Speaker #0bienvenue dans les irritables le podcast qui vous aide à mieux comprendre votre intestin et à retrouver une digestion plus sereine je suis sabrina naturopathe fonctionnelle et nutrithérapeute spécialisée en santé digestive et dans chaque épisode on décrit ensemble le syndrome de l'intestin irritable et je vous donne des clés concrètes pour mieux comprendre et prendre soin de votre ventre bonne écoute bonjour et bienvenue dans ce ce nouvel épisode des Héritables. Aujourd'hui, un épisode... un peu différent de d'habitude. Je ne vais pas vous parler d'un symptôme ou d'un mécanisme précis comme je peux le faire habituellement. Je vais vous parler de ce que je fais et surtout de la manière dont je le fais parce que c'est vrai que je reçois régulièrement les mêmes questions sur mon métier, la différence avec d'autres professions comme diététicien, diététicienne et je me suis dit que ça méritait un épisode entier parce que ces questions sont légitimes. Quand on vit avec un syndrome de l'intestin irritable depuis des années, on a souvent vu beaucoup de monde. essayez beaucoup de choses et on a le droit de savoir à quoi s'attendre avant de s'engager auprès de quelqu'un, d'autant plus que je suis bien consciente que ça a un coût. Alors, je vous préviens, cet épisode n'est pas une publicité, mon objectif c'est que vous repartiez avec des repères. Si un jour vous consultez un praticien, moi ou quelqu'un d'autre, vous saurez ce qu'un accompagnement sérieux doit contenir et ce qui doit vous alerter. Je vous propose le programme suivant. D'abord, on va clarifier ces deux mots. naturopathe et nutritérapeute, parce que c'est mes deux casquettes, ce qu'il signifie vraiment. Ensuite, je vous expliquerai pourquoi, selon moi, ces deux approches se complètent bien dans les troubles digestifs chroniques. Puis, on verra ensemble le déroulé d'un accompagnement, étape par étape. Et pour finir, je vous parlerai de ce qu'on oublie souvent de dire, les limites, le budget et ce qu'il faut de votre côté pour que ça fonctionne. Allez, c'est parti ! Commençons par le mot naturopathe. Alors. La naturopathie c'est une approche de santé globale qui s'intéresse à l'hygiène de vie. Quand je dis hygiène de vie, je ne parle pas seulement de ce que vous mangez. Je parle du sommeil, de la gestion du stress, de l'activité physique, du rythme de vos journées, de votre rapport à vos repas. L'idée c'est de regarder la personne dans son ensemble et pas uniquement son intestin. Et là je tiens à être très claire sur un point parce que c'est une confusion fréquente. Naturopathe ne veut pas dire médecin naturel. Je ne suis pas médecin, je ne pose pas de diagnostic, je ne prescris pas de traitement, je ne remplace pas votre médecin ni votre gastro-entérologue et je ne vous demanderai jamais d'arrêter un traitement médical. Mon rôle est un rôle d'accompagnement, d'éducation et de soutien en complément du suivi médical. Jamais à sa place. Et ça compte d'autant plus dans le syndrome d'intestin irritable. Pourquoi ? Parce que le S2I, c'est ce qu'on appelle un diagnostic d'élimination. appuyé sur des critères, c'est les critères de Rhum. Avant de dire que c'est un syndrome d'intestin irritable, un médecin doit s'assurer qu'il n'y a pas autre chose derrière. Une maladie céléac, une maladie inflammatoire de l'intestin, une anémie et ainsi de suite. Ce travail-là, c'est le sien, ce n'est pas le mien. Moi, j'interviens après ou en parallèle pour accompagner la personne dans la vie de tous les jours avec ces symptômes. Le deuxième mot, c'est nutrithérapeute. Alors la nutrithérapie, c'est de la biochimie appliquée. C'est une approche qui s'appuie sur l'alimentation et sur la micronutrition. Les micronutriments, ce sont les vitamines, les minéraux, les oligo-éléments, certains acides gras, les acides aminés. On s'intéresse à ce que votre alimentation vous apporte réellement, ce qui peut manquer, et à la manière dont on peut ajuster ça. Parfois avec des compléments alimentaires, quand c'est justifié pour que le corps se remette à fonctionner correctement, d'où le terme de médecine fonctionnelle, et je vous rappelle d'ailleurs que le S2I est un trouble. fonctionnelle. Un point important à connaître aussi, en France, ces deux titres naturopathes et nutrithérapeutes ne sont pas des professions réglementées. Autrement dit, ce n'est pas comme médecin ou diététicien où un diplôme d'état est exigé, contrairement à d'autres pays comme au Portugal qui a officiellement intégré la naturopathie comme thérapie réglementée et qui dit réglementée dit aussi une formation de niveau supérieur et des exigences précises pour l'exercice. Ça ne veut pas dire que tout le monde se vaut loin de là. Mais ça veut dire que c'est à vous de poser les bonnes questions. Quelle est la formation de la personne ? Quelle est sa pratique ? Est-ce qu'elle est prête à travailler avec votre médecin ? Est-ce qu'elle vous promet des résultats ? Si quelqu'un vous promet de guérir votre S2I, soyez prudent, je reviendrai sur ce point. Maintenant, pourquoi est-ce que je trouve cette double approche intéressante pour les troubles digestifs chroniques ? Parce que le syndrome de l'intestin irritable n'a pas une seule explication. Les travaux ces dernières années montrent qu'on est face à un trouble de l'interaction entre l'intestin et le cerveau. Il y a de la sensibilité viscérale, c'est-à-dire un intestin qui ressent plus fort les sensations normales. Il y a des questions de motricité, il y a le microbiote, il y a l'alimentation, il y a le stress, il y a le sommeil et ces éléments s'influencent les uns les autres. Si on ne regarde qu'un seul de ces angles, on passe à côté du reste. Un exemple très simple, imaginons quelqu'un qui supprime la moitié des aliments de son alimentation pour aller mieux. Si on ne regarde pas son stress, son sommeil, ses horaires de repas. On a un tableau. incomplet. A l'inverse, si on ne travaille que sur le mode de vie sans regarder ce que contient réellement l'assiette, ni les apports en nutriments, on passe aussi à côté de choses très importantes. Pour faire une comparaison, la naturopathie, c'est un peu la carte du territoire. Elle donne la vision d'ensemble, les grandes routes, le contexte. Et la nutrithérapie, c'est le zoom sur quelques endroits précis pour comprendre ce qui s'y passe vraiment. On l'appelle aussi la micronutrition. Les deux ensembles, ça permet à la fois de ne pas perdre de vue l'ensemble et d'aller au détail quand il le faut. Et c'est là qu'intervient une notion dont on parle beaucoup, la cause profonde. Alors je vais être honnête avec vous là-dessus, quand on dit on va chercher la cause profonde de votre roule, ça peut laisser entendre qu'il existe une cause unique, cachée quelque part, et si on la trouve, tout disparaît. Dans l'OS2I, ce n'est généralement pas aussi simple. Dans la plupart des cas, il n'y a pas une cause, il y a un faisceau de facteurs, des facteurs qui ont pu déclencher les symptômes, comme une gastroentérite, une période de stress intense, un traitement antibiotique, d'autres qui les entretiennent. comme des régimes d'exclusion à répétition, à transiter régulier, des repas pris trop vite, un sommeil perturbé et d'autres encore qui les aggravent. Donc, quand je parle de causes profondes, je parle plutôt d'une lecture personnalisée. Qu'est-ce qui, chez vous, entretient les symptômes aujourd'hui et sur quoi peut-on agir en priorité ? C'est cette lecture-là que je cherche à construire et pas une explication miracle. Voyons maintenant le plus concret, le déroulé étape par étape. Tout commence par un rendez-vous découverte, gratuit si vous voulez, d'environ 20 minutes. Et je veux préciser à quoi il sert, parce qu'il n'est pas là pour vous vendre quoi que ce soit. Il sert à trois choses. D'abord, faire connaissance. Que vivez-vous ? Depuis quand ? Qu'est-ce qui vous pèse le plus au quotidien ? Ensuite, comprendre votre demande. Qu'attendez-vous exactement d'un accompagnement ? Et enfin, vérifier ce que je propose est adapté à votre situation. Et ça arrive que la réponse soit non. Il m'arrive de dire à une personne, je pense qu'avant de commencer, il faut consulter un médecin. Parce que certains symptômes me semblent nécessiter un avis médical. Ou je ne suis pas la bonne personne pour ce que vous cherchez. Ça fait partie du travail et je trouve que c'est un signe de sérieux chez un praticien. Ensuite, quand on essaie de travailler ensemble, je vous envoie avant votre premier rendez-vous un questionnaire détaillé ainsi qu'un journal alimentaire à remplir. Le questionnaire est long, je ne le cache pas. Et il y a une raison, il me permet de comprendre votre histoire. L'apparition des symptômes, ce qui s'est passé à ce moment-là, vos antécédents. Les traitements que vous prenez, vos examens passés, vos habitudes de vie, votre sommeil, votre niveau de stress. Plus j'ai des éléments avant de vous rencontrer, plus le temps que nous passons ensemble est utile. On ne le perd pas à poser des questions de base. Le journal alimentaire lui consiste à noter pendant quelques jours ce que vous mangez et à quel moment et comment vous vous sentez ensuite. Il ne sert pas à vous juger ni à compter chaque gramme. Il sert à repérer des schémas, des repas pris à toute vitesse, des journées où on mange très peu puis beaucoup le soir. des associations qui reviennent avant les symptômes. Je veux quand même dire une chose, parce que c'est important, pour certaines personnes, tenir un journal peut devenir une source d'anxiété, une sorte de surveillance permanente de soi. Si c'est votre cas, on adapte et on peut le faire sur une période plus courte ou sous une forme plus légère. L'objectif est d'y voir quand même plus clair, pas d'ajouter de la pression. Vient ensuite donc le premier rendez-vous approfondi, que j'appelle le bilan digestif fonctionnel. Il dure 1h30 et c'est le moment où on croise tout. Votre histoire, vos symptômes, votre journal alimentaire, votre mode de vie, les analyses biologiques s'il y en a. Je vous pose des questions complémentaires, on reprend ensemble ce qui est ressorti et je vous propose une lecture de votre situation. Le mot fonctionnel signifie qu'on s'intéresse à la manière dont votre système digestif fonctionne au quotidien. La digestion, le transit, les ballonnements, la tolérance aux aliments, l'énergie après les repas. Ce n'est pas un diagnostic médical, c'est une analyse de ce qui se passe et de ce qui peut être amélioré. A la fin de ce rendez-vous, on définit ensemble des priorités. Et ça, c'est un point que je défends beaucoup. On ne change pas tout en même temps. On choisit deux ou trois axes, pas dix, pour que ce soit réaliste dans votre vie. Ensuite viennent, selon les cas, les analyses biologiques. Alors, ça, comment ça se passe ? Dans la plupart des accompagnements, je demande à la personne de faire prescrire par son médecin quelques analyses nutritionnelles de base. Par exemple la féritine qui reflète des réserves de fer, la B12, la vitamine D. Alors pourquoi ces trois-là particulièrement ? Parce que ce sont des carences fréquentes dans le S2I, qu'elles peuvent avoir un impact sur la fatigue, sur l'état général, parfois sur le fonctionnement digestif, et qu'on ne peut pas deviner une carence, il faut la mesurer. Ce sont des examens courants généralement qui sont bien pris en charge. Ensuite, parfois quand j'ai un doute précis, je peux suggérer des analyses plus ciblées. Certaines sont médicales, d'autres sont dites... fonctionnelles. Et là, je dois être transparente, ces analyses-là ne sont souvent pas remboursées et elles peuvent coûter cher. C'est précisément pour ça que je ne les demande pas à tout le monde et pas par principe. Je ne les propose que lorsqu'il y a une vraie pertinence, un élément dans votre histoire, dans vos symptômes ou dans vos premiers résultats qui justifient d'aller regarder un petit peu plus loin. Si je ne peux pas vous expliquer clairement ce que l'analyse va changer dans votre prise en charge, je ne vous la demande pas. Et puisqu'on parle d'analyse, un mot sur ce qui circule beaucoup, les thèses d'intolérance alimentaire basées sur les IgG que l'on trouve en kit ou en laboratoire. Les sociétés savantes d'allergologie comme l'EAACI ont pris position pour dire que ces dosages ne permettent pas de diagnostiquer une intolérance alimentaire car la présence d'IGG reflète surtout l'exposition à l'aliment. Donc si on vous propose ce type de test coûteux en vous promettant la liste de vos aliments à supprimer, je vous encourage à être très prudent. Poser ce genre de questions à votre praticien, c'est tout à fait légitime. Un mot sur les compléments alimentaires parce que sujet fréquent. Oui, dans mes accompagnements, il y a souvent des compléments alimentaires, dans mes recommandations. Mais jamais pour faire joli ou au cas où, chaque complément doit avoir une raison, un objectif, une durée, et on vérifie qu'il n'y a pas d'interaction avec vos traitements. Ce que j'essaye de faire, c'est de vous proposer ce qui est utile, pas tout ce qui existe. Et il y a un point pratique que je tiens à vous dire dès le départ, un complément alimentaire a un coût. Quand je vous recommande quelque chose, vous devez pouvoir l'intégrer dans votre budget. C'est pour ça que j'en parle franchement dès le début de l'accompagnement, pour que vous sachiez à quoi vous attendre et que vous puissiez décider en connaissance de cause plutôt que découvrir la facture au fur et à mesure. Une fois les résultats en main, on construit le plan d'action, alimentation, mode de vie, gestion du stress, éventuellement complément alimentaire. Et là aussi, on va à votre rythme par étape. Et puis il y a les suivis. Pour moi, c'est la partie la plus importante de tout l'accompagnement et c'est celle dont on parle le moins. Pourquoi ? Parce qu'un trouble chronique comme le syndrome d'intestin irritable... qui souvent vous traînez depuis des années, ne se règle pas avec un seul rendez-vous et un document de conseil. Après le premier plan, il faut voir comment votre corps réagit. Qu'est-ce qui fonctionne ? Qu'est-ce qui ne change rien ? Qu'est-ce qui a dérangé ? Il faut ajuster. Il faut parfois réintroduire des aliments qu'on avait retirés pour ne pas rester dans une alimentation inutilement restrictive. Il faut gérer les moments où les symptômes reviennent, parce que ça arrive et que ça ne veut pas dire que tout est à refaire. Un suivi, c'est aussi un soutien. Quand on vit avec des symptômes depuis longtemps, on a parfois besoin de quelqu'un qui nous aide à garder le cap, à relativiser un épisode difficile, à ne pas retomber dans des mauvaises habitudes dès que ça se complique. Alors je ne peux pas faire l'impasse car ça revient souvent, des fois avec un peu de méfiance, le tarif d'une consultation. Alors parlons-en simplement. Les tarifs dans ce domaine varient énormément. Selon les praticiens, une première consultation peut aller de 75 à 250 voire 300 euros. Je ne peux évidemment pas vous expliquer les tarifs des autres. chacun sa formation, sa façon de travailler, sa durée de rendez-vous, ses charges. Je peux seulement vous parler du mien et vous expliquer ce qu'il y a derrière. Personnellement, ma première consultation au moment où j'enregistre cet épisode est à 95 euros. Et je comprends tout à fait que ce montant puisse freiner. Quand on est habitué à ce que les soins sont remboursés, payer de sa poche, ça fait un petit effet. C'est normal et je ne cherche pas à minimiser ça. Mais je voudrais vous montrer ce que représentent ces 95 euros en temps de travail réel parce que le temps se voit très peu de l'extérieur. La consultation elle-même dure une heure et demie, et ça c'est la partie visible. Avant de vous recevoir, je lis vos questionnaires en détail, j'étudie votre journal alimentaire, je regarde vos analyses biologiques et je commence à faire des liens entre tout ça. Cette préparation me prend facilement une heure. Après la consultation, il y a la rédaction de votre fiche conseil personnalisée et la recherche des compléments qui conviennent à votre situation, vérifiant les dosages et les éventuelles interactions. Là aussi, comptez environ une heure. Et si j'ajoute le rendez-vous découverte gratuit qui a eu lieu en amont et les mails entre chaque séance, on arrive à plus de 4 heures de travail pour une seule première consultation. Et sur ces 95 euros, il faut encore retirer tout ce qui ne se voit pas, les cotisations sociales à l'URSSAF, le site internet, la plateforme de prise de rendez-vous, l'assurance professionnelle, les différents abonnements mensuels comme le Canva Pro pour faire des designs, la plateforme pour les automatisations comme la newsletter, l'hébergement du podcast que vous écoutez. la communication, la formation continue. Quand on rapporte ce qui reste au nombre d'heures travaillées, on arrive à un taux horaire qui atteint à peine le SMIC. Je vous dis pas ça pour me plaindre, je le dis parce que j'ai déjà entendu des remarques sur le fait que les naturopathes s'en mettaient plein les poches avec le prix des consultations. Je pense que cette impression vient en grande partie du fait que personne n'explique ce qu'il y a derrière. Je préfère donc être transparente. Ce métier, on le choisit par conviction, par passion, parce qu'on a envie d'aider les gens, pas pour devenir riche. Maintenant, pour que le tableau soit complet, voici les autres postes de dépenses pour vous à avoir en tête et que j'annonce toujours dès le départ. Il y a les analyses biologiques. Les analyses de base prescrites par votre médecin sont en général remboursées, mais les analyses plus ciblées, quand elles sont justifiées, ne le sont pas toujours. Il y a les compléments alimentaires que vous achetez ensuite. Il y a les rendez-vous de suivi. Je préfère que vous sachiez tout ça avant, avant de vous engager, pour décider en connaissance de cause et non pas découvrir les frais au fil de l'eau. Un dernier conseil pratique, renseignez-vous auprès de votre mutuelle. Certaines proposent un forfait annuel pour les médecines douces ou les consultations de prévention qui peuvent parfois couvrir une partie des frais. Cela dépend des contrats, donc ça vaut le coup de poser la question. Et si le budget est un vrai frein pour vous à ce moment-là, ce n'est pas un sujet tabou et on peut regarder ensemble ce qui est possible ou ce qui est le plus utile à faire en priorité. Maintenant, je vais aborder quelque chose de très important que je dis rarement aussi clairement. Je ne peux pas accompagner une personne qui n'est pas prête. Et par pas prête, je veux dire pas prête psychologiquement à mettre en place des changements dans sa vie, et en particulier dans son alimentation. Je pense à la personne qui vient avec l'attente d'une solution simple, d'une pilule magique. Alors ça n'existe pas et je ne veux pas vous laisser croire le contraire. Soyons clairs, ce n'est pas un jugement. Quand on souffre depuis des années, c'est profondément humain d'avoir envie d'une solution rapide. Et je comprends tout à fait ce besoin, mais un accompagnement efficace repose sur un travail à deux. Je ne veux pas apporter mes connaissances, ma méthode, une lecture de votre situation et un cadre, mais ce que vous décidez de faire de ces conseils au quotidien, dans votre cuisine, dans votre rythme de vie, ça, personne ne peut le faire à votre place. Si les changements ne sont pas mis en place, même les meilleurs conseils resteront sur le papier. Et ce n'est pas une question de volonté ou de perfection. Donc, on va avoir... peur de changer, avoir des doutes, avancer lentement, ça fait partie du processus et ça on peut travailler dessus. Ce qui rend l'accompagnement compliqué, c'est quand la personne n'est pas à ce moment de sa vie en situation de s'engager. Dans ce cas, je préfère le dire franchement et je vous assure que ça arrive, plutôt que d'accepter un suivi qui ne servirait à rien et qui vous ferait perdre du temps, de l'énergie et de l'argent. Et il peut arriver que le bon moment vienne plus tard, vous pouvez revenir quand vous vous sentez prêt ou prête. Autre limite que je veux rappeler, il y a des situations où il faut consulter un médecin en priorité. Des signes qu'on appelle des signes d'alerte. Du sang dans l'aisselle, une perte de poids que vous n'expliquez pas, une fatigue importante avec une pâleur, de la fièvre, des douleurs qui vous réveillent la nuit, des antécédents familiaux de maladies inflammatoires d'intestin ou de cancer colorectal ou l'apparition de nouveaux symptômes après 50 ans. Dans ces cas-là, la vie médicale passe avant tout le reste. Un accompagnement comme le mien. ne peut pas être un moyen de repousser une consultation nécessaire. Je veux aussi vous parler d'un risque que je surveille beaucoup, celui de l'alimentation trop restrictive. Dans le syndrome d'intestin irritable, on peut très vite tomber dans le cercle suivant. On a mal, on supprime un aliment, on a un peu moins mal et on supprime un autre. Et progressivement, l'alimentation devient très pauvre avec de la peur autour de chaque repas. Je vous renvoie à mon épisode sur le sujet, sur ce que je veux vous dire par ici, c'est qu'un bon accompagnement doit aller dans le sens inverse, élargir progressivement, pas réduire à l'infini. Enfin, le stress et la dimension psychologique, le lien entre l'intestin et le cerveau est bien documenté dans le S2I, et certaines approches, comme l'hypnose, centrée sur l'intestin, ou les thérapies cognitivo-comportementales, ont fait la preuve de leur intérêt dans les études. Selon la situation, je peux être amené à vous orienter vers un professionnel formé à ces approches. Ce n'est pas dire que tout est dans la tête, loin de là, c'est reconnaître que l'intestin et le cerveau communiquent en permanence et que c'est une porte d'entrée utile. Avant de conclure, quelques repères que vous pouvez appliquer à n'importe quel praticien, y compris moi. Un praticien sérieux vous explique sa formation et son champ d'action. Il ne promet pas de guérison, il ne vous demande pas d'arrêter un traitement médical, il travaille ou accepte de travailler avec votre médecin, si le médecin est d'accord. Il vous explique pourquoi il vous propose une analyse ou un complément et combien ça coûte. Il adapte son accompagnement à vous au lieu de vous donner un protocole standard. Et il sait dire, ceci n'est pas de mon ressort. Si au contraire, quelqu'un vous promet des résultats rapides, à coup sûr, vous vend un protocole identique pour tout le monde, ou critique systématiquement la médecine, c'est un signal d'alerte. Alors, pour résumer cet épisode en 3 idées, premièrement, naturopathes et nutrithérapeutes, ce sont 2 approches complémentaires qui Merci. ensemble permettent d'avoir à la fois une vision globale et un regard précis sur l'alimentation et la micronutrition. Mais elles accompagnent, elles ne soignent pas à la place d'un médecin. Ensuite, un accompagnement sérieux repose sur une démarche progressive et personnalisée, avec un échange préalable, un questionnaire, un bilan, des analyses uniquement quand elles sont pertinentes, des compléments justifiés et budgétés et surtout des suivis. Et la dernière idée, cela fonctionne quand il y a un vrai travail à deux. et quand la personne est prête à faire évoluer ses habitudes. Il n'y a pas de pilule magique et c'est une bonne nouvelle d'une certaine manière car ça veut dire que ce que vous mettez en place a un vrai effet. Si cet épisode vous a donné envie d'en savoir plus sur ma manière de travailler, vous savez que je propose un rendez-vous découverte gratuit de 20 minutes dont le lien est dans la description de l'épisode. Mais je tenais surtout à ce que vous repartiez avec des repères, quel que soit le choix que vous ferez. Merci de m'avoir écoutée, prenez soin de vous et à très bientôt pour un nouvel épisode des Irritables.