- Speaker #0
Hello ! Alors aujourd'hui, dans les survivants du burnout, je suis super content de retrouver la souriante Céline. Salut Céline !
- Speaker #1
Bonjour Théo !
- Speaker #0
Bon, alors Céline, écoute, je vais te poser plein de questions parce que ton parcours, il est super intéressant. Je pense que ça va beaucoup être aussi intéressant pour les personnes qui vont nous écouter. Donc la première question que je vais te poser de manière traditionnelle, c'est présente-toi, dis-nous... Pas forcément ton âge, mais d'où tu viens, ta situation, ton métier, tout ce genre de choses.
- Speaker #1
Alors, je suis plus important maman de trois enfants, un petit garçon de six ans et des jumelles de quatre ans. Je suis le premier job qui est le plus important et qui prend beaucoup de temps et d'énergie. d'un point de vue professionnel, je suis donc spécialisée en ressources humaines.
- Speaker #0
Les professions qui ne sont pas du tout, du tout, du tout touchées par le burn-out.
- Speaker #1
Voilà. Dix ans d'années d'expérience professionnelle dans des grosses boîtes, industrie principalement.
- Speaker #0
Bon, écoute, ce qui est intéressant pour les auditeurs déjà qui nous écoutent, C'est la manière qu'on a de se présenter. Je vais faire un petit point de détail, mais on se présente toujours parce qu'il est vachement important pour nous. Et on sent déjà tout de suite que toi, ce qui est vachement plus important que le reste, c'est ton côté maman. Tu vois, il y en a qui vont se présenter, je suis entrepreneur, je suis machin, je suis ceci, je suis cela. Non, non, moi je suis maman, moi je suis papa. On voit ta valeur numéro une. Donc ça, c'est parce que tu vas nous en parler. Bon, tu as des jumeaux, ça c'est autant cool que challenging, on va dire. Tu as de l'aide un petit peu ? Parents, grands-parents ?
- Speaker #1
Maintenant, oui, parce qu'ils ont grandi. Quand elles étaient petites, bébés, il n'y a personne qui voulait s'en occuper.
- Speaker #0
Non, mais même moi, tu ne me les aurais pas données. L'enfer, quoi ! Il y en a un qui arrête de pleurer, il y en a l'autre qui démarre, quand l'autre arrête, c'est le...
- Speaker #1
J'ai passé six mois à dormir quatre heures par jour. J'avais fait le calcul. Donc quatre heures, c'était des micros sommeils d'une demi-heure.
- Speaker #0
Sachant que tu avais le plus grand en plus. Oui. Tu as mon respect absolu. Tu as mon respect absolu. Alors, on va venir à ta situation. Aujourd'hui, tu nous parles, on voit que tu es super souriante, que tu as la pêche, c'est cool. Raconte-nous un petit peu ton histoire par rapport au burnout, justement.
- Speaker #1
Alors, mon histoire par rapport au burnout. J'ai relativisé depuis le quick change, je me suis rendu compte que je mûrissais tout ça depuis des années. Mais l'élément déclencheur, ça a été ici, début 2024, où j'ai accumulé beaucoup. J'ai pris beaucoup de responsabilités au boulot sans qu'on me le demande. Parce que je voulais plaire, parce que je voulais faire plaisir à tout le monde, parce que je me sentais responsable, voilà, pour plein de raisons. Et j'avais signé un contrat en 4-5ème à la base. parce que j'avais besoin de mon mercredi pour m'occuper des enfants et je n'avais pas d'autre solution.
- Speaker #0
Et tu faisais à 8 5e.
- Speaker #1
Et voilà, les joies du 4 5e. Et je me suis dit, bon, en fait, on va arrêter peut-être cette histoire de 4 5e parce que je suis moins payée et je l'ai fait mes heures. Donc, j'aimerais bien repasser en temps plein. Et le directeur, je ne l'avais pas l'air fusé. Il m'a dit, il n'y a pas de raison, on lui donne un temps plein. Puisque c'était très bien son job en 4 5e.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, n'est-ce pas ? Et là,
- Speaker #1
je suis rentrée de vacances et comme un truc que tu as expliqué dans une vidéo, j'avais pris trois semaines de vacances, mais on avait un mois de fermeture d'entreprise, donc un mois de vacances où on va voir les potes, on part en Guadeloupe, soleil, plage, génial. Je déconnecte, je me suis sorti un peu la tête de l'eau, je suis revenue, je me suis effondrée. J'étais malade deux jours, je retournais une semaine, j'étais malade trois jours, je retournais. En fait, je luttais, je luttais. avec des crampes au ventre, mais un truc insoutenable. Et puis un jour, je me dis, bon allez, j'ai mal au ventre, ça ne va pas, je vais aller faire mon petit spinning à midi, ça va me rebooster. Et là, même sans moyen de tourner sur le vélo, ça ne va plus. Je prends une douche chaude, je me dis, ça va me remettre. Et là, je sens que ça tourne, je ne suis pas bien. Je reprends quand même ma voiture. On se dit, mais waouh ! Donc, je prends la voiture, je suis dans un état où je sens que je n'ai plus d'énergie, mon corps est vidé. J'arrive au boulot, on me parle dans le couloir. Je ne comprends plus rien à ce que mes collègues me racontent. J'essaye de les regarder plus ou moins, mais je n'interagis plus. Ce n'est plus possible pour moi. Je réussis à aller jusqu'à mon bureau. Je ferme la porte et bam, je m'évanouis.
- Speaker #0
Nom de Dieu.
- Speaker #1
Et voilà.
- Speaker #0
Ah ouais. Ah ouais, donc c'est sérieux quand même ton affaire là. Déjà dans ce que tu nous dis, tu vois, il y a plusieurs choses qui sont super intéressantes. Tu as commencé ton récit avec justement ton besoin de plaire. Tu te souviens de ça ? Le burn-out, c'est très souvent, c'est pas tout le temps, mais c'est très souvent la maladie, on va dire, du premier de la fratrie. Qui doit montrer l'exemple, qui doit faire plaisir à son petit frère, jouer avec lui, faire plaisir à sa petite sœur, donne-lui tes jouets, donne-lui tes vêtements, donne-lui ceci, ceci. Tu as combien de frères et sœurs ? Pas. T'es combien dans la fratrie ? L'aîné. C'est la première, tu vois ? Le driver fait plaisir, il peut venir de ce positionnement de grande sœur, on va dire, que tu as, ou en plus tu montres l'exemple. Donc, sois parfaite, fais plaisir, qu'il se coordonne si tu veux. Et en cours, tu nous as parlé de ça, et tu nous as parlé aussi entre les lignes de ton soie forte. Je ne vois plus rien, mais je continue à y aller, mais je vais y aller faire mon spinning. Spinning, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est du vélo, en salle, avec un rythme assez spécifique. Bon. On a un beau trio de « Sois fort, fais plaisir et sois parfaite, Madame » . Donc là, tu tombes dans les pommes. Drôle de sensation, n'est-ce pas ? Qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là ?
- Speaker #1
Je suis toujours dans le déni. Ma collègue revient de sa pause déjeuner. Elle dit « Céline, qu'est-ce que tu fais ? » « Ouais, t'inquiète, mets-moi un petit peu de sel et un peu d'eau, ça va me booster, ça va relancer ma tension. Un peu d'hypotension, ça va aller. » Elle me dit, non, je t'emmène à l'infirmerie, tu as vu ton état. Et puis donc, j'attends. Je ne travaille pas vraiment l'après-midi. Et à un moment, je dis, écoute, en fait, je vais rentrer chez moi. Et là, je continue dans mes trucs. Je me dis, mais pourquoi je reprends la voiture ? Avec le recul, mais sur le moment. Et donc, je revois un message à mon mari. J'en rigole, mais ce n'était pas drôle. Je dis, écoute, je me suis évanouie, ça ne va pas trop. Je reprends la voiture. Donc, si je ne suis pas là dans 20 minutes, c'est qu'il y a eu un problème sur la route.
- Speaker #0
Waouh ! Ah ouais !
- Speaker #1
Voilà, là, il faut imaginer ce que lui, il se met. Carré, quoi. Il est à la maison avec les trois gosses et il se dit,
- Speaker #0
qu'est-ce qu'elle a fait à croire ? Mais elle est ouf !
- Speaker #1
C'est ça. Et moi, du coup, normal, quoi. Je rentre à la maison. Et là, j'ai fait du télétravail le lendemain. Et là, il rentre, il dit, écoute, j'ai pris congé demain, je t'emmène chez le médecin. J'en ai pas le bol, là, ça va pas du tout. On fait quelque chose, quoi. Et c'est lui qui m'a forcé, qui a appelé le médecin, qui a pris rendez-vous, qui m'a...
- Speaker #0
amené de force chez le médecin et qui a tout expliqué parce que moi je dis mais t'inquiète ouais bon soif fort c'est là où on est très content quand on a un conjoint ou une conjointe qui parfois nous secoue un petit peu le soif fort en fait tu sais c'est au début pour vaincre le déni c'est bien quand t'as quelqu'un qui te dit arrête tes conneries tu vois j'avais une cliente sa patronne lui disait donne moi ton téléphone donne moi ton laptop avant de rentrer chez toi sinon tu vas continuer à bosser je sais tu vois donc il faut que parfois quelqu'un d'extérieur pour te faire ça. Bon, là, tu vas chez le médecin. Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Là, bizarrement, je me mets à pleurer quand j'écoute mon histoire via mon mari.
- Speaker #0
Oui, quand c'est raconté par quelqu'un d'autre.
- Speaker #1
Moi qui parle ? Il me dit quoi ? Il parle de moi, là ? Oh, mon Dieu !
- Speaker #0
La pauvre ! C'est elle, c'est pas moi. Dissociation. Cool. Ouais, exactement.
- Speaker #1
Et là, le médecin me dit, on va vous mettre un mois. Pour commencer, on verra ce que ça donne, mais vous allez vous reposer.
- Speaker #0
Ils donnaient médoc ou pas ?
- Speaker #1
Non. Je dis que j'avais pris rendez-vous, donc quand même, je sentais qu'il y avait des choses qui n'allaient pas. Avec un médecin, une médecin généraliste, mais spécialisée dans tout ce qui est micronutrition, épuisement, surmenage, etc. Et ça prenait deux, trois mois d'attente pour avoir un rendez-vous. Et bizarrement, j'avais un rendez-vous qui tombait dans les trois semaines. Et donc, mon mari lui en parle. Et donc... Donc, elle me dit, je vous mets un certificat médical jusqu'à cette date. Vous voyez avec ce médecin et on va voir ce qu'on va faire. Et vous voyez avec elle. Et donc, elle me dit, reposez-vous. Avec leur cul, je me dis, mais c'est nul, quoi. Reposez-vous. C'est comme si elle parlait à quelqu'un. Je n'étais pas réceptive du tout.
- Speaker #0
Tu ne sais pas faire. Tu n'as pas ça dans ta programmation. Donc, c'est compliqué.
- Speaker #1
Non. Du coup, j'ai passé… Donc là, c'était au mois de mars. J'ai passé un mois à m'épuiser encore plus. à regarder toutes les vidéos, toutes les coachings de développement personnel, de surmenage, de borneau, d'hypersensible, d'essayer de trouver ce que je veux faire avec ma problématique. Jusqu'à ce que je tombe sur une vidéo Big Change où j'ai pris un premier rendez-vous et je me suis dit « Bon ben ouais, mais je les ai enchaînés pendant un mois. Je ne m'arrêtais pas. J'ai fait que ça et je me suis vraiment épuisée. » jusqu'à tomber sur le clickchain où je me suis dit, ça y est, c'est le bon.
- Speaker #0
Ah ouais ? Qu'est-ce qui fait que justement tu t'es dit c'est le bon par rapport à tout ce que tu as vu ?
- Speaker #1
Les points, je pense que tu as résumé au début. Le « Sois forte » , « Fais plaisir » , c'est… le côté vraiment perfectionniste qui a été identifié en même pas cinq minutes. Et je pense que le fait de l'entendre, on m'a dit, mais c'est puissance 1000 chez vous, c'est pas étonnant que vous en soyez là. Et là, quand je l'ai entendu, je me suis de nouveau effondrée et j'ai pleuré, pleuré, pleuré. Je me suis dit, mais c'est vrai, ça fait... Mais pourquoi je fais tout ça, en fait ? Et c'est ça qui a fait l'élément déclencheur, en fait.
- Speaker #0
J'ai répondu à ta question, parce que ça, c'est une question qui est vachement importante. Pourquoi t'es comme ça ? Foncièrement, certaines personnes ont besoin d'avoir la réponse à cette question. Et ils vont voir un psychanalyste. Et je fais toujours une petite provoque. À l'issue de 20 ans de thérapie, ils finissent par comprendre qu'ils étaient amoureux de papa ou amoureux de maman. Une grosse provoque et je vais me faire défoncer par les psychanalystes qui regardent. Mais je m'en fous. Et en gros, moi, dans ma manière de procéder, le pourquoi, à la limite, on s'en tape. Parce que... L'idéal, ce n'est pas de comprendre pourquoi je suis comme ça, mais comment je peux faire pour m'en sortir. Le pourquoi, on le connaît. Tu as ces drivers-là. En gros, tu as appris inconsciemment quand tu étais petite que si tu n'étais pas parfaite, on pouvait t'abandonner. Si tu n'étais pas forte, on pouvait t'abandonner. Et si tu ne faisais pas plaisir, on pouvait t'abandonner. C'est gros résumé, mais c'est ça qui s'est passé dans ta construction mentale. Donc, tu as grandi avec ça et arrivé à l'âge adulte, tu avais ça en toi de manière complètement inconsciente. Donc, tu agissais de manière inconsciente. Voilà ton pourquoi. Maintenant, c'est comment on fait pour se sortir de là ? Comment on fait pour se sortir de cette espèce d'autoroute, d'automatisme qu'on s'est créé depuis des années ? Et c'est là où tu es venue chez nous et tu as découvert le truc. Oui,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
Une fois que tu as eu ce rendez-vous téléphonique, tu as choisi de venir direct ou tu as hésité ? Tu t'es dit, qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #1
Je n'ai pas vraiment hésité. J'en ai quand même parlé à mon mari. J'ai fait le point. J'ai dit, écoute, on est à le paiement. Oui. Oui, ça nous paye des vacances. Et en même temps, dans mon état, les vacances, on a bien vu ce que ça donne. Ça ne nous sert strictement à rien. Non. Donc, est-ce qu'on ne pourrait pas faire l'impasse sur les vacances de cet été ? Et moi, je m'y mets à fond. Et voilà, j'étale le paiement sur six mois. Et puis, on voit ce que ça donne. Et donc, voilà. C'était surtout financier aussi.
- Speaker #0
Ben oui.
- Speaker #1
Même en ménage, on a des enfants. Je ne voulais pas prendre la décision toute seule. C'était surtout de réfléchir à ça. après moi ce qui m'avait beaucoup plu sur les débuts de ce que j'avais entendu sur le pitch c'était cet accompagnement aussi hebdomadaire et le fait d'être dans l'action parce que moi je ne pouvais pas reposez-vous ça ne fonctionnait pas donc le fait de me dire ah ouais chouette je vais faire des exercices on va me dire ce que je dois faire j'étais déjà dans cette dynamisme de me dire je ne vais pas être toute seule et je vais rester dans l'action on va me donner des exercices, des choses à faire et en fait c'est ça je pense dont j'avais besoin c'est qu'on valide un petit peu, oui ok t'es en épuisement sur mon âge, burn out,
- Speaker #0
mais on va t'aider et on va il y a des actions à mettre en place pas juste se reposer chez soi les exercices si tu veux qu'on donne le but du jeu c'est de donner des nouvelles capacités aux personnes c'est pas juste faire des exercices pour des exercices c'est par exemple capacité de stopper ses pensées on veut pas nous on veut pas juste nourrir la psyché de la personne, on veut pas juste qu'elle ait des connaissances, on veut qu'elle ait des capacités ... Donc, effectivement, il y a des exercices à faire. Est-ce qu'ils sont galères, de ton point de vue, en tant qu'ancienne coachée, à mettre en place ces exercices ?
- Speaker #1
Alors, au début, vu mon état, je trouvais ça insurmontable. C'est faux, hein ? Et je me disais, non, mais je ne sais pas tant. Mais il faut que je fasse ça. Le « il faut » et le « je dois » , c'est formidable chez moi. C'était aussi un trait. Et je me mettais de la pression pour des choses. Et en fait, le fait d'être guidé aussi, d'avoir les coachs qui disent, mais non, en fait, Céline, c'est quelques minutes. Et de mettre en place et d'avoir... En fait, on se rend compte qu'en fait, on a le temps. On ne se donne pas le temps. On ne se laisse pas le temps. D'où l'égoïsme salutaire aussi, où là, je me suis rendu compte que je ne faisais rien du tout dans mon agenda pour moi. Rien, mais vraiment rien. J'étais calquée sur ma famille, sur mes... amis, sur le professionnel. J'ai regardé mon agenda, j'ai dit quelle catastrophe. Même mes réunions, je demande toujours aux gens, ça te va à quelle heure ? Mais pas moi, ça va pas quoi ! C'est une catastrophe.
- Speaker #0
On a peut-être trouvé la championne du monde là.
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais. C'était une catastrophe. Et donc du coup, ça n'allait pas. Quick change dans mon emploi du temps, mais comment j'allais faire ?
- Speaker #0
Alors c'est super intéressant aussi si tu veux, au niveau de détail, les exos qu'on donne surtout dans les débuts, c'est vraiment minime quoi. C'est des fois une minute par jour, c'est dix minutes le soir, donc c'est vraiment le j'ai pas le temps etc. tu l'as bien dit, c'est je prends pas le temps. Pourquoi je prends pas le temps ? Généralement parce que prendre le temps pour soi c'est changer une routine qu'on a depuis 30 ans. hors-taxe, on va dire, ou voir un peu plus sur ce qui me concerne. Donc, changer une routine, le changement, notre cerveau déteste ça. Ça demande un effort cognitif que notre cerveau trouve super galère. C'est pour ça qu'on a mis en place les 10 fois 1 minute, plutôt que faire 10 minutes par-ci, 10 minutes par-là, ou là, c'est vraiment plus chiant. Quand on relativise, c'est pas grand-chose, 10 minutes par jour. Mais ça devenait quand même compliqué, donc on a morcelé ça en 10 fois 1 minute, et effectivement, les coachs sont là pour dire, eh, vas-y, priorise-toi, priorise-toi, et... essayer de donner le petit coup de pouce supplémentaire pour que la personne puisse se prioriser. Donc tu arrives dans le quick challenge, tu finis par te mettre aux exercices quand même, ou il a fallu à un moment donné gueuler ?
- Speaker #1
Par exemple pour le stoplit, elle me dit, écoute, ce qu'on va faire pour te challenger un peu, c'est qu'à chaque fois que tu le fais, tu m'envoies un message. C'est pas un échange, c'est pas on communique, c'est juste je le fais une fois, deux fois, pour arriver à 10 à la fin de la journée. Et là, ça m'a challengée. Et du coup, je me suis dit, ah bah oui, OK, je vais m'y mettre. Et c'est vrai, c'est rien, 10 minutes. On passe quoi, 2 heures sur les réseaux sociaux par jour ? Enfin, allez, 10 minutes, c'est tellement, mais rien du tout. Et pour la petite anecdote, ici, j'ai repassé les vidéos du challenge. Je me suis dit, ah tiens, je vais les revoir pour un petit peu. Et j'ai revu la première, deuxième vidéo. Je me suis dit, bah oui, logique, en fait. Et en fait, là, je me rends compte après à quel point c'est limpide. Mais... J'étais dans un stade d'épuisement tellement intense que les informations...
- Speaker #0
Ah, t'es dans le brouillard au début.
- Speaker #1
C'est lent en fait. C'est lent à enregistrer, c'est lent. Et il faut vraiment être bienveillant avec soi-même. Et ça, j'ai dû l'apprendre pendant le quick change, parce que je n'avais pas du tout cette bienveillance en moi-même.
- Speaker #0
Ça tombe bien, c'est ce qu'on veut.
- Speaker #1
Ils me disaient que je ne voulais jamais rêver, mais je suis devenue complètement débile. Je n'avais même pas écouté une vidéo de 10 minutes et à faire 10 minutes d'exercice par jour. Je m'autoflagelais, je m'occulpabilisais. C'était tout. Mais après, c'est des prises de conscience. C'est ça qui est super chouette.
- Speaker #0
Tu as eu les parades contre l'autoflagellation ? On te les a données, j'imagine ?
- Speaker #1
Tu as dû faire des ruptures de patterns.
- Speaker #0
Oui, oui,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
mais c'est ce qui est très, très dur, qu'on est très habitué, comme tu dis. C'est qu'en fait, je ne réalisais même pas que j'avais des pensées négatives.
- Speaker #0
C'est le problème si tu veux, on agit tellement de manière inconsciente que l'une des premières choses qu'on doit faire c'est rendre conscient nos comportements, nos conditionnements atypiques, enfin pas atypiques mais toxiques. Donc tu vois la première chose qu'on va faire c'est faire des ruptures de pattern quand on commence à se maltraiter. Sauf que tu vas en louper 10, tu vas louper 10 maltraitants sur 11, la deuxième semaine t'en louperas peut-être 6, la troisième semaine t'en louperas peut-être 2, puis ensuite on va remplacer ça par justement... recadrer les drivers et t'évitera de te maltraiter justement d'une autre manière. Mais au début, t'arrives, c'est normal. Tu viens de dire quelque chose qui est fondamental aussi. Les gens qui arrivent chez nous, étant donné qu'ils sont dans le soin parfait, ils ont beaucoup de difficultés avec ce qu'on appelle l'apprentissage. L'apprentissage, ça signifie ne pas réussir, ne pas réussir, ne pas réussir, commencer à réussir très mal, commencer à réussir de plus en plus médiocrement, puis ensuite commencer à le faire pas trop dégueulasse, tu vois. C'est une courbe de progression. Mais les gens qui sont en burnout, très souvent, c'est soit je réussis, soit j'échoue. Non, il y a un entre-deux, il y a 50 nuances de gris, et on apprend aux personnes justement à avoir cette bienveillance de dire « Eh, je suis en train d'apprendre. Dans trois mois, je serai là, là je suis ici, c'est bon. » Ça fonce les temps. Et autre chose, ça c'est spécifiquement pour toi, pas forcément pour les auditeurs, mais si tu revois le quick change, donc encore une troisième fois, là tu vas découvrir que les outils que tu trouves dans le troisième mois concordent avec les outils du premier, que tout se répond en fait, que rien n'a été fait au hasard dans ton autre truc-là. C'est cool. Tu as eu des difficultés, d'ailleurs, dans ces trois mois, toi ? Je prends mon chat parce qu'il me harcèle depuis tout à l'heure. Voilà, c'est bon.
- Speaker #1
Ça a été... Honnêtement, de semaine en semaine, on apprend plein de choses. Surtout, le point principal, je pense, pour moi, qui a été très révélateur, c'est de vivre le moment présent et de se centrer sur soi. Et ça, j'en avais besoin. J'en avais vraiment besoin. Donc, ça m'a... Ça m'a ouvert les yeux. Ça m'a ouvert sur l'intérieur, mais pas sur l'extérieur. Parce que je fais ça vers l'extérieur, mais non, c'était vraiment sur l'intérieur. Ça m'a permis de découvrir plein de choses. Je dirais qu'à la mi... Il y a douze séances. Je ne sais plus si c'est la huit ou la neuvième séance. Ou l'angoisse de finir le quick change.
- Speaker #0
Ah ouais.
- Speaker #1
La peur. La peur. Pour moi, c'était la peur de finir une relation. d'avoir un accompagnement, un suivi, de me retrouver toute seule. L'abandon !
- Speaker #0
Au secours ! On y revient ! Comment je vais faire ? Je vais nager toute seule dans la piscine ?
- Speaker #1
Et donc, inconsciemment, je me suis effondrée. Je me suis dit, ben non, ça ne va pas. Et pendant la séance, on m'avait dit, ben non, on ne peut pas forcément. Ben là, je me suis effondrée.
- Speaker #0
Ça arrive.
- Speaker #1
je me suis effondrée et je me suis dit j'arrive bientôt à la fin et je suis dans cet état et en fait on apprend au fur et à mesure et c'est ça qui est chouette et puis on se revoit parce qu'on a nos vidéos c'est que on apprend au fur et à mesure que nos erreurs on les reproduit mais on en devient de plus en plus rapidement conscient et donc on peut plus facilement travailler dessus au début on le sait pas on sait même pas qu'on a des pensées négatives qu'on s'autoflage à la longueur de temps on prend conscience de ça On commence à travailler dessus, on le fait encore. Je fais encore plein de trucs. Souvent, il faut, je dois. Mais maintenant, j'en suis consciente. Je reformule directement.
- Speaker #0
Génial.
- Speaker #1
Et donc,
- Speaker #0
c'est... En fait, en gros, tu viens exactement de nous parler de justement ce qu'on parle quand on parle d'apprentissage. Il y a quatre phases à un apprentissage. La première phase, c'est inconsciemment incompétent. Je ne sais pas que je ne sais pas. Je ne sais pas que je fais des conneries. Ça me traverse, machin. Ensuite, je deviens consciemment incompétent. Je sais que je fais des conneries. Ensuite, je vais devenir consciemment compétent, c'est-à-dire pour changer ma manière de faire, ça va me demander un petit effort. Et ensuite, on devient inconsciemment compétent, c'est-à-dire je le fais naturellement, de me parler avec bienveillance, d'être plus cool avec moi. Cette phase numéro 3, consciemment compétent, elle peut durer un petit moment. Mais comme tu es au courant que c'est comme ça, tu acceptes l'apprentissage et tu arrives spontanément à un moment donné à dire « je le fais naturellement, peut-être j'ai changé, je ne me souviens pas, je ne sais plus comment je le fais, je le fais naturellement. » Tu en es dans cette phase-là et c'est cool. vigilance, persévérance tu te souviens ? On va rester vigilant et on va rester persévérant parce que ça progresse au fur et à mesure. Tu parlais de alors Christella c'est ta coach qui est très très cool donc bravo, je suis très content que tu sois tombée avec elle, en plus vu l'énergie vous deux vous avez dû matcher comme il faut comment elle a pu t'aider aussi dans ces moments où t'étais dans le doute ou quoi que ce soit ?
- Speaker #1
Avec beaucoup de douceur et de bienveillance et je pense qu'elle me l'a dit plusieurs fois et que maintenant c'est bien enregistré, mais la bienveillance envers soi-même. Et comme tu disais, c'est une période d'apprentissage, on apprend, c'est étape par étape et ça ne sert à rien de vouloir brûler les étapes et de vouloir faire des bonds de géants en fait. Et donc vraiment ce côté bienveillance, étape par étape, ça m'a été dit et redit par Christella, ça me faisait du bien. et je pense que j'avais besoin de l'entendre en fait il y a des choses qu'on a dans la tête et si on se le dit à soi-même ça fonctionne pas ?
- Speaker #0
Non, t'as besoin au début d'un tuteur tu vois, quelqu'un qui... tu vois j'utilise le mot tuteur, je l'ai pas fait exprès mais c'est vraiment ça, je pense à la jeune pousse il va pas te tirer d'un côté ni te pousser de l'autre, il va dire appuie-toi sur moi et le jour où t'as plus besoin de moi, c'est que t'es suffisamment solide t'as fini tes 12 semaines et tu peux y aller toute seule c'est cool je voyais aussi que tu nous parles de ton mari comment il a vu tes changements au fur et à mesure des 2-3 mois qu'on a passé ensemble là
- Speaker #1
Ah, ça a été compliqué, ça.
- Speaker #0
Tu m'étonnes.
- Speaker #1
Compliqué. Pourquoi ? Parce que je fais tout pour tout le monde depuis toujours. Il m'a toujours connu comme ça. Et ce point d'égoïsme salutaire dont tu parles a été très, très compliqué. Parce que moi, petit à petit, j'ai réalisé que j'avais besoin de faire des choses pour moi, pour ma santé. Et que c'était vital, en fait. Sauf que ce n'est pas toujours bien passé. Et donc, il y a eu des petits soucis de communication au niveau du couple. Ça n'a pas été évident. Après, je pense qu'on a une bonne communication et ça nous sauve. Mais ça n'a vraiment pas été évident à ce niveau-là parce qu'en fait, je changeais. Je me révélais un peu plus, en fait. Je me libérais de certaines injonctions, de certains poids du passé. Et ils ne comprenaient pas. il dit bah on a toujours fait comme ça et lui qui en plus déteste le changement qui est hyper rigide qui a besoin de ses routines qui a besoin de ses trucs et son samedi c'est son foot et puis c'est comme ça et moi je me suis retrouvée bah non ça va plus, ça me va plus c'est plus possible en fait je peux plus gérer tout ça et donc ça a été difficile ouais c'est hyper important pour tous ceux qui nous écoutent
- Speaker #0
Le chat m'a mis des poils partout. Donc, pour tous ceux qui nous écoutent, il faut comprendre une chose, c'est que vous ne vivez pas seul. Si vous viviez seul, votre changement serait vachement plus facile, en fait. Mais vous vivez souvent en couple, en famille, avec des enfants, un mari, une femme. Le changement que vous allez vivre sur vous va générer du changement chez l'autre. Exemple, maman qui disait toujours oui à tout, du jour au lendemain elle dit non. Maman, t'étais vachement plus sympa avant quand tu disais toujours oui à tout. Dans le cœur, une année de maman, ça peut picoter un petit peu si justement on n'est pas suffisamment ancré, suffisamment stable pour dire à partir de maintenant ça va être différent, tu vois. Parce que j'ai été corvéable à merci, c'est ce qui m'a mis dans le burn-out, le côté fait plaisir, c'est ce qui m'a foutu dedans. Bah maintenant l'égoïsme salutaire fait que... chacun va aussi se libérer un petit peu du temps et de l'énergie. Mais il faut se souvenir une chose, pour tous ceux qui veulent s'engager dans la voie de l'égoïsme salutaire, il y a toujours deux faces sur une pièce. Quand vous ne faites pas quelque chose sur quelqu'un, ou pour quelqu'un, en réalité, vous lui faites probablement du bien. Quand je ne fais pas quelque chose pour mon enfant, je lui apprends peut-être à faire tout seul, donc à prendre un peu plus confiance dans ses capacités. Tu vois, ça c'est un exemple parmi tant d'autres. Quand je ne fais pas quelque chose pour mon mari, je lui apprends à être peut-être un petit peu moins dépendant émotionnellement de moi. Ou peut-être moins dépendant tout court de moi pour tout faire. Donc, il faut toujours voir les deux pièces. Il faut toujours voir les deux pièces. Il n'y a rien qui est bien, il n'y a rien qui est mal. Il y a toujours un petit peu des deux. Mais l'important, c'est vous, comment vous vous sentez là-dedans. Parce qu'encore une fois, tu vois, ici, si Céline, elle s'effondre, il y a trois gamins sur le carreau, un mari sur le carreau. Alors que si elle reprend confiance, conscience de l'ancrage, on est parti. Et... quelle image pour la famille, quelle image pour les enfants. Maman, c'est une battante, elle est capable de s'occuper de nous et en plus s'occuper d'elle. C'est ouf l'impact que vous avez sur vos enfants et donc plus tard, qu'est-ce qu'ils vont entreprendre eux aussi dans leur vie de tous les jours. Bravo à toi pour ça. Est-ce que tu as utilisé les outils de communication qu'on a aussi dans le programme pour justement parler avec lui ou pas ?
- Speaker #1
Oui, et alors ça c'est très comique parce que par exemple tout ce qui est CNV, c'est des théories et des outils que je connaissais en fait. c'est bien ça bah oui t'as dû faire ton présentation quelque chose que j'avais appris que j'avais lu parce que j'adore me former c'est génial d'en savoir toujours plus sauf que j'ai jamais pratiqué en fait et j'ai découvert des choses et je me suis dit mais c'est fou en fait parfois on lit on a l'impression d'être capable de pouvoir tout enregistrer tout faire soi-même et à un moment il faut pouvoir lâcher et se dire bah non en fait c'est bien l'accompagnement parce que ça nous permet de réaliser ça nous permet de pratiquer ça nous permet de nous évaluer aussi et de nous faire Et donc, oui, j'ai utilisé les outils de communication. Ce n'est pas facile. Je pense d'autant plus quand c'est avec son mari.
- Speaker #0
Il a l'habitude de t'entendre parler d'une certaine façon. De la même façon, si tu changes ta manière de parler, ça doit lui faire tout drôle, tu vois. Vigilance, persévérance. Si tu restes sur ton nouveau mode de communication, il va finir par s'adapter à toi et à ton mode de communication à toi. Alors, tu as parlé de CNV. Pour ceux qui nous écoutent, c'est la communication non-violencée. un des outils qu'on va avoir justement dans les outils rhétoriques, parce qu'encore une fois, quand vous vous changez, il va falloir expliquer ça aux autres, on ne le fait pas n'importe comment. C'est un outil que j'ai un petit peu tordu, j'ai mélangé de la communication ericksonienne entre autres, pour pouvoir faire en sorte de savoir faire des demandes, savoir s'exprimer correctement. Et là où tu as dit quelque chose d'important, c'est qu'on n'est pas là pour vous bourrer le crâne, on est là pour vous faire pratiquer. Tu vois, il y a deux jours, j'ai eu un coaché au téléphone qui doit de manière un petit peu trop anticipée retourner au boulot. Je dis un petit peu trop anticipé parce qu'il n'est pas en France ni en Belgique, il est en Suisse. Et en Suisse, ils ont des délais très très courts pour retourner au boulot, sinon ils ne touchent plus les indemnités. Donc on a travaillé beaucoup là-dessus. Comment prendre sa place ? Quoi dire ? Comment le dire ? Bon, avec un petit peu de pratique, c'est une nouvelle manière de parler. Et je suis persuadé qu'il va réussir à prendre sa place. Mais par la pratique, il m'avait dit comme toi. J'ai déjà fait plein de formations là-dedans, mais je ne savais pas faire. Je ne savais pas faire. Ton métier aujourd'hui, il faut savoir une chose, c'est que ton métier... C'est un des métiers où on est le plus touché par le burn-out. Pourquoi ? Parce qu'on passe notre vie à entendre les plaintes des uns des autres, à être entre le marteau et l'enclume. Tu vois, quand on est RH, on se plie en quatre pour tout le monde. Donc, la question que je vais te poser pour les RH qui nous écoutent, comment tu penses qu'aujourd'hui, eu égard à tout ce que tu as appris dans le programme et ta manière de te recentrer dans ton égoïsme salutaire, tu peux transmettre ça dans ton métier ?
- Speaker #1
Alors, ce qui m'aide le plus dans... pour moi-même et pour les autres dans mon métier, c'est le principe de responsabilisation.
- Speaker #0
Yes. Raconte-nous ça, parce que ça aussi, c'est un truc... On n'en parle pas souvent, en tout cas, ici. On en parle entre les coachés. J'en parle pas très souvent sur les chaînes YouTube ou quoi que ce soit, mais j'aimerais que tu nous en parles et comment tu l'as compris.
- Speaker #1
Le principe de responsabilisation, pour moi, c'est... Wow ! Déjà, par rapport à moi, même quand je disais tout à l'heure, cette histoire de 4-5e, où je veux repasser en temps plein. Et puis, j'ai relativisé. Quelle est l'erreur dans l'histoire, par exemple ? C'est que moi, j'ai pris des responsabilités que je n'avais pas. J'ai dépassé mon horaire. J'ai fait des choses que personne ne m'a demandé. Donc, je suis malheureusement une ligne dans un fichier Excel avec un coût sur un budget. Et le directeur, il voit ça. Il ne peut pas commencer à voir tout le monde. Il ne me voit pas au quotidien. Donc, qu'est-ce qu'il se dit ? Céline fait son taf. en 4-5e et son taf il est bien fait.
- Speaker #0
pourquoi elle veut que je lui donne encore plus de temps de travail ? Ce n'est pas utile, je vais mettre son temps de travail ailleurs. Rentabilité, optimisation. Ok, voilà,
- Speaker #1
logique.
- Speaker #0
Et quand on réfléchit comme ça, qu'on se dit, oui, en fait, à partir du moment où je n'arrive pas à dire non et que je me suis moi-même mise dans cette situation où je me suis sabotée et que je n'ai pas fait valoir la valeur de mon travail puisque je lui ai prouvé par A plus B qu'en 4-5e, le taf était très bien fait.
- Speaker #1
Il n'y a pas de raison de ne pas me donner un temps. Ben oui, c'est con, mais ce que tu viens de dire, c'est malheureusement, c'est ce qui va faire le tri entre les gens qui vont venir chez nous et les gens qui vont continuer à accuser l'extérieur. Alors, je vais mettre des pincettes, prenez le temps d'écouter avant de me bâcher, je dis ça aux auditeurs. Le principe de responsabilisation, c'est partir du principe que je ne peux changer que ce qui dépend de moi. L'extérieur, je ne peux pas le changer. Que mon manager soit un blaireau, je ne peux pas le changer. Mais ce que je peux changer, en revanche, c'est ma manière de m'adresser à lui. C'est ma manière de gérer mon émotion quand il me parle. C'est ma manière de prendre ma place par rapport à lui. C'est ma manière de mettre des barrières, de mettre des limites. Ça, c'est le principe de responsabilisation. C'est pas « c'est de sa faute à lui » , c'est « c'est de ma responsabilité à moi » . Dans le principe de responsabilisation, on ne va pas se culpabiliser. Au contraire, se culpabiliser, c'est se fouetter et puis ne pas avancer. Nous, on va se dire « maintenant que je suis responsable de ça, je peux… » peux aussi changer pour avoir d'autres résultats en moi, donc, chez l'autre. Et c'est complètement ce que tu dis. Bah oui, c'était de ma responsabilité de faire ce truc-là. Donc, effectivement, si je change ça, j'aurai d'autres résultats. Ça, faut le retenir. Tant qu'on accuse l'extérieur de nos mots, on ne change pas. Faut arrêter ça. Le problème, c'est que... Alors, je vais être un petit peu... Peut-être un peu provoque, mais c'est que nos sociétés sont biberonnées à ça. C'est jamais de notre faute, quoi. C'est toujours la faute de l'élément extérieur qui est machin, qui est ceci, qui est cela. Quand ce n'est pas de ma faute, c'est la faute de mes parents. Quand ce n'est pas la faute de mes parents, c'est la faute de mon manager, de mon directeur, de mes clients, de l'État, du gouvernement. Qu'est-ce que moi, je peux faire maintenant si ça ne me plaît pas pour bouger et pour me changer ? À titre individuel, à titre égoïste, salutaire. Et c'est tout. Il y aura beaucoup moins d'efforts à faire à me changer moi qu'à vouloir faire bouger le mammouth de l'extérieur. Donc, il y a plein de trucs à améliorer dans le monde du travail. Plein. Mais c'est un combat qui est trop compliqué pour moi. Moi, Théo Duverger, c'est un combat qui est trop compliqué. Je ne vais pas me bagarrer contre tous les managers de la Terre, etc. Les managers sont mal formés pour la plupart. Il y a trop de téléphones immobiles, donc on est joignable tout le temps. Tout le temps, c'est l'enfer. Mais je ne peux pas me bagarrer pour ça. En revanche, moi, je peux me bagarrer pour que les gens se transforment et sachent couper leur téléphone quand il faut, couper leur mail quand il faut, dire « arrête de m'emmerder » dans d'autres termes, à leur manager quand il faut. Ça, c'est le principe de responsabilisation. Je tenais à le préciser. Pour que ça soit clair pour tout le monde. Aujourd'hui, ça me fait super plaisir parce que tu souris, t'as la pêche. Comment tes enfants, ils te perçoivent ?
- Speaker #0
Tout va beaucoup mieux. Bizarrement, pour aller à l'école le matin, par exemple, on arrive toujours les premiers, sans crier. Tout le monde est habillé et prêt. C'est formidable. Alors que fin d'année dernière, même les filles disaient « Pourquoi tu cries tout le temps, maman ? » Je passais, je m'épuisais en plus, encore plus, ça rajoutait en fait de l'épuisement. Je passais trois quarts d'heure à leur crier dessus parce qu'ils ne dépêchaient pas, parce que ça n'allait pas assez vite, notion du temps. Rien n'allait assez vite. Allez, plus vite, plus vite, dépêchez-vous, dép��chez-vous. Et puis, ça prenait de l'ampleur, sauf qu'un enfant n'a pas la notion du temps. Et donc, avant six ans, c'est très, très compliqué. Donc, ils voyaient juste une maman en colère tout le temps qui leur criait dessus pour commencer la journée. Et l'horreur, l'horreur pour moi, parce que parfois, je t'en… Là,
- Speaker #1
on a travaillé. Oui, normal.
- Speaker #0
Quelle horreur, quoi. Et là, en quel soulagement, quoi. J'arrive à me faire entendre sans crier. C'est génial. C'est génial. Parce que je suis plus en accord avec moi-même, parce que je leur parle de manière plus calme. Et ça fonctionne beaucoup mieux comme ça.
- Speaker #1
C'est vraiment un cercle vertueux. Aujourd'hui, ton mari, c'est OK pour lui, ton changement ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu fais rien que pour toi aujourd'hui ?
- Speaker #0
plein de choses, en fait je me pose plus trop en fait quand je vois qu'il y a de la place dans l'agenda ou que j'ai envie de faire quelque chose, je pose même plus spécialement la question et je vais dire ah bah tiens samedi je vais aller faire ça et j'ai vu que t'étais là pour garder les enfants voilà, il y a quelque chose de différent qui a changé, c'est pas est-ce que c'est possible, ça te dérangerait pas ou je mettais des pensées parce que j'avais peur de déranger tout le monde, aujourd'hui je le fais Je fais mes cours de yoga, je vais le soir au yoga si il faut, même si c'est à 19h et que c'est chiant parce que c'est l'heure du coucher et qu'il galère à gérer les trois en même temps. C'est pas grave en fait, je suis capable de le faire, il est capable de le faire et en fait ça ne me dérange absolument pas d'avoir un moment avec ses enfants. C'est chouette aussi pour lui d'avoir un moment, une soirée avec ses enfants.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Donc voilà. Donc je m'accorde vraiment du temps pour moi et sans demander l'autorisation des autres.
- Speaker #1
J'adore. J'adore. Et sans culpabiliser ?
- Speaker #0
Et sans culpabiliser. Je me rends compte à quel point ça me fait du bien en fait. Et je suis beaucoup plus qualitative dans les relations avec les autres quand je m'accorde du temps pour moi-même et quand je suis bien avec moi-même.
- Speaker #1
Mission accomplie, je suis très content je suis super content de tout ce que tu dis on sent que le reboot il est fait c'est vraiment incarné en plus dans ce que tu dis et c'est très cool qu'est-ce qui fait à ton avis que t'as autant switché que t'as autant réussi à prendre le programme à ton compte et à avoir ces résultats en peu de temps finalement après
- Speaker #0
je te donnerai la réponse de Christella d'accord moi je dirais l'action j'avais besoin d'être dans l'action C'est ça.
- Speaker #1
La réponse, c'est t'as appliqué, t'as appliqué, t'as appliqué. T'as pas cherché la quadrature du cercle, t'as suivi, t'as appliqué, et puis roule ma poule. On a des trucs qui marchent. Les gens, parfois, tu vois, justement, parce qu'ils ont cette peur de l'apprentissage, d'échouer, etc., ils n'appliquent pas. Nous, on veut qu'ils appliquent. Il n'y a pas beaucoup de choses à faire, mais appliquez, appliquez, vous aurez des résultats. Ce n'est pas si compliqué que ça à avoir. En trois mois, ce n'est pas beaucoup à l'échelle d'une vie. Et quand je te vois, et vraiment, j'espère que vous verrez Céline. On ne fera pas un avant-après, parce qu'on n'a pas de photo avant, mais c'est ouf. Vous voyez, elle est souriante, elle est lumineuse. Et regardez son énergie, juste à travers la caméra, déjà, ça se voit. Donc, c'est un truc que vous pouvez obtenir. Si tu as des personnes qui... Tiens, voilà. Alors, pareil, autre question traditionnelle. Moi, je suis parfois le gourou d'Internet. Tu sais, sur Internet, il y a plein de gourous. Moi, je suis le gourou d'Internet sur ce burn-out. Donc les gens ne me connaissent pas, ou alors ils ont vu une ou deux photos, vidéos, etc. Et je peux paraître pour un gourou. Qu'est-ce que tu dirais, toi, à une personne qui hésite à faire le quick change ?
- Speaker #0
Je vais regarder les témoignages déjà. Il y a pas mal de témoignages.
- Speaker #1
Tu sais ce qu'on me dit à ça ? On me dit que j'ai payé les gens pour qu'ils me fassent des témoignages. Ouais,
- Speaker #0
Après, moi, j'ai tout fait. J'ai regardé les témoignages, je me suis renseignée sur toi, sur ton passé, qu'est-ce que t'as fait, comment t'en es arrivée là. Ah oui, oui.
- Speaker #1
Tu m'as screenée. C'est ça.
- Speaker #0
J'ai cherché, en fait. Et puis, on a un premier entretien pour évaluer aussi. Et voilà, si ça ne nous plaît pas, on ne continue pas. Moi, c'était OK. Et après ce premier entretien, où j'avais déjà fait toutes mes recherches, je me suis dit, je le sens, en fait. C'était au feeling. Après, je suis quelqu'un de très off-leaning. Et je voulais aussi rassurer peut-être les personnes qui ont dit de se reposer, qui sont vraiment épuisées, qui n'arrivent pas à se reposer. En fait, grâce au Pitch Change, je me suis reposée et je me suis autorisée à me reposer. Donc, quand je dis que j'étais dans l'action, oui, j'étais dans l'action. Mais j'étais dans l'action où je me suis autorisée aussi à me reposer. Et où il y a les petits audios que tu partages, par exemple, à Rivière. où je m'endormais systématiquement. Je faisais des énormes siestes d'une heure en plein après-midi, ce qui ne m'arrivait jamais. Parce qu'en fait, j'étais en mode soif forte, exactement, les drivers. Donc, en plus d'être dans l'action, on se repose vraiment.
- Speaker #1
Ouais, je vais décortiquer un petit peu le process psychologique qui est là-dessous. Quand on te dit repose-toi, mais que tu as toujours ces drivers-là, tu ne peux pas. Parce que te reposer, en gros, c'est mourir. Mais je ne suis bon à rien si je me repose, en gros. si je me repose alors que je pourrais faire des tas de trucs pour la communauté c'est compliqué donc il faut d'abord péter les drivers pour pouvoir se reposer tu vois justement c'est là où c'est important pour faire les choses n'importe comment écoute je vais faire comme d'habitude je vais te laisser le mot de la fin et puis on se dira on se dira bye bye là dessus le
- Speaker #0
mot de la fin Tu m'as pas payé pour ce témoignage déjà sachez le Renseignez-vous sur moi aussi si vous voulez. Je suis OK d'avoir des questions par rapport à ça. Mais vraiment, si ce que je viens de dire, ça vous parle, ça veut dire que vous sentez que votre intuition vous dit « ça peut m'aider » , faites-le. Oui, c'est un budget, mais c'est un budget qui fait que vous allez être mieux avec vous-même et la santé, ça n'a pas de prix. Et vous travaillez. vous travaillez vous travaillez donc on a de l'argent on met cette priorité où on veut on peut faire des étalements de paiement on peut tout payer en une fois si on veut chacun fait en fonction de ses finances mais vraiment parfois ça peut faire peur ce côté là aussi on a toujours des solutions ouais
- Speaker #1
et puis il y a la transformation tu vois il y a le prix versus la valeur on n'est pas sur une transformation de trois mots on est sur une transformation pour le reste de votre vie tu vois ce que je veux dire donc Quand tu remets à l'échelle sur le reste de ta vie, c'est vraiment un sacré good deal quand tu vois la qualité de vie que tu peux avoir derrière.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Je te dis un grand merci. Moi, je sais que ce témoignage était challenge aussi un petit peu pour toi. On avait échangé en amont. C'est super cool. Alors, tu passes super bien la caméra. On croit que tu as toujours fait ça. Donc, c'est plutôt très bien. Vraiment, merci aussi pour tous ceux qui vont commenter cette vidéo, qui vont regarder. N'hésitez pas à poser des questions. Encore une fois, on répondra. J'ai essayé dans ce format. d'expliquer un petit peu les ressorts psychologiques qu'a vécu Céline, mais qu'on vit tous en fait quand on a ce burn-out. Vous regarderez les autres témoignages, quasiment tout le temps le même style de profil, il faut faire les choses dans un bon ordre pour se remettre d'un burn-out. Je te fais une grosse bise parce qu'on est en Belgique et on a le droit de se dire ça, et puis à très bientôt ! Ciao Céline !
- Speaker #0
À très bientôt !
- Speaker #1
Salut ! Au revoir à tous, ciao ciao !