Speaker #0J'aime bien dire que l'échec, c'est pas une fin en soi, mais c'est un passage obligé pour progresser. Surtout quand on a un auteur ou une autrice, parce qu'on est forcément confronté, à un moment donné ou à un autre, à des échecs, ou en tout cas à des déceptions, à des moments où on va pas être vraiment satisfait de nous. nous, parce qu'on ne va pas écrire aussi rapidement qu'on l'aimerait, parce que la publication, elle n'intervient pas aussi vite qu'on en aurait envie. Mais pour transformer ces moments de déception, ces moments où on est un peu triste, en force, il faut utiliser des outils, des techniques qui vont nous permettre de surmonter ces échecs ou ces déceptions. C'est le sujet de cet épisode 2, centré sur l'échec. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le nouvel épisode d'Une plume avant l'aube, le podcast qui parle d'écriture, de lifestyle d'auteur, du monde de l'édition et plus largement du monde de l'art. Surtout, regarde toutes les inspirations que les auteurs et les autrices peuvent utiliser pour écrire leurs histoires. Ce podcast, il a pour but d'être un podcast qui s'adresse à tous les auteurs et les autrices, mais également à tous les lecteurs et toutes les lectrices, toutes les personnes qui adorent découvrir des univers passionnants, et des auteurs et des autrices passionnés. Donc si vous avez toujours rêvé d'écrire une histoire, mais que vous n'avez jamais... jamais osé sauter le pas parce que vous estimez ne pas être légitime, parce que vous pensez que l'écriture, ce n'est pas fait pour vous, parce que vous pensez que de toute façon, vous n'êtes pas capable d'être quelqu'un qui va écrire aussi bien que ce qu'il va trouver à la librairie ou à la FNAC. Vous êtes au bon endroit. Vous êtes également au bon endroit si vous avez déjà commencé des... histoires, voire même que vous les avez terminées si c'est le cas, bravo, parce que dans tous les cas c'est une belle victoire et c'est un bel accomplissement mais vous vous posez quand même quelques questions comment je peux rendre mes dialogues plus incisifs, comment je peux rendre l'histoire, le passé de ce personnage encore plus percutant, comment je peux faire en sorte que mes descriptions soient plus poignantes et que un personnage devienne un personnage mythique aux yeux des fans Vous êtes au bon endroit. Et enfin, vous êtes au bon endroit si vous n'êtes pas forcément un auteur, vous n'êtes même pas un artiste en fait, mais vous, vous aimez lire, vous aimez découvrir des univers, vous aimez découvrir des personnes passionnées. Et dans ce cas, bienvenue sur cette chaîne. Bonjour à toutes et à tous, moi c'est Sané Saplume et c'est un vrai plaisir de vous parler aujourd'hui pour ce nouvel épisode. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis auteur d'une saga dystopique qui s'appelle Aux Mortels, qui est composée de 7 tomes et qui a quelques touches de science-fiction, de dystopie et de fantasy et de romance également, Qui débute en... en 2449, quand deux présentateurs de télévision s'avancent sur une scène de spectacle pour la soirée de l'année, lorsque une bombe explose, Paris, capitale d'une république héritière de l'Union Européenne est plongée dans une violente guerre et tous les personnages doivent mettre tout en oeuvre pour survivre à ce conflit qui devient extrêmement violent. En parallèle, on suit le destin de la maison Ensene qui règne sur le royaume de Haït de Nice et qui dispose de capacités surhumaines. Cette maison Ensene apprend le potentiel retour de l'un des leurs, disparu il y a plusieurs années et placé malgré lui à la tête d'une guerre totale entre la république héritière de l'Union Européenne et des clans tribaux cette maison, une scène s'interroge, doit-elle accueillir ce prince, doit-elle tenter de rattraper le temps perdu, de reconstruire ce qui pourrait être reconstruit avec lui ou doit-elle le combattre parce que ce dernier pourrait être intéressé par révéler de lourds secrets et par même prendre le pouvoir et je vous en dis pas plus, je suis également un podcasteur littéraire sur ce même podcast depuis maintenant plus de 6 mois, ainsi que créateur de contenu littéraire sur Instagram TikTok et thread, vous pouvez me retrouver sur le compte Merci. SNSAplume, S-N-E-C-E-N. J'arrête de parler de moi parce qu'aujourd'hui, on ne va pas parler de moi, on ne va pas parler de ma saga, ni même de mes réseaux sociaux ou de mon podcast. On va parler de l'échec. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, je pense que vous avez remarqué en cliquant sur l'épisode que cet épisode, c'était la partie 2. C'est-à-dire qu'hier est sortie la partie 1 de ce sujet. Donc si vous ne l'avez pas vue, je vous invite à mettre pause à cet épisode et à aller écouter la partie 1, puis après à revenir, ça vous permettra de bien tout comprendre. Hier, on abordait le fait que l'échec, c'était une constante de la création. Pourquoi c'est une constante de la création, l'échec ? Parce que l'échec, c'est un peu un rituel d'initiation. Lorsqu'on commence à se lancer dans une passion, dans un métier, dans ce qu'on veut, on a forcément des échecs. On va vouloir commencer à se lancer dans une passion, dans un métier, dans ce qu'on veut, on va vouloir commencer à se lancer dans un métier, dans ce qu'on veut, on va vouloir commencer à se lancer dans un métier, dans ce qu'on veut, commencer à peindre ou à dessiner par exemple. Au début, on ne dessine pas très bien parce qu'on ne connaît pas le dessin, parce qu'on ne connaît pas encore ses techniques, parce qu'on a besoin d'approfondir les techniques, d'approfondir notre passion, d'approfondir tout ça en fait. Et au fur et à mesure qu'on va dessiner, au fur et à mesure des semaines et des mois, on va réussir à devenir un dessinateur accompli. Et bien c'est pareil pour l'écriture. Si je prends des exemples, par exemple, J.K. Rowling a espié près de 12 refus pour Harry Potter à l'école des sorciers. Aujourd'hui, elle a vendu des dizaines de millions d'exemplaires. Mais ce n'est pas la seule. On peut citer également Stephen King, on peut citer Marguerite Duras. Et il y a plein d'autres... auteurs et autres autrices talentueuses qui ont essuyé énormément d'échecs, que ce soit des échecs, des rejets de maisons d'édition ou d'agents, parce que lorsque l'on parle de pays anglophones, on ne parle pas de maisons d'édition, on parle surtout d'agents, c'est-à-dire qu'un auteur envoie son manuscrit à un agent. qui une fois trouvé cet agent va envoyer à des maisons d'édition. Ce n'est pas le même fonctionnement qu'en France. Mais également les échecs peuvent intervenir en raison de blocages créatifs. On n'a pas d'inspiration, on ne sait pas comment écrire, on ne comprend pas pourquoi on n'a pas d'inspiration et c'est extrêmement frustrant. Et enfin les échecs interviennent lorsque l'on publie notre roman, notre édition ou en édition traditionnelle et qu'on va essuyer énormément de critiques négatives et parfois même on va s'auto-saboter. C'est-à-dire qu'on n'est tellement pas sûr de nous qu'on va préférer trouver une raison à nos... notre échec et par exemple on va mal faire la communication pas parce qu'on n'est pas capable de bien la faire mais parce qu'en fait on se dit que de toute façon ça va pas se vendre donc ça sert à rien de mettre le paquet dessus donc énormément d'exemples d'échecs qui parfois peuvent être extrêmement difficiles à traverser lorsqu'on a un auteur ou une autrice parce qu'on est passionné parce qu'on adore l'écriture, parce qu'on adore notre roman parce que nos personnages c'est nos petits bébés et on se retrouve comme ça du jour au lendemain en fait à être extrêmement déprimé et à pas comprendre pourquoi on a échoué parfois mais l'échec il ne faut pas pas forcément le voir comme quelque chose de toujours négatif, c'est sûr que l'échec ça fait pas plaisir lorsque ça intervient, parce qu'on aimerait tous directement écrire quelque chose de parfait l'envoyer à une maison d'édition, avoir une réponse deux semaines plus tard, que la maison d'édition nous dise que c'est un chef d'oeuvre et qu'il a même pas besoin de faire de correction, bon, c'est peut-être intervenu pour quelques personnes, je vais pas nier mais je pense que 99,9% du temps ça n'arrive pas, très souvent on a besoin de plusieurs phases d'écriture, de réécriture, de recorrection pour pouvoir aboutir à quelque chose d'abouti, et encore Une fois qu'on leur envoie une maison d'édition, cette maison d'édition, lorsqu'elle nous accepte, si on a la chance d'être accepté, va nous proposer énormément de corrections. Parfois c'est obligatoire, parfois on a plus de marge de manœuvre parce qu'elle nous dit après tout c'est ton roman donc c'est toi qui décide, mais elle nous propose des corrections. Et donc, il y a énormément de phases différentes. Le temps peut être assez long entre le moment où on commence à écrire et le moment où on est publié. Ça peut prendre parfois plusieurs années, ça peut prendre dix ans pour certains auteurs. Donc, l'échec, il intervient entre ces dix années, parfois même il intervient après la publication. Mais ça peut être un véritable carburant dont on va se servir justement pour apprendre, pour retenir pourquoi on a échoué et pour à l'avenir ne pas se tromper en fait. Miko Et comment ne pas se tromper une deuxième fois lorsqu'on s'est déjà trompé ? Alors moi, j'utilise une méthode que je trouve assez efficace qui consiste à analyser nos moments d'échec sans se flageoler, sans à chaque fois culpabiliser en disant « Mais j'ai été trop bête, j'aurais tellement dû faire comme ça, c'est tellement mieux. » L'échec, comme je dis, c'est important parce que ça nous permet de se tromper. C'est en se trompant, après tout, qu'on arrive à corriger nos erreurs, qu'on arrive à devenir, comme je le dis souvent, un meilleur auteur. Cette méthode, elle est en trois points. Le premier point, c'est l'identification. Il faut savoir identifier la source de l'échec. Que ce soit un échec lié à notre technique. Par exemple, on a envoyé à une maison d'édition, mais on ne savait pas en quoi ça consistait. On envoie à une maison d'édition. On ne savait pas que dans certaines maisons d'édition, il fallait faire une petite présentation de nous-mêmes. et bien là on va faire plus attention et peut-être qu'à l'avenir pour les prochains envois on va lire rigoureusement ce que la maison d'édition demande dans l'envoi de manuscrits et si c'est pas lié à la technique c'est peut-être un manque de préparation on n'a pas fait assez attention on pensait qu'on était prêt, qu'on avait terminé notre roman alors qu'en fait on n'avait pas totalement terminé et on a un peu voulu aller trop vite et du coup on s'est convaincu que c'était parfait alors que ce n'était pas le cas mais si c'est ni de la technique ni un manque de préparation La source de l'échec, c'est peut-être une question de timing. Peut-être qu'on a écrit quelque chose et qu'il nous fallait un peu plus de temps et que ce n'était pas le bon moment et qu'après tout, on voulait écrire un roman pour Noël. Et en fait, on l'envoie en novembre. Donc forcément, tous les romans de Noël sont déjà préparés en maison d'édition. Donc peut-être qu'il va falloir attendre quelques mois pour avoir une réponse positive, pour que ce roman puisse sortir le Noël prochain. Une fois que la source de l'échec est identifiée, on passe à la partie 2 de cette méthode. La partie 2, c'est la dépersonnalisation. C'est-à-dire qu'il faut se dire que ce n'est pas moi qui ai... échoué, mais c'est ce texte, ce projet, cette version. Pourquoi c'est important ? Parce que si on se dit à chaque fois que c'est nous qui avons échoué, ça peut être extrêmement déprimant parce que lorsqu'on a un auteur, parfois on va enchaîner les échecs et c'est bien normal parce que forcément, il faut énormément de temps avant de proposer quelque chose qui soit vraiment accompli. Parfois, il faut 10 manuscrits non aboutis pour trouver l'idée qui va nous permettre d'aller jusqu'au bout. Mais si on n'arrive par exemple jamais à trouver ce manuscrit qui nous fait vibrer, qui nous donne envie d'aller jusqu'au bout, c'est pas grave, on écrit une histoire. On voit si on va arriver au bout. Si on arrive au bout, c'est trop bien. Si on arrive au bon, on va se demander. est-ce que cette histoire, elle est suffisamment bonne ? Est-ce que je pourrais pas l'améliorer ? Est-ce que je pourrais pas la réécrire ? Mais si on n'arrive pas à la réécrire justement parce qu'on se dit que c'est un peu trop fade et que ça nous plaît plus, et bien on va passer à une deuxième histoire, puis à une troisième et ainsi de suite. Et c'est comme ça qu'on va réussir à trouver l'histoire qui nous passionne et l'histoire qui nous fait vibrer, qui va nous donner envie d'aller jusqu'au bout et de proposer quelque chose qui soit le plus abouti parfait, qui soit potentiellement parfait en fait. Et enfin, une fois qu'on a réussi à dépersonnaliser l'échec, il faut qu'on le corrige. Et comment on le corrige ? On va le corriger en se disant, OK, l'échec, il est dû à ça. On a identifié la source, on l'a dépersonnalisé. C'est dû à ce projet. Ce n'est pas grave, je vais démarrer un autre projet. Et ce projet, je vais corriger, par exemple, je vais essayer d'écrire un peu mieux, de prendre un peu plus. mon temps parce que j'ai manqué de préparation parce que j'ai voulu aller trop vite et du coup en étant un peu plus lent je vais réussir à corriger ce qui me faisait défaut pour le premier projet et donc pour le projet que je vais travailler juste après ça va être beaucoup mieux, beaucoup plus abouti et on va être beaucoup plus satisfaits Ça ne veut pas dire que le succès va être directement au rendez-vous, ça veut dire qu'on va corriger quelque chose qui nous faisait défaut. Et peut-être que dans ce nouveau projet, il va y avoir un autre échec, il va y avoir une autre déception, mais on va effectuer le même processus. Et c'est en effectuant ce processus à chaque déception qu'on va arriver à une version du manuscrit qui sera la plus aboutie possible et à une version de nous-mêmes en tant qu'auteurs ou en tant qu'autrices qui sera également beaucoup plus intéressante que la version de nous-mêmes qu'on était avant. Mais une fois qu'on a identifié qu'on a analysé l'échec sans se flageoler, c'est très important. Il y a quelques outils qui vont nous permettre de rebondir. La première, c'est la méthode des pourquoi. Pourquoi les bêta-lecteurs n'ont pas accroché au début du roman ? Peut-être parce que le premier chapitre était trop lent. Pourquoi ils ont trouvé que ce n'était pas assez clair ? Peut-être parce que ça manquait de description. pourquoi ils n'ont pas aimé le personnage principal peut-être parce que son histoire n'était pas assez profonde peut-être qu'on pourrait retravailler également ses émotions pour les rendre encore plus pertinents peut-être qu'on pourrait rendre le personnage principal un peu plus à flore de peau ou un peu plus badass ou un peu plus triste ? Et c'est en se posant toutes ces questions qu'on va réussir à être vraiment fier de nous. Ensuite, c'est une technique que je ne pratique pas, pour être honnête, mais que j'aime bien, que je trouve hyper pratique, c'est le fait de tenir une forme de journal de l'échec. C'est un peu comme un journal intime où on va noter tous nos échecs. On va dire, le premier roman que j'ai écrit, je ne l'ai pas abouti pour telle, telle, telle raison. Qu'est-ce que ça m'a appris ? Ça m'a appris ça. Et le deuxième échec, c'est ça, et ainsi de suite. Parce que comme ça, au fur et à mesure du temps qui passe. Lorsqu'on va réussir à terminer un roman, on va se replonger dans tous les échecs qu'on a traversés par le passé. On va se dire, là, j'ai voulu écrire 15 romans avant, je n'ai jamais réussi, là, j'ai terminé parce que j'ai pris en compte tous les échecs que j'ai subis, que j'ai appris de tous ces échecs et que, du coup, je suis devenu l'auteur que j'ai toujours rêvé d'être. Enfin, moi, une troisième technique que je trouve extrêmement efficace, et pour moi, c'est peut-être l'une des plus efficaces, c'est le fait de demander l'avis à quelqu'un de confiance. J'insiste sur le quelqu'un de confiance parce que c'est sûr que très souvent, si on demande l'avis à quelqu'un qui n'est pas sain, qui va tout simplement nous critiquer, nous dire qu'on est nul, qu'on ne devrait pas écrire, que de toute façon on n'a aucun potentiel, etc. Ça sert à rien de demander des avis, il vaut mieux rester nous-mêmes. avec nous-mêmes, on sera tranquille, au moins on est fiers de nous et on sera dans notre bulle. Si on a dans notre entourage ou sur les réseaux sociaux quelqu'un de confiance, ça peut être extrêmement intéressant de discuter avec cette personne, de lui expliquer nos doutes, de lui dire pourquoi on hésite, pourquoi on est déçu. pourquoi on a l'impression de traverser trop d'échecs et pourquoi on a l'impression de peut-être pas être assez talentueux parce que cette personne peut-être qu'elle a une vision différente de notre parcours, de nos romans peut-être qu'elle va pouvoir nous dire qu'en fait c'est nous qui sommes trop durs avec nous-mêmes et qu'en fait on n'a pas d'échecs on doit juste être fiers de nous ou peut-être qu'elle va pouvoir nous donner quelques conseils qui vont nous permettre de corriger le tir et donc de s'améliorer pour les projets suivants et pour les mois, les jours, les semaines les années qui suivent Et puis, n'oubliez pas à quel point l'échec est important une fois qu'on a atteint nos objectifs. C'est-à-dire qu'on a écrit un roman, on a réussi à le faire publier, on est dans la promotion de ce roman. L'échec, c'est extrêmement efficace parce que ça nous sert de storytelling. Le fait de dire que... on a galéré pendant 10 ans, qu'on a essayé d'écrire des romans, qu'à chaque fois on n'arrivait pas à aller au bout parce qu'on avait l'impression de ne pas être talentueux, qu'on avait l'impression de ne pas savoir écrire qu'on avait l'impression de ne pas avoir assez d'inspiration ou pas avoir autant d'inspiration que les auteurs d'à côté c'est quelque chose d'extrêmement efficace C'est quelque chose que les lecteurs aiment beaucoup et le storytelling c'est extrêmement important. Pourquoi c'est important ? Parce qu'un lecteur qui va acheter un roman, il achète autant le roman pour son histoire que pour son auteur. Et bien souvent vous remarquerez que c'est comme ça, surtout sur les réseaux sociaux, où il y a des lecteurs qui vont suivre des auteurs ou des autrices et du coup ils vont acheter les romans parce que c'est l'auteur ou l'autrice qui l'a écrit, pas parce que le roman lui plaît forcément. Et ça c'est quelque chose qui est très important. Par exemple, on va avoir des tas de lecteurs qui vont acheter le nouveau roman de Stephen King, pas forcément pour son histoire, mais parce qu'ils ont vu Stephen King dessus. Parce qu'ils se disent, Stephen King, j'aime bien, j'aime bien son histoire, j'aime bien son parcours, j'aime bien ses autres moments, donc celui-ci va forcément me plaire. Donc, l'échec peut être utilisé comme une arme extrêmement efficace dans laquelle on va dire, on a galéré pendant des années, on en a bavé, on va pas se mentir, on va pas dire d'autres termes parce que c'est le mot qui compte, c'est le mot important et c'est le mot véridique. Mais, malgré toute cette souffrance, malgré tout ce qu'on a pu ressentir de négatif, malgré tous nos doutes, malgré toutes nos hésitations, On a toujours trouvé ce qu'il fallait au fond de nous pour continuer, on a toujours réussi à mettre en avant le positif, que ce soit dans les critiques des lecteurs, mais également dans les retours de nos bêta-lecteurs, ou même dans nos ouvrages, lorsqu'on était seul face à notre manuscrit et qu'il n'y avait personne d'autre, on a toujours réussi à voir le bon côté des choses, à voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Ce que j'aime bien par le fait de penser de cette manière-là, c'est que c'est extrêmement efficace en matière de storytelling. parce qu'on peut le vendre à nos lecteurs et à nos lectrices, on peut le vendre à notre communauté, on peut leur dire « Vous voyez, il y a des moments où j'ai été abattu, je pensais que je n'allais jamais réussir à réussir. Et en fait, j'ai réussi à me reprendre en main, j'ai réussi à voir les choses telles qu'elles sont. C'est-à-dire que je suis un auteur ou une autrice avec des défauts, mais également avec des qualités. Et après tout, c'est ce qui fait que nous sommes des humains, c'est qu'on a tous des défauts et des qualités. Et l'important, c'est que du coup, vous vous direz « J'ai travaillé sur ces défauts. » pour pouvoir les corriger et j'ai fait en sorte de perfectionner mes qualités. Et ça, c'est du storytelling extrêmement efficace. Parce que l'échec, il ne faut pas le penser en tant que tel. L'échec, il faut le penser comme quelque chose en trois étapes, comme un système en trois étapes. La première étape, c'est l'échec en tant que tel. À titre d'illustration, on a envie d'écrire un roman de fantasy parce qu'on adore la fantasy en lecture, en visionnage. Sauf qu'en fait, on se rend compte au fur et à mesure de l'écriture que la fantasy, quand on écrit, ça ne nous plaît pas tant. Nous, peut-être que ce qu'on aime plus, ça va être le thriller ou ça va être le policier. Dans ce cas, c'est une forme d'échec. Ça peut être perçu comme tel, mais cet échec, pour moi, il est nécessaire parce que c'est ça qui va nous permettre après de rebondir. Et le rebondissement, entre guillemets, la remise en question, c'est la deuxième étape. C'est le fait de se dire, OK, j'ai eu des échecs, j'ai eu des déceptions. Maintenant, je vais identifier pourquoi j'ai eu cet échec-là. Et c'est ce que je parlais plus tôt dans le cadre de l'épisode avec les différentes techniques qui vont permettre de pouvoir transformer l'échec en carburant. Et ensuite, la troisième et dernière partie de l'échec, c'est l'écriture de l'échec. L'écriture de l'échec, c'est quoi ? L'écriture de l'échec, c'est le fait de parler nous-mêmes, de créer notre univers à propos de l'échec, à propos de nous-mêmes. C'est-à-dire qu'un auteur ou une autrice, ce n'est pas que quelqu'un qui écrit des livres, c'est une personne. Et cette personne, elle doit être capable de se vendre parce que c'est ce que je disais plus tôt, il y a beaucoup de lecteurs et de lectrices qui vont acheter un roman Au moins autant pour l'histoire que pour la personne qui l'a écrit. Par exemple, il y a énormément de personnes qui vont acheter un roman d'Amélie Nothomb, pas parce que l'idée a l'air géniale, mais parce que le roman vient justement d'Amélie Nothomb et qu'ils aiment bien la façon dont elle écrit, ils aiment bien la qualité de l'autrice, ils aiment bien sa personnalité, ils aiment bien l'autrice en tant que telle. Et donc, c'est quelque chose qui est très important. Et écrire les chèques, ça vous permet de maîtriser les récits. Et lorsqu'on maîtrise le récit, ce qui est primordial pour un auteur, j'aime bien ce petit jeu de mots, Mais lorsqu'on maîtrise le récit, on a tout gagné parce qu'on va être capable de présenter notre histoire telle qu'on a envie de la présenter. C'est sûr que parfois, lorsqu'on a un parcours, on a certaines choses qu'on n'a peut-être pas envie de raconter parce que forcément, après tout, on est des êtres humains et il y a certaines choses qui doivent rester dans le ressort de la vie privée ou qui doivent rester dans le ressort du personnel, de l'intime. Donc on va pouvoir maîtriser la façon dont on va dévoiler certains éléments, certains événements de notre carrière d'auteur ou d'autrice. Et ça, c'est quelque chose d'extrêmement redoutable, d'extrêmement efficace pour convaincre un maximum de lecteurs. On n'a qu'à penser à J.K. Rowling où, pendant des années, tout le monde répétait sur les réseaux sociaux que J.K. Rowling avait commencé à écrire avec sa petite fille dans ses bras dans des cafés parce qu'elle ne pouvait pas payer son chauffage et qu'il faisait froid à Edimbourg. Et ça, c'est un élément de storytelling, qu'il soit vrai ou pas, qui est extrêmement efficace, qui est extrêmement redoutable. Pareil. sur le fait que J.K. Rowling, à l'origine, c'était une mère célibataire qui vivait des allocs et qui a écrit un best-seller absolu. C'est un élément de storytelling qui est extrêmement efficace et qui a permis de convaincre énormément de lecteurs. C'est-à-dire qu'il y a eu la base qui a adoré Harry Potter en tant que tel, parce qu'ils ont trouvé Harry Potter génial, mais il y a eu tous ceux qui se sont dit « Putain, elle a réussi à écrire une dinguerie tout en étant, à l'origine, une mère célibataire qui vivait des allocs, qui était prof également et qui avait une vie qui n'était pas facile parce qu'elle était... » mère célibataire qui fait des allocs, et ça c'est quelque chose qui a pu convaincre beaucoup de personnes donc n'oubliez pas cette dimension de l'échec qui est extrêmement bénéfique et c'est sur ce côté bénéfique de l'échec que je vais m'arrêter là, j'espère que cet épisode vous a plu, si c'est le cas n'hésitez pas à mettre un commentaire, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez également sur les réseaux sociaux en vous abonnant à mon compte SNSA Plume si cet épisode vous a plu n'hésitez pas à écouter les autres si vous ne l'avez pas encore fait et également à vous abonner au podcast à lui mettre 5 étoiles pour être au courant dès qu'une nouvelle vidéo sort C'est vraiment très important pour le référencement. On se retrouve la semaine prochaine à 7h30 jeudi prochain pour un nouvel épisode. Sur ce, portez-vous bien, écrivez un max. A très bientôt. Bye bye.