Speaker #0Avoir une idée d'histoire, la faire mûrir dans son esprit pendant plusieurs heures, plusieurs jours, plusieurs semaines, puis un jour se lancer dans l'écriture sans se poser de questions, tout simplement parce qu'on se dit que cette histoire elle vaut la peine d'être écrite, elle vaut la peine qu'on la raconte. Mais un jour on est en pleine écriture et on se rend compte que ça fait déjà deux ans ou trois ans qu'on est en train d'écrire cette histoire, et que c'est long en fait. Ce sentiment il peut rapidement devenir frustrant, c'est ce que j'avais développé hier dans la partie 1 de l'épisode centré sur la frustration de l'attente et la magie de la longévité dans l'écriture d'une saga. Mais dans cette partie 2, j'aimerais vous dire à quel point écrire des longues histoires, ça peut être vraiment plaisant et vraiment super cool. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le nouvel épisode d'Une plume avant l'aube, le podcast qui parle d'écriture, de lifestyle d'auteur, du monde de l'édition et plus largement du monde de l'art. Surtout, regarde toutes les inspirations que les auteurs et les autrices peuvent avoir pour écrire leurs histoires, que ce soit des gravures, des peintures. des podcasts, des émissions télé, des livres, des films, des séries. L'idée du podcast, c'est que tous les auteurs et les autrices puissent se sentir concernés par les différents sujets qui sortent sur cette chaîne. Donc si vous avez toujours rêvé d'écrire une histoire mais que vous n'avez jamais osé sauter le pas parce que vous estimez ne pas être légitime, parce que vous pensez que l'écriture c'est pas fait pour vous, que de toute façon vous n'êtes pas quelqu'un qui est capable de bien écrire ou qui n'est pas capable d'écrire aussi bien que ce que vous allez trouver en librairie ou à la bibliothèque, vous êtes au bon endroit. Vous êtes également au bon endroit si vous avez déjà écrit des histoires, que vous les ayez terminées ou non. Et dans les deux cas, bravo, parce qu'avoir commencé une histoire ou l'avoir terminée, c'est une grande victoire en soi. Mais que vous vous posez des questions. Comment je peux rendre mes dialogues plus percutants ? Comment je peux rendre l'histoire d'un de mes personnages encore plus profonde ? Comment je peux rendre mon méchant encore plus méchant ? Comment je peux rendre mon méchant peut-être plus nuancé, qu'on puisse s'identifier à lui, le comprendre ? Comment je peux rendre mon héros aussi attachant ? Bref, des tas de questions pratiques auxquelles nous, auteurs et autrices, on n'a pas forcément la réponse parce qu'on reste après tout que des êtres humains. Vous êtes au bon endroit. Et vous êtes au bon endroit si vous n'êtes pas forcément un auteur, que vous n'êtes même pas un artiste, mais que vous adorez la lecture et que vous adorez les films et les séries que vous vous dites, que ça pourrait être super cool de comprendre comment les auteurs écrivent, comment on passe de l'idéation d'une histoire jusqu'à son écriture, puis sa publication et sa communication. Vous êtes au bon endroit. Bonjour à tous, moi c'est Senn et sa plume et c'est un vrai plaisir de vous parler aujourd'hui. Pour ceux qui ne me connaîtraient pas, tout d'abord bonjour, moi je suis créateur de contenu littéraire sur Instagram, TikTok et Thread. Je suis également podcasteur littéraire sur ce même podcast, Une plume avant l'aube, depuis maintenant près de 6 mois. Et je suis également auteur d'une saga dystopique avec des touches de fantasy, de romance et de science-fiction. touche de science-fiction et de romance et de fantaisie, qui est intitulé Aube Mortelle. Aube Mortelle, c'est une saga en sept tomes dont les deux premiers sont déjà écrits. Je suis en train d'écrire le troisième et ça parle de quoi ? Aube Mortelle, ça aborde les conséquences des excès de guerre civilisatrice totale sur ceux qui les mènent dans un monde fracturant entre république moderne, clan tribo et royaume médiévaux dirigés par des maisons royales au pouvoir surhumain. Mais on ne va pas parler de ça aujourd'hui. Aujourd'hui, on va continuer le sujet. qui était centré sur la frustration de l'attente et la magie de la longévité. On va pas aborder, comme je l'ai dit hier et comme j'ai pu le développer, toutes les histoires, parce qu'après tout, on pourrait considérer que lorsqu'on est un auteur, dans tous les cas, c'est frustrant, parce que parfois on va avoir des longs moments d'attente, parce qu'on sait pas quoi écrire, on a le syndrome de la page blanche, parce que pour un roman de parfois 50 pages, on va mettre 6 mois à l'écrire parce qu'on a beaucoup d'hésitations, qu'on va sans cesse le corriger, etc. Aujourd'hui, on va se concentrer soit sur les sagas, soit... sur les gros pavés, les gros romans. Les romans qui parfois font 500 000 mots, c'est le cas par exemple des Misérables, c'est le cas du Seigneur des Anneaux, on va se concentrer sur ce genre de pavés. Pour quelles raisons on se concentre sur ces œuvres ? En fait, parce que lorsqu'on est un auteur de gros pavés ou de grosses sagas littéraires, des duologies, des trilogies, voire plus, c'est très frustrant parce que là où les auteurs qu'on connaît, les auteurs qu'on suit sur Instagram, sur TikTok ou sur d'autres plateformes sont capables d'écrire un roman, parfois même deux par an, et donc sont capables d'avoir des sorties régulières. Nous, on n'en est pas capables parce qu'on va mettre parfois 5 ans, 10 ans ou 15 ans sur une même histoire. Il me semble que l'auteur du Seigneur des Anneaux, Tolkien, il a mis 12 ans ou 16 ans pour écrire le Seigneur des Anneaux et que c'est la même fourchette pour Victor Hugo, pour Les Misérables. Et donc, ces auteurs qui sont parfois capables de se concentrer pendant 10 ans sur un même ouvrage, ils vont trouver ça extrêmement frustrant de ne pas être capables de proposer leur ouvrage plutôt au public. Et c'est la raison pour laquelle j'ai envie de me concentrer sur eux. mais Au-delà de la frustration qu'on peut ressentir d'être aussi lent pour écrire notre histoire, notamment dans un temps, dans une société où tout est très rapide, sur les réseaux sociaux, on est capable de scroller une publication en moins de deux secondes, par exemple, l'écriture, ça apparaît un peu comme un rempart face à cette... Lenteur. Et c'est à la fois une frustration par conséquent, mais ça peut également devenir un vrai plaisir. Et c'est le sujet de l'épisode du jour, de la partie 2 du jour, centré sur les joies d'écrire une histoire longue. Parce que oui, il y a beaucoup de joie d'écrire une histoire longue lorsqu'on met la frustration de côté, lorsqu'on met les doutes, les hésitations, lorsqu'on met tout le côté négatif, on se rend compte qu'il y a énormément de bonheur. Et le premier, pour moi, c'est notre capacité... à développer une histoire. C'est-à-dire, c'est notre capacité à développer parfois même tous les détails de l'histoire, au point que les lecteurs qui vont nous suivre sur le long terme vont connaître nos personnages aussi bien que nous, vont être capables de connaître tous les détails de la personnalité de nos personnages, et ça je trouve que c'est quelque chose de génial. Ils sont capables également d'avoir une connaissance très riche de l'univers. Ça me fait penser par exemple à des animés ou à des mangas comme Naruto ou comme One Piece qui sont... tellement vastes, tellement riches, il y a tellement d'épisodes qu'en fait, les fans de One Piece connaissent parfaitement Luffy. Les fans de Naruto connaissent parfaitement Naruto. Et pareil pour Game of Thrones, par exemple, qui est une série, qui n'est pas un anime ou un manga, les fans de Game of Thrones connaissent très bien certains personnages. Ils vont connaître très bien Jon Snow ou Daenerys parce qu'ils ont suivi ces personnages-là sur plusieurs années. Ils l'ont vu évoluer parfois de jeunes filles qui sont très fragiles, qui sont extrêmement faibles, à des femmes fortes à des guerrières, des chefs d'armée et ça c'est quelque chose que je trouve super intéressant c'est cette capacité par le fait, le biais d'une histoire longue de pouvoir développer autant qu'on veut un univers de pouvoir développer autant qu'on veut nos personnages et finalement la seule limite de nos histoires c'est notre pensée à nous même, c'est notre capacité à pouvoir suivre, à pouvoir tisser tous les fils de notre histoire, si complexe soit-il et si nombreux ces fils soient-ils. Donc, pour moi, cette complexité de l'histoire, c'est un réel avantage, notamment... Par le lecteur, pour le lecteur, parce que moi, ça a toujours été mon sentiment lorsque j'apprécie un film, lorsque j'apprécie une série, lorsque j'apprécie un livre. Je déteste qu'il n'y ait qu'un seul tome ou qu'il n'y ait que deux tomes, parce que j'ai envie de suivre cette histoire un peu plus, j'ai envie d'en savoir un peu plus. C'est pour ça que moi, qui ai adoré La Sainte-Écarlate, je suis très content qu'aujourd'hui, il y ait les testaments qui soient sortis, parce que ça me permet de pouvoir en apprendre un peu plus sur le monde de Gilead. Et c'est quelque chose que je trouve génial. Donc pour les lecteurs, pour moi, c'est une vraie force, c'est un vrai avantage. même si évidemment tous les lecteurs n'aiment pas les gros pavés ou les grosses séries, c'est une certitude. Ensuite, deuxième argument, écrire une histoire longue, c'est une vraie joie, parce que ça permet d'instaurer une vraie connaissance de nos personnages, il y a une profondeur des liens entre l'auteur et ses personnages, il y a ce lien de filiation, comme on le dit en droit d'auteur, entre l'auteur et le personnage. L'auteur est considéré comme étant le père du personnage. et le personnage va être un peu comme son enfant. Et pour moi, c'est un lien qui est presque familial. Moi, mes personnages de mortels, ce sont devenus mes enfants, mes amis, mes ennemis, les membres de ma famille, tout à la fois. Je les connais mieux que mes voisins, je les connais parfois mieux que ma propre famille, parce que c'est moi qui les ai créés, parce qu'ils sont en moi, ils sont au plus profond de moi, et je connais absolument tous les détails de leur vie, parfois même les plus intimes, les plus glauques. C'est quelque chose qui, pour moi, est super agréable et super important. Et je sais que j'aurais beaucoup de mal à écrire une nouvelle histoire tous les six mois ou tous les ans, même si je sais que techniquement, si je faisais de l'écriture ma vie, ma passion et que je pouvais en vivre, je serais capable d'écrire un roman tous les six mois, ça j'en ai la certitude, je le sais. Mais pour autant, c'est quelque chose qui ne me plairait pas parce que j'ai besoin d'avoir ce lien de filiation, ce lien... très important entre moi et mes personnages. Pour moi, c'est un lien qui est très serré, qui est très étroit et qui est important tout simplement pour me permettre de proposer la meilleure histoire possible. Et cette profondeur des liens entre l'auteur et ses personnages, elle est tellement satisfaisante aussi parce qu'en tant qu'auteur et pareil en tant que lecteur, on peut voir ces personnages évoluer. Comme je l'ai dit avec Daenerys, on peut voir une jeune fille assez fragile devenir une chef de guerre impitoyable. puis après devenir un tyran. Et c'est quelque chose qui est absolument génial, parce qu'on voit nos personnages évoluer, parfois pour le meilleur, parfois pour le pire. Mais après, même si ça peut être triste de voir un personnage qui était tout gentil devenir un monstre, ça reste important, et ça reste quelque chose d'hyper satisfaisant en tant qu'auteur. Parce qu'après tout, nos livres, ils ont pour but d'être réalistes. Et donc, dans la réalité, certaines personnes finissent bien, mais certaines personnes finissent très mal. Alors que pour autant, au début, rien ne présageait à ce que certaines personnes deviennent parfois des monstres, parfois des tueurs, parfois des criminels de guerre. Et c'est quelque chose qui est hyper intéressant en tant qu'auteur. Donc, de voir évoluer ses créations. Mais ce qui est également très important, c'est de pouvoir voir évoluer son univers. Et c'est sans doute le plus important. En effet... En effet, écrire des histoires longues permet de développer un univers très riche. On peut créer un monde immersif avec une mythologie, avec des religions, avec des langages, avec un vocabulaire qui est propre, avec des histoires dans l'histoire, avec ses propres règles, ses cultures, ses langues. Et c'est quelque chose qui est super plaisant, notamment lorsqu'on écrit de la dystopie, de la fantaisie ou de la science-fiction, où on est capable de partir à zéro, on va avoir une feuille de papier, et sur cette feuille de papier ou sur notre ordinateur, dans les notes par exemple, on va développer tout un univers qui va être extrêmement complexe. Par exemple, Tolkien aimait bien dire que toutes les histoires commencent avec une carte. Et donc, pour moi, si on veut proposer une histoire de science-fiction, de fantaisie ou de dystopie qui soit complète et complexe, On ne peut pas simplement le faire en un seul tome, parce que sinon on va aborder cette histoire en surface. On va aborder cette histoire qu'à travers le périmètre, qu'à travers le spectre, d'une poignée de personnages. On ne va pas aller au-delà, et je trouve que c'est bien dommage, surtout lorsque l'univers est riche, il est intéressant, et qu'on se dit qu'il y a tellement plus à offrir, mais on n'est pas capable de l'offrir simplement parce qu'on s'est contenté d'un seul tome. Pas très long, même si après tout, je suis content d'un seul tome pas très long, ça reste génial de toute façon. Mais c'est pour ça que je trouve ça génial d'aller vraiment dans la complexité, parce que comme je disais, Tolkien disait tout commence avec une carte. Si on veut proposer une bonne carte, on va mettre plusieurs... plusieurs heures ou plusieurs jours en tout cas. Ensuite, il faut qu'on fasse des fiches personnages. Donc ça aussi, si on veut faire des bonnes fiches personnages et qu'on a une dizaine de passages principaux, on ne va pas mettre une journée, on va mettre plusieurs jours, parfois plusieurs semaines. Parfois, on peut mettre un mois ou deux. Ensuite, si on veut avoir un minimum une idée de l'intrigue, qu'on soit architecte ou qu'on soit jardinier, on va au moins tisser les événements principaux de notre histoire. Ensuite on va écrire cette histoire, ensuite on va la relire, etc. Donc en fait on peut mettre parfois un an, deux ans, trois ans à écrire un même tome, et ensuite il faut se lancer dans le tome 2, etc. Et le tome 1, puis le 2, puis le 3, etc. nous permettra d'avoir développé cette histoire en profondeur. Et c'est pas pour autant parce qu'on développe le même univers qu'on va s'ennuyer, qu'on va ennuyer le lecteur. Parce qu'après tout, dans le premier tome, par exemple, on peut se concentrer sur un premier pays. Et dans le deuxième tome, on va se concentrer sur un deuxième pays, sur un deuxième peuple. Et dans le troisième tome, on peut se concentrer sur une autre partie de l'univers. Et c'est ça qui est intéressant, c'est qu'à chaque fois, on peut offrir quelque chose de différent, donner un peu plus d'informations qui permettent au lecteur de comprendre un peu mieux mon univers. Et moi, c'est ça pour Ommortel. Lorsqu'on lit Ommortel, le tome 1, il est très intéressant, il est génial, il est super cool. Mais l'univers est beaucoup moins élaboré que dans le tome 3 ou dans le tome 4, parce que forcément, dans le tome 3... il y aura toute l'expérience et tout le développement du tome 1 plus du tome 2 enrichi avec le développement du tome 3. Et dans le tome 5, il y aura tout le développement fait dans le tome 5 avec l'enrichissement fait dans les 4 tomes précédents. Et c'est ça qui est aussi intéressant, c'est que aucun tome de ma saga ne ressemble au précédent et c'est ce qui pour moi est absolument unique et qui est absolument essentiel. Par conséquent, pour moi, ce qui est génial... c'est la complexité de l'univers. Mais c'est pas la complexité pour la complexité en tant que telle, c'est ma capacité et le bonheur pour moi d'être capable d'écrire une saga qui n'a aucune limite. Je peux écrire ce que je veux dedans tant que c'est cohérent, tant qu'il y a un intérêt, tant que ça respecte l'univers. Et pour moi, c'est le plus important. Enfin, moi, ce que j'aime bien dans une saga... ou en tout cas dans un gros roman, c'est que ça permet de développer une vraie communauté. Après, il y a des communautés qui se développent autour de romans courts, d'un seul roman, un seul one-shot, mais pour moi, c'est plus rare, notamment parce que lorsqu'on écrit une saga, en l'occurrence, on va sortir le tome 1 en 2026, en décembre 2026, je dis au hasard, et le tome 2, il va sortir en septembre 2027, et le tome 3, il va sortir en juin 2028. Et donc, les personnes qui vont suivre notre saga sur 2, 3, 4, 5 ans, ils vont... il va y avoir une communauté qui se développe autour de cette saga qui va permettre à cette saga de grandir. Parce que même si forcément entre le tome 1 et le tome 2, il y a beaucoup de lecteurs qui ne vont pas acheter la suite, parce qu'ils vont arrêter d'acheter parce qu'ils n'ont tout simplement pas aimé, le fait que chaque tome sorte tous les 6 mois, tous les 1 an, permet de développer une communauté et donc... de faire en sorte que le livre puisse devenir un vrai phénomène. Et moi, c'est quelque chose que je trouve génial, et c'est quelque chose que j'ai toujours voulu avoir en tant qu'auteur. J'ai toujours voulu, un jour, qu'il y ait un site internet avec marqué « Aux mortels, fandom, fanfiction » . Et je trouve que c'est absolument génial, et c'est l'un de mes goals en tant qu'auteur. Parce qu'à partir du moment où je verrai un site internet de fans pour mon livre, je considérerai que j'aurai accompli ce que je voulais faire. Qu'il y aurait ce sentiment, pour moi, d'accomplissement, je me dirais j'ai une part terminer ma saga, j'ai d'une autre part proposer quelque chose, une histoire qui soit bonne, qui soit aboutie, qui soit intéressante, et d'une troisième part, j'ai réussi à faire en sorte que des personnes deviennent fans de mon histoire, et ça pour moi c'est le plus important. Et c'est sur ce mot de la fin que je vais terminer la partie 2 du jour. J'espère que cette partie vous a plu, si c'est le cas, n'hésitez pas à mettre un commentaire, n'hésitez pas également à vous abonner au podcast pour être au courant dès qu'une nouvelle vidéo sort. La partie 3 de cet épisode, de ce sujet sort dès demain à 7h30. On se retrouve donc demain à 7h30. Je vous souhaite profiter bien de votre journée, kiffez votre vie, essayez d'écrire un peu et de vous reposer. A demain !