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La photographe mexicaine Mónica Alcázar-Duarte présente son dernier travail "Xuna’an Kaab - Grandma as a beekeeper", un récit photographique qui interroge l'identité de l'artiste et la notion de métissage dans un contexte contemporain de gestion écologique et de connaissances autochtones. Lauréate de l'édition 2023 du Prix pour la Photographie, l'artiste photographe mexicaine Mónica Alcázar-Duarte revient sur le processus de recherche et de création de son travail photographique "Grandma as a beekeeper". Composé de trois chapitres principaux, chacun dédié à un lieu différent - Santa Fe, à Mexico ; Lanzarote, en Espagne, d’où son grand-père est originaire ; et les collections d'objets mexicains du musée - la série "Grandma as a beekeeper" se veut l'illustration d'un arbre généalogique déraciné. L'artiste y écrit la mythologie de sa propre identité, et interroge son "mestizaje" à travers ces trois lieux significatifs, tout en explorant les sujets contemporains qui lui sont chers tels que la gestion écologique et les connaissances autochtones. https://www.quaibranly.fr/fr/collections/toutes-les-collections/la-photographie-au-musee/le-prix-pour-la-photographie/monica-alcazar-duarte Depuis sa première édition en 2008 le Prix pour la Photographie du musée du quai Branly – Jacques Chirac apporte son soutien à la création photographique contemporaine extra-européenne en finançant chaque année les créations de trois lauréats. Un engagement qui a permis de révéler de nombreux talents et de rendre les collections publiques françaises plus ouvertes sur le monde entier et sa création actuelle. Plus d'informations sur la photographe. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
56min | Published on June 19, 2024


Rencontre le jeudi 13 juin 2024 au salon de lecture J. Kerchache avec l'artiste Raphaël Barontini animée par Sarah Ligner. Raphaël Barontini est né en 1984 à Saint-Denis et vit et travaille à Paris. Il trouve son inspiration dans l'hommage rendu aux figures des mouvements historiques de libération. Mêlant collages de photographies, de sérigraphies, de peintures et d'impressions numériques, il déploie une peinture en mouvement qui pose un nouveau regard sur l'histoire tout en questionnant le statut même de la peinture dans le musée et l'espace public. Drapeaux, bannières, tapisseries et capes de cérémonie se superposent pour créer de grandes scénographies immersives et lumineuses qui interrogent la représentation du pouvoir, son cérémonial et son inversion carnavalesque. Pour Raphaël Barontini, la remise en question des canons de l'histoire autour des cultures et des territoires qui ont connu l'esclavage ou la colonisation reste une priorité. Son travail établit une « contre-histoire » à travers la représentation de héros, réels ou imaginaires. Son travail a été exposé dans des institutions du monde entier, notamment au SCAD Museum of Art (Savannah, États-Unis), au MAC VAL (Vitry-sur-Seine, France), au MO.CO (http://MO.CO) (Montpellier, France), au Museum of African Diaspora (San Francisco, États-Unis), au New Art Exchange Museum (Nottingham, Royaume-Uni) et au Museum of Arts and Design (New York, États-Unis). Il a également participé aux biennales internationales de Bamako (Mali), Casablanca (Maroc), Lima (Pérou) et Thessalonique (Grèce). En 2020, il a été choisi par LVMH Métiers d'Art pour effectuer une résidence à Singapour. Le Centre des monuments nationaux l' invité pour une exposition carte blanche au Panthéon du 19 octobre 2023 au 11 février 2024 "We could be heroes", dans le cadre de son programme « un artiste, un monument ». Il est actuellement en résidence à la Villa Albertine (Nouvelle-Orléans). Sarah Ligner est conservatrice du patrimoine, commissaire d'exposition et responsable de la collection Mondialisation Historique et Contemporaine au musée du quai Branly - Jacques Chirac Le site web de Raphaël Barontini : https://www.raphaelbarontini.art/ 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h22 | Published on June 13, 2024


Rencontre le 4 juin 2024 au salon de lecture JK avec Gilles Havard, historien et directeur de recherche au CNRS, autour de son livre paru aux éditions Tallandier / Flammarion. Rencontre modérée par Jonas Musco. "Chateaubriand l’avait bien souligné : les Natchez sont liés à l’histoire de l’Amérique française. Aux yeux des colons du Mississippi, leur société, avec son chef suprême, ses temples et sa hiérarchie sociale, offrait tous les gages de la sophistication. Mais, surtout, un événement spectaculaire de leur histoire va marquer au fer rouge l’histoire de la Louisiane. Le 28 novembre 1729, en effet, les Natchez massacrent les colons installés depuis une quinzaine d’années dans leur voisinage. Ce coup d’éclat sanglant fera l’objet de représailles féroces de la part des Français, qui conduiront le peuple natchez au bord de la disparition. Près de trois siècles après les faits, l’auteur mobilise toutes les sources disponibles, tant écrites qu’orales, pour interroger la violence en contexte colonial et tenter de résoudre l’énigme de cet événement. Ce faisant, il restitue aux Natchez leur épaisseur culturelle et cherche à rendre leur dignité en tant que nation. Mais qu’est-ce qui constitue une nation ? Une langue ? Un sang ? Une mémoire ? Des rites partagés ? C’est cette question que pose Gilles Havard, dans une enquête historique et ethnographique qui redonne vie et destin à un peuple amérindien oublié." Gilles Havard est historien, directeur de recherche au CNRS. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont L’Amérique fantôme. Les aventuriers francophones du Nouveau Monde (2019) et Histoire des coureurs de bois (2016), Grand prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois... 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h10 | Published on June 4, 2024


Rencontre le jeudi 30 mai 2024 avec Loïc Wacquant, professeur de sociologie à l’université de Californie à Berkeley & chercheur associé au CESSP (Paris) autour de son livre "Voyage au pays des boxeurs" (Dominique Carré / La Découverte). Rencontre présentée par Paul-Emmanuel Bernard, directeur de la bibliothèque de recherche du musée du quai Branly - Jacques Chirac. Comment un jeune sociologue français parti étudier le ghetto noir de Chicago s’inscrit dans une salle de boxe et s’embarque à apprendre le métier de la frappe pendant trois ans. Trente ans plus tard, il ouvre ses archives. Photos, croquis et textes à l’appui, il nous emmène sur la planète des pugilistes aux côtés de ses frères de ring pour mieux comprendre, de l’intérieur, ce qui les attache à cet art du corps à nul autre pareil puisqu’il leur permet, envers et contre tout, de forger un soi glorieux. Comme le dit le vénérable coach DeeDee : « Je donne crédit comme homme à quiconque monte sur le ring et combat. Qu’il perde ou qu’il gagne ». 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h32 | Published on May 30, 2024


Rencontre autour de la biographie de René Girard publiée chez Grasset avec l’essayiste Benoit Chantre, l’anthropologue Frédéric Keck et l’historien de l’art Rémi Labrusse le mardi 28 mai à 17h au salon de lecture J. Kerchache. L'oeuvre de René Girard a été un lieu de croisement entre théorie littéraire, anthropologie et préhistoire. Construite entre la France et les Etats-Unis à travers une lecture des textes classiques, elle a suscité de l’enthousiasme mais aussi des critiques dans le monde entier à partir d’une intuition radicale : la rivalité mimétique est à l’origine du fonctionnement sacrificiel des sociétés. La monumentale biographie de cet auteur est l’occasion d’évaluer son héritage. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h33 | Published on May 28, 2024


Rencontre au salon de lecture J. Kerchache le 23 mai 2024 avec M’hamed Oualdi autour de son livre publié aux éditions Amsterdam animée par Baptiste Roger-Lacan. "L’esclavage dans les mondes musulmans suscite de nombreux fantasmes et de multiples instrumentalisations. Cet ouvrage propose une mise au point rigoureuse et informée sur ce sujet, afin de couper court aux polémiques qui l’entourent. Au cours de la dernière décennie, la présence de certaines formes d’« esclavage moderne » en Libye ou au Qatar a été fortement médiatisée, donnant matière à une série de controverses sur la traite d’esclaves au sein des mondes musulmans. Cet ouvrage de M’hamed Oualdi s’attache à ébranler les représentations erronées qui entourent ce phénomène historique. L’historien réfute le lieu commun qui voudrait que l’esclavage soit tabou au sein des sociétés musulmanes contemporaines. Il souligne la diversité des traites qui prennent place depuis la période médiévale au sein des mondes musulmans, loin de la vision homogénéisante d’un esclavage « islamique » unifié. M’hamed Oualdi remet ainsi en cause les historiographies cherchant à comparer cette forme d’esclavage à la traite atlantique dans le but de relativiser la gravité historique de cette dernière. Pour ce faire, il décrit la pluralité des fonctions exercées par les esclaves au sein des mondes musulmans. En se concentrant ensuite sur la période moderne, M’hamed Oualdi analyse les processus d’affranchissement de ces esclaves. Il rend ainsi saillant le caractère ambivalent des politiques abolitionnistes alors mises en œuvre par les puissances européennes. En parallèle, il présente les pensées abolitionnistes musulmanes qui se sont développées dans l’ensemble de ces régions. Enfin, l’historien interroge la présence de l’esclavage dans les sociétés musulmanes." Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h24 | Published on May 24, 2024


Rencontre le 23 mai 2024 au salon de lecture J. Kerchache avec Nicolas Martin-Breteau autour de son livre paru aux éditions de l’EHESS. Rencontre modérée par Paul-Emmanuel Bernard, responsable de la bibliothèque de recherche du musée du quai Branly - Jacques Chirac. "À la fin du XIXe siècle, la violence raciste dirigée contre la communauté africaine-américaine a détruit les avancées historiques obtenues grâce à l’abolition de l’esclavage une génération plus tôt. Parce que le corps est la cible première de l’oppression raciale, les Noirs américains ont alors fait du sport l’un des supports de leurs luttes pour la dignité, l’égalité et la justice. L’éducation physique est ainsi devenue une éducation politique cherchant à renforcer la fierté raciale à l’intérieur de la communauté et à détromper les préjugés raciaux à l’extérieur. En ce sens, les pratiques sportives, aussi bien professionnelles qu’amateurs, ont constitué l’une des fondations du long mouvement pour les droits civiques. À l’aide d’un vaste travail dans les archives, Nicolas Martin-Breteau montre comment la ville de Washington a été le berceau méconnu de ce programme d’élévation et d’émancipation individuelles et collectives qui continue d’influencer les mobilisations noires aux États-Unis. En étudiant les rapports entre activités sportives et politiques en situation dominée, Corps politiques renouvelle l’histoire des corps minoritaires et de leur puissance d’action." Nicolas Martin-Breteau est historien des États-Unis à l’université de Lille et membre du Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS). Ses recherches portent sur l’histoire africaine-américaine contemporaine, ainsi que sur l’histoire du racisme et de l’antiracisme. Il a notamment publié une traduction de l’ouvrage de W. E. B. Du Bois, Les Noirs de Philadelphie (2019) et Corps politiques. Le sport dans les luttes des Noirs américains pour l’égalité depuis la fin du XIXe siècle (2020). Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h46 | Published on May 23, 2024


Rencontre avec Marie Durand, Monika Stern, Éric Wittersheim autour de leur ouvrage publié aux Presses de l’Inalco le 16 mai 2024 au salon de lecture J. Kerchache. Renontre présentée par Stéphanie Leclerc-Caffarel, responsable de collection Océanie au musée du quai Branly - Jacques Chirac. "Une approche pluridisciplinaire des recherches actuelles sur l’histoire, la sociologie et l’anthropologie du Vanuatu par les spécialistes de cet État insulaire du Pacifique. Forts de leur longue expérience de terrain au Vanuatu, les auteurs livrent un ouvrage bilingue dont les différents chapitres en anglais ou en français permettent d’apporter un regard neuf sur les transformations sociales en cours. Les anthropologues réunis ici travaillent sur l’autorité et le pouvoir, la sorcellerie, la santé, l’humanitaire, les langues, le logement, l’environnement, la jeunesse urbaine ou encore la musique. Leurs contributions soulignent les singularités du Vanuatu quant à son rapport à la recherche, à la décolonisation, à la globalisation économique et aux questions écologiques. État indépendant depuis 1980, le Vanuatu apparaît ainsi, au fil de quatorze chapitres, dans toute sa modernité et ses spécificités culturelles. Tout en présentant des recherches ethnographiques localisées, c’est avant tout de la dimension interconnectée de cet archipel mélanésien que ce livre se veut l’écho." Rencontre précédée de la projection du court-métrage Man Vila de Cecile Kielar et Eric Wittersheim (17 min) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h09 | Published on May 16, 2024


Rencontre avec Arthur et Stéphane Laurent autour du livre "Le Chamane et le médecin" (Odile Jacob) le mardi 7 mai 2024 à la bibliothèque de recherche du musée du quai Branly - Jacques Chirac. A propos du livre : "Comment guérir ? Quelle médecine utiliser pour quels types de soins ? Un apprenti chamane et un médecin pharmacologue, un fils et son père, décident de confronter leurs expériences et leurs savoirs pour répondre aux questions qui les taraudent. Issu de ces échanges féconds et souvent passionnés, ce livre en forme de dialogue analyse les états modifiés de conscience que suscite l’ayahuasca, ce breuvage utilisé par les chamanes Shipibo pour ses propriétés curatives. Il s’intéresse aussi aux chants entonnés par les chamanes comme vecteurs de guérison de leurs patients, à l’importance des diètes de plantes, des rêves et des flux d’énergie. Sans minorer les dangers qui peuvent être associés à l’ayahuasca (interdit en France), les auteurs en examinent les propriétés et en discutent les indications potentielles – dépressions résistantes, stress post-traumatique, douleurs chroniques et addictions. Déplaçant les frontières de la rationalité, très étayé scientifiquement, ce livre devrait rendre plus tolérants les tenants exclusifs de la médecine conventionnelle et plus circonspects les enthousiastes parfois naïfs des médecines alternatives." Arthur Laurent, docteur en sciences sociales, se forme depuis quinze ans à la médecine chamanique. Il vit au Pérou, où il a fondé une entreprise sociale engagée dans la lutte contre le changement climatique auprès des populations autochtones d’Amérique latine. Stéphane Laurent est médecin cardiologue, professeur émérite de pharmacologie à l’université Paris-Cité. Il a dirigé le service de pharmacologie de l’Hôpital européen Georges-Pompidou, ainsi qu’un groupe de recherche Inserm en pharmacologie vasculaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h32 | Published on May 7, 2024


Comment coexister avec le vivant dans des environnements écologiques toujours plus dégradés ? Comment construire des conditions de vie atténuant les inégalités entre les vies humaines et favorisant une meilleure qualité de vie ? Comment faire un usage responsable des biotechnologies ? Comment faire cohabiter la diversité des rapports au monde développés par les sociétés humaines, en prenant en compte leurs attachements à des milieux de vie variés ? Ces quatre questions, étroitement liées, s’articulent à une interrogation centrale pour notre époque : comment vivre sur la planète Terre ? À l’interface entre le vital et le social, ces enjeux ne concernent pas seulement les sciences comme l’écologie et la biologie. Ils sont au cœur de la réflexion dans un domaine en pleine effervescence : l’anthropologie de la vie. Partout dans le monde, les humains perçoivent la vie comme un pouvoir qui exerce son emprise sur les êtres vivants, produisant des effets – croissance, reproduction, vieillissement, mort – sur les corps. Dans une perspective comparatiste, ce livre met en lumière la manière dont les enquêtes ethnographiques aident à mieux comprendre comment les sociétés s’organisent autour d’un tel pouvoir et de la fragilité des vies humaines qui en dépend. Sur le site de l'éditeur : www.puf.com/ce-que-les-humains-font-avec-la-vie (https://www.puf.com/ce-que-les-humains-font-avec-la-vie) 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h35 | Published on January 28, 2024
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La photographe mexicaine Mónica Alcázar-Duarte présente son dernier travail "Xuna’an Kaab - Grandma as a beekeeper", un récit photographique qui interroge l'identité de l'artiste et la notion de métissage dans un contexte contemporain de gestion écologique et de connaissances autochtones. Lauréate de l'édition 2023 du Prix pour la Photographie, l'artiste photographe mexicaine Mónica Alcázar-Duarte revient sur le processus de recherche et de création de son travail photographique "Grandma as a beekeeper". Composé de trois chapitres principaux, chacun dédié à un lieu différent - Santa Fe, à Mexico ; Lanzarote, en Espagne, d’où son grand-père est originaire ; et les collections d'objets mexicains du musée - la série "Grandma as a beekeeper" se veut l'illustration d'un arbre généalogique déraciné. L'artiste y écrit la mythologie de sa propre identité, et interroge son "mestizaje" à travers ces trois lieux significatifs, tout en explorant les sujets contemporains qui lui sont chers tels que la gestion écologique et les connaissances autochtones. https://www.quaibranly.fr/fr/collections/toutes-les-collections/la-photographie-au-musee/le-prix-pour-la-photographie/monica-alcazar-duarte Depuis sa première édition en 2008 le Prix pour la Photographie du musée du quai Branly – Jacques Chirac apporte son soutien à la création photographique contemporaine extra-européenne en finançant chaque année les créations de trois lauréats. Un engagement qui a permis de révéler de nombreux talents et de rendre les collections publiques françaises plus ouvertes sur le monde entier et sa création actuelle. Plus d'informations sur la photographe. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
56min | Published on June 19, 2024


Rencontre le jeudi 13 juin 2024 au salon de lecture J. Kerchache avec l'artiste Raphaël Barontini animée par Sarah Ligner. Raphaël Barontini est né en 1984 à Saint-Denis et vit et travaille à Paris. Il trouve son inspiration dans l'hommage rendu aux figures des mouvements historiques de libération. Mêlant collages de photographies, de sérigraphies, de peintures et d'impressions numériques, il déploie une peinture en mouvement qui pose un nouveau regard sur l'histoire tout en questionnant le statut même de la peinture dans le musée et l'espace public. Drapeaux, bannières, tapisseries et capes de cérémonie se superposent pour créer de grandes scénographies immersives et lumineuses qui interrogent la représentation du pouvoir, son cérémonial et son inversion carnavalesque. Pour Raphaël Barontini, la remise en question des canons de l'histoire autour des cultures et des territoires qui ont connu l'esclavage ou la colonisation reste une priorité. Son travail établit une « contre-histoire » à travers la représentation de héros, réels ou imaginaires. Son travail a été exposé dans des institutions du monde entier, notamment au SCAD Museum of Art (Savannah, États-Unis), au MAC VAL (Vitry-sur-Seine, France), au MO.CO (http://MO.CO) (Montpellier, France), au Museum of African Diaspora (San Francisco, États-Unis), au New Art Exchange Museum (Nottingham, Royaume-Uni) et au Museum of Arts and Design (New York, États-Unis). Il a également participé aux biennales internationales de Bamako (Mali), Casablanca (Maroc), Lima (Pérou) et Thessalonique (Grèce). En 2020, il a été choisi par LVMH Métiers d'Art pour effectuer une résidence à Singapour. Le Centre des monuments nationaux l' invité pour une exposition carte blanche au Panthéon du 19 octobre 2023 au 11 février 2024 "We could be heroes", dans le cadre de son programme « un artiste, un monument ». Il est actuellement en résidence à la Villa Albertine (Nouvelle-Orléans). Sarah Ligner est conservatrice du patrimoine, commissaire d'exposition et responsable de la collection Mondialisation Historique et Contemporaine au musée du quai Branly - Jacques Chirac Le site web de Raphaël Barontini : https://www.raphaelbarontini.art/ 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h22 | Published on June 13, 2024


Rencontre le 4 juin 2024 au salon de lecture JK avec Gilles Havard, historien et directeur de recherche au CNRS, autour de son livre paru aux éditions Tallandier / Flammarion. Rencontre modérée par Jonas Musco. "Chateaubriand l’avait bien souligné : les Natchez sont liés à l’histoire de l’Amérique française. Aux yeux des colons du Mississippi, leur société, avec son chef suprême, ses temples et sa hiérarchie sociale, offrait tous les gages de la sophistication. Mais, surtout, un événement spectaculaire de leur histoire va marquer au fer rouge l’histoire de la Louisiane. Le 28 novembre 1729, en effet, les Natchez massacrent les colons installés depuis une quinzaine d’années dans leur voisinage. Ce coup d’éclat sanglant fera l’objet de représailles féroces de la part des Français, qui conduiront le peuple natchez au bord de la disparition. Près de trois siècles après les faits, l’auteur mobilise toutes les sources disponibles, tant écrites qu’orales, pour interroger la violence en contexte colonial et tenter de résoudre l’énigme de cet événement. Ce faisant, il restitue aux Natchez leur épaisseur culturelle et cherche à rendre leur dignité en tant que nation. Mais qu’est-ce qui constitue une nation ? Une langue ? Un sang ? Une mémoire ? Des rites partagés ? C’est cette question que pose Gilles Havard, dans une enquête historique et ethnographique qui redonne vie et destin à un peuple amérindien oublié." Gilles Havard est historien, directeur de recherche au CNRS. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont L’Amérique fantôme. Les aventuriers francophones du Nouveau Monde (2019) et Histoire des coureurs de bois (2016), Grand prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois... 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h10 | Published on June 4, 2024


Rencontre le jeudi 30 mai 2024 avec Loïc Wacquant, professeur de sociologie à l’université de Californie à Berkeley & chercheur associé au CESSP (Paris) autour de son livre "Voyage au pays des boxeurs" (Dominique Carré / La Découverte). Rencontre présentée par Paul-Emmanuel Bernard, directeur de la bibliothèque de recherche du musée du quai Branly - Jacques Chirac. Comment un jeune sociologue français parti étudier le ghetto noir de Chicago s’inscrit dans une salle de boxe et s’embarque à apprendre le métier de la frappe pendant trois ans. Trente ans plus tard, il ouvre ses archives. Photos, croquis et textes à l’appui, il nous emmène sur la planète des pugilistes aux côtés de ses frères de ring pour mieux comprendre, de l’intérieur, ce qui les attache à cet art du corps à nul autre pareil puisqu’il leur permet, envers et contre tout, de forger un soi glorieux. Comme le dit le vénérable coach DeeDee : « Je donne crédit comme homme à quiconque monte sur le ring et combat. Qu’il perde ou qu’il gagne ». 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h32 | Published on May 30, 2024


Rencontre autour de la biographie de René Girard publiée chez Grasset avec l’essayiste Benoit Chantre, l’anthropologue Frédéric Keck et l’historien de l’art Rémi Labrusse le mardi 28 mai à 17h au salon de lecture J. Kerchache. L'oeuvre de René Girard a été un lieu de croisement entre théorie littéraire, anthropologie et préhistoire. Construite entre la France et les Etats-Unis à travers une lecture des textes classiques, elle a suscité de l’enthousiasme mais aussi des critiques dans le monde entier à partir d’une intuition radicale : la rivalité mimétique est à l’origine du fonctionnement sacrificiel des sociétés. La monumentale biographie de cet auteur est l’occasion d’évaluer son héritage. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h33 | Published on May 28, 2024


Rencontre au salon de lecture J. Kerchache le 23 mai 2024 avec M’hamed Oualdi autour de son livre publié aux éditions Amsterdam animée par Baptiste Roger-Lacan. "L’esclavage dans les mondes musulmans suscite de nombreux fantasmes et de multiples instrumentalisations. Cet ouvrage propose une mise au point rigoureuse et informée sur ce sujet, afin de couper court aux polémiques qui l’entourent. Au cours de la dernière décennie, la présence de certaines formes d’« esclavage moderne » en Libye ou au Qatar a été fortement médiatisée, donnant matière à une série de controverses sur la traite d’esclaves au sein des mondes musulmans. Cet ouvrage de M’hamed Oualdi s’attache à ébranler les représentations erronées qui entourent ce phénomène historique. L’historien réfute le lieu commun qui voudrait que l’esclavage soit tabou au sein des sociétés musulmanes contemporaines. Il souligne la diversité des traites qui prennent place depuis la période médiévale au sein des mondes musulmans, loin de la vision homogénéisante d’un esclavage « islamique » unifié. M’hamed Oualdi remet ainsi en cause les historiographies cherchant à comparer cette forme d’esclavage à la traite atlantique dans le but de relativiser la gravité historique de cette dernière. Pour ce faire, il décrit la pluralité des fonctions exercées par les esclaves au sein des mondes musulmans. En se concentrant ensuite sur la période moderne, M’hamed Oualdi analyse les processus d’affranchissement de ces esclaves. Il rend ainsi saillant le caractère ambivalent des politiques abolitionnistes alors mises en œuvre par les puissances européennes. En parallèle, il présente les pensées abolitionnistes musulmanes qui se sont développées dans l’ensemble de ces régions. Enfin, l’historien interroge la présence de l’esclavage dans les sociétés musulmanes." Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h24 | Published on May 24, 2024


Rencontre le 23 mai 2024 au salon de lecture J. Kerchache avec Nicolas Martin-Breteau autour de son livre paru aux éditions de l’EHESS. Rencontre modérée par Paul-Emmanuel Bernard, responsable de la bibliothèque de recherche du musée du quai Branly - Jacques Chirac. "À la fin du XIXe siècle, la violence raciste dirigée contre la communauté africaine-américaine a détruit les avancées historiques obtenues grâce à l’abolition de l’esclavage une génération plus tôt. Parce que le corps est la cible première de l’oppression raciale, les Noirs américains ont alors fait du sport l’un des supports de leurs luttes pour la dignité, l’égalité et la justice. L’éducation physique est ainsi devenue une éducation politique cherchant à renforcer la fierté raciale à l’intérieur de la communauté et à détromper les préjugés raciaux à l’extérieur. En ce sens, les pratiques sportives, aussi bien professionnelles qu’amateurs, ont constitué l’une des fondations du long mouvement pour les droits civiques. À l’aide d’un vaste travail dans les archives, Nicolas Martin-Breteau montre comment la ville de Washington a été le berceau méconnu de ce programme d’élévation et d’émancipation individuelles et collectives qui continue d’influencer les mobilisations noires aux États-Unis. En étudiant les rapports entre activités sportives et politiques en situation dominée, Corps politiques renouvelle l’histoire des corps minoritaires et de leur puissance d’action." Nicolas Martin-Breteau est historien des États-Unis à l’université de Lille et membre du Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (CERAPS). Ses recherches portent sur l’histoire africaine-américaine contemporaine, ainsi que sur l’histoire du racisme et de l’antiracisme. Il a notamment publié une traduction de l’ouvrage de W. E. B. Du Bois, Les Noirs de Philadelphie (2019) et Corps politiques. Le sport dans les luttes des Noirs américains pour l’égalité depuis la fin du XIXe siècle (2020). Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h46 | Published on May 23, 2024


Rencontre avec Marie Durand, Monika Stern, Éric Wittersheim autour de leur ouvrage publié aux Presses de l’Inalco le 16 mai 2024 au salon de lecture J. Kerchache. Renontre présentée par Stéphanie Leclerc-Caffarel, responsable de collection Océanie au musée du quai Branly - Jacques Chirac. "Une approche pluridisciplinaire des recherches actuelles sur l’histoire, la sociologie et l’anthropologie du Vanuatu par les spécialistes de cet État insulaire du Pacifique. Forts de leur longue expérience de terrain au Vanuatu, les auteurs livrent un ouvrage bilingue dont les différents chapitres en anglais ou en français permettent d’apporter un regard neuf sur les transformations sociales en cours. Les anthropologues réunis ici travaillent sur l’autorité et le pouvoir, la sorcellerie, la santé, l’humanitaire, les langues, le logement, l’environnement, la jeunesse urbaine ou encore la musique. Leurs contributions soulignent les singularités du Vanuatu quant à son rapport à la recherche, à la décolonisation, à la globalisation économique et aux questions écologiques. État indépendant depuis 1980, le Vanuatu apparaît ainsi, au fil de quatorze chapitres, dans toute sa modernité et ses spécificités culturelles. Tout en présentant des recherches ethnographiques localisées, c’est avant tout de la dimension interconnectée de cet archipel mélanésien que ce livre se veut l’écho." Rencontre précédée de la projection du court-métrage Man Vila de Cecile Kielar et Eric Wittersheim (17 min) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h09 | Published on May 16, 2024


Rencontre avec Arthur et Stéphane Laurent autour du livre "Le Chamane et le médecin" (Odile Jacob) le mardi 7 mai 2024 à la bibliothèque de recherche du musée du quai Branly - Jacques Chirac. A propos du livre : "Comment guérir ? Quelle médecine utiliser pour quels types de soins ? Un apprenti chamane et un médecin pharmacologue, un fils et son père, décident de confronter leurs expériences et leurs savoirs pour répondre aux questions qui les taraudent. Issu de ces échanges féconds et souvent passionnés, ce livre en forme de dialogue analyse les états modifiés de conscience que suscite l’ayahuasca, ce breuvage utilisé par les chamanes Shipibo pour ses propriétés curatives. Il s’intéresse aussi aux chants entonnés par les chamanes comme vecteurs de guérison de leurs patients, à l’importance des diètes de plantes, des rêves et des flux d’énergie. Sans minorer les dangers qui peuvent être associés à l’ayahuasca (interdit en France), les auteurs en examinent les propriétés et en discutent les indications potentielles – dépressions résistantes, stress post-traumatique, douleurs chroniques et addictions. Déplaçant les frontières de la rationalité, très étayé scientifiquement, ce livre devrait rendre plus tolérants les tenants exclusifs de la médecine conventionnelle et plus circonspects les enthousiastes parfois naïfs des médecines alternatives." Arthur Laurent, docteur en sciences sociales, se forme depuis quinze ans à la médecine chamanique. Il vit au Pérou, où il a fondé une entreprise sociale engagée dans la lutte contre le changement climatique auprès des populations autochtones d’Amérique latine. Stéphane Laurent est médecin cardiologue, professeur émérite de pharmacologie à l’université Paris-Cité. Il a dirigé le service de pharmacologie de l’Hôpital européen Georges-Pompidou, ainsi qu’un groupe de recherche Inserm en pharmacologie vasculaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h32 | Published on May 7, 2024


Comment coexister avec le vivant dans des environnements écologiques toujours plus dégradés ? Comment construire des conditions de vie atténuant les inégalités entre les vies humaines et favorisant une meilleure qualité de vie ? Comment faire un usage responsable des biotechnologies ? Comment faire cohabiter la diversité des rapports au monde développés par les sociétés humaines, en prenant en compte leurs attachements à des milieux de vie variés ? Ces quatre questions, étroitement liées, s’articulent à une interrogation centrale pour notre époque : comment vivre sur la planète Terre ? À l’interface entre le vital et le social, ces enjeux ne concernent pas seulement les sciences comme l’écologie et la biologie. Ils sont au cœur de la réflexion dans un domaine en pleine effervescence : l’anthropologie de la vie. Partout dans le monde, les humains perçoivent la vie comme un pouvoir qui exerce son emprise sur les êtres vivants, produisant des effets – croissance, reproduction, vieillissement, mort – sur les corps. Dans une perspective comparatiste, ce livre met en lumière la manière dont les enquêtes ethnographiques aident à mieux comprendre comment les sociétés s’organisent autour d’un tel pouvoir et de la fragilité des vies humaines qui en dépend. Sur le site de l'éditeur : www.puf.com/ce-que-les-humains-font-avec-la-vie (https://www.puf.com/ce-que-les-humains-font-avec-la-vie) 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h35 | Published on January 28, 2024