Speaker #0Lorsqu'on se lève un jour avec la volonté de créer son podcast, bien souvent on passe par toutes les émotions. On passe par beaucoup de joie parce que c'est vraiment génial de vouloir travailler sur sa passion, de vraiment adorer travailler énormément chaque jour, chaque semaine. C'est quelque chose qui est hyper plaisant. On passe également par beaucoup de joie parce qu'on sent qu'on s'améliore, on sent qu'on progresse, notre discipline elle devient de plus en plus rigoureuse. On fait énormément de rencontres et les rencontres, c'est vraiment génial, c'est super enrichissant, tant pour le podcast que pour l'écriture que pour soi personnellement en tant que personne. Également, le podcast permet de créer une communauté, on a des retours de personnes qui nous disent qu'ils ou elles adorent notre podcast, qu'elles ont bien aimé tel épisode et c'est quelque chose qui fait super plaisir. Et tout ça, ça nous permet de grandir, de devenir plus à l'écoute, plus ouvert. Mais je pense que ce serait mentir. de vous dire qu'il n'y a que des bénéfices, qu'il n'y a que du positif, comme pour toute expérience, comme pour toute aventure, je pourrais même dire. Il y a également des difficultés, il y a un peu de négatif, et c'est de ça qu'on va parler aujourd'hui. Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans le nouvel épisode d'Une plume avant l'aube, le podcast qui parle d'écriture, de lifestyle d'auteur, du monde de l'édition, et plus largement du monde de l'art. Surtout, regarde toutes les inspirations que les auteurs et les autrices peuvent utiliser pour écrire leurs histoires. Ce podcast a la volonté d'être le plus large possible afin que tous les auteurs, les autrices, les lecteurs et les lectrices puissent se sentir concernés par les différents épisodes qui sortent sur cette chaîne. Donc si vous avez toujours rêvé d'écrire une histoire mais que vous n'avez jamais osé sauter le pas parce que vous pensez ne pas être légitime, parce que vous pensez que l'écriture ce n'est pas fait pour vous, parce que vous pensez que de toute façon vous n'êtes pas capable d'écrire aussi bien que les auteurs ou les autrices que vous allez voir en bibliothèque ou en librairie, Vous êtes au bon endroit. Vous êtes également au bon endroit si vous avez déjà écrit des histoires, que vous les ayez terminées ou non. Et d'ailleurs, si c'est le cas, bravo, parce que chaque histoire débutée est en soi une victoire, mais que vous vous posez quand même des questions. Vous vous dites comment on fait pour passer de l'idéation d'une histoire jusqu'à son écriture ? Quelles sont les différentes étapes entre le moment où on se dit « Tiens, j'ai cette idée, elle pourrait être géniale » , et le moment où cette idée, on la formalise, on l'a écrite, on a mis un point final, et on se dit « C'est bon, c'est terminé, plus de relecture, plus d'écriture, plus rien » . Bonjour à toutes et à tous, moi c'est Sané Sapu, mais c'est un vrai plaisir de vous parler aujourd'hui pour la deuxième partie de cet épisode centré sur les six mois du podcast. C'est il y a quelques jours, comme je le précisais hier, où je me suis rendu compte qu'une plume avant l'aube, ça avait maintenant six mois. J'ai commencé à créer le podcast fin décembre, pour tout vous dire. J'ai réfléchi la première fois à l'idée de créer un podcast. C'était fin octobre, début novembre. Je me suis dit que ça pourrait être super intéressant. J'écoutais un podcast d'une autrice. Et je me suis dit que moi aussi, j'ai envie d'avoir mon propre podcast. Et j'y ai réfléchi. Finalement, je me suis dit que je n'étais pas encore prêt, que ça ne servira à rien, que de toute façon, je n'arriverais pas à toucher une audience suffisamment grande parce que je n'y connaissais rien, que je n'avais pas le matériel et que je n'avais quasiment jamais écouté de podcast de ma vie. Mais je me suis lancé deux mois plus tard. Je me suis lancé fin décembre. Et c'est quelque chose qui a été vraiment génial, il y a eu énormément de points positifs, comme je vous le détaillais au début de l'épisode, et comme je vous le détaillais surtout dans la première partie de cet épisode, la première partie est sortie hier et traite des bénéfices de la création de ce podcast et de la tenue de ce podcast. Ce podcast, c'est une vidéo, enfin un épisode qui sort chaque semaine, tous les jeudis à 7h30. parfois, comme cette semaine, l'épisode est découpé en parties, donc la première partie est disponible le jeudi matin à 7h30, la deuxième partie le vendredi, et en cas de troisième partie, elle sera disponible le samedi matin à 7h30. Pourquoi ce format-là ? Ce format-là, il est intéressant parce qu'il y a des tas de personnes qui, en fait, aiment bien les épisodes qui ne sont pas très longs, c'est-à-dire des épisodes qui durent 15 à 20 minutes, pas des épisodes de 45 minutes. Et ces épisodes de 15 à 20 minutes, lorsque... je vais avoir un sujet très intéressant à traiter. Parfois, ce n'est juste pas possible en fait. Donc, l'intérêt, c'est de découper chaque partie en épisodes, ce qui permet de proposer deux ou trois épisodes qui durent entre 10, 15 ou 20 minutes. Et je trouve que c'est vraiment génial. Mais aujourd'hui, on ne va pas parler des bénéfices, on va parler des difficultés. Parce que c'est sûr que lorsque j'ai commencé à créer le podcast, je savais que ça allait être compliqué en fait. beaucoup plus que lorsque j'ai commencé à écrire, parce que lorsque j'ai commencé à écrire, j'avais 15 ans, je ne me posais pas de questions, juste j'avais envie d'écrire un truc, et je me suis lancé, je ne me disais pas est-ce que je vais réussir dans 5 ans à tenir cette histoire, je ne me posais pas toutes ces questions, juste j'avais envie d'écrire l'histoire, j'ai commencé à l'écrire, et finalement je n'ai jamais arrêté. Donc il n'y avait pas vraiment de peur. Il y a eu plus d'inquiétude pour le podcast, parce que le podcast, vraiment, je ne connaissais rien. Le podcast, c'était vraiment un univers que je découvrais, Et je ne savais pas quel micro utiliser. Est-ce qu'il fallait directement que je m'enregistre depuis mon téléphone ? Combien ça coûtait même un micro ? Comment je fais pour diffuser un podcast ? Enfin, toutes ces questions qui sont parfois hyper compliquées. Et lorsqu'on n'est pas dans le milieu, et lorsqu'on n'est pas podcasteur, on ne sait pas comment on fait. Ça nous semble impossible, ça nous semble hyper loin. Donc, voilà, on va parler de tout ça dans cet épisode centré sur les difficultés. Parce que, bien évidemment, il y a eu énormément d'obstacles. Je suis pas ici pour me plaindre, pardon, je suis ici pour vous expliquer que forcément, lorsqu'on a une passion et qu'on s'y met à fond, forcément, il y a des moments où ça va pas forcément être la joie tout le temps, c'est normal, parce qu'il y a des moments où on comprend pas comment on fait, il y a des moments où on est à tourner un épisode et ça nous énerve parce que ça fait 3 heures qu'on essaye de le tourner, qu'on a l'impression que l'épisode est pas assez bon, qu'on aimerait, qu'on fait que bégayer, etc. Mais tout ça c'est normal et on va traiter de ça. La première difficulté, je pense que c'est l'une des plus importantes, c'est pareil pour Instagram en vrai, et c'est pareil pour des tas d'auteurs. C'est l'inspiration. Il faut trouver l'inspiration chaque semaine. 6 mois, c'est 26 semaines, c'est donc 26 idées découpées en 38 épisodes, parce qu'un épisode est sorti chaque semaine depuis début janvier, mais il y a des épisodes où j'ai pu sortir des hors-séries le week-end, et il y a des épisodes, comme je l'ai dit, découpés en plusieurs parties. Donc en tout, ça fait 38 épisodes. 38 épisodes, on ne va pas se mentir, c'est colossal, surtout pour un podcast aussi récent. Et forcément, ce qui est compliqué, c'est qu'il faut réussir à avoir l'inspiration pour avoir 38 idées différentes. Parce que forcément, si l'inspiration n'existe pas et qu'on essaye un peu de se forcer à trouver des idées, on ne va pas proposer des bons épisodes, ça ne va pas être intéressant. Et la conséquence, c'est quoi ? C'est que les personnes... qui vont nous écouter, elles vont le ressentir, elles vont le comprendre, elles vont se dire, c'est vrai que l'épisode est moins bien qu'il y a peut-être deux, trois mois parce que les épisodes étaient plus intéressants. Donc ça, c'est quelque chose qui est compliqué. Mais par exemple, moi, il y a eu des moments où même si j'ai... des tas d'idées, là je bloquais, je ne savais pas quelle idée choisir et c'était très compliqué. Et c'est vrai qu'il y a tous ces moments où je me suis dit mais de quoi je vais parler cette fois-là ? Dans ces cas-là, moi j'ai ma petite technique. C'est une technique où j'ai dans mon téléphone, dans les notes de mon téléphone, j'ai un document avec toutes les idées qui me passent par la tête pour le podcast. C'est des idées qui vont concerner par exemple comment on peut écrire mieux, comment on peut améliorer les dialogues. après il y a énormément d'idées pardon qui vont concerner la publication d'un roman ou sa communication. Et après, il y a énormément d'autres sujets. Ça peut concerner ma saga. Ça peut concerner également certains monuments de la pop culture comme Star Wars parce que je trouve que ça peut être toujours intéressant d'aborder des sujets liés à la création littéraire ou cinématographique. En prenant un exemple, un monument de la pop culture parce que tout le monde connaît, même si on n'a pas forcément regardé Star Wars, on connaît forcément de quoi ça parle rapidement. Et donc, on peut... peut s'identifier, on se dit si Star Wars commet des erreurs pour par exemple son scénario, moi aussi je peux commettre des erreurs donc en fait c'est un peu normal. Ça c'est la première difficulté. La seconde difficulté, c'est une difficulté qui est connexe, c'est une difficulté qui est liée c'est le temps et l'énergie. Pour proposer un podcast de qualité, il faut du temps, il faut de l'énergie et parfois on en manque, on va pas se mentir. C'est ce que j'expliquais dans l'épisode d'hier où je précisais que moi j'ai un emploi à temps plein dans le domaine du droit donc rien à voir avec l'écriture, le podcast ou le monde de l'édition. donc forcément j'ai pas autant de temps à consacrer que d'autres personnes ou que j'aimerais consacrer à l'écriture et au podcast donc forcément il faut être capable de produire efficacement en peu de temps et ça c'est quelque chose qui demande de l'énergie au delà de demander du temps c'est à dire qu'il faut être capable de pas procrastiner alors que parfois on est fatigué on a vraiment la flemme parce qu'on a beaucoup travaillé on s'est creusé le cerveau toute la journée donc réussir à se poser sur une chaise et à se dire ok je vais préparer le script de mon épisode on va pas se mentir c'est compliqué et c'est fatigant. Mais il faut être capable. capable de le faire et par exemple il faut être capable en une heure de se poser, de penser rapidement aux grandes lignes du podcast il faut qu'on ait déjà le sujet et il faut être capable de le tourner sans forcément qu'on bégaye, sans forcément devoir le retourner plusieurs fois parce qu'on a eu beaucoup d'hésitations et ça c'est quelque chose qui peut être assez compliqué mais il faut être capable de le faire et ce qu'il faut se dire lorsque l'on se lance dans un podcast et qu'au début on n'y arrive pas, c'est qu'en fait c'est à peu près normal parce que si on n'a jamais tourné d'épisodes de podcast de notre vie un réel réussir à en proposer un qui va être très bon dès le départ, en vrai, c'est très compliqué, c'est normal, ça demande du temps, ça demande énormément de pratique, énormément d'entraînement. Au début, je bégayais tous les mots, et même encore aujourd'hui, il y a des moments où je bégaye souvent, donc je dois retourner l'épisode, mais je sens que chaque épisode est meilleur que le précédent en termes de qualité d'improvisation, on va dire, parce que moi, il n'y a pas de script, il y a les grandes lignes. Après, une fois que j'ai les grandes lignes, je me lance, et c'est un peu vraiment moi qui me lance avec toute mon improvisation Et c'est quelque chose que je trouve génial, mais donc on s'améliore avec le temps. Et ça, c'est quelque chose qu'il faut que vous compreniez, il faut que vous reteniez si vous galérez, que ce soit sur créer un podcast, une vidéo YouTube ou n'importe quoi. La troisième difficulté, c'est les techniques et la qualité. C'est-à-dire qu'au début, tu te dis tant que le fond est bon, la forme suivra. Sauf que... C'est pareil pour Instagram, la forme c'est important aussi en fait. Et tu peux avoir l'épisode le meilleur possible, si t'as des grésillements toutes les minutes ça va pas le faire. Si t'as des bruits de pop, le bruit de pop c'est ça, bah ça va pas le faire non plus vous voyez. C'est à dire que si t'as pas un micro de base qui est plutôt potable, que t'as un téléphone qui propose une qualité sonore qui est plutôt intéressante, ou dans ce cas que tu utilises par exemple un logiciel qui va te permettre de supprimer une grande... grande partie des bruits parasites, ça va être très compliqué de tourner un podcast, on va pas se mentir. Parce qu'au début, enfin moi j'ai utilisé là depuis que j'ai commencé le podcast, 4 différentes techniques sonores. La première c'était le téléphone de ma copine qui était plutôt qualitatif et qui propose un son qui était assez bien. donc j'avais pas forcément besoin surtout que c'était le début d'un micro sauf que forcément même si le son est pas, c'est pas un son qui est folichon, ensuite j'ai utilisé des micros des micro-cravates, ça aussi c'est pas mal mais je trouve que le son c'est pas le meilleur son possible, surtout que j'ai une certaine inégalité sonore entre les deux micro-cravates que j'ai qui sont pourtant du même paquet, ensuite j'ai utilisé un autre micro que j'ai acheté sur Amazon Basic avec un filtre anti-pop en vrai il fait le taf, il est plutôt bien mais en fait c'est la basse quoi, et depuis que j'ai trouvé ce micro je trouve que je pourrais vraiment pas m'en passer parce qu'il propose une qualité sonore que moi je trouve vraiment géniale ça entend tout et je trouve que c'est vraiment incroyable, donc Il faut de la technique et il faut des moyens. Et ça, c'est ce que je voulais dire, c'est la quatrième difficulté, on va pas se mentir, c'est les moyens. Ce serait mentir que de vous dire que c'est possible de proposer un podcast gratuitement. C'est sans doute possible, mais c'est très compliqué. Je vais vous prendre un exemple. Moi, pour diffuser mon podcast, j'utilise une plateforme qui permet de le diffuser directement, instantanément, sur toutes les plateformes de streaming de podcast. Apple, Podcast, Deezer, Spotify, Audible, etc. Sauf que forcément cette plateforme elle est pas gratuite, il faut payer et ça c'est quelque chose qui est très compliqué parce qu'à la limite t'es influenceur, tu fais des partenariats, t'as déjà ta fanbase, t'as 5000, tu as 10000, tu vas avoir 15000 ou plus d'abonnés, forcément tu peux faire des partenariats et t'en sortir avec un abonnement qui va être gratuit. Alors moi, ce n'est pas mon cas. Vous n'avez qu'à regarder mon nombre d'abonnés. Je ne suis pas à 10 000 abonnés. Donc, il faut forcément débourser de l'argent. Et c'est là où ça peut devenir compliqué. C'est que forcément... Il faut un certain budget, il faut quelques dizaines ou quelques centaines d'euros par an et forcément c'est quelque chose qui peut être assez compliqué selon les cas. Et c'est une difficulté qu'il faut mentionner parce qu'il ne faut pas non plus se voiler la face, il faut être conscient que forcément tout le monde ne peut pas forcément se payer un podcast et ça c'est quelque chose que je dois mentionner pour vous si ça vous intéresserait d'avoir un podcast, il faut que vous ayez cette donnée en tête. D'ailleurs n'hésitez pas à me dire en commentaire si ça vous intéresserait potentiellement de savoir comment on propose un podcast, comment on peut sortir un podcast pour que vous puissiez avoir votre propre épisode de podcast. Je pense que ça pourrait être super cool. Donc, si ça vous intéresse, n'hésitez pas à me le dire en commentaire de l'épisode. Et bien évidemment, j'en passe. N'hésitez pas également à mettre 5 étoiles au podcast. C'est super important pour le référencement et à vous abonner à mon compte Instagram, TikTok et thread, SNSAplume, S-N-E-C-E-N. Merci beaucoup pour tous ceux qui le feront. Et nous, on continue dès à présent. Ensuite, l'autre difficulté, donc la cinquième difficulté que je pourrais mentionner, ça va être au niveau de la voix. C'est-à-dire que lorsque l'on est podcasteur, c'est un peu comme si on est chanteur, il faut être capable de poser sa voix. Il faut être capable déjà de trouver un ton, un timbre assez agréable pour notre voix, que les gens vont aimer, vont apprécier, écouter. Parce que contrairement à une vidéo YouTube, où forcément il faut parler de manière agréable, il ne faut pas avoir une voix insupportable, entre guillemets, bon personne n'a une voix insupportable, mais vous voyez ce que je veux dire. Mais il y a quand même les images... qui permettent dans une vidéo YouTube par exemple d'améliorer le tout. C'est-à-dire que si les images sont très bonnes, il y a vraiment une bonne qualité d'image, le son, si c'est un son qui est potable, ça va passer. Pour un podcast, ça va être plus compliqué parce que forcément, si on pose mal sa voix, que le son n'est pas très agréable, directement les personnes vont arrêter même si le sujet est très important. Moi, je ne vais pas mentir, je suis le premier. Lorsque le son n'était pas ouf, j'arrête, ça me saoule. Et c'est ça qui est compliqué également. Ce qui est compliqué, c'est d'être capable de parler, de dire des choses intéressantes lorsqu'on n'a pas de script. en improvisant donc, mais sans forcément être chiant et tourner en rond. Et ça, c'est quelque chose qui est très compliqué. Parce qu'il y a beaucoup de gens, lorsqu'ils ont un podcast, ils vont avoir un script et ils vont lire le script. Moi, je trouve que ça se sent dans le podcast. Peut-être que les gens préfèrent, je ne sais pas, dites-moi si vous, vous préférez un script qui est vraiment écrit au mot près ou si vous préférez une improvisation. Mais moi, je trouve que l'improvisation, lorsque c'est vraiment en plan détaillé, c'est-à-dire qu'on a vraiment les grandes lignes, Avec par exemple, idée clé, exemple concret, solution. Mais tout le reste, toute la forme, chaque phrase, chaque mot, on va un peu l'improviser. Il va sortir comme ça de notre bouche, un peu par hasard. Et moi, je trouve que c'est comme ça qu'on arrive à être le plus authentique et qu'on arrive à être honnête. Parce que lorsqu'on crée un script, on va peut-être trop réfléchir au tournure des phrases. On va prendre également énormément de temps. Mais pour moi, c'est très compliqué en fait d'avoir un script. Et le fait d'improviser, même si à la base, c'est assez complexe. Avec le temps, on s'habitue à l'improvisation et donc l'improvisation au fil des épisodes, elle est de plus en plus facile, elle est de plus en plus fluide, elle est de plus en plus intéressante et il y a de moins en moins de contenu qui va tourner en rond et moi je trouve que c'est super important. Enfin, la dernière difficulté, elle est liée aux doutes. Je pense qu'on a tous et toutes déjà douté qu'on soit podcasteur, youtubeur, qu'on soit auteur ou qu'on a un emploi entre guillemets normal, même si bien évidemment les emplois que j'ai cités sont normaux. Mais je parle par exemple de secrétaire, de manutentionnaire, d'avocat, de juriste, de ce qu'on veut. On a tous des doutes, il y a des moments où on hésite, on ne sait pas pourquoi, on se dit qu'on ne va pas réussir. Et pour le podcast Une Plume à Voix L'Aube, j'ai beaucoup douté parce que... Au début, avant qu'on se lance, on se dit que c'est facile d'être écouté pour chaque épisode 10, 15, 20 ou 30 fois. On se dit que ça va être rapide, qu'on va toucher beaucoup de monde et que rapidement, on va être à 100, 150, 1000, 2000 écoutes pour chaque épisode. Sauf que bien évidemment, vous vous en doutez que c'est beaucoup plus compliqué que ça. C'est quelque chose qui est un parcours, un combat de tous les jours et un combat de tous les jours, même pour moi, pour les gens qui ont une grande communauté, par exemple sur Instagram. Parce qu'on peut avoir 5 000, 10 000, 15 000 abonnés sur Instagram. Ça ne veut pas dire qu'on a 15 000 abonnés qui sont actifs. Ça, c'est sûr que non. On a parfois 800 abonnés. Et sur ces 800 abonnés, on va avoir seulement 20 personnes qui vont vraiment nous suivre et qui vont vraiment savoir qu'est-ce qu'on fait. Et tous les autres, ils n'ont jamais entendu parler de nous. Ils vont peut-être nous voir dans une publication par mois. Mais c'est le grand maximum. Et c'est là où c'est compliqué. C'est-à-dire que... Ces abonnés ne vont pas forcément se convertir en ventre, par exemple, si on est auteur et qu'on vend nos livres en auto-édition ou en édition traditionnelle. Ils ne vont pas forcément se convertir en stream, en écoute, lorsqu'on est podcasteur. Au même titre que si on est chanteur, on peut avoir 20 000 abonnés ou 100 000 abonnés. Ce n'est pas pour autant qu'on va avoir 20 000 auditeurs mensuels, parce que sur ces 20 000 abonnés, on va en avoir seulement peut-être 500 qui vont nous écouter chaque mois. Et ça, c'est quelque chose qui est compliqué, c'est-à-dire qu'il faut accepter que le temps est long, que ce n'est pas un sprint, mais un marathon. Et qu'il y a des moments où tu peux avoir 20 personnes qui t'écoutent, d'autres moments tu vas en avoir 5, d'autres moments tu vas en avoir 50 ou 100. Mais c'est un peu le jeu en fait, c'est de se dire que le temps est long, que le temps fera son œuvre et que peut-être qu'on n'a pas forcément toujours déjà trouvé le format qui va vraiment intéresser les gens, les sujets qui vont vraiment intéresser les gens. Et il faut se dire que chaque épisode c'est l'occasion de s'améliorer, c'est l'occasion de devenir un peu meilleur. Et c'est finalement ça le plus important. Je sais que ça fait un peu motivation à deux balles. Les personnes qui disent que le plus important, ce n'est pas de l'emporter, c'est de participer. Ce n'est pas ça, en fait. Ce qui est important, c'est de se dire que chaque épisode, comme il nous permet de nous améliorer, il nous permettra un jour de proposer l'épisode qui deviendra une référence. Et ça nous permettra, nous, de devenir, par exemple, le podcasteur qu'on voulait être, au même titre que... C'est en écrivant qu'on devient écrivain, c'est en forgeant qu'on devient forgeron, c'est en chantant qu'on devient chanteur. Et ça, c'est quelque chose qui est important, c'est-à-dire qu'être podcasteur, c'est quelque chose qui n'est pas inné et qui n'est pas facile non plus et qui s'apprend. Et en s'entraînant tous les jours, en sortant un épisode par semaine, c'est l'occasion d'apprendre. Et c'est également l'occasion de se dire que si on n'a pas beaucoup d'écoute, que ce soit votre cas pour vous, si vous avez un podcast ou si vous n'avez pas de podcast, adaptez-le à Instagram, c'est pareil. Si vous n'avez pas beaucoup de personnes qui likent, c'est l'occasion justement de s'améliorer à faire des bons posts et des bons réels. Et c'est grâce à ces posts et ces réels qui ne fonctionnent pas qu'un jour vous trouverez le post, le réel qui fonctionnera et qui vous permettra de vous attirer 500 000, 2 000, 3 000 abonnés. Et ça, c'est le plus important. Et c'est le leçon qu'il faut apprendre, c'est-à-dire que c'est la persévérance qui est importante. Et ça me permet de faire une excellente transition vers la troisième et la dernière partie qui concerne ce que j'en ai retiré, moi, de ces six mois de podcast. Le premier, comme je le disais juste à l'instant, c'est la persévérance. C'est-à-dire qu'il faut persévérer que ce n'est pas un sprint mais un marathon et que c'est en sortant d'épisodes chaque semaine qu'on devient meilleur et que donc on arrivera à devenir un bon podcaster qui est beaucoup écouté. Ça n'a pas de secret. Les personnes qui ont énormément d'écoute, c'est des personnes qui ont 1, 2, 5, 10, 15, 20 ans de podcast derrière eux. J'abuse en parlant de 20 ans, mais ce n'est pas vraiment en fait un abus puisqu'on n'a qu'à penser à Oprah Winfrey. qui a un podcast, enfin des émissions, mais c'est quelqu'un qui a des dizaines d'années de métier derrière elle. Donc forcément, on la voit à un moment T où on se dit, c'est vrai qu'elle a énormément d'écoute, elle a des millions d'abonnés, elle a des millions de personnes qui l'écoutent et qui la suivent et qui la regardent chaque semaine ou chaque mois. Mais c'est normal parce qu'il y a 20 ans de métier derrière elle, il y a 20 ans d'entraînement derrière elle. Il faut se dire que là, lorsque vous êtes au début de votre carrière, vous êtes à l'entraînement en fait. Vous êtes dans le vestiaire et un jour, vous allez sortir sur le terrain et c'est à ce moment-là que vous allez accomplir vos rêves. Et ça, c'est la première leçon. La deuxième leçon, c'est le fait que lancer un podcast, c'est s'engager et ça change tout. Lorsqu'on s'engage, on va donner tout, on va se mettre à fond, on va vraiment vouloir réussir. Et c'est à ce moment-là où on a envie de réussir et on s'engage qu'on va vraiment atteindre nos rêves. Et même si parfois ça ne fonctionne pas autant qu'on l'aimerait, il faut vraiment se projeter avant qu'on se lance. Moi, quand je me projette il y a 7 mois avant que j'ai le podcast, je ne m'imaginais pas faire tout ça. Je ne m'imaginais pas être parvenu à sortir un épisode chaque semaine. Et c'est vraiment incroyable de dire que je sors un épisode chaque semaine. Franchement, c'est quelque chose qui fait trop plaisir. Et ça, vraiment, projetez-vous. Repensez au moment où vous étiez avant de commencer le podcast. Par exemple, et dites-vous que vous n'aurez jamais pensé réussir à accomplir tout ça, en fait. Et ça, c'est génial. La deuxième leçon, c'est qu'on ne peut pas faire tout tout seul. Il faut parfois s'aider, il faut avoir le courage d'en parler, il faut avoir le courage parfois d'écouter les critiques ou le courage de ne pas écouter les critiques. Parce qu'il faut écouter les critiques uniquement lorsqu'elles sont constructives, uniquement lorsqu'elles sont intéressantes et productives. Et toutes les critiques ne sont pas intéressantes et productives. D'autant que parfois, vous allez avoir des critiques qui sont constructives. Il y a des personnes qui disent « Ah bah, j'aime pas ça, ça et ça » . il faut les écouter, mais parfois, des critiques constructives, on ne va pas les écouter tout simplement parce qu'on n'a pas envie de faire comme ça et que nous, on a envie d'avoir notre propre touche personnelle. Et c'est comme ça que ça fonctionne en fait. Et bon, ça ne plaît pas à certaines personnes, mais c'est comme ça, il faut continuer. Et un jour, ça plaira aux personnes qui nous écouteront. La troisième et dernière leçon, ça va être le fait que la qualité, c'est un travail de chaque instant, que ce soit sur le form. sur la forme, sur le fond, il faut toujours chercher à s'améliorer, et c'est lorsqu'on cherche toujours à s'améliorer, justement, qu'on arrive à produire des épisodes encore meilleurs, et donc, lorsque l'épisode est meilleur, les personnes vont avoir, vont plus longtemps rester sur l'épisode, donc il va y avoir un meilleur taux de rétention de l'épisode, parce que les personnes l'écouteront plus longtemps, et donc l'épisode fonctionnera mieux, il sera mieux mis en avant par les plateformes, ça marche pour Instagram, ça marche pour YouTube, ça marche pour TikTok, et ça marche bien évidemment pour tous les podcasts. Parce que la réalité, c'est que... les algorithmes des réseaux sociaux et des plateformes de podcast ou sur YouTube. Ils ne s'intéressent pas au contenu de la vidéo, ils s'intéressent uniquement aux données, c'est des métadonnées, c'est-à-dire combien de temps les personnes vont écouter l'épisode, est-ce qu'elles vont liker, est-ce qu'elles vont mettre des commentaires, etc. Et c'est ça, et ce n'est pas autre chose en fait. Donc c'est quelque chose qu'il faut vraiment que vous reteniez. Moi, ce que j'en garde enfin pour la suite, c'est le fait que le podcast m'a permis de travailler à un rythme hebdomadaire. ou quasiment quotidien, si j'ajoute les réseaux sociaux et si j'ajoute l'écriture. Et c'est quelque chose de génial parce que je me suis prouvé que je suis capable d'avoir un emploi qui est à quasiment 39 heures par semaine. En plus, j'écris mon livre. En plus, j'ai mes réseaux sociaux, des stories tous les jours et des réels ou des posts qui vont être 3 à 4 à 5 fois par semaine. Donc, ce n'est pas rien, c'est beaucoup. également. je vais sortir cet épisode de podcast et donc c'est compliqué mais j'arrive à m'y tenir et c'est vraiment génial, également ce que je retiens, ce que je garde pour la suite c'est les interviews d'auteurs, il y a d'ailleurs deux interviews d'autrices que je vais bientôt tourner cette semaine et donc qui seront disponibles dans les prochaines semaines ou les prochains mois en tout cas moi je vais m'arrêter là j'espère que ça vous a plu, si ça vous a plu n'hésitez pas à mettre un maximum de commentaires, n'hésitez pas à me dire également si ça vous intéresserait d'avoir des questions réponses en épisode où vous me posez vos questions et j'y répondrai, ça peut être super cool. En tout cas, nous, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode qui concernera un sujet très très intéressant. Là, j'ai eu l'idée hier soir et je me suis dit que vous allez kiffer. Donc, on se retrouve, nous, la semaine prochaine. Sur ce, j'espère que vous avez kiffé cet épisode. Si c'est le cas, comme j'ai dit, mettez un commentaire, mettez des likes et on se retrouve la semaine prochaine, jeudi à 7h30. Sur ce, profitez bien de votre journée, écrivez un maximum. Bye bye !