenue un complément très populaire dans le monde sportif. Pas uniquement pour faire du muscle, d'ailleurs ce n'est pas son rôle principal, mais surtout pour mieux récupérer, mieux encaisser et mieux protéger le terrain. Petite pause, si vous reconnaissez dans tout ce qu'on dit aujourd'hui et que vous demandez par où commencer, je vous propose un rendez-vous découvert totalement gratuit de 20 minutes avec moi. On fait le point sur votre situation, vos symptômes et je vous indique les premières pistes adaptées à votre cas. Aucun engagement, juste un échange humain et bienveillant. Le lien pour réserver directement dans la description de cet épisode. A tout de suite pour la suite. Alors maintenant, il y a une question hyper importante et honnêtement, c'est probablement celle qu'il faut toujours se poser quand on parle d'un complément. Est-ce que tout le monde a besoin de prendre de la glutamine ? Et la réponse, c'est clairement non. Ce n'est pas parce qu'un complément est intéressant qu'il doit devenir systématique. La glutamine, ce n'est pas la poudre magique à prendre absolument, c'est plutôt un outil. Et comme tous les outils, il est surtout utile quand on comprend pourquoi on l'utilise. En revanche, il y a des contextes où elle peut vraiment être très pertinente. Le premier, évidemment, ce sont tous les cas où l'intestin est fragilisé. Par exemple, si vous avez des troubles digestifs qui traînent depuis longtemps, des ballonnements, une digestion compliquée, un inconfort quasi quotidien, une sensation que quelque chose ne tourne pas rond. La glutamine peut avoir du sens parce qu'elle vient soutenir la muqueuse intestinale, donc le terrain lui-même. Elle peut aussi être très intéressante chez les personnes qui présentent un syndrome de l'intestin irritable, surtout quand il y a cette impression d'intestin à vif, très réactif, très sensible, qui supporte mal beaucoup d'aliments ou de situations. Alors attention, je le précise parce que c'est important, la glutamine ne soigne pas à elle seule un S2I. Mais elle peut faire... partie de la stratégie, notamment quand on suspecte une muqueuse inflammée ou une barrière intestinale fragilisée. Et justement, elle est aussi souvent utilisée quand on soupçonne une perméabilité intestinale, c'est-à-dire quand la paroi intestinale joue moins bien son rôle de filtre. Souvent, ça ne s'exprime pas forcément avec un seul symptôme très clair, mais plutôt avec un terrain un peu inflammatoire, une hypersensibilité digestive, parfois des réactions plus diffuses dans le corps, de la fatigue, des inconforts chronique. Et là, la glutamine peut vraiment avoir un intérêt et peut aussi être pertinente lorsqu'il y a une inflammation digestive ou après un épisode où l'intestin a été particulièrement agressé. Je pense par exemple à certaines infections digestives, à une période de gastro, à une intoxication alimentaire ou simplement à un intestin qui met du temps à se remettre après un épisode inflammatoire. Dans ces cas-là, on peut voir la glutamine comme un petit coup de... pousse pour la reconstruction. Autre situation très fréquente, le stress chronique. Et ça, on le sous-estime énormément parce qu'on imagine souvent que le stress est juste quelque chose de mental alors qu'en réalité, il y a un impact très concret sur le corps et notamment sur l'intestin. Quand vous êtes sous stress en continu, votre corps consomme davantage de ressources, l'inflammation peut augmenter, la digestion devient souvent moins performante et les ou glutamine peuvent monter. Donc parfois, une personne ne vient pas forcément avec un gros problème digestif identifié, mais avec un terrain d'épuisement, de fatigue importante, de récupération difficile. Et là aussi, la glutamine peut être intéressante. Et puis, il y a aussi un cas très classique après une antibiotérapie, une prise d'antibiotiques. Parce que les antibiotiques, même quand ils sont nécessaires, peuvent vraiment secouer l'écosystème intestinal. Ils perturbent le microbiote, bien sûr. Mais ils peuvent aussi laisser derrière eux une muqueuse un peu irritée, un intestin plus sensible, une digestion moins stable. Et dans ce contexte, la glutamine peut être un bon soutien en complément d'un travail plus global. Enfin, elle peut aussi être utile chez les personnes qui font beaucoup de sport, surtout si elles s'entraînent intensément ou récupèrent mal. Parce que comme on l'a vu juste avant, le sport intensif augmente les besoins. Et quand le terrain est déjà un peu fragile, ça peut vite devenir un facteur aggravant. Donc si je devais résumer simplement, la glutamine devient surtout intéressante quand le corps est sous pression. Et en particulier quand l'intestin, l'immunité ou la récupération ont besoin de soutien. Ce n'est pas un complément à prendre par principe, mais dans les bons cas, bien utilisé, il peut être très pertinent. Et puis comme toujours, quand on parle de complément, il y a aussi un point important à aborder, les précautions. Parce que oui, la glutamine est un acide aminé naturellement présent dans le corps. Mais naturel ne veut pas dire apprendre n'importe comment par tout le monde et sans réflexion. Globalement, c'est un complément qui est souvent bien toléré. Mais il y a quand même certaines situations où il faut être plus prudent ou au minimum demander un avis médical avant d'en prendre. C'est le cas par exemple chez les personnes qui ont des troubles hépatiques sévères. Pourquoi ? Parce que la glutamine est impliquée dans le métabolisme de l'azote. Et chez certaines personnes dont le foie fonctionne mal, ça peut poser question sur la façon dont l'organisme le gère. Alors, on n'est pas en train de dire que la glutamine est dangereuse, pas du tout, mais simplement que dans ce contexte-là, on évite l'automédication. Il y a aussi certaines situations en oncologie où la question peut se poser. Et là, il faut vraiment éviter les raccourcis parce qu'on entend parfois tout et son contraire sur le sujet. La réalité, c'est que la glutamine peut être pertinente dans certains contextes, notamment pour soutenir les muqueuses ou limiter certains effets secondaires de traitement. Mais dans d'autres cas, on préférera être plus prudent. Donc, s'il y a un cancer en cours ou un antécédent particulier, ce n'est pas forcément interdit, mais ce n'est clairement pas quelque chose à décider seul dans son coin. Autre point intéressant, certaines personnes peuvent être très... sensible au glutamate qui est un dérivé de la glutamine. Et là, ça ne veut pas dire que la glutamine est forcément contre-indiquée, mais ça peut vouloir dire qu'elle ne sera pas toujours bien tolérée chez tout le monde. Par exemple, chez certaines personnes très réactives sur le plan neurologique ou nerveux, on peut parfois observer une moins bonne tolérance, sensation d'agitation, inconfort, nervosité, maux de tête, même si ce n'est pas systématique. Donc là encore, on individualise. Et au-delà de ces précautions plus spécifiques, il y a surtout un message que je trouve important, la glutamine n'est pas une baguette magique. Et je préfère vraiment le dire clairement parce que sinon on tombe vite dans le réflexe, j'ai des troubles digestifs donc je prends de la glutamine. Mais si à côté de ça l'alimentation continue d'irriter l'intestin, le stress est énorme, le sommeil est mauvais, alors la glutamine ne pourra pas tout compenser. Elle peut aider, oui, elle peut soutenir, réparer, accompagner, mais elle ne remplace pas le travail de fond. Je dirais que c'est un peu comme si vous essayez de réparer un mur fissuré. La glutamine peut vous aider à reboucher les trous, mais si vous continuez à taper dans le mur tous les jours, forcément ça limite les résultats. Donc vraiment l'idée ce n'est pas de la voir comme la solution, c'est de la voir comme un outil intelligent à utiliser au bon moment dans la bonne stratégie. Maintenant comment on la prend ? Alors concrètement la glutamine on la retrouve le plus souvent sous forme de compléments alimentaires en poudre. Et honnêtement, c'est souvent la forme la plus pratique parce qu'elle se dose facilement et qu'elle est généralement assez bien tolérée. Ce qu'il faut savoir, c'est que la dose peut vraiment varier selon l'objectif. Si on parle d'un soutien digestif assez léger ou d'un accompagnement plus de terrain, certaines personnes utilisent des doses relativement modérées. Mais lorsqu'on cherche un effet plus thérapeutique sur la muqueuse intestinale, notamment dans certains profils de syndrome d'intestin irritable, les doses utilisées dans les études sont souvent plus... plus élevés que ce qu'on entend habituellement. On est souvent plus autour de 10 à 15 grammes par jour, parfois répartis en 2 à 3 prises dans la journée. Donc la glutamine n'est pas forcément un complément qu'on prend à la pincée, il faut parfois une vraie dose suffisante pour avoir un effet intéressant sur l'intestin. En pratique, on la prend souvent à distance des repas ou à jeun, tout simplement parce que ça peut favoriser son utilisation, notamment au niveau intestinal. Et dans la vraie vie, ce qu'on fait souvent, c'est qu'on commence progressivement. Par exemple, on ne démarre pas forcément directement à dose élevée chez quelqu'un qui est très sensible digestivement. On peut commencer plus doucement, observer la tolérance, puis ajuster. Parce que même si la glutamine est souvent bien supportée, l'idée ce n'est pas juste de mettre une grosse dose sans logique derrière. Et surtout, ce n'est pas forcément quelque chose qu'on prend à vie. D'ailleurs, on ne la prend pas à vie. Le plus souvent, on est plutôt sur une cure de quelques semaines à quelques mois, selon le contexte, le terrain et surtout l'objectif recherché. L'idée, encore une fois, ce n'est pas de supplémenter pour supplémenter, c'est d'utiliser la glutamine comme un outil ciblé au bon moment, avec une stratégie cohérente autour. On peut aussi en trouver dans certains aliments, dans le bouillon d'os par exemple, dans la viande, le poisson, les oeufs, certains légumes comme le chou ou les épinards. Mais honnêtement, en cas de troubles digestifs, l'alimentation seule ne suffira généralement pas. Alors si je devais vraiment résumer tout ce qu'on vient de voir aujourd'hui, je dirais que la glutamine c'est une molécule qu'on sous-estime souvent, alors qu'elle joue un rôle vraiment central, surtout quand on parle de santé intestinale. Ce n'est pas un complément à la mode, sorti de nulle part, c'est quelque chose de très concret, de très physiologique, que le corps utilise en permanence et encore davantage quand il est sous pression. Ce qu'il faut retenir... c'est qu'elle agit un peu comme un nutriment de réparation. Elle aide notamment à nourrir et soutenir la muqueuse intestinale, donc cette fameuse barrière qui est censée vous protéger, filtrer, absorber, et qui, quand elle est fragilisée, peut vraiment devenir un point de départ de beaucoup d'inconfort. Mais son intérêt ne s'arrête pas là. On a vu qu'elle joue aussi un rôle dans l'immunité, dans la récupération, dans la réponse au stress, et plus largement, dans toutes les situations, le corps doit faire face à une demande plus importante que d'habitude. Autrement dit, plus le terrain est inflammatoire, épuisé, agressé ou fragilisé, plus la glutamine peut devenir intéressante. Mais, et ça c'est vraiment important, il faut aussi garder une vision globale. Parce que la glutamine, aussi pertinente soit-elle, ne remplacera jamais les fondamentaux. Elle ne peut pas à elle seule compenser un intestin irrité en permanence, une alimentation qui entretient l'inflammation, un stress chronique non géré ou un mode de vie qui épuise complètement le corps. Donc l'idée ce n'est pas de la voir comme la solution miracle, c'est plutôt de la voir comme une pièce du puzzle, et parfois une pièce vraiment très utile, mais qui fonctionne d'autant mieux quand elle s'intègre dans une approche plus globale, plus cohérente et plus personnalisée. Et je crois que ça c'est au fond le vrai message de cet épisode, prendre soin de son intestin ce n'est pas chercher un produit magique, c'est comprendre ce dont le corps a besoin pour pouvoir réparer. apaiser et retrouver un meilleur équilibre. Et la glutamine peut clairement faire partie de ces outils-là. Si cet épisode vous a parlé, pensez à vous abonner, à partager ou en parler autour de vous, mais surtout, laissez un avis. C'est très important pour que le podcast se fasse connaître au plus grand nombre et on se retrouve très vite dans un prochain épisode de Les Héritables. A très bientôt !