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Rencontre le mercredi 8 octobre 2025 au salon de lecture avec le photographe Emilio Azevedo animée par Annabelle Lacour, responsable de collection Photographies au musée, dans le cadre de l'accrochage " Rondônia (comment je suis tombé amoureux d'une ligne)" (du 7 octobre au 25 janvier 2025 en Boite Arts Graphique) L’artiste belgo-brésilien Emilio Azevedo s’est intéressé dans ce projet aux missions militaires et ethnographiques entreprises par l’État brésilien entre les années 1890 et 1930 qui visaient à intégrer les régions amazoniennes à l’espace national. Lauréat du Prix pour la photographie du musée du quai Branly – Jacques Chirac en 2020, il explore les traces de ces missions dans les archives et dans le paysage contemporain, et pose un regard sur les conséquences écologiques et sociales de cette marche effrénée vers la modernité. Dirigées par le maréchal Cândido Rondon, ces expéditions avaient pour objectifs l’établissement d’une ligne télégraphique à travers le territoire amazonien, la reconnaissance et le contrôle de ces zones pour en faciliter l’exploitation des ressources naturelles et la délimitation des frontières du pays. Au cours de son enquête, l’artiste s’est plongé dans les archives photographiques produites par la mission Rondon conservées au musée du quai Branly et au Museu Histórico do Exército à Rio de Janeiro avant de se rendre dans l’Etat de Rondônia en Amazonie occidentale pour parcourir la route Transamazonienne BR 364 qui emprunte le tracé de la ligne du télégraphe. La ligne devient progressivement le fil conducteur du projet, cristallisant un mode d’organisation de l’environnement naturel fondée sur la projection géométrique et la segmentation des espaces. Interrogeant le statut ambigu des photographies historiques, utilisées pour cartographier et contrôler le territoire, ainsi que légitimer l’entreprise de l’Etat brésilien, Emilio Azevedo rejoue et détourne dans ses propres images certains gestes et codes de la photographie d’exploration tout en scrutant les absences du récit officiel. S’inspirant de la pensée d’Édouard Glissant, l’artiste parle d’une « (po)éthique de l’opacité » pour qualifier sa recherche visuelle qui tend à préserver des zones d’ombre et refuse de figer les êtres et les paysages dans des catégories stables. Commissaire : Annabelle Lacour, responsable de collection Photographies au musée Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h01 | Published on October 8, 2025


Rencontre le mardi 7 octobre 2025 à 17h avec Leandro Varison, commissaire de l'exposition "Amazônia - Créations et futurs autochtones". En donnant à entendre les voix autochtones d’Amazonie, l’exposition propose un regard inédit sur cette région, souvent réduite au cliché d’une nature exotique déconnectée du monde contemporain. Issue d’un commissariat collaboratif, elle met l’accent sur les concepts de créations et de futurs du point de vue de ses habitants. La richesse et la diversité des arts amazoniens sont également révélées à travers un dialogue entre les collections du musée du quai Branly et les œuvres d’artistes autochtones contemporains. Une place importante est accordée au patrimoine immatériel et aux arts éphémères : arts oraux (musique, chants, diversité linguistique, etc.), peintures corporelles, dessins et graphismes, savoirs traditionnels. Leandro Varison est anthropologue, directeur adjoint du département de la recherche et de l'enseignement, musée du quai Branly – Jacques Chirac. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h07 | Published on October 7, 2025


Rencontre avec l'artiste Hoda Afshar et Annabelle Lacour commissaire de l'exposition "Hoda Afshar. Performer l’invisible" le mardi 1er octobre 2025 au salon de lecture du musée du quai Branly - Jacques Chirac. Hoda Afshar. Performer l’invisible, première exposition en France consacrée à l’artiste, déploie deux de ses projets majeurs qui incarnent les grands axes de sa recherche sur l’histoire des regards et dévoilent ses expérimentations plastiques autour de l’image. Speak the wind (2015-2020), est un travail sur les croyances autour des vents dans les îles du détroit d’Ormuz sur la côte sud de l’Iran, et The Fold (2023-2025), est le résultat des explorations visuelles de l’artiste dans les collections photographiques du musée du quai Branly - Jacques Chirac. Photographies, vidéos, installations sonores et miroirs imprimés composent un parcours où les récits de l’invisible prennent forme. Depuis une quinzaine d’années, Hoda Afshar construit une œuvre poétique et engagée qui interroge les rapports de pouvoir inscrits dans la pratique photographique. Née à Téhéran (Iran) en 1983 et aujourd’hui installée à Melbourne (Australie), elle est considérée comme l’une des artistes visuelles les plus novatrices de la scène contemporaine australienne. Ses oeuvres explorent les relations complexes entre le politique et l'esthétique, la connaissance et la représentation, la visibilité et la violence. Elle s'intéresse à la manière dont la création d'images peut renforcer ou remettre en question notre sens commun, ainsi qu'aux mécanismes qui façonnent la perception. Cette rencontre privilégiée avec l’artiste a permis de revenir sur la genèse de l’exposition, en particulier autour de son œuvre The Fold en lien avec les collections du musée, et d’explorer les principaux axes de sa recherche artistique. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h37 | Published on October 1, 2025


Rencontre jeudi 25 septembre 2025 autour du livre de François Robinne "Survie : une anthropographie de la dislocation et de la réparation (Birmanie)" publié aux éditions Mimésis. À partir de récits de Birmans exilés ou restés au pays, François Robinne analyse les effets du coup d’État militaire de 2021. Il explore les notions de guerre intérieure, de respect, d’indésirabilité et de résistance, dans une anthropographie sensible des fractures sociales et des tentatives de réparation. Intervenants Christian Lechervy : Envoyé spécial pour la Birmanie, ancien ambassadeur de France à Rangoun (2018 – 2023), Secrétaire permanent pour le Pacifique (2014 – 2018) et conseiller du président de la République pour les affaires stratégiques et l’Asie – Pacifique (2012 – 2014). Yves Goudineau est directeur d’études de l’École française d’Extrême-Orient (EFEO), qu’il a dirigée jusqu’en 2018. Ses principales enquêtes ethnographiques ont été conduites parmi des populations de minorités austroasiatiques, particulièrement au Laos et en Thaïlande. Il anime depuis 2005 le séminaire « Anthropologie comparée de l’Asie du Sud-Est » à l’EHESS. Michel Naepels est anthropologue, directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EHESS. Il déploie une anthropologie politique de la violence et de la vulnérabilité, à partir de deux terrains d’enquête ethnographique, en Nouvelle-Calédonie et au Katanga (République Démocratique du Congo). Il a obtenu la médaille d’argent du CNRS en 2022. Il a publié Histoires de terre kanakes (Belin, 1998), Ethnographie, pragmatique, histoire (Éditions de la Sorbonne, 2011), Conjurer la guerre (Éditions de l’EHESS, 2013), Dans la détresse (Éditions de l’EHESS, 2019). Tin Tin Htar Myint : Médecin birmane arrivée en France il y a 25 ans, co-fondatrice et présidente de l’association Doh Atu – Ensemble pour le Myanmar, engagée dans l’action humanitaire et la défense des droits humains. Elle œuvre pour soutenir les communautés affectées par la crise en Birmanie. François Robinne est anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS, membre de l’Institut de Recherches Asiatiques (IrASIA Aix-Marseille Université), ancien directeur de l’IRASEC Bangkok de 2012 à 2016, auteur de Birmanie. Par-delà l’ethnicité (Dépaysage 2021) et de Survie. Une anthropographie de la dislocation et de la réparation (Birmanie) (Mimésis 2025). Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2h15 | Published on September 25, 2025


Rencontre mardi 16 septembre 2025 avec Karim Kal, Mathieu Kleyebe Abonnenc, Delphine Zigoni et les deux coordinateurs du numéro 39 de la revue Gradhiva : Frédéric Keck et Lucia Piccioni. Ce numéro explore les recherches artistiques autour des restes humains dans les collections muséales issues de contextes coloniaux. Il interroge les enjeux éthiques, esthétiques et politiques de leur représentation, à travers des contributions d’artistes et de chercheurs. "Les restes humains collectés dans un contexte colonial et conservés dans les collections des musées d’anthropologie, sont aujourd’hui l’objet de discussions sur leur possible restitution. Ces débats sont pris dans une double temporalité, entre l’urgence du processus diplomatique de reconnaissance de la dette coloniale et la lenteur du processus juridique d’établissement de leur provenance et de leur propriété. Dans ce temps suspendu, les artistes se sont intéressés à la question et mènent des recherches qui, sans aboutir à une connaissance objective de la provenance, travaillent sur les failles, les manques, les ambivalences, en interrogeant ce qui peut ou non être montré de ces collections sensibles. Entre le 17e et le 19e siècle, les artistes jouent un rôle de premier plan dans la représentation et la diffusion des restes humains dans les ouvrages scientifiques et dans les musées. Ils produisent des dessins, des daguerréotypes, des photographies, des gravures de crânes mais aussi des moulages corporels. Entre 1841-1842, Louis-Auguste Bisson réalise le premier daguerréotype d’un crâne polynésien pillé dans des tombes lors de l’expédition de Dumont d’Urville dans l’océan Pacifique. Le moulage du corps de Saartjie Baartman de 1815, la « Vénus hottentote », est le premier artefact d’une large collection de moulages corporels reproduits en série et échangés entre les musées d’anthropologie du monde entier. Les artistes, qui au 20è siècle, ont surtout vu le pouvoir transgressif des restes humains, se concentrent aujourd’hui sur l’identité de l’individu derrière les crânes, ou sur une transfiguration poétique de ces ossements par l’image photographique. En partant de ces recherches artistiques dans des collections de musées européens prises dans la dynamique extractiviste du processus de colonisation, ce dossier décrit une nouvelle relation entre art et science dans la mise en valeur de collections situées entre la vie et la mort. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h08 | Published on September 16, 2025


"Effacées, exclues et réduites au silence L’effacement des femmes dans la Bande dessinée" Rencontre avec Maria da Conceição Francisca Pires et Maud Lageiste le 24 juillet 2025 au salon de lecture J.K. Rencontre animée par Cecila Gomes Pires. Maria da Conceição Francisca Pires, a présenté les résultats de la recherche de post-doctorat menée entre 2024 et 2025 à l'Université Fédérale de Bahia (UFBA). Elle a exposé les études généalogiques développées par des chercheuses du Cône Sud, dont l'objectif est de retrouver l'œuvre et le parcours de vie de bédéistes qui ont été effacées, exclues et réduites au silence, tant par la production académique que par le marché éditorial de la bande dessinée. À cette occasion, elle présenté l'œuvre de plusieurs autrices de bande dessinée brésiliennes, du passé et du présent, en soulignant la pertinence de leurs œuvres pour l'élaboration d'une critique socio-politique. Maria da Conceição Francisca Pires, auteure de Cultura E Politica Entre Fradins, Zeferinos, Graunas E Orelanas publié chez Annablume, est professeure à l’Unirio (Universidade Federal do Estado do Rio de Janeiro) et cette recherche bénéficie du soutien du CNPq/Faperj. Avec la participation Maud Lageiste, chargée de collections en langue et littératures d'expression portugaise à la BnF et responsable scientifique du site France-Brésil, pour une présentation des productions et représentations féminines dans la fiction brésilienne à travers les collections de la BnF. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h41 | Published on July 24, 2025


Jeudi 26 juin 2025, rencontre autour du catalogue de l’exposition "Paris Noir - 1950 - 2000 - circulations artistiques et luttes anticoloniales" (au Centre Pompidou jusqu'au 30 juin 2025) avec Eva Barois De Caevel, Sarah Ligner & Sarah Frioux Salgas. à propos du catalogue Avant les mouvements d'indépendance en Afrique, ainsi que le mouvement des droits civiques aux États-Unis, le Paris d'après guerre est devenu une plate-forme de résistance et d'émancipation, où des figures intellectuelles telles que James Baldwin, Léopold Sédar Senghor, Aimé et Suzanne Césaire ou Édouard Glissant ont ouvert la voie aux futurs post et décoloniaux. Réunissant des études africaines, afro-américaines, latino américaines et caribéennes, ce catalogue est une cartographie vivante des recherches en cours, une tentative de cartographier la formidable histoire intellectuelle, artistique et littéraire postcoloniale de Paris. Les contributeurs sont attentifs aux circulations, aux réseaux et aux amitiés, où la ville apparaît comme un lieu de possibilité d'appartenance et de non-appartenance, de rencontres et d'isolement, de visibilité et d'invisibilité. Ils articulent des notions telles que l'humanisme noir, la négritude, les modernismes cosmopolites et transatlantiques, à travers le prisme des études postcoloniales et décoloniales, des théories queer et féministes, ainsi que des politiques identitaires afro-diasporiques. Le catalogue, richement illustré de nombreuses reproductions inédites d'œuvres, met en lumière de nombreux artistes et écrivains dans toutes les disciplines de la peinture à la sculpture, en passant par la musique, le cinéma et la littérature à travers une nouvelle approche trans continentale. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h21 | Published on June 26, 2025


"Aprézan idol mwen sé nèg mawon"*: Henri Guédon & la mémoire de l'esclavage (*Maintenant mon idole c'est le marron (esclave en fuite) - H. Guédon) Rencontre et séance d'écoute le 21 juin 2025 autour d'Henri Guédon (1944-2006), artiste plasticien, musicien et chanteur martiniquais. Henri Guédon (1944-2006) est un artiste plasticien, musicien et chanteur martiniquais. Plusieurs de ses oeuvres (dessins, peintures, sculptures, musiques) font référence à la traite négrière et à l'esclavage colonial à la Martinique mais plus largement dans la Caraïbe. Il est l'un des artistes emblématiques de la thèse de Valérie-Ann Edmond-Mariette intitulée "Le son de la mémoire de l'esclavage. Musique et politique dans les Antilles de1956 à 1998." Dans ce travail de recherche la doctorante croise histoire de la mémoire, histoire sociale et histoire de la musique. Découvrez comment Henri Guédon s'approprie cette histoire qui a pendant si longtemps été invisibilisée et silenciée. Par Valérie-Ann Edmond-Mariette, boursière au musée et à la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h15 | Published on June 21, 2025


Rencontre et séance d'écoute avec l'ethnomusicologue Jean Lambert, accompagnée de sorties d'objets des réserves du musée. Le Congrès de musique arabe (1932) qui avait rassemblé au Caire des musicologues d’Orient et d’Occident, ainsi que de nombreux musiciens arabes, vit s’affronter plusieurs visions de la future musique arabe moderne : d’une part des conservateurs, attachés à la tradition et à la performance vivante ; et d’autre part les réformistes qui souhaitaient utiliser la technologie occidentale pour s’adapter au théâtre, à la radio et au cinéma. Le choix des instruments de musique occidentaux était au coeur de ces discussions (violons, piano, etc...). L’historien franco-libanais Bernard Moussali (1953-1996), qui avait préparé dans sa thèse de doctorat une analyse des débats du Congrès, avait mis cet évènement crucial en perspective avec les sources anciennes de la musique arabe médiévale, la période ottomane, la Renaissance arabe, Nahda, et le mécénat des khédives d’Egypte depuis le XIXe siècle. A cette occasion, de nombreux enregistrements furent effectués sur disques 78 tours : musiques d’Egypte, classique, populaire et religieuse ; Irak, Algérie, Tunisie et Maroc. Après leur publication par la Bibliothèque nationale de France en 2015 (basée sur la documentation de B. Moussali), ces enregistrements d’importance cruciale n’ont pourtant pas livré tous leurs secrets. Certains instruments restent encore peu connus du grand public (par exemple le rabâb du Maghreb, le santour et la vièle jawza d’Irak). Après la disparition de B. Moussali, Jean Lambert a édité son texte inachevé, en le complétant de l’apport des trente dernières années. Il en résulte une proposition d’interprétation des significations du Congrès du Caire en relation avec une identité arabe qui est toujours en construction. La présentation du livre par Jean Lambert sera accompagnée d’une écoute musicale des enregistrements, en relation avec les débats du Congrès. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h12 | Published on June 19, 2025


Rencontre avec Jean-Pierre Dozon et Fabienne Samson, autour du livre "Un grand moment de science impériale - L'Africanisme français des années 1960-1980" (éditions de l'Aube). L’africanisme, science impériale, est examiné au cœur de son époque dans ses composantes et ses nuances dans le livre de Jean-Pierre Dozon, Un grand moment de science impériale. L’africanisme français des années 1960-1980. Dans un dialogue avec Fabienne Samson, l'ouvrage sera discuté sur ses attendus et sa démarche, mais aussi au prisme de l'actualité des études africaines dans le contexte d'un monde globalisé, marqué notamment par les critiques décoloniales Jean-Pierre Dozon est anthropologue, directeur de recherche émérite à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Fabienne Samson est anthropologue, directrice d'études à l'IRD, membre de l'IMAF (Institut des mondes africains). à propos du livre : « Science impériale, dédié pour l’essentiel aux ex-colonies françaises, l’africanisme a contribué à l’essor et à la renommée internationale des sciences sociales françaises durant les années 1960-1980. Jean-Pierre Dozon en examine au plus près les œuvres et les débats qui l’ont alimenté, les innovations méthodologiques et interdisciplinaires qui l’ont singularisé, et la manière dont il a fait fructifier le marxisme et le structuralisme, les deux paradigmes dominants de l’époque, tout en contribuant, après les indépendances africaines, à éclairer le système nommé couramment Françafrique. Les liens de la France avec son ex-empire africain se délitent, et le moment est venu de confronter l’apport de cette science impériale avec le courant décolonial contemporain. Dans cette perspective, l’ouvrage propose aussi un rapide état des lieux des études consacrées aujourd’hui à l’Afrique subsaharienne. » Michel Wieviorka, directeur de collection Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h47 | Published on June 18, 2025
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Rencontre le mercredi 8 octobre 2025 au salon de lecture avec le photographe Emilio Azevedo animée par Annabelle Lacour, responsable de collection Photographies au musée, dans le cadre de l'accrochage " Rondônia (comment je suis tombé amoureux d'une ligne)" (du 7 octobre au 25 janvier 2025 en Boite Arts Graphique) L’artiste belgo-brésilien Emilio Azevedo s’est intéressé dans ce projet aux missions militaires et ethnographiques entreprises par l’État brésilien entre les années 1890 et 1930 qui visaient à intégrer les régions amazoniennes à l’espace national. Lauréat du Prix pour la photographie du musée du quai Branly – Jacques Chirac en 2020, il explore les traces de ces missions dans les archives et dans le paysage contemporain, et pose un regard sur les conséquences écologiques et sociales de cette marche effrénée vers la modernité. Dirigées par le maréchal Cândido Rondon, ces expéditions avaient pour objectifs l’établissement d’une ligne télégraphique à travers le territoire amazonien, la reconnaissance et le contrôle de ces zones pour en faciliter l’exploitation des ressources naturelles et la délimitation des frontières du pays. Au cours de son enquête, l’artiste s’est plongé dans les archives photographiques produites par la mission Rondon conservées au musée du quai Branly et au Museu Histórico do Exército à Rio de Janeiro avant de se rendre dans l’Etat de Rondônia en Amazonie occidentale pour parcourir la route Transamazonienne BR 364 qui emprunte le tracé de la ligne du télégraphe. La ligne devient progressivement le fil conducteur du projet, cristallisant un mode d’organisation de l’environnement naturel fondée sur la projection géométrique et la segmentation des espaces. Interrogeant le statut ambigu des photographies historiques, utilisées pour cartographier et contrôler le territoire, ainsi que légitimer l’entreprise de l’Etat brésilien, Emilio Azevedo rejoue et détourne dans ses propres images certains gestes et codes de la photographie d’exploration tout en scrutant les absences du récit officiel. S’inspirant de la pensée d’Édouard Glissant, l’artiste parle d’une « (po)éthique de l’opacité » pour qualifier sa recherche visuelle qui tend à préserver des zones d’ombre et refuse de figer les êtres et les paysages dans des catégories stables. Commissaire : Annabelle Lacour, responsable de collection Photographies au musée Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h01 | Published on October 8, 2025


Rencontre le mardi 7 octobre 2025 à 17h avec Leandro Varison, commissaire de l'exposition "Amazônia - Créations et futurs autochtones". En donnant à entendre les voix autochtones d’Amazonie, l’exposition propose un regard inédit sur cette région, souvent réduite au cliché d’une nature exotique déconnectée du monde contemporain. Issue d’un commissariat collaboratif, elle met l’accent sur les concepts de créations et de futurs du point de vue de ses habitants. La richesse et la diversité des arts amazoniens sont également révélées à travers un dialogue entre les collections du musée du quai Branly et les œuvres d’artistes autochtones contemporains. Une place importante est accordée au patrimoine immatériel et aux arts éphémères : arts oraux (musique, chants, diversité linguistique, etc.), peintures corporelles, dessins et graphismes, savoirs traditionnels. Leandro Varison est anthropologue, directeur adjoint du département de la recherche et de l'enseignement, musée du quai Branly – Jacques Chirac. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h07 | Published on October 7, 2025


Rencontre avec l'artiste Hoda Afshar et Annabelle Lacour commissaire de l'exposition "Hoda Afshar. Performer l’invisible" le mardi 1er octobre 2025 au salon de lecture du musée du quai Branly - Jacques Chirac. Hoda Afshar. Performer l’invisible, première exposition en France consacrée à l’artiste, déploie deux de ses projets majeurs qui incarnent les grands axes de sa recherche sur l’histoire des regards et dévoilent ses expérimentations plastiques autour de l’image. Speak the wind (2015-2020), est un travail sur les croyances autour des vents dans les îles du détroit d’Ormuz sur la côte sud de l’Iran, et The Fold (2023-2025), est le résultat des explorations visuelles de l’artiste dans les collections photographiques du musée du quai Branly - Jacques Chirac. Photographies, vidéos, installations sonores et miroirs imprimés composent un parcours où les récits de l’invisible prennent forme. Depuis une quinzaine d’années, Hoda Afshar construit une œuvre poétique et engagée qui interroge les rapports de pouvoir inscrits dans la pratique photographique. Née à Téhéran (Iran) en 1983 et aujourd’hui installée à Melbourne (Australie), elle est considérée comme l’une des artistes visuelles les plus novatrices de la scène contemporaine australienne. Ses oeuvres explorent les relations complexes entre le politique et l'esthétique, la connaissance et la représentation, la visibilité et la violence. Elle s'intéresse à la manière dont la création d'images peut renforcer ou remettre en question notre sens commun, ainsi qu'aux mécanismes qui façonnent la perception. Cette rencontre privilégiée avec l’artiste a permis de revenir sur la genèse de l’exposition, en particulier autour de son œuvre The Fold en lien avec les collections du musée, et d’explorer les principaux axes de sa recherche artistique. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h37 | Published on October 1, 2025


Rencontre jeudi 25 septembre 2025 autour du livre de François Robinne "Survie : une anthropographie de la dislocation et de la réparation (Birmanie)" publié aux éditions Mimésis. À partir de récits de Birmans exilés ou restés au pays, François Robinne analyse les effets du coup d’État militaire de 2021. Il explore les notions de guerre intérieure, de respect, d’indésirabilité et de résistance, dans une anthropographie sensible des fractures sociales et des tentatives de réparation. Intervenants Christian Lechervy : Envoyé spécial pour la Birmanie, ancien ambassadeur de France à Rangoun (2018 – 2023), Secrétaire permanent pour le Pacifique (2014 – 2018) et conseiller du président de la République pour les affaires stratégiques et l’Asie – Pacifique (2012 – 2014). Yves Goudineau est directeur d’études de l’École française d’Extrême-Orient (EFEO), qu’il a dirigée jusqu’en 2018. Ses principales enquêtes ethnographiques ont été conduites parmi des populations de minorités austroasiatiques, particulièrement au Laos et en Thaïlande. Il anime depuis 2005 le séminaire « Anthropologie comparée de l’Asie du Sud-Est » à l’EHESS. Michel Naepels est anthropologue, directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EHESS. Il déploie une anthropologie politique de la violence et de la vulnérabilité, à partir de deux terrains d’enquête ethnographique, en Nouvelle-Calédonie et au Katanga (République Démocratique du Congo). Il a obtenu la médaille d’argent du CNRS en 2022. Il a publié Histoires de terre kanakes (Belin, 1998), Ethnographie, pragmatique, histoire (Éditions de la Sorbonne, 2011), Conjurer la guerre (Éditions de l’EHESS, 2013), Dans la détresse (Éditions de l’EHESS, 2019). Tin Tin Htar Myint : Médecin birmane arrivée en France il y a 25 ans, co-fondatrice et présidente de l’association Doh Atu – Ensemble pour le Myanmar, engagée dans l’action humanitaire et la défense des droits humains. Elle œuvre pour soutenir les communautés affectées par la crise en Birmanie. François Robinne est anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS, membre de l’Institut de Recherches Asiatiques (IrASIA Aix-Marseille Université), ancien directeur de l’IRASEC Bangkok de 2012 à 2016, auteur de Birmanie. Par-delà l’ethnicité (Dépaysage 2021) et de Survie. Une anthropographie de la dislocation et de la réparation (Birmanie) (Mimésis 2025). Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2h15 | Published on September 25, 2025


Rencontre mardi 16 septembre 2025 avec Karim Kal, Mathieu Kleyebe Abonnenc, Delphine Zigoni et les deux coordinateurs du numéro 39 de la revue Gradhiva : Frédéric Keck et Lucia Piccioni. Ce numéro explore les recherches artistiques autour des restes humains dans les collections muséales issues de contextes coloniaux. Il interroge les enjeux éthiques, esthétiques et politiques de leur représentation, à travers des contributions d’artistes et de chercheurs. "Les restes humains collectés dans un contexte colonial et conservés dans les collections des musées d’anthropologie, sont aujourd’hui l’objet de discussions sur leur possible restitution. Ces débats sont pris dans une double temporalité, entre l’urgence du processus diplomatique de reconnaissance de la dette coloniale et la lenteur du processus juridique d’établissement de leur provenance et de leur propriété. Dans ce temps suspendu, les artistes se sont intéressés à la question et mènent des recherches qui, sans aboutir à une connaissance objective de la provenance, travaillent sur les failles, les manques, les ambivalences, en interrogeant ce qui peut ou non être montré de ces collections sensibles. Entre le 17e et le 19e siècle, les artistes jouent un rôle de premier plan dans la représentation et la diffusion des restes humains dans les ouvrages scientifiques et dans les musées. Ils produisent des dessins, des daguerréotypes, des photographies, des gravures de crânes mais aussi des moulages corporels. Entre 1841-1842, Louis-Auguste Bisson réalise le premier daguerréotype d’un crâne polynésien pillé dans des tombes lors de l’expédition de Dumont d’Urville dans l’océan Pacifique. Le moulage du corps de Saartjie Baartman de 1815, la « Vénus hottentote », est le premier artefact d’une large collection de moulages corporels reproduits en série et échangés entre les musées d’anthropologie du monde entier. Les artistes, qui au 20è siècle, ont surtout vu le pouvoir transgressif des restes humains, se concentrent aujourd’hui sur l’identité de l’individu derrière les crânes, ou sur une transfiguration poétique de ces ossements par l’image photographique. En partant de ces recherches artistiques dans des collections de musées européens prises dans la dynamique extractiviste du processus de colonisation, ce dossier décrit une nouvelle relation entre art et science dans la mise en valeur de collections situées entre la vie et la mort. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h08 | Published on September 16, 2025


"Effacées, exclues et réduites au silence L’effacement des femmes dans la Bande dessinée" Rencontre avec Maria da Conceição Francisca Pires et Maud Lageiste le 24 juillet 2025 au salon de lecture J.K. Rencontre animée par Cecila Gomes Pires. Maria da Conceição Francisca Pires, a présenté les résultats de la recherche de post-doctorat menée entre 2024 et 2025 à l'Université Fédérale de Bahia (UFBA). Elle a exposé les études généalogiques développées par des chercheuses du Cône Sud, dont l'objectif est de retrouver l'œuvre et le parcours de vie de bédéistes qui ont été effacées, exclues et réduites au silence, tant par la production académique que par le marché éditorial de la bande dessinée. À cette occasion, elle présenté l'œuvre de plusieurs autrices de bande dessinée brésiliennes, du passé et du présent, en soulignant la pertinence de leurs œuvres pour l'élaboration d'une critique socio-politique. Maria da Conceição Francisca Pires, auteure de Cultura E Politica Entre Fradins, Zeferinos, Graunas E Orelanas publié chez Annablume, est professeure à l’Unirio (Universidade Federal do Estado do Rio de Janeiro) et cette recherche bénéficie du soutien du CNPq/Faperj. Avec la participation Maud Lageiste, chargée de collections en langue et littératures d'expression portugaise à la BnF et responsable scientifique du site France-Brésil, pour une présentation des productions et représentations féminines dans la fiction brésilienne à travers les collections de la BnF. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h41 | Published on July 24, 2025


Jeudi 26 juin 2025, rencontre autour du catalogue de l’exposition "Paris Noir - 1950 - 2000 - circulations artistiques et luttes anticoloniales" (au Centre Pompidou jusqu'au 30 juin 2025) avec Eva Barois De Caevel, Sarah Ligner & Sarah Frioux Salgas. à propos du catalogue Avant les mouvements d'indépendance en Afrique, ainsi que le mouvement des droits civiques aux États-Unis, le Paris d'après guerre est devenu une plate-forme de résistance et d'émancipation, où des figures intellectuelles telles que James Baldwin, Léopold Sédar Senghor, Aimé et Suzanne Césaire ou Édouard Glissant ont ouvert la voie aux futurs post et décoloniaux. Réunissant des études africaines, afro-américaines, latino américaines et caribéennes, ce catalogue est une cartographie vivante des recherches en cours, une tentative de cartographier la formidable histoire intellectuelle, artistique et littéraire postcoloniale de Paris. Les contributeurs sont attentifs aux circulations, aux réseaux et aux amitiés, où la ville apparaît comme un lieu de possibilité d'appartenance et de non-appartenance, de rencontres et d'isolement, de visibilité et d'invisibilité. Ils articulent des notions telles que l'humanisme noir, la négritude, les modernismes cosmopolites et transatlantiques, à travers le prisme des études postcoloniales et décoloniales, des théories queer et féministes, ainsi que des politiques identitaires afro-diasporiques. Le catalogue, richement illustré de nombreuses reproductions inédites d'œuvres, met en lumière de nombreux artistes et écrivains dans toutes les disciplines de la peinture à la sculpture, en passant par la musique, le cinéma et la littérature à travers une nouvelle approche trans continentale. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h21 | Published on June 26, 2025


"Aprézan idol mwen sé nèg mawon"*: Henri Guédon & la mémoire de l'esclavage (*Maintenant mon idole c'est le marron (esclave en fuite) - H. Guédon) Rencontre et séance d'écoute le 21 juin 2025 autour d'Henri Guédon (1944-2006), artiste plasticien, musicien et chanteur martiniquais. Henri Guédon (1944-2006) est un artiste plasticien, musicien et chanteur martiniquais. Plusieurs de ses oeuvres (dessins, peintures, sculptures, musiques) font référence à la traite négrière et à l'esclavage colonial à la Martinique mais plus largement dans la Caraïbe. Il est l'un des artistes emblématiques de la thèse de Valérie-Ann Edmond-Mariette intitulée "Le son de la mémoire de l'esclavage. Musique et politique dans les Antilles de1956 à 1998." Dans ce travail de recherche la doctorante croise histoire de la mémoire, histoire sociale et histoire de la musique. Découvrez comment Henri Guédon s'approprie cette histoire qui a pendant si longtemps été invisibilisée et silenciée. Par Valérie-Ann Edmond-Mariette, boursière au musée et à la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h15 | Published on June 21, 2025


Rencontre et séance d'écoute avec l'ethnomusicologue Jean Lambert, accompagnée de sorties d'objets des réserves du musée. Le Congrès de musique arabe (1932) qui avait rassemblé au Caire des musicologues d’Orient et d’Occident, ainsi que de nombreux musiciens arabes, vit s’affronter plusieurs visions de la future musique arabe moderne : d’une part des conservateurs, attachés à la tradition et à la performance vivante ; et d’autre part les réformistes qui souhaitaient utiliser la technologie occidentale pour s’adapter au théâtre, à la radio et au cinéma. Le choix des instruments de musique occidentaux était au coeur de ces discussions (violons, piano, etc...). L’historien franco-libanais Bernard Moussali (1953-1996), qui avait préparé dans sa thèse de doctorat une analyse des débats du Congrès, avait mis cet évènement crucial en perspective avec les sources anciennes de la musique arabe médiévale, la période ottomane, la Renaissance arabe, Nahda, et le mécénat des khédives d’Egypte depuis le XIXe siècle. A cette occasion, de nombreux enregistrements furent effectués sur disques 78 tours : musiques d’Egypte, classique, populaire et religieuse ; Irak, Algérie, Tunisie et Maroc. Après leur publication par la Bibliothèque nationale de France en 2015 (basée sur la documentation de B. Moussali), ces enregistrements d’importance cruciale n’ont pourtant pas livré tous leurs secrets. Certains instruments restent encore peu connus du grand public (par exemple le rabâb du Maghreb, le santour et la vièle jawza d’Irak). Après la disparition de B. Moussali, Jean Lambert a édité son texte inachevé, en le complétant de l’apport des trente dernières années. Il en résulte une proposition d’interprétation des significations du Congrès du Caire en relation avec une identité arabe qui est toujours en construction. La présentation du livre par Jean Lambert sera accompagnée d’une écoute musicale des enregistrements, en relation avec les débats du Congrès. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h12 | Published on June 19, 2025


Rencontre avec Jean-Pierre Dozon et Fabienne Samson, autour du livre "Un grand moment de science impériale - L'Africanisme français des années 1960-1980" (éditions de l'Aube). L’africanisme, science impériale, est examiné au cœur de son époque dans ses composantes et ses nuances dans le livre de Jean-Pierre Dozon, Un grand moment de science impériale. L’africanisme français des années 1960-1980. Dans un dialogue avec Fabienne Samson, l'ouvrage sera discuté sur ses attendus et sa démarche, mais aussi au prisme de l'actualité des études africaines dans le contexte d'un monde globalisé, marqué notamment par les critiques décoloniales Jean-Pierre Dozon est anthropologue, directeur de recherche émérite à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Fabienne Samson est anthropologue, directrice d'études à l'IRD, membre de l'IMAF (Institut des mondes africains). à propos du livre : « Science impériale, dédié pour l’essentiel aux ex-colonies françaises, l’africanisme a contribué à l’essor et à la renommée internationale des sciences sociales françaises durant les années 1960-1980. Jean-Pierre Dozon en examine au plus près les œuvres et les débats qui l’ont alimenté, les innovations méthodologiques et interdisciplinaires qui l’ont singularisé, et la manière dont il a fait fructifier le marxisme et le structuralisme, les deux paradigmes dominants de l’époque, tout en contribuant, après les indépendances africaines, à éclairer le système nommé couramment Françafrique. Les liens de la France avec son ex-empire africain se délitent, et le moment est venu de confronter l’apport de cette science impériale avec le courant décolonial contemporain. Dans cette perspective, l’ouvrage propose aussi un rapide état des lieux des études consacrées aujourd’hui à l’Afrique subsaharienne. » Michel Wieviorka, directeur de collection Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h47 | Published on June 18, 2025