Speaker #0Quand j'ai commencé à écrire, et même encore maintenant, j'ai été fasciné par tous les genres de l'imaginaire. J'adorais la fantaisie, le fantastique, la dystopie, la science-fiction, et tous les autres genres ne m'intéressaient pas vraiment. C'est pour ça que lorsque j'ai eu l'envie d'écrire des histoires, que ce soit pour moi ou pour les autres, je me suis naturellement lancé dans des histoires de dystopie, dans des histoires fantastiques, de fantaisie, etc., sans me dire qu'un jour je pourrais écrire autre chose. Je me disais toujours que je passerais d'une saga dystopique avec des touches de fantaisie et de fantastique, Ce qui est la saga que j'ai vu. que j'écris en ce moment qui s'appelle Aux Mortels, à d'autres histoires qui seraient peut-être plus de la du fantastique, plus de la fantaisie, etc. Sauf que je me suis rendu compte il y a quelques jours que j'aimais écrire aussi autre chose. Et j'avais envie de vous parler de cette expérience assez étrange, assez courte, mais qui m'a beaucoup appris sur moi-même. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le nouvel épisode d'Une Plume Avant l'Aube, le podcast qui parle d'écriture, de lifestyle d'auteur, du monde de l'édition et plus largement du monde de l'art. Surtout, regarde toutes les inspirations. que les auteurs et les autrices peuvent utiliser pour écrire leurs histoires, que ce soit des peintures, des gravures, des podcasts, des émissions télé, des films, des livres, des séries. L'idée du podcast, c'est d'avoir le champ de vision le plus large possible afin que tous les auteurs et les autrices... et que tous les lecteurs et les lectrices, que tous ceux et toutes celles qui sont fascinés par des univers passionnants, écrits par des personnes passionnées, puissent découvrir énormément de sujets et d'univers passionnants sur cette chaîne. Donc, si vous avez toujours rêvé d'écrire une histoire, mais que vous n'avez jamais osé sauter le pas, parce que vous vous estimez ne pas être légitime, parce que vous pensez que l'écriture, ce n'est pas fait pour vous, parce que vous pensez que de toute façon, vous n'êtes pas capable de bien écrire aussi bien que les auteurs et les autrices que vous allez découvrir en librairie ou en bibliothèque. bibliothèque, vous êtes au bon endroit. Vous êtes au bon endroit également si vous avez déjà écrit des histoires, que vous les ayez terminées ou non. Et si c'est le cas, bravo, parce que dans tous les cas, c'est une très belle victoire de commencer ou de terminer une histoire. Mais vous vous posez quand même quelques questions. Vous vous demandez comment je peux rendre mon histoire encore plus percutante ? Comment je peux rendre les dialogues plus incisifs ? Comment je peux rendre le passé de mon personnage plus profond ? Comment je peux faire en sorte que cet antagoniste soit plus sombre ou au contraire soit plus lumineux, c'est-à-dire qu'il soit gris ? gris, à la fois noir et à la fois joyeux. Toutes ces questions auxquelles on pense lorsqu'on a un auteur et pour lesquelles on n'a pas forcément de réponse parce que lorsqu'on a un auteur, bien souvent, on est seul dans notre passion et ça peut être difficile de trouver toutes ces réponses et cette chaîne, elle est créée pour vous permettre de trouver les réponses à vos questions. Cette chaîne s'adresse également à toutes les personnes qui ne sont pas forcément des auteurs, ne sont même pas des artistes en fait, mais ces personnes se posent Merci. quand même des tas de questions, elles ont envie de découvrir des univers passionnants, écrits par des personnes passionnées, elles ont envie de savoir comment un auteur ou une autrice passe de l'idéation d'une histoire jusqu'à son écriture. Quelles sont toutes les étapes qui vont mener de l'idée, on se dit, ça, ça pourrait être intéressant à écrire, et ensuite, l'écriture, la réécriture, puis la publication. Bonjour à toutes et à tous, moi c'est SNSA Plume et c'est un vrai plaisir de vous parler aujourd'hui pour ce nouvel épisode. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis créateur de contenu littéraire sur Instagram, TikTok et Shreds sur le compte SNSA Plume, SN-E-C-E-N. N'hésitez pas à aller me suivre. sur ces réseaux sociaux et à me dire ce que vous avez pensé de cet épisode et des autres, ça fait toujours super plaisir. Je suis également podcasteur littéraire sur Semaine Podcast depuis maintenant plus de six mois et enfin je suis, et c'est ce qui est le plus important, je suis auteur. je suis écrivain depuis maintenant plus de 9 ans j'ai commencé à écrire à l'âge de 15 ans une saga dystopique qui s'appelle Aube Mortelle, j'ai jamais arrêté depuis d'écrire cette saga maintenant j'ai écrit les deux premiers tomes et je suis en train de finaliser le troisième et bientôt je vais commencer le quatrième rapidement parce que c'est pas le sujet de l'épisode Aube Mortelle ça parle de quoi ? Aube Mortelle ça débute en 2449 lorsque deux présentateurs de télévision s'avancent sur une scène de spectacle pour la soirée de l'année lorsque tout d'un coup une bombe explose paris qui a capitale de la République de Sérédé, l'héritière de l'Union Européenne, est plongée dans une zulende guerre, et tous les personnages doivent mettre tout en œuvre pour survivre, que ce soit nos deux présentateurs de télévision, mais également tous nos autres personnages. En parallèle, on suit le destin d'Ethan Hansen, l'un des leaders du mouvement loyaliste qui a juré de détruire la République de Sérédé, et qui souhaite utiliser la bataille de Paris afin de rapatrier une partie de ses soldats, de ses partisans, jusqu'à sa terre natale. Sauf que dans sa terre natale, le royaume de la mort est un peu plus grand. royaume de Aedonis, il y retrouve sa famille qui dirige ce royaume et qui dispose de compétences, de capacités surhumaines et cette famille s'inquiète. Doit-elle tenter de recoller les morceaux avec ce prince disparu il y a plusieurs années ? Doit-elle l'accueillir comme il se doit ou doit-elle au contraire le combattre car il dispose de secrets capables de faire sombrer le royaume de Aedonis et car ce prince pourrait révéler de lourds secrets capables de plonger le pays dans la guerre. Et je vous en dis pas plus, parce qu'aujourd'hui, on va pas parler de ma saga, et on va pas parler de mes réseaux sociaux, ni même du podcast. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet un peu spécial. Comme je viens de vous le dire, et comme le savent... Toutes celles et ceux qui me suivent de manière assidue sur les réseaux sociaux, sur mon compte SNSAplume, SNECEN et sur ce même podcast, vous savez que j'écris depuis plus de 9 ans une saga dystopique avec des touches de fantasy, de science-fiction et de romance, donc rien à voir avec quelque chose qui table sur le réel, on est 400 ans dans le futur, donc vous voyez le genre. Et en fait, ce qui s'est passé, c'est qu'il y a quelques jours, à l'anniversaire, il y avait quelque chose, un événement spécial. Et je me suis dit que ça pourrait être intéressant d'écrire une histoire, d'écrire une nouvelle plus particulièrement, donc sur un format qui soit très court, rien à voir avec une saga, rien à voir même avec un roman qui soit long. Là, on n'est pas sur quelques centaines de pages, on est sur quelques dizaines. Et j'appréhendais beaucoup l'écriture de cette nouvelle sur un genre qui est totalement différent parce que pour le coup c'était une nouvelle autobiographique slash biographique pour la personne, donc rien à voir avec de la fantaisie. Je ne savais pas si j'allais pouvoir bien écrire, je ne savais pas si ça allait même, entre guillemets, m'intéresser d'écrire quelque chose qui n'est pas dystopique et qui n'est pas de science-fiction. Et finalement je me suis lancé. Et je me suis dit que ça pourrait être intéressant à aborder parce que très souvent lorsqu'on écrit, on a l'impression qu'on serait capable que d'écrire dans notre genre de prédilection, donc de la romance si on écrit de la romance, de l'imaginaire si on écrit de l'imaginaire, du thriller si on écrit du thriller ou du policier si on écrit du policier et ainsi de suite. Et en fait, je me suis lancé, je me suis rendu compte que j'étais capable de bien écrire, voire même de très bien écrire dans un genre que je ne connais pas du tout, pour lequel je n'ai jamais rien écrit avant dans ce genre-là. Et j'ai trouvé ça super intéressant à plusieurs égards et on va aborder tout ça. Parce qu'imaginez, vous passez des années à construire un univers sombre, complexe, où chaque mot pèse le poids d'un monde en ruine, et soudain, vous vous surprenez à écrire une histoire légère, joyeuse, presque insouciante en fait. Pourquoi et surtout comment ? Aujourd'hui, donc... donc on va parler de pourquoi et surtout de comment un auteur peut et doit se permettre ses écarts. Mais avant d'aborder le comment un auteur peut se permettre ses écarts, ce qui est important, c'est de remettre les choses dans leur contexte et d'aborder la raison de ce virage. De prime abord, pour les personnes qui me suivent de manière assidue sur cette chaîne et sur mes différents réseaux sociaux, vous savez que moi, ma saga, c'est quelque chose de très massif. Le tome 3 que je suis actuellement en train d'écrire fait presque 1100 pages format A5. C'est plus de 200 000 mots, je crois, et c'est énormément de personnages, donc c'est quelque chose qui peut être très compliqué. Parfois, on peut avoir peur de s'y perdre parce qu'il y a des intrigues croisées. C'est un roman choral, il y a énormément de personnages. Merci. Chaque personnage doit avoir sa propre voix, doit avoir sa propre histoire, doit avoir ses propres envies, ses propres objectifs. Et c'est quelque chose qui peut être très compliqué et on peut rapidement s'y perdre. Et donc, de prime abord, ce qu'on pourrait dire, c'est le fait que ma saga a pu un peu me saouler, entre guillemets. Et donc, j'ai voulu écrire autre chose pour me faire du bien, pour tout simplement passer à autre chose de manière temporaire, pour recharger les batteries. Juste un roman bonbon, un roman plaisir où on écrit ce qu'on a envie d'écrire, on ne se prend pas la tête, juste signe. histoire chill cool En fait, ce n'est pas le cas. Ce n'est pas le cas à plusieurs égards. Tout d'abord, je n'ai jamais été lassé par ma saga. C'est quelque chose qui est important à dire. J'ai toujours pris énormément de plaisir à l'écrire, que ce soit il y a 9 ans, que ce soit il y a 5 ans et que ce soit même maintenant. Et je suis sûr que ce sera le cas pour les mois et les années qui suivent. Ça, c'est la première chose. Le deuxième argument, c'est un argument pour moi qui est à la fois vrai et à la fois faux. C'est-à-dire que beaucoup de personnes pensent qu'écrire une saga dystopique, écrire une grosse saga... de l'imaginaire, ça va être beaucoup plus compliqué qu'écrire une nouvelle par exemple Phil Goutte. Alors c'est sûr que c'est vrai pour moi, étant donné que lorsqu'on écrit une saga de fantasy, de dystopie ou de science-fiction, on a tout l'univers à construire. Il y a un travail de world building absolument gigantesque, c'est le plus compliqué et de ce fait, débuter notre histoire, que ce soit une saga ou un roman unique, ça va être compliqué parce qu'on ne sait pas forcément par où commencer. on a souvent tendance à vouloir en raconter trop alors que quand on écrit une histoire qui table dans notre monde en fait on n'a pas forcément besoin de raconter énormément de choses si on dit que la personne elle vit à Lyon dans tel quartier du centre-ville en fait la personne, le lecteur va rapidement situer le personnage principal dans Lyon, dans le quartier du centre-ville en fait. Et c'est ça qui est différent avec un univers de fantasy, c'est le fait que si on dit que la personne elle vit dans un royaume féerique, il va falloir qu'on raconte un peu pourquoi ce royaume est féerique. Si on dit que la personne elle vit dans les quartiers des bas-fonds, dans des quartiers qui sont très dangereux et que c'est une assassin, il va falloir qu'on développe un peu son passé, qu'on dise pourquoi c'est devenu un assassin, pourquoi ces quartiers sont aussi dangereux, qu'est-ce qu'elle a vécu, etc. Et donc c'est quelque chose qui est très compliqué. Dans un roman feel-good, on a l'avantage de ne pas avoir ça. Mais après, c'est pas pour autant que je dirais que c'est beaucoup plus simple, même si c'est vrai. Je dirais que c'est différent. C'est-à-dire que c'est quelque chose que j'ai tendance à dire très souvent, c'est le fait qu'écrire une saga, surtout quand c'est une saga d'un genre de l'imaginaire, donc fantasy, fantastique, dystopie, science-fiction, c'est pas le même métier qu'écrire une nouvelle. Pour moi, c'est pas du tout pareil et en ayant écrit cette nouvelle très courte qui était sur quelques dizaines de pages je me suis rendu compte que c'était également assez complexe de réussir à mettre un point final à une histoire surtout lorsqu'on a un auteur de saga c'est à dire qu'on a toujours envie d'en faire trop d'en dire beaucoup d'en raconter trop d'aller dans les détails et vraiment de raconter tout Sauf que dans une nouvelle, on ne peut pas le faire dans une nouvelle, on va avoir une intrigue, un fil conducteur et on va suivre ce fil conducteur et parfois on va lâcher des indices qu'on va être obligé de ne pas forcément exploiter tout simplement parce que notre nouvelle elle doit faire je sais pas 20 pages, elle doit faire 50 pages, elle doit faire 80 pages et ça s'arrête là et ça ira pas au-delà. Et c'est quelque chose qui est compliqué du coup d'aller droit au but et donc de synthétiser. Et je pense que ça c'est quelque chose dont beaucoup de personnes ont tendance à avoir du mal, moi le premier, que ce soit à titre personnel. en fait en tant qu'auteur mais également à titre professionnel si on est au lycée, à l'université ou qu'on a un travail, quand on nous demande de synthétiser ça peut être compliqué de réussir ce travail de synthèse donc ça c'est le deuxième argument Le troisième argument, c'est la fatigue émotionnelle après des années à travailler sur Rove Mortelle. Alors, je ne me suis jamais rendu compte du fait que le fait d'écrire une saga dystopique depuis 9 ans pouvait induire à de la fatigue émotionnelle. Alors, est-ce que j'ai ressenti maintenant cette fatigue émotionnelle après avoir fait une sorte de pause dans l'écriture pendant quelques jours ? Alors oui, c'est vrai que je me rends compte maintenant qu'écrire une nouvelle feel good, tu ne te prends pas la tête, tu écris ce que tu veux, ça te fait plaisir, tu as une seule relecture à faire et tu corriges les 2-3 fautes. Il est de trois mots qu'il faut corriger pour que l'histoire soit un peu plus rythmée, et c'est dans la poche. Tandis que ma saga dystopique, comme je la travaille depuis beaucoup plus longtemps, souvent je ne vois pas les fautes, il y a beaucoup plus de fautes. Il y a énormément de choses à corriger, surtout pour le premier tome. Et donc c'est beaucoup plus prise de tête, surtout que comme je le dis, il y a beaucoup d'intrigues, donc forcément on peut facilement s'y perdre. Et il faut un gros travail de mémoire et de concentration pour réussir à garder un fil conducteur et pour réussir à avoir des repères spatio-temporels, par exemple, qui soient cohérents d'une intrigue à l'autre. tout au long du premier tome, du deuxième et du troisième. Et ça, c'est quelque chose de très compliqué. Et c'est sûr que je ne me rendais peut-être pas compte avant à quel point ça conduisait à la fatigue émotionnelle, même si ce n'est pas pour autant que je vais faire des pauses dans l'écriture de ma saga. J'ai toujours voulu écrire cette saga, j'irai au bout. Et une fois que je serai au bout de cette saga, j'écrirai autre chose, pourquoi pas un préquel, pourquoi pas un autre roman qui n'a rien à voir avec cette saga, je verrai. Pour conclure cet argument, ce que je peux dire, c'est qu'écrire cette nouvelle feel-good, ça m'a permis de me rendre compte qu'elle... à quel point écrire une nouvelle feel good c'était beaucoup plus rapide, beaucoup moins prise de tête beaucoup plus léger et donc beaucoup plus chill et beaucoup plus plaisant pour un résultat qui parfois sera plus payant qu'une saga parce qu'écrire une nouvelle c'est beaucoup plus agréable c'est plus facile à être publié d'écrire une nouvelle ou un roman court feel good où tu te prends pas la tête que de faire publier une saga qui fait 200 000 mots pour chaque tome mais c'est pas pour autant que ça me donne envie d'arrêter ma saga au contraire, moi j'aime bien la complexité j'aime bien de me lancer des défis de me dire que je vais réussir à écrire une saga que j'ai commencé à l'âge de 15 ans et que le jour où je serai publié, je pourrais dire que j'ai toujours écrit que ça, toujours ça, jamais autre chose et que je me suis donné à fond sur 10 ans, sur 15 ans et que j'ai réussi à mettre un point final dans cette saga. Donc c'est quelque chose qui est quand même extrêmement flatteur et qui fait beaucoup de bien. Enfin, pourquoi j'ai écrit cette nouvelle feel-good ? J'ai écrit cette nouvelle feel-good, comme je vous l'ai déjà dit, tout simplement, parce qu'il y avait un événement spécial et que la personne m'avait demandé de... de lui écrire quelque chose. Et du coup, j'ai beaucoup réfléchi sur ce que je pouvais lui écrire et je me suis rendu compte qu'il y avait un sujet en particulier qui pouvait être très intéressant à aborder parce que c'était très symbolique, que ça me faisait plaisir d'une part de l'écrire, mais que ça ferait surtout plaisir à la personne de lire à ce propos, à ce sujet. Et c'est vraiment quelque chose que j'ai trouvé génial à écrire. Enfin, est-ce que ça a été difficile d'écrire, de passer d'un style à l'autre ? Alors, je dirais à la fois que oui et à la fois que non. Je dirais non tout d'abord parce que je pense que lorsqu'on écrit bien d'un genre, on peut écrire... bien d'un autre genre mais toute la difficulté en fait c'est pas tant dans la façon dont on va écrire parce que comme je le dis, si t'écris bien de la romance, tu pourrais bien écrire du policier je pense, mais c'est d'une part de connaître les codes de ce genre, ça c'est quelque chose de très compliqué, surtout si on a la flemme de se renseigner moi j'aime bien écrire, me pas poser de questions et vraiment me faire confiance à moi-même, faire confiance à mon imagination, à mon inspiration et tout simplement écrire et voir où ça va me mener ça c'est quelque chose qui est difficile à faire lorsqu'on passe d'un genre à l'autre. Aussi, ce qui est difficile, c'est le fait que lorsqu'on a l'habitude d'écrire une dystopie, en général, les dystopies, c'est assez sombre. Il y a des personnages qui meurent, il y a des personnages qui souffrent, il y a des personnages qui vont ressentir beaucoup de douleur, il y a des personnages qui, au début, sont des personnages qui sont bons au fond d'eux, mais la force des choses, l'histoire, l'intrigue, va faire en sorte qu'ils vont basculer pour devenir de plus en plus sombres, de plus en plus mauvais, et de plus en plus noirs. Et ça, c'est quelque chose... quelque chose dans une histoire feel-good, qu'elle soit biographique ou non, qui n'existe pas. Dans une histoire feel-good, tu vas pas avoir un personnage qui va sombrer un peu comme Eren Jaeger dans SNK pour devenir de plus en plus brutal et de plus en plus mauvais. Donc je dirais ce qui a été... été le plus compliqué, c'est pas tant de passer d'une saga, d'un genre de l'imaginaire à une nouvelle autobiographique feel-good très courte c'est vraiment le fait de passer d'une histoire tragique Parce que Aube Mortelle, c'est clairement tragique. La toile de fond d'Aube Mortelle, c'est des incompréhensions, c'est des tragédies, c'est de la tristesse, c'est de la trahison. Et tout ça, ça va conduire à de la violence. Parce que les personnages, chaque personnage a raison, peu importe son camp, mais il n'arrive pas à comprendre l'autre. Et donc, ça va faire sombrer chaque camp dans la violence, dans une volonté de vengeance, dans une volonté de régler leur compte à l'ennemi. Ça, ça n'existe pas dans ma nouvelle autobiographique. Donc, ce côté très heureux. c'est quelque chose que j'ai moins l'habitude d'écrire après ça peut sembler déprimant pour certains auteurs moi j'ai toujours trouvé que c'était hyper intéressant d'écrire des histoires tragiques parce que quand on écrit une histoire tragique, toutes les émotions sont poussées à l'extrême et ça c'est quelque chose que j'adore c'est à dire que lorsqu'on aime on va aimer à 3000% parce qu'on sait très bien que la personne elle sera peut-être pas là dans 3 mois lorsque on est violent on va avoir tellement la haine qu'on va vouloir faire payer l'adversaire et on va avoir aucune pitié, ça je trouve ça intéressant également il va y avoir énormément de tensions au niveau politique parce que chaque camp a des comptes à régler avec un autre camp, même si c'est pas un ennemi, ça peut être un rival ou ça peut être un frère qu'on comprend plus et un frère qui ne nous comprend plus, ça reste intéressant et vraiment je trouve que les histoires tragiques c'est un modèle de notre société poussé à l'extrême sur le côté négatif et c'est quelque chose que je trouve autant passionnant. Donc c'est vraiment cette complexité de passer d'une fin tragique à une fin heureuse qui a été la plus difficile mais c'est un défi et j'aime bien les défis et c'est ce que je trouve intéressant, vous l'aurez compris sur le fait tout simplement que j'écris une saga depuis plus de 9 ans et que j'ai commencé à écrire quand j'avais 15 ans, c'est un défi et c'est quelque chose que je trouve intéressant et maintenant que j'ai écrit cette nouvelle, je suis quand même très fier de moi et ça flatte l'ego de se dire que je serais capable d'écrire énormément de nouvelles si j'arrêtais ma saga par exemple et que je me lançais dans l'écriture de romans d'autres genres, plus chill, plus cool, moins prise de tête, je serais capable d'écrire trop trois ou quatre romans par an, je pense. Et c'est quelque chose qui est extrêmement flatteur, qui fait du bien. On se rend compte que les neuf ans qu'on a passé à écrire tous les jours, on les a pas passés à écrire pour rien. Et ça, c'est cool. Je vais m'arrêter là. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à mettre un commentaire. N'hésitez pas également à mettre 5 étoiles au podcast et à vous abonner. C'est super important pour le référencement. N'hésitez pas également à rester attentif. La deuxième partie de l'épisode sort dès demain. Dans cette deuxième partie, vous pourrez découvrir le fait qu'écrire hors de sa zone de confort, c'est un sacré défi. C'est quelque chose que j'ai un peu abordé aujourd'hui, mais je l'aborderai dans beaucoup plus de profondeur. Je vous expliquerai vraiment tout et je vous donnerai également... quelques techniques qui vont vous permettre de pouvoir écrire en sortant de votre zone de confort, parce que c'est quelque chose que je trouve vraiment hyper plaisant, parce que très souvent, lorsqu'on a un genre passion, moi c'est la dystopie, vous l'avez compris, on n'a pas envie d'écrire autre chose parce que ça nous saoule, mais le fait de sortir de cette zone de confort, et donc d'écrire un genre qu'on n'a pas l'habitude d'écrire tout simplement, et même parfois de lire ou de regarder à la télévision, en fait, on va se rendre compte tout simplement qu'on est capable de bien écrire, qu'on est capable de structurer des histoires, peu importe le... le genre et c'est vraiment hyper agréable, ça fait super plaisir et on se rend compte qu'on n'a pas passé des mois, des années ou parfois des décennies à écrire pour rien et ça n'a pas de prix. Restez bien connectés, on se retrouve demain à 7h30. Profitez bien de votre journée, écrivez un max. Bye !