- Speaker #0
Bonjour et bienvenue avec ce sourire de Virginie dans ce nouvel épisode des survivants du Burnout avec aujourd'hui une survivante qui a l'air d'avoir la pêche, en tout cas qui sourit, voire qui rit. Bonjour Virginie !
- Speaker #1
Bonjour ! Bonjour à tous !
- Speaker #0
Virginie, je suis très content de pouvoir t'accueillir aujourd'hui sur ce podcast parce que t'as une histoire, t'as un parcours, t'as un vécu. qui, j'en suis certain, va intéresser énormément de gens, en tout cas ceux qui nous écoutent. Et je pense que rien qu'à voir ton sourire, tu es déjà une lueur d'espoir. Donc déjà, merci à toi pour ta présence.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Virginie, on va justement raconter un petit peu ton histoire, comment tu as traversé l'enfer, comment tu es sortie, comment aujourd'hui tu te retrouves avec une patate d'enfer. Comment justement on arrive à passer à travers ça. Mais explique-moi d'abord un petit peu ton contexte. Je vais te demander tout simplement. C'est quoi ta profession ? C'est quoi ta situation personnelle ? Juste avant de rentrer dans cet épisode de Burnout.
- Speaker #1
Alors j'ai un métier qui s'appelle coordinatrice de service d'aide à domicile. C'est très vague et très complexe.
- Speaker #0
En transverse.
- Speaker #1
Voilà, on a des tâches de facturation, d'accueil, de planification, de... Management, de RH, on a beaucoup de contacts aussi avec les bénéficiaires qui sont en difficulté à domicile.
- Speaker #0
Donc vous vous retrouvez dans des situations avec des métiers transverses, j'imagine avec un peu de management.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
C'est toujours la partie rigolote. Et puis... Sous pression aussi, j'imagine, des clients, parce que comme ils sont dans des situations aussi difficiles, tout doit être fait dans l'urgence, vite, vite. C'est l'insécurité qui génère ça aussi chez eux. Donc, beaucoup de pression, n'est-ce pas ?
- Speaker #1
Beaucoup de pression des bénéficiaires, des intervenantes qui interviennent à domicile parce qu'il faut les coucher, les suivre, les aider au maximum. Et pression aussi de la direction pour ce qu'il faut faire rentrer quand même de l'argent. sur des... Même si on est dans le social, il faut ramener de l'argent.
- Speaker #0
La grosse moula.
- Speaker #1
C'est le père de la guerre.
- Speaker #0
Et tu es mariée, tu as des enfants, comment ça se passe ?
- Speaker #1
Oui, je suis mariée, j'ai deux filles. Une grande qui a 20 ans, qui a quitté le nid familial il y a quelques mois. Et puis une plus petite qui a 17 ans et qui est en pleine terminale. Voilà.
- Speaker #0
Donc, on a une vie de working girl bien saturée, bien occupée, bien sous pression. Puis à la maison, on a deux grands-enfants avant que la grande parte.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
c'est une vie de maman aussi importante. Toi, tu es pile dans la cible. Des gens qui vont faire un burn-out. On le sait, on le sent, on le voit arriver comme une maison.
- Speaker #1
Et j'ai aussi une activité annexe.
- Speaker #0
Au service des autres ou comment ça se passe ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Vraiment. Donc, je suis trésorière d'une association sportive et culturelle sur mon village.
- Speaker #0
Yes, évidemment, bénévole.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Évidemment, parce que moi, il n'y a pas de souci. Je suis corvéable et puis j'aime bien. Si je peux vous aider, ma pauvre dame. Vous êtes d'accord avec ça ? Pourquoi je blague un petit peu avec ça ? Parce que je ne suis pas du tout contre le bénévolat, bien au contraire, mais on retrouve souvent ça chez les personnes en burnout, le côté fait plaisir, le rapport au sacrifice de soi pour pouvoir aider les autres. Et donc, c'est assez marrant d'avoir la panoplie complète sur toi.
- Speaker #1
Les drivers !
- Speaker #0
Ah bah oui, c'est fun, c'est en plein dedans. Alors toi, qu'est-ce qui se passe ? Quand est-ce que tu fais ta première alerte de burnout ?
- Speaker #1
Alors, ça fait à peu près un peu plus d'un an. Et je me sens vraiment épuisée au travail, chaque petite remarque, chaque petite... En fait, j'étais toute seule, ma collègue était en arrêt. Et je me retrouve à tout gérer, toute seule, tout, quoi, vraiment Et ça dure une semaine, deux semaines, voilà, un petit peu plus de deux semaines. Et là, je... Tout me stresse, tout me rend triste, tout me rend... Et si,
- Speaker #0
aussi, peut-être un petit peu ?
- Speaker #1
Comment ?
- Speaker #0
agressives, t'envoies chier les gens un petit peu ?
- Speaker #1
Ouais, j'ai aussi... Pas agressive, mais j'ai... Ouais, sèche, très sèche.
- Speaker #0
T'as plus de patience, hein ?
- Speaker #1
C'est ça. J'ai remarqué que je... Je l'ai remarqué après avec le coaching. Parce que... Quand on est dans le... Dans le boulot, on s'en rend plus compte, en fait.
- Speaker #0
Non, t'es dans la machine à laver. C'est ça. Et t'attends que ça se mette en mode arrêt. Parce que sinon, tu continues à tourner, jusqu'au jour où tu te prends le mur et malheureusement, c'est là où c'est le crash. Donc toi, tu commences à sentir que tu as cet épuisement, que tu as cette fatigue. Comment sont tes nuits de sommeil à l'époque ?
- Speaker #1
Ça devenait un petit peu compliqué. Je me réveillais souvent à 5h du matin et après, pas moyen de me rendormir.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
En me disant, il ne faut pas que j'oublie ça, je n'ai pas fait ça, je dois faire ça. Et je partais en vacances, faire un grand voyage. Donc du coup, j'avais encore plus de pression de ma direction. elle s'en va ouais c'est ça les plannings devaient être bouclés pendant deux mois etc et donc tu absorbes toute cette pression qui s'accumule sur la pression que tu as déjà et
- Speaker #0
tu pars en vacances comment ça se passe ?
- Speaker #1
je pars en vacances, ça se passe plutôt bien j'ai soufflé et en fait quand je reviens j'ai un courrier de J'ai un courrier de mon employeur qui me donne un rendez-vous pour sanctions pouvant aller jusqu'à licenciement. Et là, je me suis dit, qu'est-ce qui s'est passé pendant mon absence ? Et en fait, ils avaient embauché une petite jeune, d'ailleurs, une personne normale, qui répondait au téléphone ce que je ne pouvais plus faire. qui accueillait les intervenantes, ce que je ne pouvais plus faire non plus. Et elle a fait quand même un petit peu du travail de sabotage derrière.
- Speaker #0
C'est une connasse en fait, on va le dire, ils ont embauché une connasse.
- Speaker #1
Mais quelque part, ça m'a permis d'ouvrir les yeux et d'analyser tout ce qui s'était passé. Et pourquoi cette personne a fait ça, j'en sais rien, peu importe, je m'en moque. C'est ça.
- Speaker #0
Non, je dis ça, mais peu importe, on ne connaît pas la nature humaine.
- Speaker #1
Voilà. Voilà, maintenant que j'ai pris bien du recul grâce au Q-Change, j'ai pu analyser tout ce qui s'était passé. Et oui, j'ai vu effectivement que j'étais en épuisement professionnel et que je ne me l'admettais pas.
- Speaker #0
Et puis surtout, il y a un truc, c'est que c'est là où c'est souvent là où les gens me jettent des cailloux au visage. C'est que tu t'étais rendu toi-même corvéable. À force de vouloir tout faire, à force de faire même le boulot pour deux, trois personnes. Quand on est partout, on est nulle part. Donc, on peut même commencer à faire des conneries, à ne pas être là où on devrait être essentiel. Et puis, nos employeurs vont nous dire le job n'est pas fait comme il devrait être fait. Et toi, tu ne comprends pas parce que tu te dis mais pourtant sur tous les postes. donc qui a raison, qui a tort en réalité les deux ont raison et les deux ont tort toi tu t'es surinvesti donc forcément il y a des zones où tu ne pouvais pas être au top au max, et puis eux ils ont vu que il y a des zones où elle n'est pas au max la Virgie donc il y a eu ce truc là mais toi tu as dit un truc qui est important c'est que tu as pris conscience, tu as pris du recul tu as observé la situation, tu as analysé et ce que j'ai entendu moi me plaît beaucoup c'est que tu n'as pas pointé du doigt sur cette fille qui peut-être au début tu l'as fait un petit peu elle t'a sabonné la planche Mais tu as analysé la chose, tu as pris du recul en te disant, OK, quelle est ma part de responsabilité là-dedans ? Intéressant, ça. Et alors après, qu'est-ce qui se passe ? Tu as été convoquée, tu as eu ce rendez-vous ?
- Speaker #1
Oui, j'ai eu ce rendez-vous. J'ai vu que ma direction ne m'écoutait pas du tout. Et suite à cela, j'ai eu une réaction. J'ai baissé les bras en disant, c'est bon. Je vais juste me sauver de là et puis c'est tout, je les laisse dans la misère. Et je suis tombée sur une... J'ai plusieurs personnes après qui m'ont appelé en me disant « Mais non, bats-toi, bats-toi, c'est pas normal ! » « C'est pas toi, bats-toi ! » « Ce qu'ils t'ont fait, c'est pas normal ! » Donc je me suis dit « Qu'est-ce que je fais ? » Et là... en fait j'ai décidé de parler d'un syndicat de les mettre au prud'homme pour la sanction parce qu'ils m'ont sanctionné en fait et là je suis tombée sur une vidéo de Théo tu t'es dit qu'est-ce qu'il me veut ce barbu donc j'ai bien travaillé pour les mettre au prud'homme sur des choses concrètes avec euh... J'ai bien avancé et effectivement après je suis tombée sur une de tes vidéos qui dit, et ça m'a vraiment fait résonance. épuisement professionnel, burn-out j'avais déjà commencé à prendre un peu de recul j'étais en arrêt et là je me suis dit je vais prendre la pelle je vais voir ce qui se passe attends il y a une étape qui m'intéresse ici dans
- Speaker #0
mon discours c'est intéressant parce que toi t'es à un stade où tu mets tes employeurs au prud'homme et je pense que dans ton cas c'est plus que justifié c'est à dire que Merci. L'extérieur a été agressif envers toi, donc tu te défends. Mais moi, tu sais, dans mes vidéos, je dis, OK, il y a l'extérieur, mais le burn-out, il est en grosse partie intérieur à nous. Donc, tu as, à un moment donné, l'éclaircie de te dire, attends, il y a peut-être des choses à changer chez moi, parce que sinon, tu aurais pu dire, ce mec-là, il raconte n'importe quoi, c'est mes employeurs qui sont des salauds. Qu'est-ce qui te fait dire, ah, il n'a pas si tort que ça ?
- Speaker #1
Ça a vraiment fait résonance. Je ne sais pas quel mot exactement a fait... Oui, ton discours m'a vraiment fait prendre conscience que, oui, effectivement, je me suis mise en difficulté moi-même. Le fait de dire oui aussi beaucoup, oui, oui, oui, ne pas savoir dire non, je pense que c'est ça qui a fait le plus résonance.
- Speaker #0
Parce que le jour où j'ai des gens qui me disent « j'ai dit non et puis ça s'est mal passé » , combien de oui tu as dit avant ? Ce qui fait qu'on te connaît comme Madame Oui, et le jour où tu dis non, c'est normal que ça se passe mal. Donc il faut compter le nombre de oui qu'on a dit avant. C'est ça le truc. Effectivement, quand on rentre en relation avec un patron, un client, un collaborateur, peu importe, c'est jamais que de la faute de l'autre. Il y a toujours aussi une part de responsabilité dans notre manière d'avoir éduqué l'autre à qui on était. Si on a montré à l'autre qu'on était corvéable, qu'il pouvait obtenir de nous ce qu'il voulait, le jour où on se rebelle, il nous envoie chier. C'est comme ça. Donc toi, tu vois le webinaire. Tu te remets en question, ce qui est plutôt assez chouette parce qu'il y a comme ça qu'on peut changer, et tu décides de prendre rendez-vous avec un de nos consultants. Cool.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et il se passe quoi ?
- Speaker #1
La première question, c'est pourquoi avoir pris l'appel ? Et là, j'étais là en mode… En fait, je ne sais pas si je suis en burn-out ou pas. Et là, elle me répond, en fait, seul toi peux savoir. et du coup on discute un peu des conditions je suis en arrêt mais je n'arrête pas je fais ça, je fais ça, je fais ça et là elle me dit ah bah là déjà il y a des bons signes c'est un signe assez flagrant en fait du comble du comble de on est hyper actif et hyper hyper actif dans la vie de tous les jours et là on met le doigt au milieu du problème.
- Speaker #0
Tu décris un truc qui est hyper important chez les personnes en burn-out. C'est ce que j'explique dans la conférence. La première erreur, c'est de confondre qui je suis avec ce que je fais. Les gens en burn-out, en tout cas ceux qui... qui ont cette capacité à prendre conscience des choses sur lesquelles ils sont en question, ils pensent qu'ils sont valorisés au maximum parce qu'ils font quelque chose pour les autres en permanence. Donc ils vont toujours être dans le faire, Être dans le non-faire, pour eux, ça fait peur. Qu'est-ce qu'ils vont penser les autres de moi ? Mon Dieu, je ne sers à rien. C'est le genre de choses qu'on entend quand on consulte ce genre de personnes. Et toi, j'imagine que tu devais tomber là-dedans.
- Speaker #1
Ce n'est même pas le fait du regard des autres. C'est moi-même.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
C'est vraiment moi-même qui... C'est encore un challenge de me poser au soleil et puis dire je ne fais rien. Il fait soleil. L'autre jour, j'ai emmené mon mari. Je dis viens, il fait soleil. On va se poser sur le banc dehors et on fait rien. Parce que lui aussi, il est un peu quand même hyper... Et là, on s'est posé. Puis je dis là encore cinq minutes parce qu'il faudrait... normalement c'est 20 minutes au soleil par jour pour que ça soit efficace excellent donc tu l'as embarqué avec toi,
- Speaker #0
on en parlera le rôle du conjoint ou de la conjointe justement dans la transformation mais donc, alors je pose toujours une question qui me paraît moi ça me paraît fondamental d'autant plus tu sais avec le film Gourou qui vient de sortir avec Titi et Pierre Minet qui me fait penser à un truc, c'est moi je sais que c'est de moins en moins mais encore de temps en temps je passe pour le gourou d'internet il n'y a pas un moment où tu t'es dit ce mec là il est chelou ou c'est encore une connerie d'internet comme on en voit beaucoup je me suis peut-être posé la question mais c'est vrai que du coup
- Speaker #1
Quand on fait la démarche avec la personne, je crois que c'était Marie-Laure que j'avais eu au téléphone, où elle te pose des questions, où elle le voit, où t'explique un petit peu tes soucis, qu'est-ce que tu as envie de mettre en place.
- Speaker #0
T'as vu que c'était pertinent.
- Speaker #1
En fait, oui, c'est ça. Ça correspondait complètement. Et c'est pour ça que j'ai signé. Voilà, j'ai dit, mais non, mais là, c'est vraiment... Oui, il faut que je travaille sur moi. J'ai le temps potentiel, là, puisque je suis en arrêt. Il faut que j'en profite, en fait.
- Speaker #0
OK,
- Speaker #1
OK. De me recentrer sur moi-même et de me poser les bonnes questions.
- Speaker #0
Tu ne m'as même pas googlisé. Tu n'avais même pas vu que... Non. Tu as dit, hop, on lui fait confiance, il a une bonne tête. Anne-Laure aussi, il y en a un.
- Speaker #1
Et le discours, en fait. Ce n'est pas la bonne tête. C'est ce qui m'a touchée. Et ce que Marie-Laure aussi m'a dit.
- Speaker #0
C'est souvent, effectivement, ce qu'on nous dit à nous. On nous dit, on voit plein de gens sur Internet qui parlent du burn-out, mais on voit que vous, vous maîtrisez vraiment le sujet, que vous êtes toutes passées par là et que vous avez poncé le truc. Tu vois, je pense par exemple aux personnes qui ne travaillent que sur la partie psychologique, sur le burn-out. Moi, c'est une erreur. fatal parce que le burn-out n'est pas une maladie psychologique. Il y a des affections psychologiques à cause du burn-out, mais c'est avant tout une maladie physiologique. Donc déjà, si tu travailles ton burn-out chez un psy, ça va t'apaiser, ça va te soulager, mais ça ne résoudra rien. Donc c'est ça déjà, si vous regardez Internet et que vous voyez des gens qui ne travaillent que la partie psy, bon, il y a des chances qu'un jour ou l'autre, on finisse par se voir. Donc typiquement, toi tu viens, tu commences à rentrer dans le programme, ok, là, qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #1
Je rencontre Christelle, Christelle Lahr. Christelle Lahr,
- Speaker #0
le travoso. C'est la formatrice star, c'est l'une des formatrices stars qu'on a, avec qui ça matche super bien avec toi.
- Speaker #1
Et en fait, elle nous explique, elle est pragmatique. Je veux dire, c'est simple, je regarde tes vidéos. Je mets en place le Stop It. D'ailleurs, merci le Stop It.
- Speaker #0
Stop It, c'est notre outil pour pouvoir cloisonner les pensées, ne pas se mettre dans l'angoisse, ne pas projeter, anticiper, rester vraiment zen, passer sous la barrière de l'angoisse, de la peur, du stress.
- Speaker #1
Et ça, c'est vraiment génial. C'est génial. Je fais des pompes avec...
- Speaker #0
Les gens vont dire, mais qu'est-ce qui se passe dans ce truc ? C'est quoi ? Les pompes, il fait du stop-hit, mais c'est des pompistes en fait, les mecs, c'est quoi le truc ? Ok, il y a une explication pour laquelle elles font des pompes, croyez-moi, et ce n'est pas tout le monde qui fait des pompes, mais effectivement, il y a une explication à ce genre d'outil en l'occurrence avec toi. Mais en gros, ce que j'entends, c'est que tu as suivi tout simplement ce qu'on te proposait.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Est-ce que tu t'es senti à un moment donné paumé, ou est-ce qu'au contraire, tu avais l'impression que tu étais plutôt encadré ?
- Speaker #1
Non, à chaque fois, je me suis sentie bien encadrée, même s'il y a un moment de flottement, là, quand on parle du tableau 2.0. Oui,
- Speaker #0
c'est normal. Ah, ça, c'est super drôle. C'est super drôle que tu en parles parce qu'hier, j'ai un stagiaire au téléphone. Alors ça, il faut que je vous l'explique parce que ça, c'est assez ouf. Nous, arrivé, on va dire, un des points de bascule de la méthode Quick Change, c'est effectivement se débarrasser de notre ancienne peau. et embrasser la nouvelle peau. Je vais donner une métaphore très simple, c'est la métaphore du serpent. Désolé pour les phobiques. Un serpent, à un moment donné, il se sent à l'étroit dans sa peau. Il sent bien qu'il n'est pas bien, il a envie de pousser, il a envie de grandir. Mais ça fait peur parce que son ancienne peau, elle le protège, tu vois, elle est rugueuse, elle permet d'affronter, s'il y a des petits cailloux, des graviers sur le sol, il ne va pas s'érafler. Sauf qu'à un moment donné, il faut pouvoir lâcher son ancienne peau pour pouvoir grandir et devenir la personne qu'on a envie de devenir. Si vous regardez un serpent, quand il lâche son ancienne peau pour avoir sa nouvelle, les premiers instants, c'est des instants de flottement parce que sa nouvelle peau est toute fragile, avant de se kératiniser vraiment, de devenir sèche, de devenir vraiment tannée. Cet petit espace entre deux, c'est exactement ce que tu es en train de décrire. Hier, j'avais un stagiaire au téléphone qui est en plein dedans, qui me dit « j'ai l'impression que les digues ont lâché » , je lui dis « génial, donc maintenant tu es au milieu de la mer » . Tu ne sais pas ce qu'il y a devant, tu ne sais pas ce qu'il y a derrière. Maintenant, ce qu'on va faire, c'est qu'on va créer ton île parfaite à toi et on va te faire nager jusqu'à celle-là. Toi, ça doit te parler, cette métaphore-là.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Parce que c'est ça, la version 2.0. C'est qui je suis, qu'est-ce que je veux précisément quand j'ai laissé tomber mes masques de Madame Parfaite, Madame Soiforte et Madame Fais-Plaisir aux autres. Ça, c'est toute la beauté du travail, mais si on n'a pas pété les drivers avant, ça ne marchera pas. Je dis ça aux gens qui voudraient le faire sans péter les drivers. C'est comme faire des bonnes résolutions en janvier et le 2 janvier, remanger du gâteau au chocolat. Ça ne marche pas.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Il faut les choses dans le bon ordre. Donc effectivement, tu t'es senti assez cadré. Ça, pareil, c'est un truc, c'est une inquiétude des gens, tu vois, qui ont pu essayer d'autres choses, qui disent « je ne sais plus trop trop où on va » . Ça, c'est important, mais surtout, il y a autre chose qui me paraît importante, c'est est-ce que tu te sens progresser ? Est-ce que tu te vois progresser d'une semaine à l'autre ?
- Speaker #1
Alors, la plupart du temps, oui. Il y a juste le petit flottement à ce moment-là. Ce qui est normal, puisqu'il faut aller dans le dur, en fait.
- Speaker #0
Exactement. Et quand tu vas dans le dur, c'est que tu arrives au moment où tu as les outils, justement, pour ne pas psychoter, ne pas t'angoisser. Ton système nerveux, il s'est un petit peu calmé, voire beaucoup calmé chez certains qui ont bien fait leur stop-hit. Et donc, on peut le traverser facilement.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'est intéressant. Est-ce que justement aussi, dans la même ordre d'idée, parce que tu as été en présence d'un petit groupe, qui s'était là à animer ce petit groupe, était formatrice dans ce petit groupe, est-ce que tu as vu les autres qui progressaient ou est-ce que tu as vu tout le monde en train de chialer, en train de dire j'y arrive pas, c'est pas possible, ça marche pas ?
- Speaker #1
Alors ce qui est très drôle, quand on avance, alors moi j'ai avancé avec Romain en même temps que lui, donc c'était assez sympa. Parce que du coup, on avait une semaine ou deux de différence, donc on était dans le même move. Et il y a les petits nouveaux qui arrivaient ou les anciens qui partaient. Et les petits nouveaux, j'ai dit mais j'étais comme ça la première fois. Alors que c'est là qu'ils étaient là. Vous ne vous inquiétez pas, vous allez entendre les anciens, ça va vous... ça va vous booster. Et c'est vrai qu'on voit la première séance et la deuxième séance, ils se disent, mais qu'est-ce qu'on fout là ? Et après, on les voit prendre le dessus et reprendre aussi un peu le sourire, un peu le... Et ça, on se dit, oui, effectivement, on a évolué de la même façon. Et ça, c'est vraiment chouette du coup.
- Speaker #0
Donc, commencer à mettre en place le stop-it. Et tu sais aussi pour ça que le bénéfice du petit groupe, qu'il ne soit pas des groupes de niveau, c'est que Merci. une fois que vous avez avancé, vous avez fait vos transformations, vous avez suivi l'aspiration des gens plus hauts, vous devenez l'inspiration pour les gens plus bas. Et moi, j'aime bien cet effet de miroir. J'étais comme ça, moi aussi, il y a quelques semaines. Tu vois, ça fait un feedback super positif de se dire « Ah ouais, j'ai fait un sacré chemin. » Et ça, ça permet aussi de faire en sorte que les gens vont jusqu'au bout de la méthode. Il y en a plein qui me disent « Moi, j'ai essayé des tas de trucs, j'ai abandonné en route. » Franchement, est-ce qu'à un moment ou à un autre, tu as eu envie d'abandonner, de te dire « Ah non, trop compliqué. »
- Speaker #1
Non, pas du tout. J'avais hâte du jeu d'histoire.
- Speaker #0
En fait, le quick change, il n'y a rien d'effet au hasard. Il faut vraiment imaginer qu'avant toi, depuis 2013, il y a eu presque 10 000 personnes qui ont pensé à la méthode. Donc, il n'y a rien d'effet au hasard. Pourquoi les gens restent et n'abandonnent pas ? Il y a plein d'outils qu'on met en place pour faire en sorte justement qu'ils restent. Ça, ça fait partie des choses sur lesquelles souvent les gens ont peur. Aujourd'hui, ta vie ressemble à quoi ? C'est quoi ton avant-après ?
- Speaker #1
Alors, avant, j'étais tout le temps, on va dire juste avant, pendant 6-7 mois avant, j'étais vraiment toujours dans le stress et dans le « sois parfaite » , « il faut bien faire » , « fais plaisir aux autres » , etc. Et là, maintenant, tout ça, c'est de côté. Et même si j'ai repris le travail et que c'est hyper challengeant. normal parce que là ma directrice des ressources humaines veut vraiment me voir dehors le stop it ouais c'est ça en fait le stop it je me pose j'ai même été un peu malmené par une collègue qui en s'est aidé je pense à qui on a promis mon remplacement quand on s'est parti je le prends relativement Beaucoup plus sereinement, ça passe beaucoup plus sur moi. Il y avait une collègue dans le Quick Change qui disait « Je mets ma capuche de pluie, je passe sous la pluie, dans l'orage, et voilà, je suis là, je relativise, je réfléchis, je fais des réponses après, ou je retraduis les choses, je les pose, j'envoie, et en fait tout est plus simple, plus serein, plus… » J'arrive à me positionner et pas partir dans les motifs.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Les motifs, je fais partie des hypersensibles.
- Speaker #0
En gros, tu prends ta place. J'adore la métaphore de la stagiaire. C'est marrant, je disais ça hier. Moi, je t'ai parlé du système du parapluie. On va te rendre hermétique aux agressions extérieures, ça va te glisser dessus. Il y a un de mes anciens stagiaires qui disait quand on sort de chez toi, on est blindé comme des sous-marins nucléaires. C'est-à-dire qu'il y a l'eau qui nous glisse dessus et personne qui peut nous faire chier parce qu'on a la réponse qui va bien avec. Oui,
- Speaker #1
mais c'est quand même... Je veux dire, même impressionnant. Je ne pensais pas, parce que j'ai préparé plein de choses par rapport à ma directrice qui est en arrêt, du coup, depuis que j'ai… Un peu avant que j'ai repris.
- Speaker #0
Elle s'est mise en arrêt.
- Speaker #1
Ce n'était pas tout à fait ça, mais presque. Et du coup, j'avais préparé plein de choses par rapport à elle. Et du coup, je dis, ça capote tout. Et là, re-challenge. Mais je dis, mais non, en fait, les outils, je les ai. Merci. utilise et je trouve que le kawaii, c'est vrai que c'est assez l'image je traverse l'orage, je traverse je positionne les choses, je reste calme, je reste zen,
- Speaker #0
merci le stop it et merci Théo et merci Christelle et merci toi merci toi parce qu'encore une fois la clé c'est ce qu'on appelle l'observance, c'est que tu aies fait ce qu'on t'ait proposé de faire t'es pas resté comme ça à boire l'information et puis à glander quoi, t'as fait les exercices t'as eu la transformation tu vois donc merci toi, merci de ton engagement, merci de ta confiance, merci de ce cadeau que tu t'es fait, tu vois, tout ça c'est important aussi de se l'injecter parce que blindé comme un sous-marin nucléaire, qui est la patate toi ?
- Speaker #1
Et puis même là quand je reçois des missiles, je me dis en fait je reste moi-même et je reste moi-même, j'ai envie de sourire, j'ai envie de rire, j'ai envie de partager des bons moments avec les résidents qui passent, les bénéficiaires les collègues qui sont pas agressifs Merci. Eh ben en fait, je le fais. Et je le fais avec plaisir.
- Speaker #0
J'adore ce que tu viens de me dire parce que ça me fait penser à une question. Ce matin, j'avais une nana topissime. Une nana qui me suit sur Instagram. Je lui ai dit écoute, si tu veux, on se fait un petit appel parce que je pense que vraiment, il y a besoin qu'on discute un petit peu. Et elle, elle me dit, mais moi j'ai peur de changer. En gros, j'ai peur de ne plus être la femme que j'étais. Est-ce que tu as l'impression d'avoir disparu pour devenir exactement l'inverse ?
- Speaker #1
Pas du tout. Je suis la même avec des outils en plus. J'avais la joie de vivre avant. Je l'ai perdue à un moment. Je la retrouve et avec des sentiments, je ne vais pas dire le soif fort parce que c'est le driver et ce n'est pas bon, mais plus équipé, plus armé. Voilà.
- Speaker #0
C'est marrant, tu vois, moi je lui disais, tu vois, t'es une nana super gentille, mais au lieu d'être gentille par défaut, tu vas être gentille par choix. T'es gentille parce que tu ne sais pas dire non, t'es gentille parce que tu ne sais pas remettre les autres à leur place, t'es gentille parce que tu dis oui à tout. Là, tu vas être gentille parce que tu vas le vouloir et que tu vas savoir dire non. C'est facile d'être gentille quand on ne sait pas dire non. C'est beaucoup plus honnête d'être gentille quand on a le pouvoir de dire non. Tu vois, et je lui ai expliqué ça, je lui ai dit, tu ne vas pas passer du blanc au noir comme ça, t'inquiète pas, il y a 50 nuances de gris, ça l'a fait beaucoup rire. Je lui ai dit, mais... Tu vas avoir le choix justement d'utiliser les couleurs que tu veux. Parce que quand tu es bloqué dans ces fameux drivers-là, c'est comme si tu n'avais pas le choix. Tu es obligé de dire oui, tu es obligé de pas le choix. En gros, c'est pour qu'on t'aime, pour qu'on t'apprécie, pour que toi-même, tu ne te juges pas mal. Et c'est ça qu'on amène les gens à transformer aussi, in fine, avec le programme.
- Speaker #1
Donc, on ne devient pas méchant pour autant, en fait. On reste soi-même avec plus d'outils, plus d'armures, plus d'armures de... pouvoir justement dire, pas forcément dire non, mais pouvoir garder ses valeurs.
- Speaker #0
Oui, exactement. Prendre sa place, se trouver et affirmer ce qu'on est. C'est exactement ça. Je vais te poser la question traditionnelle aussi. C'est pour ceux pour qui je suis encore le gourou d'Internet. Pour ceux qui se disent encore, non, mais c'est encore un parmi tous les coachs qui parlent d'eux, qui parlent de blabla, etc. Pourquoi je le choisirais, lui ? C'est qui ce mec ? C'est quoi cette méthode ? Ces personnes-là qui hésitent un petit peu, ces personnes qui ne connaissent pas et qui doutent, qui ont peur et qui se disent machin, qu'est-ce que toi, tu leur dirais avec tes mots ?
- Speaker #1
Alors, la méthode Quick Change, il ne faut pas regarder Théo ou voilà, en lui-même, c'est la méthode que tu as créée, en fait, qui est une méthode qu'on peut s'approprier et utiliser. Et ça, c'est génial. C'est génial.
- Speaker #0
Ça veut dire que je ne suis pas ton gourou.
- Speaker #1
Non, pas du tout.
- Speaker #0
En plus,
- Speaker #1
je crois que je t'ai vu une fois. Allez, après dans les vidéos, quelques fois aussi. Mais bon, après, avec Christelle, on a partagé aussi d'autres vidéos. Mais avant, non, en fait, je ne t'ai vu qu'une fois.
- Speaker #0
Je suis un petit peu déçu de ne pas être ton gourou. Non,
- Speaker #1
désolé.
- Speaker #0
Tu sais, moi, ma plus grande fierté, c'est de rendre les gens libres. Tu vois, donc... Les thérapies qui durent pendant des années, les trucs machin où tu deviens dépendant de ton thérapeute, de ton coach, de ton mentor, je supporte pas ça. Je supporte pas ça.
- Speaker #1
Ah bah par contre, il tient quand même un manque.
- Speaker #0
Le jeudi soir. On aime bien ces copains du jeudi.
- Speaker #1
Il y a quand même un petit manque après.
- Speaker #0
Parce que mine de rien, on partage des émotions, on partage de l'intimité avec ces personnes-là. Donc quand on ne les voit plus... Bon, alors je vais te donner une bonne nouvelle. C'est que j'ai lancé des conférences un petit peu partout en France. Donc il y en aura une qui passera à côté de chez toi. Et évidemment, on pourra se voir, revoir des anciens. du programme avec toujours, avec bonheur, je vous inviterai avec grand plaisir. Je vais te laisser un petit mot pour la fin. Moi, je te remercie encore une fois, parce que rien que ton sourire, ça me fait ma journée. Je suis ultra heureux de te voir comme ça. Je te laisse le petit mot de la fin, et puis après, on dira au revoir aux gens qui nous écoutent.
- Speaker #1
C'est toi le mot de la fin ou c'est moi le mot de la fin ?
- Speaker #0
C'est toi, c'est toi.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu veux dire comme mot de la fin ? Écoute, je vais... Je pense changer d'horizon puisque ma boîte ne correspond plus à mes valeurs. Peut-être un de ces jours, on se reverra si tu recrutes des… Informateurs. Informateurs. Tu as compris le message. Parce que c'est vraiment… Le quick change est vraiment très intéressant. Mon point fort, c'est quand même d'aider les autres. Je ne pourrais pas me l'enlever. et je te dis merci merci à Christella, merci aux autres de m'avoir accompagnée dans ces moments au départ douloureux et maintenant ça fait comme une fleur qui s'ouvre sacrée transformation c'est une transformation et merci parce que grâce à grâce à Grâce au quick change, je veux dire qu'aujourd'hui, avec ce que je vis chaque jour, je pourrais être au fond du trou. Et en fait, non, je suis là, je suis une survivante.
- Speaker #0
Survivante du burn-out. Tout à l'heure, tu sais, ça ne sera pas le mot de la fin parce que j'ai oublié une question. Et tout à l'heure, on parlait de ton mari et ça souvent, c'est des blocages aussi. Oui, attends, il faut que je demande à mon mari s'il veut bien que je fasse ma transformation, s'il veut bien que je fasse le quick change ou pas. Ton mari, il a vu ta transformation ?
- Speaker #1
Alors, je n'en ai pas parlé avec lui, mais à chaque fois, je lui dis, tu te rends compte, je n'aurais pas fait le quick change, je n'en serais pas là aujourd'hui. Il a eu la pièce.
- Speaker #0
Ah, c'est chouette. Ah, tant mieux. Écoute, ça fait plaisir.
- Speaker #1
Il l'a vu.
- Speaker #0
C'est un bonheur, ça fait plaisir. Un grand merci encore à toi, franchement, et c'est un tel bonheur de vous accompagner. Merci de votre confiance. Merci à tous ceux qui nous écoutent. Comme d'habitude, on se retrouve la semaine prochaine. Je vous dis à la prochaine. à bientôt, bye bye, ciao ciao