- Speaker #0
La santé est notre bien le plus précieux, il nous appartient de la préserver. Bienvenue dans Les Lois Naturelles, le podcast dédié à la naturopathie et la cuisine santé, dont l'objectif est de promouvoir la santé intégrative. Je suis Camille Langlet, naturopathe certifiée spécialisée en naturopathie de l'enfant. Chaque jeudi, je vous retrouve en solo ou aux côtés de l'un de mes invités pour des conseils pratiques en santé naturelle, des témoignages de vie ou encore pour donner la parole à des praticiens et thérapeutes experts en leur domaine. Si le podcast vous plaît. Pensez à laisser un avis, des étoiles, des cœurs ou toute autre manifestation d'amour sur votre plateforme d'écoute. C'est le meilleur moyen pour valoriser mon travail et contribuer à promouvoir la santé intégrative dans le monde. Bonne écoute ! Connaissez-vous la réflexologie plantaire ou palmaire ? Ses pratiques manuelles ? héritée de traditions très anciennes, repose sur une idée fascinante. Chaque zone du pied ou de la main serait en lien direct avec un organe, une glande ou une partie du corps. En les stimulant, on favorise l'équilibre global, on libère certaines tensions et on aide le corps à retrouver son harmonie naturelle. Dans cet épisode, nous allons découvrir ensemble comment agit la réflexologie, à qui elle s'adresse et dans quelle situation elle peut être un véritable soutien pour les adultes comme pour les enfants. Pour en parler, j'ai le plaisir de recevoir Carole Garnier, réflexologue passionnée, au parcours riche et à l'approche profondément humaine où le corps, les émotions et la vitalité se rejoignent. Elle va nous raconter sa rencontre avec cette pratique, son expérience, et nous partager comment la réflexologie peut accompagner chacun d'entre nous vers un meilleur équilibre intérieur. Bonjour Carole !
- Speaker #1
Salut !
- Speaker #0
Comment tu vas ?
- Speaker #1
Ça va très bien et toi ?
- Speaker #0
Super ! Alors, est-ce que... Pour commencer, tu pourrais nous parler de ta rencontre avec la réflexologie. Est-ce que c'était quelque chose dont tu étais familière ? Est-ce que tu as baigné un petit peu dans le milieu de la santé naturelle quand tu étais enfant ? Ou alors pas du tout et c'est quelque chose que tu as découvert plus tard ?
- Speaker #1
C'est quelque chose que j'ai découvert plus tard. Moi, non, je n'ai pas du tout baigné dans ce milieu-là. Alors moi, j'étais un peu dans un entre-deux parce que j'avais une mère qui n'était pas forcément... dans l'équipe médicaments à fond, on va dire, mais qui n'était pas non plus dans l'approche naturelle. C'était, ça dépendait des fois, en entre deux, on va dire.
- Speaker #0
Ni trop, ni pas assez.
- Speaker #1
Ni trop, ni pas assez, c'est ça. Mais je n'ai pas été initiée à ce genre de pratiques enfant. C'est venu plus sur le tard, à une période de ma vie où j'ai eu des problèmes de santé et où j'ai cherché des solutions pour moi, pour aller mieux. Et comme je ne trouvais pas de solution auprès des médecins, je me suis tournée vers les pratiques alternatives pour essayer de résoudre les problématiques que j'avais. Et donc, c'est à ce moment-là que je me suis ouverte à ça.
- Speaker #0
et donc la réflexion a croisé ma route dans cette démarche dans une démarche plutôt globale au départ est-ce que tu veux nous en parler un peu plus de ce qui t'est arrivé ou c'est plutôt un petit jardin secret on va dire non pas du tout je peux en parler j'ai une histoire du coup un peu particulière j'ai eu pendant plusieurs années très mal à la tête des
- Speaker #1
mots de peut-être très violent qui arrivait par phase et ça n'a fait qu'escalader pendant près de trois ans. Et en fait, quand j'en ai parlé au début à une médecin généraliste qui a eu le réflexe, on va dire, de base et qui m'a répondu que j'étais trop stressée et qu'il fallait que je me détende. Voilà.
- Speaker #0
Bon courage, madame ! Voilà,
- Speaker #1
c'est ça. Et donc, voilà, c'est la réponse que j'avais et que j'ai eue plusieurs fois parce que j'ai sollicité.
- Speaker #0
Ce qui n'est pas faux au demeurant, mais bon, une fois que l'on t'a dit ça, qu'est-ce que t'en fais ?
- Speaker #1
Voilà, ce qui n'est pas faux au demeurant et puis ce qui me semblait quand même un peu, je vais dire, ce qui me semblait quand même un peu léger parce que j'avais vraiment des très gros maux de tête quand même. Et du coup, comme je ne trouvais pas de solution auprès d'elle pour... pour atténuer ma douleur et pour essayer de comprendre ce qui se passait, c'est là en fait que je me suis tournée vers d'autres approches. Donc j'ai commencé par faire de la kiné, approche assez classique mais qui m'a beaucoup aidée et puis après j'ai commencé à regarder un peu... autour tout ce qui se faisait et comment je pouvais essayer de comprendre et aller mieux. Et voilà, j'ai fait mes petites recherches et mes petites investigations pendant trois ans jusqu'à tomber sur un kiné, pour le coup, lui aussi, qui m'a parlé en fait, qui a reconnu les symptômes que je lui donnais et qui m'a dit « mais est-ce qu'il y a un scanner qui a été fait ? » parce que là... Moi, ce que vous me décrivez, là, ça me fait penser, enfin, c'est typique d'une malformation de Chiari, ça s'appelle, donc en fait, c'est une malformation, alors pas du système nerveux, mais de la boîte crânienne. Basiquement, j'avais la boîte crânienne trop petite pour la taille de mon cerveau, ce qui fait une pression, et donc forcément des maux de tête, et puis tout plein d'autres petits trucs, d'autres réjouissances au programme, c'était un petit peu sympa. Et du coup, je suis retournée voir le médecin avec ça, qui m'a fait passer un scanner et un IRM. Et effectivement, il avait raison. Et donc, la seule solution, au final, ça a été une opération. Mais par contre, grâce à toutes les démarches que j'ai faites, moi, de mon côté, pendant trois ans, auprès des médecines alternatives et de toutes ces pratiques-là, en fait, ça m'a permis de gérer ma douleur.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Ça ne l'a pas fait passer. parce que le seul truc qui pouvait me soigner en l'occurrence, c'était une opération et c'est ce qui s'est passé. Mais ça m'a permis, je pense, de beaucoup mieux gérer ma douleur, beaucoup mieux vivre avec. Et ça m'a aussi beaucoup aidée après, quand j'ai su ce que j'avais, et notamment la réflexo à ce moment-là, pour gérer le stress qui allait avec cette nouvelle. Parce que quand on peut dire, en fait, il va falloir que vous... vous faire opérer du cerveau, c'est quand même pas rien comme nouvelle à digérer. Du coup, ça m'a aidée à ce moment-là et ça m'a aussi beaucoup aidée après l'opération, parce que c'est une opération qui, parmi les opérations du cerveau, n'est pas des plus complexes, parce qu'en fait, on ne touche pas au cerveau, mais plutôt à la boîte crânienne. Mais c'est une opération qui est très douloureuse.
- Speaker #0
D'accord, en plus d'être très stressante, c'est douloureux.
- Speaker #1
C'est une opération qui est très douloureuse, avec des conséquences quand même. J'ai mis, en tout et pour tout, je pense que j'ai mis un an à vraiment m'en remettre, en me faisant accompagner justement avec toutes ces pratiques-là. Parce que ça, c'est pareil, tu sors de l'hôpital avec une organose de kiné, et puis merci, bonsoir, mais en fait, ça ne suffit pas.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et du coup, là, j'étais très contente d'avoir la réflexo et d'avoir... J'ai fait beaucoup d'auriculothérapie aussi. C'est les deux pratiques qui m'ont le plus accompagnée en post-opératoire et qui m'ont beaucoup aidée à récupérer. Je pense que je n'aurais pas récupéré aussi bien que j'ai récupéré si je n'avais pas fait ça.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. De l'intérêt, justement, d'allier les médecines conventionnelles et les médecines... On les appelle comme on veut, alternatives, complémentaires, douces, traditionnelles, mais voilà, c'est tirer vraiment le meilleur de chaque pratique. C'est vraiment ce pourquoi je milite dans ce podcast et on voit bien que dans ta situation, l'opération était vraiment inévitable, mais que ces pratiques t'ont accompagné et t'ont aidé à gérer à la fois le stress et la douleur.
- Speaker #1
C'est ça, moi je trouve que le terme complémentaire, c'est vraiment le terme que je préfère parce que... Parce que c'est vraiment ça, en fait, c'est pas l'un contre l'autre, mais c'est l'un avec l'autre. Effectivement, sans la médecine allopathique, aujourd'hui, je ne serais plus là.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Mais sans les médecines complémentaires, je ne serais peut-être pas dans l'état où je suis aujourd'hui. Aussi.
- Speaker #0
Tout à fait, oui. Et d'ailleurs, le terme médecine complémentaire est le terme le plus approprié. Parce que ce ne sont pas forcément des médecines douces, tu vois, ce n'est pas toujours doux. Et à l'inverse, la médecine conventionnelle peut être parfois plus douce, parce qu'en fait, parfois, il suffit de prendre un médicament pour faire passer une douleur, je dis bien parfois, donc ça peut être plus doux. Alors que, tu sais, dans des cures de détox, et puis ça demande un engagement plus fort, tu vois. Donc, c'est pas...
- Speaker #1
C'est pas un engagement fort, et puis même moi, on parlait à certaines de mes clientes, c'est pas franchement doux. Oui,
- Speaker #0
oui, c'est ça, c'est ça.
- Speaker #1
Ça dépend de pourquoi. Pourquoi elles viennent ? Mais il y en a où... Non, c'est pas... Ouais, ça peut secouer un peu pendant la séance et après la séance. Mais donc, c'est pas nécessairement double. Ça dépend de ce que tu viens chercher, en fait. Ouais. Et des raisons de la complétation.
- Speaker #0
Et du coup, c'est après ton opération que, fort de cette expérience... En fait, de cet accompagnement réussi au cours des suites post-opératoires que tu as décidé de te former, comment ça s'est passé ?
- Speaker #1
Eh bien, alors non, en fait, ça s'est fait tout en même temps.
- Speaker #0
D'accord, quel courage !
- Speaker #1
En fait, ça s'est fait tout en même temps parce qu'à la base de la base, j'avais un projet de reconversion professionnelle. Et ma motivation première, c'était que, à la base, moi je viens du monde de la communication. D'accord. Et en fait, je trouvais plus de sens à mon travail et à mon activité professionnelle. Vraiment, je n'avais plus de raison de me lever le matin. Donc, c'était très compliqué. Et donc, j'ai réfléchi longtemps à ce que je pourrais faire et à une possible reconversion. J'ai pris un peu plus de temps pour y réfléchir.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et en fait, je me suis assez vite, enfin assez vite, c'était relatif, parce qu'un an, c'est quand même assez long. Au bout d'un moment, ça m'a paru évident que je voulais en fait aller... vers le soin et l'accompagnement de l'autre et l'aide. Là aussi, j'ai commencé à me renseigner sur toutes les médecines complémentaires qui existaient et aussi d'autres choses parce que j'ai réfléchi par exemple à l'ostéo, à tout ça, mais voilà, à voir ce que je pourrais faire. Je suis allée faire une séance de réflexologie pour tester et pour voir ce que c'était. J'ai adoré la séance. Je me suis rendue compte en même temps que j'avais beaucoup moins mal à la tête. J'ai perdu les séances, ça m'a beaucoup aidée. Et du coup, j'ai entamé une formation. Et en fait, c'est pendant ma formation que mes douleurs se sont accentuées.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Sauf que quand tu es élève en école de réflexologie, tu pratiques, mais tu reçois aussi des soins.
- Speaker #0
Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Voilà. Et donc, à cette période-là, je me suis formée moi pendant... trois ans, il y a eu une petite coupure entre les deux. J'ai fait deux formations d'un an et quelques mois entre les deux où j'ai fait des petites formations complémentaires et où surtout j'ai beaucoup pratiqué. Mais du coup, pendant mes deux années de formation à l'école, j'avais des soins, des séances de réflexologie très régulièrement par les autres élèves. Et en fait, ça s'est fait comme ça. C'est en vivant ma formation que j'ai aussi vécu sur moi-même l'efficacité du truc parce que j'ai vu à quel point ça m'a... Ça me faisait bien dans la gestion de ma douleur. Et ensuite, j'ai eu l'opération. Et sur la fin de ma deuxième année de formation, j'étais en récupération dans l'opération, en croissance.
- Speaker #0
D'accord. Donc du coup, tu prêches la bonne parole maintenant, forte, des bénéfices que tu as su retirer de ces pratiques.
- Speaker #1
C'est ça. Et puis, c'est surtout que du coup, je me suis... En fait, je pense... Mon histoire a fait que je me suis spécialisée dans l'accompagnement de la douleur chronique et des traumas physiques et émotionnels.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Parce que du coup, c'est quelque chose que je connais de l'intérieur.
- Speaker #0
Et oui.
- Speaker #1
Et ça me donne en fait une force supplémentaire pour pouvoir accompagner ces profils-là parce que je les comprends vraiment de l'intérieur pour l'avoir vécu moi-même. Alors, ça ne m'empêche pas d'accompagner. beaucoup d'autres choses parce que j'ai des clients qui viennent me voir pas forcément pour de la douleur mais j'ai pas mal de consultations pour de la douleur chronique c'est vraiment cette expérience de vie personnelle qui m'a donné envie d'aller vers ce sujet là ça me paraissait,
- Speaker #0
ça faisait sens oui bien sûr, je comprends alors est-ce que tu pourrais expliquer aux auditeurs qui ne connaîtraient pas Ciao ! ou en tout cas pas précisément, parce que tu sais, des fois on entend parler des choses, mais finalement on ne sait pas vraiment ce que ça recouvre. Est-ce que tu pourrais vraiment nous expliquer ce qu'est la réflexologie ? J'en ai dit quelques mots en introduction, mais comment toi tu le définis ?
- Speaker #1
Alors oui, bien sûr, la réflexologie c'est une médecine complémentaire, on va choisir celle-là qui est très bien, qui est basée sur la stimulation de zones réflexes. Et donc, les zones réflexes, en fait, ça se pratique aux extrémités du corps. Toi, tu as parlé de palmaire et plantaire. Dans ton introduction, c'est effectivement les plus connus, mais il y a aussi de la réflexologie faciale, par exemple, et auriculaire. C'est toutes les extrémités du corps. Et pourquoi les extrémités du corps ? Parce qu'en fait, c'est aux extrémités du corps qu'on retrouve les terminaisons nerveuses. Et du coup, les fameuses zones réflexes, en fait, c'est ni plus ni moins que des terminaisons nerveuses. Et en fait, il y a des récepteurs sur la peau. qui sont en lien avec le système nerveux. Et en travaillant ces zones à certains endroits, on active via le système nerveux, on va envoyer un message au cerveau. Et c'est pour ça qu'on peut travailler sur tout le corps, sur l'ensemble du corps, parce que le système nerveux passe partout.
- Speaker #0
Très clair, très clair. Et alors, comment se déroule une séance, toi, dans ta pratique ? Est-ce que tu vas suivre un protocole spécifique en fonction de la demande de ton client ? Par exemple, tu as un protocole douleur chronique ou douleur de règle, un protocole pour la fatigue. Ou alors, est-ce que tu es plutôt à définir ton protocole en fonction de ce que toi tu vas ressentir, de ce que va te dire le corps de la personne qui vient te voir ?
- Speaker #1
En fait, les deux. Les deux, parce que moi, mes séances, elles se passent en deux temps. Ma petite spécificité, c'est que je combine la réflexologie faciale et auriculaire et la réflexologie plantaire dans la même séance. Du coup, c'est des séances qui sont un peu plus longues.
- Speaker #0
Tu fais les trois, alors ?
- Speaker #1
Je fais les trois dans la séance.
- Speaker #0
D'accord. L'un après l'autre ?
- Speaker #1
L'un après l'autre. Je vais d'abord commencer par le visage. Ensuite, je vais travailler au niveau des oreilles. Et là, les protocoles que j'utilise et pour le visage et pour les oreilles, c'est un protocole qui est toujours le même que j'ai conçu pour vraiment travailler sur le système nerveux et pour passer le corps en mode parasympathique. Je ne sais pas si tu parles de ces notions-là régulièrement.
- Speaker #0
Oui, j'en parle, mais si tu peux redéfinir un petit peu ce que c'est que le parasympathique.
- Speaker #1
Oui, le parasympathique, en fait, on a le système nerveux qui est divisé en plusieurs branches. Il y a le système nerveux somatique qui est celui qu'on active, qu'on décide d'activer. Par exemple, on va se rappeler un berdeau sur l'attaque, on décide de faire une action, ça va tendre le bras, on va aller chercher le berdeau et on va pouvoir boire. On a le contrôle dessus et il y a le système nerveux autonome qui va gérer toutes les fonctions dites automatiques du corps. Donc, ça va être la respiration, le rythme cardiaque. la circulation sanguine, la température du corps, la digestion, tous ces trucs qui se passent sans qu'on ait besoin d'y penser. Et fort heureusement, parce que ce serait quand même…
- Speaker #0
Bonjour la surcharge mentale !
- Speaker #1
Voilà ! La charge mentale, ce serait pas ce que c'est. C'est déjà pas mal comme ça. Et donc ce système autonome, c'est vraiment sur lui que je vais travailler, avec lui plutôt d'ailleurs que je vais travailler. Il est constitué de deux branches. Tu as la branche sympathique et la branche parasympathique. La branche sympathique, c'est celle qui va s'activer quand on est en situation de stress et qui va nous permettre de réagir soit en fuyant, soit en se fuyant, soit en se battant. Les réactions classiques du stress. Et le système parasympathique, c'est celui qui s'active après, qui va permettre le repos, la restauration, la récupération en tête de l'organisme. Et donc, moi, c'est celui-là que je vais venir chercher parce que souvent, alors ce n'est pas une généralité absolue, mais quand même souvent dans la société dans laquelle on vit, on est exposé à du stress qui est un peu permanent. Le stress, ça va être ton patron, ça va être la chambre mentale, ça va être les embouteillages, c'est un peu tout le temps. Et du coup, on est un peu tous en suractivation du système sympathique et pas assez en part. Donc ça déjà, c'est un vrai problème parce que pour bien fonctionner ces deux systèmes, ils ont besoin d'être à l'équilibre, ce qui n'est pas franchement le cas dans la société dans laquelle on vit.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Et surtout, pour bien récupérer le corps, il a besoin d'être en parasympathique. Et du coup, c'est pour ça que mes séances commencent toujours par le visage et les oreilles pour vraiment passer le corps en mode parasympathique pour qu'ensuite il soit beaucoup plus réceptif à ce qui va se passer sur les pieds pendant la suite de la séance.
- Speaker #0
D'accord, ok. Donc c'est une entrée en matière, on va dire.
- Speaker #1
Une entrée en matière, c'est ça. Et là, pour le coup, c'est un protocole qui est toujours le même, qui réfléchit. Alors il peut varier un peu. Il peut varier un peu quand même pour les personnes qui ont des problématiques de douleurs chroniques. Parce qu'en fait, quand je travaille sur le visage et sur les oreilles, j'ai des petits accessoires avec moi. Et notamment, je vais utiliser des graines que je vais mettre à certains points stratégiques parce qu'ensuite, ça permet qu'elles continuent à travailler à ma place pendant que moi, je vais sur les pieds. Je les mets de manière générale sur le visage. Mais quand j'ai des personnes qui ont de la douleur chronique, j'en rajoute sur les oreilles. Et ça va permettre déjà de potentialiser et d'amplifier les effets de la séance. Et surtout, les gens peuvent les garder après la séance. Et du coup, ils peuvent eux-mêmes appuyer dessus quand ils sont chez eux. Et ça va aller renforcer les effets du soin. Donc ça, c'est la seule petite variante qu'on peut avoir. C'est quand il y a de la douleur chronique, tu mets des graines dans les oreilles à des endroits où stratégiques pour prolonger les effets du soin.
- Speaker #0
Et après, sur les pieds,
- Speaker #1
quand j'arrive sur les pieds, c'est vraiment... 100% personnalisée en fonction de ce que la personne m'a dit et surtout en fonction de ce que le corps va me dire. Parce que des fois, souvent même, moi j'arrive, la personne, on fait toujours un petit entretien avant la séance évidemment, donc j'ai les besoins et les problématiques de la personne en tête, donc je me dis bon bah tiens je vais aller voir tel endroit, tel endroit, tel endroit, tel endroit, et en fait quand j'arrive sur le pied, j'ai beau aller voir, il n'y a rien qui se passe, mais par contre Par contre, il y a d'autres endroits où je suis invitée à aller travailler d'abord. Et du coup, je fais ça et ensuite, j'ai le droit d'accéder au reste. C'est le corps décident, ce n'est pas moi qui décide. C'est vraiment le corps de la personne qui va me dire non, non, non, d'abord tu travailles là et ensuite, je te laisse aller faire le reste. Donc, c'est vraiment en fonction des besoins de la personne et de ses problématiques et en fonction de ce que moi, je vais sentir sur son terrain.
- Speaker #0
Et alors justement, est-ce que... souvent tu as une contradiction entre ce que la personne t'a dit et ce que tu vas ressentir. Une contradiction qui est involontaire, bien sûr, parce que je me doute que les clients ne viennent pas pour te raconter des mensonges. Mais est-ce que tu trouves une cohérence ou parfois pas du tout ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Il y a quand même une certaine cohérence.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais parfois pas du tout.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est rare. D'accord. Il y a quand même une certaine cohérence. Mais par exemple... Par exemple, ça m'est arrivé sur une cliente qui avait le dos complètement bloqué, le dos complètement bloqué, tout ça, en crise, donc qui vient pour une séance. Donc logiquement, je me dis, je vais aller travailler le dos. Donc je travaille évidemment le système nerveux avant, tout ça. Je travaille un petit peu le système nerveux aussi, arriver sur le pied quand même, parce que je commence toujours par le système nerveux. parce que c'est vraiment la base de tout. Et puis ensuite, je vais travailler au niveau du dos, tout ce qui est colonne vertébrale, tout ça. Et puis là, il n'y a rien qui se passe. Tu vois, je ne peux rien faire. Je n'avais accès à rien. Je me dis, tiens, collie. Étrange. Étrange, mais je regarde, j'écoute. Et du coup, je continue à travailler le système nerveux parce qu'en fait, c'est le seul truc auquel j'avais accès à ce moment-là. sur cette séance-là, où je pouvais faire quelque chose, c'était le système nerveux. En fait, j'ai fait toute ma séance en travaillant sur son système nerveux. Je n'ai fait que ça. Parce que le dos, vraiment, j'avais rien. J'avais un petit peu accès au niveau du bassin, mais c'est tout. Et sinon, ce n'était vraiment que du système nerveux. Donc, j'ai fait ça. Et elle est revenue une semaine plus tard parce que quand j'ai des problématiques de douleurs chroniques ou globalement des choses chroniques, les trois premières séances, c'est des séances qui sont assez rapprochées. Je fais ce que j'appelle une phase d'attaque. Ça permet de lancer vraiment un gros travail parce que le corps travaille entre chaque séance. Mais là, ça ne lui laisse pas le temps d'aller au bout et ça renforce en fait. Chaque séance va renforcer la séance d'âme. Du coup, elle revient une semaine après et moi, je n'étais quand même pas hyper sereine. Je m'étais dit, quand elle est partie, je me suis dit que c'était bizarre. J'avais l'impression de ne pas avoir fait grand-chose. Vraiment, je n'étais pas... La première fois où elle était arrivée dans mon camion, elle était tellement coincée qu'elle ne pouvait pas faire ses lacets. Je ne peux pas avoir une image. Là, elle est arrivée pour sa deuxième séance. Je lui ai dit, comment ça va ? Elle me regarde avec un grand sourire et me dit, je peux plier, je peux toucher mes pieds. Elle se plie en deux et elle touche ses pieds. Le dos était débloqué. Sur la deuxième séance, j'ai eu accès au dos. Et j'ai pu travailler sur son dos.
- Speaker #0
En fait, elle était tellement crispée et tendue nerveusement que tout était bloqué.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, ces douleurs du dos venaient à 200% de problématiques nerveuses et émotionnelles. Et du coup, il fallait d'abord travailler le système nerveux avant de faire quoi que ce soit d'autre. Ça, c'est souvent le cas quand même. Mais en général, c'est pour ça que je commence toujours par le système nerveux. Mais en général, ça se débloque sur la séance, si tu veux. Là, non. Je n'ai fait que ça. Mes séances durent une heure, mais parfois un peu plus quand il y a besoin. Et donc, sur l'heure, il doit y avoir une demi-heure sur le visage et les oreilles et une demi-heure sur le pied, à peu près. Là, je n'ai fait que du système nerveux pendant une heure. En plus, sur son visage, j'ai fait ça aussi. Je n'ai fait que du système nerveux.
- Speaker #0
Mais c'est ce dont elle avait besoin.
- Speaker #1
C'est ce dont elle avait besoin, oui. Et c'est son corps qui me l'a dit. Et je n'ai pas forcé. Parce que du coup, j'écoute beaucoup et je ne le force pas. Ça ne sert à rien. Parce que je pourrais forcer en me disant, si, j'y vais. Mais en fait, c'est une perte de temps. C'est une perte de temps parce que son corps a besoin pour l'instant.
- Speaker #0
Et en termes de sensations, qu'est-ce que tu ressens, toi ? Comment le corps te parle via ces zones réflexes ?
- Speaker #1
Ça, c'est vraiment... Alors moi, je travaille beaucoup avec mes pouces. Et en fait, c'est une sensation sous le pouce. C'est une question de... Ça peut être très varié, mais c'est une question de... Tu as une texture de la peau qui est différente. Alors moi, je ne travaille pas sur l'épiderme. Je travaille vraiment sur la pousse qu'on appelle épidémodermique, donc entre le derme et l'épiderme. Donc c'est un petit peu en dessous de l'épiderme, mais pas non plus trop profond. et en fait à cet endroit là t'as une une couche un peu je vais dire trampoline quand t'appuies dessus ça rebondit c'est très léger mais pour l'image c'est ça et puis des fois le trampoline il marche pas tu sens que c'est bloqué hop tu sais qu'il y a quelque chose ou alors ça peut être t'as comme un peu des grandes sables sous le doigt ou une tête d'épingle Oui, ça va. C'est des petites sensations comme ça, où tu sens que là, il y a un truc. Et du coup, tu sais qu'il faut travailler. Et des fois, tu as des zones où tu as besoin d'aller travailler, où tu te dis, je ne vois pas le... Tu ne comprends pas,
- Speaker #0
le mental ne te comprend pas.
- Speaker #1
Tu ne comprends pas, des fois, je me dis, pourquoi ? Je le fais quand même, parce qu'il y a besoin, donc j'y vais.
- Speaker #0
Oui, tu es vraiment dans l'accueil de ce que tu reçois du corps.
- Speaker #1
Je suis vraiment dans l'écoute, dans l'écoute et dans l'accueil, oui.
- Speaker #0
Et du coup, combien de séances il faut ? Tout à l'heure, tu parlais en cas de douleur chronique, de phase d'attaque, de trois séances. Donc ça, c'est spécifique à la douleur chronique, mais sinon...
- Speaker #1
C'est spécifique à tout ce qui est chronique.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
Quand c'est installé depuis un moment...
- Speaker #0
Oui, forcément, on ne va pas se débloquer.
- Speaker #1
On ne se débloque pas. Et après, ça dépend. Alors, pour certaines personnes, les trois séances sur trois semaines, ça suffit ? quand c'est des trucs qui sont très chroniques ça prend un peu plus de temps en moyenne je dirais qu'il faut entre pour faire une fourchette un peu large il faut entre 3 et 9 séances sachant qu'en fait les 3 premières du coup sont très rapprochées donc je fais une séance par semaine sur 3 semaines au départ et ensuite on espace en fonction de chacun en général après j'espace de 3 semaines et je refais 3 séances donc là on arrive à 6 est-ce que... parfois ça suffit. Et s'il y a encore besoin, après les six séances, en fait, je dis vraiment aux gens, c'est à vous d'écouter pour le coup, et dès que vous sentez qu'il y a besoin de revenir, vous revenez. Et donc, il y a des personnes qui reviennent, et là, en fait, ça dépend vraiment des gens. Elles vont peut-être revenir au début, deux mois plus tard, et on refait une séance, et après, elles vont revenir deux mois et demi, et on refait une séance. Enfin, voilà, ça dépend. Mais en général, avec six séances, c'était déjà très bien. Et donc, ça fait six séances sur trois mois à peu près, trois, quatre mois. Là, déjà, on fait quand même pas mal de choses. Et après, c'est comme tout, ça dépend de...
- Speaker #0
Bien sûr, de chacun.
- Speaker #1
De chacun. Oui, parce que par exemple, en ce moment, depuis un an maintenant, j'accompagne une personne qui a la même pathologie que moi j'avais. Du coup, je me dis, d'accord, je vais me tirer. Et donc, elle va aller dans le même cas que moi, si tu veux. Elle a des grosses douleurs, tout ça. La seule solution pour elle, c'est de se faire opérer. Sauf que pour l'instant, elle ne peut pas se faire opérer. Parce qu'en fait, comme c'est une opération qui est quand même assez délicate et qui est très douloureuse, c'est une opération où il y a 30% de réussite. C'est un taux qui est quand même assez faible. Donc, en fait, c'est 30-30-30. Tu as 30% des cas où l'opération ne change rien à l'année des gens. 30% des cas où les douleurs empirent et 30% des cas où ça change la vie. Moi, je suis des bons 30%. Ça m'a changé la vie. Mais du coup, ils opèrent cette patteau-là. Ils l'opèrent que quand ils sont sûrs que l'opération va faire du bien ou quand il y a un pronostic du tel qui est engagé. Moi, c'était mon cas. Et elle, elle n'est pas dans ce cas-là et ils ne sont pas sûrs. Donc, pour l'instant, ils n'opèrent pas. sauf que du coup elle a quand même des fortes douleurs alors elle n'a pas des maux de tête mais au delà des maux de tête c'est vraiment le signe un peu alarmant que le pronostic vital est engagé mais c'est quand même une pato qui fait des très gros troubles enfin des très grosses douleurs au niveau du cou du dos et des épaules parce que forcément au niveau musculaire tout est sous tension au niveau musculaire et nerveux et du coup ça engendre quand même des grosses douleurs là. et une perte de mobilité aussi au niveau du coût.
- Speaker #0
Et du coup, maintenant, ça fait un an qu'on travaille ensemble. Donc, tant qu'elle n'aura pas été opérée, on va probablement continuer à se voir. Oui,
- Speaker #1
bien sûr.
- Speaker #0
Au début, on se voyait toutes les semaines. Et pour le coup, on s'est vues toutes les semaines pendant plus que trois séances parce qu'elle en avait besoin. Et au bout d'un moment, elle m'a dit, là, tiens... Aujourd'hui, je ne me suis pas dit « Ah là, ça y est, il faut que je vois Carole. » Elle me dit « J'avais moins hâte de venir. » Donc, je lui dis « D'accord, on va passer à deux semaines. » Donc, on a passé à deux semaines. Et effectivement, les premières fois à deux semaines, j'avais vraiment besoin de venir te voir. Et en fait, on a continué comme ça. On a espacé deux semaines, trois semaines. Et là, on est à un mois.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
On a testé un mois et demi. Ça ne passe pas.
- Speaker #1
Oui, d'accord.
- Speaker #0
Un mois et demi, ce n'est pas possible. C'est trop. Donc, pour l'instant, on est à un mois et peut-être que dans quelques mois, on arrivera à passer à un mois et demi d'espace entre chaque séance.
- Speaker #1
Et c'est une pratique qu'on peut utiliser pour tout ? Ou il y a des spécificités, des situations dans lesquelles c'est plus bénéfique, plus indiqué ? Et à l'inverse, des situations dans lesquelles c'est plutôt proscrit ou en tout cas pas recommandé ?
- Speaker #0
Oui, c'est particulièrement indiqué pour tout ce qui est troubles fonctionnels.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Donc, les troubles fonctionnels, ça va être… La question que je pose souvent, c'est est-ce que vous pensez, par exemple, sur des troubles digestifs ou de la fatigue chronique, est-ce que votre trouble est augmenté par le stress ou la fatigue ? Si on me dit oui, je pense que pour moi, ça veut dire que je peux faire quelque chose.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Je peux essayer. Je n'ai jamais de garantie de résultat, évidemment. mais Quand on me dit oui, ça me donne un bon indicateur. Pour les acouphènes, par exemple, parce que tu as des acouphènes qui sont fonctionnelles et d'autres qui sont lésionnelles, si c'est augmenté par le stress et la fatigue, en général, j'arrive à faire quelque chose, j'arrive à aider.
- Speaker #1
Oui, parce que tu agis justement sur le système nerveux parasympathique. Voilà,
- Speaker #0
c'est ça. Et donc, quand la cause de départ est le stress…
- Speaker #1
Oui, forcément, en prévenant le stress, ça va mieux.
- Speaker #0
Voilà. En calment le système nerveux, ça va mieux. Après, tu vois, sur la douleur, par exemple, la cause, c'est pas nécessairement le stress. Par contre, le stress augmente la douleur et la fatigue aussi.
- Speaker #1
Donc là,
- Speaker #0
tu peux l'atténuer quand même. Oui, tu peux l'atténuer quand même, parce que pour autant, c'est pas nécessairement fonctionnel. Mais sur la douleur, ça marche très bien. Sur la douleur, ça marche très bien. Les contre-indications, il n'y en a pas tant. C'est contre-indiqué quand on a des phlébites, parce que du coup ça bousse un peu la circulation centrale, donc en cas de phlébite c'est contre-indiqué. Évidemment quand on a des plèmes ouvertes au niveau des pieds, c'est pas indiqué. Et pour les femmes enceintes, avant 3 mois, il y a deux écoles, mais il y a beaucoup de médecines complémentaires qui sont déconseillées aux femmes enceintes avant 3 mois. Il y a deux écoles dans la pratique. Moi, je donne les deux courants à la personne et je laisse les personnes choisir.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
J'explique tout. Et puis après, il n'y a pas tant de contre-indications. En fait, au pire, ça ne marche pas. Oui,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Moi, ce que je dis souvent à mes clients, c'est qu'on fait les trois séances et si à trois séances, il n'y a pas de résultat, c'est que ça ne vaut pas la peine d'être enseigné.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Voilà. si ça va mieux mais que c'est pas encore réglé c'est qu'il faut continuer et qu'en continuant on pourra aller plus loin dans le mieux être mais si en trois séances il n'y a rien qui bouge c'est que c'est pas la bonne pratique et qu'il faut continuer il faut chercher autre chose mais très objectivement ça m'est jamais arrivé ça t'est pas réglé et je serais curieuse d'avoir ton avis par rapport à ça tu sais Merci.
- Speaker #1
On dit que la réflexologie, elle vient mobiliser l'énergie vitale du corps, la remettre en circulation via ces terminaisons nerveuses. Et est-ce que tu penses que le corps, il a besoin d'avoir suffisamment de vitalité pour pouvoir remobiliser cette énergie vitale ? Ce qui rendrait peut-être la chose plus compliquée sur des personnes qui sont très dévitalisées, ou tu sais des personnes qui ont un des pathologies chroniques lourdes ? Tu vois, je pense à Parkinson ou quelqu'un qui a une sclérose en plaques depuis des années. Est-ce que tu penses que là, tu peux quand même faire quelque chose ?
- Speaker #0
Oui, moi, je pense parce que moi, ce que je dis toujours, c'est en fait, moi, j'appuie sur le bouton et ensuite, c'est le corps qui fait ce qu'il a à faire.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et donc, le corps va réagir et va répondre à la hauteur de ce qu'il est capable de faire. Du coup, oui, ça vaut quand même le coup. Alors peut-être que du coup, ce sera un petit peu plus long. Globalement, mais que ce soit des pathologies mordes ou pas, c'est plutôt la chronicité qui va compter. Plus c'est un stade plus longtemps, plus ça va être long. pour le désinstaller, parce qu'en fait, l'image que je donne souvent, c'est comme si c'était un tricot. Il y a quelque chose, si c'est quelque chose qui est installé depuis dix ans, c'est un tricot avec beaucoup de mailles. En fait, en séance, on va venir défaire les mailles une par une pour arriver, pour réarriver à l'état initial. Mais du coup, s'il y a... Si c'est un pull complet qu'il faut détricoter, ça va prendre plus de temps que si c'est juste un bout de manche.
- Speaker #1
Bien sûr, c'est tout à fait logique. En plus, ça tombe sous le sens quand tu réfléchis.
- Speaker #0
Moi, c'est plutôt ça. Mais dans tous les cas, même si tu es très fatigué, tout ça, ça arrive d'être juste un peu plus lent et ton corps fera à hauteur de ce qu'il peut faire. Ce qu'il peut y avoir qui varie, et ça c'est pas très agréable, mais il faut le savoir parce que c'est pas très agréable, il peut y avoir ce qu'on appelle des crises d'élimination, ou des effets rebonds un peu, c'est le corps qui va répondre à la séance, et ça, ça peut être un peu désagréable. Il y a mille et une façons, mille et une réactions possibles, tu peux pas les anticiper à l'avance, chacun réagit à sa manière, et pareil c'est pas... Ce qu'on apprend à l'école, c'est que c'est après la première séance et que ça dure trois jours. Dans les faits, moi, ce n'est pas ce que je vois au cabinet. D'accord. Non, moi, des fois, c'est à la deuxième, des fois, c'est à la troisième, des fois, ce n'est pas du tout, des fois, c'est à la quatrième. Il n'y a pas de règle. Et des fois, effectivement, ça dure trois jours, mais j'ai déjà vu des cas avec des gens qui avaient des trucs, notamment une personne qui avait le boulot depuis plus de 20 ans, ça a duré 15 jours.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Il n'y a pas de règle. Et ça survient vraiment de différentes manières. Donc moi, je préviens toujours les personnes en leur disant qu'il peut se passer des choses un peu désagréables. Il y a mille et une façons de réagir. Ça peut se passer ou pas. Ce n'est pas parce que ça ne marche pas. Là, ce n'est pas lié. Au contraire,
- Speaker #1
je vais te dire, souvent, c'est révélateur de la puissance du corps et de son énergie.
- Speaker #0
Souvent, c'est révélateur de la puissance du corps et de son énergie. Oui, mais des fois, il ne se passe rien de visible. Et pour autant, il y a des effets. Donc, en fait, il n'y a pas de... Mais c'est ce que je leur dis. Moi, je leur dis, il peut y avoir des réactions un peu fortes, un peu désagréables après la séance. C'est normal. Et si ça arrive, c'est bon signe, même si c'est désagréable. Ça veut dire que ça fonctionne. Ça veut dire que c'est votre corps qui travaille et c'est ce qu'on veut. C'est un peu comme quand tu vas chez l'ostéo, si tu veux, quand tu sors d'une bonne séance d'ostéo, après, tu as un peu l'impression d'être passé dans une machine à laver. Et... tu attends 3-4 jours et après, ça va mieux. Là, c'est un peu le même principe, sauf que des fois, chez certaines personnes, pourquoi, je ne sais pas, ça dure plus que ça. En moyenne, quand même, on est sur un truc entre 1 et 3 jours. Mais il y a des gens, je l'ai vu deux fois, non, trois fois, des gens chez qui ça a duré 10 jours. C'est comme ça. C'est désagréable, mais c'est comme ça. Ça peut arriver, oui.
- Speaker #1
Alors tu sais, moi je suis spécialisée aussi en naturopathie pour les enfants, puisque j'ai 4 enfants aussi, donc c'est aussi pour ça. Mais est-ce que c'est une technique que toi tu utilises sur les enfants ?
- Speaker #0
Oui, alors moi je n'ai pas beaucoup d'enfants dans ma clientèle, mais ça peut complètement se faire sur les enfants. En plus c'est super sur les enfants parce que... Il y a beaucoup moins de couches à enlever, du coup, ça va beaucoup plus vite.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et bien, eux, ils n'ont pas un gros pull tricoté depuis des années.
- Speaker #0
C'est ça. Ils n'ont pas un gros pull à les tricoter. Donc, oui, c'est le même indiqué pour les bébés.
- Speaker #1
Oui, alors j'allais te poser la question, à partir de quel âge tu peux utiliser cette technique ?
- Speaker #0
Ça, ça peut être fait sur les tout-petits. Oui. Ça peut être fait sur les tout-petits. Après, ça va varier. Sur les bébés et sur les enfants petits, c'est des séances qui sont beaucoup plus courtes. Oui, bien sûr. Parce qu'il y a beaucoup moins de choses à faire. La difficulté qu'on peut avoir chez les enfants, notamment les plus jeunes, je pense à ceux qui ont entre 5 et 10 ans, ça va être de rester sur une table pendant au moins 40 minutes, je dirais. des fois un peu moins, mais on va dire entre 30 et 40 minutes, c'est quand même un peu long. Donc ça, ça peut être la difficulté parce qu'il ne faut pas trop bouger puisque là, ce n'est pas comme au stéo où tu vas te faire manipuler et tout ça. Il ne faut pas trop bouger quand même. Donc ça, ça peut être un peu la difficulté. Mais moi, je leur donne un livre. Ils ne bougent pas trop quand je suis sur le visage. Et une fois que je ne suis pas sur les pieds, je leur donne un livre. Et après, ils peuvent lire leur livre à quel moment je dois aller sur leur pied. Ça, ce n'est pas du tout un problème. Et les bébés, ça se fait aussi. C'est pareil, on est sur des séances qui sont très courtes parce que du coup, ça va beaucoup plus vite. Mais ça se fait aussi. Et là, on va plutôt travailler avec le bébé. On va travailler avec les parents. Et en fait, on va faire asseoir le parent sur la table et avec le bébé sur ses genoux.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et on travaille comme ça.
- Speaker #1
Et là, tu travailles peut-être des choses qui sont liées à des soucis digestifs. Qu'est-ce que tu travailles ?
- Speaker #0
Pour les bébés, ça doit être ça. qui est souci digestif, reflux gastrique, pour le sommeil un peu aussi. Et puis globalement, moi j'aurais tendance à le recommander à la naissance, après l'accouchement, quand on peut aller emmener son bébé chez l'ostéo, c'est un temps chez la réflexion, moi j'aurais tendance à le recommander, parce qu'en fait l'accouchement en soi, pour la maman et pour le bébé, c'est quand même très traumatique. C'est un petit peu violent ce qui se passe.
- Speaker #1
Oui, c'est un petit tsunami quand même.
- Speaker #0
C'est un petit tsunami quand même, pour les meubles. Donc moi, j'aurais tendance à le recommander pour ça, juste pour finir l'atterrissage. Pour la maman, dans tous les cas, en postpartum, c'est hyper recommandé. Ça aide grandement à la récupération et en postpartum, qui se passe de la meilleure façon possible. Mais oui, moi, j'aurais tendance à le recommander. Je sais que moi... Alors pour l'instant, je n'ai pas encore la chance d'être maman, mais ça viendra un jour et c'est un truc que je ferai.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
J'emmènerai mon bébé chez l'OCO et chez la réflexion dans ses premières semaines de vie ou dans ses premiers mois de vie parce que ça permet quand même de réguler.
- Speaker #1
C'est une richesse de pouvoir avoir accès à ces pratiques au plus jeune âge. Moi, je m'intéresse beaucoup à tout ce qui est troubles de l'attention, TDAH, avec ou sans hyperactivité. Est-ce que c'est quelque chose que tu peux utiliser dans ces cas-là ? Tu as une connaissance du sujet ou pas du tout ?
- Speaker #0
Alors, je n'ai pas eu ce cas spécifique. J'en ai un peu encore, oui, mais oui, j'aurais tendance à dire oui, parce que c'est pareil, on est toujours sur un... Oui,
- Speaker #1
la gestion du cas de l'enfant.
- Speaker #0
Donc, oui. D'accord. Ça va aider l'enfant à se... Enfin, ça va aider l'enfant... Oui et non, parce que c'est pas... Ça va être plus au niveau de l'inconscient, mais... ça va aider à la canalisation de l'énergie quand même et à calmer un peu ça. Ou pareil, j'accompagne beaucoup d'anxiété, d'angoisse et tout ça. On est un peu sur le même type de problématique, même si ce n'est pas fondamentalement la même chose, mais ça se régule de la même façon.
- Speaker #1
D'accord. Donc de toute façon, comme tu agis sur le système parasympathique, ça ne peut être que bénéfique. pour une multiplicité de choses.
- Speaker #0
Oui, parce qu'en fait, l'équilibre sympathique-parasympathique, ou le déséquilibre plutôt, sympathique-parasympathique, c'est quand même la base d'énormément de choses aujourd'hui. Et du coup, c'est la base d'énormément de choses. Et de toute façon, travailler le système parasympathique, c'est le système qui permet au corps de se réparer, de se restaurer, de récupérer. Peu importe le sujet. C'est lui qui va te solliciter quand il y a besoin de récupérer. Quand tu fais une opération, par exemple, je vais regarder mon expérience personnelle, je ne sais pas si tu as déjà été opéré, mais quand tu as une opération comme ça, moi, après mon opération, les trois premières semaines, je dormais 15 heures par jour, voire plus, parce que mon corps avait besoin de récupérer et de ne faire rien d'autre. que de récupérer, du coup, tu dors. Et quand tu dors, tu es en parasympathique puisque tu dors. Et c'est là où ton corps récupère. Ton corps récupère pendant la nuit. C'est pour ça que les troubles du sommeil... C'est une catastrophe. Parce que le corps ne peut pas récupérer. Parce que ce n'est pas la journée quand tu as plein de trucs à faire et que tu es hyper sollicité que ton corps va récupérer. Dans ces moments-là, il est en mode sympathique et ce n'est pas là. qui va se restaurer.
- Speaker #1
C'est sûr que le sommeil, c'est vraiment un axe clé de la santé, primordial.
- Speaker #0
Et pareil, quand tu es malade, tu fais quoi ? Tu dors. Tu n'as pas d'énergie pour faire autre chose. Tu dors. Parce que tu récupères. Et voilà, c'est le parasympathique. Le sommeil, c'est hyper important.
- Speaker #1
Donc c'est sûr qu'en ayant une action sur le parasympathique, forcément, ça aide le corps à aller vers la régénération et ça ne peut être que bénéfique.
- Speaker #0
C'est ça. Oui, ça aide le corps à retrouver son équilibre de base. Parce que quand on est trop longtemps en sympathique ou trop exposé pour une suractivation, ça va être trop stimulé. suractivation sympathique, le coq n'arrive plus au bout d'un moment à avoir cet équilibre sympathique-parasympathique et c'est là que ça ouvre la porte à plein de problèmes. De toute façon, il faut qu'on ait ce coq.
- Speaker #1
C'est un peu comme une batterie qui se décharge et qu'il faut recharger, tout simplement, avoir une alternance de moments de dépenses physiques, intellectuelles et de moments de récupération.
- Speaker #0
C'est ça. C'est ça, il faut que les deux fonctionnent ensemble.
- Speaker #1
Dans un équilibre parfait.
- Speaker #0
Oui, tout est question d'équilibre.
- Speaker #1
Tout est question d'équilibre. Merci beaucoup, Carole. C'est passionnant, toutes ces conversations, et surtout de voir qu'on peut trouver beaucoup de ressources dans des techniques comme ça. Je trouve ça toujours vraiment très intéressant. Où est-ce qu'on peut te retrouver si on a envie de venir tester une séance de réflexologie ?
- Speaker #0
Alors du coup, moi, sur Instagram, c'est peut-être le plus simple pour me trouver. Donc carolegarnierreflexologue, c'est comme ça qu'on me trouve. Sinon, j'ai un site internet où il y a toutes les infos pour prendre rendez-vous. Mais si on passe par Instagram, on aura mon... C'est à mon site, ouais. Où il y a toutes les infos pour prendre rendez-vous. Et voilà.
- Speaker #1
Et où est-ce que tu consules ? Parce que j'imagine que la réflexo, ça ne se fait pas encore en visio.
- Speaker #0
Alors non, ça ne se fait pas encore en visio, non. Je suis à Nant.
- Speaker #1
Ok, super. De toute façon, je mettrai tout ça dans les références de l'épisode. Merci beaucoup, Carole.
- Speaker #0
Merci à toi. C'était un plaisir d'échanger avec toi.
- Speaker #1
Un plaisir partagé. À bientôt.
- Speaker #0
À bientôt.
- Speaker #1
Merci d'écouter Les Lois Naturelles. Pour prolonger l'aventure, retrouvez-moi sur mon compte Instagram, lesloisnaturelles. et abonnez-vous à la newsletter du podcast pour recevoir des conseils et des ressources en exclusivité. Et si vous souhaitez un suivi personnalisé, je serai ravie de vous accompagner en consultation individuelle sur votre chemin de santé naturelle. A très vite dans le prochain épisode, prenez soin de vous.