- Speaker #0
D'oser montrer mes émotions, c'était oser me montrer vulnérable et c'était être faible. Bonjour et bienvenue dans le podcast Les Papotages Éclairés. Je suis Clara Heldeguidi, sophrologue hypnothérapeute. J'accompagne la libération psycho-émotionnelle, énergétique et transgénérationnelle.
- Speaker #1
Et moi c'est Yelena Mijailovic, je suis formatrice en thérapie brève et thérapeute bien évidemment. Notre désir commun en créant ce podcast est de vous accompagner sur votre chemin personnel.
- Speaker #0
L'idée... et de vous partager un maximum de clés pour le rendre le plus léger possible. Alors, bonne écoute !
- Speaker #1
Bonjour Clara !
- Speaker #0
Bonjour Jelena !
- Speaker #1
Toujours contente d'être là ? Moi aussi je suis contente, écoute, qu'on aborde tous ces sujets-là ensemble et puis qu'on puisse détricoter. C'était vraiment notre intention quand on a préparé les sujets, d'essayer de donner des pistes pour comment ça se passe quand on chemine, tu vois, personnellement, quand on essaye de... de prendre soin de sa santé mentale et tout ça, par quelle phase on passe. Donc dans les premiers épisodes, on a vraiment parlé de cette première phase où tu prends conscience, c'est pas la plus confortable non plus celle-là.
- Speaker #0
Tu t'observes.
- Speaker #1
Tu t'observes beaucoup, tu vois comme des autres lunettes, ta réalité elle change. Et du coup on arrive à la deuxième phase, et là on démarre la deuxième phase.
- Speaker #0
La phase de nettoyage. La phase de nettoyage,
- Speaker #1
c'est ça, la fameuse, qui n'est pas non plus la plus facile à vivre parce que la première étape, et ça va être le sujet là de ce podcast, c'est d'oser toucher à notre vulnérabilité. Et donc on va commencer par essayer de la définir un petit peu. C'est quoi être vulnérable ? Ça veut dire quoi ? Et puis qu'est-ce que ça permet surtout ? Et on donnera quelques exemples aussi concrets pour que... nos auditeurs puissent vraiment comprendre ce que ça crée, puis comment ça se passe vraiment. Parce qu'il y a un espèce de truc un peu nébuleux, tu sais, on ne sait pas trop ce que c'est que les émotions et ressentir des choses. Donc, je pense que ça peut être chouette d'avoir des exemples concrets pour que les gens se rendent compte que ça ne fait pas si mal que ça.
- Speaker #0
Déjà, la vulnérabilité, finalement, c'est le premier pas pour la libération.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
et Tu m'avais parlé tout à l'heure que tu avais cherché la définition de la vulnérabilité dans le dictionnaire. Oui,
- Speaker #1
j'aime bien revenir au sens des mots. Les mots que je dis, je vais reprendre mes notes quand même, c'est fragilité, faiblesse et sensibilité. Donc c'est sûr que ça ne donne pas envie. On n'a jamais envie de se sentir ni fragile, ni faible. Et si tu me dis que je suis trop sensible, ça ne va pas le faire.
- Speaker #0
Ce n'est pas très bien ressenti, vu, accepté.
- Speaker #1
Comment tu décrirais, toi, la vulnérabilité ?
- Speaker #0
En fait, la vulnérabilité, pour moi, j'ai longtemps cru que c'était une faiblesse.
- Speaker #1
Ben oui,
- Speaker #0
comme son nom le dit. Et qu'il fallait toujours se montrer forte, toujours se montrer capable de. Tu vois, les émotions, je me rappelle, au tout début de mon chemin, donc c'était il y a 13-14 ans, tu vois, j'allais voir une psychologue qui... qui me disait qu'on ne voyait absolument rien sur mon visage.
- Speaker #1
Oh, quelle performance !
- Speaker #0
Tu me vois aujourd'hui, c'est plus du tout la même chose. Du coup, elle m'avait fait faire un petit exercice où j'avais un texte et je devais le lire avec différentes émotions. Et mon visage était toujours pareil. Mon intonation était toujours la même. C'était très très compliqué pour moi. Parce que je n'osais pas toucher à l'émotion, je n'osais pas toucher... Pour moi, c'était...
- Speaker #1
Peu importe laquelle ?
- Speaker #0
Peu importe laquelle. Que ce soit la joie, la colère, la peur, la honte, la tristesse, j'avais toujours la même chose. Et du coup, même la joie, pour moi, c'était d'oser montrer mes émotions, c'était oser me montrer vulnérable et c'était être faible. Et je n'avais pas le droit de me montrer vulnérable et de montrer mes émotions. Donc, j'étais forte. Peu importe les circonstances. Mais ce qui était compliqué, c'est que dans la thérapie, je tournais en rond. Parce que tant que je ne touchais pas l'émotion, tant que je ne me permettais pas de ressentir, tant que je ne me permettais pas de me sentir vulnérable, de me montrer vulnérable, Je tournais en rond, je n'avais pas accès. Je ne pouvais pas aller à l'intérieur. On peut dire que ça restait là.
- Speaker #1
Tu étais coupée.
- Speaker #0
Je ne ressentais rien. Je ne ressentais absolument rien. Je l'ai compris en cheminant. Ça a été très long. Mais pour moi, elle a vécu. La vulnérabilité, c'est d'oser montrer, d'oser donner de l'espace à l'émotion.
- Speaker #1
Ouais, parce que tu dis montrer, mais même quand t'étais toute seule, en fait ? C'est ça, ouais, ouais. Toute seule,
- Speaker #0
même toute seule, c'était oser montrer, me montrer, oser ressentir, en fait, l'émotion. Pour moi, c'était impensable de me montrer que j'étais faible, de me montrer que... À toi-même, en fait, c'est ça ? À moi-même, ouais. que j'étais triste, que j'avais besoin d'avoir quelqu'un par exemple.
- Speaker #1
Ah oui, ok.
- Speaker #0
Pour moi, c'était très compliqué à admettre. Et c'est à partir de ce moment-là, à partir du moment où j'ai compris que... À partir du moment quoi ? À partir du moment où j'ai rencontré une personne, je sais pas te dire qui exactement, je pense que ça s'est fait vraiment petit à petit, mais à partir du moment où j'ai senti que j'étais en sécurité, à partir du moment où j'ai senti que j'avais le droit et que c'était ok et que ce n'était pas une faiblesse, mais j'ai été accompagnée forcément parce que ça fait tellement peur. Tu vois, j'ai des clientes aujourd'hui qui me disent « Mais je ne peux pas, si j'accède à l'émotion, j'ai peur que ça ne s'arrête jamais en fait. » Et c'est aussi finalement la peur que j'avais, c'est que si j'ouvre les vannes, je vais tomber.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Je vais tomber. Mais quand tu es accompagnée, quand tu sais que tu as une main que tu peux prendre et sur qui tu peux compter et qui va pouvoir te... te tenir juste le temps d'un instant, tu vois, pour te permettre de plonger et pour te permettre de lâcher, c'est à ce moment-là que j'ai pu vraiment entamer mon chemin. Et c'est là que tout s'est enchaîné après. J'ai été un peu... J'ai déroulé, mais voilà, c'était...
- Speaker #1
C'est très bien. J'adore ta façon d'expliquer. En fait, en plus, tu donnes des exemples très concrets. Je pense que ça va aider justement les gens qui nous écoutent à comprendre. comment ça fonctionne et puis ce que ça permet de faire. Il y a plusieurs choses qui me sont venues quand tu parlais, et notamment le fait de parler d'émotion, c'est pas anodin. Je veux dire, on sait aujourd'hui, avec les études qui ont été menées, que la base de tout, c'est l'émotion. Si tu veux, je vais le faire en rapide, mais on est, comme je le disais dans les premiers épisodes, comme si on était neutre. Ma psy me parlait toujours d'un pain de savon tout neuf, qui n'a rien, il n'y a pas de dents. t'imprindre dessus, il n'y a rien qui se passe, tu vois. Mais à chaque expérience que tu vas vivre, ça va donner un coup au morceau de savon, puis au fur et à mesure, ça va lui donner une forme. L'être humain, c'est un peu ça aussi, tu nais à peu près neutre, on sait avec le transgé que pas tout à fait, finalement,
- Speaker #0
parce que tu te traînes déjà des trucs,
- Speaker #1
et puis tu as du bon et du mauvais qui arrivent aussi dans les générations d'au-dessus. Mais tu arrives neutre et puis en fonction de ce qui s'est passé dans ta vie, de l'univers dans lequel tu as évolué, tu deviens un adulte comme ci ou comme ça, tu vois. Et on sait aujourd'hui que les expériences que tu vis, elles te font vivre des émotions et que souvent quand on est enfant, on n'a pas les outils et même notre cerveau n'est pas terminé pour prendre soin de nos émotions comme il faudrait. Et du coup, on va créer des choses, on va créer des croyances. Une fois qu'on a ces croyances-là, on va créer des comportements. Et puis une fois qu'on a ces comportements-là, ça devient notre identité. Et puis quand tu es quelqu'un, je ne sais pas moi, j'aime bien prendre l'exemple de la rupture amoureuse. Si tu as vécu une rupture, la croyance, ça peut être, je grossis le trait volontairement, mais... ça peut être je sais pas si tu es une femme les hommes sont tous des cons par exemple après forcément dans tes si tu crois ça dans ton comportement tu vas pas être sympa avec les hommes que tu vas croiser ça c'est sûr dans l'identité ben
- Speaker #0
ça peut être peut-être une peine tu peux être repoussé voilà un peu supérieur comme ça c'est ça
- Speaker #1
Et puis du coup tu appartiens aux femmes fortes etc donc ça peut être ça ? Indépendantes, qui n'ont besoin de personne... Tu vois bien, ça fait pas du tout écho !
- Speaker #0
Non pas du tout écho !
- Speaker #1
Mais c'est ça ou alors à l'inverse, de toute façon personne ne va m'aimer et je vais finir toute seule avec mes Ausha tu vois ? Pas du tout écho non plus ! Donc si tu veux, et on sait aujourd'hui avec les études qui ont été menées dans différentes universités etc... que si tu libères les charges émotionnelles que tu as vécues, dans l'idéal, les premières qui ont créé ces comportements-là, tu changes la croyance, tu changes le comportement, l'identité et donc l'appartenance. Mais la base, c'est l'émotion. Si tu ne touches pas l'émotion, il ne se passe rien. Donc même si tu mets de la compréhension...
- Speaker #0
Pour pouvoir y accéder, c'est la vulnérabilité. C'est ça,
- Speaker #1
exactement. La vulnérabilité... C'est toucher à nos émotions et oser les ressentir. Et puis après, ce que je trouve intéressant aussi dans ce que tu partageais, c'est que tu as réussi à ressentir quand tu t'es sentie en sécurité.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et surtout quand on t'a dit que tu avais le droit. Ouais. Tu sais, il a fallu qu'on te dise, non mais en fait tu peux, vas-y. D'ailleurs, c'est intéressant parce que tu m'as fait une séance il n'y a pas très longtemps et à un moment donné, il a fallu que tu me le dises. Non mais tu sais, tu peux lâcher là. Il a fallu cette autorisation-là extérieure. Après, il y a plein de mécanismes qu'on n'identifie pas forcément. Oui,
- Speaker #0
oui, oui.
- Speaker #1
De réussir à... Tu sais que tu as ces critères-là quand tu accompagnes. Et c'est ce que j'aime transmettre aussi, c'est créer cet espace-là, ce cocon dans lequel la personne va se sentir en sécurité, elle va se sentir enveloppée. Et elle sait qu'elle a le droit et qu'elle ne sera pas jugée.
- Speaker #0
Et qu'elle ne sera pas jugée, oui. Donc ça,
- Speaker #1
c'est la base, en fait, pour pouvoir être vulnérable. Parce que tu enlèves... L'opposé de la vulnérabilité, c'est l'armure, en fait. C'est que tu crées... Parlez même de masque, tu ne montres absolument rien.
- Speaker #0
Ah oui, tu te protèges. Après, ce n'est pas pour être contre les autres. C'est vraiment une histoire de protection. Exactement. Une histoire de... Quand l'émotion est si forte, quand on a vécu des choses qui se sont répétées et qu'il y a des charges émotionnelles qui se sont accumulées, j'aime bien dire à chaque fois, tu as une émotion, tu la refoules parce que tu n'as pas forcément la personne, tes parents par exemple, qui t'écoutent ou qui acceptent cette sensibilité. Du coup, tu la ravales, et puis tu en as une autre, tu la ravales, et puis hop, tu ravales, et tu ravales, et ça te crée un truc énorme dans le ventre, et ce qui fait que... Quand tu arrives à un moment donné où il faut lâcher, tu te dis ouf.
- Speaker #1
Oui, quand tu sais qu'il y a de quoi aussi.
- Speaker #0
Je sens que ça va être intéressant.
- Speaker #1
Oui, j'espère qu'il y a une soupape. C'est un truc qui permet de faire tout doucement. C'est ça.
- Speaker #0
Mais oui, du coup, c'est comme tu dis, le cadre thérapeutique qui va faire que déjà, tu es en sécurité, tu es accompagnée et aussi tu as l'espace pour pouvoir libérer tout en étant doux quand même.
- Speaker #1
d'où avec soi moi je vais jusque là quand je transmets je parle d'amour en fait tu sais tu crées une bulle d'amour pour la personne c'est de compassion c'est Gabor Maté qui donne ces enseignements là et je l'adore c'est vraiment ça tu crées une bulle d'amour pour l'autre pour qu'il puisse enlever son armure et puis laisser aller ce qu'il a à laisser aller parce que il n'y a que ça qui fonctionne on a essayé plein de trucs on parlait tout à l'heure des des mantras, des... Tu sais, je te rajoute des croyances positives, des machins, tout ça. Si tu ne les nettoies pas...
- Speaker #0
Après, ça aide.
- Speaker #1
Oui, mais si tu ne les nettoies pas, ça ne sert à rien. Ça ne s'ancre pas. Donc, je ne dis pas que ce n'est pas bien. Après, par contre, pour cultiver... Tu peux faire en complément. Non, mais pour cultiver et puis ancrer le changement, c'est nécessaire, par contre. Ça, c'est clair et net. Mais la première phase, c'est le nettoyage.
- Speaker #0
Et tu sais, je viens de penser à quelque chose quand on te... Souvent, j'ai des femmes que j'accompagne, parfois elles ont 50-60 ans, et quand on libère, on voit la petite fille.
- Speaker #1
Ah oui, ça c'est beau !
- Speaker #0
On touche vraiment à la vulnérabilité de l'enfant. Tu vois la femme forte, avec l'armure, et d'un coup quand ça libère, tu vois que c'est la petite fille qui, toutes ces années, a gardé ça en elle. et le switch est vraiment merveilleux et c'est justement... Quand la petite fille lâche, que la femme peut vraiment devenir elle-même. Et on peut croire que la vulnérabilité, ça peut faire peur parce qu'on se dit « ça va jamais s'arrêter » . Mais en fait, une fois que ça libère, il y a tellement d'espace après pour autre chose, il y a tellement d'espace pour de l'amour, de la joie, parce que tant qu'on n'arrive pas à ouvrir cette soupape, on peut pas, il n'y a pas de place pour l'amour, il n'y a pas de place pour la joie. C'est pas pareil en tout cas, je sais pas ce que t'en penses.
- Speaker #1
C'est plus difficile d'y accéder en tout cas, elle a comme pas la même saveur. Quand tu parlais, je pensais aux hommes aussi. Les hommes, ça fait des générations et des générations qu'on leur dit, alors j'ai l'impression que ça va un peu mieux, mais qu'on leur dit, t'es un bonhomme, tu pleures pas. Mon dieu, mais quel dégât, parce qu'au-delà de tu pleures pas, donc déjà, toute la tristesse, comme tu disais tout à l'heure, tu ravales, Mais si tu bloques cette émotion-là, tu bloques les autres aussi.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Donc tu ne vis jamais pleinement la joie, comme tu dis.
- Speaker #0
Ou les désagréables. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
C'est bien que tu le dises, tu vois, j'en profite pour rebondir là-dessus. Il n'y a pas d'émotion négative et d'émotion positive. C'est agréable à ressentir, et là ça veut dire que mes besoins sont satisfaits, où c'est désagréable à ressentir, qui sont insatisfaits. C'est juste un message en fait.
- Speaker #0
C'est un message.
- Speaker #1
Il n'y a pas de positif ou négatif, c'est juste un message pour te dire, hé, il y a un truc qui se passe. Soit c'est cool, soit il faut peut-être aller...
- Speaker #0
Il y a quelque chose qui ne va pas dans la situation avec la personne. Oui, oui, oui. Mais c'est vrai que souvent des personnes qui ne veulent pas, qui ne s'autorisent pas à ressentir, par exemple, la colère, parce que ça, en plus dans le développement personnel qui a pris de l'ampleur, c'est mal de ressentir de la colère. Il ne faut pas ressentir de la colère. Alors qu'en fait, si la colère est là, c'est qu'elle a quelque chose à nous dire. C'est qu'il y a un besoin derrière. Elle est nécessaire pour pouvoir exister en tant que personne, prendre sa place. Donc si la colère se manifeste, c'est qu'il y a quelque chose qui cloche dans la situation. On a touché à ses valeurs. On a touché à quelque chose qui n'était pas OK avec soi. Après, sans vouloir non plus, sans laisser la colère... prendre le dessus.
- Speaker #1
Oui, pas qu'elles soient dysfonctionnelles. Tu vois, je repensais aux hommes, justement, quand tu castres toutes les émotions, tu sais que tu leur dis de ne pas ressentir. Souvent, celles qui restent autorisées, socialement, tu vois, pour un homme, en plus, avec la testostérone, ça va être bien, tu vois, c'est la colère, justement. Mais du coup, ils sont en colère pour tout. Donc, même quand ils sont tristes, c'est la colère qui vient, en fait. On n'est pas bon, là, sur le truc. C'est pas le même besoin. Non, c'est ça. Mais ça doit être dur, en fait, je me dis. ça doit être dur pour eux de... De ne pas ressentir le bon truc, ça doit être terrible. Tu sais, quand c'est dysfonctionnel, je me suis mise deux secondes, alors que moi, je me dis mais quel bazar ! Déjà, quand c'est à peu près fonctionnel, c'est que tu ressens de la tristesse au bon moment ou que tu ressens de la colère au bon moment, ce n'est pas toujours facile à gérer. Mais quand tu ne ressens pas la bonne émotion, tu sais, ça doit être quand même particulier. Big up à vous, les gens ! On est avec vous ! On est avec vous, oui, vraiment ! Non, mais parce que c'est... Il faut le dire, il y a tellement de choses aujourd'hui qui circulent. Je pense qu'en ce moment, ils ne doivent pas trop savoir où se mettre. Non,
- Speaker #0
et puis on en parlera d'ailleurs à la relation homme-femme. Oui,
- Speaker #1
j'ai hâte qu'on fasse cet épisode là aussi parce que... Après, avec notre histoire, on a quand même des similitudes toutes les deux dans notre histoire où il a fallu qu'on soit très fortes pour mener les choses. Moi, j'ai un schéma matriarcal en plus, c'est les femmes qui gèrent chez nous. Les hommes, ils n'ont pas leur mot à dire, tu vois. Exactement. C'est les femmes qui gèrent.
- Speaker #0
Et du coup, pareil, il n'y a pas la place à la vulnérabilité en tant que femme. Ah ben non ! Il n'y a pas la place. Non, non,
- Speaker #1
il ne faut pas montrer, quoi. Et puis du coup,
- Speaker #0
il n'y a pas la place pour les hommes.
- Speaker #1
C'est ça ! C'est là tout le problème, il n'y a pas la place pour les hommes. Mais du coup, quand tu te dis, non mais attends, moi j'en ai marre de tout porter, parce que tu l'entends quand même dans les femmes de la famille, je vois ma mère par exemple, oui, oui, c'est toujours moi qui décide. arrête de décider en fait et puis il y aura la place pour les autres mais c'est C'est hyper intéressant à observer, mais ça demande... On en reparlera plus amplement dans cet épisode-là. Mais ouais, il y a cet impact-là. Donc pour revenir à la vulnérabilité, c'est revenir vraiment à son utilité. Si tu veux, être vulnérable, ce n'est pas un défaut. C'est une clé d'accès pour pouvoir s'occuper de soi, de sa santé mentale, de pouvoir Libérer les charges émotionnelles qui sont restées stockées. Quand on parle de libération émotionnelle, il n'y a rien d'ésotérique. On ne fait pas de trucs bizarres, on ne se trouve pas par terre. Quand on entend parler de libération émotionnelle, je rajoute le petit mot charge émotionnelle. Tu sens bien quand tu as une charge émotionnelle, quand ça monte, quand ta colère monte, tu la sens. Dans l'épisode précédent, j'ai senti la tristesse monter. Tu Tu sens la gorge qui serre et tout. Tu sens la charge émotionnelle. Mais il y a des charges qu'on a gardées, stockées. C'est juste ça. Tu lâches, en fait. Tu lâches ça.
- Speaker #0
Et je pense... J'aimerais bien dire quelque chose que la vulnérabilité n'empêche pas la force. N'empêche pas... Que ce soit chez les femmes ou chez les hommes. Et d'ailleurs, qu'est-ce qu'il y a de plus... Il n'y a rien de plus beau qu'un homme qui montre sa vulnérabilité. Ou une femme qui montre sa vulnérabilité. Parce que j'ai déjà vu des femmes qui se... qui se montraient vulnérables et qui ensuite se relèvent et se relèvent encore plus fortes. Il y a une solidité qui s'installe, il y a quelque chose de plus apaisant, de plus ancré. Et les hommes, c'est pareil.
- Speaker #1
Tu vois, on parlait d'armure tout à l'heure, la force n'est plus à l'extérieur, elle est à l'intérieur. Et ça, ça change complètement la donne dans la posture. Tu n'as plus besoin de ton exosquelette. Ce n'est plus un truc extérieur qui te fait tenir debout, c'est à l'intérieur que tu es solide.
- Speaker #0
Et les hommes, c'est pareil. et les hommes qui... osent montrer leur vulnérabilité, mais quand t'arrives à faire un mélange... de tout ça, quand t'arrives à trouver l'équilibre entre les deux, ça se combine. La vulnérabilité et la force ne font plus qu'un. Comme un peu le yin et le yang, tu vois, j'ai un peu cette image-là qui vient. Ça crée une force qui est magnifique et qui est belle, en fait. Ouais,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Pas une force qui fait peur, ouais. Une force tranquille. Une force tranquille, une solidité, un ancrage. Et t'arrives justement
- Speaker #1
un peu plus à prendre ta place finalement oui c'est ce qu'on disait dans le premier épisode je crois où on parlait de cette solidité intérieure qui était importante à acquérir mais on la trouve justement aussi encore une fois la clé c'est cette vulnérabilité et se donner accès à ses propres émotions les ressentir pleinement et à nouveau dans le corps ressentir pleinement Et puis... On a cette image du truc qui va durer longtemps, ça fait peur, tout ça. En fait, non, c'est quelques minutes, Max. Et puis après, tu ressens le soulagement, tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #0
Après, c'est vrai qu'on parlait de courage quand même pour aller observer, pour aller traverser ces émotions qu'on a gardées.
- Speaker #1
Parce que c'est de l'inconnu quand t'as jamais touché, en fait, c'est ça.
- Speaker #0
C'est vrai que pour ne pas mentir quand même, ça demande du courage parce qu'on va traverser des choses qui sont là depuis un petit moment. Au début, ça peut paraître un peu... On peut avoir peur que ce soit long. C'est vrai que ça remue quand même un petit peu. Mais encore une fois, la libération est tellement libératrice, il n'y a pas d'autre mot, que ça en vaut la peine et ça devient de plus en plus facile. Tu vois, aujourd'hui, on en parle, on a parlé récemment qu'aujourd'hui, quand on plonge, on plonge et on remonte.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Ça ne dure pas. C'est ça. C'est... On sait que derrière, il y a quelque chose qui nous apaise.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et en plus, immédiatement. Et puis on y va volontairement. On y va volontairement.
- Speaker #1
On y va. J'ai un truc à libérer, ouais. Et puis en plan jeu, ouais. Pour conclure, je dirais que c'est... Il y a cette peur que je comprends parce que c'est inconnu. Et puis, il y a cette étiquette qui avait été mise dessus de faiblesse. Mais on se rend compte vraiment, aussi bien sur notre travail personnel qu'on a mené ces dernières années que quand on accompagne ou quand je forme et tout ça. Mais c'est une vraie force et un avantage que de savoir toucher à nos émotions, que de les ressentir pleinement pour pouvoir se reconstruire et puis vivre les choses un peu différemment. Et puis comme tu dis, avoir cette solidité qui s'installe à l'intérieur petit à petit, puis qui nous rend aussi plus fort. C'est pas parce que tu libères que t'arrives plus jamais rien dans ta vie, tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #0
C'est sûr.
- Speaker #1
Ça te permet de savoir que t'as l'outil, tu sais que tu peux accéder, et puis on connaît la solution.
- Speaker #0
C'est ça que je veux dire. Ça peut être intéressant de voir peut-être votre... Donner aux auditeurs peut-être une personne avec qui, tu vois, nous c'est facile, mais peut-être qu'ils observent avec qui ils se sentent en confiance, avec qui ils se sentent en sécurité, avec qui ils ont l'espace de pouvoir juste déposer sans qu'il y ait besoin de donner de conseils. parce qu'on sait que les conseils, quand on aime la personne, on a envie qu'elle aille mieux, etc. Juste de trouver cet espace Cette personne avec qui on peut être vulnérable. Et de cultiver cette relation-là, et peut-être même de la reconnaître, de la remercier, de donner cet espace-là. D'encourager, j'ai vraiment envie d'encourager les auditeurs à observer les personnes qui sont autour d'elles, les personnes avec qui elles se sentent vraiment bien et en sécurité pour pouvoir se déposer, pour pouvoir exprimer ce qu'elles ressentent et aussi exprimer leurs émotions, leur vulnérabilité.
- Speaker #1
Oui, et puis ce qui me vient là, c'est de ne pas hésiter à poser le cadre aussi, de dire écoute là, est-ce que tu veux bien juste m'écouter ? J'ai besoin de lâcher un truc, j'ai juste besoin que tu m'écoutes, est-ce que c'est ok pour toi ? Parce que, encore une fois, ce n'est pas commun, comme dit, quand tu es dans une relation, peu importe si c'est de l'amitié, si c'est en couple. puis on le voit en couple, c'est marrant parce que quand tu débarques en tant que femme et que tu dis que t'as un problème, qu'est-ce que ton mari essaie de faire ? De te trouver une solution évidemment, mais il part d'une bonne intention en fait, si tu veux il veut te trouver une solution, parce que lui c'est son rôle, il doit gérer les solutions mais des fois, t'as juste besoin de dire ce que c'est raconter ta journée Tu te déposes et c'est tout. Et c'est ta solution, tu vas la trouver plus tard en fait, mais t'as juste besoin de lâcher. Des fois c'est de poser un peu le cas, de dire écoute, est-ce que t'es prêt juste à m'écouter ? Mais aussi se dire que la personne a le droit de dire non. T'es pas toujours disposée à entendre quand toi-même t'as vécu une journée qui est un peu chargée, si l'autre il débarque avec son... Son truc, c'est ta...
- Speaker #0
Sa caisse à outils.
- Speaker #1
Non, pas la caisse à outils, mais tu sais, ta poubelle pleine, tu vis tout sur l'autre. Non, non, en fait, il faut quand même s'assurer que la personne, elle est prête à te recevoir, tu vois. Tu peux pas juste tout déballer. Mais oui, oui, c'est de poser la question et le cadre en relation. On en reparlera de toute façon dans la communication de scène, dans un épisode prochain. Mais oui, oui, c'est aussi... poser la question, est-ce que je peux juste dire ce qu'il y a là pour moi et puis la personne elle écoute et c'est tout,
- Speaker #0
elle se tait on a l'impression que t'as besoin de parler mais ça a une puissance de fou de juste écouter j'aimerais bien savoir justement ce qu'ils en pensent si les auditeurs ce qu'ils en pensent de la vulnérabilité ce qu'ils pensent des émotions comment ça résonne pour eux ce qu'on vient de partager s'ils se reconnaissent si c'est facile pour eux de se montrer vulnérable ou pas, ou s'ils ont une personne. Je sais. Dites-nous en commentaire qu'on voit un petit peu si ça vous parle.
- Speaker #1
Peut-être que ça nous donnera des idées d'autres podcasts.
- Speaker #0
Super.
- Speaker #1
Merci et on se retrouve pour le prochain épisode sur les besoins et les émotions,
- Speaker #0
justement.
- Speaker #1
On va entrer dans le détail un petit peu. Pour que vous puissiez voir comment ça fonctionne, c'est quoi le mode d'emploi. ça va être plus simple vous allez voir génial yes allez merci à bientôt un grand merci pour votre écoute et pensez à vous abonner à liker l'épisode et même le commenter suivant les plateformes et pensez à partager cet épisode à toutes les personnes à qui ça pourrait faire du bien à très vite pour le prochain épisode des papotages