- Speaker #0
La santé est notre bien le plus précieux, il nous appartient de la préserver. Bienvenue dans Les Lois Naturelles, le podcast dédié à la naturopathie et la cuisine santé, dont l'objectif est de promouvoir la santé intégrative. Je suis Camille Langlet, naturopathe certifiée spécialisée en naturopathie de l'enfant. Chaque jeudi, je vous retrouve en solo ou aux côtés de l'un de mes invités pour des conseils pratiques en santé naturelle, des témoignages de vie ou encore pour donner la parole à des praticiens et thérapeutes experts en leur domaine. Si le podcast vous plaît, pensez à laisser un avis, des étoiles, des cœurs ou toute autre manifestation d'amour sur votre plateforme d'écoute. C'est le meilleur moyen pour valoriser mon travail et contribuer à promouvoir la santé intégrative dans le monde. Bonne écoute ! Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis maman de 4 enfants. Il y a presque 12 ans d'écart entre le premier et le dernier qui a aujourd'hui 2 ans et demi. Autant dire qu'un véritable monde sépare ma première grossesse de la dernière. Même si mes grossesses se sont globalement bien passées, l'arrivée de la naturopathie dans ma vie a tout changé. Grâce à ces principes simples et pleins de bon sens, j'ai pu vivre des grossesses bien plus harmonieuses, apaisées et connectées à mon corps. Cette révélation a profondément transformé ma vision de la santé au naturel et fait partie des raisons pour lesquelles j'ai créé ce podcast. Faire découvrir au plus grand nombre les merveilles de la naturopathie et montrer comment elle peut nous aider à révéler le plein potentiel de notre corps. Dans cet épisode, j'ai le plaisir d'accueillir Candice Lévy, naturopathe spécialisée dans l'accompagnement des femmes enceintes, des jeunes mamans et des enfants. Elle est la fondatrice du concept de naturopédiatrie et l'autrice de plusieurs ouvrages, dont l'Assiette de la femme enceinte, tout juste réédité. C'est d'ailleurs auprès de Candice que je me suis formée à la naturopathie de l'enfant. Elle propose un accompagnement véritablement holistique et je suis ravie de la recevoir aujourd'hui. pour parler d'un sujet passionnant, l'alimentation de la femme enceinte. Bonjour Candice.
- Speaker #1
Bonjour
- Speaker #0
Merci pour ta présence, je suis ravie qu'on puisse enregistrer aujourd'hui.
- Speaker #1
Avec joie.
- Speaker #0
Tu accompagnes des femmes enceintes depuis des années, on peut dire. Est-ce qu'on pourrait reprendre un petit peu les bases d'une alimentation saine pour la femme enceinte ?
- Speaker #1
Ok. Souvent l'arrivée d'une grossesse permet de s'interroger sur son alimentation et un désir de vraiment vivre modifier son modèle alimentaire, ce qui est une très très bonne chose. La seule chose, c'est qu'on a des femmes qui sont un peu contrariées par le premier trimestre, puis des aversions, des envies très très fortes, contrariées par des nausées, etc. Donc, la première des choses, c'est que je leur dis le premier trimestre, vous mangez ce que vous pouvez. Donc, j'aime bien rappeler ça pour ne pas donner forcément d'injonction ou... Donc voilà, une préoccupation supplémentaire parce que l'alimentation peut avoir un caractère anxiogène. La première des choses, c'est que quand on est enceinte et qu'on va voir son médecin généraliste ou sage-femme ou autre, eh bien souvent le premier discours, c'est par rapport à l'alimentation, c'est ce qu'on ne peut pas manger. Il y a souvent aussi des affiches dans les cabinets qui donnent plutôt des interdictions. Et ça, c'est une information pour le conscient et l'inconscient de s'alimenter est égal à danger potentiel pour moi et pour mon bébé. Donc ce que j'aime rappeler, c'est que la première des choses, c'est que l'alimentation, c'est porteur de vie. Donc ce côté vitalogène est vraiment très très important. Je mange vivant, je fabrique de la vie, je me mets au service de la vie. et donc Tout au long de la grossesse, l'idée, c'est de rappeler ce fil conducteur. Première des choses, c'est le premier trimestre, j'arrive à garder le fait que l'alimentation, c'est un vecteur de joie, de plaisir pour moi, pour mon bébé, etc. Et c'est ce qui va mettre aussi dans des conditions optimales pour sa santé psychique. et puis pour sa santé émotionnelle, etc. Donc, au fur et à mesure, ce qui va évoluer au cours de la grossesse, c'est les besoins micro- et macro-nutritionnels. Alors, macro-nutritionnel, c'est tout ce qui est lipides, glucides et protéines. Et plus on avance dans sa grossesse, plus les besoins en protéines sont légèrement plus importants. La protéine, c'est vraiment la structure. Ce qui va permettre la structure du corps du bébé, mais aussi la construction de son système immunitaire à travers ça. Une grossesse sans protéines ou en tout cas de qualité et régulière peut conduire justement à des comportements de grignotage, de compulsion alimentaire par manque de cette stabilité et qui peut induire par la suite des besoins en sucre, en grignotage et peut conduire à de l'hypoglycémie. éventuellement s'il y a une prédisposition à ce fameux diabète gestationnel. Donc je dis souvent aux mamans, les besoins ou les envies de sucre, c'est parce que la stabilisation protéique n'est pas présente. Donc première des choses...
- Speaker #0
C'est vrai même quand tu n'es pas enceinte ?
- Speaker #1
Oui, c'est juste, tout à fait. Seulement, la grossesse, elle est hyperglycémiante. Donc les besoins en sucre, ils augmentent aussi. pour la charge énergétique de la mère, mais aussi les besoins énergétiques du bébé. Donc ça, c'est une donnée qui est très différente hors période de la grossesse. Donc ça, c'est la première des choses vraiment à observer. Ensuite, parce que cette grossesse, comme je le disais, elle est hyper glycémiante de manière physiologique, ça va être de stabiliser ses besoins glucidiques et glycémiques. par des bonnes sources de céréales, des sucres complexes, des bons hydrocarbures qui ne vont pas trop gêner cette stabilisation glycémique. Ensuite, en termes de lipides, je te donne déjà les grandes lignes. Si tu veux, on peut rentrer dans les détails. En termes de lipides, là aussi, c'est fondamental. Je le dis depuis 17 ans que le gras, c'est la vie. Mais aujourd'hui, j'ai même encore changé de discours, c'est-à-dire que je nomme que le gras, c'est la survie de notre espèce. Et voilà, ça m'est encore confirmé par certaines études, parce que même si on mange des bons gras, en fait, est-ce que ce gras est suffisamment assimilé au cœur de la cellule ? Et c'est là toute la différence par différents facteurs. Donc les lipides, pas n'importe lesquels, évidemment, ils ne sont pas tous égaux, mais les acides gras polyinsaturés mono-insaturés vont être intéressants. Mais je dirais que l'ensemble des lipides est à équilibrer. En fait, on fait souvent l'amalgame en naturopathie ou dans d'autres domaines, c'est de ne mettre que l'accent sur un lipide. Or, comme dans la nature, tout fonctionne ensemble. C'est vraiment cofacteur, c'est des mariages entre. Donc l'idée n'était pas de faire l'impasse non plus sur les graisses saturées comme le beurre, le fromage ou autre. Ça dépend des terrains, bien évidemment, mais ils sont aussi très importants pour la synthèse hormonale. J'ai vu des grossesses ou des femmes en hypofertilité qui ne consommaient pas suffisamment de graisse saturée et qui avaient des difficultés à tomber enceinte ou même à maintenir une grossesse. Et juste en rétablissant l'apport de beurre ou d'un peu de fromage, etc., ça a permis à des grossesses de mieux tenir parce que ces lipides font la synthèse des hormones. Et donc, tout ça pour refaire le lien, c'est vraiment un ensemble. Donc, on a besoin aussi bien d'un petit peu de beurre, on a besoin aussi d'un ensemble d'oméga-3, d'oméga-6, des graisses saturées par les fromages, les viandes, les œufs, etc. Donc, tout ça fonctionne en harmonie dans le corps. Je suis plutôt partisane, je suis plutôt une nature qui cherche la voie du milieu. Et qui, voilà, dans la vie, rien n'est tout blanc, rien n'est tout noir. C'est toujours une question d'équilibre et de ce qui est approprié à chaque terrain.
- Speaker #0
Je suis assez d'accord avec cette voie-là. Est-ce que tu peux détailler peut-être un petit peu au niveau des micronutriments ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Alors, il y en a un certain nombre qui sont extrêmement importants. Le premier et le plus connu pendant la grossesse, c'est bien sûr le fer. Les différentes sources de fer en termes, est-ce que c'est la voie éminique issue des protéines animales ou non éminiques. Aujourd'hui, on a aussi beaucoup de femmes avec une carence en fer. Des carences en fer, alors moi je le vois de différentes manières. Même si c'est très surveillé chez la femme enceinte et très connu comme une carence évidente, ces femmes-là sont souvent mal diagnostiquées. Parce qu'il y a deux facteurs pour moi. Le premier, c'est que la prise de sang n'est à mon avis pas suffisante juste sur une NFS classique, c'est-à-dire un bilan hémoglobine, qui va donner l'image du fer qui circule dans le corps et véhiculée par l'alimentation. Donc, c'est une première image. Et le problème, c'est qu'on devrait pouvoir faire en début et en toute fin de grossesse, c'est-à-dire au début du troisième trimestre, un bilan martial. qui permettent de venir tester la féritine. Cette féritine est, à mon sens, beaucoup plus intéressante comme paramètre puisqu'elle va permettre de savoir quel est le stock que j'ai en termes de fer. Donc, elle va être ensuite le fer disponible pour mes besoins et ceux du bébé, du fœtus, de l'embryon. Donc, ça, c'est une première observation. Deuxième observation, c'est que s'il y a une carence en fer, elles sont souvent mal supplémentées. par des médicaments X ou Y, je pense que nombreuses de tes auditrices vont se dire « Ah oui, on m'avait filé le médicament un tel. » Et effectivement, soit elles ne le nomment pas, mais elles ne le prennent pas, parce qu'elles l'ont pris deux fois, elles ont eu mal au ventre, certainement engendré des troubles de la constipation, donc elles s'arrêtent. Par contre, elles vont dire à leur médecin, souvent, pas toutes non plus, « Oui, oui, je l'ai pris, votre truc. » Et puis en fait, pas du tout. Et puis, elles vont soit demander conseil ailleurs, soit finalement, le risque, c'est tant de ne rien faire, ce qui n'est pas OK. Donc, une supplémentation qui n'est pas efficace. Et surtout, il faut rappeler que l'assimilation du fer, c'est en corrélation avec l'état du microbiote intestinal, qui lui-même est en corrélation avec la santé du pH de l'estomac. Donc, encore une fois, de manière holistique, il faut comprendre ces deux. critères d'assimilation. On a très souvent aussi des femmes qui sont en hypochloridrie. Et l'hypochloridrie, en fait, elle peut aller et générer jusqu'à un déficit en fer. D'accord ? Donc, une hypochloridrie, elle peut se manifester chez une femme enceinte qui a du reflux. Alors, ça peut être mécanique, évidemment, mais ça peut être aussi même avant la grossesse. Une hypochloridrie peut être aussi liée à un état de stress chronique. On a quand même beaucoup de femmes qui sont enceintes par des accompagnements, des parcours PMA qui sont soit brefs, soit longs, en tout cas qui, et de toute manière, qui génèrent du stress, d'accord ? Qui génèrent pour certaines de l'anxiété et qui font que quand elles sont enceintes, en fait, toute grossesse est précieuse, mais je dirais qu'il y a un caractère encore plus précieux, quelque part, chez ces femmes-là, chez ces couples. et donc ça peut générer de l'hypochloroïderie. Donc ça, c'est deux facteurs. Après, pour moi, il y a aussi le facteur physiologique, les besoins en fer qui sont plus importants pour les besoins de l'oxygénation de la maman et du bébé. Et puis, il y a aussi le facteur psycho-émotionnel qu'on oublie aussi beaucoup. En tout cas, pour certains, moi, je l'intègre beaucoup dans ma pratique. Mais ce besoin d'en faire, c'est besoin d'en faire et d'en faire trop, F-A-I-R-E. Et on a beaucoup de profils de femmes qui sont dans l'hyper contrôle, qui en font, qui en font, qui en font. Et du coup, notre corps, il est aussi le reflet de ce qu'on est psychiquement. D'accord ? Donc, on peut avoir du mal à assimiler le faire parce qu'on est plus dans l'action. dans ce besoin de maîtriser, contrôler, etc. Alors que l'état de grossesse, ça peut être aussi un état de se dire, en fait, je laisse faire. Parce que mon corps, il sait faire, en fait. Le corps de la femme enceinte, de la femme, il est fait aussi pour être enceinte. Il est fait pour allaiter, il est fait pour accoucher. Et en fait, on ne devrait même pas se poser de questions. C'est-à-dire que, l'autre fois, je disais à une de mes clientes, Mais le jour J, vous n'allez pas vous poser la question si vous avez envie d'accoucher. Parce que votre corps, il est fait aussi pour ça et il va faire. Et donc, moi, mon conseil dans mes accompagnements, c'est l'idée de se faire aider et de faire que finalement, notre corps, c'est un véhicule qui a toutes ses capacités. Et en lui amenant de la chaleur, de la douceur. en lui amenant une écoute particulière, parce qu'on est deux, voire trois, si on attend deux jumeaux, peut-être quatre, mais là, grand miracle de la vie. Mais voilà, ce besoin en fer, moi je le corrèle aussi beaucoup à ça. J'ai beaucoup parlé du fer, il y en a d'autres, évidemment. Je pense beaucoup à la vitamine D, qui là aussi est à mon avis mal observée dans les bilans. Et j'explique souvent à mes petites femmes enceintes de faire un bilan à leurs propres frais, qui coûtent 12 euros en laboratoire au moment où elles font l'NFS. classique. Elles peuvent demander en plus parce qu'en fait, la vitamine D, elle va vraiment avoir un facteur très protecteur sur la santé à venir de l'enfant, sur tout ce qui est protection des allergies environnementales et alimentaires, sur les problématiques de peau type eczéma et sur les problématiques bronchopulmonaires type l'asthme. D'autre part, ça préserve des troubles de la préeclampsie, de l'accouchement. Et une chose aussi fondamentale pendant la grossesse, c'est qu'on a corrélé les carences en vitamine D avec le diabète gestationnel. Et là aussi, on a un certain nombre de femmes qui normalement n'étaient pas des femmes présentant des risques de diabète gesta, qui se retrouvent avec du diabète gestationnel. Une des causes pourrait être justement un déficit en vitamine D. Donc là aussi, allons regarder ce taux de vitamine D. C'est quand même 9 fois sur 10 des femmes qui sont carencées. Et ça n'a rien à voir avec le fait qu'on s'expose ou qu'on vive à Marseille ou à Paris ou dans des régions encore plus ensoleillées. Bien souvent, on ne s'expose pas non plus directement au soleil, en tout cas c'est moins recommandé, et donc on bloque les UVB. Et donc forcément, on n'assimile pas cette vitamine D, et pour différentes raisons. Notre alimentation n'est pas pourvoyeuse de vitamine D en quantité suffisante. Souvent, je leur propose de faire des cures, entre guillemets, de pâté de foie de morue, qui est très riche en vitamine D. Mais quand on est vraiment en déficit, c'est-à-dire en dessous de 40 nanomoles, en fait, il faut y aller. Et c'est au moins 2000-3000 unités internationales par jour pendant 15 jours. Puis après, on peut redescendre à des doses qui vont être plus inférieures. Mais il y a un moment donné, pour remonter certains taux comme ça très déficitaires, vitamine D, fer notamment, le corps a besoin de trois mois. Donc on comprend bien que si on fait une analyse à sept ou huit mois de grossesse, c'est un peu juste. C'est un peu urgent. C'est un peu urgent. Parce qu'une grossesse, c'est neuf mois. Parfois un petit peu plus court aussi. Et il y a quelque chose que j'ai appris, qui est revenu à ma mémoire récemment. C'est que chez les bébés de poids inférieur à 2,5 kg, en fait, on corrèle ça énormément à des carences micronutritionnelles. Donc, déjà de s'interroger si vous êtes enceinte d'un deuxième ou d'un troisième. Quel était le poids de naissance de votre premier bébé ? Et ça va vous donner en fait un indice et une corrélation avec ou pas œuvre. un statut ou des statuts corrects, notamment en fer, vitamine D, magnésium, oméga 3, etc. En zinc, en iode et compagnie. Donc là, dans les bilans, moi je demande systématiquement le poids de naissance du premier enfant, pour avoir justement une image un peu de ce statut minéral, fer, etc. Après, il y a évidemment les acides gras méga 3, EPA, DHA, qui vont être très importants tout au long de la grossesse et plus particulièrement le DHA sur le dernier trimestre. Et là aussi, surtout ce qui est anticipation, programmation épigénétique positive pour la naissance et la vie à venir de l'enfant, surtout ce qui est mémoire, concentration, capacité intellectuelle, etc. Tout ça, c'est très étudié. Il y a beaucoup d'études qui sortent sur ces carences micronutritionnelles qui seraient en question sur des enfants par la suite diagnostiqués avec un trouble de l'attention, avec ou sans hyperactivité. Ce sont des périodes sensibles et fragiles. Il me semble que dans notre rôle de naturo, on a vraiment toutes les clés, les outils pour accompagner au mieux et faire ce travail de prévention sur du long terme.
- Speaker #0
Ça me fait penser, c'est intéressant. J'ai interviewé une dame qui est nutritionniste en Suisse et qui expliquait qu'en Suisse, c'était vraiment classique, dès lors qu'on est enceinte, d'aller consulter un nutritionniste ou un naturopathe. Ce n'est pas encore un réflexe pour tout le monde en France, mais ça devrait le devenir.
- Speaker #1
Certes, la Suisse, mon pays de rêve absolu pour pouvoir mieux travailler, effectivement, parce qu'il y a des choses qui sont un petit peu moins ancrées dans notre culture.
- Speaker #0
C'est l'helle de radio des naturopathes, la Suisse.
- Speaker #1
Entre autres, mais nous, on a un passif quand même particulier avec les médecines alternatives, chasse aux sorcières et j'en passe. Par contre, on a un grand, grand, grand savoir-faire autour de la phyto, autour de l'aromathérapie. Et voilà, il suffit de retrouver aussi tout ça. Et les sages-femmes le font extrêmement bien. Certaines sages-femmes qui bossent en micronutrition et tout ça. Aussi, il y a quand même un savoir, une transmission autour de tout ça. Donc voilà, qui continue de se perpétuer, à qui a encore les oreilles et le cœur pour aller vers ça aussi. C'est ok dans tous les cas de ne pas y aller.
- Speaker #0
Chacun fait comme il veut, bien sûr. Tu ne nous as pas parlé de l'acide folique ? Une grosse supplémentation pendant la grossesse, on a tous été su supplémenter là-dessus.
- Speaker #1
Alors en fait, je suis un peu partagée pour plusieurs raisons. D'une part parce que les études montrent que cette fameuse acide folique, Elle est beaucoup plus importante en préconception et sur, finalement, un temps qui est très court de la grossesse pour tout ce qui est transmission du patrimoine génétique. Donc, généralement, moi, je les « boost » avec des méthyls tétrafolates, qui est la vitamine B9 de manière assimilable. Et ensuite, elles peuvent conserver cette supplémentation, c'est évident. Mais tout ce qui est prévention et des risques de malformation, de fermeture du bec de lièvre, etc., spina bifida et compagnie, théoriquement, ça se joue avant. Ensuite, par contre, chez des femmes qui présentent une incapacité génétique, en fait, à produire et à assimiler cette fameuse acide folique, ça va être très, très important d'en prendre toute la grossesse, évidemment. Et encore une fois, les vitamines B se prennent en groupe. Elles se prennent ensemble. Et j'ai très souvent vu dans mes bilans préconceptions des femmes avec des supplémentations en acide folique et, par contre, avoir des statuts Merci. Donc une supplémentation en B9, un statut en B9 qui explose le plafond, mais par contre, le statut en vitamine B12 très très bas. Sauf que B12 et fer, ça marche ensemble. Donc ce que j'en ai compris aussi, c'est qu'on ne peut pas donner des gros dosages de l'une sans équilibrer les autres. parce que cette B12, elle va être aussi fondamentale pour l'érythropoïèse, c'est-à-dire la fabrication du sang, et aussi l'assimilation du fer. Donc c'est fondamental de les donner ensemble. Donc voilà, je suis un peu partagée là-dessus, ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas en prendre. Ça veut dire que pour moi, dans ma pratique, je préfère donner des complexes de vitamine B ou m'assurer que dans mon complexe, j'ai de la B9, mais j'ai aussi de la B12, par exemple, de manière à ce que ça ne perturbe pas. pas l'ensemble. Et généralement, c'est plutôt avant, en préconception que je la recommande.
- Speaker #0
Et tu penses qu'il est important de se supplémenter tout au long de la grossesse ou avec une alimentation vraiment équilibrée et adaptée, on peut arriver à couvrir l'ensemble des besoins nutritionnels de la femme enceinte ?
- Speaker #1
Alors, dans un monde idéal, j'aurais envie de te dire que on pourrait... Tout à fait, normalement, on devrait équilibrer nos besoins, nos apports par l'alimentation. Aujourd'hui, même l'HAS, la Haute Autorité de Santé, donne une directive qu'on est obligé de supplémenter, en fait. Parce que, comme tu le sais, les auditeurs, auditrices doivent le savoir. Notre alimentation, elle s'est appauvrie. Aujourd'hui, pour avoir les quantités micronutritionnelles d'une seule pomme des années 40, il faut qu'on en mange 8. Donc, aller trouver une collation, manger 8 pommes, ma petite dame, pour avoir votre taux de vitamine C et compagnie, ce n'est pas possible.
- Speaker #0
Ce n'est pas évident.
- Speaker #1
D'accord ? Ce n'est pas évident. Donc, la HAS, elle dit que chez des populations, comme ça, fragiles, enfants, femmes enceintes, personnes âgées, la supplémentation, elle est indispensable. Donc, aujourd'hui, je pense que, et d'ailleurs, on le voit, les gynécos donnent certains compléments alimentaires, etc. Ils ont cette nouvelle façon de travailler aussi. Donc... Ça pourrait bien s'équilibrer, mais j'avoue que je suis un peu partagée. Le risque aussi majeur derrière notre alimentation, sans être pessimiste aujourd'hui au micro, mais c'est quand même tout l'impact des toxiques dans notre alimentation, bio ou pas bio.
- Speaker #0
Je veux dire,
- Speaker #1
on pourrait reparler du chocolat bio, du cadmium, des céréales non bio, etc. Donc voilà, je l'ai dit, l'alimentation doit... pas être anxiogène, jamais, jamais pour la femme enceinte, jamais de frustration pour la femme enceinte aussi. Donc, pour équilibrer ça, disons que c'est recommandé de le faire. Après, moi, j'ai eu quelques accompagnements de femmes qui ne voulaient pas de complément alimentaire et sur certaines choses qui ont pu réétablir un taux de fer, leur taux de fer en mangeant plus de protéines. du boudin noir ou des sources très concentrées pour le faire. Et ça, ça a bien joué, comme disent les Suisses. Et voilà, ça demande du temps, ça demande aussi un engagement à ça. Et dernière chose, ça demande de la... Je ne sais pas si le terme persévérance est... Mais en tout cas, de... Voilà.
- Speaker #0
C'est une décision, moi, je dis.
- Speaker #1
Oui, ça vient de là, en fait, parce qu'on le sait tous que certains aliments ne sont pas OK. On n'a pas besoin de consulter Natureau pour savoir que de boire un litre de coca, c'est pas OK. Voilà, j'espère. Mais c'est deux choses, des valeurs, en fait, qui, par notre société X aujourd'hui, la persévérance et l'engagement sont deux choses qui sont très difficiles à maintenir. Et aussi la discipline, la régularité. Donc, moi-même, je ne suis pas tout le temps régulière. Tous les natureaux, d'ailleurs. Ce n'est pas parce qu'on fait ce métier-là que l'on est parfait. D'accord ? Et en fait, il y a des fois, je le dis, notamment premier trimestre, il y a des femmes qui ont des envies de junk food et qui ne se reconnaissent pas là-dedans. Moi, j'en ai plein en consulte. Je ne comprends pas, je n'ai jamais mangé ça. J'ai envie, ça me réconforte, etc. Donc, on a tout le facteur psycho-émotionnel extrêmement important à aller aussi regarder et accompagner. Parce que manger, c'est avec tous nos sens, d'accord ? Y compris les sens intuitifs, y compris les sens émotionnels chez la femme, etc. Donc, d'où le fait qu'on ne peut pas accompagner exclusivement ce qu'il y a dans l'assiette sans aller regarder ce qu'il y a autour. Pour moi, ce n'est pas possible.
- Speaker #0
Justement, je voulais qu'on parle de ça, ces envies de femmes enceintes. Est-ce que tu penses que ça révèle un besoin du corps, un besoin nutritionnel ou éventuellement émotionnel ? Qu'est-ce que tu en penses ?
- Speaker #1
C'est un sujet que j'adore, qui me passionne, les envies ou les aversions, parce que c'est finalement la même chose. Chacun a eu ou pas ses petites lubies, et des femmes, ça ne les a jamais concernées. Ici, c'est votre... cas, et bien ce qui est à noter, c'est vraiment ce qui est la chose la plus évidente, flagrante. Oh, j'ai envie de cornichons, j'ai envie d'acidité, d'agrumes, j'ai envie de mangue, j'ai envie de citron, j'ai envie... Qu'est-ce que j'ai en ce moment, une petite dame, elle, elle était mono-aliment, c'est-à-dire que des aliments de telle couleur, etc. Donc, c'est un... Une information que je prends tout le temps, tout le temps en consultation et idem dans les aversions. D'accord ? Aversion pour le gras, aversion pour certaines odeurs, etc. Et alors, on peut l'interpréter de plusieurs manières.
- Speaker #0
Une manière très naturelle, c'est de comprendre que ce dont on a envie, c'est exactement ce que cherche le corps à éliminer en termes de toxiques qu'il a trop eu et pour lequel il y a une espèce de demande et d'automatisme du corps. Ça peut être l'acidité, ça peut être les excès de sel, que sais-je aussi. Ça peut être une info à aller chercher. Ça peut être un besoin micronutritionnel. qui n'est pas comblée. Je donne souvent cette anecdote d'une femme que j'ai accompagnée qui vient pour une grossesse et elle est végane. Elle se confie en me disant « Moi, Candice, depuis que je suis enceinte, j'ai qu'une envie, c'est de manger de la viande, en fait. » Elle avait des envies très précises sur la charcuterie. J'entends ça et je lui propose, je lui dis, écoutez, peut-être que vous pourriez avoir accès à cette envie-là en ayant une autre conscience, effectivement, en mangeant la charcuterie en question. Parce que le modèle alimentaire vegan est quand même très pauvre en cholestérol. Sauf que la synthèse des hormones, encore une fois, elle se fait sur une base de cholestérol. Il est possible que votre corps, il réclame ça. Alors, il y a d'autres sources de cholestérol, évidemment, que la charcuterie. Mais seulement, c'est ce qu'elle avait envie. D'accord ? Donc, c'est ça qu'il faut comprendre. Et je lui dis, peut-être qu'en prenant et en consommant cet aliment, en faisant peut-être une prière, un rituel, en l'achetant dans un endroit particulier, peut-être que, voilà, de voir un petit peu. et elle repart, un peu quand même toujours en interrogation, et je reçois un petit message quelques semaines après, en me disant, je me suis fait plaisir deux ou trois jours, j'ai mangé de la rosette de lion, et en fait maintenant c'est fini, c'est ok, et merci de m'avoir accompagnée, parce qu'en fait ça avait décristallisé une culpabilité en fait très très forte. Et en fait je me suis dit, ok, voilà, pour elle ça a été juste. Aussi, alors comme je dis souvent, s'il y a des envies de fresta gada, voilà, il peut forcément toujours, vers quoi il faut aller, mais ça se décrypte quand même. En fait, on pourrait en parler des heures, mais les aliments à dominante sucrée peuvent aussi donner une information d'aller rechercher un support affectif, un support un peu doudou, réconfortant, aller voir aussi que vient raconter cet aliment pour la femme. Est-ce que c'est un souvenir d'enfance ? Est-ce que c'est un souvenir de récompense ? Est-ce que c'est un souvenir de frustration ? Donc on va aller chercher ce qu'il y a un petit peu derrière. Les aliments lactés, notamment, ça peut, il n'y a pas de vérité absolue, jamais, mais en tout cas dans le décodage, on peut aller chercher quelque chose de l'ordre du besoin du soutien maternel ou d'une figure maternante. Est-ce que, comment c'est pour elles, en fait, au niveau de ce soutien-là ? J'ai vu des femmes qui, effectivement, s'étaient mises à manger full produits laitiers d'un seul coup, alors qu'elles n'ont mangé jamais. Et la grossesse a révélé ça aussi. et des femmes pour qui le rapport à la mère MERE n'était pas soit bon, soit une mère absente, soit décédée et une recherche de... quelque part, de cette figure-là, maternelle, maternante, etc. L'acidité, aussi, peut venir parler d'une forme de colère, de frustration, de choses comme ça. Voilà, il y a énormément de décodage à faire, et c'est quelque chose de très, très intéressant à venir parler, exposer, parce que souvent, c'est plutôt la légende, envie de fraise, que sais-je. On peut avoir envie de fraises,
- Speaker #1
évidemment.
- Speaker #0
Mais je dirais que moi, j'aime bien parce que c'est une ouverture sur le monde psychique de la femme. Et en fait, on a plus de facilité à dire j'aime, j'aime pas au niveau de l'alimentation quand on rencontre un thérapeute que dire voilà, madame, j'ai un problème avec ma mère, j'ai un problème avec mon père ou ma relation aux hommes, ma relation à l'argent ou je ne sais quoi. Et en fait... Quand on a aussi cette cartographie, ce décodage-là en tant que thérapeute, natureau ou autre, c'est très intéressant parce qu'on va pouvoir encore mieux rencontrer cette femme, mieux l'accompagner. sur ses blocages émotionnels, préoccupations, etc. Et plus on va aller dans un accompagnement subtil, lever des blocages, plus l'accouchement sera facilité. Parce qu'au niveau de l'inconscient, sinon ça reste. L'inconscient va se protéger au maximum pour ne pas aller souffrir, etc. Pour mettre des systèmes de protection qui feront qu'on ne va pas aller rencontrer ça. Et donc, plus on va être proche dans cet accompagnement psycho-émotionnel avec des techniques, je vais parler des miennes parce que chacun a ses techniques. Moi, j'utilise beaucoup l'hypno-natale, l'olfactothérapie aussi, donc l'aromathérapie olfactive en respiration consciente et intentionnelle. Et bien, plus ça va lever ces blocages. blocage, plus elle va être libre et sereine pour accoucher librement avec, libérer justement de blocages qui sont présents, passés ou issus du transgénérationnel, etc. Et malgré tout, l'alimentation, c'est en fait une information. D'accord ? C'est toujours, toujours une information.
- Speaker #1
Oui, c'est intéressant d'aller plus en profondeur. En fait, c'est révélateur de On va dire de la psycho-émotionnelle de la femme.
- Speaker #0
Exactement. Toujours, toujours. Même en dehors de la grossesse. Mais là, particulièrement parce qu'il y a des choses qui sont nouvelles et qui peuvent être déstabilisantes. Vraiment, ce que j'ai vraiment de flagrant comme anecdote, c'est des femmes qui mangeaient plutôt sainement et d'un seul coup, premier trimestre, c'est du burger, c'est des trucs hyper mous, qui se mastiquent à peine, sucrés, etc. et elles-mêmes sont déstabilisées, culpabilisent et compagnie. Première des choses, on ne culpabilise pas. On accepte ce qui est et ensuite, on va mettre en place des solutions d'accompagnement pour arriver sur un modèle alimentaire évidemment plus simple, parce que l'idée, ce n'est pas de garder ça non plus. Mais en tout cas, c'est toujours quelque chose qui vient parler d'elle plus profondément et c'est une ouverture sur son monde psychique.
- Speaker #1
Très intéressant. Je voulais qu'on parle un petit peu des régimes particuliers, notamment des femmes qui sont végétariennes ou véganes, mais encore celles dont j'ai fait partie qui ont eu du diabète gestationnel. Comment tu peux arriver à équilibrer ? Alors, je pense plutôt à un régime végane, mais tous les régimes en termes de protéines. Tu en parlais tout à l'heure de bon cholestérol. Est-ce qu'il y a des aliments particuliers ? a absolument intégré dans son alimentation ?
- Speaker #0
Alors, on va dire que pour les modèles végétariens et ou véganes, évidemment, ça va être les sources de légumineuses très, très importantes, mais qui est aussi très intéressante pour les femmes en diabète gestationnelle ou en prévention diabète gestationnelle. On en parle beaucoup à l'heure actuelle et pareil, l'HAS et même l'OMS mettent beaucoup d'intérêt et de valeur nutritionnelle sur les légumineuses. Elles ont raison. La seule chose, c'est que souvent, on oublie de les préparer correctement. Parce qu'il y a des antinutriments dans la pellicule qu'on appelle l'acide phytique que nous, on connaît en natureau depuis Mathusalem. Il y a des bouquins qui sortent là-dessus et d'un seul coup, on se dit « Oh tiens, il y a de l'acide phytique ! » Ben ouais ! Oui, Et tout simplement parce que tout ce qui est présent dans cette enveloppe de graines, c'est-à-dire légumineux, céréales ou léagineux, doivent être trempés, dissous, pour retirer ce fameux acide phytique. Donc, la première des choses, c'est d'apprendre à correctement les consommer, les préparer aussi. Donc, la légumineuse, en fait, elle va avoir beaucoup, beaucoup d'intérêt pendant la grossesse. Le premier, c'est que c'est un très bon apport de fibres. Et on sait là aussi que les fibres sont extrêmement importantes et bénéfiques pour l'état du microbiote intestinal. Donc en charge de prébiotiques, notamment pour prévenir aussi des troubles de la constipation, pour la femme enceinte notamment. Ensuite, ces fibres vont faire quoi ? Elles vont aussi équilibrer la glycémie. Donc on a un index systémique qui est relativement faible dans l'ensemble des légumineuses. On pourrait s'amuser à toutes les lister, mais on ne va pas faire ça. Et aussi un apport de protéines végétales à compléter avec toujours une céréale ou les agineux. pour compléter d'avoir une protéine végétale. Ensuite, elles sont sources d'oligo-éléments, évidemment très intéressants, qui sont assez variés. Une bonne source de céréales pour les compléter, le plus possible d'agriculture biologique semi-complet. Je mets beaucoup en avant les céréales anciennes, variétés paysannes, où... des variétés comme le petit épautre notamment qui vont très très bien compléter les légumineuses. Donc ça, normalement, les végétariens, végétaliens savent très bien le faire. Et ça doit être fait à chaque fois. À chaque repas. C'est là où parfois ça peut pécher un peu. Et puis aussi, chez certaines femmes, donner des troubles de ballonnement. On n'est pas tous égaux sur notre capacité à les tolérer aussi. Cependant, quand on les fait bien tremper et qu'on les cuit correctement, ça peut être beaucoup plus digeste et beaucoup plus facile ensuite. Je n'ai pas une grande expertise dans le domaine de l'alimentation végane. Moi, les choses que je négocie avec les vegans, si c'est OK, c'est de réintégrer, si possible, des œufs.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Avec, je sais qu'il y a une filière d'œufs qui respectent la poule. Je crois que ça s'appelle qui, de l'œuf ou de la poule ou quelque chose comme ça. Je ne me souviens plus exactement. Qui vraiment préserve le bien-être animal. etc. C'est aussi bien pour les apports de protéines ultra complètes et puis pour la colline, aussi extrêmement importante. Donc on ne trouve qu'en tout cas en bonne quantité dans le règne animal. Donc voilà, j'essaye si vraiment il y a une version pour x ou y raison, évidemment je leur déconseille. Mais au moins, la chose que j'essaie de réintégrer avec elles, ce sont les œufs. Et pour les végétariens, généralement, ils ont encore de l'œuf. Et parfois, s'ils sont un peu flexitariens, je recommande d'avoir un petit peu de poisson, des petits poissons gras, aussi au moins une fois semaine ou quelque chose comme ça. Ce qu'il faut comprendre, c'est que ces modèles-là, j'ai très souvent vu dans ma clientèle des femmes qui avaient... ces modèles alimentaires et qui, par leur état de grossesse, ont l'élan de faire autrement. Et pour moi, j'ai vraiment envie d'expliquer que c'est OK et qu'il faut aller écouter ça, d'inviter notre mental à s'assouplir là-dessus pour plusieurs raisons. Le premier, c'est que si ça vient à la conscience, c'est qu'il y a très certainement à aller voir. Deuxième chose, c'est aussi de se dire que dans certaines cultures ou spiritualités où on invite à être végétarien, l'état de grossesse est un état différent qui nécessite un modèle alimentaire différent. Et dans beaucoup de cultures, on privilégie, on les invite à manger de la protéine animale, de la viande. dans certaines tribus très éloignées, des choses qu'on ne ferait pas chez nous, évidemment, mais de manger du sang, de bœuf, etc., etc., pendant cette période-là, et aussi pendant la période du postpartum, aussi. Donc, c'est peu expliqué. J'ai une très bonne amour qui est bouddhiste, et qui a vraiment senti cet appel pendant la grossesse, et qui... dans son accompagnement à sa spiritualité, on l'a vraiment expliqué et suggéré. Et en fait, c'était OK pour elle, parce qu'elle sentait aussi ça. Maintenant, on n'est pas toutes comme ça. Je n'invite pas à être omnivore chez toute personne. Mais je vais toujours quand même, même si on est végétarien depuis X temps, aller regarder comment est composée l'assiette parce que j'ai eu des surprises où effectivement les associations type céréales légumineuses riz par exemple semi-complet et des lentilles vertes, pour donner un exemple plus basique, étaient souvent pas composées ou dissociées. Et finalement, on pouvait avoir, et ça, ça peut se voir dans les manifestations de l'acidose pendant la grossesse. Il y en a beaucoup. Ça peut être des chaussements dentaires, les dents qui saignent, des démangeaisons, le ventre qui gratte aussi. Beaucoup de troubles du sommeil. Il y a différents exemples au niveau de l'équilibre acido-basique qui n'est pas bien optimal, etc. Je dirais qu'au niveau des modèles alimentaires, moi celui que, de manière un peu générale, celui pour lequel je vais quand même beaucoup l'installer, c'est le modèle hypotoxique avec 80% végétal et 20% animal. Et qui, à mon sens, est celui qui correspond parfaitement à la grossesse. Donc vraiment dans cette notion d'équilibre, de diversité, etc. Et je trouve que plus on mange tout le temps la même chose, finalement, c'est très certainement là où on peut avoir des sub-carences ou des carences aussi. Donc voilà, il n'y a pas un modèle universel. Ça n'existe pas. Cependant, le modèle hypotoxique me semble plus adapté à cette période de la grossesse. Pour répondre à ta question du diabète gestationnel, on va beaucoup travailler avec les listes des aliments, index glycémique, bas, élevé, moyen. Moi, ce que je fais avec elle, c'est que je vais surtout lister les aliments qu'elle consomme le plus dans les IGO. et puis l'orienter vers tout ce qui est solution de remplacement. Donc encore une fois, c'est pas on supprime, madame, c'est interdit de manger ça, mais c'est on privilégie ça, on zoome sur tel type d'aliments, on donne des astuces, par exemple pour les légumes à midonné ou les céréales à faire refroidir, à faire réchauffer par la suite. Ça, normalement, ça marche bien. on met un peu d'acidité dans son alimentation pour équilibré et surtout on remet du gras, du bon gras mesdames.
- Speaker #1
Encore une fois.
- Speaker #0
Encore du gras sous forme d'huile variée, type des mélanges. Moi j'aime bien, je le dis, je pense que vous êtes nombreuses à sans doute le faire, mais l'huile quintessence future maman, c'est 4 cuillères à soupe d'huile par jour et dès qu'on mange un truc sucré on met du gras. Donc fruits, compotes, ou j'ai mangé un biscuit ou je sais pas quoi. On l'équilibre avec une source de protéines et du bon gras. Alors, ce n'est pas gagné pour toutes, mais en tout cas, c'est de toute manière des bonnes associations. Et on met des sucres un peu élevés en fin de repas. On change son modèle de petit-déj. Et normalement, si on équilibre bien ce qu'on appelle la diététique, puisque là, c'est de la diététique, on ne devrait pas développer ce diabète gestationnel. D'accord ? Ça devrait aller. Par contre, il faut être rigoureuse aussi. J'ai remarqué, les femmes n'ont pas trop de difficultés. En tout cas, chez moi au cabinet, elles savent. Elles arrêtent vraiment certaines choses et elles sont sérieuses.
- Speaker #1
Pour ton bébé,
- Speaker #0
là ? Oui, pour elle aussi, parce qu'il y a quand même des risques par la suite. Donc, je les trouve très, très sérieuses. Après, attention, parce que je vois ce qui t'est peut-être arrivé, c'est... Quand le bébé est né, allez, elle se lâche sur le sucre.
- Speaker #1
Ça a été pour toi ? Moi,
- Speaker #0
je vois certaines femmes, oh, je n'ai pas pu manger telle chose pendant six mois. Et là, elles y vont, elles y vont. Alors oui, on peut se faire plaisir, mais attention de ne pas reprendre, entre guillemets, une mauvaise habitude. Là aussi, derrière. Parce qu'en fait, évidemment, ça a très certainement généré de la frustration. Mais franchement... Moi, j'arrive avec elle à faire que ça soit facile et que ça ne génère pas de frustration, au contraire du plaisir, leur faire découvrir des nouvelles choses. Et voilà, c'est aussi un bon moyen qu'a trouvé le corps finalement pour aller vers un modèle alimentaire qui était plus sain.
- Speaker #1
Et puis, je trouve aussi que moi, c'était plutôt bénéfique, même après, quand tu as accouché et que tu n'as pas de poids à perdre. alors même si c'est normal tout ça, je trouve que émotionnellement tu te sens mieux parce que t'as plus d'énergie, t'es plus en forme en fait. Et moi, c'est surtout sur cet aspect-là, plus que l'aspect physique. J'ai trouvé que c'était vraiment très, très intéressant parce que moi, j'ai conservé mon énergie vraiment jusqu'à la fin. Après, la difficulté, c'est toujours moi, j'étais contrôlée, mais tu sais,
- Speaker #0
manger vraiment à heure fixe, ça, c'est pas... Et puis de cuisiner. Ça, pour le coup, on pourrait difficilement trouver ça à l'extérieur. Donc, voilà, ça demande une astreinte particulière. Mais effectivement, c'est du bonus. C'est du bon karma, j'ai envie de dire, pour l'après. Ça vaut le coup de s'astreindre à ça. Complètement. Et pour l'allaitement, c'est aussi valable de garder ce type de modèle. aussi parce qu'une partie, si c'est un peu full sucre, ça passe dans le lait aussi. Donc voilà, ça peut détériorer le microbiote mammaire, le microbiote du bébé et compagnie. Donc voilà, je dirais que c'est évidemment un super tremplin à maintenir par la suite.
- Speaker #1
Et puis c'est des goûts déjà qu'on transmet à notre bébé. Moi, je vois mon dernier, j'ai bu beaucoup de jus de légumes. Il mange des choses mais complètement improbables. pour un enfant de son âge. On sent que c'est quelque chose auquel il a été habitué. Donc, ça lui plaît.
- Speaker #0
C'est top.
- Speaker #1
Et ça, c'est top.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Est-ce que tu pourrais nous faire le menu type idéal, on va dire, d'une femme enceinte au cours d'une journée, en partant du petit-déjeuner jusqu'au dîner ?
- Speaker #0
Waouh !
- Speaker #1
Allez, ce qui te passe en tête, comme ça.
- Speaker #0
À vos petits-jeux, mesdames.
- Speaker #1
Les exemples.
- Speaker #0
Alors, la base, le petit-déjeuner, c'est mon moment préféré. Ça, on s'en fiche, mais... Je ne sais plus qui disait, mais le bonheur démarre par le petit déjeuner. Et donc, c'est vraiment l'impulse pour tous les envies de sucre. L'instabilisation émotionnelle aussi. Première chose, c'est qu'on démarre par de l'eau tiède pour équilibrer le système acido-basique. Première des choses, ça, ça va alcaliniser. Avec ou sans jus de citron, moi, je n'en mets pas. Par contre, je recommande un hydrolat. en fonction de leurs difficultés. Je trouve que le plus harmonisant pendant la grossesse, c'est l'hydrolat de rose. Donc, une petite cuillère à café d'hydrolat de rose. Ensuite, sans vous surprendre, ça va être un petit déjeuner salé protéiné. Protéines végétales ou animales en alternance, en fonction aussi du modèle qu'elles ont, et en fonction de leur envie, leur affinité. D'accord ? Je suis très adepte des œufs à la coque, même si n'en déplaise à ceux qui suivent les recommandations officielles. Mais je maintiens mon propos, et notamment parce que je me sers beaucoup de ce qui est fait ailleurs. En Angleterre, dans d'autres pays, les femmes enceintes consomment des œufs à la coque. Alors, ce n'est pas parce que c'est culturel. c'est parce qu'en fait, il n'y a pas vraiment de risque. Le seul risque, évidemment, c'est si on mange des oeufs de mauvaise qualité, type batterie et compagnie, là oui, parce que ces poules, elles sont bourrées d'antibios, elles ont un système immunitaire catastrophique et elles peuvent choper la listeria, évidemment. Mais là,
- Speaker #1
j'ai envie de te dire, le risque, il est partout dans tous les produits.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
De mauvaise qualité.
- Speaker #0
Exactement. Donc, pour moi, si c'est OK pour elles, si elles n'ont pas peur, elles vont manger un bon oeuf à la coque. Généralement, elles ont des étoiles dans les yeux quand on leur dit ça, parce qu'en fait, elles en ont envie. OK ? Bon, voilà, ça c'est dit. Mais j'ai dû le retirer dans ma nouvelle édition de l'assiette de la femme enceinte, parce que j'ai eu énormément de commentaires là-dessus. J'ai dit, OK, c'est un livre grand public, on va suivre cette roco. Je ne sais pas si dans la nouvelle édition, ils ont pu rajouter le fait que je nommais que c'était tout dépendant de la qualité des œufs. Mais voilà, bref, voilà, aparté. Je ferme la parenthèse. Donc, soit des œufs, soit un peu de fromage de chèvre ou de brebis, en fonction de la tolérance. Là aussi. Ça peut être de l'avocat écrasé, ça peut être du houmous, ça peut être du pâté de foie de morue, ça peut être de la terrine de mackerel, de sardine. C'est un vrai repas. Moi, pour mon dernier, le matin, je mangeais de la soupe, de la salade de kale, du fromage, des œufs. Et on me regardait avec des yeux, on me disait « Waouh, ça va aller, tu veux faire quelque chose en plus ? » Mais ça, c'est un signe de bonne santé, en fait. On oublie. Avoir faim le matin, c'est un des très, très bons indices du fonctionnement du foie. Et puis, du reflet, de toute manière, de la toxémie ou pas du corps. On choisit une bonne qualité de pain, d'accord ? Au levain naturel et bio, si possible. On le fait légèrement grillé, c'est plus digeste. et on met une bonne quantité de gras dessus. Donc soit une huile type quintessence, soit un peu de ghee, extraordinaire pour le microbiote, le ghee, le beurre clarifié. On alterne aussi avec un petit peu de beurre. Voilà, c'est possible. Donc on a une source de protéines, animal, végétal, un peu de pain. On peut faire une version un petit peu sucrée si on découvre en fait ce modèle-là avec une petite... touche de miel, une petite touche de purée de fruits, donc sans sucre, ou un fruit après le petit-déj. Par exemple, du kiwi, pour l'apport en sérotonine, très intéressant. Ou un petit peu de banane. Une boisson chaude, ça peut être que de l'eau chaude. Ça peut être une infusion type de la mélisse, par exemple. Un peu de romarin en alternance. avec, je ne sais pas moi, un peu de camomille, voilà, ce qu'on a envie. Moi, je suis très adepte de la tisane de rose, encore une fois pour les futures mamans, et assez partisane de l'infusion de feuilles de framboisier et d'ortie, dès le démarrage. En fait, les études, elles montrent que, et même de manière, on va dire, plutôt traditionnelle, Le framboisier, dans beaucoup de sages-femmeries de campagne, il est utilisé dès le troisième mois. Alors, plus on avance dans la grossesse et au terme, plus là, il peut avoir des vertus hérotoniques. Mais il faut en boire au moins cinq à six tasses. Ce n'est pas une tasse par jour. qui va faire que vous allez accoucher dans les deux heures. Ça serait trop bon, on en prendrait toutes une tasse au début des contractions. Youpi, mon bébé est là dans deux heures.
- Speaker #1
J'attends. J'attends.
- Speaker #0
Non, je suis désolée. Mais au contraire, en fait, ce qui est intéressant, c'est que ça prépare vraiment ça. Donc moi, j'aime bien le mélange rose, orti, framboisier. D'accord ? On peut mettre un peu de tisane de prêle aussi pour tout ce qui est reminéralisation. Ça va être intéressant. Voilà, une petite collation si on en vit avec des oléagineux préalablement trempés sur les coups de 10 heures avec ou pas un fruit frais. Ce n'est pas obligatoire, ça dépend. Sur le déjeuner, c'est simple, il faut qu'on ait une partie de cru. Si on supporte bien ce cru. Légumes crus, soit un petit peu de salade, de la mâche, des endives. des légumes lactofermentés ou un petit verre de jus, ça super pour le microbiote. On va saupoudrer tout ça de germes de blé. Très intéressant, il y a full vitamine B dedans, du zinc aussi, donc il faut en mettre quasiment à chaque repas. Ensuite, si on est végétarien, légumineuse plus légumes cuits plus céréales. Si on est un modèle omnivore, on va alterner avec une protéine animale. Donc ça peut être, j'aime bien donner des fréquences, surtout. Donc au moins une ou deux fois semaine, poisson gras. Allez, volaille une ou deux fois aussi. Ensuite, des œufs. Si on n'en a pas mangé le matin, on peut aller jusqu'à six œufs par semaine. Et poisson blanc, si besoin. Et viande de bœuf, je dirais, une fois tous les 10-15 jours. Veau, agneau et tout ça. C'est des viandes qui sont plus chargées aussi. À moins que vous soyez dans une région où votre boucher, il est une viande bio impeccable, etc. À ce moment-là, pourquoi pas ? Ça s'évalue autrement. Méfiant surtout ce qui est charcuterie, jambon, nitrité, compagnie. Voilà, très, très rarement. des bonnes huiles à ça donc au moins une à deux cuillères à soupe d'huile variée et puis comme j'ai dit, une céréale soit ancienne, soit semi-complète et biologique et des légumes cuits, crus en bonne quantité ça doit faire moitié de l'assiette facilement, d'accord ? Cet apport protéiné, il va grandir tout au long de la grossesse. Donc, on est à peu près, je ne retiens plus les chiffres et moi, ce n'est pas ce que je retiens, mais on est facilement sur 150 grammes de volaille, quelque chose comme ça, le midi, aux alentours d'eux. Et puis, plus ça augmente, plus on augmente jusqu'à 20 grammes supplémentaires à la fin du deuxième trimestre jusqu'au troisième. Le dessert, pour moi, n'est pas obligatoire. Nutritionnellement, ce n'est pas ça qui va faire la différence. Ce n'est pas un besoin. Maintenant, si on est très attaché à ce dessert, eh bien, il peut s'envisager, ça peut être une pomme au four, des poires pochées, la fameuse compote, mais qui doit toujours être équilibrée avec du gras. Donc, soit une petite pomme au four, cuillère à café, par exemple, de purée d'amandes ou de noisettes, ou éventuellement, parlons un peu de cacahuètes, de purée de cacahuètes ou des oléagineux. Si on ne peut pas se passer de choco, de choses comme ça, on essaie d'être raisonnable. du cacao issu plutôt du Ghana, du Togo, d'Ethiopie, de Madagascar. Voilà, tout ce qu'on sait maintenant sur cette histoire de cadmium. Et à 70% aussi, on peut consommer du cacao cru qui est excellent aussi. Donc voilà, maintenant la difficulté c'est de trouver du cacao cru de ces régions-là. Là, j'avoue que je ne suis pas encore expert sur le sujet. Ça doit exister. Mais cacao cru va être très intéressant pour tous les antioxydants, le magnésium. Et c'est une très, très bonne source là de magnésium. Mais pas le chocolat Côte d'Or, excusez-moi, pour celles qui aiment le Côte d'Or.
- Speaker #1
Évidemment.
- Speaker #0
Voilà, par exemple. Donc, on ne se cache pas derrière, le chocolat, c'est riche en magnésium, madame. Non, non, non. Oui, mais... Un verre d'eau chaude après le repas. Moi, je... Toujours un verre d'eau chaude, soit avec un hydrolat encore une fois, sinon de l'eau chaude. Ça, c'est vraiment une habitude à prendre, hyper bénéfique pour alcaliniser. Et sur le repas du soir, c'est à peu près kiff-kiff laborique, sauf qu'on n'a pas tout le temps des protéines, animales en tout cas. Donc on est plutôt sur un modèle végétal avec une bonne source de glucides et d'acides gras, encore une fois. Le dernier mois de grossesse, c'est le mois où on a le moins de protéines animales parce que le corps va aller, par ce manque en protéines animales, faire comme une autolyse du col. Il va aller rechercher des excès en protéines et il va aller plus facilement effacer le col de l'utérus. Au dernier mois de grossesse, je leur conseille d'éviter de manger de trop de protéines animales. Et ça va être beaucoup plus aléatoire là aussi. Voilà, la collation vers 16-17 heures, elle est aussi intéressante. Voir deux collations en grossesse, c'est bien possible. Mais on fait une collation intelligente. Donc en associant fruits plus olagineux, aux fruits plus des bons gras, etc. Ça peut être aussi un vrai repas, le même que sur le petit-déj.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
et un verre de choses après avoir dîné. Voilà, grosso modo. En dînant pas trop tard. Après, il y a d'autres choses. Il y aurait à mettre du bouillon, là aussi déjà, du guin, du germe de blé, des petits poissons, pourquoi pas, des petits toppings, des oléagineux, des graines germées si on les fait maison, qu'on respecte bien les règles d'hygiène, etc. Tout ça, c'est possible.
- Speaker #1
Et pour plus de détails, je renvoie les auditeurs vers ton livre. La Sierre de la femme enceinte, nouvellement réédité. Et je te remercie beaucoup Candice pour tout ce que tu as partagé. A bientôt.
- Speaker #0
A bientôt.
- Speaker #2
Merci d'écouter Les Lois Naturelles. Pour prolonger l'aventure, retrouvez-moi sur mon compte Instagram, Les Lois Naturelles, et abonnez-vous à la newsletter du podcast. pour recevoir des conseils et des ressources en exclusivité. Et si vous souhaitez un suivi personnalisé, je serai ravie de vous accompagner en consultation individuelle sur votre chemin de santé naturelle. À très vite dans le prochain épisode, prenez soin de vous.