Speaker #0Imaginez vous passez des années à construire un univers sombre où chaque mot pèse le poids d'un monde en ruine et où chaque personnage est confronté aux extrémités de ce que l'homme peut ressentir et soudain vous vous surprenez à écrire une histoire légère, joyeuse, presque insouciante. Pourquoi j'ai pris la décision d'écrire une nouvelle Feelgood pendant quelques jours et surtout comment je m'y suis pris ? Comment j'ai fait pour passer l'écriture d'une saga dystopique où chaque tome fait plus de 200 000 mots et où je mets... près de 1, 2 à 3 ans pour écrire chaque roman, à une nouvelle que j'ai écrite en quelques jours. On va continuer de parler de ça dans cet épisode. Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans le nouvel épisode d'Une plume avant l'aube, le podcast qui parle d'écriture, de lifestyle d'auteur, du monde de l'édition et plus largement du monde de l'art. Surtout, regarde toutes les inspirations que les auteurs et les autrices peuvent utiliser pour écrire leurs histoires. Donc, si vous avez toujours rêvé d'écrire une histoire, mais que vous n'avez jamais osé sauter le pas, parce que vous estimez ne pas être légitime... parce que vous pensez que l'écriture, ce n'est pas fait pour vous, parce que vous pensez que de toute façon, vous n'êtes pas capable d'écrire aussi bien que quelqu'un que vous allez retrouver à la librairie ou à la FNAC publiée, vous êtes au bon endroit. Vous êtes au bon endroit également si vous êtes un auteur, que vous avez déjà écrit des romans et que vous les ayez terminés ou non d'ailleurs, ces romans ou ces histoires. Mais vous vous posez dans tous les cas quelques questions. Comment je peux augmenter le côté sombre d'un personnage ? Comment je peux améliorer mes dialogues ? Comment je peux les rendre, ces dialogues, encore plus incisifs, encore plus percutants ? En bref, toutes ces questions qu'on se pose lorsqu'on est un auteur et auxquelles on n'a pas forcément toutes les réponses, parce qu'écrire un roman, après tout, c'est bien souvent écrire seul, sans personne avec qui partager notre passion. Et donc, ce podcast a pour objectif de vous permettre d'obtenir au moins quelques réponses. Et si vous réussissez à avoir la réponse à au moins une ou deux questions, ce sera une grande victoire pour moi. Et enfin... Ce podcast est à destination de toutes les personnes, que vous soyez des auteurs, que vous soyez des artistes plus généralement ou que vous ne soyez d'ailleurs même pas des artistes et que vous avez envie de découvrir des univers passionnants écrits et créés par des personnes elles aussi passionnées. Et enfin, ce podcast est à destination de toutes les personnes qui ne sont pas des auteurs et qui ne sont même pas des artistes en fait plus généralement, mais qui aimeraient savoir comment les auteurs et les autrices passent de l'idéation. d'un roman, c'est-à-dire du moment où on se dit qu'une idée pourrait faire un bon roman à son écriture puis sa publication. Moi, c'est SNSA Plume et c'est un vrai plaisir de vous parler aujourd'hui pour ce nouvel épisode d'Une plume avant l'aube. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis créateur de compte littéraire sur Instagram, TikTok et thread. Vous pouvez me retrouver sur le compte SNSA Plume, S-N-E-C-E-N. Je suis également podcasteur littéraire sur ce même podcast, Une plume avant l'aube, depuis maintenant plus de six mois. Et ce qui est sans doute le plus important, je suis l'auteur depuis près de 9 ans, plus de 9 ans même, d'une saga qui s'appelle Aube Mortelle. Aube Mortelle, c'est une dystopie avec des touches de science-fiction, de fantasy et de romance composées de 7 tomes. Les 3 premiers sont déjà écrits et les 4 autres sont totalement planifiés chapitre par chapitre. Aube Mortelle, ça parle de quoi ? Rapidement, le pitch, ça parle des conséquences de guerre civilisatrice totale sur ce qui les mène dans un monde fracturant entre République moderne, clan tribo et... des royaumes médiévaux dirigés par des maisons au pouvoir surhumain. Ce que je viens de vous faire, c'est le pitch. Bien évidemment, il y a des tas d'autres sujets qui sont traités dans Homme mortel, mais on ne va pas aborder tous ces sujets aujourd'hui parce que vous le savez, vous l'avez vu dans le titre de l'épisode. Aujourd'hui, on va parler de l'écriture d'une nouvelle feel-good. Plus particulièrement, on va poursuivre l'épisode d'hier dans lequel j'avais déjà commencé le sujet et dans lequel je vous avais abordé les raisons de ce virage. C'est quoi le virage ? tout d'abord. Alors comme je viens de vous le dire, depuis plus de 9 ans maintenant, j'écris une saga dystopique avec des touches de fantasy, de science-fiction et de romance, donc de l'imaginaire pur. Une histoire qui est somme toute assez violente en fait, dans lesquelles on suit des personnages qui vont s'affronter entre eux, qui vont s'aimer, qui vont se détester. Il y a des rivalités, des tensions, enfin tous les ingrédients qu'on va retrouver dans un bon roman de dystopie. Mais on ne va pas parler de tous ces ingrédients de dystopie parce que il y a quelques jours, quelqu'un que je connais... Un proche m'a parlé pour un événement spécial de sa volonté que je lui écrive une histoire centrée sur quelque chose qu'on avait vécu. Donc un événement, un roman, une nouvelle qui soit biographique slash autobiographique. A l'origine, c'est quelque chose qui m'a fait assez peur parce que moi, j'ai toujours écrit que de la dystopie, j'ai toujours écrit que de l'imaginaire en fait. Donc j'avais cette peur de ne pas être capable d'écrire une bonne histoire qui ne soit pas de l'imaginaire. Et cette peur, elle était renforcée par le fait que Comme je vous le dis tout le temps, moi j'écris des sagas. Je déteste les histoires courtes. Pourquoi je déteste les histoires courtes ? Parce que lorsqu'une histoire pour moi est moyenne ou pas très bonne, le fait qu'elle fasse 40 pages, c'est très agréable. parce que comme ça, tu ne t'ennuies pas à mettre des jours et des semaines à la lire. En deux heures, c'est plié et après, tu passes à autre chose. Mais lorsque j'aime bien une histoire, et ce n'est pas vrai d'ailleurs pour les films et les séries, j'ai envie de prolonger le plaisir. Donc en fait, je ne vais pas avoir envie de regarder qu'un seul film, je vais avoir envie d'avoir plusieurs films. Je ne vais pas avoir envie de regarder qu'une mini-série de six épisodes. Je vais avoir une série avec 10 ou 12 épisodes pour chaque saison et que la série dure sur plusieurs saisons, comme des séries comme Game of Thrones ou comme The Undead, ce genre de séries en fait. Et c'est pareil pour les romans. Lorsque j'aime bien un roman, j'ai envie d'avoir un roman sur 3, 4, 5, 6, 7 tomes. Et c'est quelque chose que j'adore. Et c'est pour ça que je n'écris que des longues sagas avec des très gros pavés. J'aime bien notamment aussi le fait qu'on ait une description extrêmement rigoureuse des personnages secondaires, qu'on puisse en apprendre plus sur leur passé, sur leurs histoires, sur leurs envies, sur leur mode de vie. Enfin vraiment, une histoire qui soit très complète pour qu'on connaisse aussi bien les personnages principaux. que les personnages secondaires. Pour moi, c'est quelque chose qui est assez important. Sauf que dans cette nouvelle-là, tout ça n'existait pas en fait. Tout ça n'existait pas parce qu'il n'y avait que deux personnages, donc moi et la personne. Il n'y avait que huit chapitres qui étaient assez courts. L'histoire fait une quarantaine de pages en format A5, ce qui est beaucoup, on s'entend, en sachant que je l'ai écrit en trois jours, je crois. Mais pour moi, c'est quand même très, très, très, très, très court. Je crois que ça faisait genre quatre. ou 5 000 mots, c'est extrêmement léger. Et donc, j'ai eu cette question qui pour moi est légitime. C'est la suivante, c'est de se demander est-ce que je vais être capable de proposer une bonne nouvelle en fait. Dans l'épisode d'hier, j'ai traité des raisons de ce virage. Et je me suis interrogé notamment si ce virage pouvait notamment être dû à un déclic qui pourrait être expliqué par une forme de fatigue émotionnelle parce que lorsqu'on écrit une saga dystopique depuis plus de 9 ans, On est plongé dans sa saga tous les jours, on pense à ça, on ne pense pas à autre chose. Et donc, il y a énormément de pression. On a toujours envie de faire mieux. Chaque tome doit être meilleur que le précédent, sinon les personnes se lassent. Et c'est quelque chose qui, pour moi, est extrêmement compliqué, en fait. Et en fait, je me suis rendu compte, c'est ce que je vous expliquais également, de fait, d'écrire une nouvelle, c'est beaucoup plus léger, tu ne te prends pas la tête. Quand c'est du feel-good, en plus, tu n'as pas forcément de tension. Enfin, tu as de la tension et des enjeux, mais ce n'est pas aussi violent qu'une... histoire dystopique. Donc en fait, tu peux boucler l'histoire en quelques jours et si tu veux écrire un roman, pour moi, tu peux la boucler en deux, trois semaines. Ce qui n'est pas possible pour une saga dystopique ou pour une histoire dystopique, ce n'est clairement pas possible parce que forcément, il y a tout un moment où on va devoir construire l'univers. Le world building, il est extrêmement important et ça, c'est difficile. Donc en fait, c'est quelque chose qui m'a fait beaucoup de bien, qui a pu beaucoup me relaxer et qui m'a permis de comprendre que pour l'instant, je n'ai jamais eu de moment où vraiment... mon histoire me saoulait ou j'avais envie d'arrêter, mais je me suis dit que si un jour ça m'arrivait, ça pourrait être très intéressant de faire une pause de quelques jours ou d'un mois dans laquelle j'écrirais autre chose, une histoire légère, une histoire bonbon, une histoire pansement qui ferait du bien tout simplement parce que j'ai envie de faire une pause, un peu comme des vacances. Et ça, c'est quelque chose qui m'a vraiment fait du bien. Et j'avais conclu par le fait qu'écrire une histoire qui n'a rien à voir avec notre genre de prédilection pendant quelques jours ou quelques semaines, c'était se donner le droit, s'autoriser de respirer, parce que lorsqu'on a une histoire qui nous tient à cœur, comme moi c'est le cas pour « Aux mortels » , donc ma saga dystopique, c'est très difficile parfois de ne pas l'écrire, c'est très difficile même pendant un jour de se dire qu'on n'a pas le temps, même quand on a un travail à plein temps qui nous prend beaucoup de temps et qu'on a des obligations personnelles, que ce soit familiales, amicales ou autres, ça peut être difficile de se dire « vas-y, je ne vais pas écrire aujourd'hui » , parce qu'on est tellement attaché à notre histoire qu'on a un peu l'impression de la tromper, entre guillemets. Mais le fait de se dire « Ok, pendant quelques jours, j'arrête et je vais penser à autre chose et je vais écrire autre chose » , en fait, ça fait vraiment du bien. Et peut-être que pour les auteurs et les autrices qui m'écoutent et qui parfois sont confrontés à ce phénomène d'en avoir marre d'une histoire, le fait de faire une pause pendant une semaine, par exemple, et d'écrire quelque chose de léger, ça peut vraiment vous apaiser, vous changer la vie et vous permettre de retourner sur votre histoire avec de meilleures bases et de mieux profiter justement de cette histoire parce que vous ne l'aurez pas vue, vous ne l'aurez pas écrite, vous ne l'aurez pas travaillée. pendant quelques jours. Mais maintenant, ce qui est important d'aborder, c'est mes conseils pour passer d'un genre à l'autre. Dans cette partie, je vais vous donner des outils concrets afin d'oser changer de style, afin d'oser changer de genre parce que je considère que c'est en changeant de style, en changeant de genre, parfois, même si on a un autre genre de prédilection, qu'on va être capable de devenir un meilleur auteur parce qu'après tout, même s'il y a des techniques, même s'il y a des règles qui sont spécifiques à certains genres, c'est sûr qu'on n'écrit pas un policier pareil qu'on va écrire une romance feel-good. et on n'écrit pas une romance feel-good pareil qu'on va écrire une histoire de science-fiction, mais il y a quand même des points communs, que ce soit en matière de technique ou en matière même de construction de l'univers, qu'on peut appliquer d'un genre à l'autre et donc... Oser changer de genre peut également nous rassurer, parce que lorsqu'on est bloqué dans notre genre, parfois on a l'impression de mal écrire, mais le problème, ce n'est pas forcément le fait qu'on écrit mal, c'est le fait qu'on a du mal avec l'univers en soi. Ça ne veut pas dire qu'on n'aime pas l'univers, attention, ça veut dire que l'univers est complexe, et ça, moi, j'ai vraiment été confronté à ça avec ma saga, c'est-à-dire que l'univers est tellement complexe à certains moments qu'il y a un gros, gros, gros travail de relecture. Alors que lorsque j'ai écrit cette nouvelle en question, j'ai relu l'histoire une fois pour corriger les quelques fautes. et j'ai supprimé quelques mots pour que ce soit un peu plus rythmé, que ce soit un peu moins lourd, parce que j'ai toujours tendance à écrire des descriptions qui sont très lourdes et qui sont très complètes. Et en fait, c'était bouclé et j'avais terminé ma saga, enfin ma nouvelle. Peut-être qu'il y aurait quelques trucs à relire, mais c'est vraiment terminé. Alors que je sais très bien qu'avec ma saga, là, le tome que je suis en train d'écrire, je vais avoir un gros travail de relecture. Je n'aurai pas un travail aussi gros que pour le premier ou le deuxième tome, parce que forcément, j'ai appris beaucoup du premier puis du deuxième tome, mais j'aurai quand même beaucoup de choses à relire. Et ça, c'est quelque chose qui est très important. C'est de se dire que parfois, si on a l'impression de mal écrire, c'est peut-être que le genre est trop compliqué pour l'instant et donc il vaut mieux faire une pause, faire ses armes, entre guillemets, sur un genre plus léger. Puis après, on revient à notre histoire passion et on se rendra compte que ce qui nous prenait un mois maintenant nous prendra une semaine parce qu'on a débloqué quelque chose en nous. Au-delà de l'histoire, on a débloqué des compétences qu'on va pouvoir mettre à profit pour écrire notre histoire de rêve. Ensuite, ce qui est important, pour passer d'un genre à l'autre, c'est de préparer son esprit à la transition. Comment on prépare son esprit à la transition ? La première technique, c'est d'accepter l'inconfort. C'est normal de se sentir bizarre au début lorsqu'on a toujours écrit du thriller et qu'on va se mettre à écrire un roman fantastique. C'est normal, on ne va pas avoir l'habitude, on va avoir l'impression de naviguer sans savoir vers quelle rive on est en train de nager. C'est très difficile. Mais ce qu'il faut se dire, c'est que les quelques jours, les quelques semaines, qu'on va mettre, où on va naviguer à vue, où on ne va pas savoir où on va aller. Ça va être extrêmement utile, ça va être extrêmement lourd en enseignement, on va beaucoup apprendre. Et lorsqu'on aura passé ces quelques jours ou ces quelques semaines, on se rendra compte du travail qu'on a fait et du fait qu'on est devenu beaucoup plus polyvalent qu'avant. Et la polyvalence, c'est extrêmement utile. C'est extrêmement utile à plusieurs égards. C'est extrêmement utile pour l'histoire qu'on a toujours envie d'écrire. Si c'est par exemple vous, votre passion, c'est le fantastique, mais vous ne vous sentez pas encore prêt. peut-être que dans cette histoire fantastique, vous allez glisser des éléments de policier. C'est quelque chose d'extrêmement fréquent. Moi, je me souviens d'une série qui est diffusée sur Prime Vidéo, dont la série est terminée maintenant, mais il y a 4-5 saisons. Et dans les premières saisons de cette série qui s'appelle The Expanse, The Expanse, c'est une série de science-fiction. Dans les premières saisons, on suit notamment une enquête policière. Donc en fait, c'est de la science-fiction avec du policier. Et donc, le mélange des genres est extrêmement commun. et cette polyvalence que vous allez acquérir en passant. du thriller au fantastique, puis peut-être du fantastique à la romance, ça va vous donner des compétences qui seront utiles pour toute votre carrière d'écrivain que vous ayez 10, 20, 40 ou 60 ans. Et ça, pour moi, ça n'a pas de prix. Ensuite, ce qui est important, c'est de trouver son pourquoi. C'est tout d'abord de peut-être vouloir se détendre. On a énormément souffert en écrivant une histoire parce qu'on aime tellement qu'on a l'impression de ne pas être capable de l'écrire aussi bien qu'on devrait l'écrire et de ne pas pouvoir… écrire tout ce qu'on a en tête parce que je pense qu'on a tous cette frustration lorsqu'on a un écrivain ou une écrivaine d'avoir des idées absolument géniales dans nos têtes on se dit cette scène elle est magique ça va être vraiment the scene ça va être la scène du roman ou du tome et en fait on l'écrit on se rend compte que c'est plat, que c'est fade que ça n'a pas de saveur, que c'est vraiment pas ouf et donc le fait de passer à autre chose qui soit peut-être plus détente, c'est extrêmement agréable et ça fait énormément bien Mais peut-être qu'on va vouloir écrire un autre genre, tout simplement parce qu'on a envie d'explorer une autre facette de soi. On a toujours écrit des histoires qui étaient très légères, même si au fond de l'histoire, il y a toujours une morale extrêmement intéressante. Il y a toujours quelque chose qu'on apprend au lecteur et qu'on apprend de nous-mêmes. Mais on a envie d'explorer une autre facette de nous, peut-être une facette un peu plus sombre, entre guillemets, de notre nous d'écrivain, dans lequel on veut être capable d'écrire... une romance qui va être extrêmement violente, peut-être entre deux personnes qui s'aiment autant qu'ils se détestent. Je prends une histoire basique, mais voilà. Et ça, c'est quelque chose qui peut être extrêmement plaisant également, de se dire, j'ai toujours écrit des romans très légers, en fait, je suis capable d'écrire quelque chose d'un peu plus sombre. Je ne pensais pas y être capable. C'est hyper flatteur. Et ça, j'ai envie de dire pourquoi pas, et j'ai envie de dire que c'est un très beau défi. Ensuite, une troisième raison qu'on pourrait identifier, il y en a d'autres, mais pour moi, ça peut être le défi technique. C'est par exemple... Je n'ai jamais été très bon dans les dialogues. Donc là, je vais écrire une pièce de théâtre où je vais me concentrer à fond sur les dialogues. Il n'y aura quasiment aucune description. Et cette pièce de théâtre va me permettre de bosser vraiment ce qui, moi, me fait défaut. Et ça, c'est quelque chose qui est extrêmement ingénieux. Et donc, bien évidemment, il y a énormément d'autres pourquoi qu'on pourrait identifier parce que chaque raison de changer de genre est pour moi propre à chaque auteur et à chaque autrice. Mais il y a une seule chose qui est en commun, c'est le fait que le pourquoi, c'est un peu votre boussole quand le doute arrive. Lorsqu'on doute de l'histoire qu'on est en train d'écrire, il faut toujours se remémorer le pourquoi on l'a écrit. Il faut que ce pourquoi tourne dans nos têtes, il nous permette de rester motivés, il nous permette de venir à bout de cette histoire. Si le pourquoi n'est pas assez solide, c'est peut-être que l'histoire n'est pas celle qu'on avait réellement envie d'écrire. Dans ce cas, il faut changer d'histoire et trouver un autre pourquoi, une autre histoire qui va nous faire vibrer, qui va nous permettre de devenir un auteur qui va être satisfait des romans qu'il écrit. Ensuite, la deuxième partie de cette partie 2 centrée sur les conseils pour passer d'un genre à l'autre. c'est les techniques pour changer de style. Il y a plusieurs techniques que j'ai identifiées qui vont vous permettre de changer de style et de changer de genre de manière efficace. La première technique, c'est le fait de lire d'autres genres. Ça, c'est quelque chose qui peut être évident, mais qui est quand même la base. Quelqu'un, par exemple, comme moi, qui a toujours lu essentiellement des histoires soit historiques, soit fantastiques, soit dystopiques, soit de science-fiction. Globalement, je n'ai jamais lu autre chose, à part pour les cours quand j'étais au collège ou au lycée. Eh bien, le fait, si un jour j'ai envie d'écrire un roman policier, je vais lire des romans policiers. Parce que le fait de lire un roman policier va me permettre de me donner des clés, de me donner des astuces, de me donner des techniques qui vont faire en sorte que je vais devenir un auteur accompli dans le genre du roman policier. Ça, pour moi, c'est la base, même si forcément, on peut réussir, pour moi, même si c'est une opinion impopulaire, à écrire un très bon roman policier si on n'a jamais lu de roman policier et jamais vu de film policier. Ça va juste être beaucoup plus compliqué, mais c'est possible. Ensuite, la deuxième technique, c'est le fait de créer un déclencheur d'ambiance. Utilisez des playlists, utilisez des images ou des lieux différents pour chaque jour. Si vous voulez écrire une histoire policière qui se passe au Moyen-Âge, lorsque la peste faisait rage au XIIIe ou au XIVe siècle, imprimez des photos de médecins de la peste avec leur gros nez. et vous allez la mettre juste en face de vous quand vous écrivez. Imprimez des photos de château fort, imprimez des photos de village au Moyen-Âge, de dessin, de peinture. Ça, c'est quelque chose d'extrêmement efficace également parce que ça va vous permettre de vous mettre dans l'ambiance, de vous donner des astuces, de vous donner des détails. Et également, si vous n'avez pas beaucoup de connaissances pour le Moyen-Âge, ce n'est pas forcément très grave, peut-être regarder des documentaires, regarder des films et des séries. centré sur le Moyen-Âge pour que vous puissiez comprendre un peu comment on vivait au Moyen-Âge et comment vous allez pouvoir écrire cette histoire comme il se doit. La troisième technique que j'ai identifié c'est écrire un brouillon de transition. Commencez par écrire une scène très courte dans votre genre de prédilection. Vous voulez écrire une romance au Moyen-Âge, au 13e siècle pendant la peste noire. Alors vous allez écrire une scène très courte, peut-être d'un médecin qui tombe amoureux de sa patiente, je dis au kiff. Vous allez voir si ça vous plaît. Si ça vous plaît, vous continuez. Si ça ne vous plaît pas, vous savez que peut-être, soit vous n'avez pas assez de faits de recherche, soit tout simplement le genre n'est pas le genre que vous devriez écrire. Dans ce cas, on passe à autre chose. Quatrième technique qui pour moi est essentielle, mais qui est très compliquée, c'est le fait d'adapter sa voix narrative au genre que vous écrivez. Si vous écrivez de la dystopie, en général, c'est des phrases courtes, des mots précis, des descriptions sombres. Par exemple, Hunger Games, description sombre, lorsqu'on est dans l'arène et qu'on a une description des tribus, très souvent, c'est horrible. Les phrases sont également très courtes et les descriptions vont droit au but. Ce qui est extrêmement agréable parce que ça nous permet, nous, en tant que lecteur, de pouvoir découvrir une histoire extrêmement complexe où il va y avoir des tas de scènes. Mais comme chaque scène, à chaque fois, va droit au but et qu'on n'a pas des tas de descriptions, on est capable d'avoir une histoire extrêmement complète en un minimum de pages. Et ça, c'est très agréable et c'est très efficace. Mais par contre, si vous écrivez du feel-good, les phrases vont peut-être être un peu plus longues, les métaphores un peu plus légères. les dialogues plus vifs et vous n'allez pas avoir des descriptions sombres. Ça va être un peu plus gai, un peu plus joyeux et on va juste se faire du bien en fait. Donc, adapter son style au genre que l'on écrit, si on passe, comme j'ai pris l'exemple de la dystopie au feel-good, c'est extrêmement important et c'est capital pour ne pas perdre le lecteur parce que s'il y a un lecteur qui découvre notre nouvelle, si on a vocation à la publier ou notre roman d'ailleurs. et qu'il n'a toujours lu que du feel-good et qu'il voit qu'en fait, ce n'est pas du tout la même façon d'écrire, ça ne va peut-être pas lui plaire. Et c'est la raison pour laquelle c'est aussi important. Même si après, on s'entend, si on veut écrire une histoire uniquement pour nous, le fait qu'on ne suive pas tout à fait les codes du genre que l'on écrit. Le fait qu'on décide d'utiliser une voix narrative qui soit extrêmement particulière et qui ne soit pas adaptée à ce genre en particulier, ce n'est pas du tout grave parce que l'objectif, c'est de nous faire plaisir à nous et on n'aura peut-être pas du tout la volonté de rendre disponible notre livre au public. Enfin, pour moi, l'un des sujets qui est le plus essentiel lorsqu'on décide d'écrire un genre que l'on n'a jamais écrit auparavant, c'est un sujet qui touche énormément d'auteurs et d'autrices, c'est le syndrome de l'imposteur, c'est les doutes et les blocages. Parce que lorsqu'on a un auteur ou une autrice, On a bien souvent des doutes, des blocages, on a l'impression de ne pas être aussi bon que ce qu'on imaginait, on a l'impression que l'écriture c'est beaucoup plus difficile qu'on l'imaginait, et on se dit qu'on ne va jamais réussir à proposer quelque chose de bon. Mais ces doutes, ils sont d'autant plus vrais, ils sont d'autant plus importants, lorsqu'on écrit un genre que l'on n'a jamais écrit auparavant. Moi, qui n'ai toujours écrit que de la dystopie, le fait d'avoir écrit pendant quelques jours une nouvelle filmwood, ça semblait assez surprenant, ça semblait même... assez étrange en fait parce que je suis quelqu'un qui ne suis pas du tout adapté comme je l'ai dit au fait d'écrire déjà des histoires joyeuses de 1 et de 2 des histoires courtes de 2 donc c'est quelque chose qui peut être extrêmement compliqué à écrire on n'a pas forcément toutes les techniques tous les codes toutes les clés on va un peu naviguer à vue sans savoir vers quel rivage on va on va on va aller et donc c'est compliqué donc il faut être capable de gérer ça il faut être capable de gérer la petite voix qui dit mais En fait, t'es qui pour écrire du policier ? La réponse, c'est personne et c'est tout le monde en fait. C'est-à-dire que tu n'as pas à te justifier si tu as cette envie d'écrire un roman policier et que tu n'as jamais écrit de roman policier auparavant et que tu as envie de l'écrire tout simplement parce que tu as envie de te faire du bien, parce que tu as envie de faire une petite pause dans ton roman qui te prend énormément la tête. Tu fais ce que tu veux et tu navigues à vue et tu verras si ça te plaît. Et de toute façon, si le genre, tu ne le maîtrises pas, tu peux quand même te renseigner tu peux essayer de voir s'il n'y a pas sur internet par exemple sur webpad ou que sais-je des romans qui sont disponibles dans ton genre gratuitement pour voir rapidement quels sont les codes tu peux également te renseigner sur internet ou sur les réseaux sociaux pour avoir des avis d'auteurs ou d'autrices qui écrivent dans ce genre là afin de pouvoir avoir une meilleure compréhension des clés pour pouvoir réussir ce nouveau manuscrit dans un nouveau genre et ça c'est le plus important et enfin si tu bloques au niveau de l'écriture, ce qui est très important et c'est un conseil que je donne à peu près pour tous les cas de figure où on a le syndrome de la page blanche et on ne sait pas quoi écrire, c'est le fait de changer de support. Le fait de changer de support, c'est extrêmement efficace parce que ça permet de débloquer certaines parties de son cerveau. C'est-à-dire que, si je ne dis pas de bêtises, lorsqu'on écrit à la main, on ne débloque pas forcément la même partie du cerveau que si on écrivait avec l'ordinateur, je crois. Et donc, le fait de changer de support... peut nous permettre de nous aider, surtout que si on a toujours l'habitude d'écrire sur un écran, le fait d'écrire dans un carnet sans écran, ça peut débloquer une grande partie de son cerveau. Il y a des tas d'études qui montrent que les écrans ont une influence sur le cerveau, sur la concentration, sur la forme. Et donc, c'est très important de changer de support et ça peut débloquer énormément de choses. Et puis, ce qui est très important à se dire pour moi, et ça, ce n'est pas forcément que lorsqu'on décide de changer de genre à écrire. c'est pour tous les auteurs, tous les autrices, dans tous les cas de figure possible, c'est de savoir faire face au regard des autres. Le regard des autres, c'est quelque chose qui est extrêmement dévastateur, je pense, je trouve, parce que le regard des autres peut être très sévère. Les autres peuvent décider de nous juger, de nous voir d'une façon extrêmement négative, et donc, il faut être capable d'affronter le regard des autres, et il faut être également capable de dire, oui, oui, j'ai toujours écrit un autre genre, mais là, j'ai décidé de changer parce que j'en avais envie. Fin de la discussion. Et les personnes qui vont continuer de juger c'est des personnes qui tout simplement ne sont pas vraiment des amis ou en tout cas ne sont pas des personnes à qui l'on peut faire réellement confiance enfin le dernier sujet qui est important à aborder pour moi dans le cadre de notre épisode c'est le fait de réussir à trouver l'équilibré entre les projets trouver l'équilibré entre les projets ça peut être extrêmement compliqué à plusieurs titres Tout d'abord, ça peut être extrêmement compliqué parce qu'on va dire qu'il y a deux cas de figure lorsqu'on décide de changer de genre et d'écrire autre chose. Le premier cas de figure, c'est notre manuscrit nous saoule, on a envie de l'arrêter ou de le mettre en pause pendant longtemps et donc on va écrire notre projet un peu pour se changer les idées et on reviendra sur le projet quand on en a envie. Et donc dans ce cas de figure-là, il n'y a pas vraiment de souci de réussir à trouver l'équilibre entre les projets étant donné qu'il y a un projet qu'on a un peu abandonné ou mis de côté pour longtemps. Donc il n'y a pas de souci. pour ce cas de figure-là. Mais le deuxième cas de figure, c'est le cas de figure où on écrit un roman, une saga, que sais-je, et en parallèle, pendant quelques jours ou quelques semaines, on va avoir envie d'écrire autre chose. Et donc, on va continuer d'écrire ce projet qu'on va appeler le projet A, et en parallèle, on va développer un projet B. Ce projet B, il peut s'étendre sur quelques jours, il peut s'étendre sur quelques semaines, voire quelques mois. Et c'est là où ça peut être extrêmement compliqué parce qu'à part si on est... à plein temps, ou dans ce cas, c'est plus facile d'écrire nos deux projets. On va peut-être se dire, par exemple, le matin, projet A, l'après-midi, projet B. Si on a un travail à temps plein, ou que l'on est étudiant ou lycéen, ou que sais-je, ça va être extrêmement compliqué de suivre à la fois ses études ou son travail, plus les amis, la famille, etc., plus les deux projets en même temps. Moi, j'ai toujours pensé que c'est impossible d'écrire deux bons projets en même temps. mais peut-être qu'il y a des personnes qui arrivent. Et dans ce cas-là, il faut savoir organiser son temps. C'est-à-dire que soit on va utiliser un outil. Par exemple, on va mettre dans les notes ou dans notre agenda. Alors, de 17h à 17h30, je vais écrire le projet A. De 17h30 à 18h, je vais écrire le projet B. Et comme ça, au moins, on va maximiser nos chances de venir à bout des deux projets. Même si moi, comme je le dis, je le répète, j'ai toujours considéré que le fait de se lancer dans deux projets littéraires en même temps, ça ne mènera à rien. Il y a peut-être des gens qui y arrivent, mais honnêtement Je pense que les deux projets qu'on se lance seront tout simplement deux projets pas très oufs en fait. Et ça, c'est quelque chose qui pour moi est très important. C'est-à-dire que lorsqu'on écrit un livre, pour moi, on a envie d'écrire un bon livre ou une bonne histoire. Et le fait d'écrire en parallèle deux histoires va faire en sorte qu'on ne va pas se concentrer sur une histoire en particulier. Donc, on va moins y penser. Donc, l'histoire sera moins aboutie, moins profonde et donc moins intéressante. Après, c'est que mon avis. Peut-être que je me trompe. Et je pense que c'est la fin de cet épisode. J'espère que cet épisode vous a plu. J'espère que ça vous a ouvert de nouvelles pistes créatives, littéraires. Parce que très souvent, on a souvent tendance, en tout cas, nous-mêmes à se bloquer dans un genre parce qu'on dit que c'est ce qu'on maîtrise le mieux. Alors que peut-être qu'en changeant de genre, ça va nous permettre de nous débloquer certaines idées. Ça va également nous permettre d'enrichir nos... notre culture littéraire, ça va nous permettre de devenir de meilleurs auteurs parce qu'on va mieux écrire et parce qu'on va développer nos compétences dans un genre qu'on ne maîtrisait pas avec de nouveaux codes, de nouveaux impératifs et ça c'est quelque chose qui est très intéressant. Également, ça fait énormément de bien parce que si on a toujours été habitué d'écrire dans un genre particulier et qu'on arrive à proposer une bonne histoire dans un autre genre, les personnes que l'on connaît, qui nous suivent, que ce soit notre communauté ou des amis de la famille, peuvent être vraiment impressionnés par notre capacité de passer d'un genre à l'autre. Et ça, c'est quelque chose qui est extrêmement flatteur, je trouve. Donc, j'espère que ça vous a plu. Si ça vous a plu, n'hésitez pas à mettre un commentaire. N'hésitez pas également à me dire ce que vous en pensez sur mes différents réseaux sociaux. Bien évidemment, après, vous êtes abonnés. Vous pouvez me retrouver sur les comptes Instagram, TikTok, et thread SNESAPLUME, S-N-E-C-E-N, espace, et sa plume, comme ça se prononce, comme ça s'écrit. N'hésitez pas également à... à vous abonner au podcast pour être au courant dès qu'une nouvelle vidéo sort et à mettre 5 étoiles au podcast. C'est extrêmement important pour le référencement. Donc, si ça vous a plu, n'hésitez pas à mettre une note, 3, 4 et 5 étoiles, ce que vous voulez. Nous, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode à 7h30 jeudi prochain. Écrivez bien, profitez bien de votre journée, profitez bien de votre week-end. Bye bye !