Speaker #0Alors honnêtement, combien de fois vous vous êtes dit « c'est pas si grave cette semaine » ? Trois fois, quatre fois, des dizaines de fois ? Bonjour, bienvenue dans ce nouvel épisode des survivants du burn-out. C'est pas si grave face à une petite déception, face à un échec, une parole qui fait un petit peu mal. Allez, on se le dit juste pour calmer le jeu, on se le dit pour justifier le fait de repousser encore ce projet qui nous tient tant à cœur, pour accepter une situation qui au fond nous crie qu'elle ne va pas du tout. Cette petite phrase, l'air de rien, elle a l'air tellement sage, tellement raisonnable. En réalité, c'est le mensonge le plus dangereux que vous vous racontez. Alors, je ne dis pas ça pour faire du drama. C'est une conclusion que j'ai mis moi-même des années à atteindre. Après, évidemment, m'être moi-même bien empoisonné avec. Il y a une période de ma vie où le « c'est pas si grave » , c'était mon mantra. Par exemple, un confrère qui s'attribuait mon travail, « c'est pas si grave » . L'important, c'est le projet, c'est que ça avance et que l'animal aille bien. Une amitié à sens unique où je donnais tout sans jamais recevoir en retour, c'est pas si grave. Il ou elle a sûrement ses problèmes, c'est normal. Je repoussais le lancement de mon projet patient, allez, c'est pas si grave, j'aurai plus de temps le mois prochain. Sauf que le mois prochain, il est devenu l'année d'après, il n'est finalement jamais arrivé. Pendant ce temps... Sans que je m'en rende compte, une sorte de grisaille s'est installée dans ma vie. Ça avait un poids, une absence de joie. Alors, je ne pigais pas parce qu'après tout, je n'avais pas de vrais problèmes. Il y en était grave, évidemment. Le déclic, je l'ai eu simplement en réalisant que cette petite phrase n'était pas un pansement, mais c'était un poison très lent. C'est la fondation d'une vie qui est construite sur la résignation, pas sur le choix conscient. Et aujourd'hui, on va défoncer ensemble ce mensonge. pièce par pièce. On va voir d'où il vient, comment il pourrit chaque aspect de notre vie et surtout comment s'en libérer pour enfin reprendre les commandes et se construire une vie qui a de l'aïeul. Une vraie votre vie. Pour comprendre la puissance de ce truc, il faut regarder un tout petit peu sous le capot. Le c'est pas si grave, c'est pas juste des mots. C'est un mécanisme de défense. C'est super malin, mais c'est un mécanisme de défense qui permet à notre cerveau de se protéger. Mais de se protéger de quoi au juste ? De l'inconfort immédiat, de la peur de la confrontation, de la douleur de l'échec. En gros, de tout ce qui est désagréable sur le moment. En se disant ça, on appuie sur l'interrupteur veille. On repousse le besoin d'agir, de ressentir, de faire face. C'est une anesthésie locale. Sauf qu'à force de s'anesthésier, on finit par anesthésier toute notre vie. Imaginez un barrage, au début une minuscule fissure. On le regarde, on se dit « c'est pas si grave » . Allez, c'est là, mais rien de grave. Mais la pression de l'eau, elle continue de pousser, la fissure s'agrandit en silence, d'autres apparaissent et un jour, blam, tout pète, tout s'effondre. Cette phrase, c'est la première fissure. Chaque fois que vous l'utilisez, vous laissez la pression monter. En psychologie, ce phénomène est directement lié à la dissonance cognitive. Alors calmez-vous, ça va bien se passer, c'est juste un terme un petit peu chic pour décrire le malaise qu'on ressent quand nos actions contredisent nos valeurs. Si au fond vous êtes blessé et que vous ne faites rien, ça crée un espèce de conflit interne. Et pour résoudre ce conflit, le chemin le plus simple, pas d'agir, ça demande du courage, mais de se convaincre que finalement, c'est pas si grave. On aligne nos pensées sur notre inaction. Ouais, c'est malin, c'est malin, mais c'est destructeur. Et ce mensonge, c'est un champion du déguisement. Il s'infiltre partout. Au boulot. Ce n'est pas si grave si ce job m'ennuie à mourir. Au moins, j'ai la sécurité de l'emploi. Pour la santé, ce n'est pas si grave si je saute le sport cette semaine. Je suis crevé, je ferai le double la semaine prochaine. Ça vous parle cette petite phrase peut-être ? Bon, la résultat, c'est qu'en fait non, tu ne feras pas plus la semaine prochaine. Pour le portefeuille, ce n'est pas si grave cet achat impulsif. Après tout, on n'a qu'une vie. Et évidemment, la meilleure, c'est dans nos relations. C'est pas si grave si il ou elle oublie encore une date importante, il ou elle est tellement sous l'eau en ce moment. Chaque phrase, c'est une petite fissure. Une petite dose de poison, alors au début ça soulage, mais en réalité, ça prépare juste le terrain pour l'effondrement total. Ok, maintenant qu'on a vu le mécanisme, regardons les conséquences droit dans les yeux. C'est le moment où on réalise que la petite fissure est en train de devenir une brèche, grande comme le Grand Canyon. La première chose qu'il démolit, c'est votre estime de vous-même. Chaque fois que vous vous dites, c'est pas grave, face à un truc qui vous blesse, vous êtes en train d'envoyer un message direct. dans votre cerveau. Tes émotions, finalement, elles ne comptent pas. Ton ressenti, c'est bidon. Ce que tu veux, au fond, on s'en fout. Vous répétez ça mille fois et bonjour l'estime de soi dans les chaussettes. En fait, vous apprenez à ne plus faire confiance à votre intuition, cette petite voix qui est pourtant votre meilleure boussole. C'est comme si on se déconnectait complètement de soi-même. C'est comme si on devenait étranger à nos propres besoins. Quand... Avez-vous ignoré pour la dernière fois cette boule au ventre en vous disant « Mais non, ça va, chaque fois que vous faites ça, vous abandonnez un petit bout de votre territoire. » Et de cette érosion va naître un truc encore plus moche, la normalisation de la médiocrité. C'est là qu'un autre mensonge, son cousin, débarque. « Bah, de toute façon, c'est comme ça. » Et ça y est, la logique est parfaite. D'abord le « c'est pas si grave » , puis, quand ça se répète, « c'est comme ça, j'y peux rien » . Ça, c'est le concept de l'impuissance apprise qui est démontré par le psychologue Martin Seligman. À force de se prendre des murs, on finit par ne même plus chercher la porte, même si elle est grande ouverte. On apprend à être impuissant. On ne vit plus, en fait, tout simplement, on subit. On se résigne à un boulot sans passion, à une relation sans étincelle, à une vie sans saveur. La vie perd ses couleurs et devient une suite de jours gris. On ne se bat plus pour ce qu'on veut, on se contente de ce qu'on a, même si ça nous rend profondément malheureux. Et peut-être que certains d'entre vous, malheureusement, en savent quelque chose. Mais c'est dans nos relations que ce poison est le plus dévastateur. Le petit, c'est pas si grave, se transforme en une armée de mensonges beaucoup, beaucoup plus tordus. Il y a notamment le mensonge de l'attente passive. Ah, s'il ou si elle m'aimait vraiment, il ou elle saurait ce dont j'ai besoin. Ça c'est génial pour ne jamais avoir à exprimer ses besoins Pourquoi ? Parce que si on les exprime, on admet qu'ils sont importants Et s'ils sont importants, on ne peut plus se dire C'est pas si grave quand ils sont ignorés On se construit soi-même une prison de silence et de ressentiment Et puis il y a aussi le mensonge du bonheur délégué Mon partenaire me rendra heureux Ma partenaire me rendra heureuse En gros, c'est pas si grave si ma vie est nulle, l'autre va bien venir remplir ce vide que je ressens en moi. Ça, c'est une pression de malade et super injuste pour l'autre. C'est une fuite totale de notre responsabilité de s'occuper de notre propre bien-être. Et enfin, mon préféré, le mensonge de l'illusion du contrôle. Je peux le changer. Ça, c'est la version active qui est aussi tout aussi toxique. C'est pas si grave si son comportement est nul maintenant car avec mon amour, je suis sûr qu'il ou elle va changer. Ce mensonge nous garde dans des situations complètement pourries pendant des années, en nous faisant miroiter un futur idéal qui n'arrive, soyons honnêtes, jamais. Ou quasiment jamais. Vous le voyez, tous ces mensonges ne sont que des variations du cancer original, c'est pas si grave. Ils ont tous le même but, justifier notre inaction et nous garder dans une zone de confort qui est en fait une prison. Bon, alors on fait quoi ? On sort comment de ce piège ? La bonne nouvelle, c'est qu'il y a... toujours une sortie de secours. Elle demande un petit peu d'effort, voire même un petit peu de courage, mais elle se fait en trois étapes. La première étape, la base de tout, la prise de conscience. Juste repérer le mensonge. Alors à partir d'aujourd'hui, considérez la phrase « c'est pas si grave » comme une alarme incendie. Dès qu'elle sonne dans votre tête ou que vous la prononcez, stop ! Pas de jugement, juste on observe. Petit exercice pour vous. Pendant une semaine, prenez un carnet ou prenez une note sur votre téléphone et chaque fois que vous vous attrapez en train de penser ou de dire « c'est pas si grave » , eh bien notez. Notez-le et posez-vous deux questions. Qu'est-ce que je suis en train de minimiser au juste ? Soyez précis. Une parole, une action, un sentiment ? Quelle est l'émotion désagréable que j'essaye de fuir ? La peur du conflit, la tristesse ? ou peut-être même encore la honte. Ça, c'est un exercice qui est vraiment hyper puissant parce qu'il court-circuit le pilote automatique. Vous n'êtes plus la marionnette, vous devenez l'observateur. Vous allumez la lumière dans une pièce qui était dans le noir complet jusqu'alors. La deuxième étape, c'est la validation émotionnelle. Une fois que vous avez identifié l'émotion que vous vouliez enterrer, il est temps de lui donner la place qu'elle mérite. Contrer le mensonge avec la vérité. une vérité toute simple mais révolutionnaire si, pour moi, c'est grave ou juste, ce que je ressens est légitime. Vos émotions, ce n'est pas vos ennemis, elles sont votre GPS. La tristesse, la colère, la frustration, ce ne sont pas des bugs, ce sont des messagers qui vous disent un truc crucial. Une de tes limites a été franchie. Un de tes besoins n'est juste pas rempli. Les ignorer, c'est comme débrancher le voyant d'huile de votre voiture et puis continuer à rouler. Alors ça marche un temps, mais au bout d'un moment, le moteur va complètement péter. Valider son émotion, c'est se donner la permission de ressentir sans jugement. C'est se dire, j'ai le droit d'être déçu, j'ai le droit d'être en colère. C'est un véritable acte d'amour propre. C'est la première brique pour reconstruire son estime que le mensonge avait démoli. Troisième et dernière étape, ce que j'appelle la... confrontation constructive. Le mot confrontation, je sais, ça fait peur. On imagine tout de suite une dispute. Alors, oubliez ça. La confrontation constructive, c'est pas attaquer l'autre, c'est défendre son territoire. C'est communiquer ses limites et ses besoins clairement et calmement. Ça demande de remplacer les vieux disques rayés par des nouvelles playlists. Au lieu de penser, s'il m'aimait, il saurait, on apprend à dire, quand tu fais ça, je me ressens comme ça. Est-ce qu'à l'avenir, tu pourrais plutôt faire ça ? Au lieu de vous épuiser à penser « je vais le changer » , posez-vous cette question un peu plus honnête. Si cette personne ne changeait jamais, est-ce que je serais vraiment heureux ou heureuse de rester ? Alors, je sais, ça pique. Mais la réponse est bien souvent aussi une libération. Au lieu de « c'est pas si grave » , on apprend à dire d'abord à soi-même, puis aux autres « en fait, ça me dérange » ou « non, vraiment, ça ne me convient pas » . C'est l'étape où vous reprenez le pouvoir. Vous comprenez que vous ne pouvez pas contrôler les autres, mais vous avez le contrôle total sur deux choses, vos choix et vos actions. On a vu aujourd'hui que cette petite phrase innocente, le « c'est pas si grave » , est en fait un des plus gros saboteurs de notre vie. C'est un mensonge qui anesthésie nos émotions, qui pulvérise notre estime de nous et qui nous enferme dans une vie de résignation. Il nous maintient dans des situations qui ne nous conviennent pas en nous faisant croire qu'on n'a tout simplement pas le droit de vouloir mieux. Mais on a vu aussi qu'on peut briser cette chaîne. Ça commence par la prise de conscience, en traitant la phrase comme une alarme, par la validation de nos émotions, en les accueillant comme des alliés, comme des messagers, et enfin par la confrontation constructive, en apprenant à défendre notre territoire avec respect. Votre vie n'est pas la répétition générale. Chaque « ce n'est pas si grave » , c'est une brique de plus dans le mur qui vous sépare de la vie que vous méritez. Une vie de choix, de passion et d'alignement. La question n'est plus de savoir si c'est grave. La vraie question, c'est « est-ce que ça, ça me convient ? » . Si la réponse est non, alors rappelez-vous que vous avez à chaque instant le pouvoir de dire, de penser et d'agir différemment. Alors dites-moi s'il vous plaît dans les commentaires la dernière fois que ce « c'est pas si grave » vous a traversé l'esprit et puis surtout ce qu'il cachait. Partager, c'est déjà commencer à reprendre le pouvoir et évidemment, si cette vidéo a résonné en vous, un like, un abonnement, ça m'aide énormément à diffuser le message. Pour ceux qui veulent aller plus loin et dégommer tous les schémas qui les bloquent, vous pouvez directement prendre rendez-vous avec un membre de mon équipe. Le lien, il doit se trouver juste là, dans la description. Merci de m'avoir écouté. Et souvenez-vous, oui, vous avez le droit de vouloir plus qu'une vie qui n'est pas si grave. Oui, vous avez le droit de vouloir une vie qui est magnifique et qui vous ressemble. À très vite.