- Speaker #0
Chaque choix que tu fais, il a un impact. Même le plus petit, ça a un impact.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue dans le podcast Les Papotages Éclairés. Je suis Clara Heldéguidi, sophrologue hypnothérapeute. J'accompagne la libération psycho-émotionnelle, énergétique et transgénérationnelle.
- Speaker #0
Et moi, c'est Jelena Mijailovic. Je suis formatrice en thérapie brève et thérapeute, bien évidemment. Notre désir commun en créant ce podcast est de vous accompagner sur votre chemin personnel.
- Speaker #1
L'idée est de vous partager un maximum de clés pour le rendre le plus léger possible.
- Speaker #0
Alors, bonne écoute !
- Speaker #1
Salut Jelena, bonjour ! Salut Clara,
- Speaker #0
comment tu vas ? Bien, écoute, je suis contente de te retrouver pour ce troisième épisode déjà.
- Speaker #1
Déjà, oui.
- Speaker #0
Oui. Alors, quel va être le sujet aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors, le sujet, on avait déjà un petit peu parlé à l'épisode précédent, où on avait abordé comment se libérer de la peur du regard des autres, etc. Là, aujourd'hui, on va aborder la peur ou l'amour. Dans nos actes au quotidien, qu'est-ce que je choisis en fait ? Est-ce que je choisis de laisser la peur me diriger dans mes actions, dans mes réactions face aux autres ? Ou alors est-ce que je choisis l'amour ? Et ça c'est l'amour, tu sais, c'est se montrer vulnérable, il y a une question vraiment de pouvoir ouvrir son cœur finalement. Donc voilà, dis-moi un petit peu pour toi, qu'est-ce que ça t'inspire ? Est-ce que tu as des exemples à nous donner ?
- Speaker #0
Écoute, ce qui me vient là déjà, c'est la première fois qu'on a parlé de ça. On avait fait une soirée chez toi comme on aime bien faire. On a philosophé pendant je ne sais pas combien d'heures. C'était vraiment chouette. Et c'est ce qui est ressorti de cet échange-là. Ça a vraiment duré plusieurs heures. Et à la fin, on s'est regardé, on s'est dit mais en fait, c'est ça. Le choix qu'on a à faire au quotidien, c'est toujours ça. Est-ce que je choisis de... de me laisser diriger par la peur, comme tu viens de dire, ou est-ce que je choisis ce qui part de mon cœur, de ce qui m'appelle, de ce dont je veux prendre soin, de ce que j'aime vraiment, la peur ou l'amour. C'est ce souvenir-là qui vient me popper en t'entendant parler.
- Speaker #1
C'est d'ailleurs dans un de ces moments-là où on s'est dit, il faudrait qu'on s'enregistre.
- Speaker #0
C'est vrai, ça fait partie des échanges. qui ont créé ce qu'on est en train de vivre là aujourd'hui. Et je trouve ça vraiment chouette parce que, oui, on a fil... Tu vois, là, c'était une soirée, on a vraiment décortiqué la vie dans tous les sens.
- Speaker #1
On était partie loin.
- Speaker #0
Hyper loin ! C'était vraiment passionnant. Et je me souviens d'être rentrée à la maison et j'étais dans mon lit comme ça, en train de regarder le plafond, tu sais, et à me dire, en fait, c'est dans toutes les sphères de nos vies. Chaque ch... que tu fais, il a un impact. Même le plus petit, ça a un impact. Et là, j'étais restée, je me souviens avec mon chéri Sébastien, je disais, mais tu vois, même quand on commande à Uber, c'est pas bien en fait. parce que en fait quand on fait ça, ça paraît être un acte anodin, t'as faim, t'as pas prévu de quoi manger du coup tu vas commander quelque chose, donc déjà quelque chose qui est pas forcément fin pour toi parce qu'il faut se l'avouer ce qui est En livraison à domicile, en général, ce n'est pas génial. Donc, tu vas commander un truc qui n'est pas forcément bon pour toi, déjà d'une. En plus, tu nourris un système où le pauvre gars, en fait, qui vient te livrer sur son vélo, qui galère, qui pleuve, qui vente, qui neige, tu nourris ce système-là encore, au lieu d'avoir juste pris le temps de te dire « Bon, alors, tel jour, là, tu vois, je vais aller faire des courses pour préparer, pour machin. » Mais c'est un choix. donc à nouveau c'est Ça va vous paraître comment ça, la peur ou l'amour, quand il s'agit du burritz, mais en fait oui, c'est vraiment ça. C'est-à-dire que soit je fais un choix conscient de ce que je veux vraiment pour moi, soit je me laisse diriger par une espèce de pilote automatique, et c'est souvent les peurs qui viennent nourrir ce pilote automatique-là, parce qu'on n'en prend pas soin, on ne les écoute pas. Et là par exemple,
- Speaker #1
dans cet exemple que tu donnes, Ça pourrait être quelle peur qui serait derrière ? Juste que les personnes qui écoutent puissent avoir une idée plus claire de ce que tu es en train de dire. Ce serait quoi la peur derrière le fait de vouloir commander à Uber Eats par exemple ?
- Speaker #0
Alors dans mon cas précisément, j'ai un rapport très particulier à la nourriture et ceux qui ont l'image le verront. La nourriture c'est un refuge pour moi. Si j'ai quelque chose qui ne s'est pas bien passé dans la journée ou qui... un stress intense, qu'il y a beaucoup d'enjeux, de choses comme ça, la mauvaise nourriture va être un refuge. sentir rempli, ça va caler et du coup... Alors sur le moment, il y a comme un sentiment de soulagement, sauf que ça ne dure pas très longtemps parce que tout de suite derrière, c'est quoi qui débarque ?
- Speaker #1
La culpabilité et puis même la dopamine, le shoot de dopamine. Mais après, il t'en faut encore plus et plus. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Et puis tu as aussi, même au niveau... On sait aujourd'hui avec le microbiote et tout ça, les mélanges. Notamment si tu prends des burgers, il n'y a rien de pire en fait pour ton organisme. Et je dis ça et j'en mange encore. Je veux dire, j'ai beau le savoir, c'est pas pour ça que je ne le fais plus, tu vois. Et du coup, ce serait la peur de... Mais en fait, ce n'est pas tant une peur, mais je ne prends pas soin de ce qui est éveillé en moi. Donc ça peut être à ce moment-là une peur de ne pas y arriver. Tu sais, quand j'ai des projets, je suis souvent sur plusieurs projets à la fois. Donc la peur de ne pas y arriver, la fatigue qui s'installe et tout ça, puis boum, je fais un choix pas conscient, où je vais choisir ça parce que c'est plus facile. Et souvent, c'est ce qu'on se disait quand on préparait, quand c'est la peur qui dicte ton choix, quelque part, c'est un choix qui est plus facile à faire. Parce que si tu choisis en partant de l'amour, si vraiment je m'aimais assez fort, c'est un truc, je vais le dire, Merde, c'était pas prévu ça. T'es ok. Si je m'aimais assez fort, je serais capable de me dire non. Tu vas choisir une bonne nourriture pour ton corps. Ah, mon sang ! C'est ok, on a dit qu'on parlait des émotions, on va laisser ça comme ça, parce que c'est ça qu'on vit et même si aujourd'hui j'accompagne les gens, je forme aussi, ça n'enlève pas en fait ce mécanisme-là qui est ancré chez moi depuis que j'ai 3 ans, ça date pas d'hier, mais c'est pour te dire, l'impact quand tu prends pas soin de ce qui est éveillé chez toi, c'est ça que ça crée. Et donc la peur, c'est de manière insidieuse, notre cerveau est fait pour nous maintenir en mode survie. Donc forcément, c'est lui qui va faire émerger tes peurs. Attention à ci, attention à ça, attention à ci, attention à ça. Et se connecter à l'amour, ce n'est pas automatique.
- Speaker #1
Si on ne prend pas le temps d'observer ce qui se passe à l'intérieur, si on ne prend pas le temps d'écouter, d'être attentif. La peur peut vite gouverner. Oui, c'est ça. Et c'est plus facile, c'est comme une... On le voit aujourd'hui, la télé, les réseaux sociaux, ce qui marche c'est la peur.
- Speaker #0
Ah bah oui c'est ça !
- Speaker #1
Ce qui marche le plus c'est la peur, c'est ça qui donne le plus d'adrénaline, c'est ça qui donne le plus de croustillant. Et d'ailleurs ils l'ont très très bien compris, et c'est pour ça que ce qui marche à la télé c'est les scénarios catastrophes, c'est les accidents, c'est les trucs... qui vont provoquer de la peur, même si on a beau avoir conscience de ça. Mais oui, c'est plus facile de se diriger vers la peur. L'amour, ça demande beaucoup plus d'efforts, j'ai envie de dire, même si c'est...
- Speaker #0
C'est pas naturel, en tout cas.
- Speaker #1
C'est pas naturel. En tout cas, c'est pas... Dans notre société actuelle, c'est pas comme ça que c'est stimulé, en tout cas.
- Speaker #0
Oui, et puis, on reparlera du transgénérationnel, mais... Tu sais, t'as vraiment ce mode survie qui est vraiment engrammé en nous, tu vois, depuis des générations et des générations. Donc, le réflexe, c'est la survie. Donc, tu vas aller au plus court pour survivre. Et là, au plus court, c'est je ne tiens pas compte de ce que je suis en train de vivre et je vais juste me nourrir peu importe comment, quoi, tu vois. C'est intéressant comme tu...
- Speaker #1
Je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui vont pouvoir se reconnaître dans ce que tu dis par rapport à la nourriture. Là, c'est...
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Moi-même, ça a été ça l'année passée, où mon ex-compagnon a été à une période compliquée. Et pour moi, ça a été compliqué de le voir comme ça. Du coup, je me suis réfugiée aussi dans la nourriture. J'ai choisi aussi cette facilité-là. Forcément, je pense que ça va toucher.
- Speaker #0
Je suis contente en même temps que l'émotion soit montée. Parce que, encore une fois, ce n'est pas parce que... Aujourd'hui on est là, on crée un podcast, machin, on n'est jamais sorti complètement de nos travers en fait, ça n'existe pas de se dire c'est bon j'ai tout fini, j'ai tout nettoyé, maintenant je suis tranquille, non en fait moi j'aimerais beaucoup mais ça marche pas comme ça. Et puis les épreuves de la vie elles font qu'on revit des chez moi, moi j'ai vécu un décès l'année dernière qui m'a beaucoup impacté. Au moment où je me suis dit non, non, c'est bon, j'ai géré, tout va bien. Et puis au final, quand je regarde la balance, je me dis, j'ai pris 12 kilos en 8 mois, si tu veux, il y a peut-être un truc qui ne colle pas. Il y a peut-être un truc qui ne colle pas, parce que je n'osais pas toucher à ce que j'ai ressenti à ce moment-là. C'était une situation qui était très particulière.
- Speaker #1
Comme on l'a dit dans les épisodes précédents déjà, ça demande une observation, une auto-observation de soi-même.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
De pouvoir aussi être honnête avec soi, de pouvoir s'arrêter. D'oser se regarder dans le miroir, d'oser être honnête et ok là en fait je suis en mode automatique, tout va bien, tout va bien, si je prends le temps, si je m'arrête, ça va pas si bien que ça en fait.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Ça va pas si bien que ça.
- Speaker #0
Mais tu vois ça me fait dire aussi que l'environnement dans lequel on évolue, on évolue, dans lequel on évolue, est très important. Parce que justement, tu vois, là, je pense à notre relation, à toutes les deux. J'ai vraiment de la chance de t'avoir, tu vois, pour ça. Tu pleures pas, hein ? Non. Si on t'emmène avec, je sais. Mais typiquement, on est capable de se regarder droit dans les yeux et de se dire, comment tu vas aujourd'hui ? Tu sais, comment tu vas vraiment, tu vois ? Comment tu vas vraiment ? C'est pas juste, ouais, ouais, ça va, puis on passe à autre chose. C'est comment tu vas, là ? Comment tu te sens ? Et d'avoir ça, c'est précieux dans l'entourage. et je souhaite à tout le monde d'avoir... quelqu'un de confiance comme ça dans l'entourage. J'ai cette chance là même avec cette mon conjoint, on a Aline, on a des personnes sur qui tu peux compter ou tu sais que tu peux t'ouvrir et que tu ne seras pas jugé. Oui c'est ça et tu ne seras pas jugé pour ce qui vient, ce qui émerge chez toi ou le problème que tu rencontres. Tu pourras juste avoir une oreille attentive et c'est tout ce dont on a besoin. On n'a pas besoin de conseils en fait.
- Speaker #1
Non et puis c'est ça un petit peu le même si on part... C'est vrai que j'anime des cercles de femmes et il m'arrive de temps en temps de devoir recadrer. On sait qu'on part d'une bonne intention à vouloir donner des conseils aux autres, etc. Mais en fait, on coupe les autres de leurs émotions, on coupe les autres de ce qu'elles sont en train de vivre. Et je leur apprends, j'essaye en tout cas, c'est vraiment mon intention de leur apprendre à écouter et de garder le projecteur sur elles pour pouvoir se... s'occuper de ce qu'elles ont à l'intérieur d'elle quand elles écoutent les autres qu'est ce que ça provoque en elle et sans chercher à conseiller ou à vouloir sauver encore à quelqu'un mais mais vraiment d'être là et je trouve que notre relation elle est vraiment chouette pour ça c'est que on arrive à s'écouter si on se donne des conseils ça nous arrive aussi ouais mais on se le demande en tout cas Oui, je trouve que c'est précieux de pouvoir avoir une relation où c'est authentique. Et tu vois, là j'ai un exemple de... Il y a quelques semaines, j'ai eu une situation avec une de mes sœurs qui m'a challengée un petit peu. Mes sœurs, on arrive quand même à se piquer. C'est facile. Voilà, c'est sympa. On arrive à se piquer sur des choses assez profondes quand même. Et du coup, on a eu une soirée, un moment... où c'était un petit peu agité. Et les heures qui ont suivi, elle m'a ignorée. On n'est pas très doué en communication dans la famille, c'est pas forcément notre point fort. Mais du coup, moi je vois ça, je vois qu'elle m'ignore, qu'elle ne me regarde pas, qu'elle ne me parle pas. Et tu lui dis ça va ? Ouais ouais ça va. Tu vois ? Donc compliqué et puis moi ça me met mal. Ça me met mal et donc là je me suis dit bon ok, là j'ai deux choix. Soit je choisis la peur, la peur de quoi ? La peur du conflit, la peur de me montrer vulnérable, la peur de montrer que j'ai été blessée. Donc je vais jouer le même jeu qu'elle et je vais prendre mes distances et je vais peut-être même la rejeter ou même être hautaine. Ou tu vois, être assez froide comme elle en fait. Miroir. Miroir à sa réaction à elle. Ou alors je choisis l'amour. Et je fais un pas vers elle et je lui dis comment je me suis sentie. C'est pas facile.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Une famille où montrer ses émotions, déjà communiquer, aller vers l'autre, ouvrir son cœur, prendre le risque d'être blessée, prendre le risque d'être blessée encore, d'être blessée, d'être rejetée. Donc ok, là j'ai eu deux possibilités, qu'est-ce que je fais en fait ? Et j'ai choisi de... de prendre soin de cette relation en allant vers elle et de lui parler de jeu je me suis senti j'ai senti qu'il y avait quelque chose qui allait pas j'ai senti peut-être que j'avais fait quelque chose qui allait pas est ce que Est-ce que c'est juste ? Et effectivement, tu vois, j'ai ouvert la porte et là, elle a pu aussi m'ouvrir son cœur, tu vois. Mais j'avais le choix aussi de non, en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. De rester dans tes peurs. De rester dans tes peurs.
- Speaker #1
Donc, je trouve que c'est important de pouvoir se poser et de pouvoir, comme toi, avec la nourriture, ou comme moi aussi, parfois avec la nourriture aussi, de pouvoir juste avoir des moments où on arrive. à s'arrêter juste pour observer ce qui se passe en nous. Tu vois sans vraiment sans se culpabiliser, sans se juger,
- Speaker #0
sans se taper.
- Speaker #1
On peut être vraiment dur avec soi mais c'est vraiment j'avais un conseil ou vraiment moi en tout cas ce qui m'aide beaucoup c'est vraiment de pouvoir m'arrêter à un moment donné quand je sens qu'il y a quelque chose qui là ouh ça fait mal même si ça... On a envie de la refouler, mais non, de la laisser être en fait. Et même si on n'arrive pas forcément tout de suite à identifier qu'est-ce que c'est, quelle est l'émotion, etc. Mais juste de s'arrêter, juste deux secondes.
- Speaker #0
On en revient à ce qu'on disait dans les autres épisodes aussi, cette capacité d'auto-observation. C'est pas quelque chose qu'on nous apprend naturellement. Je parlais de pilote automatique tout à l'heure, c'est vraiment ça. T'es en mode pilote, tu fais. Dans la famille, on est beaucoup dans la performance, dans le travail, il faut faire, faire, faire. Et quand tu es dans le faire, tu n'es absolument pas dans l'être.
- Speaker #1
Dans le ressenti.
- Speaker #0
Oui, dans comment je me sens là, etc. Chez nous, on travaille malade. Si tu es malade, ce n'est pas grave en fait. Tu vas bosser quand même. Il n'y a aucune écoute de soi, même au niveau corporel si tu veux. Tu as mal, tu y vas quand même. Ma mère, elle a travaillé avec un genou défoncé pendant deux ans en fait. jusqu'à temps qu'on lui trouve, au fait on a une solution tu vois. C'est deux ans, t'imagines, deux ans où tu souffres. T'es tellement pas capable de t'écouter tu vois. Mais parce qu'elle a été construite comme ça aussi. C'est pareil, si tu refais le fil de sa vie, elle peut pas agir autrement, c'est pas possible.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Elle peut pas agir autrement avec son niveau de conscience en tout cas. Si elle prenait conscience qu'elle se faisait du mal, peut-être qu'elle ferait changer à main. On en revient toujours à la même chose, tu sais, à se dire ok, à un moment donné, Quand tu prends conscience d'un mécanisme qui est présent chez toi. Si je reviens à moi avec mon poids, j'ai fait le yo-yo toute ma vie. Je sais qu'il y a des périodes où, comme je disais, quand ça contracte fort, que j'ai des challenges à relever, etc. Je sais que la nourriture, ça va être mon ennemi, en fait, quelque part, et que je vais m'y réfugier. Donc, il y a des moments où je suis assez solide à l'intérieur pour faire en sorte que ça se passe bien et j'arrive à mettre ça en priorité. Mais d'autres, c'est tellement engrammé depuis longtemps, comme tu le disais dans l'épisode précédent, quand ça fait 40 ans que tu agis comme ça, tu ne peux pas effacer le truc en deux minutes, ça ne marche pas. Donc j'ai beau en avoir conscience, à me voir aller, des fois je me dis, Yelena, là tu vas dans le frigo, mais tu n'as pas faim, tu le sais en fait. Ce n'est pas de la faim que tu as, tu vois ?
- Speaker #1
Tu mets le doigt sur quelque chose d'hyper important aussi, le corps en fait. Le corps, on l'oublie. On est là dans notre société occidentale, on est vraiment dans notre énergie, elle est hyper haute, elle est hyper haute dans le sens, hyper haute dans le corps, on est très mental, tout le temps, tout le temps en train de penser et on oublie même la respiration, tout simple, la respiration, la respiration elle est toujours haute et on oublie en fait qu'il faut, enfin que c'est mieux, quand tu regardes les bébés, ils respirent par le ventre. Et quand tu arrives à descendre ta respiration, quand tu arrives à descendre ton énergie au niveau du ventre... et c'est des exercices qui sont tout simples. D'ailleurs, je pourrais peut-être mettre un exercice de respiration pour se reconnecter à son bas du ventre, ce qui va permettre à son énergie, à notre énergie de circuler et à se reconnecter à nos sensations corporelles. C'est tout simple, mais en fait, il n'y a pas besoin de partir dans des choses hyper... Oui,
- Speaker #0
alambiquées ou... C'est ça, il est compliqué. Je ne sais pas d'où je sors ce mot, mais...
- Speaker #1
Voilà, c'est ce que je cherchais. C'est pas besoin de partir dans des trucs hyper compliqués comme on peut voir aujourd'hui, il y a tellement de choses sur les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Oui oui.
- Speaker #1
Revenir à la respiration toute simple et c'est simple mais c'est pas forcément facile à mettre en place.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais à force de pratiquer et à force d'inscrire des rituels avec ça, on arrive plus facilement à ressentir ce qui se passe dans le corps comme quand on va dans le frigo. Est-ce que vraiment là mon corps est mis à la fin ou pas ?
- Speaker #0
ou pas.
- Speaker #1
Est-ce que là, quand ma sœur... elle m'ignore, qu'est-ce que ça me fait dans mon corps,
- Speaker #0
ça se contracte là en fait je suis triste donc qu'est-ce que je fais c'est d'abord de se connecter à son corps je trouve que c'est encore une fois c'est pas quelque chose de naturel c'est pas quelque chose qu'on nous apprend donc c'est pour ça que c'est difficile Et puis, quand tu es dans ce mode-là, depuis des générations, des tricotés, tu sais, en préparant, on parlait de mouton noir un peu, tu sais, où tu agis un peu différemment de ton environnement. Ce n'est pas évident à assumer non plus, tu sais. Tu passes un peu pour la perchée de service, quoi, mais en même temps... Tu vois là tout ce cheminement moi ça fait ça fait une quinzaine d'années maintenant que j'ai commencé quand mon trauma il s'est ouvert ça fait une quinzaine d'années Je suis contente je suis pas la même qu'il y a 15 ans et tant mieux tu sais j'ai des relations qui sont beaucoup plus saines je suis beaucoup plus alignée je fais ce que j'aime j'adore Le côté pro le côté perso je suis hyper bien entourée enfin tu vois Je me dis que je collabore avec un thérapeute au Québec, c'est quand même pas rien. C'est de refaire le fil et de se dire que je suis contente. Alors oui, ce n'est pas parfait, je suis encore en surpoids aujourd'hui. J'ai encore des moments. Oui, on pourrait me dire qu'il y a des nains pour quelqu'un d'aligné. Tu n'es pas tout à fait alignée quand même.
- Speaker #1
Après, ce n'est pas parce qu'on est dans une posture de thérapeute qu'on a fait tout le chemin. Et puis, de toute façon, on peut pas.
- Speaker #0
On se rendit tout à l'heure.
- Speaker #1
même Il y a des moines qui ont des problèmes de poids ? Oui, il y en a qui ont des tendances au chocolat. J'adore ! Non mais vraiment, c'est pas parce qu'on a fait un chemin, qu'on a fait du chemin qu'on a fait tout le chemin.
- Speaker #0
Ah non, jamais, on n'aura jamais terminé de tout se passer.
- Speaker #1
Et c'est ça aussi, je trouve, qui est bien quand on discute ensemble, c'est qu'on se met pas dans une posture haute,
- Speaker #0
Non pas du tout.
- Speaker #1
Qu'on reste assez, on essaye en tout cas, d'être assez humble et d'accompagner, de se mettre à la même hauteur que les personnes, personnes et de dire j'ai pas la science infuse, j'ai pas fait tout le chemin et c'est ok en fait. Et les personnes qu'on accompagne, c'est ok aussi s'il y a des choses qui sont pas parfaites. C'est pas l'objectif. L'objectif c'est de pouvoir se sentir bien dans ses bottes et d'accepter aussi qu'on a encore du chemin à faire.
- Speaker #0
Comment tu résumerais d'ailleurs tout ce qu'on vient de se dire ?
- Speaker #1
Comment je résumerais ? Tu sais,
- Speaker #0
la peur ou l'amour, comment tu résumerais ça ?
- Speaker #1
Je dirais que... La peur ou l'amour, ça va vraiment être une question de... En tout cas pour moi, ce qui a été vraiment important, c'est la vulnérabilité. De changer mon regard sur la vulnérabilité. Et d'ailleurs, on en parlera dans un autre épisode. Quelle transition extraordinaire. C'est que la vulnérabilité, c'est vraiment quelque chose de beau. Et d'être à l'écoute de soi. D'être à l'écoute vraiment de ce qui est important pour soi. De s'arrêter, de s'auto-observer pour être... Aligner avec ce qu'on est. Je sais que c'est pas facile d'ouvrir son cœur quand on a été blessé, mais c'est tellement beau, ça en vaut tellement la peine de cultiver l'amour, de cultiver des relations comme on a là toutes les deux. C'est précieux. Donc on a tout à y gagner, même si c'est inconfortable, même si c'est parfois difficile, même si c'est aussi maladroit. De faire cet effort-là et de cultiver cet amour, on a tout à...
- Speaker #0
Merci On parle de la vulnérabilité du coup dans l'épisode suivant On va parler de la vulnérabilité et de l'importance justement d'être capable de toucher à nos émotions, de les comprendre pour pouvoir libérer après les charges émotionnelles qu'on a stockées Merci Clara
- Speaker #1
Un grand merci pour votre écoute. Pensez à vous abonner, à liker l'épisode et même le commenter suivant les plateformes. Et pensez à partager cet épisode à toutes les personnes à qui ça pourrait faire du bien. A très vite pour le prochain épisode des papotages.